al-Mukhtaṣar, Khalīl
Le Mukhtaṣar de Khalīl ibn Isḥāq al-Jundī (m. 776 h) a été composé, dit son auteur, à la demande d’un groupe d’étudiants, « selon l’école de l’imam Mālik ibn Anas, en exposant ce sur quoi se donne la fatwa ». Il couvre toute la matière, de la purification aux successions, dans une langue d’une extrême concision. Dans son préambule, Khalīl explique les mots par lesquels il signale l’état de la doctrine : « dans [celle-ci] » renvoie à la Mudawwana, « le choix » à al-Lakhmī, « la prépondérance » à Ibn Yūnus, « l’apparence » à Ibn Rushd, « l’avis » à al-Māzarī ; « divergence », « deux avis » et « hésitation » marquent les questions disputées. Il ne se lit pas sans commentaire, et s’étudie avec un enseignant.
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Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens, relue une seconde fois passage par passage avec le commentaire d'ad-Dardīr ; les mots entre crochets explicitent ce que le texte sous-entend. Elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant : le Mukhtaṣar est traduit tel qu'il est, y compris là où les commentateurs retiennent un autre avis que celui du texte. Les intitulés développés des chapitres et des sections, le découpage en passages numérotés et la vocalisation complète sont ceux du site.
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La nature de l'apostasie et ses règlesبَابٌ فِي بَيَانِ حَقِيقَةِ الرِّدَّةِ وَأَحْكَامِهَا
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3049
الرِّدَّةُ: كُفْرُ الْمُسْلِمِ بِصَرِيحٍ أَوْ لَفْظٍ يَقْتَضِيهِ أَوْ فِعْلٍ يَتَضَمَّنُهُ: كَإِلْقَاءِ مُصْحَفٍ بِقَذَرٍ وَشَدِّ زُنَّارٍ وَسِحْرٍ
L'apostasie (ridda) est la mécréance du musulman, par une parole explicite, par une parole qui l'implique, ou par un acte qui la comporte : comme jeter un muṣḥaf [exemplaire du Coran] dans une souillure, nouer le zunnār [ceinture distinctive des non-musulmans], pratiquer la sorcellerie,
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3050
وَقَوْلٍ بِقِدَمِ الْعَالَمِ أَوْ بَقَائِهِ أَوْ شَكٍّ فِي ذَلِكَ أَوْ بِتَنَاسُخِ الْأَرْوَاحِ أَوْ فِي كُلِّ جِنْسٍ نَذِيرٌ
affirmer que le monde est éternel ou qu'il ne finira pas, ou en douter ; [affirmer] la transmigration des âmes, ou que chaque espèce [animale] a reçu un avertisseur [prophète] ;
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3051
أَوْ ادَّعَى شِرْكًا مَعَ نُبُوَّتِهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَوْ بِمُحَارَبَةِ نَبِيٍّ أَوْ جَوَّزَ اكْتِسَابَ النُّبُوَّةِ أَوْ ادَّعَى أَنَّهُ يَصْعَدُ لِلسَّمَاءِ أَوْ يُعَانِقُ الْحُورَ أَوْ اسْتَحَلَّ: كَالشُّرْبِ
ou prétendre que quelqu'un partage la prophétie avec lui ﷺ, ou [tenir pour licite] de combattre un prophète, ou admettre que la prophétie s'acquiert, ou prétendre monter au ciel ou étreindre les houris, ou tenir pour licite [un interdit notoire] comme boire [du vin].
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3052
لَا بِأَمَاتَهُ اللَّهُ كَافِرًا عَلَى الْأَصَحِّ وَفُصِّلَتْ الشَّهَادَةُ فِيهِ
Non [n'est pas apostat] celui qui dit [à un autre] : « Qu'Allah te fasse mourir mécréant ! », selon l'avis jugé le plus juste. Le témoignage en matière [d'apostasie] doit être détaillé.
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3053
وَاسْتُتِيبَ ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ بِلَا جُوعٍ وَعَطَشٍ وَمُعَاقَبَةٍ وَإِنْ لَمْ يَتُبْ فَإِنْ تَابَ وَإِلَّا: قُتِلَ وَاسْتُبْرِئَتْ بِحَيْضَةٍ
[L'apostat] est appelé au repentir pendant trois jours, sans faim, ni soif, ni châtiment, même s'il ne se repent pas ; s'il se repent, [il est laissé] ; sinon, il est mis à mort. La femme [mariée ou esclave] est [d'abord] soumise à une menstruation [de vérification].
