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Échap
مختصر خليل

al-Mukhtaṣar, Khalīl

· VIIIe s. h.
Avancé

Le Mukhtaṣar de Khalīl ibn Isḥāq al-Jundī (m. 776 h) a été composé, dit son auteur, à la demande d’un groupe d’étudiants, « selon l’école de l’imam Mālik ibn Anas, en exposant ce sur quoi se donne la fatwa ». Il couvre toute la matière, de la purification aux successions, dans une langue d’une extrême concision. Dans son préambule, Khalīl explique les mots par lesquels il signale l’état de la doctrine : « dans [celle-ci] » renvoie à la Mudawwana, « le choix » à al-Lakhmī, « la prépondérance » à Ibn Yūnus, « l’apparence » à Ibn Rushd, « l’avis » à al-Māzarī ; « divergence », « deux avis » et « hésitation » marquent les questions disputées. Il ne se lit pas sans commentaire, et s’étudie avec un enseignant.

Le texte est affiché chapitre par chapitre, en arabe et en français. Dans chaque chapitre, cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés. La recherche du site parcourt l’ouvrage entier.

Le texte, en arabe et en français

Traduction de sens, relue une seconde fois passage par passage avec le commentaire d'ad-Dardīr ; les mots entre crochets explicitent ce que le texte sous-entend. Elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant : le Mukhtaṣar est traduit tel qu'il est, y compris là où les commentateurs retiennent un autre avis que celui du texte. Les intitulés développés des chapitres et des sections, le découpage en passages numérotés et la vocalisation complète sont ceux du site.

284 passages

Sommaire · 61 parties · partie 3
  1. Préambule de l'auteur§ 1 à 18
  2. Les règles de la purification et ce qui s'y rattache§ 19 à 159
  3. Les règles de la prière§ 160 à 443
  4. Les règles de la zakāt§ 444 à 584
  5. Les règles du jeûne§ 585 à 649
  6. Les règles du pèlerinage (ḥajj) et de la ʿumra§ 650 à 845
  7. L'abattage rituel§ 846 à 881
  8. Le sacrifice de l'Aïd (uḍḥiya) et la ʿaqīqa§ 882 à 904
  9. Le serment§ 905 à 1002
  10. Les règles du jihād§ 1003 à 1086
  11. Les compétitions qui préparent au jihād§ 1087 à 1091
  12. Les particularités du Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue§ 1092 à 1096
  13. Le mariage et ce qui s'y rattache§ 1097 à 1327
  14. Le khulʿ et ce qui s'y rattache§ 1328 à 1444
  15. L'īlāʾ et ce qui s'y rattache§ 1445 à 1458
  16. Le ẓihār, ses règles et ce qui s'y rattache§ 1459 à 1482
  17. Le liʿān et ce qui s'y rattache§ 1483 à 1507
  18. La ʿidda§ 1508 à 1572
  19. Les règles de l'allaitement§ 1573 à 1585
  20. L'entretien dû par le mariage, la propriété et la parenté§ 1586 à 1646
  21. Les règles de la vente : conditions de validité et de force obligatoire§ 1647 à 1935
  22. Les règles du salam§ 1936 à 1991
  23. Les règles du gage§ 1992 à 2045
  24. Les dettes qui absorbent les biens du débiteur, et la faillite§ 2046 à 2091
  25. Les causes de l'interdiction, ses règles et ce qui s'y rattache§ 2092 à 2116
  26. Les règles des différentes sortes de transaction§ 2117 à 2138
  27. Les conditions de la délégation de créance et ce qui s'y rattache§ 2139 à 2144
  28. Le cautionnement et ses sortes§ 2145 à 2172
  29. La nature de l'association, ses sortes et ses règles§ 2173 à 2221
  30. Les règles du mandat (wakāla)§ 2222 à 2267
  31. Les règles de l'aveu (iqrār)§ 2268 à 2309
  32. Les règles du dépôt (wadīʿa)§ 2310 à 2331
  33. Les règles du prêt à usage (ʿāriyya)§ 2332 à 2344
  34. L'usurpation (ghaṣb) : sa définition et ses règles§ 2345 à 2382
  35. La préemption (shufʿa) : sa définition et ses règles§ 2383 à 2415
  36. Les règles du partage (qisma)§ 2416 à 2438
  37. Les règles de la commandite (qirāḍ)§ 2439 à 2467
  38. Les règles de la musāqāt§ 2468 à 2488
  39. Les règles de la mughārasa§ 2489 à 2505
  40. Les règles du louage et de la location§ 2506 à 2598
  41. Les règles de la promesse de récompense et de ce qui s'y rattache§ 2599 à 2607
  42. La mise en valeur des terres mortes§ 2608 à 2623
  43. Les règles du waqf§ 2624 à 2656
  44. Les règles de la donation et de ce qui s'y rattache§ 2657 à 2685
  45. L'objet trouvé, la bête égarée, l'esclave fugitif et l'enfant trouvé§ 2686 à 2710
  46. Les conditions de la judicature et ses règles§ 2711 à 2763
  47. Les règles du témoignage§ 2764 à 2918
  48. Les règles du sang et du talion, et ce qui s'y rattache§ 2919 à 3043
  49. La définition des rebelles et leurs règles§ 3044 à 3048
  50. La nature de l'apostasie et ses règles§ 3049 à 3076
  51. La peine de la fornication et ce qui s'y rattache§ 3077 à 3095
  52. L'accusation calomnieuse de fornication (qadhf)§ 3096 à 3108
  53. Le vol et ce qui s'y rattache§ 3109 à 3134
  54. Le brigand (muḥārib) et ses règles§ 3135 à 3143
  55. La peine de celui qui boit du vin§ 3144 à 3154
  56. L'affranchissement et ce qui s'y rattache§ 3155 à 3188
  57. Le tadbīr (affranchissement prenant effet à la mort du maître) et ses règles§ 3189 à 3204
  58. La kitāba (contrat d'affranchissement par versements) et le mukātab§ 3205 à 3242
  59. L'umm walad (esclave mère d'un enfant de son maître)§ 3243 à 3268
  60. Le testament (waṣiyya)§ 3269 à 3332
  61. Les successions (farāʾiḍ)§ 3333 à 3402

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Les règles de la prièreبَابٌ فِي أَحْكَامِ الصَّلَاةِ

  1. 160

    الْوَقْتُ الْمُخْتَارُ لِلظُّهْرِ مِنْ زَوَالِ الشَّمْسِ لِآخِرِ الْقَامَةِ بِغَيْرِ ظِلِّ الزَّوَالِ وَهُوَ أَوَّلُ وَقْتِ الْعَصْرِ لِلِاصْفِرَارِ وَاشْتَرَكَا بِقَدْرِ إحْدَاهُمَا وَهَلْ فِي آخِرِ الْقَامَةِ الْأُولَى أَوْ أَوَّلِ الثَّانِيَةِ خِلَافٌ

    Le temps de choix (mukhtār) du ẓuhr va du passage du soleil au zénith jusqu'à la fin de la première « taille » [moment où l'ombre d'un objet égale sa hauteur], sans compter l'ombre du zénith ; c'est le début du temps du ʿaṣr, qui va jusqu'au jaunissement du soleil. Les deux ont en commun la durée de l'une d'elles : est-ce à la fin de la première taille ou au début de la seconde ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].

  2. 161

    وَلِلْمَغْرِبِ غُرُوبُ الشَّمْسِ يُقَدَّرُ بِفِعْلِهَا بَعْدَ شُرُوطِهَا وَلِلْعِشَاءِ مِنْ غُرُوبِ حُمْرَةِ الشَّفَقِ لِلثُّلُثِ الْأَوَّلِ وَلِلصُّبْحِ مِنْ الْفَجْرِ الصَّادِقِ لِلْإِسْفَارِ الْأَعْلَى وَهِيَ الْوُسْطَى

    Pour le maghrib, c'est le coucher du soleil, [le temps] étant évalué à ce qu'il faut pour l'accomplir après [avoir réuni] ses conditions ; pour le ʿishāʾ, de la disparition de la rougeur du couchant jusqu'au premier tiers [de la nuit] ; pour le ṣubḥ, de l'aube véritable jusqu'à la pleine clarté, et c'est elle la « prière médiane ».

  3. 162

    وَإِنْ مَاتَ وَسَطَ الْوَقْتِ بِلَا أَدَاءٍ لَمْ يَعْصِ إلَّا أَنْ يَظُنَّ الْمَوْتَ وَالْأَفْضَلُ لِفَذٍّ تَقْدِيمُهَا مُطْلَقًا وَعَلَى جَمَاعَةٍ آخِرَهُ وَلِلْجَمَاعَةِ تَقْدِيمُ غَيْرِ الظُّهْرِ وَتَأْخِيرُهَا لِرُبْعِ الْقَامَةِ وَيُزَادُ لِشِدَّةِ الْحَرِّ وَفِيهَا نُدِبَ تَأْخِيرُ الْعِشَاءِ قَلِيلًا

    Celui qui meurt au milieu du temps sans avoir prié n'a pas désobéi, sauf s'il pensait mourir. Pour celui qui prie seul, le mieux est de prier au début du temps dans tous les cas, plutôt qu'avec un groupe [espéré] à la fin du temps. Pour le groupe, le mieux est de prier au début, sauf le ẓuhr, qu'on retarde d'un quart de taille, et davantage en cas de forte chaleur ; dans [la Mudawwana], il est recommandé [aux gens des faubourgs et aux postes de garde] de retarder un peu le ʿishāʾ.

  4. 163

    وَإِنْ شَكَّ فِي دُخُولِ الْوَقْتِ لَمْ تُجْزِ وَلَوْ وَقَعَتْ فِيهِ وَالضَّرُورِيُّ بَعْدَ الْمُخْتَارِ لِلطُّلُوعِ فِي الصُّبْحِ وَلِلْغُرُوبِ فِي الظُّهْرَيْنِ وَلِلْفَجْرِ فِي الْعِشَاءَيْنِ

    Celui qui a prié en doutant que le temps fût entré n'est pas acquitté, même si la prière est tombée dedans. Le temps de nécessité (ḍarūrī) suit le temps de choix : jusqu'au lever du soleil pour le ṣubḥ, jusqu'à son coucher pour le ẓuhr et le ʿaṣr, jusqu'à l'aube pour le maghrib et le ʿishāʾ.

  5. 164

    وَتُدْرَكُ فِيهِ الصُّبْحُ بِرَكْعَةٍ لَا أَقَلَّ وَالْكُلُّ أَدَاءٌ وَالظُّهْرَانِ وَالْعِشَاءَانِ بِفَضْلِ رَكْعَةٍ عَنْ الْأُولَى لَا الْأَخِيرَةِ كَحَاضِرٍ سَافَرَ وَقَادِمٍ

    On y atteint le ṣubḥ par une rakʿa, pas moins, et le tout est accompli dans le temps (adāʾ). Le ẓuhr et le ʿaṣr, le maghrib et le ʿishāʾ [s'atteignent ensemble] s'il reste [le temps d']une rakʿa en plus de la première [des deux], non en plus de la dernière ; de même pour le résident qui part en voyage et le voyageur qui arrive.

  6. 165

    وَأَثِمَ إلَّا لِعُذْرٍ بِكُفْرٍ وَإِنْ بِرِدَّةٍ وَصِبًا وَإِغْمَاءٍ وَجُنُونٍ وَنَوْمٍ وَغَفْلَةٍ كَحَيْضٍ لَا سُكْرٍ وَالْمَعْذُورُ وَغَيْرُ كَافِرٍ يُقَدَّرُ لَهُ الطُّهْرُ

    [Celui qui prie dans le temps de nécessité] est en faute, sauf excuse : mécréance, fût-ce par apostasie, enfance, évanouissement, folie, sommeil et oubli, de même que les règles ; non l'ivresse. Pour l'excusé, hormis le mécréant, on compte [dans le temps restant] le temps de la purification.

  7. 166

    وَإِنْ ظَنَّ إدْرَاكَهُمَا فَرَكَعَ فَخَرَجَ الْوَقْتُ قَضَى الْأَخِيرَةَ وَإِنْ تَطَهَّرَ فَأَحْدَثَ أَوْ تَبَيَّنَ عَدَمُ طَهُورِيَّةِ الْمَاءِ أَوْ ذَكَرَ مَا يُرَتَّبُ فَالْقَضَاءُ وَأَسْقَطَ عُذْرٌ حَصَلَ غَيْرُ نَوْمٍ وَنِسْيَانٍ الْمُدْرَكَ

    [L'excusé] qui pense atteindre les deux prières, fait une rakʿa, puis voit le temps sortir, rattrape la dernière [seulement]. S'il s'est purifié puis a eu un ḥadath, ou s'il apparaît que l'eau n'était pas purifiante, ou s'il se souvient d'une prière qui doit passer avant [et que le temps sort ainsi], il doit le rattrapage. Une excuse qui survient, autre que le sommeil et l'oubli, fait tomber la prière [dont le temps aurait été] atteint.

  8. 167

    وَأُمِرَ صَبِيٌّ بِهَا لِسَبْعٍ وَضُرِبَ لِعَشْرٍ وَمُنِعَ نَفْلٌ وَقْتَ طُلُوعِ شَمْسٍ وَغُرُوبِهَا وَخُطْبَةِ جُمُعَةٍ وَكُرِهَ بَعْدَ فَجْرٍ وَفَرْضِ عَصْرٍ إلَى أَنْ تَرْتَفِعَ قِيدَ رُمْحٍ وَتُصَلَّى الْمَغْرِبُ

    On ordonne la prière à l'enfant à sept ans et on le frappe [pour elle] à dix. La prière surérogatoire est interdite au lever du soleil, à son coucher et pendant le sermon du vendredi ; elle est déconseillée après l'aube et après la prière du ʿaṣr, jusqu'à ce que le soleil s'élève de la hauteur d'une lance et jusqu'à ce que le maghrib soit prié.

  9. 168

    إلَّا رَكْعَتَيْ الْفَجْرِ وَالْوِرْدَ قَبْلَ الْفَرْضِ لِنَائِمٍ عَنْهُ وَجِنَازَةً وَسُجُودَ تِلَاوَةٍ قَبْلَ إسْفَارٍ وَاصْفِرَارٍ وَقَطَعَ مُحْرِمٌ بِوَقْتِ نَهْيٍ

    Sauf les deux rakʿa de l'aube, la récitation nocturne habituelle (wird) avant la prière obligatoire pour celui qui a dormi sans la faire, la prière funéraire et la prosternation de récitation avant la pleine clarté et avant le jaunissement. Celui qui a commencé [une surérogatoire] en un temps interdit l'interrompt.

  10. 169

    وَجَازَتْ بِمَرْبِضِ بَقَرٍ أَوْ غَنَمٍ كَمَقْبَرَةٍ وَلَوْ لِمُشْرِكٍ وَمَزْبَلَةٍ وَمَحَجَّةٍ وَمَجْزَرَةٍ إنْ أُمِنَتْ مِنْ النَّجِسِ وَإِلَّا فَلَا إعَادَةَ عَلَى الْأَحْسَنِ إنْ لَمْ تَتَحَقَّقْ وَكُرِهَتْ بِكَنِيسَةٍ وَلَمْ تُعَدْ وَبِمَعْطِنِ إبِلٍ وَلَوْ أَمِنَ وَفِي الْإِعَادَةِ قَوْلَانِ

    La prière est permise dans un parc à bovins ou à moutons, de même que dans un cimetière, fût-ce de polythéistes, sur un dépotoir, au milieu d'une route et dans un abattoir, si l'on est sûr qu'il n'y a pas d'impureté ; sinon [en cas de doute], pas de reprise [obligatoire, mais une reprise dans le temps], selon l'avis jugé le plus juste, tant que [l'impureté] n'est pas avérée. Elle est déconseillée dans une église, sans qu'on la refasse, et dans un parc à chameaux, même si l'on est sûr [de la propreté] ; sur [la manière de] la refaire, il y a deux avis.

  11. 170

    وَمَنْ تَرَكَ فَرْضًا أُخِّرَ لِبَقَاءِ رَكْعَةٍ بِسَجْدَتَيْهَا مِنْ الضَّرُورِيِّ وَقُتِلَ بِالسَّيْفِ حَدًّا وَلَوْ قَالَ أَنَا أَفْعَلُ وَصَلَّى عَلَيْهِ غَيْرُ فَاضِلٍ وَلَا يُطْمَسُ قَبْرُهُ لَا فَائِتَةً عَلَى الْأَصَحِّ وَالْجَاحِدُ كَافِرٌ

    Celui qui délaisse une prière obligatoire, on attend jusqu'à ce qu'il ne reste du temps de nécessité que de quoi faire une rakʿa avec ses deux prosternations, puis il est mis à mort par le sabre, à titre de peine légale, même s'il dit « je vais la faire » ; une personne sans mérite particulier prie sur lui, et sa tombe n'est pas effacée. Non pour une prière manquée, selon l'avis jugé le plus juste. Celui qui nie [l'obligation de la prière] est mécréant.

  12. L'appel à la prière, l'iqāma et ce qui s'y rattacheفَصْلٌ فِي الْأَذَانِ وَالْإِقَامَةِ وَمَا يَتَعَلَّقُ بِهَا
  13. 171

    سُنَّ الْأَذَانُ لِجَمَاعَةٍ طَلَبَتْ غَيْرَهَا فِي فَرْضٍ وَقْتِيٍّ وَلَوْ جُمُعَةً وَهُوَ مُثَنًّى وَلَوْ الصَّلَاةُ خَيْرٌ مِنْ النَّوْمِ مُرَجَّعُ الشَّهَادَتَيْنِ بِأَرْفَعَ مِنْ صَوْتِهِ أَوَّلًا مَجْزُومٌ بِلَا فَصْلٍ وَلَوْ بِإِشَارَةٍ لِكَسَلَامٍ وَبَنَى إنْ لَمْ يَطُلْ

    L'appel à la prière (adhān) est sunna pour un groupe qui cherche à en attirer d'autres, pour une prière obligatoire dans son temps, fût-ce la jumuʿa. Ses formules sont doubles, même « la prière vaut mieux que le sommeil » [contrairement à un autre avis] ; les deux attestations sont répétées d'une voix plus forte qu'au début ; les finales sont sans voyelle ; sans interruption, fût-ce par un geste pour répondre à un salut ; s'il s'interrompt, il reprend où il en était si cela n'a pas duré.

  14. 172

    غَيْرُ مُقَدَّمٍ عَلَى الْوَقْتِ إلَّا الصُّبْحَ فَبِسُدُسِ اللَّيْلِ الْأَخِيرِ وَصِحَّتُهُ بِإِسْلَامٍ وَعَقْلٍ وَذُكُورَةٍ وَبُلُوغٍ

    Il n'est pas fait avant l'entrée du temps, sauf pour le ṣubḥ, au dernier sixième de la nuit. Sa validité requiert l'islam, la raison, le sexe masculin et la puberté.

  15. 173

    وَنُدِبَ مُتَطَهِّرٌ صَيِّتٌ مُرْتَفِعٌ قَائِمٌ إلَّا لِعُذْرٍ مُسْتَقْبِلٌ إلَّا لِإِسْمَاعٍ وَحِكَايَتُهُ لِسَامِعِهِ لِمُنْتَهَى الشَّهَادَتَيْنِ مَثْنَى وَلَوْ مُتَنَفِّلًا لَا مُفْتَرِضًا

    Il est recommandé que le muezzin soit en état de pureté, ait une belle voix, se tienne en un lieu élevé, debout sauf excuse, tourné vers la qibla sauf pour se faire entendre ; et que celui qui l'entend le répète, jusqu'à la fin des deux attestations, en formules doubles, même pendant une prière surérogatoire, non pendant une obligatoire.

  16. 174

    وَأَذَانُ فَذٍّ إنْ سَافَرَ لَا جَمَاعَةٍ لَمْ تَطْلُبْ غَيْرَهَا عَلَى الْمُخْتَارِ وَجَازَ أَعْمَى وَتَعَدُّدُهُ وَتَرَتُّبُهُمْ إلَّا الْمَغْرِبَ وَجَمْعُهُمْ كُلٌّ عَلَى أَذَانِهِ

    [Est recommandé] l'appel de celui qui prie seul, s'il voyage ; non celui d'un groupe qui ne cherche pas à en attirer d'autres, selon l'avis choisi [par al-Lakhmī]. Sont permis l'aveugle comme muezzin, la pluralité de muezzins, qu'ils se suivent, sauf pour le maghrib, et qu'ils appellent ensemble, chacun selon son propre appel.

  17. 175

    وَإِقَامَةُ غَيْرِ مَنْ أَذَّنَ وَحِكَايَتُهُ قَبْلَهُ وَأُجْرَةٌ عَلَيْهِ أَوْ مَعَ صَلَاةٍ وَكُرِهَ عَلَيْهَا وَسَلَامٌ عَلَيْهِ كَمُلَبٍّ وَإِقَامَةُ رَاكِبٍ أَوْ مُعِيدٍ لِصَلَاتِهِ كَأَذَانِهِ

    [Sont permis] que l'iqāma soit faite par un autre que le muezzin ; que l'auditeur le répète en le devançant ; et un salaire pour l'appel, ou pour l'appel joint à la prière. Il est déconseillé [de prendre un salaire] pour la prière seule, de saluer le muezzin, comme [de saluer] celui qui prononce la talbiya [du pèlerinage], et que l'iqāma soit faite par quelqu'un qui est sur sa monture ou par celui qui refait sa prière [pour le mérite du groupe], comme l'appel de ce dernier.

  18. 176

    وَتُسَنُّ إقَامَةٌ مُفْرَدَةٌ وَثُنِّيَ تَكْبِيرُهَا لِفَرْضٍ وَإِنْ قَضَاءً وَصَحَّتْ وَلَوْ تُرِكَتْ عَمْدًا وَإِنْ أَقَامَتْ الْمَرْأَةُ سِرًّا فَحَسَنٌ وَلْيُقَمْ مَعَهَا أَوْ بَعْدَهَا بِقَدْرِ الطَّاقَةِ

    L'iqāma, à formules simples, le takbīr étant doublé, est sunna pour la prière obligatoire, fût-elle rattrapée ; la prière est valide même si on l'a omise volontairement. Si la femme fait l'iqāma à voix basse, c'est bien. Et qu'on se lève avec elle ou après elle, selon ses forces.

  19. Les conditions de validité de la prière : pureté du ḥadath et de la souillureفَصْلٌ فِي شُرُوطِ صِحَّةِ الصَّلَاةِ طَهَارَةِ الْحَدَثِ وَالْخَبَثِ
  20. 177

    شُرِطَ لِصَلَاةٍ طَهَارَةُ حَدَثٍ وَخَبَثٍ وَإِنْ رَعَفَ قَبْلَهَا وَدَامَ أَخَّرَ لِآخِرِ الِاخْتِيَارِيِّ وَصَلَّى أَوْ فِيهَا وَإِنْ عِيدًا أَوْ جِنَازَةً وَظَنَّ دَوَامَهُ لَهُ أَتَمَّهَا إنْ لَمْ يُلَطِّخْ فَرْشَ مَسْجِدٍ وَأَوْمَأَ لِخَوْفِ تَأَذِّيهِ أَوْ تَلَطُّخِ ثَوْبِهِ لَا جَسَدِهِ

    La prière a pour condition la pureté du ḥadath et de la souillure. Celui qui saigne du nez avant la prière et dont le saignement persiste retarde jusqu'à la fin du temps de choix, puis prie. Si cela survient pendant la prière, fût-ce celle de la fête ou la prière funéraire, et qu'il pense que le saignement durera jusqu'à la fin [du temps de choix], il l'achève pourvu qu'il ne tache pas ce qui couvre le sol d'une mosquée [nattes ou dallage] ; il prie par gestes s'il craint que cela lui nuise ou de tacher son vêtement, non [s'il craint de tacher] son corps.

  21. 178

    وَإِنْ لَمْ يَظُنَّ وَرَشَحَ فَتَلَهُ بِأَنَامِلِ يُسْرَاهُ فَإِنْ زَادَ عَنْ دِرْهَمٍ قَطَعَ كَأَنْ لَطَّخَهُ أَوْ خَشِيَ تَلَوُّثَ مَسْجِدٍ وَإِلَّا فَلَهُ الْقَطْعُ وَنُدِبَ الْبِنَاءُ

    S'il ne le pense pas et que le sang suinte, il le roule entre les doigts de la main gauche ; s'il dépasse [la surface d']un dirham, il interrompt la prière, de même s'il l'a taché ou craint de souiller la mosquée ; sinon [s'il coule ou goutte sans le tacher], il peut l'interrompre, mais il lui est recommandé de la poursuivre [après s'être lavé].

