al-Mukhtaṣar, Khalīl
Le Mukhtaṣar de Khalīl ibn Isḥāq al-Jundī (m. 776 h) a été composé, dit son auteur, à la demande d’un groupe d’étudiants, « selon l’école de l’imam Mālik ibn Anas, en exposant ce sur quoi se donne la fatwa ». Il couvre toute la matière, de la purification aux successions, dans une langue d’une extrême concision. Dans son préambule, Khalīl explique les mots par lesquels il signale l’état de la doctrine : « dans [celle-ci] » renvoie à la Mudawwana, « le choix » à al-Lakhmī, « la prépondérance » à Ibn Yūnus, « l’apparence » à Ibn Rushd, « l’avis » à al-Māzarī ; « divergence », « deux avis » et « hésitation » marquent les questions disputées. Il ne se lit pas sans commentaire, et s’étudie avec un enseignant.
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Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens, relue une seconde fois passage par passage avec le commentaire d'ad-Dardīr ; les mots entre crochets explicitent ce que le texte sous-entend. Elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant : le Mukhtaṣar est traduit tel qu'il est, y compris là où les commentateurs retiennent un autre avis que celui du texte. Les intitulés développés des chapitres et des sections, le découpage en passages numérotés et la vocalisation complète sont ceux du site.
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Les règles du dépôt (wadīʿa)بَابٌ فِي بَيَانِ أَحْكَامِ الْوَدِيعَةِ وَمُتَعَلِّقَاتِهَا
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2310
الْإِيدَاعُ تَوْكِيلٌ بِحِفْظِ مَالٍ تُضْمَنُ بِسُقُوطِ شَيْءٍ عَلَيْهَا لَا إِنْ انْكَسَرَتْ فِي نَقْلِ مِثْلِهَا
Le dépôt est un mandat de garder un bien. [Le dépositaire] en répond si quelque chose tombe [de sa main] dessus ; mais non si la chose se brise au cours d'un déplacement normal pour un bien de ce genre.
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2311
وَبِخَلْطِهَا إِلَّا كَقَمْحٍ بِمِثْلِهِ أَوْ دَرَاهِمَ بِدَنَانِيرَ لِلْإِحْرَازِ ثُمَّ إِنْ تَلِفَ بَعْضُهُ فَبَيْنَكُمَا إِلَّا أَنْ يَتَمَيَّزَ
[Il en répond] s'il la mélange [à autre chose], sauf du blé avec du blé semblable, par exemple, ou des dirhams avec des dinars, pour mieux les garder ; si ensuite une partie périt, [la perte] se répartit entre vous deux, sauf si [ce qui a péri] se distingue.
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2312
وَبِانْتِفَاعِهِ بِهَا أَوْ سَفَرِهِ إِنْ قَدَرَ عَلَى أَمِينٍ إِلَّا أَنْ تُرَدَّ سَالِمَةً
[Il en répond] s'il s'en sert, ou s'il l'emporte en voyage alors qu'il pouvait [la confier à] une personne sûre ; sauf si elle est revenue intacte [avant de périr].
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2313
وَحَرُمَ سَلَفُ مُقَوَّمٍ وَمُعْدِمٍ وَكُرِهَ النَّقْدُ وَالْمِثْلِيُّ كَالتِّجَارَةِ وَالرِّبْحُ لَهُ
Il lui est interdit d'emprunter [le dépôt] s'il s'agit d'un bien non fongible, ou si lui-même est insolvable ; cela est déconseillé pour le numéraire et les biens fongibles ; il en va de même du fait d'en faire commerce, et le bénéfice lui revient.
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2314
وَبَرِئَ إِنْ رَدَّ غَيْرَ الْمُحَرَّمِ إِلَّا بِإِذْنٍ أَوْ يَقُولَ إِنْ احْتَجْتَ فَخُذْ وَضَمِنَ الْمَأْخُوذَ فَقَطْ
Il est dégagé s'il remet [en place] ce qu'il ne lui était pas interdit [d'emprunter], sauf [s'il l'avait pris] avec la permission [du déposant] ou que celui-ci avait dit « si tu en as besoin, prends » [: il n'est alors dégagé qu'en rendant au déposant] ; et il ne répond que de ce qu'il a pris.