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3054
وَمَالُ الْعَبْدِ لِسَيِّدِهِ وَإِلَّا فَفَيْءٌ وَبَقِيَ وَلَدُهُ مُسْلِمًا: كَأَنْ تُرِكَ
Les biens de l'esclave [apostat] vont à son maître ; sinon [s'il est libre], ils vont au Trésor public. Son enfant reste musulman ; de même si on l'a laissé [sans s'en apercevoir, jusqu'à sa puberté].
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3055
وَأُخِذَ مِنْهُ مَا جَنَى عَمْدًا عَلَى عَبْدٍ: أَوْ ذِمِّيٍّ لَا حُرٍّ مُسْلِمٍ كَأَنْ هَرَبَ لِدَارِ الْحَرْبِ إلَّا حَدَّ الْفِرْيَةِ
On prend sur ses biens [la réparation de] ce qu'il a commis volontairement contre un esclave ou un dhimmī ; non contre un homme libre musulman, de même s'il s'est enfui en territoire ennemi ; sauf la peine de l'accusation calomnieuse [qui ne tombe pas].
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3056
وَالْخَطَأُ عَلَى بَيْتِ الْمَالِ: كَأَخْذِهِ جِنَايَةً عَلَيْهِ وَإِنْ تَابَ فَمَالُهُ لَهُ وَقُدِّرَ كَالْمُسْلِمِ فِيهِمَا
[Sa] faute involontaire est à la charge du Trésor public, comme celui-ci recueille [la réparation d'] un délit commis contre lui. S'il se repent, ses biens lui reviennent, et il est traité comme un musulman pour les deux [le volontaire et l'involontaire].
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3057
وَقُتِلَ الْمُسْتَسِرُّ بِلَا اسْتِتَابَةٍ إلَّا أَنْ يَجِيءَ تَائِبًا وَمَالُهُ لِوَارِثِهِ
Celui qui dissimule [sa mécréance, le zindīq] est mis à mort sans appel au repentir, sauf s'il vient [de lui-même] repentant ; et ses biens vont à son héritier.
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3058
وَقُبِلَ عُذْرُ مَنْ أَسْلَمَ وَقَالَ: أَسْلَمْتُ عَنْ ضِيقٍ إنْ ظَهَرَ: كَأَنْ تَوَضَّأَ وَصَلَّى وَأَعَادَ مَأْمُومُهُ
On accepte l'excuse de celui qui a embrassé l'islam puis dit : « Je l'ai fait sous la contrainte », si elle est manifeste ; de même celui qui a fait le wuḍūʾ et prié [sous la contrainte] : ceux qui ont prié derrière lui recommencent.
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3059
وَأُدِّبَ مَنْ تَشَهَّدَ وَلَمْ يُوقَفْ عَلَى الدَّعَائِمِ: كَسَاحِرٍ ذِمِّيٍّ إنْ لَمْ يُدْخِلْ ضَرَرًا عَلَى مُسْلِمٍ
Reçoit une correction [et non la mort] celui qui a prononcé les deux attestations sans avoir été instruit des piliers [de l'islam, et qui les refuse en les apprenant] ; de même le sorcier dhimmī, s'il n'a pas causé de dommage à un musulman.
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3060
وَأَسْقَطَتْ: صَلَاةً وَصِيَامًا وَزَكَاةً وَحَجًّا تَقَدَّمَ وَنَذْرًا وَكَفَّارَةً وَيَمِينًا بِاَللَّهِ أَوْ بِعِتْقٍ أَوْ ظِهَارٍ وَإِحْصَانًا وَوَصِيَّةً
[L'apostasie] annule la prière, le jeûne et la zakāt [dus avant elle], le pèlerinage accompli auparavant, le vœu, l'expiation, le serment par Allah, par l'affranchissement ou par le ẓihār, l'état de muḥṣan et le testament ;
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3061
لَا طَلَاقًا وَرِدَّةُ مُحَلِّلٍ بِخِلَافِ رِدَّةِ الْمَرْأَةِ وَأُقِرَّ كَافِرٌ انْتَقَلَ لِكُفْرٍ آخَرَ
non la répudiation. L'apostasie du mari intermédiaire (muḥallil) [n'annule pas son effet], à la différence de l'apostasie de la femme. Le mécréant qui passe à une autre mécréance est laissé [en paix].