  22. 179

    فَيَخْرُجُ مُمْسِكَ أَنْفِهِ لِيَغْسِلَ إنْ لَمْ يُجَاوِزْ أَقْرَبَ مَكَانٍ مُمْكِنٍ قَرُبَ وَيَسْتَدْبِرْ قِبْلَةً بِلَا عُذْرٍ وَيَطَأْ نَجَسًا وَيَتَكَلَّمْ وَلَوْ سَهْوًا وَإِنْ كَانَ بِجَمَاعَةٍ وَاسْتَخْلَفَ الْإِمَامُ وَفِي بِنَاءِ الْفَذِّ خِلَافٌ

    Il sort alors en se tenant le nez pour aller se laver, à condition de ne pas dépasser l'endroit possible le plus proche, qui doit être proche, de ne pas tourner le dos à la qibla sans excuse, de ne pas marcher sur une impureté, de ne pas parler, même par inadvertance, et d'avoir été en groupe ; l'imam [qui saigne] désigne un remplaçant. Sur la poursuite pour celui qui prie seul, il y a divergence [sur l'avis à retenir].

  23. 180

    وَإِذَا بَنَى لَمْ يَعْتَدَّ إلَّا بِرَكْعَةٍ كَمُلَتْ وَأَتَمَّ مَكَانَهُ إنْ ظَنَّ فَرَاغَ إمَامِهِ وَأَمْكَنَ وَإِلَّا فَالْأَقْرَبُ إلَيْهِ وَإِلَّا بَطَلَتْ وَرَجَعَ إنْ ظَنَّ بَقَاءَهُ أَوْ شَكَّ وَلَوْ بِتَشَهُّدٍ

    Quand il poursuit, il ne compte que la rakʿa achevée. Il termine sur place s'il pense que l'imam a fini et que c'est possible ; sinon, à l'endroit le plus proche du lieu [où il s'est lavé], faute de quoi la prière est nulle. Il revient [auprès de l'imam] s'il pense que celui-ci est encore en prière, ou en cas de doute, ne dût-il le rejoindre qu'au tashahhud.

  24. 181

    وَفِي الْجُمُعَةِ مُطْلَقًا لِأَوَّلِ الْجَامِعِ وَإِلَّا بَطَلَتَا وَإِنْ لَمْ يُتِمَّ رَكْعَةً فِي الْجُمُعَةِ ابْتَدَأَ ظُهْرًا بِإِحْرَامٍ

    Pour la jumuʿa, il revient dans tous les cas, [au moins] jusqu'à l'entrée de la grande mosquée ; s'il ne revient pas [quand il le devait], la prière, dans le premier cas, et la jumuʿa, dans le second, sont nulles. S'il n'a pas achevé une rakʿa de la jumuʿa, il commence un ẓuhr avec un nouveau takbīr d'entrée.

  25. 182

    وَسَلَّمَ وَانْصَرَفَ إنْ رَعَفَ بَعْدَ سَلَامِ إمَامِهِ لَا قَبْلَهُ وَلَا يَبْنِي بِغَيْرِهِ كَظَنِّهِ فَخَرَجَ فَظَهَرَ نَفْيُهُ وَمَنْ ذَرَعَهُ قَيْءٌ لَمْ تَبْطُلْ صَلَاتُهُ

    Il fait le salām et s'en va si le saignement survient après le salām de l'imam, non avant. On ne poursuit pas pour un autre motif, ni pour celui qui a cru saigner, est sorti, puis a constaté qu'il n'en était rien. Celui qui est pris d'un vomissement involontaire, sa prière n'est pas nulle.

  26. 183

    وَإِذَا اجْتَمَعَ بِنَاءٌ وَقَضَاءٌ لِرَاعِفٍ أَدْرَكَ الْوُسْطَيَيْنِ أَوْ إحْدَاهُمَا أَوْ لِحَاضِرٍ أَدْرَكَ ثَانِيَةَ صَلَاةِ مُسَافِرٍ أَوْ خَوْفٍ بِحَضَرٍ قَدَّمَ الْبِنَاءَ وَجَلَسَ فِي آخِرَةِ الْإِمَامِ وَلَوْ لَمْ تَكُنْ ثَانِيَتَهُ

    Quand se réunissent une poursuite et un rattrapage, pour celui qui saigne du nez et a atteint les deux rakʿa médianes ou l'une d'elles, ou pour le résident qui a atteint la seconde rakʿa de la prière d'un voyageur ou d'une prière de la peur en résidence, il fait d'abord la poursuite et s'assied à la dernière [rakʿa] de l'imam, même si ce n'est pas sa propre seconde.

  27. La couverture de la ʿawra et la nature de ce qui la couvreفَصْلٌ فِي سَتْرِ الْعَوْرَةِ وَصِفَةِ السَّاتِرِ
  28. 184

    هَلْ سَتْرُ عَوْرَتِهِ بِكَثِيفٍ وَإِنْ بِإِعَارَةٍ أَوْ طَلَبٍ أَوْ نَجَسٍ وَحْدَهُ كَحَرِيرٍ وَهُوَ مُقَدَّمٌ شَرْطٌ إنْ ذَكَرَ وَقَدَرَ وَإِنْ بِخَلْوَةٍ لِلصَّلَاةِ خِلَافٌ

    Couvrir sa ʿawra [la partie du corps qui doit être dissimulée] avec [un vêtement] épais, fût-ce par un emprunt ou en le demandant, ou avec [un vêtement] impur si l'on n'a que lui, comme avec de la soie, celle-ci passant avant [le vêtement impur], est-ce une condition [de validité] de la prière, si l'on y pense et que l'on en a la possibilité, même dans un lieu retiré, [ou une simple obligation] ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].

  29. 185

    وَهِيَ مِنْ رَجُلٍ وَأَمَةٍ وَإِنْ بِشَائِبَةٍ وَحُرَّةٍ مَعَ امْرَأَةٍ مَا بَيْنَ سُرَّةٍ وَرُكْبَةٍ وَمَعَ أَجْنَبِيٍّ غَيْرُ الْوَجْهِ وَالْكَفَّيْنِ

    Elle est, pour l'homme, pour l'esclave femme, même si sa condition est mêlée [d'un élément de liberté], et pour la femme libre devant une autre femme, ce qui va du nombril au genou ; [pour la femme libre] devant un homme étranger, tout sauf le visage et les mains.

  30. 186

    وَأَعَادَتْ لِصَدْرِهَا وَأَطْرَافِهَا بِوَقْتٍ كَكَشْفِ أَمَةٍ فَخْذًا لَا رَجُلٍ وَمَعَ مَحْرَمٍ غَيْرَ الْوَجْهِ وَالْأَطْرَافِ

    Elle refait [la prière] dans le temps pour [avoir découvert] sa poitrine ou ses extrémités [cheveux, bras, pieds], comme l'esclave qui a découvert sa cuisse ; non l'homme [qui a découvert la sienne]. Devant un maḥram [proche parent qu'elle ne peut épouser], [sa ʿawra est] tout sauf le visage et les extrémités.

  31. 187

    وَتَرَى مِنْ الْأَجْنَبِيِّ مَا يَرَاهُ مِنْ مَحْرَمِهِ وَمِنْ الْمَحْرَمِ كَرَجُلٍ مَعَ مِثْلِهِ وَلَا تُطْلَبُ أَمَةٌ بِتَغْطِيَةِ رَأْسٍ وَنُدِبَ سَتْرُهَا بِخَلْوَةٍ

    Elle peut voir d'un homme étranger ce que lui-même voit de sa maḥram, et d'un maḥram ce qu'un homme voit d'un autre homme. L'esclave n'est pas tenue de se couvrir la tête. Il est recommandé de couvrir [la ʿawra] dans un lieu retiré.

  32. 188

    وَلِأُمِّ وَلَدٍ وَصَغِيرَةٍ سَتْرٌ وَاجِبٌ عَلَى الْحُرَّةِ وَأَعَادَتْ إنْ رَاهَقَتْ لِلِاصْفِرَارِ كَكَبِيرَةٍ إنْ تَرَكَا الْقِنَاعَ

    [Il est recommandé] à l'umm walad [esclave qui a donné un enfant à son maître] et à la fillette de se couvrir comme la femme libre y est tenue ; [la fillette] proche de la puberté refait [la prière] jusqu'au jaunissement du soleil, comme la femme adulte, si toutes deux ont omis le voile de tête.

  33. 189

    كَمُصَلٍّ بِحَرِيرٍ وَإِنْ انْفَرَدَ أَوْ بِنَجِسٍ بِغَيْرٍ أَوْ بِوُجُودِ مُطَهِّرٍ وَإِنْ ظَنَّ عَدَمَ صَلَاتِهِ وَصَلَّى بِطَاهِرٍ لَا عَاجِزٍ صَلَّى عُرْيَانًا كَفَائِتَةٍ

    De même [refait dans le temps] celui qui a prié en soie, même s'il n'a porté qu'elle, ou dans un [vêtement] impur : [il refait] dans un autre [vêtement], ou quand il trouve de quoi le purifier ; et cela même si, ayant cru ne pas avoir prié, il l'a repriée dans un [vêtement] pur [puis s'est souvenu de la première : il la refait encore]. Non celui qui, faute de quoi se couvrir, a prié nu, ni pour une prière manquée [rattrapée ainsi].

  34. 190

    وَكُرِهَ مُحَدِّدٌ لَا بِرِيحٍ وَانْتِقَابُ امْرَأَةٍ كَكَفِّ كُمٍّ وَشَعْرٍ لِصَلَاةٍ وَتَلَثُّمٍ كَكَشْفِ مُشْتَرٍ صَدْرًا أَوْ سَاقًا

    Est déconseillé un vêtement qui moule le corps, sauf [s'il le moule] sous l'effet du vent ; que la femme porte le voile de visage (niqāb), comme de retrousser une manche ou ses cheveux pour la prière, et de se voiler la bouche ; comme [est déconseillé] à l'acheteur [d'une esclave] de découvrir sa poitrine ou son mollet.

  35. 191

    وَصَمَّاءُ بِسِتْرٍ وَإِلَّا مُنِعَتْ كَاحْتِبَاءٍ لَا سَتْرَ مَعَهُ وَعَصَى وَصَحَّتْ إنْ لَبِسَ حَرِيرًا أَوْ ذَهَبًا أَوْ سَرَقَ أَوْ نَظَرَ مُحَرَّمَا فِيهَا

    [Déconseillée] la ṣammāʾ [manière de s'envelopper d'un seul vêtement qui dégage un côté] s'il y a un vêtement en dessous ; sinon elle est interdite, comme s'asseoir les genoux relevés et ceints (iḥtibāʾ) sans vêtement [qui couvre]. Celui qui porte de la soie ou de l'or, vole, ou regarde une chose interdite pendant la prière désobéit, mais sa prière est valide.

  36. 192

    وَإِنْ لَمْ يَجِدْ إلَّا سِتْرًا لِأَحَدِ فَرْجَيْهِ فَثَالِثُهَا يُخَيَّرُ وَمَنْ عَجَزَ صَلَّى عُرْيَانًا فَإِنْ اجْتَمَعُوا بِظَلَّامٍ فَكَالْمَسْتُورِينَ وَإِلَّا تَفَرَّقُوا فَإِنْ لَمْ يُمْكِنْ صَلُّوا قِيَامًا غَاضِّينَ إمَامُهُمْ وَسَطُهُمْ

    S'il ne trouve de quoi couvrir que l'une de ses deux parties intimes, [il y a trois avis,] le troisième étant qu'il a le choix. Celui qui n'a rien prie nu. Si [des gens nus] se réunissent dans l'obscurité, ils font comme ceux qui sont couverts ; sinon ils se dispersent ; si ce n'est pas possible, ils prient debout, les yeux baissés, leur imam au milieu d'eux.

  37. 193

    وَإِنْ عَلِمَتْ فِي صَلَاةٍ بِعِتْقٍ مَكْشُوفَةُ رَأْسٍ أَوْ وَجَدَ عُرْيَانُ ثَوْبًا اسْتَتَرَا إنْ قَرُبَ وَإِلَّا أَعَادَا بِوَقْتٍ وَإِنْ كَانَ لِعُرَاةٍ ثَوْبٌ صَلُّوا أَفْذَاذًا وَلِأَحَدِهِمْ نُدِبَ لَهُ إعَارَتُهُمْ

    Si une [esclave] apprend pendant la prière qu'elle a été affranchie, alors qu'elle a la tête découverte, ou si un homme nu trouve un vêtement, ils se couvrent si [le vêtement] est proche ; s'ils ne le font pas, ils refont [la prière] dans le temps. Si des gens nus n'ont qu'un vêtement, ils prient chacun pour soi [à tour de rôle] ; s'il appartient à l'un d'eux, il lui est recommandé de le leur prêter.

  38. L'orientation vers la qibla et ce qui s'y rattacheفَصْلٌ فِي اسْتِقْبَالِ الْقِبْلَةِ وَمَا يَتَعَلَّقُ بِهِ
  39. 194

    وَمَعَ الْأَمْنِ اسْتِقْبَالُ عَيْنِ الْكَعْبَةِ لِمَنْ بِمَكَّةَ فَإِنْ شَقَّ فَفِي الِاجْتِهَادِ نَظَرٌ وَإِلَّا فَالْأَظْهَرُ جِهَتُهَا اجْتِهَادًا كَأَنْ نُقِضَتْ

    [Est aussi une condition,] en situation de sécurité, de se tourner vers la Kaʿba elle-même pour celui qui est à La Mecque ; si cela est difficile, le recours à l'appréciation personnelle (ijtihād) est sujet à examen. Sinon [hors de La Mecque], l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd] est [que l'on vise] sa direction, par ijtihād ; de même si elle a été démolie.

  40. 195

    وَبَطَلَتْ إنْ خَالَفَهَا وَإِنْ صَادَفَ وَصَوْبُ سَفَرِ قَصْرٍ لِرَاكِبِ دَابَّةٍ فَقَطْ وَإِنْ بِمَحْمَلٍ بَدَلٌ فِي نَفْلٍ وَإِنْ وَتْرًا وَإِنْ سَهُلَ الِابْتِدَاءُ لَهَا لَا سَفِينَةٍ فَيَدُورُ مَعَهَا إنْ أَمْكَنَ وَهَلْ إنْ أَوْمَأَ أَوْ مُطْلَقًا تَأْوِيلَانِ

    La prière est nulle si l'on s'écarte [sciemment de la direction à laquelle son ijtihād a conduit], même si l'on tombe juste. La direction d'un voyage [qui permet] le raccourcissement remplace [la qibla] pour celui qui monte une bête seulement, fût-ce dans un palanquin, dans une surérogatoire, fût-ce le witr, et même s'il lui serait facile de commencer tourné vers elle ; non sur un bateau : on s'y tourne [vers la qibla] à mesure qu'il tourne, si c'est possible. Est-ce [seulement] si l'on prie par gestes, ou dans tous les cas ? Deux interprétations [de la Mudawwana].

  41. 196

    وَلَا يُقَلِّدُ مُجْتَهِدٌ غَيْرَهُ وَلَا مِحْرَابًا إلَّا لِمِصْرٍ وَإِنْ أَعْمَى وَسَأَلَ عَنْ الْأَدِلَّةِ وَقَلَّدَ غَيْرَهُ مُكَلَّفًا عَارِفًا أَوْ مِحْرَابًا فَإِنْ لَمْ يَجِدْ أَوْ تَحَيَّرَ مُجْتَهِدٌ تَخَيَّرَ وَلَوْ صَلَّى أَرْبَعًا لَحَسُنَ وَاخْتِيرَ

    Celui qui est capable d'ijtihād n'imite ni un autre ni un miḥrāb, sauf celui d'une grande ville, même s'il est aveugle : il s'enquiert des indices. Celui qui n'en est pas capable imite un responsable légal (mukallaf) qui s'y connaît, ou un miḥrāb ; s'il n'en trouve pas, ou si celui qui est capable d'ijtihād reste perplexe, il choisit [une direction] ; s'il priait quatre fois [vers les quatre directions], ce serait bien, et cela a été choisi [par al-Lakhmī].

  42. 197

    وَإِنْ تَبَيَّنَ خَطَأٌ بِصَلَاةٍ قَطَعَ غَيْرُ أَعْمَى وَمُنْحَرِفٍ يَسِيرًا فَيَسْتَقْبِلَانِهَا وَبَعْدَهَا أَعَادَ فِي الْوَقْتِ الْمُخْتَارِ وَهَلْ يُعِيدُ النَّاسِي أَبَدًا خِلَافٌ

    Si l'erreur apparaît pendant la prière, on l'interrompt, sauf l'aveugle et celui dont l'écart est léger : ils se tournent vers elle [et continuent]. Si elle apparaît après, on refait dans le temps de choix. Celui qui a oublié [de chercher la qibla] refait-il indéfiniment ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].

  43. 198

    وَجَازَتْ سُنَّةٌ فِيهَا وَفِي الْحَجْرِ لِأَيِّ جِهَةٍ لَا فَرْضٌ فَيُعَادُ فِي الْوَقْتِ وَأُوِّلَ بِالنِّسْيَانِ وَبِالْإِطْلَاقِ

    Une prière sunna est permise à l'intérieur [de la Kaʿba] et dans le Ḥijr, vers n'importe quelle direction ; non une obligatoire : elle est refaite dans le temps, et [la Mudawwana] a été interprétée [comme visant le cas de] l'oubli, et [comme valant] dans tous les cas.

  44. 199

    وَبَطَلَ فَرْضٌ عَلَى ظَهْرِهَا كَالرَّاكِبِ إلَّا لِالْتِحَامٍ أَوْ خَوْفٍ مِنْ كَسَبُعٍ وَإِنْ لِغَيْرِهَا وَإِنْ أَمِنَ أَعَادَ الْخَائِفُ بِوَقْتٍ وَإِلَّا لِخَضْخَاضٍ لَا يُطِيقُ النُّزُولَ بِهِ أَوْ لِمَرَضٍ وَيُؤَدِّيهَا عَلَيْهَا كَالْأَرْضِ فَلَهَا وَفِيهَا كَرَاهَةُ الْأَخِيرِ

    Une prière obligatoire sur son toit est nulle, comme celle du cavalier, sauf en cas de mêlée ou de peur, par exemple d'un fauve, même [en priant] vers une autre direction ; si [le danger cesse et qu']il est en sécurité, celui qui avait peur refait dans le temps. Sauf aussi à cause d'une boue [profonde] où il ne peut descendre, ou d'une maladie telle qu'il l'accomplirait sur [la monture] comme sur le sol [par gestes] : [dans ces deux cas, il la prie sur la monture] tourné vers [la qibla]. Dans [la Mudawwana], le dernier cas est déconseillé.

  45. Les obligations de la prière, ses sunnas, ses actes recommandés et ses actes déconseillésفَصْلٌ فِي فَرَائِضِ الصَّلَاةِ وَسُنَنِهَا وَمَنْدُوبَاتِهَا وَمَكْرُوهَاتِهَا
  46. 200

    فَرَائِضُ الصَّلَاةِ تَكْبِيرَةُ الْإِحْرَامِ وَقِيَامٌ لَهَا إلَّا لِمَسْبُوقٍ فَتَأْوِيلَانِ وَإِنَّمَا يُجْزِئُ اللَّهُ أَكْبَرُ فَإِنْ عَجَزَ سَقَطَ

    Les obligations de la prière sont : le takbīr d'entrée ; se tenir debout pour le prononcer, sauf pour le masbūq [celui qui rejoint l'imam en cours de prière], pour qui il y a deux interprétations [de la Mudawwana] ; seule la formule « Allāhu akbar » suffit, et celui qui en est incapable en est dispensé.

  47. 201

    وَنِيَّةُ الصَّلَاةِ الْمُعَيَّنَةِ وَلَفْظُهُ وَاسِعٌ وَإِنْ تَخَالَفَا فَالْعَقْدُ وَالرَّفْضُ مُبْطِلٌ كَسَلَامٍ أَوْ ظَنِّهِ فَأَتَمَّ بِنَفْلٍ إنْ طَالَتْ أَوْ رَكَعَ وَإِلَّا فَلَا كَأَنْ لَمْ يَظُنَّهُ أَوْ عَزُبَتْ أَوْ لَمْ يَنْوِ الرَّكَعَاتِ أَوْ الْأَدَاءَ أَوْ ضِدَّهُ

    L'intention de la prière déterminée ; la formuler [à voix haute] est permis ; si [la formule et l'intention] se contredisent, c'est ce que le cœur a résolu qui compte. Renoncer [à la prière en cours] la rend nulle ; de même [est nulle la prière de] celui qui a fait le salām [en la croyant achevée], ou a cru l'avoir fait, puis a enchaîné sur une surérogatoire, si [la récitation de celle-ci] a duré ou s'il a fait une inclinaison ; sinon non. De même [elle n'est pas nulle] s'il n'a pas cru [avoir fait le salām, mais s'est cru dans une surérogatoire], si l'intention lui a échappé, ou s'il n'a pas formé l'intention du nombre de rakʿa, de l'accomplissement dans le temps ou de son contraire.

  48. 202

    وَنِيَّةُ اقْتِدَاءِ الْمَأْمُومِ وَجَازَ لَهُ دُخُولٌ عَلَى مَا أَحْرَمَ بِهِ الْإِمَامُ وَبَطَلَتْ بِسَبْقِهَا إنْ كَثُرَ وَإِلَّا فَخِلَافٌ

    L'intention de suivre [l'imam], pour celui qui est dirigé ; il lui est permis d'entrer [en prière] sur l'intention qu'a formée l'imam [sans la connaître]. Elle est nulle si [l'intention] précède [le takbīr] de beaucoup ; sinon, il y a divergence [sur l'avis à retenir].

  49. 203

    وَفَاتِحَةٌ بِحَرَكَةِ لِسَانٍ عَلَى إمَامٍ وَفَذٍّ وَإِنْ لَمْ يُسْمِعْ نَفْسَهُ وَقِيَامٌ لَهَا فَيَجِبُ تَعَلُّمُهَا إنْ أَمْكَنَ وَإِلَّا ائْتَمَّ فَإِنْ لَمْ يُمْكِنَا فَالْمُخْتَارُ سُقُوطُهُمَا وَنُدِبَ فَصْلٌ بَيْنَ تَكْبِيرِهِ وَرُكُوعِهِ

    La Fātiḥa, en remuant la langue, pour l'imam et celui qui prie seul, même s'il ne s'entend pas lui-même, et se tenir debout pour elle. Il est donc obligatoire de l'apprendre si c'est possible ; sinon, on prie derrière un imam ; si ni l'un ni l'autre n'est possible, l'avis choisi [par al-Lakhmī] est que les deux [la Fātiḥa et la station debout pour elle] tombent. Il est [alors] recommandé de marquer une pause entre le takbīr et l'inclinaison.

  50. 204

    وَهَلْ تَجِبُ الْفَاتِحَةُ فِي كُلِّ رَكْعَةٍ أَوْ الْجُلِّ خِلَافٌ وَإِنْ تَرَكَ آيَةً مِنْهَا سَجَدَ

    La Fātiḥa est-elle obligatoire dans chaque rakʿa, ou dans la plupart ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir]. Celui qui en omet un verset [par inadvertance] fait la prosternation [d'inadvertance, avant le salām].

  51. 205

    وَرُكُوعٌ تَقْرُبُ رَاحَتَاهُ فِيهِ مِنْ رُكْبَتَيْهِ وَنُدِبَ تَمْكِينُهُمَا مِنْهُمَا وَنَصْبُهُمَا وَرَفْعٌ مِنْهُ وَسُجُودٌ عَلَى جَبْهَتِهِ وَأَعَادَ لِتَرْكِ أَنْفِهِ بِوَقْتٍ وَسُنَّ عَلَى أَطْرَافِ قَدَمَيْهِ وَرُكْبَتَيْهِ كَيَدَيْهِ عَلَى الْأَصَحِّ وَرَفْعٌ مِنْهُ

    L'inclinaison, où les paumes approchent des genoux ; il est recommandé de les y poser fermement et de tenir [les genoux] droits. Le relèvement de l'inclinaison. La prosternation sur le front ; celui qui n'y a pas posé le nez refait dans le temps ; [la prosternation] sur la pointe des pieds et sur les genoux est sunna, comme sur les mains selon l'avis jugé le plus juste. Le relèvement de la prosternation.

  52. 206

    وَجُلُوسٌ لِسَلَامٍ وَسَلَامٌ عُرِّفَ بِأَلْ وَفِي اشْتِرَاطِ نِيَّةِ الْخُرُوجِ بِهِ خِلَافٌ وَأَجْزَأَ فِي تَسْلِيمِهِ الرَّدُّ سَلَامٌ عَلَيْكُمْ وَعَلَيْكَ السَّلَامُ وَطُمَأْنِينَةٌ وَتَرْتِيبُ أَدَاءٍ وَاعْتِدَالٌ عَلَى الْأَصَحِّ وَالْأَكْثَرُ عَلَى نَفْيِهِ

    S'asseoir pour le salām ; le salām, avec l'article [« as-salāmu ʿalaykum »] ; sur l'exigence de l'intention de sortir [de la prière] par lui, il y a divergence [sur l'avis à retenir]. Dans le salām de réponse [à l'imam et au voisin de gauche], « salāmun ʿalaykum » et « wa-ʿalayka s-salām » suffisent. La quiétude [dans chaque position] ; l'ordre dans l'accomplissement ; le redressement [après l'inclinaison et la prosternation], selon l'avis jugé le plus juste, la plupart [des docteurs] ne le comptant pas [parmi les obligations].

