al-Mukhtaṣar, Khalīl
Le Mukhtaṣar de Khalīl ibn Isḥāq al-Jundī (m. 776 h) a été composé, dit son auteur, à la demande d’un groupe d’étudiants, « selon l’école de l’imam Mālik ibn Anas, en exposant ce sur quoi se donne la fatwa ». Il couvre toute la matière, de la purification aux successions, dans une langue d’une extrême concision. Dans son préambule, Khalīl explique les mots par lesquels il signale l’état de la doctrine : « dans [celle-ci] » renvoie à la Mudawwana, « le choix » à al-Lakhmī, « la prépondérance » à Ibn Yūnus, « l’apparence » à Ibn Rushd, « l’avis » à al-Māzarī ; « divergence », « deux avis » et « hésitation » marquent les questions disputées. Il ne se lit pas sans commentaire, et s’étudie avec un enseignant.
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Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens, relue une seconde fois passage par passage avec le commentaire d'ad-Dardīr ; les mots entre crochets explicitent ce que le texte sous-entend. Elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant : le Mukhtaṣar est traduit tel qu'il est, y compris là où les commentateurs retiennent un autre avis que celui du texte. Les intitulés développés des chapitres et des sections, le découpage en passages numérotés et la vocalisation complète sont ceux du site.
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Les règles de la purification et ce qui s'y rattacheبَابٌ فِي أَحْكَامِ الطَّهَارَةِ وَمَا يُنَاسِبُهَا
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19
يُرْفَعُ الْحَدَثُ وَحُكْمُ الْخَبَثِ بِالْمُطْلَقِ وَهُوَ مَا صَدَقَ عَلَيْهِ اسْمُ مَاءٍ بِلَا قَيْدٍ
Le ḥadath [état d'impureté rituelle] et le statut de la souillure matérielle (khabath) sont levés par l'eau absolue (muṭlaq), c'est-à-dire ce à quoi s'applique le nom d'eau sans restriction,
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20
وَإِنْ جُمِعَ مِنْ نَدًى أَوْ ذَابَ بَعْدَ جُمُودِهِ أَوْ كَانَ سُؤْرَ بَهِيمَةٍ أَوْ حَائِضٍ أَوْ جُنُبٍ أَوْ فَضْلَةَ طَهَارَتِهِمَا
même si elle a été recueillie de la rosée, ou a fondu après avoir gelé, ou est le reste de la boisson d'une bête, d'une femme en règles ou d'une personne en état de janāba [impureté majeure], ou le reste de l'eau de leur purification ;
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21
أَوْ كَثِيرًا خُلِطَ بِنَجِسٍ لَمْ يُغَيِّرْهُ أَوْ شُكَّ فِي مُغَيِّرِهِ هَلْ يَضُرُّ أَوْ تَغَيَّرَ بِمُجَاوِرِهِ وَإِنْ بِدُهْنٍ لَاصَقَ أَوْ بِرَائِحَةِ قَطِرَانِ وِعَاءِ مُسَافِرٍ
ou une grande quantité à laquelle s'est mêlée une impureté qui ne l'a pas altérée ; ou une eau dont on doute si ce qui l'a altérée est de nature à nuire ; ou une eau altérée par ce qui l'avoisine, fût-ce un corps gras resté à sa surface, ou par l'odeur du goudron de l'outre d'un voyageur ;
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22
أَوْ بِمُتَوَلِّدٍ مِنْهُ أَوْ بِقَرَارِهِ كَمِلْحٍ أَوْ بِمَطْرُوحٍ وَلَوْ قَصْدًا مِنْ تُرَابٍ أَوْ مِلْحٍ وَالْأَرْجَحُ السَّلْبُ بِالْمِلْحِ وَفِي الِاتِّفَاقِ عَلَى السَّلْبِ بِهِ إنْ صُنِعَ تَرَدُّدٌ
ou par ce qui naît d'elle [comme la mousse], ou par son lit, tel le sel, ou par de la terre ou du sel qu'on [y] a jetés, même si c'est à dessein [contrairement à un autre avis]. Mais l'avis jugé prépondérant [par Ibn Yūnus] est que le sel [qu'on y jette] lui retire [son caractère purifiant] ; et sur le point de savoir s'il y a accord pour le lui retirer quand ce sel est fabriqué, il y a hésitation [des tardifs].
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23
لَا بِمُتَغَيِّرٍ لَوْنًا أَوْ طَعْمًا أَوْ رِيحًا بِمَا يُفَارِقُهُ غَالِبًا مِنْ طَاهِرٍ أَوْ نَجِسٍ كَدُهْنٍ خَالَطَ أَوْ بُخَارِ مُصْطَكَى وَحُكْمُهُ كَمُغَيِّرِهِ
Ils ne sont pas levés, en revanche, par une eau altérée dans sa couleur, son goût ou son odeur par une chose qui en est habituellement séparée, pure ou impure, comme un corps gras qui s'y est mêlé ou la fumée de mastic ; cette eau a alors le statut de ce qui l'a altérée.
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24
وَيَضُرُّ بَيِّنُ تَغَيُّرٍ بِحَبْلِ سَانِيَةٍ كَغَدِيرٍ بِرَوْثِ مَاشِيَةٍ أَوْ بِئْرٍ بِوَرَقِ شَجَرٍ أَوْ تِبْنٍ وَالْأَظْهَرُ فِي بِئْرِ الْبَادِيَةِ بِهِمَا الْجَوَازُ
Nuit [au caractère purifiant] l'altération manifeste causée par la corde d'une noria ; de même l'altération [même légère] d'une mare par le crottin du bétail, ou d'un puits par des feuilles d'arbre ou de la paille ; mais pour le puits du désert altéré par ces deux choses, l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd] est que son usage est permis.
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25
وَفِي جَعْلِ الْمُخَالِطِ الْمُوَافِقِ كَالْمُخَالِفِ نَظَرٌ وَفِي التَّطْهِيرِ بِمَاءٍ جُعِلَ فِي الْفَمِ قَوْلَانِ
Quant à assimiler ce qui se mêle à l'eau en ayant ses caractères à ce qui s'y mêle en ayant des caractères différents, la question demande examen. Et sur la purification avec une eau qu'on a mise dans la bouche, il y a deux avis.
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26
وَكُرِهَ مَاءٌ مُسْتَعْمَلٌ فِي حَدَثٍ وَفِي غَيْرِهِ تَرَدُّدٌ وَيَسِيرٌ كَآنِيَةِ وُضُوءٍ وَغُسْلٍ بِنَجِسٍ لَمْ يُغَيِّرْ أَوْ وَلَغَ فِيهِ كَلْبٌ وَرَاكِدٌ يُغْتَسَلُ فِيهِ
Il est déconseillé d'employer l'eau qui a déjà servi à lever un ḥadath ; pour celle qui a servi à autre chose, il y a hésitation [des tardifs]. Est aussi déconseillée la petite quantité d'eau, de l'ordre du récipient des ablutions (wuḍūʾ) ou du bain rituel (ghusl), atteinte par une impureté qui ne l'a pas altérée, ou celle qu'un chien a lapée ; [il est déconseillé aussi] de faire le ghusl dans une eau stagnante.
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27
وَسُؤْرُ شَارِبِ خَمْرٍ وَمَا أَدْخَلَ يَدَهُ فِيهِ وَمَا لَا يَتَوَقَّى نَجِسًا مِنْ مَاءٍ لَا إنْ عَسُرَ الِاحْتِرَازُ مِنْهُ أَوْ كَانَ طَعَامًا كَمُشَمَّسٍ
[Sont encore déconseillés] le reste de la boisson d'un buveur de vin, l'eau où il a plongé la main, et le reste de ce qui ne se garde pas des impuretés, quand il s'agit d'eau ; mais non lorsqu'il est difficile de s'en préserver, ni lorsqu'il s'agit de nourriture. De même [est déconseillée] l'eau chauffée au soleil.
Le sens apparent du texte range l'eau chauffée au soleil parmi ce qui n'est pas déconseillé ; ad-Dardīr retient qu'elle l'est et lit la comparaison en ce sens.
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28
وَإِنْ رِيئَتْ عَلَى فِيهِ وَقْتَ اسْتِعْمَالِهِ عُمِلَ عَلَيْهَا
Si l'impureté a été vue sur sa bouche au moment où il en usait, on agit en conséquence.
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29
وَإِذَا مَاتَ بَرِّيٌّ ذُو نَفْسٍ سَائِلَةٍ بِرَاكِدٍ وَلَمْ يَتَغَيَّرْ نُدِبَ نَزْحٌ بِقَدْرِهِمَا لَا إنْ وَقَعَ مَيِّتًا
Lorsqu'un animal terrestre dont le sang coule meurt dans une eau stagnante sans que celle-ci soit altérée, il est recommandé d'en puiser à proportion de l'un et de l'autre [la taille de l'animal et la quantité d'eau] ; mais non s'il y est tombé déjà mort.
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30
وَإِنْ زَالَ تَغَيُّرُ النَّجِسِ لَا بِكَثْرَةِ مُطْلَقٍ فَاسْتُحْسِنَ الطَّهُورِيَّةُ وَعَدَمُهَا أَرْجَحُ
Si l'altération de l'eau souillée disparaît autrement que par l'ajout d'une grande quantité d'eau absolue, elle redevient purifiante selon l'avis jugé le plus juste ; mais l'avis contraire est jugé prépondérant [par Ibn Yūnus].
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31
وَقُبِلَ خَبَرُ الْوَاحِدِ إنْ بَيَّنَ وَجْهَهَا أَوْ اتَّفَقَا مَذْهَبًا وَإِلَّا فَقَالَ يُسْتَحْسَنُ تَرْكُهُ
On accepte l'information d'une seule personne [sur l'impureté d'une eau] si elle en précise la cause, ou si tous deux [l'informateur et l'informé] sont de la même école ; sinon, [al-Māzarī] a dit : il est bon de délaisser cette eau.
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32
وَوُرُودُ الْمَاءِ عَلَى النَّجَاسَةِ كَعَكْسِهِ
Que l'eau vienne sur l'impureté ou l'inverse, la règle est la même.
- Les choses pures et les choses impuresفَصْلٌ فِي بَيَانِ الْأَعْيَانِ الطَّاهِرَةِ مِنَ الْأَعْيَانِ النَّجِسَةِ
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33
الطَّاهِرُ مَيْتُ مَا لَا دَمَ لَهُ وَالْبَحْرِيِّ وَلَوْ طَالَتْ حَيَاتُهُ بِبَرٍّ وَمَا ذُكِّيَ وَجُزْؤُهُ إلَّا مُحَرَّمَ الْأَكْلِ
Sont purs : le cadavre de l'animal qui n'a pas de sang et celui de l'animal marin, même s'il vit longtemps sur terre [contrairement à un autre avis] ; l'animal abattu rituellement et ses parties, sauf celui dont la consommation est interdite ;
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34
وَصُوفٌ وَوَبَرٌ وَزَغَبُ رِيشٍ وَشَعْرٌ وَلَوْ مِنْ خِنْزِيرٍ إنْ جُزَّتْ وَالْجَمَادُ وَهُوَ جِسْمٌ غَيْرُ حَيٍّ وَمُنْفَصِلٍ عَنْهُ إلَّا الْمُسْكِرَ
la laine, le poil de chameau, le duvet des plumes et les poils, fussent-ils de porc, s'ils ont été tondus ; l'inanimé, c'est-à-dire tout corps qui n'est ni vivant ni détaché d'un vivant, sauf ce qui enivre ;
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35
وَالْحَيُّ وَدَمْعُهُ وَعَرَقُهُ وَلُعَابُهُ وَمُخَاطُهُ وَبَيْضُهُ وَلَوْ أَكَلَ نَجِسًا إلَّا الْمَذِرَ وَالْخَارِجَ بَعْدَ الْمَوْتِ
le vivant, ses larmes, sa sueur, sa salive, sa morve et son œuf, même s'il se nourrit d'impuretés, sauf l'œuf pourri et ce qui sort après la mort ;
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36
وَلَبَنُ آدَمِيٍّ إلَّا الْمَيِّتَ وَلَبَنُ غَيْرِهِ تَابِعٌ وَبَوْلٌ وَعَذِرَةٌ مِنْ مُبَاحٍ إلَّا الْمُغْتَذِيَ بِنَجِسٍ وَقَيْءٌ إلَّا الْمُتَغَيِّرَ عَنْ الطَّعَامِ
le lait de l'être humain, sauf celui du mort, tandis que le lait des autres suit [le statut de leur chair] ; l'urine et les excréments de l'animal licite, sauf celui qui se nourrit d'impuretés ; le vomi, sauf celui qui ne ressemble plus à l'aliment ;
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37
وَصَفْرَاءُ وَبَلْغَمٌ وَمَرَارَةُ مُبَاحٍ وَدَمٌ لَمْ يُسْفَحْ وَمِسْكٌ وَفَأْرَتُهُ وَزَرْعٌ بِنَجِسٍ وَخَمْرٌ تَحَجَّرَ أَوْ خُلِّلَ
la bile jaune, la glaire, le fiel de l'animal licite, le sang qui n'a pas été répandu, le musc et sa poche, la culture arrosée d'une impureté, et le vin qui s'est solidifié ou qu'on a changé en vinaigre.