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2315
أَوْ بِقَفْلٍ بِنَهْيٍ أَوْ بِوَضْعٍ بِنُحَاسٍ فِي أَمْرِهِ بِفَخَّارٍ لَا إِنْ زَادَ قُفْلًا أَوْ عَكَسَ فِي الْفَخَّارِ أَوْ أَمَرَ بِرَبْطٍ بِكُمٍّ فَأَخَذَهَا بِالْيَدِ كَجَيْبِهِ عَلَى الْمُخْتَارِ
Ou [il en répond] s'il l'a mise sous clé malgré la défense [du déposant], ou placée dans [un récipient de] cuivre alors qu'on lui avait ordonné [de la mettre dans] de la poterie ; mais non s'il a ajouté une serrure, ni dans le cas inverse pour la poterie, ni si, ayant reçu l'ordre de la nouer dans sa manche, il l'a tenue à la main, ou de même [mise dans] sa poche, selon l'avis choisi [par al-Lakhmī].
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2316
وَبِنِسْيَانِهَا فِي مَوْضِعِ إِيدَاعِهَا وَبِدُخُولِهِ الْحَمَّامَ بِهَا وَبِخُرُوجِهِ بِهَا يَظُنُّهَا لَهُ فَتَلِفَتْ لَا إِنْ نَسِيَهَا فِي كُمِّهِ فَوَقَعَتْ وَلَا إِنْ شَرَطَ عَلَيْهِ الضَّمَانَ
[Il en répond] s'il l'oublie à l'endroit où elle lui a été remise, s'il entre au bain avec elle, ou s'il sort avec elle en la croyant sienne et qu'elle périt ; mais non s'il l'oublie dans sa manche et qu'elle tombe, ni [du seul fait] qu'on lui a imposé par clause d'en répondre.
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2317
وَبِإِيدَاعِهَا وَإِنْ بِسَفَرٍ لِغَيْرِ زَوْجَةٍ وَأَمَةٍ اُعْتِيدَا بِذَلِكَ إِلَّا لِعَوْرَةٍ حَدَثَتْ أَوْ لِسَفَرٍ عِنْدَ عَجْزِ الرَّدِّ
[Il en répond] s'il la dépose [chez un tiers], même [s'il l'a reçue] en voyage, sauf chez son épouse ou son esclave qui en ont l'habitude ; à moins d'un danger survenu [chez lui] ou d'un voyage [à entreprendre], lorsqu'il ne peut la rendre [au déposant].
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2318
وَإِنْ أُودِعَ بِسَفَرٍ وَوَجَبَ الْإِشْهَادُ بِالْعُذْرِ وَبَرِئَ إِنْ رَجَعَتْ سَالِمَةً وَعَلَيْهِ اسْتِرْجَاعُهَا إِنْ نَوَى الْإِيَابَ
[Cela lui est alors permis] même si elle lui a été confiée en voyage, et il doit faire constater l'excuse par des témoins. [S'il l'a déposée sans excuse,] il est dégagé si elle lui revient intacte ; et il doit la reprendre [une fois l'excuse disparue] s'il avait l'intention de revenir [de voyage].
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2319
وَبِبَعْثِهِ بِهَا وَبِإِنْزَائِهِ عَلَيْهَا فَمُتْنَ وَإِنْ مِنْ الْوِلَادَةِ كَأَمَةٍ زَوَّجَهَا فَمَاتَتْ مِنْ الْوِلَادَةِ
[Il en répond] s'il l'envoie [au déposant sans sa permission] ; s'il fait saillir les [femelles déposées] et qu'elles meurent, fût-ce de la mise bas ; de même pour une esclave qu'il a mariée et qui meurt en couches.
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2320
وَبِجَحْدِهَا ثُمَّ فِي قَبُولِ بَيِّنَةِ الرَّدِّ خِلَافٌ وَبِمَوْتِهِ وَلَمْ يُوصِ وَلَمْ تُوجَدْ إِلَّا لِكَعَشْرِ سِنِينَ وَأَخَذَهَا إِنْ ثَبَتَ بِكِتَابَةٍ عَلَيْهَا أَنَّهَا لَهُ أَنَّ ذَلِكَ خَطُّهُ أَوْ خَطُّ الْمَيِّتِ
[Il en répond] s'il la nie ; sur la recevabilité, ensuite, de sa preuve de l'avoir restituée, il y a divergence [sur l'avis à retenir]. [Il en répond] s'il meurt sans l'avoir mentionnée dans ses dernières volontés et qu'on ne la retrouve pas, sauf après dix ans environ. [Le déposant] la prend en vertu d'une inscription portée sur elle disant qu'elle est à lui, s'il est établi que c'est son écriture ou celle du défunt.