  53. 207

    وَسُنَنُهَا سُورَةٌ بَعْدَ الْفَاتِحَةِ فِي الْأُولَى وَالثَّانِيَةِ وَقِيَامٌ لَهَا وَجَهْرٌ أَقَلُّهُ أَنْ يُسْمِعَ نَفْسَهُ وَمَنْ يَلِيهِ وَسِرٌّ بِمَحِلِّهِمَا وَكُلُّ تَكْبِيرَةٍ إلَّا الْإِحْرَامَ وَسَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ لِإِمَامٍ وَفَذٍّ

    Ses sunnas : une sourate après la Fātiḥa dans la première et la deuxième [rakʿa] ; se tenir debout pour elle ; la voix haute, dont le minimum est de se faire entendre de soi-même et de son voisin, et la voix basse, chacune à sa place ; chaque takbīr sauf celui d'entrée ; « samiʿa Llāhu li-man ḥamidah » pour l'imam et celui qui prie seul.

  54. 208

    وَكُلُّ تَشَهُّدٍ وَالْجُلُوسُ الْأَوَّلُ وَالزَّائِدُ عَلَى قَدْرِ السَّلَامِ مِنْ الثَّانِي وَعَلَى الطُّمَأْنِينَةِ وَرَدُّ مُقْتَدٍ عَلَى إمَامِهِ ثُمَّ يَسَارِهِ وَبِهِ أَحَدٌ وَجَهْرٌ بِتَسْلِيمَةِ التَّحْلِيلِ فَقَطْ وَإِنْ سَلَّمَ عَلَى الْيَسَارِ ثُمَّ تَكَلَّمَ لَمْ تَبْطُلْ

    Chaque tashahhud ; la première assise ; ce qui, dans la seconde, dépasse la durée du salām, et ce qui dépasse la quiétude ; que celui qui suit [l'imam] rende le salām à son imam, puis à sa gauche s'il y a quelqu'un ; la voix haute pour le salām de sortie seulement. Celui qui a fait le salām vers la gauche puis a parlé, sa prière n'est pas nulle.

  55. 209

    وَسُتْرَةٌ لِإِمَامٍ وَفَذٍّ إنْ خَشِيَا مُرُورًا بِطَاهِرٍ ثَابِتٍ غَيْرِ مُشْغِلٍ فِي غِلَظِ رُمْحٍ وَطُولِ ذِرَاعٍ لَا دَابَّةٍ وَحَجَرٍ وَاحِدٍ وَخَطٍّ وَأَجْنَبِيَّةٍ وَفِي الْمَحْرَمِ قَوْلَانِ وَأَثِمَ مَارٌّ لَهُ مَنْدُوحَةٌ وَمُصَلٍّ تَعَرَّضَ

    Une sutra [objet placé devant soi] pour l'imam et celui qui prie seul, s'ils craignent qu'on passe [devant eux] : [un objet] pur, stable, qui ne distrait pas, de l'épaisseur d'une lance et de la hauteur d'une coudée ; non une bête, une pierre isolée, un trait tracé ni une femme étrangère ; pour une maḥram, deux avis. Sont en faute le passant qui avait un autre passage et celui qui prie en travers du passage.

  56. 210

    وَإِنْصَاتُ مُقْتَدٍ وَلَوْ سَكَتَ إمَامُهُ وَنُدِبَتْ إنْ أَسَرَّ كَرَفْعِ يَدَيْهِ مَعَ إحْرَامِهِ حِينَ شُرُوعِهِ وَتَطْوِيلُ قِرَاءَةٍ بِصُبْحٍ وَالظُّهْرُ تَلِيهَا وَتَقْصِيرُهَا بِمَغْرِبٍ وَعَصْرٍ كَتَوَسُّطٍ بِعِشَاءٍ وَثَانِيَةٍ عَنْ أُولَى وَجُلُوسٍ أَوَّلَ

    Que celui qui suit [l'imam] se taise [pour écouter], même si son imam se tait ; [la récitation] lui est recommandée si [l'imam] récite à voix basse, comme [est recommandé] de lever les mains avec le takbīr d'entrée, au moment où il le commence ; d'allonger la récitation au ṣubḥ, le ẓuhr venant ensuite ; de l'abréger au maghrib et au ʿaṣr, comme de la tenir moyenne au ʿishāʾ ; d'abréger la seconde [rakʿa] par rapport à la première, et la première assise.

  57. 211

    وَقَوْلُ مُقْتَدٍ وَفَذٍّ رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ وَتَسْبِيحٌ بِرُكُوعٍ وَسُجُودٍ وَتَأْمِينُ فَذٍّ مُطْلَقًا وَإِمَامٍ بِسِرٍّ وَمَأْمُومٍ بِسِرٍّ أَوْ جَهْرٍ إنْ سَمِعَهُ عَلَى الْأَظْهَرِ وَإِسْرَارُهُمْ بِهِ

    Que celui qui est dirigé et celui qui prie seul disent « rabbanā wa-laka l-ḥamd » ; la glorification (tasbīḥ) dans l'inclinaison et la prosternation ; que celui qui prie seul dise « āmīn » dans tous les cas, l'imam dans [la prière] à voix basse, et celui qui est dirigé dans [la prière] à voix basse ou à voix haute s'il entend [l'imam], selon l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd] ; et qu'ils le disent tout bas.

  58. 212

    وَقُنُوتٌ سِرًّا بِصُبْحٍ فَقَطْ وَقَبْلَ الرُّكُوعِ وَلَفْظُهُ وَهُوَ اللَّهُمَّ إنَّا نَسْتَعِينُكَ إلَى آخِرِهِ وَتَكْبِيرُهُ فِي الشُّرُوعِ إلَّا فِي قِيَامِهِ مِنْ اثْنَتَيْنِ فَلِاسْتِقْلَالِهِ

    Le qunūt [invocation] tout bas, au ṣubḥ seulement et avant l'inclinaison ; sa formule, qui est « Allāhumma innā nastaʿīnuka » jusqu'à la fin ; que le takbīr se dise au moment où l'on commence [à changer de position], sauf quand on se lève après deux [rakʿa] : [on le dit] une fois tout à fait debout.

  59. 213

    وَالْجُلُوسُ كُلُّهُ بِإِفْضَاءِ الْيُسْرَى لِلْأَرْضِ وَالْيُمْنَى عَلَيْهَا وَإِبْهَامُهَا لِلْأَرْضِ وَوَضْعُ يَدَيْهِ عَلَى رُكْبَتَيْهِ بِرُكُوعِهِ وَوَضْعُهُمَا حَذْوَ أُذُنَيْهِ أَوْ قُرْبَهُمَا بِسُجُودٍ وَمُجَافَاةُ رَجُلٍ فِيهِ بَطْنَهُ فَخِذَيْهِ وَمِرْفَقَيْهِ رُكْبَتَيْهِ وَالرِّدَاءُ وَسَدْلُ يَدَيْهِ

    Toute assise se fait en posant [la fesse] gauche au sol, [le pied] droit sur [le gauche], le gros orteil [du pied droit] vers le sol ; poser les mains sur les genoux dans l'inclinaison ; les poser à hauteur des oreilles ou près d'elles dans la prosternation ; que l'homme y écarte le ventre des cuisses et les coudes des genoux ; le ridāʾ [pièce d'étoffe portée sur les épaules] ; laisser pendre les bras (sadl).

  60. 214

    وَهَلْ يَجُوزُ الْقَبْضُ فِي النَّفْلِ أَوْ إنْ طَوَّلَ وَهَلْ كَرَاهَتُهُ فِي الْفَرْضِ لِلِاعْتِمَادِ أَوْ خِيفَةَ اعْتِقَادِ وُجُوبِهِ أَوْ إظْهَارِ خُشُوعٍ تَأْوِيلَاتٌ

    Est-il permis de croiser les mains [sur la poitrine] dans la surérogatoire, ou [seulement] si l'on prolonge ? Et ce geste est-il déconseillé dans l'obligatoire parce que l'on s'appuie [sur soi-même], par crainte que l'on ne le croie obligatoire, ou parce qu'il affiche un recueillement ? Des interprétations [de la Mudawwana].

  61. 215

    وَتَقْدِيمُ يَدَيْهِ فِي سُجُودِهِ وَتَأْخِيرُهُمَا عِنْدَ الْقِيَامِ وَعَقْدُهُ يُمْنَاهُ فِي تَشَهُّدَيْهِ الثَّلَاثَ مَادًّا السَّبَّابَةَ وَالْإِبْهَامَ وَتَحْرِيكُهَا دَائِمًا وَتَيَامُنٌ بِالسَّلَامِ وَدُعَاءٌ بِتَشَهُّدٍ ثَانٍ

    [Recommandé] de poser les mains avant [les genoux] en se prosternant et de les relever après [eux] en se levant ; de replier les trois [doigts] de la main droite dans les deux tashahhud, en tendant l'index et le pouce, et de remuer [l'index] continuellement ; de tourner [la tête] vers la droite au salām ; d'invoquer au second tashahhud.

  62. 216

    وَهَلْ لَفْظُ التَّشَهُّدِ وَالصَّلَاةُ عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سُنَّةٌ أَوْ فَضِيلَةٌ خِلَافٌ وَلَا بَسْمَلَةٌ فِيهِ وَجَازَتْ كَتَعَوُّذٍ بِنَفْلٍ وَكُرِهَا بِفَرْضٍ

    La formule [précise] du tashahhud et la prière sur le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, sont-elles sunna ou simple mérite ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir]. Pas de basmala dans [le tashahhud] ; elle est permise, comme la demande de protection (taʿawwudh), dans la surérogatoire, et toutes deux sont déconseillées dans l'obligatoire.

  63. 217

    كَدُعَاءٍ قَبْلَ قِرَاءَةٍ وَبَعْدَ فَاتِحَةٍ وَأَثْنَاءَهَا وَأَثْنَاءَ سُورَةٍ وَرُكُوعٍ وَقَبْلَ تَشَهُّدٍ وَبَعْدَ سَلَامِ إمَامٍ وَتَشَهُّدٍ أَوَّلَ لَا بَيْنَ سَجْدَتَيْهِ وَدَعَا بِمَا أَحَبَّ وَإِنْ لِدُنْيَا وَسَمَّى مِنْ أَحَبَّ وَلَوْ قَالَ يَا فُلَانُ فَعَلَ اللَّهُ بِكَ كَذَا لَمْ تَبْطُلْ

    Comme [est déconseillée] une invocation avant la récitation, après la Fātiḥa, au milieu d'elle, au milieu de la sourate, dans l'inclinaison, avant le tashahhud, après le salām de l'imam et après le premier tashahhud ; non entre les deux prosternations. On invoque pour ce que l'on veut, fût-ce pour ce monde, et l'on nomme qui l'on veut ; même en disant « ô untel, qu'Allah te fasse ceci », la prière n'est pas nulle.

  64. 218

    وَكُرِهَ سُجُودٌ عَلَى ثَوْبٍ لَا حَصِيرٍ وَتَرْكُهُ أَحْسَنُ وَرَفْعُ مُومٍ مَا يَسْجُدُ عَلَيْهِ وَسُجُودٌ عَلَى كَوْرِ عِمَامَتِهِ أَوْ طَرَفِ كُمٍّ وَنَقْلُ حَصْبَاءَ مِنْ ظِلٍّ لَهُ بِمَسْجِدٍ وَقِرَاءَةٌ بِرُكُوعٍ أَوْ سُجُودٍ وَدُعَاءٌ خَاصٌّ أَوْ بِعَجَمِيَّةٍ لِقَادِرٍ وَالْتِفَاتٌ بِلَا حَاجَةٍ

    Est déconseillé de se prosterner sur un vêtement, non sur une natte, bien que s'en passer soit meilleur ; que celui qui prie par gestes élève [vers son front] ce sur quoi il se prosterne ; de se prosterner sur le tour de son turban ou sur le bout de sa manche ; de transporter, dans une mosquée, des cailloux pris à l'ombre pour s'y prosterner ; de réciter [le Coran] dans l'inclinaison ou la prosternation ; de s'en tenir à une invocation particulière [à l'exclusion de toute autre], ou d'invoquer en langue étrangère pour celui qui est capable [de l'arabe] ; de se retourner sans besoin.

  65. 219

    وَتَشْبِيكُ أَصَابِعَ وَفَرْقَعَتُهَا وَإِقْعَاءٌ وَتَخَصُّرٌ وَتَغْمِيضُ بَصَرِهِ وَرَفْعُهُ رِجْلًا وَوَضْعُ قَدَمٍ عَلَى أُخْرَى وَإِقْرَانُهُمَا وَتَفَكُّرٌ بِدُنْيَوِيٍّ وَحَمْلُ شَيْءٍ بِكُمٍّ أَوْ فَمٍ وَتَزْوِيقُ قِبْلَةٍ وَتَعَمُّدُ مُصْحَفٍ فِيهِ لِيُصَلِّيَ لَهُ وَعَبَثٌ بِلِحْيَةٍ أَوْ غَيْرِهَا كَبِنَاءِ مَسْجِدٍ غَيْرِ مُرَبِّعٍ وَفِي كُرْهِ الصَّلَاةِ بِهِ قَوْلَانِ

    D'entrecroiser les doigts et de les faire craquer ; l'iqʿāʾ [s'asseoir sur les talons, pieds dressés] ; le takhaṣṣur [poser la main sur la hanche] ; fermer les yeux ; lever un pied ; poser un pied sur l'autre ; les joindre ; penser à une affaire de ce monde ; porter quelque chose dans sa manche ou dans sa bouche ; orner [le mur de] la qibla ; placer exprès un muṣḥaf [exemplaire du Coran] dans [sa direction] pour prier vers lui ; jouer avec sa barbe ou autre chose. De même [est déconseillé] de bâtir une mosquée qui ne soit pas rectangulaire ; sur le fait qu'y prier soit déconseillé, il y a deux avis.

  66. La station debout, ce qui la remplace et leurs degrésفَصْلٌ فِي الْقِيَامِ وَبَدَلِهِ وَمَرَاتِبِهِمَا
  67. 220

    يَجِبُ بِفَرْضٍ قِيَامٌ إلَّا لِمَشَقَّةٍ أَوْ لِخَوْفِهِ بِهِ فِيهَا أَوْ قَبْلُ ضَرَرًا كَالتَّيَمُّمِ كَخُرُوجِ رِيحٍ ثُمَّ اسْتِنَادٌ لَا لِجُنُبٍ وَحَائِضٍ وَلَهُمَا أَعَادَ بِوَقْتٍ ثُمَّ جُلُوسٌ كَذَلِكَ

    Dans une prière obligatoire, se tenir debout est obligatoire, sauf en cas de pénibilité, ou si l'on craint, à cause de cela, un dommage pendant [la prière] ou avant elle, du genre de ceux [qui autorisent] le tayammum, ou par exemple de lâcher un vent. Ensuite [à défaut], debout en s'appuyant, non sur une personne en état de janāba ni sur une femme en menstrues : [celui qui s'est appuyé] sur elles refait dans le temps. Ensuite assis, de la même manière [appuyé si besoin].

  68. 221

    وَتَرَبَّعَ كَالْمُتَنَفِّلِ وَغَيَّرَ جِلْسَتَهُ بَيْنَ سَجْدَتَيْهِ وَلَوْ سَقَطَ قَادِرٌ بِزَوَالِ عِمَادٍ بَطَلَتْ وَإِلَّا كُرِهَ ثُمَّ نُدِبَ عَلَى أَيْمَنَ ثُمَّ أَيْسَرَ ثُمَّ ظَهْرٍ

    Il s'assied en tailleur, comme celui qui prie une surérogatoire [assis], et change de position entre ses deux prosternations. Si quelqu'un capable [de se tenir debout seul] tomberait au retrait de son appui, [sa prière] est nulle ; sinon [si l'appui est superflu], c'est déconseillé. Ensuite [à défaut de l'assise], il est recommandé [de prier couché] sur le côté droit, puis sur le gauche, puis sur le dos.

  69. 222

    وَأَوْمَأَ عَاجِزٌ إلَّا عَنْ الْقِيَامِ وَمَعَ الْجُلُوسِ أَوْمَأَ لِلسُّجُودِ مِنْهُ وَهَلْ يَجِبُ فِيهِ الْوُسْعُ وَيُجْزِئُ إنْ سَجَدَ عَلَى أَنْفِهِ تَأْوِيلَانِ وَهَلْ يُومِئُ بِيَدَيْهِ أَوْ يَضَعُهُمَا عَلَى الْأَرْضِ وَهُوَ الْمُخْتَارُ كَحَسْرِ عِمَامَتِهِ بِسُجُودٍ تَأْوِيلَانِ

    Celui qui n'est capable que de se tenir debout prie par gestes [debout] ; s'il peut aussi s'asseoir, il fait le geste de la prosternation depuis la position assise. Doit-il, dans [le geste], se pencher autant qu'il le peut, et est-il acquitté s'il se prosterne sur le nez [seul] ? Deux interprétations [de la Mudawwana]. Fait-il [aussi] le geste avec les mains, ou les pose-t-il au sol [s'il fait le geste assis], ce qui est l'avis choisi [par al-Lakhmī], de même qu'il dégage [son front de] son turban pour la prosternation, [ou non] ? Deux interprétations [de la Mudawwana].

  70. 223

    وَإِنْ قَدَرَ عَلَى الْكُلِّ وَإِنْ سَجَدَ لَا يَنْهَضُ أَتَمَّ رَكْعَةً ثُمَّ جَلَسَ وَإِنْ خَفَّ مَعْذُورٌ انْتَقَلَ لِلْأَعْلَى وَإِنْ عَجَزَ عَنْ فَاتِحَةٍ قَائِمًا جَلَسَ

    Celui qui peut tout faire, mais qui, une fois prosterné, ne pourra se relever, accomplit une rakʿa [complète] puis s'assied [pour le reste]. Si l'état de l'excusé s'allège, il passe au degré supérieur. Celui qui ne peut réciter la Fātiḥa debout s'assied.

  71. 224

    وَإِنْ لَمْ يَقْدِرْ إلَّا عَلَى نِيَّةٍ أَوْ مَعَ إيمَاءٍ بِطَرْفٍ فَقَالَ وَغَيْرُهُ لَا نَصَّ وَمُقْتَضَى الْمَذْهَبِ الْوُجُوبُ وَجَازَ قَدْحُ عَيْنٍ أَدَّى لِجُلُوسٍ لَا اسْتِلْقَاءٍ فَيُعِيدُ أَبَدًا وَصُحِّحَ عُذْرُهُ أَيْضًا

    S'il n'est capable que de l'intention, ou de l'intention avec un geste de l'œil, [al-Māzarī] a dit, ainsi qu'un autre [Ibn Bashīr] : « pas de texte, mais la logique de l'école impose l'obligation ». Il est permis de se faire opérer de l'œil si cela oblige à prier assis, non couché : [dans ce cas] on refait indéfiniment ; mais il a aussi été jugé le plus juste que c'est là une excuse [valable].

    « Il a dit », sans nom, désigne al-Māzarī, conformément au préambule de l'auteur ; « un autre » est Ibn Bashīr d'après ash-Sharḥ al-kabīr.

  72. 225

    وَلِمَرِيضٍ سَتْرُ نَجِسٍ بِطَاهِرٍ لِيُصَلِّيَ عَلَيْهِ كَالصَّحِيحِ عَلَى الْأَرْجَحِ وَلِمُتَنَفِّلٍ جُلُوسٌ وَلَوْ فِي أَثْنَائِهَا إنْ لَمْ يَدْخُلْ عَلَى الْإِتْمَامِ لَا اضْطِجَاعٌ وَإِنْ أَوَّلًا

    Le malade peut couvrir [une couche] impure d'une chose pure pour prier dessus, comme le bien portant, selon l'avis jugé prépondérant [par Ibn Yūnus]. Celui qui prie une surérogatoire peut s'asseoir, même en cours de prière s'il ne l'avait pas commencée avec l'intention de l'achever [debout] ; non se coucher, même dès le début.

  73. Le rattrapage de la prière manquéeفَصْلٌ فِي قَضَاءِ الْفَائِتَةِ مُطْلَقًا
  74. 226

    وَجَبَ قَضَاءُ فَائِتَةٍ مُطْلَقًا وَمَعَ ذِكْرٍ تَرْتِيبُ حَاضِرَتَيْنِ شَرْطًا وَالْفَوَائِتِ فِي أَنْفُسِهَا وَيَسِيرِهَا مَعَ حَاضِرَةٍ وَإِنْ خَرَجَ وَقْتُهَا وَهَلْ أَرْبَعٌ أَوْ خَمْسٌ خِلَافٌ

    Le rattrapage d'une prière manquée est obligatoire dans tous les cas. Quand on s'en souvient, l'ordre est obligatoire : entre deux prières présentes [dont les temps se partagent], à titre de condition [de validité] ; entre les prières manquées elles-mêmes ; et entre un petit nombre d'entre elles et la prière présente, même si le temps de celle-ci doit sortir. Ce petit nombre est-il de quatre ou de cinq ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].

  75. 227

    فَإِنْ خَالَفَ وَلَوْ عَمْدًا أَعَادَ بِوَقْتِ الضَّرُورَةِ وَفِي إعَادَةِ مَأْمُومِهِ خِلَافٌ وَإِنْ ذَكَرَ الْيَسِيرَ فِي صَلَاةٍ وَلَوْ جُمُعَةً قَطَعَ فَذٌّ وَشَفَعَ إنْ رَكَعَ وَإِمَامٌ وَمَأْمُومُهُ لَا مُؤْتَمٌّ فَيُعِيدُ فِي الْوَقْتِ وَلَوْ جُمُعَةً

    Celui qui enfreint [cet ordre], même volontairement, refait [la présente] dans le temps de nécessité ; sur la reprise par celui qu'il dirigeait, il y a divergence [sur l'avis à retenir]. Celui qui se souvient d'un petit nombre [de prières manquées] pendant une prière, fût-ce la jumuʿa, l'interrompt s'il prie seul, en la ramenant à deux rakʿa s'il a déjà fait une inclinaison ; de même l'imam avec ceux qu'il dirige ; non celui qui est dirigé [et s'en souvient seul] : il refait [la présente] dans le temps, fût-ce la jumuʿa.

  76. 228

    وَكَمَّلَ فَذٌّ بَعْدَ شَفْعٍ مِنْ الْمَغْرِبِ كَثَلَاثٍ مِنْ غَيْرِهَا وَإِنْ جَهِلَ عَيْنَ مَنْسِيَّةٍ مُطْلَقًا صَلَّى خَمْسًا وَإِنْ عَلِمَهَا دُونَ يَوْمِهَا صَلَّاهَا نَاوِيًا لَهُ

    Celui qui prie seul achève [sa prière] s'il s'en souvient après deux rakʿa du maghrib, comme après trois d'une autre. Celui qui ignore totalement quelle prière il a oubliée prie les cinq ; s'il la connaît sans connaître le jour, il la prie en formant l'intention de ce jour-là.

  77. 229

    وَإِنْ نَسِيَ صَلَاةً وَثَانِيَتَهَا صَلَّى سِتًّا وَنُدِبَ تَقْدِيمُ ظُهْرٍ وَفِي ثَالِثَتِهَا أَوْ رَابِعَتِهَا أَوْ خَامِسَتِهَا كَذَلِكَ يُثَنِّي بِالْمَنْسِيِّ وَصَلَّى الْخَمْسَ مَرَّتَيْنِ فِي سَادِسَتِهَا وَحَادِيَةِ عَشْرَتِهَا

    Celui qui a oublié une prière et celle qui la suit [sans savoir lesquelles] en prie six, et il est recommandé de commencer par le ẓuhr. Pour une prière et la troisième, la quatrième ou la cinquième après elle, de même [six], en faisant suivre chaque prière de celle qui serait l'autre oubliée. Il prie les cinq deux fois pour une prière et la sixième ou la onzième après elle.

  78. 230

    وَفِي صَلَاتَيْنِ مِنْ يَوْمَيْنِ مُعَيَّنَتَيْنِ لَا يَدْرِي السَّابِقَةَ صَلَّاهُمَا وَأَعَادَ الْمُبْتَدَأَةَ وَمَعَ الشَّكِّ فِي الْقَصْرِ أَعَادَ إثْرَ كُلِّ حَضَرِيَّةٍ سَفَرِيَّةً وَثَلَاثًا كَذَلِكَ سَبْعًا وَأَرْبَعًا ثَلَاثَ عَشْرَةَ وَخَمْسًا إحْدَى وَعِشْرِينَ

    Pour deux prières déterminées de deux jours, sans savoir laquelle est la première, il prie les deux puis refait celle par laquelle il a commencé. S'il doute en outre [de savoir si elles étaient] à raccourcir, il fait suivre chaque prière de résident d'une prière de voyageur ; pour trois [prières] dans ce cas, [il en prie] sept ; pour quatre, treize ; pour cinq, vingt et une.