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38
وَالنَّجَسُ مَا اُسْتُثْنِيَ وَمَيْتُ غَيْرِ مَا ذُكِرَ وَلَوْ قَمْلَةً أَوْ آدَمِيًّا وَالْأَظْهَرُ طَهَارَتُهُ
Sont impurs : ce qui vient d'être excepté ; le cadavre de tout ce qui n'a pas été mentionné, fût-ce un pou ou un être humain, mais l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd] est que l'être humain est pur ;
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39
وَمَا أُبِينَ مِنْ حَيٍّ وَمَيْتٍ مِنْ قَرْنٍ وَظِلْفٍ وَعَظْمٍ وَظُفْرٍ وَعَاجٍ وَقَصَبِ رِيشٍ وَجِلْدٍ وَلَوْ دُبِغَ
ce qui a été détaché d'un vivant ou d'un mort : corne, sabot, os, ongle, ivoire, tuyau de plume, et peau, même tannée [contrairement à un autre avis] ;
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40
وَرُخِّصَ فِيهِ مُطْلَقًا إلَّا مِنْ خِنْزِيرٍ بَعْدَ دَبْغِهِ فِي يَابِسٍ وَمَاءٍ وَفِيهَا كَرَاهَةُ الْعَاجِ وَالتَّوَقُّفُ فِي الْكِيمَخْتِ
on a toutefois toléré l'usage de la peau, de quelque animal qu'elle vienne sauf le porc, une fois tannée, pour ce qui est sec et pour l'eau. Dans [la Mudawwana] : l'ivoire est déconseillé, et [Mālik] s'est abstenu de se prononcer sur le kīmakht [cuir d'âne, de cheval ou de mulet morts] ;
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41
وَمَنِيٌّ وَمَذْيٌ وَوَدْيٌ وَقَيْحٌ وَصَدِيدٌ وَرُطُوبَةُ فَرْجٍ وَدَمٌ مَسْفُوحٌ وَلَوْ مِنْ سَمَكٍ وَذُبَابٍ وَسَوْدَاءُ وَرَمَادُ نَجِسٍ وَدُخَانُهُ وَبَوْلٌ وَعَذِرَةٌ مِنْ آدَمِيٍّ وَمُحَرَّمٍ وَمَكْرُوهٍ
le sperme, le madhy [liquide émis lors de l'excitation], le wady [liquide épais émis après l'urine], le pus, la sanie, l'humidité du sexe [de la femme], le sang répandu, fût-il de poisson ou de mouche, la bile noire, la cendre d'une chose impure et sa fumée, l'urine et les excréments de l'être humain, de l'animal interdit et de l'animal déconseillé.
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42
وَيَنْجُسُ كَثِيرُ طَعَامٍ مَائِعٍ بِنَجِسٍ قَلَّ كَجَامِدٍ إنْ أَمْكَنَ السَّرَيَانُ وَإِلَّا فَبِحَسَبِهِ
Une grande quantité de nourriture liquide est souillée par une impureté même infime ; de même la nourriture solide, si l'impureté a pu s'y diffuser ; sinon, seulement dans la mesure [où elle l'a atteinte].
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43
وَلَا يَطْهُرُ زَيْتٌ خُولِطَ وَلَحْمٌ طُبِخَ وَزَيْتُونٌ مُلِحَ وَبَيْضٌ صُلِقَ بِنَجِسٍ وَفَخَّارٌ بِغَوَّاصٍ
Ne peuvent être purifiés : l'huile à laquelle s'est mêlée une impureté, la viande cuite, les olives salées et les œufs bouillis avec une impureté, ni la poterie imprégnée d'une impureté pénétrante.
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44
وَيُنْتَفَعُ بِمُتَنَجِّسٍ لَا نَجِسٍ فِي غَيْرِ مَسْجِدٍ وَآدَمِيٍّ
On peut tirer profit de ce qui est souillé (mutanajjis), non de ce qui est impur en soi (najis), ailleurs que pour une mosquée ou pour l'être humain.
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45
وَلَا يُصَلَّى بِلِبَاسِ كَافِرٍ بِخِلَافِ نَسْجِهِ وَلَا بِمَا يَنَامُ فِيهِ مُصَلٍّ آخَرُ وَلَا بِثِيَابِ غَيْرِ مُصَلٍّ إلَّا كَرَأْسِهِ وَلَا بِمُحَاذِي فَرْجِ غَيْرِ عَالِمٍ
On ne prie pas dans le vêtement porté par un mécréant, à la différence de ce qu'il a tissé ; ni dans ce dans quoi dort un autre orant ; ni dans les vêtements de quelqu'un qui ne prie pas, sauf ce qui couvre par exemple sa tête ; ni dans ce qui est en regard du sexe de quelqu'un qui ignore [les règles de la purification].
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وَحَرُمَ اسْتِعْمَالُ ذَكَرٍ مُحَلًّى وَلَوْ مِنْطَقَةً وَآلَةَ حَرْبٍ إلَّا الْمُصْحَفَ وَالسَّيْفَ وَالْأَنْفَ وَرَبْطَ سِنٍّ مُطْلَقًا وَخَاتَمَ الْفِضَّةِ لَا مَا بَعْضُهُ ذَهَبٌ وَلَوْ قَلَّ
Il est interdit à l'homme d'user d'un objet orné [d'or ou d'argent], fût-ce une ceinture ou une arme, sauf le muṣḥaf [exemplaire du Coran], le sabre, le nez [artificiel] et l'attache d'une dent, sans distinction [entre l'or et l'argent], et sauf la bague d'argent ; non celle dont une partie est en or, même minime.
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وَإِنَاءُ نَقْدٍ وَاقْتِنَاؤُهُ وَإِنْ لِامْرَأَةٍ وَفِي الْمُغَشَّى وَالْمُمَوَّهِ وَالْمُضَبَّبِ وَذِي الْحَلْقَةِ وَإِنَاءِ الْجَوْهَرِ قَوْلَانِ
Sont interdits le récipient d'or ou d'argent et le fait de le détenir, même pour une femme. Sur le récipient [d'or ou d'argent] recouvert [d'un autre métal], le récipient plaqué [d'or ou d'argent], celui qui est consolidé par une plaque ou muni d'un anneau [de ces métaux], et le récipient de pierre précieuse, il y a deux avis.
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وَجَازَ لِلْمَرْأَةِ الْمَلْبُوسُ مُطْلَقًا وَلَوْ نَعْلًا لَا كَسَرِيرٍ
Est permis à la femme tout ce qui se porte, sans restriction [or, argent ou soie], fût-ce une sandale [contrairement à un autre avis] ; non ce qui est de l'ordre du lit.
- L'élimination de l'impureté et ce qui en est pardonnéفَصْلٌ فِي حُكْمِ إزَالَةِ النَّجَاسَةِ وَمَا يُعْفَى عَنْهُ مِنْهَا
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هَلْ إزَالَةُ النَّجَاسَةِ عَنْ ثَوْبِ مُصَلٍّ وَلَوْ طَرَفَ عِمَامَتِهِ وَبَدَنِهِ وَمَكَانِهِ لَا طَرَفَ حَصِيرِهِ سُنَّةٌ أَوْ وَاجِبَةٌ إنْ ذَكَرَ وَقَدَرَ وَإِلَّا أَعَادَ الظُّهْرَيْنِ لِلِاصْفِرَارِ خِلَافٌ
Ôter l'impureté du vêtement de l'orant, fût-ce de l'extrémité de son turban, de son corps et de l'endroit où il prie, mais non de l'extrémité de sa natte, est-ce une sunna, ou une obligation pour celui qui s'en souvient et en a la capacité, faute de quoi [l'ayant oubliée ou n'ayant pu l'ôter] il refait le ẓuhr et le ʿaṣr jusqu'au jaunissement du soleil ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].
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وَسُقُوطُهَا فِي صَلَاةٍ مُبْطِلٌ كَذِكْرِهَا فِيهَا لَا قَبْلَهَا أَوْ كَانَتْ أَسْفَلَ نَعْلٍ فَخَلَعَهَا
La chute d'une impureté [sur l'orant] pendant la prière annule celle-ci, de même que le fait de s'en souvenir pendant la prière ; mais non [de s'en être souvenu] avant elle [puis de l'avoir oubliée], ni si elle se trouvait sous la sandale et qu'il a retiré celle-ci.
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وَعُفِيَ عَمَّا يَعْسُرُ كَحَدَثِ مُسْتَنْكِحٍ وَبَلَلِ بَاسُورٍ فِي يَدٍ إنْ كَثُرَ الرَّدُّ أَوْ ثَوْبٍ وَثَوْبِ مُرْضِعَةٍ تَجْتَهِدُ وَنُدِبَ لَهَا ثَوْبٌ لِلصَّلَاةِ
Est pardonné ce dont il est difficile de se préserver : ainsi l'émission de celui qui en est atteint de façon chronique (mustankiḥ) ; l'humidité des hémorroïdes sur la main, si on doit souvent les remettre en place, ou sur le vêtement ; le vêtement de la femme qui allaite et s'efforce [de se préserver], et il lui est recommandé d'avoir un vêtement pour la prière ;
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وَدُونَ دِرْهَمٍ مِنْ دَمٍ مُطْلَقًا وَقَيْحٍ وَصَدِيدٍ وَبَوْلِ فَرَسٍ لِغَازٍ بِأَرْضِ حَرْبٍ وَأَثَرِ ذُبَابٍ مِنْ عَذِرَةٍ
ce qui est inférieur à [la surface d']un dirham de sang, quel qu'il soit, de pus et de sanie ; l'urine du cheval pour le combattant en territoire ennemi ; la trace que laisse une mouche venue d'un excrément ;
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وَمَوْضِعِ حِجَامَةٍ مُسِحَ فَإِذَا بَرِئَ غَسَلَ وَإِلَّا أَعَادَ فِي الْوَقْتِ وَأُوِّلَ بِالنِّسْيَانِ وَبِالْإِطْلَاقِ
l'endroit d'une saignée par ventouses (ḥijāma) qui a été essuyé : une fois guéri, on le lave ; sinon [si l'on a prié sans l'avoir lavé], on refait la prière dans son temps, ce qui a été interprété comme visant l'oubli, ou comme valant dans tous les cas [deux interprétations de la Mudawwana] ;
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وَكَطِينِ مَطَرٍ وَإِنْ اخْتَلَطَتْ الْعَذِرَةُ بِالْمُصِيبِ لَا إنْ غَلَبَتْ وَظَاهِرُهَا الْعَفْوُ وَلَا إنْ أَصَابَ عَيْنُهَا
de même la boue de pluie, même si des excréments sont mêlés à ce qui atteint la personne ; mais non s'ils y prédominent, bien que le sens apparent de [la Mudawwana] soit le pardon, ni si c'est l'impureté elle-même qui l'atteint ;
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وَذَيْلِ امْرَأَةٍ مُطَالٍ لِلسَّتْرِ وَرِجْلٍ بُلَّتْ يَمُرَّانِ بِنَجِسٍ يَبِسَ يَطْهُرَانِ بِمَا بَعْدَهُ
la traîne du vêtement de la femme, allongée pour se couvrir, et le pied mouillé, lorsqu'ils passent sur une impureté sèche : ils sont purifiés par ce qui vient ensuite [le sol pur] ;
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56
وَخُفٍّ وَنَعْلٍ مِنْ رَوْثِ دَوَابَّ وَبَوْلِهَا إنْ دُلِكَا لَا غَيْرِهِ فَيَخْلَعُهُ الْمَاسِحُ لَا مَاءَ مَعَهُ وَيَتَيَمَّمُ
le khuff [chaussette de cuir] et la sandale, pour le crottin et l'urine des bêtes de somme, s'ils ont été frottés ; mais non pour une autre impureté : celui qui pratique l'essuyage [des khuff] et n'a pas d'eau retire alors son khuff et fait le tayammum [ablution sèche].