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2321
وَبِسَعْيِهِ بِهَا لِمُصَادِرٍ وَبِمَوْتِ الْمُرْسَلِ مَعَهُ لِبَلَدٍ إِنْ لَمْ يَصِلْ إِلَيْهِ وَبِكَلُبْسِ الثَّوْبِ وَرُكُوبِ الدَّابَّةِ
[Il en répond] s'il la dénonce à un oppresseur qui confisque les biens ; [l'envoyé en répond] s'il meurt, lui avec qui elle était expédiée vers une ville, avant d'y être arrivé ; et [le dépositaire en répond] par un usage tel que porter le vêtement ou monter la bête.
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2322
وَالْقَوْلُ لَهُ أَنَّهُ رَدَّهَا سَالِمَةً إِنْ أَقَرَّ بِالْفِعْلِ وَإِنْ أَكْرَاهَا لِمَكَّةَ وَرَجَعَتْ بِحَالِهَا إِلَّا أَنَّهُ حَبَسَهَا عَنْ أَسْوَاقِهَا فَلَكَ قِيمَتُهَا يَوْمَ كِرَائِهِ وَلَا كِرَاءَ أَوْ أَخْذُهُ وَأَخْذُهَا
Sa parole fait foi lorsqu'il affirme l'avoir remise intacte [en place], si [cet usage] n'est connu que par son aveu. S'il l'a louée [pour un voyage] jusqu'à La Mecque et qu'elle est revenue en son état, sauf qu'il l'a tenue éloignée de ses marchés [et qu'elle a perdu de son prix], tu as droit soit à sa valeur au jour de la location, sans loyer, soit à prendre le loyer et à la reprendre.
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2323
وَبِدَفْعِهَا مُدَّعِيًا أَنَّكَ أَمَرْتَهُ بِهِ وَحَلَفْتَ وَإِلَّا حَلَفَ وَبَرِئَ إِلَّا بِبَيِّنَةٍ عَلَى الْآمِرِ وَرَجَعَ عَلَى الْقَابِضِ
[Il en répond] s'il la remet [à un tiers] en prétendant que tu le lui as ordonné, et que tu jures [le contraire] ; si tu ne jures pas, il jure et il est dégagé. [Il n'en répond pas] s'il a une preuve contre celui qui a donné l'ordre, lequel se retourne alors contre celui qui a reçu.
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2324
وَإِنْ بَعَثْتَ إِلَيْهِ بِمَالٍ فَقَالَ تَصَدَّقْتَ بِهِ عَلَيَّ وَأَنْكَرْتَ فَالرَّسُولُ شَاهِدٌ وَهَلْ مُطْلَقًا أَوْ إِنْ كَانَ الْمَالُ بِيَدِهِ تَأْوِيلَانِ
Si tu as envoyé un bien à quelqu'un, qu'il dit « tu m'en as fait aumône » et que tu le nies, le messager fait office de témoin ; est-ce dans tous les cas, ou [seulement] si le bien est [encore] entre ses mains ? Deux interprétations [de la Mudawwana].
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2325
وَبِدَعْوَى الرَّدِّ عَلَى وَارِثِكَ أَوْ الْمُرْسَلِ إِلَيْهِ الْمُنْكِرِ كَعَلَيْكَ إِنْ كَانَتْ لَهُ بَيِّنَةٌ بِهِ مَقْصُودَةٌ
[Il en répond] s'il prétend [sans preuve] l'avoir restituée à ton héritier, ou [remise] au destinataire qui le nie ; de même [s'il prétend l'avoir restituée] à toi, lorsque [le dépôt] avait été constaté par des témoins pris exprès [à titre de sûreté].