  79. 231

    وَصَلَّى فِي ثَلَاثٍ مُرَتَّبَةٍ مِنْ يَوْمٍ لَا يَعْلَمُ الْأُولَى سَبْعًا وَأَرْبَعًا ثَمَانِيًا وَخَمْسًا تِسْعًا

    Pour trois prières consécutives d'un même jour dont il ne sait laquelle est la première, il en prie sept ; pour quatre, huit ; pour cinq, neuf.

  80. La prosternation d'inadvertance et ce qui s'y rattacheفَصْلٌ فِي حُكْمِ سُجُودِ السَّهْوِ وَمَا يَتَعَلَّقُ بِهِ
  81. 232

    سُنَّ لِسَهْوٍ وَإِنْ تَكَرَّرَ بِنَقْصِ سُنَّةٍ مُؤَكَّدَةٍ أَوْ مَعَ زِيَادَةٍ سَجْدَتَانِ قَبْلَ سَلَامِهِ وَبِالْجَامِعِ فِي الْجُمُعَةِ وَأَعَادَ تَشَهُّدَهُ كَتَرْكِ جَهْرٍ وَسُورَةٍ بِفَرْضٍ وَتَشَهُّدَيْنِ

    Pour l'inadvertance (sahw), même répétée, qui consiste en l'omission d'une sunna confirmée, seule ou jointe à un ajout, deux prosternations sont sunna avant le salām, [faites] dans la grande mosquée pour la jumuʿa ; on refait ensuite son tashahhud. Ainsi pour l'omission de la voix haute, de la sourate dans une obligatoire, ou des deux tashahhud.

  82. 233

    وَإِلَّا فَبَعْدَهُ كَمُتِمٍّ لِشَكٍّ وَمُقْتَصِرٍ عَلَى شَفْعٍ شَكَّ أَهُوَ بِهِ أَوْ بِوِتْرٍ أَوْ تَرْكِ سِرٍّ بِفَرْضٍ أَوْ اسْتَنْكَحَهُ الشَّكُّ وَلَهِيَ عَنْهُ كَطُولٍ بِمَحَلٍّ لَمْ يُشْرَعْ بِهِ عَلَى الْأَظْهَرِ

    Sinon [pour un ajout seul], après [le salām] : ainsi pour celui qui a complété [sa prière] à cause d'un doute ; celui qui s'est limité à deux rakʿa en doutant s'il en était à celles-ci ou au witr ; l'omission de la voix basse dans une obligatoire ; celui que le doute assaille sans cesse et qui n'en tient pas compte ; comme la prolongation [d'une position] en un endroit où elle n'est pas prescrite, selon l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd].

  83. 234

    وَإِنْ بَعْدَ شَهْرٍ بِإِحْرَامٍ وَتَشَهُّدٍ وَسَلَامٍ جَهْرًا وَصَحَّ إنْ قُدِّمَ أَوْ أُخِّرَ لَا إنْ اسْتَنْكَحَهُ السَّهْوُ وَيُصْلِحُ أَوْ شَكَّ هَلْ سَهَا أَوْ سَلَّمَ أَوْ سَجَدَ وَاحِدَةً فِي شَكِّهِ فِيهِ هَلْ سَجَدَ اثْنَتَيْنِ

    [Il fait la prosternation d'après le salām] même [s'il s'en souvient] un mois plus tard, avec l'intention d'y entrer (iḥrām), un tashahhud et un salām à voix haute. [La prosternation] est valide si on l'a avancée [avant le salām] ou retardée [après]. Pas [de prosternation] pour celui que l'inadvertance assaille sans cesse, qui se contente de réparer ; ni pour celui qui doute s'il a été distrait, ou s'il a fait le salām ; ni pour celui qui, doutant dans [la prosternation d'inadvertance] d'en avoir fait deux, en fait une [de plus].

  84. 235

    أَوْ زَادَ سُورَةً فِي أُخْرَيَيْهِ أَوْ خَرَجَ مِنْ سُورَةٍ لِغَيْرِهَا أَوْ قَاءَ غَلَبَةً أَوْ قَلَسَ وَلَا لِفَرِيضَةٍ وَلَا غَيْرَ مُؤَكَّدَةٍ كَتَشَهُّدٍ وَيَسِيرِ جَهْرٍ أَوْ سِرٍّ وَإِعْلَانٍ بِكَآيَةٍ وَإِعَادَةِ سُورَةٍ فَقَطْ لَهُمَا وَلِتَكْبِيرَةٍ

    Ni pour celui qui a ajouté une sourate dans ses deux dernières [rakʿa], qui est passé d'une sourate à une autre, qui a vomi malgré lui ou eu un renvoi. Pas [de prosternation] non plus pour une obligation [omise, qui ne se répare pas ainsi], ni pour une sunna non confirmée, comme [la formule du] tashahhud, un peu de voix haute ou de voix basse, l'élévation de la voix pour un verset environ, la reprise de la sourate seule [sans la Fātiḥa] pour [corriger] l'une ou l'autre, ni pour un seul takbīr.

  85. 236

    وَفِي إبْدَالِهَا بِسَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ أَوْ عَكْسِهِ تَأْوِيلَانِ وَلَا لِإِدَارَةِ مُؤْتَمٍّ وَإِصْلَاحِ رِدَاءٍ أَوْ سُتْرَةٍ سَقَطَتْ أَوْ كَمَشْيِ صَفَّيْنِ لِسُتْرَةٍ أَوْ فُرْجَةٍ أَوْ دَفْعِ مَارٍّ أَوْ ذَهَابِ دَابَّتِهِ وَإِنْ بِجَنْبٍ أَوْ قَهْقَرَةِ

    Sur son remplacement par « samiʿa Llāhu li-man ḥamidah », ou l'inverse, deux interprétations [de la Mudawwana]. Pas [de prosternation] non plus pour avoir fait changer de place celui que l'on dirige, rajusté son ridāʾ ou une sutra tombée, marché l'équivalent de deux rangs vers une sutra ou un vide [dans les rangs], repoussé un passant, ou [suivi] sa monture qui s'en allait, même de côté ou à reculons.

  86. 237

    وَفَتْحٍ عَلَى إمَامِهِ إنْ وَقَفَ وَسَدٍّ فِيهِ لِتَثَاؤُبٍ وَنَفْثٍ بِثَوْبٍ لِحَاجَةٍ كَتَنَحْنُحٍ وَالْمُخْتَارُ عَدَمُ الْإِبْطَالِ بِهِ لِغَيْرِهَا وَتَسْبِيحِ رَجُلٍ أَوْ امْرَأَةٍ لِضَرُورَةٍ وَلَا يُصَفِّقْنَ وَكَلَامٍ لِإِصْلَاحِهَا بَعْدَ سَلَامٍ

    Ni pour avoir soufflé [un passage] à son imam s'il s'est arrêté, pour avoir mis la main devant la bouche en bâillant, craché dans son vêtement par besoin, comme pour s'être raclé la gorge, et l'avis choisi [par al-Lakhmī] est que cela n'annule pas même sans besoin ; ni pour le « subḥāna Llāh » d'un homme ou d'une femme [pour avertir] en cas de nécessité, et elles ne frappent pas dans les mains ; ni pour une parole dite pour réparer [la prière] après le salām.

  87. 238

    وَرَجَعَ إمَامٌ فَقَطْ لِعَدْلَيْنِ إنْ لَمْ يَتَيَقَّنْ إلَّا لِكَثْرَتِهِمْ جِدًّا وَلَا لِحَمْدِ عَاطِسٍ أَوْ مُبَشِّرٍ وَنُدِبَ تَرْكُهُ وَلَا لِجَائِزٍ كَإِنْصَاتٍ قَلَّ لِمُخْبِرٍ وَتَرْوِيحِ رِجْلَيْهِ وَقَتْلِ عَقْرَبٍ تُرِيدُهُ وَإِشَارَةٍ لِسَلَامٍ أَوْ حَاجَةٍ

    Seul l'imam se range à l'avis de deux [dirigés] intègres, s'il n'a pas la certitude [du contraire] ; [s'il l'a, il ne se range à l'avis de personne,] sauf si [ceux qui l'informent] sont très nombreux. Pas [de prosternation] pour la louange de celui qui éternue ou reçoit une bonne nouvelle, et il est recommandé de s'en abstenir ; ni pour un acte permis, comme écouter brièvement quelqu'un qui informe, soulager ses pieds [en s'appuyant sur l'un puis sur l'autre], tuer un scorpion qui vient vers soi, faire signe pour rendre un salut ou pour un besoin.

  88. 239

    لَا عَلَى مُشَمِّتٍ كَأَنِينٍ لِوَجَعٍ وَبُكَاءٍ تَخَشُّعٍ وَإِلَّا فَكَالْكَلَامِ كَسَلَامٍ عَلَى مُفْتَرِضٍ وَلَا لِتَبَسُّمٍ وَفَرْقَعَةِ أَصَابِعَ وَالْتِفَاتٍ بِلَا حَاجَةٍ وَتَعَمُّدِ بَلْعِ مَا بَيْنَ أَسْنَانِهِ وَحَكِّ جَسَدِهِ وَذِكْرٍ قَصَدَ التَّفْهِيمَ بِهِ بِمَحَلِّهِ وَإِلَّا بَطَلَتْ كَفَتْحٍ عَلَى مَنْ لَيْسَ مَعَهُ فِي صَلَاةٍ عَلَى الْأَصَحِّ

    Non [le signe pour répondre] à celui qui lui dit « yarḥamuka Llāh ». De même [pas de prosternation] pour un gémissement de douleur ou des pleurs de recueillement ; autrement, c'est comme la parole. De même [est permis] de saluer celui qui prie une obligatoire. Rien non plus pour un sourire, pour les doigts que l'on fait craquer, pour s'être retourné sans besoin, pour avoir avalé exprès ce qui était entre ses dents, pour s'être gratté, ni pour une formule de dhikr dite à sa place dans l'intention de faire comprendre quelque chose ; hors de sa place, [la prière] est nulle, comme de souffler [un passage] à quelqu'un qui ne prie pas avec soi, selon l'avis jugé le plus juste.

  89. 240

    وَبَطَلَتْ بِقَهْقَهَةٍ وَتَمَادَى الْمَأْمُومُ إنْ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى التَّرْكِ كَتَكْبِيرِهِ لِلرُّكُوعِ بِلَا نِيَّةِ إحْرَامٍ وَذِكْرِ فَائِتَةٍ وَبِحَدَثٍ وَبِسُجُودِهِ لِفَضِيلَةٍ أَوْ لِتَكْبِيرَةٍ وَبِمُشْغِلٍ عَنْ فَرْضٍ وَعَنْ سُنَّةٍ يُعِيدُ فِي الْوَقْتِ وَبِزِيَادَةِ أَرْبَعٍ كَرَكْعَتَيْنِ فِي الثُّنَائِيَّةِ

    La prière est nulle par un éclat de rire, mais celui qui est dirigé continue [avec l'imam] s'il n'a pu s'en empêcher ; de même [continue avec l'imam] celui qui a fait le takbīr de l'inclinaison sans l'intention du takbīr d'entrée, ou qui se souvient d'une prière manquée. [Elle est nulle] par un ḥadath ; par la prosternation [faite avant le salām] pour un simple mérite ou pour un seul takbīr ; par ce qui a détourné d'une obligation, tandis que pour une sunna on refait dans le temps ; par l'ajout de quatre rakʿa, comme de deux dans une prière à deux rakʿa.

  90. 241

    وَبِتَعَمُّدٍ كَسَجْدَةٍ أَوْ نَفْخٍ أَوْ أَكْلٍ أَوْ شُرْبٍ أَوْ قَيْءٍ أَوْ كَلَامٍ وَإِنْ بِكُرْهٍ أَوْ وَجَبَ لِإِنْقَاذِ أَعْمَى إلَّا لِإِصْلَاحِهَا فَبِكَثِيرِهِ وَبِسَلَامٍ وَأَكْلٍ وَشُرْبٍ وَفِيهَا إنْ أَكَلَ أَوْ شَرِبَ انْجَبَرَ وَهَلْ اخْتِلَافٌ أَوْ لَا لِلسَّلَامِ فِي الْأُولَى أَوْ لِلْجَمْعِ تَأْوِيلَانِ

    Par l'ajout volontaire d'une prosternation, par exemple ; par le fait de souffler, de manger, de boire, de vomir ou de parler, même contraint, ou même si cela était obligatoire pour sauver un aveugle, sauf [la parole] pour réparer [la prière], qui n'annule que si elle est abondante. Par un salām [prononcé par inadvertance] suivi du fait de manger et de boire ; or dans [la Mudawwana], s'il a mangé ou bu [par inadvertance], cela se répare. Y a-t-il contradiction, ou non, parce que dans le premier cas il y a le salām, ou parce qu'il y a cumul [du manger et du boire] ? Deux interprétations [de la Mudawwana].

  91. 242

    وَبِانْصِرَافٍ لِحَدَثٍ ثُمَّ تَبَيَّنَ نَفْيُهُ كَمُسْلِمٍ شَكَّ فِي الْإِتْمَامِ ثُمَّ ظَهَرَ الْكَمَالُ عَلَى الْأَظْهَرِ وَبِسُجُودِ الْمَسْبُوقِ مَعَ الْإِمَامِ بَعْدِيًّا أَوْ قَبْلِيًّا إنْ لَمْ يَلْحَقْ رَكْعَةً وَإِلَّا سَجَدَ وَلَوْ تَرَكَ إمَامَهُ أَوْ لَمْ يُدْرِكْ مُوجَبَهُ وَأَخَّرَ الْبَعْدِيَّ وَلَا سَهْوَ عَلَى مُؤْتَمٍّ حَالَةَ الْقُدْوَةِ

    Par le fait de quitter [la prière] pour un ḥadath [supposé] dont l'absence apparaît ensuite ; de même celui qui a fait le salām en doutant d'avoir achevé, puis dont l'achèvement apparaît, selon l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd]. Par la prosternation du masbūq avec l'imam, qu'elle soit d'après ou d'avant [le salām], s'il n'a pas atteint une rakʿa ; sinon il la fait [avec lui], même si son imam l'a omise ou s'il n'a pas assisté à sa cause, et il reporte celle d'après [à la fin de sa propre prière]. Pas d'inadvertance [à la charge] de celui qui est dirigé tant qu'il suit l'imam.

  92. 243

    وَبِتَرْكِ قَبْلِيٍّ عَنْ ثَلَاثِ سُنَنٍ وَطَالَ لَا أَقَلَّ فَلَا سُجُودَ وَإِنْ ذَكَرَهُ فِي صَلَاةٍ وَبَطَلَتْ فَكَذَاكِرِهَا وَإِلَّا فَكَبَعْضٍ فَمِنْ فَرْضٍ إنْ أَطَالَ الْقِرَاءَةَ أَوْ رَكَعَ بَطَلَتْ وَأَتَمَّ النَّفَلَ وَقَطَعَ غَيْرَهُ وَنُدِبَ الْإِشْفَاعُ إنْ عَقَدَ رَكْعَةً وَإِلَّا رَجَعَ بِلَا سَلَامٍ

    Par l'omission d'une prosternation d'avant [le salām] due à trois sunnas, quand un long moment s'est écoulé ; non pour moins [de trois] : il n'y a alors plus de prosternation. Si l'on s'en souvient pendant une [autre] prière et que [la première] est nulle, on est comme celui qui se souvient [d'une prière manquée] ; sinon, comme celui qui se souvient d'une partie [omise] : s'il s'agit d'une obligatoire, si l'on a allongé la récitation ou fait une inclinaison, [la première] est nulle, on achève la surérogatoire [dans laquelle on est] et on interrompt toute autre, en la ramenant de préférence à deux rakʿa si l'on en a noué une ; sinon on retourne [à la première] sans salām.

  93. 244

    وَمِنْ نَفْلٍ فِي فَرْضٍ تَمَادَى كَفِي نَفْلٍ إنْ أَطَالَهَا أَوْ رَكَعَ وَهَلْ بِتَعَمُّدِ تَرْكِ سُنَّةٍ أَوْ لَا وَلَا سُجُودَ خِلَافٌ

    Celui qui [se souvient d'une partie omise] d'une surérogatoire alors qu'il est dans une obligatoire continue ; de même dans une surérogatoire, s'il a allongé [la récitation] ou fait une inclinaison. [La prière est-elle nulle] par l'omission volontaire d'une sunna, ou non, sans prosternation ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].

  94. 245

    وَبِتَرْكِ رُكْنٍ وَطَالَ كَشَرْطٍ وَتَدَارَكَهُ إنْ لَمْ يُسَلِّمْ وَلَمْ يَعْقِدْ رُكُوعًا وَهُوَ رَفْعُ رَأْسٍ إلَّا لِتَرْكِ رُكُوعٍ فَبِالِانْحِنَاءِ كَسِرٍّ وَتَكْبِيرِ عِيدٍ وَسَجْدَةِ تِلَاوَةٍ وَذِكْرِ بَعْضٍ وَإِقَامَةِ مَغْرِبٍ عَلَيْهِ وَهُوَ بِهَا

    [Elle est nulle] par l'omission d'un pilier quand un long moment s'est écoulé, comme [pour] une condition ; on le rattrape tant que l'on n'a pas fait le salām ni noué une inclinaison, ce qui se fait au relèvement de la tête, sauf pour l'omission de l'inclinaison elle-même, [le point de non-retour étant alors] l'inclinaison du corps ; de même pour la voix basse [omise], les takbīr de la fête, la prosternation de récitation, le souvenir d'une partie [omise] et l'iqāma du maghrib donnée pendant qu'il le prie.

  95. 246

    وَبَنَى إنْ قَرُبَ وَلَمْ يَخْرُجْ مِنْ الْمَسْجِدِ بِإِحْرَامٍ وَلَمْ تَبْطُلْ بِتَرْكِهِ وَجَلَسَ لَهُ عَلَى الْأَظْهَرِ وَأَعَادَ تَارِكُ السَّلَامِ التَّشَهُّدَ وَسَجَدَ إنْ انْحَرَفَ عَنْ الْقِبْلَةِ

    [Celui qui a fait le salām avant la fin] poursuit, si c'est proche et qu'il n'est pas sorti de la mosquée, avec un takbīr d'entrée, sans que [la prière] soit nulle s'il l'omet ; il s'assied pour le faire, selon l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd]. Celui qui a omis le salām refait le tashahhud, et se prosterne [après le salām] s'il s'était détourné de la qibla.

  96. 247

    وَرَجَعَ تَارِكُ الْجُلُوسِ الْأَوَّلِ إنْ لَمْ يُفَارِقْ الْأَرْضَ بِيَدَيْهِ وَرُكْبَتَيْهِ وَلَا سُجُودَ وَإِلَّا فَلَا وَلَا تَبْطُلُ إنْ رَجَعَ وَلَوْ اسْتَقَلَّ وَتَبِعَهُ مَأْمُومُهُ وَسَجَدَ بَعْدَهُ

    Celui qui a omis la première assise y revient s'il n'a pas quitté le sol des mains et des genoux, sans prosternation ; sinon il n'y revient pas, mais [la prière] n'est pas nulle s'il y revient, même tout à fait debout ; celui qu'il dirige le suit, et il se prosterne après [le salām].

  97. 248

    كَنَفْلٍ لَمْ يَعْقِدْ ثَالِثَتَهُ وَإِلَّا كَمَّلَ أَرْبَعًا وَفِي الْخَامِسَةِ مُطْلَقًا وَسَجَدَ قَبْلَهُ فِيهِمَا وَتَارِكُ رُكُوعٍ يَرْجِعُ قَائِمًا وَنُدِبَ أَنْ يَقْرَأَ وَسَجْدَةٍ يَجْلِسُ لَا سَجْدَتَيْنِ

    De même [il revient s'asseoir] dans une surérogatoire s'il n'a pas noué la troisième [rakʿa] ; sinon il complète à quatre ; pour une cinquième, [il revient] dans tous les cas, et dans ces deux cas il se prosterne avant [le salām]. Celui qui a omis l'inclinaison revient debout, et il est recommandé qu'il récite ; celui qui a omis une prosternation s'assied [puis la fait], non pour deux prosternations [qu'il fait directement].

  98. 249

    وَلَا يُجْبَرُ رُكُوعُ أُولَاهُ بِسُجُودِ ثَانِيَتِهِ وَبَطَلَ بِأَرْبَعِ سَجَدَاتٍ مِنْ أَرْبَعِ رَكَعَاتٍ الْأُوَلِ وَرَجَعَتْ الثَّانِيَةُ أُولَى بِبُطْلَانِهَا لِفَذٍّ وَإِمَامٍ وَإِنْ شَكَّ فِي سَجْدَةٍ لَمْ يَدْرِ مَحَلَّهَا سَجَدَهَا وَفِي الْأَخِيرَةِ يَأْتِي بِرَكْعَةٍ وَقِيَامِ ثَالِثَتِهِ بِثَلَاثٍ وَرَابِعَتِهِ بِرَكْعَتَيْنِ وَتَشَهُّدٍ

    L'inclinaison [seule accomplie] de la première [rakʿa] ne se complète pas par la prosternation de la seconde [dont l'inclinaison a été omise]. Avec quatre prosternations [omises] sur quatre rakʿa, les [trois] premières sont nulles. La seconde [rakʿa] devient la première quand celle-ci est nulle, pour celui qui prie seul et pour l'imam. Celui qui doute d'une prosternation sans savoir à quelle rakʿa elle manque la fait sur-le-champ ; [si le doute survient] dans la dernière [rakʿa], il accomplit [en outre] une rakʿa ; dans la station debout de la troisième, trois ; dans celle de la quatrième, deux rakʿa et un tashahhud.

  99. 250

    وَإِنْ سَجَدَ إمَامٌ سَجْدَةً لَمْ يُتَّبَعْ وَسُبِّحَ بِهِ فَإِذَا خِيفَ عَقْدُهُ قَامُوا فَإِذَا جَلَسَ قَامُوا كَقُعُودِهِ بِثَالِثَةٍ فَإِذَا سَلَّمَ أَتَوْا بِرَكْعَةٍ وَأَمَّهُمْ أَحَدُهُمْ وَسَجَدُوا قَبْلَهُ

    Si l'imam ne fait qu'une prosternation [et se lève], on ne le suit pas et on l'avertit par « subḥāna Llāh » ; si l'on craint qu'il noue [l'inclinaison suivante], on se lève [avec lui] ; quand il s'assied, on se lève [pour la rakʿa manquante], comme lorsqu'il s'assied à la troisième ; quand il a fait le salām, on accomplit une rakʿa sous la direction de l'un d'eux, et l'on se prosterne avant [le salām].

  100. 251

    وَإِنْ زُوحِمَ مُؤْتَمٌّ عَنْ رُكُوعٍ أَوْ نَعَسَ أَوْ نَحْوُهُ اتَّبَعَهُ فِي غَيْرِ الْأُولَى مَا لَمْ يَرْفَعْ مِنْ سُجُودِهَا أَوْ سَجْدَةٍ فَإِنْ لَمْ يَطْمَعْ فِيهَا قَبْلَ عَقْدِ إمَامِهِ تَمَادَى وَقَضَى رَكْعَةً وَإِلَّا سَجَدَهَا وَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ إنْ تَيَقَّنَ

    Si celui qui est dirigé est empêché par la foule de faire l'inclinaison, ou s'il somnole, ou chose semblable, il rejoint [l'imam] dans une rakʿa autre que la première tant que celui-ci ne s'est pas relevé de sa prosternation ; [s'il a été empêché] d'une prosternation, s'il n'espère pas la faire avant que son imam ne noue [l'inclinaison suivante], il continue et rattrape une rakʿa ; sinon il la fait. Il ne doit pas de prosternation [d'inadvertance] s'il est certain.

  101. 252

    وَإِنْ قَامَ إمَامٌ لِخَامِسَةٍ فَمُتَيَقِّنُ انْتِفَاءِ مُوجِبِهَا يَجْلِسُ وَإِلَّا اتَّبَعَهُ فَإِنْ خَالَفَ عَمْدًا بَطَلَتْ فِيهِمَا لَا سَهْوًا فَيَأْتِي الْجَالِسُ بِرَكْعَةٍ وَيُعِيدُهَا الْمُتَّبِعُ

    Si l'imam se lève pour une cinquième [rakʿa], celui qui est certain qu'il n'y a pas de raison de le faire reste assis ; sinon il le suit. Qui fait le contraire volontairement, sa prière est nulle dans les deux cas ; non par inadvertance : celui qui est resté assis [à tort] accomplit une rakʿa, et celui qui a suivi [à tort] la refait.

