al-Mukhtaṣar, Khalīl
Le Mukhtaṣar de Khalīl ibn Isḥāq al-Jundī (m. 776 h) a été composé, dit son auteur, à la demande d’un groupe d’étudiants, « selon l’école de l’imam Mālik ibn Anas, en exposant ce sur quoi se donne la fatwa ». Il couvre toute la matière, de la purification aux successions, dans une langue d’une extrême concision. Dans son préambule, Khalīl explique les mots par lesquels il signale l’état de la doctrine : « dans [celle-ci] » renvoie à la Mudawwana, « le choix » à al-Lakhmī, « la prépondérance » à Ibn Yūnus, « l’apparence » à Ibn Rushd, « l’avis » à al-Māzarī ; « divergence », « deux avis » et « hésitation » marquent les questions disputées. Il ne se lit pas sans commentaire, et s’étudie avec un enseignant.
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Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens, relue une seconde fois passage par passage avec le commentaire d'ad-Dardīr ; les mots entre crochets explicitent ce que le texte sous-entend. Elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant : le Mukhtaṣar est traduit tel qu'il est, y compris là où les commentateurs retiennent un autre avis que celui du texte. Les intitulés développés des chapitres et des sections, le découpage en passages numérotés et la vocalisation complète sont ceux du site.
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Les compétitions qui préparent au jihādبَابٌ فِي أَحْكَامِ الْمُسَابَقَةِ الْمُعِينَةِ عَلَى الْجِهَادِ
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1087
الْمُسَابَقَةُ: بِجُعْلٍ فِي الْخَيْلِ وَالْإِبِلِ وَبَيْنَهُمَا وَالسَّهْمِ إنْ صَحَّ بَيْعُهُ عُيِّنَ الْمَبْدَأُ وَالْغَايَةُ وَالْمَرْكَبُ وَالرَّامِي وَعَدَدُ الْإِصَابَةِ وَنَوْعُهَا مِنْ خَزْقٍ أَوْ غَيْرِهِ
La compétition avec enjeu [est permise] entre chevaux, entre chameaux, entre les uns et les autres, et au tir à l'arc, si [l'enjeu] est une chose dont la vente est valide et que l'on fixe le départ, l'arrivée, la monture, le tireur, le nombre de coups au but et leur genre : flèche qui perce [la cible sans s'y ficher] ou autre.
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1088
وَأَخْرَجَهُ مُتَبَرِّعٌ أَوْ أَحَدُهُمَا فَإِنْ سَبَقَ غَيْرُهُ أَخَذَهُ وَإِنْ سَبَقَ هُوَ فَلِمَنْ حَضَرَ لَا إنْ أَخْرَجَا لِيَأْخُذَهُ السَّابِقُ وَلَوْ بِمُحَلِّلٍ يُمْكِنُ سَبْقُهُ
[L'enjeu] est fourni par un tiers bénévole, ou par l'un des deux : si l'autre l'emporte, il le prend ; si c'est lui qui l'emporte, il va à l'assistance. [Ce n'est] pas [permis] si tous deux misent pour que le vainqueur prenne [le tout], même avec un tiers (muḥallil) qui a des chances de l'emporter.
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1089
وَلَا يُشْتَرَطُ تَعْيِينُ السَّهْمِ وَالْوَتَرِ وَلَهُ مَا شَاءَ وَلَا مَعْرِفَةُ الْجَرْيِ وَالرَّاكِبِ وَلَمْ يُحْمَلْ صَبِيٌّ وَلَا اسْتِوَاءُ الْجُعْلِ أَوْ مَوْضِعُ الْإِصَابَةِ أَوْ تَسَاوِيهِمَا
Il n'est pas exigé de désigner la flèche ni la corde : chacun use de ce qu'il veut ; ni de connaître la course [des montures] ni le cavalier, mais [il est déconseillé] de faire monter un enfant ; ni que l'enjeu soit égal, ni que l'endroit à atteindre [soit le même], ni qu'ils soient à égalité [de distance ou de coups].
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1090
وَإِنْ عَرَضَ لِلسَّهْمِ عَارِضٌ أَوْ انْكَسَرَ أَوْ لِلْفَرَسِ ضَرْبُ وَجْهٍ أَوْ نَزْعُ سَوْطٍ: لَمْ يَكُنْ مَسْبُوقًا بِخِلَافِ تَضْيِيعِ السَّوْطِ أَوْ حَرَنِ الْفَرَسِ
Si la flèche rencontre un obstacle ou se brise, ou si le cheval est frappé à la tête ou que l'on arrache le fouet [au cavalier], celui-ci n'est pas tenu pour battu ; à la différence de la perte du fouet ou du cheval qui se bute.
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1091
وَجَازَ فِيمَا عَدَاهُ مَجَّانًا وَالِافْتِخَارُ عِنْدَ الرَّمْيِ وَالرَّجَزُ وَالتَّسْمِيَةُ وَالصِّيَاحُ وَالْأَحَبُّ ذِكْرُ اللَّهِ تَعَالَى لَا حَدِيثُ الرَّامِي وَلَزِمَ الْعَقْدُ كَالْإِجَارَةِ
[La compétition] est permise pour tout le reste, sans enjeu. [Sont permis,] au moment du tir, de se vanter, de déclamer des vers (rajaz), de se nommer et de crier ; ce qui est préférable est l'évocation d'Allah, exalté soit-Il, non les [autres] propos du tireur. Le contrat est obligatoire, comme le louage.