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وَاخْتَارَ إلْحَاقَ رِجْلِ الْفَقِيرِ وَفِي غَيْرِهِ لِلْمُتَأَخِّرِينَ قَوْلَانِ
[Al-Lakhmī] a choisi, [de son propre avis], d'y assimiler le pied du pauvre ; pour le pied de celui qui ne l'est pas, les tardifs ont deux avis.
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وَوَاقِعٍ عَلَى مَارٍّ وَإِنْ سَأَلَ صَدَّقَ الْمُسْلِمَ وَكَسَيْفٍ صَقِيلٍ لِإِفْسَادِهِ مِنْ دَمٍ مُبَاحٍ
[Est aussi pardonné] ce qui tombe sur un passant ; s'il interroge, il croit le musulman. De même ce qui est tel qu'un sabre poli, parce que [le lavage] l'abîmerait, pour un sang versé licitement ;
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وَأَثَرِ دُمَّلٍ لَمْ يُنْكَ وَنُدِبَ إنْ تَفَاحَشَ كَدَمِ الْبَرَاغِيثِ إلَّا فِي صَلَاةٍ
et la trace d'un furoncle qu'on n'a pas pressé. Il est recommandé [de laver] si cela devient excessif, comme pour le sang des puces [leurs déjections], sauf pendant la prière.
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وَيَطْهُرُ مَحَلُّ النَّجِسِ بِلَا نِيَّةٍ بِغَسْلِهِ إنْ عُرِفَ وَإِلَّا فَبِجَمِيعِ الْمَشْكُوكِ فِيهِ كَكُمَّيْهِ بِخِلَافِ ثَوْبَيْهِ فَيَتَحَرَّى
L'endroit souillé devient pur, sans qu'il faille d'intention, par son lavage s'il est connu ; sinon, par le lavage de tout ce sur quoi porte le doute, comme les deux manches ; à la différence de deux vêtements, entre lesquels on s'efforce de discerner [celui qui est pur].
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61
بِطَهُورٍ مُنْفَصِلٍ كَذَلِكَ وَلَا يَلْزَمُ عَصْرُهُ مَعَ زَوَالِ طَعْمِهِ لَا لَوْنٍ وَرِيحٍ عَسُرَا
[Ce lavage se fait] avec une eau purifiante qui s'en détache elle-même purifiante, sans qu'il soit requis d'essorer, et avec disparition du goût de l'impureté ; non de sa couleur et de son odeur lorsqu'elles sont difficiles à ôter.
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62
وَالْغُسَالَةُ الْمُتَغَيِّرَةُ نَجِسَةٌ وَلَوْ زَالَ عَيْنُ النَّجَاسَةِ بِغَيْرِ الْمُطْلَقِ لَمْ يَتَنَجَّسْ مُلَاقِي مَحَلِّهَا
L'eau de lavage qui en ressort altérée est impure. Si la matière même de l'impureté a été ôtée avec autre chose que l'eau absolue, ce qui touche son emplacement n'est pas souillé.
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63
وَإِنْ شَكَّ فِي إصَابَتِهَا لِثَوْبٍ وَجَبَ نَضْحُهُ وَإِنْ تَرَكَ أَعَادَ الصَّلَاةَ كَالْغَسْلِ وَهُوَ رَشٌّ بِالْيَدِ بِلَا نِيَّةٍ لَا إنْ شَكَّ فِي نَجَاسَةِ الْمُصِيبِ أَوْ فِيهِمَا
Si l'on doute qu'une impureté ait atteint un vêtement, il est obligatoire de l'asperger (naḍḥ) ; celui qui s'en abstient refait la prière, comme pour le lavage [omis]. L'aspersion consiste à projeter de l'eau avec la main, sans intention. Elle n'est pas due si le doute porte sur l'impureté de ce qui a atteint le vêtement, ou sur les deux à la fois.
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64
وَهَلْ الْجَسَدُ كَالثَّوْبِ أَوْ يَجِبُ غَسْلُهُ خِلَافٌ
Le corps est-il comme le vêtement, ou faut-il obligatoirement le laver ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].
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65
وَإِذَا اشْتَبَهَ طَهُورٌ بِمُتَنَجِّسٍ أَوْ نَجِسٍ صَلَّى بِعَدَدِ النَّجِسِ وَزِيَادَةِ إنَاءٍ
Lorsqu'une eau purifiante se confond avec une eau souillée ou impure, on prie autant de fois qu'il y a de récipients impurs, plus un [en faisant ses ablutions avec un récipient différent à chaque fois].
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66
وَنُدِبَ غَسْلُ إنَاءِ مَاءٍ وَيُرَاقُ لَا طَعَامٍ وَحَوْضٍ تَعَبُّدًا سَبْعًا بِوُلُوغِ كَلْبٍ مُطْلَقًا لَا غَيْرِهِ عِنْدَ قَصْدِ الِاسْتِعْمَالِ بِلَا نِيَّةٍ وَلَا تَتْرِيبٍ وَلَا يَتَعَدَّدُ بِوُلُوغِ كَلْبٍ أَوْ كِلَابٍ
Il est recommandé de laver sept fois, par pure dévotion (taʿabbud), le récipient d'eau qu'un chien, quel qu'il soit, a lapé, et de jeter cette eau ; non le récipient de nourriture ni le bassin, et non pour autre chose que le lapement [autre lecture : non pour un autre animal]. Cela se fait au moment où l'on veut s'en servir, sans intention et sans y mettre de terre ; et le lavage ne se répète pas, que le chien ait lapé plusieurs fois ou qu'il s'agisse de plusieurs chiens.
- Les obligations du wuḍūʾ, ses sunnas et ses méritesفَصْلٌ فِي فَرَائِضِ الْوُضُوءِ وَسُنَنِهِ وَفَضَائِلِهِ
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67
فَرَائِضُ الْوُضُوءِ غَسْلُ مَا بَيْنَ الْأُذُنَيْنِ وَمَنَابِتِ شَعْرِ الرَّأْسِ الْمُعْتَادِ وَالذَّقَنِ وَظَاهِرِ اللِّحْيَةِ
Les obligations du wuḍūʾ sont : laver ce qui se trouve entre les deux oreilles et entre la naissance habituelle des cheveux et le menton, ainsi que l'extérieur de la barbe.
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68
فَيَغْسِلُ الْوَتَرَةَ وَأَسَارِيرَ جَبْهَتِهِ وَظَاهِرَ شَفَتَيْهِ بِتَخْلِيلِ شَعْرٍ تَظْهَرُ الْبَشَرَةُ تَحْتَهُ لَا جُرْحًا بَرِئَ أَوْ خُلِقَ غَائِرًا
On lave donc la cloison entre les narines, les plis du front et l'extérieur des lèvres, en faisant pénétrer l'eau entre les poils sous lesquels la peau apparaît ; mais non [le fond d']une plaie guérie [en creux] ni un creux de naissance.
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69
وَيَدَيْهِ بِمِرْفَقَيْهِ وَبَقِيَّةِ مِعْصَمٍ إنْ قُطِعَ كَكَفٍّ بِمَنْكِبٍ بِتَخْلِيلِ أَصَابِعِهِ لَا إجَالَةُ خَاتَمِهِ وَنُقِضَ غَيْرُهُ
[Laver] les mains avec les coudes, et ce qui reste du poignet s'il a été amputé, de même que la main qui serait attachée à l'épaule, en faisant pénétrer l'eau entre les doigts ; il n'a pas à faire tourner sa bague [permise], mais tout le reste [bague non permise ou autre obstacle] doit être défait.
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70
وَمَسْحُ مَا عَلَى الْجُمْجُمَةِ بِعَظْمِ صُدْغَيْهِ مَعَ الْمُسْتَرْخِي وَلَا يَنْقُضُ ضَفْرَهُ رَجُلٌ أَوْ امْرَأَةٌ وَيُدْخِلَانِ يَدَيْهِمَا تَحْتَهُ فِي رَدِّ الْمَسْحِ وَغَسْلُهُ مُجْزٍ
Essuyer ce qui recouvre le crâne, y compris l'os des tempes, avec les cheveux qui en pendent ; ni l'homme ni la femme n'ont à défaire leurs tresses, mais ils passent les mains dessous lors du retour de l'essuyage. Laver la tête [au lieu de l'essuyer] suffit.
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71
وَغَسْلُ رِجْلَيْهِ بِكَعْبَيْهِ النَّاتِئَيْنِ بِمَفْصِلَيْ السَّاقَيْنِ وَنُدِبَ تَخْلِيلُ أَصَابِعِهِمَا وَلَا يُعِيدُ مَنْ قَلَّمَ ظُفْرَهُ أَوْ حَلَقَ رَأْسَهُ وَفِي لِحْيَتِهِ قَوْلَانِ
Laver les pieds avec les chevilles, ces os saillants à l'articulation des jambes ; il est recommandé de faire pénétrer l'eau entre les orteils. Celui qui s'est coupé les ongles ou rasé la tête [après ses ablutions] n'a rien à refaire ; pour la barbe, il y a deux avis.
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72
وَالدَّلْكُ وَهَلْ الْمُوَالَاةُ وَاجِبَةٌ إنْ ذَكَرَ وَقَدَرَ وَبَنَى بِنِيَّةٍ إنْ نَسِيَ مُطْلَقًا وَإِنْ عَجَزَ مَا لَمْ يَطُلْ بِجَفَافِ أَعْضَاءٍ بِزَمَنٍ اعْتَدَلَا أَوْ سُنَّةٌ خِلَافٌ
Frotter (dalk). Quant à l'enchaînement sans interruption (muwālāt), est-il obligatoire pour celui qui s'en souvient et en a la capacité, celui qui a oublié reprenant là où il s'est arrêté, avec une intention, quel que soit le délai, et celui qui a été empêché, tant que le délai n'est pas long, ce qui se mesure au séchage des membres, pour des membres et par un temps tempérés, ou bien est-il une sunna ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].
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73
وَنِيَّةُ رَفْعِ الْحَدَثِ عِنْدَ وَجْهِهِ أَوْ الْفَرْضِ أَوْ اسْتِبَاحَةِ مَمْنُوعٍ وَإِنْ مَعَ تَبَرُّدٍ أَوْ أَخْرَجَ بَعْضَ الْمُسْتَبَاحِ أَوْ نَسِيَ حَدَثًا لَا أَخْرَجَهُ
Avoir, au moment du visage, l'intention de lever le ḥadath, ou d'accomplir l'obligation, ou de rendre licite ce qui était interdit ; même s'il y joint celle de se rafraîchir, ou s'il a exclu une partie de ce que les ablutions rendent licite, ou s'il a oublié l'un des ḥadath ; mais non s'il l'a exclu.