  102. 253

    وَإِنْ قَالَ قُمْتُ لِمُوجِبٍ صَحَّتْ لِمَنْ لَزِمَهُ اتِّبَاعُهُ وَتَبِعَهُ وَلِمُقَابِلِهِ إنْ سَبَّحَ كَمُتَّبِعٍ تَأَوَّلَ وُجُوبَهُ عَلَى الْمُخْتَارِ لَا لِمَنْ لَزِمَهُ اتِّبَاعُهُ فِي نَفْسِ الْأَمْرِ وَلَمْ يَتَّبِعْ

    Si [l'imam] dit : « je me suis levé pour une raison [valable] », la prière est valide pour celui qui devait le suivre et l'a suivi, et pour celui qui était dans le cas inverse s'il a dit « subḥāna Llāh », comme pour celui qui a suivi en interprétant que c'était obligatoire, selon l'avis choisi [par al-Lakhmī] ; non pour celui qui devait en réalité le suivre et ne l'a pas suivi.

  103. 254

    وَلَمْ تُجْزِ مَسْبُوقًا عَلِمَ بِخَامِسِيَّتِهَا وَهَلْ كَذَا إنْ لَمْ يَعْلَمْ أَوْ تُجْزِ إلَّا أَنْ يَجْمَعَ مَأْمُومُهُ عَلَى نَفْيِ الْمُوجِبِ قَوْلَانِ وَتَارِكُ سَجْدَةٍ مِنْ كَأُولَاهُ لَا تُجْزِئُهُ الْخَامِسَةُ إنْ تَعَمَّدَهَا

    Elle ne compte pas pour le masbūq qui savait que c'était la cinquième. En est-il de même s'il ne le savait pas, ou compte-t-elle, à moins que ceux que [l'imam] dirige ne s'accordent à nier la raison [de cette cinquième] ? Deux avis. Celui qui a omis une prosternation, par exemple dans sa première [rakʿa], la cinquième ne lui en tient pas lieu s'il l'a faite volontairement.

  104. La prosternation de récitationفَصْلٌ فِي سُجُودِ التِّلَاوَةِ
  105. 255

    سَجَدَ بِشَرْطِ الصَّلَاةِ بِلَا إحْرَامٍ وَسَلَامٍ قَارِئٌ وَمُسْتَمِعٌ فَقَطْ إنْ جَلَسَ لِيَتَعَلَّمَ وَلَوْ تَرَكَ الْقَارِئُ إنْ صَلَحَ لِيَؤُمَّ وَلَمْ يَجْلِسْ لِيُسْمِعَ

    Se prosternent, aux conditions de la prière, sans takbīr d'entrée ni salām, le récitant et l'auditeur seulement, si [celui-ci] s'est assis pour apprendre, même si le récitant ne se prosterne pas, pourvu que [le récitant] soit apte à diriger la prière et ne se soit pas assis pour faire entendre [sa voix].

  106. 256

    فِي إحْدَى عَشْرَةَ لَا ثَانِيَةِ الْحَجِّ وَالنَّجْمِ وَالِانْشِقَاقِ وَالْقَلَمِ وَهَلْ سُنَّةٌ أَوْ فَضِيلَةٌ خِلَافٌ وَكَبَّرَ لِخَفْضٍ وَرَفْعٍ وَلَوْ بِغَيْرِ صَلَاةٍ وَصَ وَأَنَابَ وَفُصِّلَتْ تَعْبُدُونَ

    [Elles sont] onze, non la seconde d'al-Ḥajj, ni [celles d']an-Najm, d'al-Inshiqāq et d'al-Qalam. Sont-elles sunna ou simple mérite ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir]. On fait le takbīr en descendant et en se relevant, même hors de la prière. [Celle de] Ṣād est à « wa-anāb », celle de Fuṣṣilat à « taʿbudūn ».

  107. 257

    وَكُرِهَ سُجُودُ شُكْرٍ أَوْ زَلْزَلَةٍ وَجَهْرٌ بِهَا بِمَسْجِدٍ وَقِرَاءَةٌ بِتَلْحِينٍ كَجَمَاعَةٍ وَجُلُوسٌ لَهَا لَا لِتَعْلِيمٍ وَأُقِيمَ الْقَارِئُ فِي الْمَسْجِدِ يَوْمَ خَمِيسٍ أَوْ غَيْرِهِ وَفِي كُرْهِ قِرَاءَةِ الْجَمَاعَةِ عَلَى الْوَاحِدِ رِوَايَتَانِ وَاجْتِمَاعٌ لِدُعَاءٍ يَوْمَ عَرَفَةَ

    Sont déconseillés la prosternation de remerciement ou pour un tremblement de terre ; d'élever la voix en récitant [le Coran] dans une mosquée ; la récitation chantée, comme la récitation en groupe ; de s'asseoir [auprès du récitant] pour [la seule prosternation], non pour l'enseignement ; et l'on fait lever celui qui récite [ainsi à voix haute] dans la mosquée, le jeudi ou un autre jour ; sur le caractère déconseillé de la récitation d'un groupe devant un seul [maître], deux versions [rapportées de Mālik] ; et se réunir pour invoquer le jour de ʿArafa.

  108. 258

    وَمُجَاوَزَتُهَا لِمُتَطَهِّرٍ وَقْتَ جَوَازٍ وَإِلَّا فَهَلْ يُجَاوِزُ مَحَلَّهَا أَوْ الْآيَةَ تَأْوِيلَانِ وَاقْتِصَارٌ عَلَيْهَا وَأُوِّلَ بِالْكَلِمَةِ وَالْآيَةِ قَالَ وَهُوَ الْأَشْبَهُ

    [Déconseillé] de passer [le verset de prosternation sans se prosterner] pour celui qui est en état de pureté, en un temps où elle est permise ; sinon, saute-t-il le mot de la prosternation, ou le verset ? Deux interprétations [de la Mudawwana]. [Déconseillé aussi] de se limiter à [ce passage] : [la Mudawwana] a été interprétée [comme visant] le mot, et [comme visant] le verset ; [al-Māzarī] a dit : [cette seconde interprétation] est la plus conforme [aux règles].

    « Il a dit » désigne al-Māzarī, conformément au préambule de l'auteur et à ash-Sharḥ al-kabīr.

  109. 259

    وَتَعَمُّدُهَا بِفَرِيضَةٍ أَوْ خُطْبَةٍ لَا نَفْلٍ مُطْلَقًا وَإِنْ قَرَأَهَا فِي فَرْضٍ سَجَدَ لَا خُطْبَةٍ وَجَهَرَ إمَامُ السِّرِّيَّةِ وَإِلَّا اُتُّبِعَ وَمُجَاوِزُهَا بِيَسِيرٍ يَسْجُدُ وَبِكَثِيرٍ يُعِيدُهَا بِالْفَرْضِ وَلَمْ يَنْحَنِ وَبِالنَّفَلِ فِي ثَانِيَتِهِ فَفِي فِعْلِهَا قَبْلَ الْفَاتِحَةِ قَوْلَانِ

    [Déconseillé] de la réciter exprès dans une obligatoire ou dans un sermon ; non dans une surérogatoire, en aucun cas. Si on la récite dans une obligatoire, on se prosterne, non dans un sermon ; l'imam d'une prière à voix basse élève alors la voix [en la récitant], sinon on le suit [quand même]. Celui qui l'a dépassée de peu se prosterne ; de beaucoup, il la récite de nouveau, dans une obligatoire, tant qu'il ne s'est pas incliné ; dans une surérogatoire, [s'il s'est incliné, il la reprend] dans la seconde [rakʿa], et sur le fait de la faire avant la Fātiḥa, deux avis.

  110. 260

    وَإِنْ قَصَدَهَا فَرَكَعَ سَهْوًا اعْتَدَّ بِهِ وَلَا سَهْوَ بِخِلَافِ تَكْرِيرِهَا أَوْ سُجُودٍ قَبْلَهَا سَهْوًا قَالَ وَأَصْلُ الْمَذْهَبِ تَكْرِيرُهَا إنْ كَرَّرَ حِزْبًا إلَّا الْمُعَلِّمَ وَالْمُتَعَلِّمَ فَأَوَّلُ مَرَّةٍ

    Celui qui voulait la faire mais s'est incliné par inadvertance compte [cette inclinaison], sans prosternation d'inadvertance ; il en va autrement s'il la répète ou se prosterne avant [le verset] par inadvertance. [Al-Māzarī] a dit : le principe de l'école est de la répéter si l'on répète un ḥizb [portion du Coran], sauf le maître et l'élève, [qui ne se prosternent qu']à la première fois.

  111. 261

    وَنُدِبَ لِسَاجِدِ الْأَعْرَافِ قِرَاءَةٌ قَبْلَ رُكُوعِهِ وَلَا يَكْفِي عَنْهَا رُكُوعٌ وَإِنْ تَرَكَهَا وَقَصَدَهُ صَحَّ وَكُرِهَ وَسَهْوًا اعْتَدَّ بِهِ عِنْدَ مَالِكٍ لَا ابْنِ الْقَاسِمِ فَيَسْجُدُ إنْ اطْمَأَنَّ بِهِ

    Il est recommandé à celui qui se prosterne pour [la fin d']al-Aʿrāf de réciter [quelques versets] avant de s'incliner. L'inclinaison ne la remplace pas ; si on l'omet en visant [de la remplacer par] l'inclinaison, c'est valide mais déconseillé ; par inadvertance, [l'inclinaison] compte selon Mālik, non selon Ibn al-Qāsim, [pour qui] on fait la prosternation [d'inadvertance après le salām] si l'on s'est tenu en repos dans [cette inclinaison].

  112. La prière surérogatoire et son statutفَصْلٌ فِي بَيَانِ صَلَاةِ النَّافِلَةِ وَحُكْمِهَا
  113. 262

    وَنُدِبَ نَفْلٌ وَتَأَكَّدَ بَعْدَ مَغْرِبٍ كَظُهْرٍ وَقَبْلَهَا كَعَصْرٍ بِلَا حَدٍّ وَالضُّحَى وَسِرٌّ بِهِ نَهَارًا وَجَهْرٌ لَيْلًا وَتَأَكَّدَ بِوِتْرٍ وَتَحِيَّةُ مَسْجِدٍ وَجَازَ تَرْكُ مَارٍّ وَتَأَدَّتْ بِفَرْضٍ

    La prière surérogatoire est recommandée, et plus fortement après le maghrib, comme après le ẓuhr et avant lui, et comme [avant] le ʿaṣr, sans nombre fixé ; de même la prière du ḍuḥā [de la matinée]. [Il est recommandé] d'y réciter à voix basse le jour et à voix haute la nuit, [la voix haute] étant plus fortement recommandée au witr ; et [est recommandée] la salutation de la mosquée, que celui qui ne fait que passer peut omettre, et qui est acquittée par une obligatoire.

  114. 263

    وَبَدْءٌ بِهَا بِمَسْجِدِ الْمَدِينَةِ قَبْلَ السَّلَامِ عَلَيْهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَإِيقَاعُ نَفْلٍ بِهِ بِمُصَلَّاهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَالْفَرْضِ بِالصَّفِّ الْأَوَّلِ وَتَحِيَّةُ مَسْجِدِ مَكَّةَ وَالطَّوَافُ

    [Recommandé] de commencer par elle dans la mosquée de Médine, avant de saluer [le Prophète], qu'Allah prie sur lui et le salue ; d'y faire la surérogatoire à l'endroit où il priait, qu'Allah prie sur lui et le salue, et l'obligatoire au premier rang. La salutation de la mosquée de La Mecque est la circumambulation (ṭawāf).

  115. 264

    وَتَرَاوِيحُ وَانْفِرَادٌ بِهَا إنْ لَمْ تُعَطَّلْ الْمَسَاجِدُ وَالْخَتْمُ فِيهَا وَسُورَةٌ تُجْزِئُ ثَلَاثٌ وَعِشْرُونَ ثُمَّ جُعِلَتْ سِتًّا وَثَلَاثِينَ وَخَفَّفَ مَسْبُوقُهَا ثَانِيَتَهُ وَلَحِقَ

    [La recommandation est plus forte aussi] pour les tarāwīḥ [prières de nuit du ramadan] ; [recommandé] de les faire seul si les mosquées n'en sont pas désertées ; d'y achever [la lecture du] Coran, une sourate [par rakʿa] suffisant toutefois. [Elles furent] vingt-trois [rakʿa, witr compris], puis on les porta à trente-six. Celui qui les a rejointes en cours allège sa seconde [rakʿa] et rattrape [l'imam].

  116. 265

    وَقِرَاءَةُ شَفْعٍ بِسَبِّحْ وَالْكَافِرُونَ وَوِتْرٍ بِإِخْلَاصٍ وَمُعَوِّذَتَيْنِ إلَّا لِمَنْ لَهُ حِزْبٌ فَمِنْهُ فِيهِمَا وَفِعْلُهُ لِمُنْتَبِهٍ آخِرَ اللَّيْلِ وَلَمْ يُعِدْهُ مُقَدِّمٌ ثُمَّ صَلَّى

    [Recommandé] de réciter dans le shafʿ [les deux rakʿa qui précèdent le witr] « Sabbiḥ » et « al-Kāfirūn », et dans le witr « al-Ikhlāṣ » et les deux sourates de protection, sauf pour celui qui a un ḥizb [de lecture] : il en récite dans les deux ; de faire [le witr] à la fin de la nuit pour celui qui se réveille alors ; celui qui l'a fait tôt puis prie [encore] ne le refait pas.

  117. 266

    وَجَازَ وَعَقِبَ شَفْعٍ مُنْفَصِلٍ عَنْهُ بِسَلَامٍ إلَّا لِاقْتِدَاءٍ بِوَاصِلٍ وَكُرِهَ وَصْلُهُ وَوِتْرٌ بِوَاحِدَةٍ وَقِرَاءَةُ ثَانٍ مِنْ غَيْرِ انْتِهَاءِ الْأَوَّلِ وَنَظَرٌ بِمُصْحَفٍ فِي فَرْضٍ أَوْ أَثْنَاءِ نَفْلٍ لَا أَوَّلَهُ

    [Prier encore après le witr] est permis. [Il est recommandé que le witr vienne] à la suite d'un shafʿ dont il est séparé par un salām, sauf si l'on suit un imam qui les joint. Sont déconseillés de les joindre ; le witr d'une seule rakʿa [sans shafʿ] ; qu'un second [imam, aux tarāwīḥ,] récite sans reprendre là où le premier s'est arrêté ; de lire dans un muṣḥaf dans une obligatoire ou au milieu d'une surérogatoire, non à son début.

  118. 267

    وَجَمْعٌ كَثِيرٌ لِنَفْلٍ أَوْ بِمَكَانٍ مُشْتَهِرٍ وَإِلَّا فَلَا وَكَلَامٌ بَعْدَ صُبْحٍ لِقُرْبِ الطُّلُوعِ لَا بَعْدَ فَجْرٍ وَضِجْعَةٌ بَيْنَ صُبْحٍ وَرَكْعَتَيْ فَجْرٍ

    [Déconseillés] un grand rassemblement pour une surérogatoire, ou [un petit] en un lieu renommé, sinon non ; parler après le ṣubḥ, jusqu'au lever du soleil, non après [les deux rakʿa de] l'aube ; et s'étendre entre le ṣubḥ et les deux rakʿa de l'aube.

  119. 268

    وَالْوِتْرُ سُنَّةٌ آكَدُ ثُمَّ عِيدٌ ثُمَّ كُسُوفٌ ثُمَّ اسْتِسْقَاءٌ وَوَقْتُهُ بَعْدَ عِشَاءٍ صَحِيحَةٍ وَشَفَقٍ لِلْفَجْرِ وَضَرُورِيُّهُ لِلصُّبْحِ وَنُدِبَ قَطْعُهَا لَهُ لِفَذٍّ لَا مُؤْتَمٍّ وَفِي الْإِمَامِ رِوَايَتَانِ

    Le witr est la sunna la plus confirmée, puis [la prière de] la fête, puis celle de l'éclipse, puis celle de la demande de pluie. Son temps va d'après un ʿishāʾ valide et [la disparition de] la rougeur du couchant jusqu'à l'aube, et son temps de nécessité jusqu'[à la prière du] ṣubḥ. Il est recommandé à celui qui prie seul d'interrompre [le ṣubḥ] pour lui [le witr oublié], non à celui qui est dirigé ; pour l'imam, deux versions [rapportées de Mālik].

  120. 269

    وَإِنْ لَمْ يَتَّسِعْ الْوَقْتُ إلَّا لِرَكْعَتَيْنِ تَرَكَهُ لَا لِثَلَاثٍ وَلِخَمْسٍ صَلَّى الشَّفْعَ وَلَوْ قَدَّمَ وَلِسَبْعٍ زَادَ الْفَجْرَ وَهِيَ رَغِيبَةٌ تَفْتَقِرُ لِنِيَّةٍ تَخُصُّهَا وَلَا تُجْزِئُ إنْ تَبَيَّنَ تَقَدُّمُ إحْرَامِهَا لِلْفَجْرِ وَلَوْ بِتَحَرٍّ

    Si le temps ne permet que deux rakʿa, on laisse [le witr] ; non pour trois ; pour cinq, on prie [aussi] le shafʿ, même si on l'avait déjà prié ; pour sept, on ajoute [les deux rakʿa de] l'aube. Celle-ci est une raghība [surérogatoire fortement encouragée], qui requiert une intention propre ; elle ne compte pas s'il apparaît que son takbīr d'entrée a précédé l'aube, même après un effort d'appréciation.

  121. 270

    وَنُدِبَ الِاقْتِصَارُ عَلَى الْفَاتِحَةِ وَإِيقَاعُهَا بِمَسْجِدٍ وَنَابَتْ عَنْ التَّحِيَّةِ وَإِنْ فَعَلَهَا بِبَيْتِهِ لَمْ يَرْكَعْ وَلَا يُقْضَى غَيْرُ فَرْضٍ إلَّا هِيَ فَلِلزَّوَالِ وَإِنْ أُقِيمَتْ الصُّبْحُ وَهُوَ بِمَسْجِدٍ تَرَكَهَا وَخَارِجَهُ رَكَعَهَا إنْ لَمْ يَخَفْ فَوَاتَ رَكْعَةٍ وَهَلْ الْأَفْضَلُ كَثْرَةُ السُّجُودِ أَوْ طُولُ الْقِيَامِ قَوْلَانِ

    Il est recommandé de s'y limiter à la Fātiḥa et de la faire à la mosquée ; elle tient lieu de salutation [de la mosquée], et celui qui l'a faite chez lui ne prie rien [en arrivant à la mosquée]. On ne rattrape pas ce qui n'est pas obligatoire, sauf elle, jusqu'au zénith. Si l'iqāma du ṣubḥ est donnée alors qu'il est dans la mosquée, il la laisse ; hors de la mosquée, il la fait s'il ne craint pas de manquer une rakʿa. Le mieux est-il de multiplier les prosternations ou de prolonger la station debout ? Deux avis.

  122. La prière en groupe et les règles qui s'y rattachentفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْجَمَاعَةِ وَمَا يَتَّصِلُ بِهَا مِنْ أَحْكَامٍ
  123. 271

    الْجَمَاعَةُ بِفَرْضٍ غَيْرِ جُمُعَةٍ سُنَّةٌ وَلَا تَتَفَاضَلُ وَإِنَّمَا يَحْصُلُ فَضْلُهَا بِرَكْعَةٍ وَنُدِبَ لِمَنْ لَمْ يُحَصِّلْهُ كَمُصَلٍّ بِصَبِيٍّ لَا امْرَأَةٍ أَنْ يُعِيدَ مُفَوِّضًا مَأْمُومًا وَلَوْ مَعَ وَاحِدٍ غَيْرَ مَغْرِبٍ كَعِشَاءٍ بَعْدَ وِتْرٍ

    La prière en groupe, pour une obligatoire autre que la jumuʿa, est sunna ; [les groupes] ne se surpassent pas [l'un l'autre au point de justifier une reprise], et son mérite ne s'obtient que par une rakʿa [avec l'imam]. Il est recommandé à celui qui ne l'a pas obtenu, comme celui qui a prié avec un enfant [pour seul compagnon], non avec une femme, de refaire [sa prière] en s'en remettant à Allah [pour savoir laquelle est l'obligatoire], en tant que dirigé, même avec une seule [personne] ; non le maghrib, ni le ʿishāʾ après le witr.

  124. 272

    فَإِنْ أَعَادَ وَلَمْ يَعْقِدْ قَطَعَ وَإِلَّا شَفَعَ وَإِنْ أَتَمَّ وَلَوْ سَلَّمَ أَتَى بِرَابِعَةٍ إنْ قَرُبَ وَأَعَادَ مُؤْتَمٌّ بِمُعِيدٍ أَبَدًا أَفْذَاذًا وَإِنْ تَبَيَّنَ عَدَمُ الْأُولَى أَوْ فَسَادُهَا أَجْزَأَتْ

    Celui qui [par inadvertance] refait [le maghrib] l'interrompt s'il n'a pas noué [une rakʿa] ; sinon il la ramène à deux ; s'il l'a achevée, même après le salām, il ajoute une quatrième si c'est proche. Ceux qui ont prié derrière quelqu'un qui refaisait sa prière refont la leur indéfiniment, chacun pour soi. S'il apparaît que la première n'a pas eu lieu ou était viciée, [la seconde] acquitte.

  125. 273

    وَلَا يُطَالُ رُكُوعٌ لِدَاخِلٍ وَالْإِمَامُ الرَّاتِبُ كَجَمَاعَةٍ وَلَا تُبْتَدَأُ صَلَاةٌ بَعْدَ الْإِقَامَةِ وَإِنْ أُقِيمَتْ وَهُوَ فِي صَلَاةٍ قَطَعَ إنْ خَشِيَ فَوَاتَ رَكْعَةٍ وَإِلَّا أَتَمَّ النَّافِلَةَ أَوْ فَرِيضَةً غَيْرَهَا وَإِلَّا انْصَرَفَ فِي الثَّالِثَةِ عَنْ شَفْعٍ كَالْأُولَى إنْ عَقَدَهَا وَالْقَطْعُ بِسَلَامٍ أَوْ مُنَافٍ وَإِلَّا أَعَادَ

    On ne prolonge pas l'inclinaison pour quelqu'un qui entre. L'imam attitré [seul] équivaut à un groupe. On ne commence pas une prière après l'iqāma ; si elle est donnée alors qu'il est en prière, il interrompt s'il craint de manquer une rakʿa ; sinon il achève la surérogatoire, ou une obligatoire autre [que celle que l'on appelle] ; sinon [si c'est la même], il quitte [la prière] à la troisième [rakʿa] après l'avoir ramenée à deux, comme dans la première s'il l'a nouée. L'interruption se fait par un salām ou par un acte incompatible [avec la prière] ; sinon [s'il entre avec l'imam sans l'avoir interrompue], il refait [les deux prières].

  126. 274

    وَإِنْ أُقِيمَتْ بِمَسْجِدٍ عَلَى مُحَصِّلِ الْفَضْلِ وَهُوَ بِهِ خَرَجَ وَلَمْ يُصَلِّهَا وَلَا غَيْرَهَا وَإِلَّا لَزِمَتْهُ كَمَنْ لَمْ يُصَلِّهَا وَبِبَيْتِهِ يُتِمُّهَا

    Si l'iqāma est donnée dans une mosquée alors que s'y trouve quelqu'un qui a déjà obtenu le mérite [du groupe pour cette prière], il sort sans la prier ni en prier une autre ; sinon [s'il l'avait priée seul], elle s'impose à lui [avec l'imam], comme à celui qui ne l'a pas priée. [Celui qui l'a commencée] chez lui l'achève.

  127. 275

    وَبَطَلَتْ بِاقْتِدَاءٍ بِمَنْ بَانَ كَافِرًا أَوْ امْرَأَةً أَوْ خُنْثَى مُشْكِلًا أَوْ مَجْنُونًا أَوْ فَاسِقًا بِجَارِحَةٍ أَوْ مَأْمُومًا أَوْ مُحْدِثًا إنْ تَعَمَّدَ أَوْ عَلِمَ مُؤْتَمُّهُ وَبِعَاجِزٍ عَنْ رُكْنٍ أَوْ عِلْمٍ إلَّا كَالْقَاعِدِ بِمِثْلِهِ فَجَائِزٌ

    Elle est nulle quand on a suivi quelqu'un qui se révèle mécréant, femme, hermaphrodite indéterminé, fou, pervers par ses actes, simple dirigé, ou en état de ḥadath s'il l'a fait exprès ou si celui qui le suivait le savait ; et [quand on a suivi] quelqu'un d'incapable d'un pilier ou de la science [nécessaire], sauf par exemple celui qui prie assis derrière son semblable : c'est permis.