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2326
لَا بِدَعْوَى التَّلَفِ أَوْ عَدَمِ الْعِلْمِ بِالتَّلَفِ أَوْ الضَّيَاعِ وَحَلَفَ الْمُتَّهَمُ وَلَمْ يُفِدْهُ شَرْطُ نَفْيِهَا فَإِنْ نَكَلَ حَلَفْتَ وَلَا إِنْ شَرَطَ الدَّفْعَ لِلْمُرْسَلِ إِلَيْهِ بِلَا بَيِّنَةٍ
Mais non s'il prétend qu'elle a péri, ou qu'il ne sait si elle a péri ou a été perdue ; celui qui est suspect prête serment, et la clause qui l'en dispense ne lui sert à rien ; s'il refuse de jurer, tu jures. [Le messager n'en répond] pas non plus s'il avait stipulé qu'il remettrait au destinataire sans témoins.
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2327
وَبِقَوْلِهِ تَلِفَتْ قَبْلَ أَنْ تَلْقَانِي بَعْدَ مَنْعِهِ دَفْعَهَا كَقَوْلِهِ بَعْدَهُ بِلَا عُذْرٍ لَا إِنْ قَالَ لَا أَدْرِي مَتَى تَلِفَتْ
[Il en répond] s'il dit « elle avait péri avant que tu ne me rencontres », après avoir refusé de la remettre ; de même s'il dit [qu'elle a péri] après, [son refus ayant été] sans excuse ; mais non s'il dit « je ne sais pas quand elle a péri ».
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2328
وَبِمَنْعِهَا حَتَّى يَأْتِيَ الْحَاكِمَ إِنْ لَمْ تَكُنْ بَيِّنَةٌ لَا إِنْ قَالَ ضَاعَتْ مُنْذُ سِنِينَ وَكُنْتُ أَرْجُوهَا وَلَوْ حَضَرَ صَاحِبُهَا كَالْقِرَاضِ
[Il en répond] s'il refuse de la remettre tant qu'il n'est pas allé devant le juge, lorsqu'il n'y avait pas de témoins [du dépôt] ; mais non s'il dit « elle est perdue depuis des années et j'espérais la retrouver », même si son propriétaire était présent. Il en va de même pour le qirāḍ [commandite].
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2329
وَلَيْسَ لَهُ الْأَخْذُ مِنْهَا لِمَنْ ظَلَمَهُ بِمِثْلِهَا وَلَا أُجْرَةُ حِفْظِهَا بِخِلَافِ مَحَلِّهَا وَلِكُلٍّ تَرْكُهَا
Il ne peut pas se payer sur elle lorsqu'elle appartient à quelqu'un qui lui a fait tort d'autant ; il n'a pas droit à un salaire pour sa garde, à la différence [du loyer] du lieu qu'elle occupe. Chacun des deux peut mettre fin au dépôt.
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2330
وَإِنْ أَوْدَعَ صَبِيًّا أَوْ سَفِيهًا أَوْ أَقْرَضَهُ أَوْ بَاعَهُ فَأَتْلَفَ لَمْ يَضْمَنْ وَإِنْ بِإِذْنِ أَهْلِهِ وَتَعَلَّقَتْ بِذِمَّةِ الْمَأْذُونِ عَاجِلًا وَبِذِمَّةِ غَيْرِهِ إِذَا عَتَقَ إِنْ لَمْ يُسْقِطْهُ السَّيِّدُ
Si quelqu'un fait un dépôt chez un enfant ou un prodigue, ou lui prête ou lui vend, et que celui-ci détruit [la chose], il n'en répond pas, même [s'il l'a reçue] avec la permission des siens. [Le dépôt détruit] grève immédiatement le patrimoine de l'esclave autorisé [au commerce], et celui de l'esclave non autorisé lorsqu'il sera affranchi, si le maître ne l'en décharge pas.
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2331
وَإِنْ قَالَ هِيَ لِأَحَدِكُمَا وَنَسِيتُهُ تَحَالَفَا وَقُسِمَتْ بَيْنَهُمَا وَإِنْ أَوْدَعَ اثْنَيْنِ جُعِلَتْ بِيَدِ الْأَعْدَلِ
S'il dit « elle est à l'un de vous deux et j'ai oublié lequel », tous deux jurent et elle est partagée entre eux. Si quelqu'un fait un dépôt chez deux personnes, il est placé entre les mains de la plus intègre.