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74
أَوْ نَوَى مُطْلَقَ الطَّهَارَةِ أَوْ اسْتِبَاحَةَ مَا نُدِبَتْ لَهُ أَوْ قَالَ إنْ كُنْتُ أَحْدَثْتُ فَلَهُ أَوْ جَدَّدَ فَتَبَيَّنَ حَدَثُهُ أَوْ تَرَكَ لُمْعَةً فَانْغَسَلَتْ بِنِيَّةِ الْفَضْلِ أَوْ فَرَّقَ النِّيَّةَ عَلَى الْأَعْضَاءِ وَالْأَظْهَرُ فِي الْأَخِيرِ الصِّحَّةُ
[Cela ne suffit pas non plus] s'il a eu l'intention de la purification en général, ou de rendre licite ce pour quoi les ablutions sont seulement recommandées, ou s'il a dit : « si j'ai eu un ḥadath, c'est pour lui », ou s'il a renouvelé ses ablutions puis s'est aperçu qu'il avait un ḥadath, ou s'il a laissé une parcelle sèche qui s'est trouvée lavée [au deuxième ou au troisième passage] avec l'intention du mérite, ou s'il a réparti l'intention sur chacun des membres ; pour ce dernier cas, l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd] est la validité.
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75
وَعُزُوبُهَا بَعْدَهُ وَرَفْضُهَا مُغْتَفَرٌ وَفِي تَقَدُّمِهَا بِيَسِيرٍ خِلَافٌ
Que l'intention quitte l'esprit après le visage, ou qu'elle soit révoquée [une fois les ablutions achevées], cela est pardonné. Si elle a précédé de peu [le début des ablutions], il y a divergence [sur l'avis à retenir].
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76
وَسُنَنُهُ غَسْلُ يَدَيْهِ أَوَّلًا ثَلَاثًا تَعَبُّدًا بِمُطْلَقٍ وَنِيَّةٍ وَلَوْ نَظِيفَتَيْنِ أَوْ أَحْدَثَ فِي أَثْنَائِهِ مُفْتَرِقَتَيْنِ
Ses sunnas sont : se laver d'abord les mains trois fois, par pure dévotion, avec de l'eau absolue et une intention, même si elles sont propres [contrairement à un autre avis], ou s'il a eu un ḥadath en cours d'ablutions, chacune séparément ;
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77
وَمَضْمَضَةٌ وَاسْتِنْشَاقٌ وَبَالَغَ مُفْطِرٌ وَفِعْلُهُمَا بِسِتٍّ أَفْضَلُ وَجَازَا أَوْ إحْدَاهُمَا بِغَرْفَةٍ وَاسْتِنْثَارٌ
se rincer la bouche et aspirer l'eau par le nez, en insistant si l'on ne jeûne pas ; les faire avec six poignées d'eau est préférable, mais il est permis de les faire toutes deux, ou l'une d'elles, avec une seule ; rejeter l'eau du nez ;
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78
وَمَسْحُ وَجْهَيْ كُلِّ أُذُنٍ وَتَجْدِيدُ مَائِهِمَا وَرَدُّ مَسْحِ رَأْسِهِ وَتَرْتِيبُ فَرَائِضِهِ فَيُعَادُ الْمُنَكَّسُ وَحْدَهُ إنْ بَعُدَ بِجَفَافٍ وَإِلَّا مَعَ تَابِعِهِ
essuyer les deux faces de chaque oreille, en reprenant de l'eau pour elles ; ramener les mains dans l'essuyage de la tête ; et respecter l'ordre des obligations : le membre lavé hors de son rang est refait seul si le temps écoulé est long, ce qui se mesure au séchage, et sinon avec ce qui le suit.
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79
وَمَنْ تَرَكَ فَرْضًا أَتَى بِهِ وَبِالصَّلَاةِ وَسُنَّةً فَعَلَهَا لِمَا يُسْتَقْبَلُ
Celui qui a omis une obligation l'accomplit et refait la prière ; celui qui a omis une sunna l'accomplit pour les prières à venir.
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80
وَفَضَائِلُهُ مَوْضِعٌ طَاهِرٌ وَقِلَّةُ الْمَاءِ بِلَا حَدٍّ كَالْغُسْلِ وَتَيَمُّنُ أَعْضَاءٍ وَإِنَاءٍ إنْ فُتِحَ وَبَدْءٌ بِمُقَدَّمِ رَأْسِهِ وَشَفْعُ غَسْلِهِ وَتَثْلِيثُهُ
Ses mérites sont : un endroit pur ; peu d'eau, sans mesure fixée, comme pour le ghusl ; commencer par la droite pour les membres, et placer le récipient à droite s'il est à large ouverture ; commencer par l'avant de la tête ; laver une deuxième et une troisième fois.
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81
وَهَلْ الرِّجْلَانِ كَذَلِكَ أَوْ الْمَطْلُوبُ الْإِنْقَاءُ وَهَلْ تُكْرَهُ الرَّابِعَةُ أَوْ تُمْنَعُ خِلَافٌ
En va-t-il de même pour les pieds, ou bien ce qui y est demandé est-il de les nettoyer ? Et la quatrième fois est-elle déconseillée ou interdite ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir, dans les deux questions].
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82
وَتَرْتِيبُ سُنَنِهِ أَوْ مَعَ فَرَائِضِهِ وَسِوَاكٌ وَإِنْ بِإِصْبَعٍ كَصَلَاةٍ بَعُدَتْ مِنْهُ وَتَسْمِيَةٌ
[Sont encore des mérites] l'ordre des sunnas entre elles, ou par rapport aux obligations ; le siwāk [frottement des dents], fût-ce avec le doigt, comme pour la prière qui en est éloignée dans le temps ; et dire « au nom d'Allah » (tasmiya).
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83
وَتُشْرَعُ فِي غُسْلٍ وَتَيَمُّمٍ وَأَكْلٍ وَشُرْبٍ وَذَكَاةٍ وَرُكُوبِ دَابَّةٍ وَسَفِينَةٍ وَدُخُولٍ وَضِدِّهِ لِمَنْزِلٍ وَمَسْجِدٍ وَلُبْسٍ وَغَلْقِ بَابٍ وَإِطْفَاءِ مِصْبَاحٍ وَوَطْءٍ وَصُعُودِ خَطِيبٍ مِنْبَرًا وَتَغْمِيضِ مَيِّتٍ وَلَحْدِهِ
Cette formule est prescrite pour le ghusl, le tayammum, le manger, le boire, l'abattage rituel, le fait de monter sur une bête ou à bord d'un bateau, d'entrer dans une demeure ou une mosquée et d'en sortir, de s'habiller, de fermer une porte, d'éteindre une lampe, pour le rapport conjugal, lorsque le prédicateur monte en chaire, lorsqu'on ferme les yeux du mort et qu'on le dépose dans sa tombe.
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84
وَلَا تُنْدَبُ إطَالَةُ الْغُرَّةِ وَمَسْحُ الرَّقَبَةِ وَتَرْكُ مَسْحِ الْأَعْضَاءِ
Ne sont pas recommandés : prolonger le lavage au-delà des limites obligatoires (iṭālat al-ghurra), essuyer la nuque, ni s'abstenir de sécher ses membres.
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85
وَإِنْ شَكَّ فِي ثَالِثَةٍ فَفِي كَرَاهَتِهَا وَنَدْبِهَا قَوْلَانِ قَالَ كَشَكِّهِ فِي صَوْمِ يَوْمِ عَرَفَةَ هَلْ هُوَ الْعِيدُ
S'il doute [que le lavage qu'il va faire soit] le troisième, il y a deux avis : il est déconseillé, ou recommandé. [Al-Māzarī] a dit : c'est comme le doute de celui qui veut jeûner le jour de ʿArafa et ne sait si ce n'est pas le jour de la fête.
- Les convenances des besoins naturels et la toilette intime (istinjāʾ)فَصْلٌ فِي آدَابِ قَضَاءِ الْحَاجَةِ وَالِاسْتِنْجَاءِ
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86
نُدِبَ لِقَاضِي الْحَاجَةِ جُلُوسٌ وَمُنِعَ بِرَخْوٍ نَجِسٍ وَتَعَيَّنَ الْقِيَامُ وَاعْتِمَادٌ عَلَى رِجْلٍ وَاسْتِنْجَاءٌ بِيَدٍ يُسْرَيَيْنِ وَبَلُّهَا قَبْلَ لُقِيِّ الْأَذَى وَغَسْلُهَا بِكَتُرَابٍ بَعْدَهُ
Il est recommandé à celui qui fait ses besoins de s'accroupir ; cela lui est interdit sur un sol meuble et impur, où il doit rester debout. [Il lui est recommandé] de s'appuyer sur le pied gauche et de se nettoyer de la main gauche, de mouiller celle-ci avant qu'elle ne touche la souillure et de la laver ensuite avec de la terre ou une chose semblable ;
Selon ad-Dardīr, « interdit » s'entend ici comme déconseillé et « doit » comme fortement recommandé ; la règle vise celui qui urine.
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87
وَسَتْرٌ إلَى مَحَلِّهِ وَإِعْدَادُ مُزِيلِهِ وَوِتْرُهُ وَتَقْدِيمُ قُبُلِهِ وَتَفْرِيجُ فَخِذَيْهِ وَاسْتِرْخَاؤُهُ وَتَغْطِيَةُ رَأْسِهِ وَعَدَمُ الْتِفَاتِهِ
de rester couvert jusqu'à l'endroit même, de préparer ce qui servira à se nettoyer et d'en user un nombre impair de fois, de commencer par le devant, d'écarter les cuisses, de se relâcher, de se couvrir la tête et de ne pas se retourner ;
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88
وَذِكْرٌ وَرَدَ بَعْدَهُ وَقَبْلَهُ فَإِنْ فَاتَ فَفِيهِ إنْ لَمْ يُعَدَّ وَسُكُوتٌ إلَّا لِمُهِمٍّ
de dire l'invocation rapportée, après et avant ; s'il a manqué [celle d'avant], il la dit sur place si le lieu n'est pas aménagé à cet usage ; et de garder le silence, sauf pour une chose importante.
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89
وَبِالْفَضَاءِ تَسَتُّرٌ وَبُعْدٌ وَاتِّقَاءُ جُحْرٍ وَرِيحٍ وَمَوْرِدٍ وَطَرِيقٍ وَشَطٍّ وَظِلٍّ وَصُلْبٍ
En terrain découvert, [il est recommandé] de se dérober aux regards, de s'éloigner, et d'éviter les trous, le vent, les points d'eau, les chemins, les rives, l'ombre et le sol dur [impur].
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90
وَبِكَنِيفٍ نَحَّى ذِكْرَ اللَّهِ وَيُقَدِّمُ يُسْرَاهُ دُخُولًا وَيُمْنَاهُ خُرُوجًا عَكْسَ مَسْجِدٍ وَالْمَنْزِلُ يُمْنَاهُ بِهِمَا
Dans les latrines, il écarte la mention d'Allah [de sa langue et de ce qu'il porte] ; il avance le pied gauche pour entrer et le droit pour sortir, à l'inverse de la mosquée ; pour la maison, c'est le pied droit dans les deux cas.
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91
وَجَازَ بِمَنْزِلٍ وَطْءٌ وَبَوْلٌ مُسْتَقْبِلَ قِبْلَةٍ وَمُسْتَدْبِرًا وَإِنْ لَمْ يُلْجَأْ وَأُوِّلَ بِالسَّاتِرِ وَبِالْإِطْلَاقِ
Sont permis, dans une habitation, le rapport conjugal et le fait d'uriner [ou de déféquer] face à la qibla ou en lui tournant le dos, même sans y être contraint ; ce qui a été interprété comme supposant un écran, ou comme valant sans restriction [deux interprétations de la Mudawwana].