  128. 276

    أَوْ بِأُمِّيٍّ إنْ وُجِدَ قَارِئٌ أَوْ قَارِئٍ بِكَقِرَاءَةِ ابْنِ مَسْعُودٍ أَوْ عَبْدٍ فِي جُمُعَةٍ أَوْ صَبِيٍّ فِي فَرْضٍ وَبِغَيْرِهِ تَصِحُّ وَإِنْ لَمْ تَجُزْ وَهَلْ بِلَاحِنٍ مُطْلَقًا أَوْ فِي الْفَاتِحَةِ وَبِغَيْرِ مُمَيِّزٍ بَيْنَ ضَادٍ وَظَاءٍ خِلَافٌ وَأَعَادَ بِوَقْتٍ فِي كَحَرُورِيٍّ

    Ou [quand on a suivi] un illettré [qui ne sait pas la Fātiḥa] alors qu'il y avait un récitant, ou un récitant qui lit selon la lecture d'Ibn Masʿūd par exemple, ou un esclave pour la jumuʿa, ou un enfant pour une obligatoire ; pour une autre [que l'obligatoire, derrière l'enfant], elle est valide bien que cela ne soit pas permis. [Est-elle nulle] derrière celui qui fait des fautes de langue, dans tous les cas ou [seulement] dans la Fātiḥa, et derrière celui qui ne distingue pas le ḍād du ẓāʾ ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir]. On refait dans le temps [si l'on a prié] derrière un ḥarūrī [kharijite], par exemple.

  129. 277

    وَكُرِهَ أَقْطَعُ وَأَشَلُّ وَأَعْرَابِيٌّ لِغَيْرِهِ وَإِنْ أَقْرَأَ وَذُو سَلَسٍ وَقُرُوحٍ لِصَحِيحٍ وَإِمَامَةُ مَنْ يُكْرَهُ وَتَرَتُّبُ خَصِيٍّ وَمَأْبُونٍ وَأَغْلَفَ وَوَلَدِ زِنَى وَمَجْهُولِ حَالٍ وَعَبْدٍ بِفَرْضٍ

    Sont déconseillés [comme imams] le manchot, l'homme à la main paralysée, le bédouin pour d'autres [que des bédouins], même s'il récite mieux, celui qui souffre d'incontinence ou de plaies [suintantes] pour des gens sains ; l'imamat de celui que [des fidèles] détestent ; et que soient imams attitrés d'une obligatoire l'eunuque, l'efféminé (maʾbūn), l'incirconcis, l'enfant né de la fornication, l'homme dont on ignore l'état [d'intégrité] et l'esclave.

  130. 278

    وَصَلَاةٌ بَيْنَ الْأَسَاطِينِ أَوْ أَمَامَ الْإِمَامِ بِلَا ضَرُورَةٍ وَاقْتِدَاءُ مَنْ بِأَسْفَلِ السَّفِينَةِ بِمَنْ بِأَعْلَاهَا كَأَبِي قُبَيْسٍ وَصَلَاةُ رَجُلٍ بَيْنَ نِسَاءٍ وَبِالْعَكْسِ وَإِمَامَةٌ بِمَسْجِدٍ بِلَا رِدَاءٍ وَتَنَفُّلُهُ بِمِحْرَابِهِ

    [Déconseillé] de prier entre les colonnes ou devant l'imam sans nécessité ; que celui qui est au fond du bateau suive celui qui est en haut, comme [de suivre un imam placé] sur [le mont] Abū Qubays ; qu'un homme prie au milieu des femmes, et inversement ; de diriger la prière dans une mosquée sans ridāʾ ; que [l'imam] fasse ses surérogatoires dans son miḥrāb.

  131. 279

    وَإِعَادَةُ جَمَاعَةٍ بَعْدَ الرَّاتِبِ وَإِنْ أَذِنَ وَلَهُ الْجَمْعُ إنْ جَمَعَ غَيْرُهُ قَبْلَهُ إنْ لَمْ يُؤَخِّرْ كَثِيرًا وَخَرَجُوا إلَّا بِالْمَسَاجِدِ الثَّلَاثَةِ فَيُصَلُّونَ بِهَا أَفْذَاذًا إنْ دَخَلُوهَا وَقَتْلُ كَبُرْغُوثٍ بِمَسْجِدٍ وَفِيهَا يَجُوزُ طَرْحُهَا خَارِجَهُ وَاسْتُشْكِلَ

    [Déconseillé] qu'un groupe prie de nouveau [en groupe] après l'imam attitré, même avec sa permission ; celui-ci peut [diriger] le groupe si un autre l'a fait avant lui, pourvu qu'il n'ait pas trop tardé ; [les retardataires] sortent [pour prier en groupe ailleurs], sauf dans les trois mosquées [sacrées], où ils prient chacun pour soi s'ils y sont entrés. [Déconseillé] de tuer une puce, par exemple, dans une mosquée ; dans [la Mudawwana], il est permis de la jeter dehors, ce qui a été jugé difficile [à comprendre].

  132. 280

    وَجَازَ اقْتِدَاءٌ بِأَعْمَى وَمُخَالِفٍ فِي الْفُرُوعِ وَأَلْكَنَ وَمَحْدُودٍ وَعِنِّينٍ وَمُجَذَّمٍ إلَّا أَنْ يَشْتَدَّ فَلْيُنَحَّ وَصَبِيٍّ بِمِثْلِهِ وَعَدَمُ إلْصَاقِ مَنْ عَلَى يَمِينِ الْإِمَامِ أَوْ يَسَارِهِ بِمَنْ حَذْوَهُ

    Il est permis de suivre un aveugle, quelqu'un d'une autre école dans les questions de détail, un homme qui articule mal, quelqu'un qui a subi une peine légale, un impuissant, un lépreux, sauf si [son mal] s'aggrave : qu'on l'écarte alors ; et un enfant pour son semblable. [Permis] que ceux qui sont à droite ou à gauche de l'imam ne soient pas accolés à ceux qui sont derrière lui.

  133. 281

    وَصَلَاةُ مُنْفَرِدٍ خَلْفَ صَفٍّ وَلَا يَجْذِبُ أَحَدًا وَهُوَ خَطَأٌ مِنْهُمَا وَإِسْرَاعٌ لَهَا بِلَا خَبَبٍ وَقَتْلُ عَقْرَبٍ أَوْ فَأْرٍ بِمَسْجِدٍ وَإِحْضَارُ صَبِيٍّ بِهِ لَا يَعْبَثُ وَيُكَفُّ إذَا نُهِيَ وَبَصْقٌ بِهِ إنْ حُصِّبَ أَوْ تَحْتَ حَصِيرِهِ ثُمَّ قَدَمِهِ ثُمَّ يَمِينِهِ ثُمَّ أَمَامَهُ

    [Permis] qu'une personne prie seule derrière un rang, sans tirer personne [à elle] : ce serait une faute de tous les deux ; de presser le pas vers [la prière], sans courir ; de tuer un scorpion ou une souris dans la mosquée ; d'y amener un enfant qui ne joue pas et s'arrête quand on le lui interdit ; d'y cracher si le sol est de gravier, ou sous sa natte, puis [à défaut] sous son pied, puis à sa droite, puis devant soi.

  134. 282

    وَخُرُوجُ مُتَجَالَّةٍ لِعِيدٍ وَاسْتِسْقَاءٍ وَشَابَّةٍ لِمَسْجِدٍ وَلَا يُقْضَى عَلَى زَوْجِهَا بِهِ وَاقْتِدَاءُ ذَوِي سُفُنٍ بِإِمَامٍ وَفَصْلُ مَأْمُومٍ بِنَهْرٍ صَغِيرٍ أَوْ طَرِيقٍ وَعُلُوُّ مَأْمُومٍ وَلَوْ بِسَطْحٍ لَا عَكْسُهُ

    [Permis] qu'une femme âgée sorte pour la fête et la demande de pluie, et qu'une jeune femme sorte pour la mosquée, sans que son mari puisse y être contraint en justice ; que les gens de plusieurs bateaux suivent un même imam ; que celui qui est dirigé soit séparé [de l'imam] par une petite rivière ou une route ; qu'il soit placé plus haut, fût-ce sur une terrasse, non l'inverse.

  135. 283

    وَبَطَلَتْ بِقَصْدِ إمَامٍ وَمَأْمُومٍ بِهِ الْكِبْرَ إلَّا بِكَشِبْرٍ وَهَلْ يَجُوزُ إنْ كَانَ مَعَ الْإِمَامِ طَائِفَةٌ كَغَيْرِهِمْ تَرَدُّدٌ وَمُسْمِعٌ وَاقْتِدَاءٌ بِهِ أَوْ بِرُؤْيَةٍ وَإِنْ بِدَارٍ

    Elle est nulle si l'imam ou le dirigé a visé par [l'élévation] l'orgueil. [L'élévation de l'imam n'est pas permise,] sauf d'un empan environ. Est-elle permise si un groupe pareil aux autres se trouve avec l'imam ? Il y a hésitation [des tardifs]. [Permis] un répétiteur [des takbīr de l'imam], et de suivre [l'imam] grâce à lui ou grâce à la vue, même depuis une maison.

  136. 284

    وَشَرْطُ الِاقْتِدَاءِ نِيَّتُهُ بِخِلَافِ الْإِمَامِ وَلَوْ بِجِنَازَةٍ إلَّا جُمُعَةً وَجَمْعًا وَخَوْفًا وَمُسْتَخْلَفًا كَفَضْلِ الْجَمَاعَةِ وَاخْتَارَ فِي الْأَخِيرِ خِلَافَ الْأَكْثَرِ

    Suivre [l'imam] a pour condition l'intention [de le suivre] ; il n'en va pas de même de l'imam [qui n'a pas besoin de l'intention de diriger], même pour une prière funéraire, sauf pour la jumuʿa, [la prière] regroupée [pour cause de pluie], la prière de la peur, le remplaçant [de l'imam], et de même pour [obtenir] le mérite du groupe ; sur ce dernier point, [al-Lakhmī] a choisi le contraire de la plupart.

  137. 285

    وَمُسَاوَاةٌ فِي الصَّلَاةِ وَإِنْ بِأَدَاءٍ وَقَضَاءٍ أَوْ بِظُهْرَيْنِ مِنْ يَوْمَيْنِ إلَّا نَفْلًا خَلْفَ فَرْضٍ وَلَا يَنْتَقِلُ مُنْفَرِدٌ لِجَمَاعَةٍ كَالْعَكْسِ وَفِي مَرِيضٍ اقْتَدَى بِمِثْلِهِ فَصَحَّ قَوْلَانِ

    [Condition aussi :] que la prière soit la même, [faute de quoi elle est nulle,] même si [la différence n'est que] d'une prière dans son temps à un rattrapage, ou de deux ẓuhr de deux jours ; sauf une surérogatoire derrière une obligatoire. Celui qui prie seul ne passe pas à un groupe [en cours de prière], ni l'inverse. Pour un malade qui suit un malade [assis] et guérit [en cours de prière], deux avis.

  138. 286

    وَمُتَابَعَةٌ فِي إحْرَامٍ وَسَلَامٍ فَالْمُسَاوَاةُ وَإِنْ بِشَكٍّ فِي الْمَأْمُومِيَّةِ مُبْطِلَةٌ إلَّا الْمُسَاوَقَةُ كَغَيْرِهِمَا لَكِنْ سَبْقُهُ مَمْنُوعٌ وَإِلَّا كُرِهَ وَأُمِرَ الرَّافِعُ بِعَوْدِهِ إنْ عَلِمَ إدْرَاكَهُ قَبْلَ رَفْعِهِ لَا إنْ خَفَضَ

    Et suivre [l'imam] dans le takbīr d'entrée et le salām : la simultanéité, même en cas de doute sur sa qualité de dirigé [ou d'imam], rend nulle ; non le fait de le suivre immédiatement. De même [n'est pas nul le défaut de suite] dans les autres [actes], mais devancer [l'imam] y est interdit, et autrement [la simultanéité] est déconseillée. Celui qui s'est relevé [avant l'imam] doit y retourner s'il sait qu'il le rejoindra avant que celui-ci se relève ; non s'il s'est baissé [avant lui].

  139. 287

    وَنُدِبَ تَقْدِيمُ سُلْطَانٍ ثُمَّ رَبِّ مَنْزِلٍ وَالْمُسْتَأْجِرِ عَلَى الْمَالِكِ وَإِنْ عَبْدًا كَامْرَأَةٍ وَاسْتَخْلَفَتْ ثُمَّ زَائِدِ فِقْهٍ ثُمَّ حَدِيثٍ ثُمَّ قِرَاءَةٍ ثُمَّ عِبَادَةٍ ثُمَّ بِسِنِّ إسْلَامٍ ثُمَّ بِنَسَبٍ ثُمَّ بِخَلْقٍ ثُمَّ بِخُلُقٍ ثُمَّ بِلِبَاسٍ إنْ عَدِمَ نَقْصَ مَنْعٍ أَوْ كُرْهٍ

    Il est recommandé de donner la préséance [pour l'imamat] au souverain, puis au maître de maison, le preneur passant avant le propriétaire, [et le maître de maison] fût-il esclave, de même que la femme [maîtresse de maison], qui désigne alors un remplaçant ; puis à celui qui a plus de fiqh, puis de hadith, puis de récitation, puis de dévotion ; puis par l'ancienneté dans l'islam, puis par la lignée, puis par la beauté physique, puis par le caractère, puis par le vêtement ; pourvu qu'il n'y ait pas de défaut entraînant interdiction ou caractère déconseillé.

  140. 288

    وَاسْتِنَابَةُ النَّاقِصِ كَوُقُوفِ ذَكَرٍ عَنْ يَمِينِهِ وَاثْنَيْنِ خَلْفَهُ وَصَبِيٌّ عَقَلَ الْقُرْبَةَ كَالْبَالِغِ وَنِسَاءٌ خَلْفَ الْجَمِيعِ وَرَبُّ الدَّابَّةِ أَوْلَى بِمُقَدَّمِهَا وَالْأَوْرَعُ وَالْعَدْلُ وَالْحُرُّ وَالْأَبُ وَالْعَمُّ عَلَى غَيْرِهِمْ وَإِنْ تَشَاحَّ مُتَسَاوُونَ لَا لِكِبْرٍ اقْتَرَعُوا

    [Recommandé] que celui qui a un défaut se fasse remplacer ; qu'un homme [seul] se tienne à la droite [de l'imam], et deux derrière lui ; l'enfant qui comprend l'acte d'adoration est comme l'adulte ; les femmes derrière tous. Le propriétaire de la monture a priorité pour l'avant de celle-ci. Le plus scrupuleux, l'homme intègre, l'homme libre, le père et l'oncle paternel [passent] avant les autres. Si des égaux se disputent [l'imamat], non par orgueil, ils tirent au sort.

  141. 289

    وَكَبَّرَ الْمَسْبُوقُ لِرُكُوعٍ أَوْ سُجُودٍ بِلَا تَأْخِيرٍ لَا لِجُلُوسٍ وَقَامَ بِتَكْبِيرٍ إنْ جَلَسَ فِي ثَانِيَتِهِ إلَّا مُدْرِكَ التَّشَهُّدِ وَقَضَى الْقَوْلَ وَبَنَى الْفِعْلَ

    Le masbūq fait le takbīr pour [rejoindre l'imam dans] l'inclinaison ou la prosternation sans attendre, non pour [le rejoindre dans] l'assise. Il se lève [pour compléter] avec un takbīr s'il s'est assis à sa seconde [rakʿa, sinon sans takbīr], excepté celui qui n'a atteint que le tashahhud [: il se lève avec un takbīr]. Il rattrape ce qui est parole [la récitation] et poursuit pour ce qui est acte.

  142. 290

    وَرَكَعَ مَنْ خَشِيَ فَوَاتَ رَكْعَةٍ دُونَ الصَّفِّ إنْ ظَنَّ إدْرَاكَهُ قَبْلَ الرَّفْعِ يَدِبُّ كَالصَّفَّيْنِ لِآخِرِ فُرْجَةٍ قَائِمًا أَوْ رَاكِعًا لَا سَاجِدًا أَوْ جَالِسًا وَإِنْ شَكَّ فِي الْإِدْرَاكِ أَلْغَاهَا

    Celui qui craint de manquer une rakʿa s'incline avant d'atteindre le rang, s'il pense pouvoir le rejoindre avant le relèvement ; il avance à petits pas, jusqu'à deux rangs, vers le dernier vide, debout [dans la seconde rakʿa] ou incliné [dans la première], non prosterné ni assis. S'il doute d'avoir atteint [l'inclinaison avec l'imam], il ne compte pas [cette rakʿa].

  143. 291

    وَإِنْ كَبَّرَ لِرُكُوعٍ وَنَوَى بِهَا الْعَقْدَ أَوْ نَوَاهُمَا أَوْ لَمْ يَنْوِهِمَا أَجْزَأَهُ وَإِنْ لَمْ يَنْوِهِ نَاسِيًا لَهُ تَمَادَى الْمَأْمُومُ فَقَطْ وَفِي تَكْبِيرِ السُّجُودِ تَرَدُّدٌ وَإِنْ لَمْ يُكَبِّرْ اسْتَأْنَفَ

    S'il fait le takbīr pour l'inclinaison en visant par lui l'entrée en prière, ou les deux, ou aucun des deux, cela lui suffit ; s'il n'a pas visé [l'entrée] par oubli, seul celui qui est dirigé continue [et refait ensuite]. Pour le takbīr de la prosternation, il y a hésitation [des tardifs]. S'il n'a fait aucun takbīr, il recommence.

  144. Les règles du remplacement de l'imamفَصْلٌ فِي أَحْكَامِ الِاسْتِخْلَافِ
  145. 292

    نُدِبَ لِإِمَامٍ خَشِيَ تَلَفَ مَالٍ أَوْ نَفْسٍ أَوْ مُنِعَ الْإِمَامَةَ لِعَجْزٍ أَوْ الصَّلَاةَ بِرُعَافٍ أَوْ سَبْقِ حَدَثٍ أَوْ ذِكْرِهِ اسْتِخْلَافٌ وَإِنْ بِرُكُوعٍ أَوْ سُجُودٍ وَلَا تَبْطُلُ إنْ رَفَعُوا بِرَفْعِهِ قَبْلَهُ وَلَهُمْ إنْ لَمْ يَسْتَخْلِفْ وَلَوْ أَشَارَ لَهُمْ بِالِانْتِظَارِ

    Il est recommandé à l'imam qui craint la perte d'un bien ou d'une vie, qui est empêché de diriger par une incapacité, ou de prier par un saignement de nez, un ḥadath survenu ou le souvenir [d'un ḥadath], de désigner un remplaçant, même pendant l'inclinaison ou la prosternation ; [la prière] n'est pas nulle si [les fidèles] se sont relevés en le voyant se relever, avant [le remplaçant]. Il est [recommandé] aussi aux fidèles [d'en désigner un] s'il ne l'a pas fait, même s'il leur a fait signe d'attendre.

  146. 293

    وَاسْتِخْلَافُ الْأَقْرَبِ وَتَرْكُ كَلَامٍ فِي كَحَدَثٍ وَتَأَخَّرَ مُؤْتَمًّا فِي الْعَجْزِ وَمَسْكُ أَنْفِهِ فِي خُرُوجِهِ وَتَقَدُّمُهُ إنْ قَرُبَ وَإِنْ بِجُلُوسِهِ وَإِنْ تَقَدَّمَ غَيْرُهُ صَحَّتْ

    [Recommandé] de désigner le plus proche et de ne pas parler en cas de ḥadath, par exemple ; [l'imam] se retire comme simple dirigé en cas d'incapacité, et se tient le nez en sortant [comme s'il saignait]. [Recommandé] que [le remplaçant] s'avance s'il est proche, fût-ce en se déplaçant assis ; si un autre s'avance, [la prière] est valide.

  147. 294

    كَأَنْ اسْتَخْلَفَ مَجْنُونًا وَلَمْ يَقْتَدُوا بِهِ أَوْ أَتَمُّوا وُحْدَانًا أَوْ بَعْضُهُمْ أَوْ بِإِمَامَيْنِ إلَّا الْجُمُعَةَ وَقَرَأَ مِنْ انْتِهَاءِ الْأَوَّلِ وَابْتَدَأَ بِسِرِّيَّةٍ إنْ لَمْ يَعْلَمْ الْأَوَّلَ

    De même s'il a désigné un fou que [les fidèles] n'ont pas suivi, ou s'ils ont achevé chacun pour soi, ou certains d'entre eux, ou derrière deux imams ; sauf pour la jumuʿa. [Le remplaçant] récite à partir de l'endroit où le premier s'est arrêté, et recommence [la récitation] dans une prière à voix basse s'il ne sait pas où en était le premier.

  148. 295

    وَصِحَّتُهُ بِإِدْرَاكِ مَا قَبْلَ الرُّكُوعِ وَإِلَّا فَإِنْ صَلَّى لِنَفْسِهِ أَوْ بَنَى بِالْأُولَى أَوْ الثَّالِثَةِ صَحَّتْ وَإِلَّا فَلَا كَعَوْدِ الْإِمَامِ لِإِتْمَامِهَا وَإِنْ جَاءَ بَعْدَ الْعُذْرِ فَكَأَجْنَبِيٍّ

    La validité [du remplacement] requiert que [le remplaçant] ait atteint [l'imam] avant [la fin de] l'inclinaison ; sinon [il n'est pas valide ; quant à sa propre prière], s'il prie pour lui-même, ou s'il a poursuivi [sur la prière de l'imam] dans la première ou la troisième [rakʿa], elle est valide ; autrement non, de même que [n'est pas valide] le retour de l'imam pour l'achever. Si [celui qui a été désigné] n'est arrivé qu'après l'excuse, il est comme un étranger [à cette prière].

  149. 296

    وَجَلَسَ لِسَلَامِهِ الْمَسْبُوقُ كَأَنْ سُبِقَ هُوَ لَا الْمُقِيمُ يَسْتَخْلِفُهُ مُسَافِرٌ لِتَعَذُّرِ مُسَافِرٍ أَوْ جَهْلِهِ فَيُسَلِّمُ الْمُسَافِرُ وَيَقُومُ غَيْرُهُ لِلْقَضَاءِ

    Le masbūq [parmi les fidèles] reste assis [en attendant] le salām [du remplaçant qui complète sa propre prière] ; de même quand c'est [le remplaçant] lui-même qui a été devancé. Non pour le résident désigné par un [imam] voyageur, faute d'un voyageur [capable] ou dans l'ignorance [qu'il y en ait un] : les voyageurs font alors le salām [pour eux-mêmes] et les autres se lèvent pour compléter.

  150. 297

    وَإِنْ جَهِلَ مَا صَلَّى أَشَارَ فَأَشَارُوا وَإِلَّا سُبِّحَ بِهِ وَإِنْ قَالَ لِلْمَسْبُوقِ أَسْقَطْتُ رُكُوعًا عَمِلَ عَلَيْهِ مَنْ لَمْ يَعْلَمْ خِلَافَهُ وَسَجَدَ قَبْلَهُ إنْ لَمْ تَتَمَحَّضْ زِيَادَةٌ بَعْدَ صَلَاةِ إمَامِهِ

    Si [le remplaçant] ignore combien [l'imam] a prié, il fait signe et on lui fait signe ; sinon on l'avertit par « subḥāna Llāh ». Si [l'imam] dit au masbūq [qu'il a désigné] : « j'ai omis une inclinaison », celui qui n'en sait pas le contraire agit en conséquence ; [le remplaçant] se prosterne avant [le salām] s'il n'y a pas eu un pur ajout après la prière de son imam.

  151. Les règles de la prière en voyageفَصْلٌ فِي أَحْكَامِ صَلَاةِ السَّفَرِ
  152. 298

    سُنَّ لِمُسَافِرٍ غَيْرِ عَاصٍ بِهِ وَلَاهٍ أَرْبَعَةَ بُرُدٍ وَلَوْ بِبَحْرٍ ذَهَابًا قُصِدَتْ دُفْعَةً إنْ عَدَّى الْبَلَدِيُّ الْبَسَاتِينَ الْمَسْكُونَةَ وَتُؤُوِّلَتْ أَيْضًا عَلَى مُجَاوَزَةِ ثَلَاثَةِ أَمْيَالَ بِقَرْيَةِ الْجُمُعَةِ وَالْعَمُودِيُّ حِلَّتَهُ وَانْفَصَلَ غَيْرُهُمَا

    Il est sunna pour le voyageur, dont le voyage n'est ni une désobéissance ni un simple divertissement, [qui parcourt] quatre burud [quarante-huit milles], fût-ce par mer, à l'aller, visés d'un seul coup, dès que le citadin a dépassé les jardins habités, [la Mudawwana] ayant aussi été interprétée comme exigeant [de dépasser] trois milles pour un village où se tient la jumuʿa, que le nomade a dépassé son campement et que tout autre s'est éloigné [de son lieu],

  153. 299

    قَصْرُ رُبَاعِيَّةٍ وَقْتِيَّةٍ أَوْ فَائِتَةٍ فِيهِ وَإِنْ نُوتِيًّا بِأَهْلِهِ إلَى مَحَلِّ الْبَدْءِ لَا أَقَلَّ إلَّا كَمَكِّيٍّ فِي خُرُوجِهِ لِعَرَفَةَ وَرُجُوعِهِ

    de raccourcir la prière à quatre rakʿa, accomplie dans son temps ou manquée pendant [le voyage], fût-il un marin voyageant avec sa famille, jusqu'à [son retour à] son point de départ. Non pour moins [que cette distance], sauf par exemple le Mecquois qui part pour ʿArafa et en revient.