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3062
وَحُكِمَ بِإِسْلَامِ مَنْ لَمْ يُمَيِّزْ لِصِغَرٍ أَوْ جُنُونٍ بِإِسْلَامِ أَبِيهِ فَقَطْ: كَأَنْ مَيَّزَ إلَّا الْمُرَاهِقَ وَالْمَتْرُوكَ لَهَا فَلَا يُجْبَرُ بِقَتْلٍ إنْ امْتَنَعَ وَوُقِفَ إرْثُهُ
On juge musulman celui qui n'a pas le discernement, par jeune âge ou folie, du fait de la conversion de son père seulement ; de même s'il a le discernement, sauf celui qui approche de la puberté et celui qu'on a laissé jusqu'à cet âge : il n'est pas contraint par la mort s'il refuse [l'islam], et sa part d'héritage est mise en réserve.
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3063
وَلِإِسْلَامِ سَابِيهِ إنْ لَمْ يَكُنْ مَعَهُ أَبُوهُ وَالْمُتَنَصِّرُ مِنْ: كَأَسِيرٍ عَلَى الطَّوْعِ إنْ لَمْ يَثْبُتْ إكْرَاهُهُ
[On juge musulman l'enfant] aussi du fait de l'islam de celui qui l'a capturé, si son père n'est pas avec lui. Celui qui se fait chrétien, tel un captif, est présumé l'avoir fait de son plein gré, si sa contrainte n'est pas établie.
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3064
وَإِنْ سَبَّ نَبِيًّا أَوْ مَلَكًا أَوْ عَرَّضَ أَوْ لَعَنَهُ أَوْ عَابَهُ أَوْ قَذَفَهُ أَوْ اسْتَخَفَّ بِحَقِّهِ أَوْ غَيَّرَ صِفَتَهُ أَوْ أَلْحَقَ بِهِ نَقْصًا وَإِنْ فِي بَدَنِهِ أَوْ خَصْلَتِهِ
Celui qui insulte un prophète ou un ange, ou le vise par allusion, le maudit, lui impute un défaut, l'accuse de fornication, méprise son droit, altère sa description, lui attribue une imperfection, fût-ce dans son corps ou son caractère,
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3065
أَوْ غَضَّ مِنْ مَرْتَبَتِهِ أَوْ وُفُورِ عِلْمِهِ أَوْ زُهْدِهِ أَوْ أَضَافَ لَهُ مَا لَا يَجُوزُ عَلَيْهِ أَوْ نَسَبَ إلَيْهِ مَا لَا يَلِيقُ بِمَنْصِبِهِ عَلَى طَرِيقِ الذَّمِّ
rabaisse son rang, l'étendue de son savoir ou son détachement, lui attribue ce qui ne peut être de lui, ou lui prête, par dénigrement, ce qui ne sied pas à sa dignité,
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3066
أَوْ قِيلَ لَهُ بِحَقِّ رَسُولِ اللَّهِ فَلَعَنَ وَقَالَ: أَرَدْتُ الْعَقْرَبَ قُتِلَ وَلَمْ يُسْتَتَبْ حَدًّا إلَّا أَنْ يُسْلِمَ الْكَافِرُ
ou à qui l'on dit : « Par le droit du Messager d'Allah ! » et qui maudit, puis dit : « Je visais le scorpion » : il est mis à mort, sans appel au repentir, à titre de peine légale ; sauf le mécréant qui embrasse l'islam.
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3067
وَإِنْ ظَهَرَ أَنَّهُ لَمْ يُرِدْ ذَمَّهُ لِجَهْلٍ أَوْ سُكْرٍ أَوْ تَهَوُّرٍ
[Il est mis à mort] même s'il apparaît qu'il ne voulait pas le dénigrer, par ignorance, ivresse ou emportement de langage.
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3068
وَفِيمَنْ قَالَ: لَا صَلَّى اللَّهُ عَلَى مَنْ صَلَّى عَلَيْهِ جَوَابًا لِصَلِّ أَوْ قَالَ: الْأَنْبِيَاءُ يُتَّهَمُونَ جَوَابًا لِتَتَّهِمَنِي أَوْ جَمِيعُ الْبَشَرِ يَلْحَقُهُمْ النَّقْصُ حَتَّى النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: قَوْلَانِ
Pour celui qui dit : « Qu'Allah ne bénisse pas qui le bénit ! » en réponse à « Bénis [le Prophète] », ou qui dit : « Les prophètes sont bien accusés » en réponse à « Tu m'accuses ? », ou : « Tout homme a ses défauts, même le Prophète ﷺ » : deux avis.
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3069
وَاسْتُتِيبَ فِي هُزِمَ أَوْ أَعْلَنَ بِتَكْذِيبِهِ أَوْ تَنَبَّأَ إلَّا أَنْ يُسِرَّ عَلَى الْأَظْهَرِ
Est appelé au repentir celui qui dit [du Prophète] : « Il a été mis en déroute », ou qui proclame qu'il le tient pour menteur, ou qui se prétend prophète ; sauf s'il le fait en secret, selon l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd].