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92
لَا فِي الْفَضَاءِ وَبِسِتْرٍ قَوْلَانِ تَحْتَمِلُهُمَا وَالْمُخْتَارُ التَّرْكُ لَا الْقَمَرَيْنِ وَبَيْتِ الْمَقْدِسِ
Cela n'est pas permis en terrain découvert ; s'il s'y trouve un écran, il y a deux avis, que [le texte de la Mudawwana] admet l'un et l'autre, et l'avis choisi [par al-Lakhmī] est de s'en abstenir. [Il n'est pas interdit de se tourner] vers le soleil et la lune, ni vers Jérusalem.
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93
وَوَجَبَ اسْتِبْرَاءٌ بِاسْتِفْرَاغِ أَخْبَثَيْهِ مَعَ سَلْتِ ذَكَرٍ وَنَتْرٍ خَفَّا
Il est obligatoire de se libérer entièrement (istibrāʾ) en évacuant l'urine et les selles, en pressant la verge sur sa longueur et en la secouant, l'un et l'autre avec légèreté.
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94
وَنُدِبَ جَمْعُ مَاءٍ وَحَجَرٍ ثُمَّ مَاءٌ وَتَعَيَّنَ فِي مَنِيٍّ وَحَيْضٍ وَنِفَاسٍ وَبَوْلِ امْرَأَةٍ وَمُنْتَشِرٍ عَنْ مَخْرَجٍ كَثِيرًا وَمَذْيٍ بِغَسْلِ ذَكَرِهِ كُلِّهِ
Il est recommandé de réunir l'eau et la pierre, puis [à défaut de les réunir] l'eau. L'eau s'impose pour le sperme, le sang des règles et des lochies, l'urine de la femme, ce qui s'est largement étendu au-delà de l'orifice, et le madhy, avec le lavage de la verge entière.
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95
فَفِي النِّيَّةِ وَبُطْلَانِ صَلَاةِ تَارِكِهَا أَوْ تَارِكِ كُلِّهِ قَوْلَانِ
Sur l'intention [requise pour ce lavage], et sur la nullité de la prière de celui qui l'a omise ou qui n'a pas lavé la verge entière, il y a deux avis.
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96
وَلَا يُسْتَنْجَى مِنْ رِيحٍ وَجَازَ بِيَابِسٍ طَاهِرٍ مُنَقٍّ غَيْرِ مُؤْذٍ وَلَا مُحْتَرَمٍ لَا مُبْتَلٍّ وَنَجِسٍ وَأَمْلَسَ وَمُحَدَّدٍ وَمُحْتَرَمٍ مِنْ مَطْعُومٍ وَمَكْتُوبٍ وَذَهَبٍ وَفِضَّةٍ وَجِدَارٍ وَعَظْمٍ وَرَوْثٍ
On ne se nettoie pas pour un vent. Il est permis de le faire avec toute chose sèche, pure, qui nettoie, ne blesse pas et n'est pas digne d'égards ; non avec ce qui est mouillé, impur, lisse, tranchant, ni avec ce qui est digne d'égards : aliment, écrit, or, argent, mur, ni avec l'os et le crottin.
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97
فَإِنْ أَنْقَتْ أَجْزَأَتْ كَالْيَدِ وَدُونَ الثَّلَاثِ
Si [ces choses] ont nettoyé, cela suffit ; de même la main, et moins de trois [pierres].
- Ce qui annule le wuḍūʾفَصْلٌ فِي نَوَاقِضِ الْوُضُوءِ
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98
نُقِضَ الْوُضُوءُ بِحَدَثٍ وَهُوَ الْخَارِجُ الْمُعْتَادُ فِي الصِّحَّةِ لَا حَصًى وَدُودٌ وَلَوْ بِبِلَّةٍ
Le wuḍūʾ est annulé par un ḥadath, c'est-à-dire ce qui sort habituellement [des deux orifices] en état de santé ; non par un calcul ou un ver, même accompagnés d'humidité [contrairement à un autre avis].
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99
وَبِسَلَسٍ فَارَقَ أَكْثَرَ كَسَلَسِ مَذْيٍ قَدَرَ عَلَى رَفْعِهِ وَنُدِبَ إنْ لَازَمَ أَكْثَرَ لَا إنْ شَقَّ وَفِي اعْتِبَارِ الْمُلَازَمَةِ فِي وَقْتِ الصَّلَاةِ أَوْ مُطْلَقًا تَرَدُّدٌ
Il l'est aussi par l'écoulement incontrôlé (salas) qui cesse la plus grande partie du temps, comme par l'écoulement de madhy que l'on est capable de faire cesser. [Refaire le wuḍūʾ] est recommandé si l'écoulement est présent la plus grande partie du temps, non si cela est pénible. Sa présence se mesure-t-elle sur le temps des prières, ou sur tout le temps ? Il y a hésitation [des tardifs].
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100
مِنْ مَخْرَجَيْهِ أَوْ ثُقْبَةٍ تَحْتَ الْمَعِدَةِ إنْ انْسَدَّا وَإِلَّا فَقَوْلَانِ
[Ce qui sort annule lorsqu'il vient] des deux orifices, ou d'une ouverture située sous l'estomac si ceux-ci sont obstrués ; sinon, il y a deux avis.
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101
وَبِسَبَبِهِ وَهُوَ زَوَالُ عَقْلٍ وَإِنْ بِنَوْمٍ ثَقُلَ وَلَوْ قَصُرَ لَا خَفَّ وَنُدِبَ إنْ طَالَ
Il est annulé aussi par ce qui est cause de ḥadath, à savoir la perte de la raison, fût-ce par un sommeil profond, même bref [contrairement à un autre avis] ; non par un sommeil léger, après lequel le wuḍūʾ est recommandé s'il a duré.
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102
وَلَمْسٌ يَلْتَذُّ صَاحِبُهُ بِهِ عَادَةً وَلَوْ لِظُفْرٍ أَوْ شَعْرٍ أَوْ حَائِلٍ وَأُوِّلَ بِالْخَفِيفِ وَبِالْإِطْلَاقِ إنْ قَصَدَ لَذَّةً أَوْ وَجَدَهَا لَا انْتَفَيَا
Et par le toucher dont son auteur tire habituellement du plaisir, fût-ce celui d'un ongle ou de cheveux, ou à travers un obstacle, ce qui a été interprété comme visant l'obstacle léger, ou tout obstacle [deux interprétations de la Mudawwana], s'il a recherché le plaisir ou l'a éprouvé ; non si l'un et l'autre font défaut ;
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103
إلَّا الْقُبْلَةَ بِفَمٍ مُطْلَقًا وَإِنْ بِكُرْهٍ أَوْ اسْتِغْفَالٍ لَا لِوَدَاعٍ أَوْ رَحْمَةٍ
sauf le baiser sur la bouche, qui annule dans tous les cas, même sous la contrainte ou par surprise ; non le baiser d'adieu ou de compassion.
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104
وَلَا لَذَّةٌ بِنَظَرٍ كَإِنْعَاظٍ وَلَذَّةٌ بِمَحْرَمٍ عَلَى الْأَصَحِّ
N'annulent pas : le plaisir né du regard, de même que l'érection, ni le plaisir [éprouvé au contact] d'une proche parente interdite au mariage (maḥram), selon l'avis jugé le plus juste.
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105
وَمُطْلَقُ مَسِّ ذَكَرِهِ الْمُتَّصِلِ وَلَوْ خُنْثَى مُشْكِلًا بِبَطْنٍ أَوْ جَنْبٍ لِكَفٍّ أَوْ أُصْبُعٍ وَإِنْ زَائِدًا حَسَّ
[Annule encore] tout contact de l'homme avec sa propre verge, non détachée, fût-il un hermaphrodite au sexe indéterminé [contrairement à un autre avis], par le plat ou le côté de la paume ou d'un doigt, même surnuméraire s'il est sensible.
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106
وَبِرِدَّةٍ وَبِشَكٍّ فِي حَدَثٍ بَعْدَ طُهْرٍ عُلِمَ إلَّا الْمُسْتَنْكِحَ وَبِشَكٍّ فِي سَابِقِهِمَا
Il est annulé par l'apostasie ; par le doute sur un ḥadath survenu après une pureté certaine, sauf pour celui que le doute assaille sans cesse ; et par le doute sur ce qui, des deux, est venu en premier.
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107
لَا بِمَسِّ دُبُرٍ أَوْ أُنْثَيَيْنِ أَوْ فَرْجِ صَغِيرَةٍ وَقَيْءٍ وَأَكْلِ لَحْمِ جَزُورٍ وَذَبْحٍ وَحِجَامَةٍ وَفَصْدٍ وَقَهْقَهَةٍ بِصَلَاةٍ وَمَسِّ امْرَأَةٍ فَرْجَهَا وَأُوِّلَتْ أَيْضًا بِعَدَمِ الْإِلْطَافِ
Il ne l'est pas par le fait de toucher l'anus, les testicules ou le sexe d'une fillette, ni par le vomissement, la consommation de viande de chameau, l'abattage, la saignée par ventouses ou par incision, l'éclat de rire pendant la prière, ni par le fait pour une femme de toucher son sexe, ce qui a aussi été interprété [dans la Mudawwana] comme valant seulement si elle n'y introduit pas [la main].
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108
وَنُدِبَ غَسْلُ فَمٍ مِنْ لَحْمٍ وَلَبَنٍ وَتَجْدِيدُ وُضُوءٍ إنْ صَلَّى بِهِ وَلَوْ شَكَّ فِي صَلَاتِهِ ثُمَّ بَانَ الطُّهْرُ لَمْ يُعِدْ
Il est recommandé de se rincer la bouche après la viande et le lait, et de renouveler le wuḍūʾ avec lequel on a déjà prié. Celui qui, pendant sa prière, doute [de sa pureté], puis s'aperçoit qu'il était pur, ne la refait pas.
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109
وَمَنَعَ حَدَثٌ صَلَاةً وَطَوَافًا وَمَسَّ مُصْحَفٍ وَإِنْ بِقَضِيبٍ وَحَمْلَهُ وَإِنْ بِعِلَاقَةٍ أَوْ وِسَادَةٍ إلَّا بِأَمْتِعَةٍ قُصِدَتْ وَإِنْ عَلَى كَافِرٍ
Le ḥadath interdit la prière, le ṭawāf [tours rituels autour de la Kaʿba], le fait de toucher le muṣḥaf, fût-ce avec une baguette, et de le porter, fût-ce par une courroie ou sur un coussin ; sauf parmi des bagages qui sont l'objet du transport, même chargés sur un mécréant.
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110
لَا دِرْهَمٍ وَتَفْسِيرٍ وَلَوْحٍ لِمُعَلِّمٍ وَمُتَعَلِّمٍ وَإِنْ حَائِضًا وَجُزْءٍ لِمُتَعَلِّمٍ وَإِنْ بَلَغَ وَحِرْزٍ بِسَاتِرٍ وَإِنْ لِحَائِضٍ
Il n'interdit pas [de toucher ni de porter] une pièce de monnaie [portant un verset], un commentaire du Coran, la tablette pour le maître et pour l'élève, même si c'est une femme en règles, une partie du Coran pour l'élève, même pubère, ni une amulette sous enveloppe, même pour une femme en règles.
- Les règles du ghuslفَصْلٌ فِي أَحْكَامِ الْغُسْلِ
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111
يَجِبُ غَسْلُ ظَاهِرِ الْجَسَدِ بِمَنِيٍّ وَإِنْ بِنَوْمٍ أَوْ بَعْدَ ذَهَابِ لَذَّةٍ بِلَا جِمَاعٍ وَلَمْ يَغْتَسِلْ لَا بِلَا لَذَّةٍ أَوْ غَيْرِ مُعْتَادَةٍ وَيَتَوَضَّأُ كَمَنْ جَامَعَ فَاغْتَسَلَ ثُمَّ أَمْنَى وَلَا يُعِيدُ الصَّلَاةَ
Il est obligatoire de laver tout l'extérieur du corps en cas d'émission de sperme, fût-ce pendant le sommeil, ou après que le plaisir, éprouvé sans rapport sexuel, s'est dissipé, si l'on ne s'était pas lavé ; mais non si l'émission a lieu sans plaisir, ou avec un plaisir inhabituel : on fait alors le wuḍūʾ, comme celui qui a eu un rapport, a fait le ghusl, puis a émis du sperme ; et il ne refait pas la prière.