  154. 300

    وَلَا رَاجِعٌ لِدُونِهَا وَلَوْ لِشَيْءٍ نَسِيَهُ وَلَا عَادِلٌ عَنْ قَصِيرٍ بِلَا عُذْرٍ وَلَا هَائِمٌ وَطَالِبُ رَعْيٍ إلَّا أَنْ يَعْلَمَ قَطْعَ الْمَسَافَةِ قَبْلَهُ وَلَا مُنْفَصِلٌ يَنْتَظِرُ رُفْقَةً إلَّا أَنْ يَجْزِمَ بِالسَّيْرِ دُونَهَا

    Ne raccourcit pas celui qui revient [sur ses pas] pour moins que cette distance, fût-ce pour une chose oubliée ; ni celui qui délaisse sans excuse le chemin court ; ni l'errant, ni celui qui cherche un pâturage, à moins qu'il ne sache qu'il couvrira la distance avant [de le trouver] ; ni celui qui, à peine parti, attend des compagnons, à moins d'être décidé à marcher même sans eux.

  155. 301

    وَقَطَعَهُ دُخُولُ بَلَدِهِ وَإِنْ بِرِيحٍ إلَّا مُتَوَطِّنٌ كَمَكَّةَ رَفَضَ سُكْنَاهَا وَرَجَعَ نَاوِيًا السَّفَرَ وَقَطَعَهُ دُخُولُ وَطَنِهِ أَوْ مَكَانِ زَوْجَةٍ دَخَلَ بِهَا فَقَطْ وَإِنْ بِرِيحٍ غَالِبَةٍ وَنِيَّةُ دُخُولِهِ وَلَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ الْمَسَافَةُ

    [Le raccourcissement] est rompu par l'entrée dans la ville [d'où il était parti et où il revient], même [ramené] par le vent, sauf pour celui qui, établi par exemple à La Mecque, a renoncé à y habiter puis y revient avec l'intention de [poursuivre] son voyage. Il est rompu aussi par l'entrée dans le lieu où il est établi (waṭan) [quand il y passe], ou dans le lieu où réside une épouse avec laquelle il a consommé le mariage seulement, même [poussé] par un vent qui l'y contraint, et par l'intention d'y entrer quand la distance [de raccourcissement] ne l'en sépare pas.

  156. 302

    وَنِيَّةُ إقَامَةِ أَرْبَعَةِ أَيَّامٍ صِحَاحٍ وَلَوْ بِخِلَالِهِ إلَّا الْعَسْكَرَ بِدَارِ الْحَرْبِ أَوْ الْعِلْمِ بِهَا عَادَةً لَا الْإِقَامَةُ وَإِنْ تَأَخَّرَ سَفَرُهُ

    Et par l'intention de séjourner quatre jours pleins, fût-ce au milieu [du voyage], sauf pour l'armée en terre de guerre ; ou par le fait de savoir, selon l'usage, [que le séjour durera autant] ; non par le séjour lui-même [sans cette intention], même si le départ tarde.

  157. 303

    وَإِنْ نَوَاهَا بِصَلَاةٍ شَفَعَ وَلَمْ تَجُزْ حَضَرِيَّةً وَلَا سَفَرِيَّةً وَبَعْدَهَا أَعَادَ فِي الْوَقْتِ وَإِنْ اقْتَدَى مُقِيمٌ بِهِ فَكُلٌّ عَلَى سُنَّتِهِ وَكُرِهَ كَعَكْسِهِ وَتَأَكَّدَ وَتَبِعَهُ وَلَمْ يُعِدْ

    S'il forme cette intention pendant une prière, il la ramène à deux rakʿa ; elle ne compte ni comme prière de résident ni comme prière de voyageur ; [formée] après elle, il refait dans le temps. Si un résident suit [un voyageur], chacun [prie] selon sa règle ; c'est déconseillé, comme l'inverse, qui l'est davantage ; [le voyageur qui suit un résident] le suit [en priant quatre] et ne refait pas.

  158. 304

    وَإِنْ أَتَمَّ مُسَافِرٌ نَوَى إتْمَامًا أَعَادَ بِوَقْتٍ وَإِنْ سَهْوًا سَجَدَ وَالْأَصَحُّ إعَادَتُهُ كَمَأْمُومِهِ بِوَقْتٍ وَالْأَرْجَحُ الضَّرُورِيُّ إنْ تَبِعَهُ وَإِلَّا بَطَلَتْ كَأَنْ قَصَرَ عَمْدًا وَالسَّاهِي كَأَحْكَامِ السَّهْوِ

    Si un voyageur fait quatre rakʿa avec l'intention de les faire, il refait dans le temps ; par inadvertance, il fait la prosternation [d'après le salām], et l'avis jugé le plus juste est qu'il refait, comme celui qu'il dirige, dans le temps, l'avis jugé prépondérant [par Ibn Yūnus] étant [le temps] de nécessité ; [cela vaut pour le dirigé] s'il l'a suivi, sinon sa prière est nulle, comme [celle de] qui raccourcit volontairement [après avoir formé l'intention de faire quatre]. Celui qui [raccourcit] par inadvertance relève des règles de l'inadvertance.

  159. 305

    وَكَأَنْ أَتَمَّ وَمَأْمُومُهُ بَعْدَ نِيَّةِ قَصْرٍ عَمْدًا وَسَهْوًا أَوْ جَهْلًا فَفِي الْوَقْتِ وَسَبَّحَ مَأْمُومُهُ وَلَا يَتْبَعُهُ وَسَلَّمَ الْمُسَافِرُ بِسَلَامِهِ وَأَتَمَّ غَيْرُهُ بَعْدَهُ أَفْذَاذًا وَأَعَادَ فَقَطْ بِالْوَقْتِ

    De même [elle est nulle] s'il fait quatre, avec ceux qu'il dirige, après avoir formé l'intention de raccourcir, volontairement ; par inadvertance ou par ignorance, [il refait] dans le temps. [Dans ce cas,] celui qu'il dirige l'avertit par « subḥāna Llāh » et ne le suit pas ; le voyageur fait le salām avec son salām, les autres achèvent après lui chacun pour soi, et [l'imam] seul refait dans le temps.

  160. 306

    وَإِنْ ظَنَّهُمْ سَفْرًا فَظَهَرَ خِلَافُهُ أَعَادَ أَبَدًا إنْ كَانَ مُسَافِرًا كَعَكْسِهِ وَفِي تَرْكِ نِيَّةِ الْقَصْرِ وَالْإِتْمَامِ تَرَدُّدٌ وَنُدِبَ تَعْجِيلُ الْأَوْبَةِ وَالدُّخُولُ ضُحًى

    Celui qui croyait [l'imam et le groupe] voyageurs et dont le contraire apparaît refait indéfiniment s'il était [lui-même] voyageur, et de même dans le cas inverse. Sur l'absence d'intention de raccourcir ou de faire quatre, il y a hésitation [des tardifs]. Il est recommandé de hâter le retour et d'entrer [chez soi] dans la matinée.

  161. 307

    وَرُخِّصَ لَهُ جَمْعُ الظُّهْرَيْنِ بِبَرٍّ وَإِنْ قَصُرَ وَلَمْ يَجِدَّ بِلَا كُرْهٍ وَفِيهَا شَرْطُ الْجِدِّ لِإِدْرَاكِ أَمْرٍ بِمَنْهَلٍ زَالَتْ بِهِ وَنَوَى النُّزُولَ بَعْدَ الْغُرُوبِ وَقَبْلَ الِاصْفِرَارِ أَخَّرَ الْعَصْرَ وَبَعْدَهُ خُيِّرَ فِيهَا

    Il lui est accordé, à titre de dispense, de regrouper le ẓuhr et le ʿaṣr lors d'un voyage par terre, même court et sans marche forcée, sans que ce soit déconseillé ; dans [la Mudawwana], la condition est la marche forcée pour atteindre quelque chose. [Il regroupe] à une halte où le soleil a décliné quand il compte faire halte [de nouveau] après le coucher ; [s'il compte faire halte] avant le jaunissement, il retarde le ʿaṣr ; après [le jaunissement], il a le choix pour celui-ci.

  162. 308

    وَإِنْ زَالَتْ رَاكِبًا أَخَّرَهُمَا إنْ نَوَى الِاصْفِرَارَ أَوْ قَبْلَهُ وَإِلَّا فَفِي وَقْتَيْهِمَا كَمَنْ لَا يُضْبَطُ نُزُولُهُ وَكَالْمَبْطُونِ وَلِلصَّحِيحِ فِعْلُهُ وَهَلْ الْعِشَاءَانِ كَذَلِكَ تَأْوِيلَانِ

    Si le soleil décline alors qu'il est en route, il retarde les deux s'il compte faire halte au jaunissement ou avant ; sinon [il les prie] chacune dans son temps, comme celui dont les haltes ne sont pas réglées et comme celui qui souffre du ventre ; le bien portant peut faire de même. En est-il ainsi pour le maghrib et le ʿishāʾ ? Deux interprétations [de la Mudawwana].

  163. 309

    وَقَدَّمَ خَائِفُ الْإِغْمَاءِ وَالنَّافِضِ وَالْمَيْدِ وَإِنْ سَلِمَ أَوْ قَدَّمَ وَلَمْ يَرْتَحِلْ أَوْ ارْتَحَلَ قَبْلَ الزَّوَالِ وَنَزَلَ عِنْدَهُ فَجَمَعَ أَعَادَ الثَّانِيَةَ فِي الْوَقْتِ

    Celui qui craint l'évanouissement, la fièvre avec frissons ou le vertige avance [la seconde prière] ; si rien ne lui arrive, ou s'il a avancé [le ʿaṣr] puis n'est pas parti, ou s'il est parti avant le zénith, a fait halte à ce moment et a regroupé, il refait la seconde dans [son] temps.

  164. 310

    وَفِي جَمْعِ الْعِشَاءَيْنِ فَقَطْ بِكُلِّ مَسْجِدٍ لِمَطَرٍ أَوْ طِينٍ مَعَ ظُلْمَةٍ لَا طِينٍ أَوْ ظُلْمَةٍ أُذِّنَ لِلْمَغْرِبِ كَالْعَادَةِ وَأُخِّرَ قَلِيلًا ثُمَّ صُلِّيَا وِلَاءً إلَّا قَدْرَ أَذَانٍ مُنْخَفِضٍ بِمَسْجِدٍ وَإِقَامَةٍ وَلَا تَنَفُّلَ بَيْنَهُمَا وَلَمْ يَمْنَعْهُ وَلَا بَعْدَهُمَا

    [Dispense est aussi accordée] de regrouper le maghrib et le ʿishāʾ seulement, dans toute mosquée, pour cause de pluie, ou de boue jointe à l'obscurité, non de boue seule ni d'obscurité seule : on appelle au maghrib comme d'habitude, on retarde un peu, puis on les prie l'une à la suite de l'autre, sans intervalle autre que le temps d'un appel à voix basse dans la mosquée et d'une iqāma ; pas de surérogatoire entre les deux, sans que celle-ci empêche [le regroupement], ni après elles.

  165. 311

    وَجَازَ لِمُنْفَرِدٍ بِالْمَغْرِبِ يَجِدُهُمْ بِالْعِشَاءِ وَلِمُعْتَكِفٍ بِمَسْجِدٍ كَأَنْ انْقَطَعَ الْمَطَرُ بَعْدَ الشُّرُوعِ لَا إنْ فَرَغُوا فَيُؤَخَّرُ لِلشَّفَقِ إلَّا بِالْمَسَاجِدِ الثَّلَاثَةِ وَلَا إنْ حَدَثَ السَّبَبُ بَعْدَ الْأُولَى وَلَا الْمَرْأَةُ وَالضَّعِيفُ بِبَيْتِهِمَا وَلَا مُنْفَرِدٌ بِمَسْجِدٍ كَجَمَاعَةٍ لَا حَرَجَ عَلَيْهِمْ

    [Le regroupement] est permis à celui qui a prié le maghrib à part et les trouve au ʿishāʾ, et à celui qui fait retraite dans la mosquée ; de même si la pluie cesse après que l'on a commencé. Non s'ils ont fini [le ʿishāʾ] : il le retarde alors jusqu'à [la disparition de] la rougeur du couchant, sauf dans les trois mosquées [sacrées]. Ni si la cause survient après la première [prière] ; ni pour la femme et l'homme faible chez eux ; ni pour une personne seule dans une mosquée, de même que pour un groupe à qui [prier chaque prière en son temps] ne cause aucune gêne.

  166. La prière du vendrediفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْجُمُعَةِ
  167. 312

    شَرْطُ الْجُمُعَةِ وُقُوعُ كُلِّهَا بِالْخُطْبَةِ وَقْتَ الظُّهْرِ لِلْغُرُوبِ وَهَلْ إنْ أَدْرَكَ رَكْعَةً مِنْ الْعَصْرِ وَصُحِّحَ أَوْ لَا رُوِيَتْ عَلَيْهِمَا

    La validité de la prière du vendredi (jumuʿa) a pour condition qu'elle ait lieu tout entière, sermon (khuṭba) compris, dans le temps du ẓuhr, [qui s'étend pour elle] jusqu'au coucher du soleil. Est-ce à condition qu'il reste [ensuite] de quoi accomplir une rakʿa du ʿaṣr [avant le coucher], avis qui a été jugé le plus juste, ou non ? [La Mudawwana] a été transmise dans les deux sens.

  168. 313

    بِاسْتِيطَانِ بَلَدٍ أَوْ أَخْصَاصٍ لَا خِيَمٍ

    [Elle a aussi pour condition] que l'on soit établi à demeure dans une localité [bâtie] ou dans des huttes, non sous des tentes.

  169. 314

    وَبِجَامِعٍ مَبْنِيٍّ مُتَّحِدٍ وَالْجُمُعَةُ لِلْعَتِيقِ وَإِنْ تَأَخَّرَ أَدَاءً لَا ذِي بِنَاءٍ خَفَّ

    Et [qu'elle se tienne] dans une grande mosquée (jāmiʿ) bâtie et unique : [s'il y en a plusieurs,] la jumuʿa [valide] est celle de la plus ancienne, même si l'on y a prié après [l'autre]. [Elle n'est] pas [valide] dans une mosquée de construction légère.

  170. 315

    وَفِي اشْتِرَاطِ سَقْفِهِ وَقَصْدِ تَأْبِيدِهَا بِهِ وَإقَامَةِ الْخَمْسِ تَرَدُّدٌ

    Faut-il que [le jāmiʿ] ait un toit, que l'on ait l'intention d'y tenir la jumuʿa à perpétuité et que l'on y célèbre les cinq prières ? Il y a hésitation [des tardifs].

  171. 316

    وَصَحَّتْ بِرَحَبَتِهِ وَطُرُقٍ مُتَّصِلَةٍ إنْ ضَاقَ أَوْ اتَّصَلَتْ الصُّفُوفُ لَا انْتَفَيَا كَبَيْتِ الْقَنَادِيلِ وَسَطْحِهِ وَدَارٍ وَحَانُوتٍ

    Elle est valide sur son parvis (raḥba) et dans les rues qui lui sont attenantes, si [la mosquée] est trop étroite ou si les rangs se rejoignent ; non si ces deux [conditions] font défaut. De même [elle n'est pas valide] dans le local des lampes, sur le toit [de la mosquée], dans une maison ou une boutique.

  172. 317

    وَبِجَمَاعَةٍ تَتَقَرَّى بِهِمْ قَرْيَةٌ بِلَا حَدٍّ أَوَّلًا وَإِلَّا فَتَجُوزُ بِاثْنَيْ عَشَرَ بَاقِينَ لِسَلَامِهَا

    Et [qu'elle réunisse] un groupe capable de faire vivre à lui seul un village, sans nombre fixé, pour la première [jumuʿa célébrée dans le lieu] ; sinon [pour les suivantes] elle est permise avec douze [hommes en plus de l'imam], qui demeurent jusqu'au salām.

  173. 318

    بِإِمَامٍ مُقِيمٍ إلَّا الْخَلِيفَةَ يَمُرُّ بِقَرْيَةِ جُمُعَةٍ وَلَا تَجِبُ عَلَيْهِ وَبِغَيْرِهَا تَفْسُدُ عَلَيْهِ وَعَلَيْهِمْ

    Avec un imam résident, à l'exception du calife [en voyage] qui passe par un village où se tient la jumuʿa, sans qu'elle soit obligatoire pour lui ; [s'il la dirige] ailleurs [que dans un tel village], elle est viciée pour lui et pour eux.

  174. 319

    وَبِكَوْنِهِ الْخَاطِبَ إلَّا لِعُذْرٍ وَوَجَبَ انْتِظَارُهُ لِعُذْرٍ قَرُبَ عَلَى الْأَصَحِّ

    Et que [l'imam] soit celui qui a prononcé le sermon, sauf excuse ; il est obligatoire de l'attendre si son excuse doit cesser sous peu, selon l'avis jugé le plus juste.

  175. 320

    وَبِخُطْبَتَيْنِ قَبْلَ الصَّلَاةِ مِمَّا تُسَمِّيهِ الْعَرَبُ خُطْبَةً تَحْضُرُهُمَا الْجَمَاعَةُ وَاسْتَقْبَلَهُ غَيْرُ الصَّفِّ الْأَوَّلِ وَفِي وُجُوبِ قِيَامِهِ لَهُمَا تَرَدُّدٌ

    Et deux sermons avant la prière, faits de ce que les Arabes appellent un sermon, auxquels assiste le groupe [des douze]. Ceux qui ne sont pas au premier rang se tournent vers [le prédicateur]. Sur l'obligation pour lui de se tenir debout pendant les deux [sermons], il y a hésitation [des tardifs].

  176. 321

    وَلَزِمَتْ الْمُكَلَّفَ الْحُرَّ الذَّكَرَ بِلَا عُذْرٍ الْمُتَوَطِّنَ وَإِنْ بِقَرْيَةٍ نَائِيَةٍ بِكَفَرْسَخٍ مِنْ الْمَنَارِ

    Elle s'impose au responsable légal (mukallaf), libre, de sexe masculin, sans excuse, établi à demeure, fût-ce dans un village éloigné d'environ un farsakh [trois milles] du minaret.

  177. 322

    كَأَنْ أَدْرَكَ الْمُسَافِرَ النِّدَاءُ قَبْلَهُ أَوْ صَلَّى الظُّهْرَ ثُمَّ قَدِمَ أَوْ بَلَغَ أَوْ زَالَ عُذْرُهُ لَا بِالْإِقَامَةِ إلَّا تَبَعًا

    De même [elle s'impose] au voyageur que l'appel à la prière atteint avant [qu'il ait dépassé cette distance], à celui qui a prié le ẓuhr [en voyage] puis arrive [avant qu'on l'ait célébrée], à celui qui [après avoir prié le ẓuhr] devient pubère ou voit cesser son excuse. Elle ne s'impose pas du seul fait d'un séjour [de quatre jours], si ce n'est à la suite [des habitants].

  178. 323

    وَنُدِبَ تَحْسِينُ هَيْئَةٍ وَجَمِيلُ ثِيَابٍ وَطِيبٌ وَمَشْيٌ وَتَهْجِيرٌ

    Il est recommandé de soigner son apparence, de mettre de beaux vêtements, de se parfumer, de s'y rendre à pied et d'y aller à l'heure chaude [qui précède le zénith].

  179. 324

    وَإقَامَةُ أَهْلِ السُّوقِ مُطْلَقًا بِوَقْتِهَا

    [À l'imam] de faire quitter le marché à ceux qui s'y tiennent, sans distinction [qu'ils soient tenus à la jumuʿa ou non], à l'heure [de celle-ci].

  180. 325

    وَسَلَامُ خَطِيبٍ لِخُرُوجِهِ لَا صُعُودِهِ وَجُلُوسُهُ أَوَّلًا وَبَيْنَهُمَا وَتَقْصِيرُهُمَا وَالثَّانِيَةُ أَقْصَرُ وَرَفْعُ صَوْتِهِ

    Que le prédicateur salue en sortant [vers les fidèles], non une fois monté [en chaire] ; qu'il s'asseye au début et entre les deux [sermons] ; qu'il les abrège, le second étant le plus court ; qu'il élève la voix.

  181. 326

    وَاسْتِخْلَافُهُ لِعُذْرٍ حَاضِرَهَا وَقِرَاءَةٌ فِيهِمَا وَخَتْمُ الثَّانِيَةِ بِيَغْفِرُ اللَّهُ لَنَا وَلَكُمْ وَأَجْزَأَ اُذْكُرُوا اللَّهَ يَذْكُرْكُمْ وَتَوَكُّؤٌ عَلَى كَقَوْسٍ

    Qu'en cas d'excuse il se fasse remplacer par quelqu'un qui a assisté [au sermon] ; qu'il récite [du Coran] dans les deux ; qu'il termine le second par « Qu'Allah nous pardonne, à nous et à vous », et il suffit de dire « Invoquez Allah, Il se souviendra de vous » ; qu'il s'appuie sur un arc ou un objet semblable.

  182. 327

    وَقِرَاءَةُ الْجُمُعَةِ وَإِنْ لِمَسْبُوقٍ وَهَلْ أَتَاكَ وَأَجَازَ بِالثَّانِيَةِ بِسَبِّحْ أَوْ الْمُنَافِقُونَ

    De réciter [dans la première rakʿa] la sourate al-Jumuʿa, même pour celui qui a manqué [une rakʿa], et [dans la seconde] « Hal atāka » [al-Ghāshiya] ; [Mālik] a permis, dans la seconde, « Sabbiḥ » [al-Aʿlā] ou al-Munāfiqūn.

  183. 328

    وَحُضُورُ مُكَاتَبٍ وَصَبِيٍّ وَعَبْدٍ وَمُدَبَّرٍ أَذِنَ سَيِّدُهُمَا

    Qu'y assistent l'esclave sous contrat d'affranchissement (mukātab), l'enfant, ainsi que l'esclave et l'affranchi à terme de décès (mudabbar) avec la permission de leur maître.

  184. 329

    وَأَخَّرَ الظُّهْرَ رَاجٍ زَوَالَ عُذْرِهِ وَإِلَّا فَلَهُ التَّعْجِيلُ وَغَيْرُ الْمَعْذُورِ إنْ صَلَّى الظُّهْرَ مُدْرِكًا لِرَكْعَةٍ لَمْ يُجْزِهِ

    Celui qui espère voir cesser son excuse retarde [de préférence] le ẓuhr ; sinon il peut l'avancer. Celui qui n'a pas d'excuse et prie le ẓuhr alors qu'il pouvait encore atteindre une rakʿa [de la jumuʿa], cela ne l'acquitte pas.

  185. 330

    وَلَا يَجْمَعُ الظُّهْرَ إلَّا ذُو عُذْرٍ

    Seul celui qui a une excuse prie [ce jour-là] le ẓuhr en groupe.

  186. 331

    وَاسْتُؤْذِنَ إمَامٌ وَوَجَبَتْ إنْ مَنَعَ وَأَمِنُوا وَإِلَّا لَمْ تُجْزِ

    On demande [de préférence] l'autorisation du souverain [pour l'instituer] ; s'il la refuse et que l'on n'a rien à craindre [de lui], elle reste obligatoire ; sinon [si on la célèbre malgré lui alors qu'on a à le craindre] elle n'est pas valide.

  187. 332

    وَسُنَّ غُسْلٌ مُتَّصِلٌ بِالرَّوَاحِ وَلَوْ لَمْ تَلْزَمْهُ وَأَعَادَ إنْ تَغَذَّى أَوْ نَامَ اخْتِيَارًا لَا لِأَكْلٍ خَفَّ

    Est sunna un ghusl [lavage rituel du corps entier] suivi aussitôt du départ [pour la mosquée], même pour celui qui n'est pas tenu [à la jumuʿa]. Il le refait s'il a pris un repas ou dormi volontairement [entre-temps], non pour avoir mangé légèrement.

  188. 333

    وَجَازَ تَخَطٍّ قَبْلَ جُلُوسِ الْخَطِيبِ وَاحْتِبَاءٌ فِيهَا وَكَلَامٌ بَعْدَهَا لِلصَّلَاةِ

    Il est permis d'enjamber [les rangs] avant que le prédicateur soit assis [en chaire], de s'asseoir les genoux relevés et ceints (iḥtibāʾ) pendant [le sermon], de parler après lui jusqu'à la prière.

  189. 334

    وَخُرُوجُ كَمُحْدِثٍ بِلَا إذْنٍ وَإقْبَالٌ عَلَى ذِكْرٍ قَلَّ سِرًّا كَتَأْمِينٍ وَتَعَوُّذٍ عِنْدَ ذِكْرِ السَّبَبِ كَحَمْدِ عَاطِسٍ سِرًّا

    [Il est permis] à celui qui, par exemple, a perdu ses ablutions de sortir sans autorisation ; de s'adonner tout bas à un peu de dhikr [évocation d'Allah] ; de même, de dire « āmīn » ou de demander protection quand ce qui y invite est mentionné, et, pour celui qui éternue, de louer Allah : [tout cela] tout bas.