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3070
وَأُدِّبَ اجْتِهَادًا فِي: أَدِّ وَاشْكُ لِلنَّبِيِّ أَوْ لَوْ سَبَّنِي مَلَكٌ لَسَبَبْتُهُ أَوْ يَا ابْنَ أَلْفِ كَلْبٍ أَوْ خِنْزِيرٍ
Reçoit une correction, à l'appréciation [du juge], celui qui dit : « Paie, et va te plaindre au Prophète », ou : « Si un ange m'insultait, je l'insulterais », ou : « Fils de mille chiens », ou « ... de mille porcs » ;
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3071
أَوْ عُيِّرَ بِالْفَقْرِ فَقَالَ: تُعَيِّرُنِي بِهِ وَالنَّبِيُّ قَدْ رَعَى الْغَنَمَ أَوْ قَالَ لِغَضْبَانَ: كَأَنَّهُ وَجْهُ مُنْكَرٍ أَوْ مَالِكٍ
ou qui, raillé pour sa pauvreté, répond : « Tu m'en fais reproche, alors que le Prophète a gardé les moutons » ; ou qui dit d'un homme en colère : « On dirait le visage de Munkar », ou « ... de Mālik [gardien de l'Enfer] » ;
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3072
أَوْ اسْتَشْهَدَ بِبَعْضِ جَائِزٍ عَلَيْهِ فِي الدُّنْيَا: حُجَّةً لَهُ أَوْ لِغَيْرِهِ أَوْ شَبَّهَ لِنَقْصٍ لَحِقَهُ لَا عَلَى التَّأَسِّي كَإِنْ كُذِّبْتُ فَقَدْ كُذِّبُوا
ou qui invoque, comme argument pour lui-même ou pour autrui, quelque chose qui a pu atteindre [le Prophète] ici-bas ; ou qui se compare [à lui] à cause d'un défaut qui l'a lui-même atteint, sans chercher à se consoler par son exemple, comme : « Si l'on m'a traité de menteur, eux aussi l'ont été » ;
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3073
أَوْ لَعَنَ الْعَرَبَ أَوْ بَنِي هَاشِمٍ وَقَالَ: أَرَدْتُ الظَّالِمِينَ
ou qui maudit les Arabes ou les Banū Hāshim et dit : « Je visais les injustes [parmi eux] ».
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3074
وَشُدِّدَ عَلَيْهِ فِي: كُلُّ صَاحِبِ فُنْدُقٍ قَرْنَانُ وَلَوْ كَانَ نَبِيًّا وَفِي قَبِيحٍ لِأَحَدِ ذُرِّيَّتِهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَعَ الْعِلْمِ بِهِ: كَأَنْ انْتَسَبَ لَهُ أَوْ احْتَمَلَ قَوْلُهُ
La correction est sévère pour qui dit : « Tout tenancier d'auberge est un cocu, fût-il prophète », et pour qui impute une vilenie à l'un des descendants du Prophète ﷺ en le sachant tel ; de même pour qui se rattache [faussement] à lui, ou dont la parole peut s'entendre ainsi,
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3075
أَوْ شَهِدَ عَلَيْهِ عَدْلٌ أَوْ لَفِيفٌ فَعَاقَ عَنْ الْقَتْلِ أَوْ سَبَّ مَنْ لَمْ يُجْمَعْ عَلَى نُبُوَّتِهِ أَوْ صَحَابِيًّا
ou contre qui n'a témoigné [de l'insulte] qu'un seul homme intègre ou un attroupement [de gens non admis à témoigner], ce qui fait obstacle à la mise à mort ; ou qui insulte quelqu'un dont la qualité de prophète ne fait pas l'objet d'un consensus, ou un Compagnon.
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3076
وَسَبَّ اللَّهَ كَذَلِكَ وَفِي اسْتِتَابَةِ الْمُسْلِمِ: خِلَافٌ: كَمَنْ قَالَ: لَقِيتُ فِي مَرَضِي مَا لَوْ قَتَلْتُ أَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ لَمْ أَسْتَوْجِبْهُ
Insulter Allah est [traité] de même ; sur l'appel au repentir du musulman [qui l'a fait], il y a divergence [sur l'avis à retenir] ; de même pour qui dit : « J'ai enduré dans ma maladie ce que je n'aurais pas mérité même si j'avais tué Abū Bakr et ʿUmar ».