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112
وَبِمَغِيبِ حَشَفَةِ بَالِغٍ لَا مُرَاهِقٍ أَوْ قَدْرِهَا فِي فَرْجٍ وَإِنْ مِنْ بَهِيمَةٍ وَمَيِّتٍ وَنُدِبَ لِمُرَاهِقٍ كَصَغِيرَةٍ وَطِئَهَا بَالِغٌ لَا بِمَنِيٍّ وَصَلَ لِلْفَرْجِ وَلَوْ الْتَذَّتْ
[Il est obligatoire] aussi par la pénétration du gland d'un pubère, non d'un adolescent proche de la puberté, ou de sa mesure, dans un sexe [vagin ou anus], fût-ce celui d'une bête ou d'un mort. Il est recommandé à l'adolescent, de même qu'à la fillette avec laquelle un pubère a eu un rapport. Il n'est pas dû pour du sperme parvenu au sexe [de la femme sans pénétration], même si elle a éprouvé du plaisir [contrairement à un autre avis].
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113
وَبِحَيْضٍ وَنِفَاسٍ بِدَمٍ وَاسْتُحْسِنَ وَبِغَيْرِهِ لَا بِاسْتِحَاضَةٍ وَنُدِبَ لِانْقِطَاعِهِ
[Il est obligatoire] par les règles, et par l'accouchement (nifās) accompagné de sang, et même sans sang selon l'avis jugé le plus juste. Il ne l'est pas pour le sang de maladie (istiḥāḍa), mais il est recommandé quand celui-ci cesse.
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114
وَيَجِبُ غُسْلُ كَافِرٍ بَعْدَ الشَّهَادَةِ بِمَا ذُكِرَ وَصَحَّ قَبْلَهَا وَقَدْ أَجْمَعَ عَلَى الْإِسْلَامِ لَا الْإِسْلَامُ إلَّا لِعَجْزٍ
Le ghusl est obligatoire pour le mécréant, après l'attestation de foi, pour les causes qui viennent d'être mentionnées ; il est valide avant elle si sa résolution d'embrasser l'islam était ferme, mais son islam ne l'est pas [sans la prononcer], sauf incapacité.
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115
وَإِنْ شَكَّ أَمَذْيٌ أَوْ مَنِيٌّ اغْتَسَلَ وَأَعَادَ مِنْ آخِرِ نَوْمَةٍ كَتَحَقُّقِهِ
S'il doute entre madhy et sperme, il fait le ghusl et refait ses prières depuis son dernier sommeil, comme s'il en était certain.
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116
وَوَاجِبُهُ نِيَّةٌ وَمُوَالَاةٌ كَالْوُضُوءِ وَإِنْ نَوَتْ الْحَيْضَ وَالْجَنَابَةَ أَوْ أَحَدَهُمَا نَاسِيَةً لِلْآخَرِ أَوْ نَوَى الْجَنَابَةَ وَالْجُمُعَةَ أَوْ نِيَابَةً عَنْ الْجُمُعَةِ حَصَلَا وَإِنْ نَسِيَ الْجَنَابَةَ أَوْ قَصَدَ نِيَابَةً عَنْهَا انْتَفَيَا
Ses obligations sont l'intention et l'enchaînement, comme pour le wuḍūʾ. Si une femme a l'intention [de se purifier] des règles et de la janāba, ou de l'une en oubliant l'autre, ou si quelqu'un a l'intention de la janāba et du [ghusl du] vendredi, ou que le premier tienne lieu du second, les deux sont acquis. S'il oublie la janāba, ou veut que [le ghusl du vendredi] en tienne lieu, aucun des deux n'est acquis.
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117
وَتَخْلِيلُ شَعْرٍ وَضَغْثُ مَضْفُورِهِ لَا نَقْضُهُ وَدَلْكٌ وَلَوْ بَعْدَ الْمَاءِ أَوْ بِخِرْقَةٍ أَوْ اسْتِنَابَةٍ وَإِنْ تَعَذَّرَ سَقَطَ
[Sont aussi obligatoires] faire pénétrer l'eau dans les cheveux et presser ceux qui sont tressés, sans avoir à les défaire ; et frotter, fût-ce après avoir versé l'eau, ou avec un linge, ou en se faisant aider ; si cela est impossible, l'obligation tombe.
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118
وَسُنَنُهُ غَسْلُ يَدَيْهِ أَوَّلًا وَصِمَاخُ أُذُنَيْهِ وَمَضْمَضَةٌ وَاسْتِنْشَاقٌ وَاسْتِنْثَارٌ
Ses sunnas sont : se laver d'abord les mains, [essuyer] le conduit des oreilles, se rincer la bouche, aspirer l'eau par le nez et la rejeter.
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119
وَنُدِبَ بَدْءٌ بِإِزَالَةِ الْأَذَى ثُمَّ أَعْضَاءِ وُضُوئِهِ كَامِلَةً مَرَّةً وَأَعْلَاهُ وَمَيَامِينِهِ وَتَثْلِيثُ رَأْسِهِ وَقِلَّةُ الْمَاءِ بِلَا حَدٍّ
Il est recommandé de commencer par ôter la souillure, puis de laver les membres du wuḍūʾ, en entier, une seule fois ; [de commencer] par le haut du corps et par le côté droit ; de laver la tête trois fois ; et d'user de peu d'eau, sans mesure fixée.
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120
كَغَسْلِ فَرْجِ جُنُبٍ لِعَوْدِهِ لِجِمَاعٍ وَوُضُوئِهِ لِنَوْمٍ لَا تَيَمُّمٍ وَلَمْ يَبْطُلْ إلَّا بِجِمَاعٍ
Il est de même recommandé à celui qui est en janāba de se laver le sexe avant un nouveau rapport, et de faire le wuḍūʾ pour dormir, non le tayammum ; ce wuḍūʾ n'est annulé que par un rapport.
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121
وَتَمْنَعُ الْجَنَابَةُ مَوَانِعَ الْأَصْغَرِ وَالْقِرَاءَةَ إلَّا كَآيَةٍ لِتَعَوُّذٍ وَنَحْوِهِ وَدُخُولَ مَسْجِدٍ وَلَوْ مُجْتَازًا كَكَافِرٍ وَإِنْ أَذِنَ مُسْلِمٌ
La janāba interdit ce qu'interdit le ḥadath mineur, ainsi que la récitation du Coran, sauf de l'ordre d'un verset pour chercher protection ou à une fin semblable, et l'entrée dans une mosquée, fût-ce pour la traverser [contrairement à un autre avis] ; il en va de même du mécréant, même si un musulman l'y autorise.
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122
وَلِلْمَنِيِّ تَدَفُّقٌ وَرَائِحَةُ طَلْعٍ أَوْ عَجِينٍ
Le sperme se reconnaît à son jaillissement et à son odeur de spathe de palmier ou de pâte.
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123
وَيُجْزِئُ عَنْ الْوُضُوءِ وَإِنْ تَبَيَّنَ عَدَمُ جَنَابَتِهِ وَغَسْلُ الْوُضُوءِ عَنْ غَسْلِ مَحَلِّهِ وَلَوْ نَاسِيًا لِجَنَابَتِهِ كَلُمْعَةٍ مِنْهَا وَإِنْ عَنْ جَبِيرَةٍ
Le ghusl dispense du wuḍūʾ, même s'il apparaît ensuite qu'il n'y avait pas de janāba. Le lavage [des membres] du wuḍūʾ dispense de laver de nouveau leur emplacement [dans le ghusl], même si l'on avait oublié sa janāba ; de même pour une parcelle [de ces membres] restée sèche lors du ghusl [puis lavée dans un wuḍūʾ], même si elle se trouvait sous une attelle [essuyée lors du ghusl].
- L'essuyage des khuffفَصْلٌ فِي الْمَسْحِ عَلَى الْخُفِّ
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124
رُخِّصَ لِرَجُلٍ وَامْرَأَةٍ وَإِنْ مُسْتَحَاضَةً بِحَضَرٍ أَوْ سَفَرٍ مَسْحُ جَوْرَبٍ جُلِّدَ ظَاهِرُهُ وَبَاطِنُهُ وَخُفٍّ وَلَوْ عَلَى خُفٍّ بِلَا حَائِلٍ كَطِينٍ إلَّا الْمِهْمَازَ وَلَا حَدَّ
Il est accordé par dérogation à l'homme et à la femme, même atteinte d'istiḥāḍa, en résidence comme en voyage, d'essuyer la chaussette (jawrab) garnie de cuir dessus et dessous, et le khuff, même porté sur un autre khuff [contrairement à un autre avis], sans rien qui s'interpose, comme de la boue, excepté l'éperon ; et sans limite de durée.
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125
بِشَرْطِ جِلْدٍ طَاهِرٍ خُرِزَ وَسَتَرَ مَحَلَّ الْفَرْضِ وَأَمْكَنَ تَتَابُعُ الْمَشْيِ بِهِ بِطَهَارَةِ مَاءٍ كَمُلَتْ بِلَا تَرَفُّهٍ وَعِصْيَانٍ بِلُبْسِهِ أَوْ سَفَرِهِ
Les conditions en sont : un cuir pur, cousu, qui couvre l'endroit que l'obligation impose de laver et avec lequel on peut marcher de façon suivie ; [qu'il ait été chaussé] en état de pureté obtenue par l'eau et complète ; sans recherche du seul confort, et sans désobéissance dans le fait de le porter ni dans le voyage.
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126
فَلَا يُمْسَحُ وَاسِعٌ وَمُخَرَّقٌ قَدْرَ ثُلُثِ الْقَدَمِ وَإِنْ بِشَكٍّ بَلْ دُونَهُ إنْ الْتَصَقَ كَمُنْفَتِحٍ صَغُرَ
On n'essuie donc pas le khuff trop large, ni celui qui est déchiré sur l'équivalent du tiers du pied, même en cas de doute ; on essuie celui qui l'est sur moins que cela, si la déchirure reste jointe, de même que celui qui présente une petite ouverture.
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127
أَوْ غَسَلَ رِجْلَيْهِ فَلَبِسَهُمَا ثُمَّ كَمَّلَ أَوْ رِجْلًا فَأَدْخَلَهَا حَتَّى يَخْلَعَ الْمَلْبُوسَ قَبْلَ الْكَمَالِ
[On n'essuie pas non plus] si l'on a lavé ses pieds, chaussé ses khuff, puis achevé ses ablutions ; ou lavé un pied et l'a aussitôt chaussé [avant de laver l'autre] ; tant que l'on n'a pas retiré ce qui a été chaussé avant l'achèvement [de la purification].
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128
وَلَا مُحْرِمٌ لَمْ يَضْطَرَّ وَفِي خُفٍّ غُصِبَ تَرَدُّدٌ وَلَا لَابِسٌ لِمُجَرَّدِ الْمَسْحِ أَوْ لِيَنَامَ وَفِيهَا يُكْرَهُ
N'essuie pas non plus le pèlerin en état de sacralisation (muḥrim) qui n'y est pas contraint ; pour le khuff usurpé, il y a hésitation [des tardifs] ; ni celui qui ne l'a chaussé que pour essuyer, ou pour dormir ; et dans [la Mudawwana] : cela est déconseillé.
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129
وَكُرِهَ غَسْلُهُ وَتَكْرَارُهُ وَتَتَبُّعُ غُضُونِهِ وَبَطَلَ بِغُسْلٍ وَجَبَ وَبِخَرْقِهِ كَثِيرًا وَبِنَزْعِ أَكْثَرِ رِجْلٍ لِسَاقِ خُفِّهِ لَا الْعَقِبِ
Il est déconseillé de laver le khuff, de répéter l'essuyage et d'en suivre les plis. L'essuyage est annulé par un ghusl devenu obligatoire, par une large déchirure du khuff, et par le retrait de la plus grande partie du pied jusque dans la tige du khuff, non du seul talon.
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130
وَإِنْ نَزَعَهُمَا أَوْ أَعْلَيَيْهِ أَوْ أَحَدَهُمَا بَادَرَ لِلْأَسْفَلِ كَالْمُوَالَاةِ
S'il retire les deux khuff, ou les deux khuff du dessus, ou l'un d'eux, il se hâte [de laver ou d'essuyer] ce qui est dessous, selon la règle de l'enchaînement.
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131
وَإِنْ نَزَعَ رِجْلًا وَعَسُرَتْ الْأُخْرَى وَضَاقَ الْوَقْتُ فَفِي تَيَمُّمِهِ أَوْ مَسْحِهِ عَلَيْهِ أَوْ إنْ كَثُرَتْ قِيمَتُهُ وَإِلَّا مُزِّقَ أَقْوَالٌ
S'il a retiré un pied, que l'autre résiste et que le temps presse, doit-il faire le tayammum, ou essuyer ce khuff, ou l'essuyer seulement s'il a une grande valeur et sinon le déchirer ? Il y a là des avis.
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132
وَنُدِبَ نَزْعُهُ كُلَّ جُمُعَةٍ وَوَضْعُ يُمْنَاهُ عَلَى أَطْرَافِ أَصَابِعِهِ وَيُسْرَاهُ تَحْتَهَا وَيُمِرُّهُمَا لِكَعْبَيْهِ وَهَلْ الْيُسْرَى كَذَلِكَ أَوْ الْيُسْرَى فَوْقَهَا تَأْوِيلَانِ
Il est recommandé de le retirer chaque vendredi, et de poser la main droite sur le bout des orteils et la gauche dessous, puis de les faire glisser jusqu'aux chevilles. Fait-on de même pour le pied gauche, ou y place-t-on la main gauche dessus ? Il y a deux interprétations [de la Mudawwana].
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133
وَمَسْحُ أَعْلَاهُ وَأَسْفَلِهِ وَبَطَلَتْ إنْ تَرَكَ أَعْلَاهُ لَا أَسْفَلَهُ فَفِي الْوَقْتِ
[Il est recommandé] d'en essuyer [à la fois] le dessus et le dessous ; la prière est nulle si l'on a omis le dessus ; si l'on a omis le dessous, on la refait seulement dans son temps.
- Le tayammumفَصْلٌ فِي التَّيَمُّمِ
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134
يَتَيَمَّمُ ذُو مَرَضٍ وَسَفَرٍ أُبِيحَ لِفَرْضٍ وَنَفْلٍ وَحَاضِرٌ صَحَّ لِجِنَازَةٍ إنْ تَعَيَّنَتْ وَفَرْضٍ غَيْرِ جُمُعَةٍ وَلَا يُعِيدُ لَا سُنَّةٍ
Le malade et le voyageur dont le voyage est licite font le tayammum pour la prière obligatoire et pour la surérogatoire ; le résident en bonne santé le fait pour la prière funéraire si elle s'impose à lui seul et pour la prière obligatoire autre que la jumuʿa, sans avoir à la refaire ; non pour une sunna.
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135
إنْ عَدِمُوا مَاءً كَافِيًا أَوْ خَافُوا بِاسْتِعْمَالِهِ مَرَضًا أَوْ زِيَادَتَهُ أَوْ تَأَخُّرَ بُرْءٍ أَوْ عَطَشَ مُحْتَرَمٍ مَعَهُ أَوْ بِطَلَبِهِ تَلَفَ مَالٍ أَوْ خُرُوجَ وَقْتٍ كَعَدَمِ مُنَاوِلٍ أَوْ آلَةٍ وَهَلْ إنْ خَافَ فَوَاتَهُ بِاسْتِعْمَالِهِ خِلَافٌ
[Cela] s'ils manquent d'une eau suffisante, ou craignent, en l'employant, une maladie, son aggravation ou un retard de guérison, ou la soif d'un être digne d'égards qui est avec eux, ou craignent, en la cherchant, la perte d'un bien ou la sortie du temps [de la prière] ; de même s'ils manquent de quelqu'un pour la leur passer ou d'un instrument [pour la puiser]. En va-t-il de même si l'on craint que le temps ne s'écoule par l'emploi même de l'eau ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].
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136
وَجَازَ جِنَازَةٌ وَسُنَّةٌ وَمَسُّ مُصْحَفٍ وَقِرَاءَةٌ وَطَوَافٌ وَرَكْعَتَاهُ بِتَيَمُّمِ فَرْضٍ أَوْ نَفْلٍ إنْ تَأَخَّرَتْ لَا فَرْضٌ آخَرُ وَإِنْ قُصِدَا وَبَطَلَ الثَّانِي وَلَوْ مُشْتَرِكَةً لَا بِتَيَمُّمٍ لِمُسْتَحَبٍّ
Sont permis, avec le tayammum fait pour une prière obligatoire ou surérogatoire, la prière funéraire, une sunna, le toucher du muṣḥaf, la récitation, le ṭawāf et ses deux rakʿa, à condition de les faire après [elle] ; non une autre prière obligatoire, même si les deux ont été visées par l'intention : la seconde est nulle, fût-ce une prière qui partage son temps [avec la première, comme le ẓuhr et le ʿaṣr]. Rien de cela ne se fait avec un tayammum fait pour un acte [seulement] recommandé.
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137
وَلَزِمَ مُوَالَاتُهُ وَقَبُولُ هِبَةِ مَاءٍ لَا ثَمَنٍ أَوْ قَرْضُهُ وَأَخْذُهُ بِثَمَنٍ اُعْتِيدَ لَمْ يَحْتَجْ لَهُ وَإِنْ بِذِمَّتِهِ
Sont obligatoires l'enchaînement sans interruption du tayammum, l'acceptation d'un don d'eau, non d'un don de son prix, l'emprunt [de l'eau, ou de son prix pour qui peut rembourser], et son achat au prix habituel si l'on n'a pas besoin de cette somme, même à crédit.
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138
وَطَلَبُهُ لِكُلِّ صَلَاةٍ وَإِنْ تَوَهَّمَهُ لَا تَحَقَّقَ عَدَمَهُ طَلَبًا لَا يَشُقُّ بِهِ كَرُفْقَةٍ قَلِيلَةٍ أَوْ حَوْلَهُ مِنْ كَثِيرَةٍ إنْ جَهِلَ بُخْلَهُمْ بِهِ
[Est obligatoire aussi] la recherche de l'eau pour chaque prière, même si l'on en suppose seulement l'existence, non si l'on est certain qu'il n'y en a pas, d'une recherche qui ne cause pas de peine : auprès d'une petite caravane, ou de ceux qui sont autour de soi dans une grande, tant qu'on ne les sait pas avares de leur eau.
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139
وَنِيَّةُ اسْتِبَاحَةِ الصَّلَاةِ وَنِيَّةُ أَكْبَرَ إنْ كَانَ وَلَوْ تَكَرَّرَتْ وَلَا يَرْفَعُ الْحَدَثَ وَتَعْمِيمُ وَجْهِهِ وَكَفَّيْهِ لِكُوعَيْهِ وَنَزْعُ خَاتَمِهِ
Et l'intention de rendre la prière licite, en précisant le ḥadath majeur s'il y en a un, même si [le tayammum] se répète ; il ne lève pas le ḥadath. [Il faut aussi] couvrir tout le visage et les deux mains jusqu'aux poignets, et retirer sa bague.
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140
وَصَعِيدٌ طَهُرَ كَتُرَابٍ وَهُوَ الْأَفْضَلُ وَلَوْ نُقِلَ وَثَلْجٍ وَخَضْخَاضٍ وَفِيهَا جَفَّفَ يَدَيْهِ رُوِيَ بِجِيمٍ وَخَاءٍ وَجِصٍّ لَمْ يُطْبَخْ وَمَعْدِنٍ غَيْرِ نَقْدٍ وَجَوْهَرٍ وَمَنْقُولٍ كَشَبٍّ وَمِلْحٍ وَلِمَرِيضٍ حَائِطُ لَبِنٍ أَوْ حَجَرٍ لَا بِحَصِيرٍ وَخَشَبٍ
Et une surface terrestre pure : la terre, qui est préférable, même transportée ; la neige ; la boue liquide, et dans [la Mudawwana] : « il sèche ses mains », mot transmis avec un jīm [il les laisse sécher] ou avec un khāʾ [il les pose légèrement] ; le gypse non cuit ; le minerai, tel l'alun ou le sel, qui n'est ni or ni argent, ni pierre précieuse, ni déplacé [de son gisement] ; pour le malade, un mur de briques crues ou de pierre. Non sur une natte ni sur du bois.
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141
وَفِعْلُهُ فِي الْوَقْتِ فَالْآيِسُ أَوَّلَ الْمُخْتَارِ وَالْمُتَرَدِّدُ فِي لُحُوقِهِ أَوْ وُجُودِهِ وَسَطَهُ وَالرَّاجِي آخِرَهُ وَفِيهَا تَأْخِيرُهُ الْمَغْرِبَ لِلشَّفَقِ
[Il faut] le faire dans le temps [de la prière] : celui qui désespère [de l'eau], au début du temps de choix ; celui qui doute de pouvoir l'atteindre ou de son existence, au milieu ; celui qui l'espère, à la fin ; dans [la Mudawwana], ce dernier retarde le maghrib jusqu'à la disparition de la lueur du couchant.
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142
وَسُنَّ تَرْتِيبُهُ وَإِلَى الْمِرْفَقَيْنِ وَتَجْدِيدُ ضَرْبَةٍ لِيَدَيْهِ وَنُدِبَ تَسْمِيَةٌ وَبَدْءٌ بِظَاهِرِ يُمْنَاهُ بِيُسْرَاهُ إلَى الْمِرْفَقِ ثُمَّ مَسْحُ الْبَاطِنِ لِآخِرِ الْأَصَابِعِ ثُمَّ يُسْرَاهُ كَذَلِكَ
Sont sunna son ordre, [l'essuyage] jusqu'aux coudes et une seconde frappe [du sol] pour les mains. Sont recommandés la formule « au nom d'Allah » et le fait de commencer par le dos de la main droite avec la gauche jusqu'au coude, puis d'essuyer l'intérieur jusqu'au bout des doigts, puis de faire de même pour la gauche.
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143
وَبَطَلَ بِمُبْطِلِ الْوُضُوءِ وَبِوُجُودِ الْمَاءِ قَبْلَ الصَّلَاةِ لَا فِيهَا إلَّا نَاسِيَهُ وَيُعِيدُ الْمُقَصِّرُ فِي الْوَقْتِ وَصَحَّتْ إنْ لَمْ يُعِدْ
Il est annulé par ce qui annule le wuḍūʾ et par le fait de trouver de l'eau avant la prière, non pendant elle, sauf pour celui qui avait oublié [qu'il en avait]. Celui qui a été négligent [dans sa recherche] refait la prière dans son temps ; elle reste valide s'il ne la refait pas.
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144
كَوَاجِدِهِ بِقُرْبِهِ أَوْ رَحْلِهِ لَا إنْ ذَهَبَ رَحْلُهُ وَخَائِفِ لِصٍّ أَوْ سَبُعٍ وَمَرِيضٍ عَدِمَ مُنَاوِلًا وَرَاجٍ قَدَّمَ وَمُتَرَدِّدٍ فِي لُحُوقِهِ وَنَاسٍ ذَكَرَ بَعْدَهَا كَمُقْتَصِرٍ عَلَى كُوعَيْهِ لَا عَلَى ضَرْبَةٍ
[Refont de même dans le temps] celui qui trouve l'eau près de lui ou dans ses bagages, non si ses bagages s'étaient égarés ; celui qui a craint un voleur ou un fauve ; le malade qui n'avait personne pour lui passer l'eau ; celui qui espérait et a prié au début du temps ; celui qui doutait de pouvoir l'atteindre ; celui qui l'avait oubliée et s'en souvient après la prière ; de même celui qui s'est limité aux poignets, non celui qui s'est limité à une seule frappe.
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145
وَكَمُتَيَمِّمٍ عَلَى مُصَابِ بَوْلٍ وَأُوِّلَ بِالْمَشْكُوكِ وَبِالْمُحَقَّقِ وَاقْتَصَرَ عَلَى الْوَقْتِ لِلْقَائِلِ بِطَهَارَةِ الْأَرْضِ بِالْجَفَافِ
De même [refait dans le temps] celui qui a fait le tayammum sur un sol atteint d'urine, ce qui a été interprété comme visant le cas douteux, ou le cas certain [deux interprétations de la Mudawwana] ; on s'est limité au temps [de la prière] par égard pour celui qui tient le sol pour purifié par le séchage.
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146
وَمُنِعَ مَعَ عَدَمِ مَاءٍ تَقْبِيلُ مُتَوَضٍّ وَجِمَاعُ مُغْتَسِلٍ إلَّا لِطُولٍ وَإِنْ نَسِيَ إحْدَى الْخَمْسِ تَيَمَّمَ خَمْسًا
À défaut d'eau, il est interdit à celui qui a fait le wuḍūʾ d'embrasser [sa femme] et à celui qui a fait le ghusl d'avoir un rapport, sauf si [l'absence d'eau] doit durer. Celui qui a oublié l'une des cinq prières [sans savoir laquelle] fait cinq tayammum.
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147
وَقُدِّمَ ذُو مَاءٍ مَاتَ وَمَعَهُ جُنُبٌ إلَّا لِخَوْفِ عَطَشٍ كَكَوْنِهِ لَهُمَا وَضَمِنَ قِيمَتَهُ وَتَسْقُطُ صَلَاةٌ وَقَضَاؤُهَا بِعَدَمِ مَاءٍ وَصَعِيدٍ
Le possesseur de l'eau qui meurt a la priorité [pour son lavage] sur la personne en janāba qui est avec lui, sauf si celle-ci craint la soif ; de même si l'eau leur appartient à tous deux, [le vivant a la priorité] et il en doit la valeur [aux héritiers]. La prière et son rattrapage tombent pour qui n'a ni eau ni surface terrestre.
- L'essuyage sur la plaie, l'attelle ou le bandageفَصْلٌ فِي الْمَسْحِ عَلَى الْجُرْحِ أَوِ الْجَبِيرَةِ أَوِ الْعِصَابَةِ
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148
إنْ خِيفَ غَسْلُ جُرْحٍ كَالتَّيَمُّمِ مُسِحَ ثُمَّ جَبِيرَتُهُ ثُمَّ عِصَابَتُهُ كَفَصْدٍ وَمَرَارَةٍ وَقِرْطَاسِ صُدْغٍ وَعِمَامَةٍ خِيفَ بِنَزْعِهَا وَإِنْ بِغُسْلٍ أَوْ بِلَا طُهْرٍ
Si l'on craint [un dommage] à laver une plaie, de l'ordre de ce qui permet le tayammum, on l'essuie ; à défaut, son attelle ; à défaut, son bandage. De même pour une saignée, un fiel [posé sur un ongle brisé], un papier collé sur la tempe et un turban dont le retrait est à craindre ; cela même dans le ghusl, même si [l'attelle a été posée] sans pureté,
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149
وَانْتَشَرَتْ إنْ صَحَّ جُلُّ جَسَدِهِ أَوْ أَقَلُّهُ وَلَمْ يَضُرَّ غَسْلُهُ وَإِلَّا فَفَرْضُهُ التَّيَمُّمُ كَأَنْ قَلَّ جِدًّا كَيَدٍ وَإِنْ غَسَلَ أَجْزَأَ
et même si elle déborde [l'endroit atteint] ; à condition que la plus grande partie du corps soit saine, ou la plus petite, et que laver [la partie saine] ne nuise pas ; sinon, son obligation est le tayammum, comme lorsque [la partie saine] est très réduite, telle une main. S'il lave [malgré tout la plaie], cela suffit.
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150
وَإِنْ تَعَذَّرَ مَسُّهَا وَهِيَ بِأَعْضَاءِ تَيَمُّمِهِ تَرَكَهَا وَتَوَضَّأَ وَإِلَّا فَثَالِثُهَا يَتَيَمَّمُ إنْ كَثُرَ وَرَابِعُهَا يَجْمَعُهُمَا
S'il est impossible de la toucher et qu'elle se trouve sur les membres du tayammum, il la laisse et fait le wuḍūʾ ; si elle est ailleurs, [il y a quatre avis] : le troisième est qu'il fait le tayammum si [la partie atteinte] est la plus grande, et le quatrième qu'il réunit les deux [lavage et tayammum].
Les deux premiers avis, que le texte sous-entend : il fait le tayammum ; il lave ce qui est sain et laisse la plaie (ad-Dardīr).
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151
وَإِنْ نَزَعَهَا لِدَوَاءٍ أَوْ سَقَطَتْ وَإِنْ بِصَلَاةٍ قَطَعَ وَرَدَّهَا وَمَسَحَ وَإِنْ صَحَّ غَسَلَ وَمَسَحَ مُتَوَضٍّ رَأْسَهُ
S'il retire l'attelle pour un remède ou qu'elle tombe, fût-ce pendant la prière, il interrompt celle-ci, la remet et l'essuie ; s'il est guéri, il lave [l'endroit], et celui qui a le wuḍūʾ [et essuyait son turban] essuie sa tête.
- Les règles, les lochies et le sang de maladieفَصْلٌ فِي الْحَيْضِ وَالنِّفَاسِ وَالِاسْتِحَاضَةِ
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152
الْحَيْضُ دَمٌ كَصُفْرَةٍ أَوْ كُدْرَةٍ خَرَجَ بِنَفْسِهِ مِنْ قُبُلِ مَنْ تَحْمِلُ عَادَةً وَإِنْ دُفْعَةً
Les règles (ḥayḍ) sont un sang, ou un écoulement jaunâtre ou trouble, qui sort de lui-même du sexe d'une femme en âge de concevoir, fût-ce d'un seul jet.
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153
وَأَكْثَرُهُ لِمُبْتَدَأَةٍ نِصْفُ شَهْرٍ كَأَقَلِّ الطُّهْرِ وَلِمُعْتَادَةٍ ثَلَاثَةٌ اسْتِظْهَارًا عَلَى أَكْثَرِ عَادَتِهَا مَا لَمْ تُجَاوِزْهُ ثُمَّ هِيَ طَاهِرٌ
Leur durée maximale, pour celle qui les a pour la première fois, est d'un demi-mois, comme la durée minimale de la pureté ; pour celle qui a une habitude, trois jours de précaution (istiẓhār) au-delà du maximum de son habitude, sans dépasser [le demi-mois] ; elle est ensuite pure.
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154
وَلِحَامِلٍ بَعْدَ ثَلَاثَةِ أَشْهُرٍ النِّصْفُ وَنَحْوُهُ وَفِي سِتَّةٍ فَأَكْثَرَ عِشْرُونَ يَوْمًا وَنَحْوُهَا وَهَلْ مَا قَبْلَ الثَّلَاثَةِ كَمَا بَعْدَهَا أَوْ كَالْمُعْتَادَةِ قَوْلَانِ
Pour la femme enceinte, après trois mois, un demi-mois ou environ ; à six mois et plus, vingt jours ou environ. Avant trois mois, est-ce comme après, ou comme pour celle qui a une habitude ? Il y a deux avis.
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155
وَإِنْ تَقَطَّعَ طُهْرٌ لَفَّقَتْ أَيَّامَ الدَّمِ فَقَطْ عَلَى تَفْصِيلِهَا ثُمَّ هِيَ مُسْتَحَاضَةٌ وَتَغْتَسِلُ كُلَّمَا انْقَطَعَ وَتَصُومُ وَتُصَلِّي وَتُوطَأُ
Si la pureté est entrecoupée [de sang], elle additionne les seuls jours de sang, selon le détail propre à chaque cas ; elle est ensuite en istiḥāḍa. Elle fait le ghusl chaque fois que [le sang] cesse, elle jeûne, prie et a des rapports.
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156
وَالْمُمَيَّزُ بَعْدَ طُهْرٍ تَمَّ حَيْضٌ وَلَا تَسْتَظْهِرُ عَلَى الْأَصَحِّ وَالطُّهْرُ بِجُفُوفٍ أَوْ قَصَّةٍ وَهِيَ أَبْلَغُ لِمُعْتَادَتِهَا فَتَنْتَظِرُهَا لِآخِرِ الْمُخْتَارِ وَفِي الْمُبْتَدَأَةِ تَرَدُّدٌ
Le sang reconnaissable [comme sang de règles] qui survient après une pureté complète est des règles, sans jours de précaution, selon l'avis jugé le plus juste. La pureté se reconnaît à la sécheresse ou à l'écoulement blanc (qaṣṣa) ; celui-ci est plus probant pour celle qui en a l'habitude, qui l'attend jusqu'à la fin du temps de choix ; pour celle qui a ses règles pour la première fois, il y a hésitation [des tardifs].
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157
وَلَيْسَ عَلَيْهَا نَظَرُ طُهْرِهَا قَبْلَ الْفَجْرِ بَلْ عِنْدَ النَّوْمِ وَالصُّبْحِ
Elle n'a pas à vérifier sa pureté avant l'aube, mais au moment de dormir et à la prière du matin.
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158
وَمَنَعَ صِحَّةَ صَلَاةٍ وَصَوْمٍ وَوُجُوبَهُمَا وَطَلَاقًا وَبَدْءَ عِدَّةٍ وَوَطْءَ فَرْجٍ أَوْ تَحْتَ إزَارٍ وَلَوْ بَعْدَ نَقَاءٍ وَتَيَمُّمٍ وَرَفْعَ حَدَثِهَا وَلَوْ جَنَابَةً وَدُخُولَ مَسْجِدٍ فَلَا تَعْتَكِفُ وَلَا تَطُوفُ وَمَسَّ مُصْحَفٍ لَا قِرَاءَةً
[Le ḥayḍ] empêche la validité de la prière et du jeûne, et leur obligation ; la répudiation ; le début du délai de viduité (ʿidda) ; le rapport sexuel et [la jouissance de ce qui est] sous le pagne, même après l'arrêt du sang et un tayammum [tant qu'elle n'a pas fait le ghusl, contrairement à un autre avis] ; la levée de son ḥadath, fût-ce la janāba ; l'entrée dans la mosquée, de sorte qu'elle ne fait ni retraite ni ṭawāf ; et le toucher du muṣḥaf. Non la récitation.
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159
وَالنِّفَاسُ دَمٌ خَرَجَ لِلْوِلَادَةِ وَلَوْ بَيْنَ تَوْأَمَيْنِ وَأَكْثَرُهُ سِتُّونَ فَإِنْ تَخَلَّلَهُمَا فَنِفَاسَانِ وَتَقَطُّعُهُ وَمَنْعُهُ كَالْحَيْضِ وَوَجَبَ وُضُوءٌ بِهَادٍ وَالْأَظْهَرُ نَفْيُهُ
Les lochies (nifās) sont le sang qui sort à cause de l'accouchement, fût-ce entre deux jumeaux ; leur durée maximale est de soixante jours ; si [ces soixante jours] séparent les deux [naissances], ce sont deux nifās. Leur interruption et ce qu'elles empêchent sont comme pour les règles. Le liquide qui précède l'accouchement rend obligatoire le wuḍūʾ ; l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd] est qu'il ne le rend pas.