  190. 335

    وَنَهْيُ خَطِيبٍ أَوْ أَمْرُهُ وَإجَابَتُهُ

    [Il est permis] au prédicateur d'interdire ou d'ordonner [quelque chose à quelqu'un], et à celui-ci de lui répondre.

  191. 336

    وَكُرِهَ تَرْكُ طُهْرٍ فِيهِمَا وَالْعَمَلِ يَوْمَهَا وَبَيْعُ كَعَبْدٍ بِسُوقٍ وَقْتَهَا

    Il est déconseillé [au prédicateur] de ne pas être en état de pureté pendant les deux [sermons] ; de délaisser le travail ce jour-là ; et à celui qui n'y est pas tenu, comme l'esclave, de vendre au marché à l'heure [de la jumuʿa].

  192. 337

    وَتَنَفُّلُ إمَامٍ قَبْلَهَا أَوْ جَالِسٍ عِنْدَ الْأَذَانِ وَحُضُورُ شَابَّةٍ وَسَفَرٌ بَعْدَ الْفَجْرِ وَجَازَ قَبْلَهُ وَحَرُمَ بِالزَّوَالِ

    [Déconseillé aussi] que l'imam fasse une prière surérogatoire avant elle, ou que celui qui est assis en fasse une au moment de l'appel ; qu'une jeune femme y assiste ; de partir en voyage après l'aube : c'est permis avant elle, et interdit à partir du zénith.

  193. 338

    كَكَلَامٍ فِي خُطْبَتَيْهِ بِقِيَامِهِ وَبَيْنَهُمَا وَلَوْ لِغَيْرِ سَامِعٍ إلَّا أَنْ يَلْغُوَ عَلَى الْمُخْتَارِ

    De même [il est interdit] de parler pendant ses deux sermons, dès qu'il s'est levé, et entre les deux, même pour celui qui n'entend pas [contrairement à un autre avis], sauf si [le prédicateur] tient des propos futiles, selon l'avis choisi [par al-Lakhmī].

  194. 339

    وَكَسَلَامٍ وَرَدِّهِ وَنَهْيِ لَاغٍ وَحَصْبِهِ أَوْ إشَارَةٍ لَهُ وَابْتِدَاءِ صَلَاةٍ بِخُرُوجِهِ وَإِنْ لِدَاخِلٍ وَلَا يَقْطَعُ إنْ دَخَلَ

    De même [sont interdits] le salut et sa réponse, le fait de reprendre celui qui parle, de lui jeter des cailloux ou de lui faire signe, et de commencer une prière [surérogatoire] dès que [le prédicateur] est sorti, même pour celui qui entre [à ce moment]. Celui qui priait déjà ne l'interrompt pas si [le prédicateur] entre.

  195. 340

    وَفُسِخَ بَيْعٌ وَإِجَارَةٌ وَتَوْلِيَةٌ وَشَرِكَةٌ وَإِقَالَةٌ وَشُفْعَةٌ بِأَذَانٍ ثَانٍ فَإِنْ فَاتَ فَالْقِيمَةُ حِينَ الْقَبْضِ كَالْبَيْعِ الْفَاسِدِ لَا نِكَاحٌ وَهِبَةٌ وَصَدَقَةٌ

    Sont résiliés la vente, le louage, la cession au prix coûtant (tawliya), l'association, la résiliation amiable (iqāla) et le retrait de préemption (shufʿa) conclus au second appel à la prière ; si [la chose] n'est plus restituable, est due sa valeur au jour de la prise de possession, comme dans la vente viciée. Ne le sont pas le mariage, la donation et l'aumône.

  196. 341

    وَعُذْرُ تَرْكِهَا وَالْجَمَاعَةِ شِدَّةُ وَحَلٍ وَمَطَرٍ أَوْ جُذَامٌ وَمَرَضٌ وَتَمْرِيضٌ وَإِشْرَافُ قَرِيبٍ وَنَحْوِهِ

    Excusent de manquer [la jumuʿa] et la prière en groupe : une boue ou une pluie abondantes, la lèpre, la maladie, les soins donnés à un malade, l'agonie d'un proche ou de quelqu'un d'assimilé.

  197. 342

    وَخَوْفٌ عَلَى مَالٍ أَوْ حَبْسٌ أَوْ ضَرْبٌ وَالْأَظْهَرُ وَالْأَصَحُّ أَوْ حَبْسُ مُعْسِرٍ وَعُرْيٌ وَرَجَاءُ عَفْوِ قَوَدٍ وَأَكْلُ كَثُومٍ

    La crainte pour un bien, celle d'être emprisonné ou frappé ; selon l'avis le plus apparent [d'après Ibn Rushd] et le plus juste, celle d'être emprisonné [pour dette] quand on est insolvable ; le manque de vêtement ; l'espoir d'obtenir le pardon d'un talion ; le fait d'avoir mangé de l'ail ou une chose semblable.

  198. 343

    كَرِيحٍ عَاصِفَةٍ بِلَيْلٍ لَا عِرْسٍ أَوْ عَمًى أَوْ شُهُودِ عِيدٍ وَإِنْ أَذِنَ الْإِمَامُ

    De même un vent violent, la nuit [pour la seule prière en groupe]. N'excusent pas : des noces, la cécité, ni d'avoir assisté à la prière de la fête [tombée un vendredi], même si l'imam l'a permis.

  199. La prière de la peurفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْخَوْفِ
  200. 344

    رُخِّصَ لِقِتَالٍ جَائِزٍ أَمْكَنَ تَرْكُهُ لِبَعْضٍ قَسْمُهُمْ وَإِنْ وِجَاهَ الْقِبْلَةِ أَوْ عَلَى دَوَابِّهِمْ قِسْمَيْنِ وَعَلَّمَهُمْ

    Dans un combat licite, que certains peuvent quitter, il est accordé par dérogation de répartir [les combattants] en deux groupes, même s'ils font face à la qibla ou s'ils sont sur leurs montures ; [l'imam] leur enseigne [comment faire].

  201. 345

    وَصَلَّى بِأَذَانٍ وَإِقَامَةٍ بِالْأُولَى فِي الثُّنَائِيَّةِ رَكْعَةً وَإِلَّا رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قَامَ سَاكِتًا أَوْ دَاعِيًا أَوْ قَارِئًا فِي الثُّنَائِيَّةِ وَفِي قِيَامِهِ بِغَيْرِهَا تَرَدُّدٌ

    Il prie, avec adhān et iqāma, une rakʿa avec le premier [groupe] dans la prière de deux rakʿa, deux dans les autres ; puis il se lève et reste silencieux, invoque ou récite, dans la prière de deux rakʿa. Sur le fait qu'il se lève [ou reste assis] dans les autres, il y a hésitation [des tardifs].

  202. 346

    وَأَتَمَّتْ الْأُولَى وَانْصَرَفَتْ ثُمَّ صَلَّى بِالثَّانِيَةِ مَا بَقِيَ وَسَلَّمَ فَأَتَمُّوا لِأَنْفُسِهِمْ

    Le premier [groupe] achève [seul sa prière] et s'en va ; [l'imam] prie ensuite avec le second ce qui reste et fait le salām ; ceux-ci achèvent alors chacun pour soi.

  203. 347

    وَلَوْ صَلَّوْا بِإِمَامَيْنِ أَوْ بَعْضٌ فَذًّا جَازَ

    S'ils prient avec deux imams, ou si certains prient isolément, c'est permis.

  204. 348

    وَإِنْ لَمْ يُمْكِنْ أَخَّرُوا لِآخِرِ الِاخْتِيَارِيِّ وَصَلَّوْا إيمَاءً كَأَنْ دَهِمَهُمْ عَدُوٌّ بِهَا

    Si [le partage] est impossible, ils retardent [la prière] jusqu'à la fin du temps de choix (ikhtiyārī), puis prient par gestes ; de même si l'ennemi fond sur eux pendant la prière.

  205. 349

    وَحَلَّ لِلضَّرُورَةِ مَشْيٌ وَرَكْضٌ وَطَعْنٌ وَعَدَمُ تَوَجُّهٍ وَكَلَامٌ وَإِمْسَاكُ مُلَطَّخٍ

    Sont alors licites, par nécessité : marcher, lancer sa monture, frapper de la lance, ne pas faire face [à la qibla], parler et tenir une chose souillée [de sang].

  206. 350

    وَإِنْ أَمِنُوا بِهَا أُتِمَّتْ صَلَاةَ أَمْنٍ وَبَعْدَهَا لَا إعَادَةَ كَسَوَادٍ ظُنَّ عَدُوًّا فَظَهَرَ نَفْيُهُ

    S'ils retrouvent la sécurité pendant la prière, elle est achevée comme une prière de sécurité ; [s'ils la retrouvent] après, pas de reprise ; de même pour une masse sombre prise pour un ennemi et qui s'avère ne pas l'être.

  207. 351

    وَإِنْ سَهَا مَعَ الْأُولَى سَجَدَتْ بَعْدَ إكْمَالِهَا وَإِلَّا سَجَدَتْ الْقَبْلِيَّ مَعَهُ وَالْبَعْدِيَّ بَعْدَ الْقَضَاءِ

    Si [l'imam] commet un oubli avec le premier [groupe], celui-ci se prosterne après avoir achevé [sa prière] ; sinon [le second] fait avec lui la prosternation d'avant le salām, et celle d'après le salām une fois rattrapé [ce qui lui manque].

  208. 352

    وَإِنْ صَلَّى فِي ثُلَاثِيَّةٍ أَوْ رُبَاعِيَّةٍ بِكُلٍّ رَكْعَةً بَطَلَتْ الْأُولَى وَالثَّالِثَةُ فِي الرُّبَاعِيَّةِ كَغَيْرِهِمَا عَلَى الْأَرْجَحِ وَصُحِّحَ خِلَافُهُ

    S'il prie, dans une prière de trois ou de quatre rakʿa, une rakʿa avec chaque [groupe], est nulle la prière du premier, et celle du troisième dans la prière de quatre ; de même celle des autres, selon l'avis jugé prépondérant [par Ibn Yūnus] ; l'avis contraire a été jugé le plus juste.

  209. La prière de la fêteفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْعِيدِ
  210. 353

    سُنَّ لِعِيدٍ رَكْعَتَانِ لِمَأْمُورِ الْجُمُعَةِ مِنْ حِلِّ النَّافِلَةِ لِلزَّوَالِ وَلَا يُنَادَى الصَّلَاةُ جَامِعَةٌ

    Sont sunna, pour [chacune des deux] fêtes, deux rakʿa, pour celui qui est tenu à la jumuʿa, depuis le moment où la prière surérogatoire devient licite jusqu'au zénith. On n'y appelle pas par « aṣ-ṣalātu jāmiʿa ».

  211. 354

    وَافْتَتَحَ بِسَبْعِ تَكْبِيرَاتٍ بِالْإِحْرَامِ ثُمَّ بِخَمْسٍ غَيْرِ الْقِيَامِ مُوَالًى إلَّا بِتَكْبِيرِ الْمُؤْتَمِّ بِلَا قَوْلٍ

    On ouvre [la première rakʿa] par sept takbīr, celui d'entrée en prière compris, puis [la seconde] par cinq, sans compter celui du relèvement, à la suite, sans autre intervalle que [le temps du] takbīr de ceux qui sont dirigés, et sans rien dire [entre eux].

  212. 355

    وَتَحَرَّاهُ مُؤْتَمٌّ لَمْ يَسْتَمِعْ وَكَبَّرَ نَاسِيهِ إنْ لَمْ يَرْكَعْ وَسَجَدَ بَعْدَهُ وَإِلَّا تَمَادَى وَسَجَدَ غَيْرُ الْمُؤْتَمِّ قَبْلَهُ

    Celui qui est dirigé et n'entend pas le takbīr le fait par estimation. Celui qui l'a oublié le fait tant qu'il ne s'est pas incliné, puis se prosterne après le salām ; sinon il poursuit et, s'il n'est pas dirigé, se prosterne avant le salām.

  213. 356

    وَمُدْرِكُ الْقِرَاءَةِ يُكَبِّرُ فَمُدْرِكُ الثَّانِيَةِ يُكَبِّرُ خَمْسًا ثُمَّ سَبْعًا بِالْقِيَامِ وَإِنْ فَاتَتْ قَضَى الْأُولَى بِسِتٍّ وَهَلْ بِغَيْرِ الْقِيَامِ تَأْوِيلَانِ

    Celui qui rejoint [l'imam] pendant la récitation fait les takbīr ; s'il rejoint ainsi la seconde [rakʿa], il en fait cinq, puis sept [dans celle qu'il rattrape], celui du relèvement compris. S'il a manqué [la prière, sans atteindre une rakʿa], il accomplit la première avec six [takbīr] ; est-ce sans compter celui du relèvement ? Deux interprétations [de la Mudawwana].

  214. 357

    وَنُدِبَ إحْيَاءُ لَيْلَتِهِ وَغُسْلٌ وَبَعْدَ الصُّبْحِ وَتَطَيُّبٌ وَتَزَيُّنٌ وَإِنْ لِغَيْرِ مُصَلٍّ وَمَشْيٌ فِي ذَهَابِهِ

    Il est recommandé de veiller [en adoration] la nuit de la fête ; de faire le ghusl, et [de le faire] après la prière du ṣubḥ ; de se parfumer et de se parer, même si l'on ne prie pas ; de s'y rendre à pied à l'aller.

  215. 358

    وَفِطْرٌ قَبْلَهُ فِي الْفِطْرِ وَتَأْخِيرُهُ فِي النَّحْرِ وَخُرُوجٌ بَعْدَ الشَّمْسِ وَتَكْبِيرٌ فِيهِ حِينَئِذٍ لَا قَبْلَهُ وَصُحِّحَ خِلَافُهُ

    De manger avant [d'y aller] à la fête de la rupture, et de retarder [le repas] à celle du sacrifice ; de sortir après le lever du soleil et de dire alors le takbīr en chemin, non avant ; l'avis contraire a été jugé le plus juste.

  216. 359

    وَجَهْرٌ بِهِ وَهَلْ لِمَجِيءِ الْإِمَامِ أَوْ لِقِيَامِهِ لِلصَّلَاةِ تَأْوِيلَانِ

    De le dire à voix haute ; est-ce jusqu'à l'arrivée de l'imam [au lieu de prière] ou jusqu'à ce qu'il se lève pour la prière ? Deux interprétations [de la Mudawwana].

  217. 360

    وَنَحْرُهُ أُضْحِيَّتَهُ بِالْمُصَلَّى وَإيقَاعُهَا بِهِ إلَّا بِمَكَّةَ وَرَفْعُ يَدَيْهِ فِي أُولَاهُ فَقَطْ وَقِرَاءَتُهَا بِكَسَبِّحْ وَالشَّمْسِ

    [Recommandé] que l'imam égorge sa bête de sacrifice au lieu de prière (muṣallā) ; d'accomplir [la prière de la fête] au muṣallā, sauf à La Mecque ; de ne lever les mains qu'au premier [takbīr] ; d'y réciter une sourate comme « Sabbiḥ » [al-Aʿlā] et ash-Shams.

  218. 361

    وَخُطْبَتَانِ كَالْجُمُعَةِ وَسَمَاعُهُمَا وَاسْتِقْبَالُهُ وَبَعْدِيَّتُهُمَا وَأُعِيدَتَا إنْ قُدِّمَتَا وَاسْتِفْتَاحٌ بِتَكْبِيرٍ وَتَخَلُّلُهُمَا بِهِ بِلَا حَدٍّ

    Deux sermons, comme ceux du vendredi ; les écouter ; faire face [au prédicateur] ; qu'ils viennent après [la prière], et on les refait s'ils l'ont précédée ; les ouvrir par des takbīr et les en entrecouper, sans nombre fixé.

  219. 362

    وَإِقَامَةُ مَنْ لَمْ يُؤْمَرْ بِهَا أَوْ فَاتَتْهُ

    Que l'accomplisse celui qui n'y est pas tenu, ou celui qui l'a manquée [avec l'imam].

  220. 363

    وَتَكْبِيرُهُ إثْرَ خَمْسَ عَشْرَةَ فَرِيضَةً وَسُجُودِهَا الْبَعْدِيِّ مِنْ ظُهْرِ يَوْمِ النَّحْرِ لَا نَافِلَةٍ وَمَقْضِيَّةٍ فِيهَا مُطْلَقًا

    De dire le takbīr à la suite de quinze prières obligatoires, et de leur prosternation d'après le salām, à partir du ẓuhr du jour du sacrifice ; non après une prière surérogatoire, ni après une prière rattrapée durant ces [jours], quelle qu'elle soit.

  221. 364

    وَكَبَّرَ نَاسِيهِ إنْ قَرُبَ وَالْمُؤْتَمُّ إنْ تَرَكَهُ إمَامُهُ وَلَفْظُهُ وَهُوَ اللَّهُ أَكْبَرُ ثَلَاثًا وَإِنْ قَالَ بَعْدَ تَكْبِيرَتَيْنِ لَا إلَهَ إلَّا اللَّهُ ثُمَّ تَكْبِيرَتَيْنِ وَلِلَّهِ الْحَمْدُ فَحَسَنٌ

    Celui qui l'a oublié le dit si c'est encore proche ; de même celui qui est dirigé, si son imam l'a omis. [Recommandée aussi] sa formule, qui est « Allāhu akbar » trois fois ; s'il dit, après deux takbīr, « lā ilāha illā Llāh », puis deux takbīr et « wa-li-Llāhi l-ḥamd », c'est bien.

  222. 365

    وَكُرِهَ تَنَفُّلٌ بِمُصَلًّى قَبْلَهَا وَبَعْدَهَا لَا بِمَسْجِدٍ فِيهِمَا

    Il est déconseillé de faire une prière surérogatoire au muṣallā avant et après elle ; non dans une mosquée, dans les deux cas.

  223. La prière de l'éclipse du soleil et de la luneفَصْلٌ فِي حُكْمِ صَلَاةِ الْكُسُوفِ وَالْخُسُوفِ
  224. 366

    سُنَّ وَإِنْ لِعَمُودِيٍّ وَمُسَافِرٍ لَمْ يَجِدَّ سَيْرُهُ لِكُسُوفِ الشَّمْسِ رَكْعَتَانِ سِرًّا بِزِيَادَةِ قِيَامَيْنِ وَرُكُوعَيْنِ

    Sont sunna, même pour le nomade et pour le voyageur que sa marche ne presse pas, lors de l'éclipse du soleil, deux rakʿa à voix basse, avec en plus deux stations debout et deux inclinaisons [une de chaque par rakʿa].

  225. 367

    وَرَكْعَتَانِ رَكْعَتَانِ لِخُسُوفِ قَمَرٍ كَالنَّوَافِلِ جَهْرًا بِلَا جَمْعٍ

    Pour l'éclipse de la lune, deux rakʿa, puis deux [et ainsi de suite], sont comme les prières surérogatoires [recommandées, et de même forme], à voix haute, sans se réunir.

  226. 368

    وَنُدِبَ بِالْمَسْجِدِ وَقِرَاءَةُ الْبَقَرَةِ ثُمَّ مُوَالَيَاتِهَا فِي الْقِيَامَاتِ وَوَعْظٌ بَعْدَهَا

    Il est recommandé [de prier celle du soleil] à la mosquée, de réciter al-Baqara puis les sourates qui la suivent dans les [quatre] stations debout, et d'exhorter [les fidèles] après elle.

  227. 369

    وَرَكَعَ كَالْقِرَاءَةِ وَسَجَدَ كَالرُّكُوعِ وَوَقْتُهَا كَالْعِيدِ وَتُدْرَكُ الرَّكْعَةُ بِالرُّكُوعِ وَلَا تُكَرَّرُ

    On s'incline aussi longtemps qu'on a récité et l'on se prosterne aussi longtemps qu'on s'est incliné. Son temps est celui de la [prière de la] fête. La rakʿa est atteinte par l'inclinaison [la seconde des deux]. On ne la répète pas.

  228. 370

    وَإِنْ انْجَلَتْ فِي أَثْنَائِهَا فَفِي إتْمَامِهَا كَالنَّوَافِلِ قَوْلَانِ

    Si [l'éclipse] se dissipe pendant la prière, l'achève-t-on comme une prière surérogatoire [ordinaire, ou selon sa forme propre mais sans l'allonger] ? Deux avis.

  229. 371

    وَقُدِّمَ فَرْضٌ خِيفَ فَوَاتُهُ ثُمَّ كُسُوفٌ ثُمَّ عِيدٌ وَأُخِّرَ الِاسْتِسْقَاءُ لِيَوْمٍ آخَرَ

    On fait passer d'abord l'obligation dont on craint de manquer le temps, puis l'éclipse, puis la fête ; la demande de pluie est reportée à un autre jour.

  230. La prière de demande de pluieفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الِاسْتِسْقَاءِ
  231. 372

    سُنَّ الِاسْتِسْقَاءُ لِزَرْعٍ أَوْ شُرْبٍ بِنَهْرٍ أَوْ غَيْرِهِ وَإِنْ بِسَفِينَةٍ رَكْعَتَانِ جَهْرًا وَكَرَّرَ إنْ تَأَخَّرَ

    Est sunna, pour demander la pluie (istisqāʾ), en vue des cultures ou de la boisson, que l'on dépende d'un fleuve ou d'autre chose, et même à bord d'un navire, [une prière de] deux rakʿa à voix haute ; on la répète si [la pluie] tarde.

  232. 373

    وَخَرَجُوا ضُحًى مُشَاةً بِبِذْلَةٍ وَتَخَشُّعٍ مَشَايِخُ وَمُتَجَالَّةٌ وَصِبْيَةٌ لَا مَنْ لَا يَعْقِلُ مِنْهُمْ وَبَهِيمَةٌ وَحَائِضٌ

    Sortent, en matinée, à pied, en vêtements de tous les jours et avec humilité, les hommes, les femmes âgées et les enfants ; non ceux d'entre eux qui n'ont pas l'âge de raison, ni les bêtes, ni la femme en règles.

  233. 374

    وَلَا يُمْنَعُ ذِمِّيٌّ وَانْفَرَدَ لَا بِيَوْمٍ

    On n'empêche pas le dhimmī [non-musulman protégé] de sortir ; il se tient à l'écart, mais non un jour distinct.

  234. 375

    ثُمَّ خَطَبَ كَالْعِيدِ وَبَدَّلَ التَّكْبِيرَ بِالِاسْتِغْفَارِ وَبَالَغَ فِي الدُّعَاءِ آخِرَ الثَّانِيَةِ مُسْتَقْبِلًا

    Puis [l'imam] prononce un sermon comme à la fête, en remplaçant le takbīr par la demande de pardon ; il insiste dans l'invocation à la fin du second [sermon], tourné vers la qibla.

  235. 376

    ثُمَّ حَوَّلَ رِدَاءَهُ يَمِينَهُ يَسَارَهُ بِلَا تَنْكِيسٍ وَكَذَا الرِّجَالُ فَقَطْ قُعُودًا

    Puis il retourne son manteau, le côté droit à gauche, sans le renverser [de haut en bas] ; de même les hommes seulement, en restant assis.

  236. 377

    وَنُدِبَ خُطْبَةٌ بِالْأَرْضِ وَصِيَامُ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ قَبْلَهُ وَصَدَقَةٌ وَلَا يَأْمُرُ بِهِمَا الْإِمَامُ بَلْ بِتَوْبَةٍ وَرَدِّ تَبِعَةٍ

    Il est recommandé de prononcer le sermon à même le sol, de jeûner trois jours auparavant et de faire l'aumône ; l'imam n'ordonne pas ces deux choses, mais le repentir et la réparation des torts.

  237. 378

    وَجَازَ تَنَفُّلٌ قَبْلَهَا وَبَعْدَهَا وَاخْتَارَ إقَامَةَ غَيْرِ الْمُحْتَاجِ بِمَحَلِّهِ لِمُحْتَاجٍ قَالَ وَفِيهِ نَظَرٌ

    Il est permis de faire une prière surérogatoire avant et après elle. [Al-Lakhmī] a choisi que ceux qui ne sont pas dans le besoin l'accomplissent chez eux pour ceux qui le sont ; [al-Māzarī] a dit : « Cela mérite examen. »

  238. La prière funéraire et ce qui concerne le mortفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْجَنَازَةِ وَمَا يَتَعَلَّقُ بِالْمَيِّتِ
  239. 379

    فِي وُجُوبِ غُسْلِ الْمَيِّتِ بِمُطَهِّرٍ وَلَوْ بِزَمْزَمَ وَالصَّلَاةِ عَلَيْهِ كَدَفْنِهِ وَكَفْنِهِ وَسُنِّيَّتِهِمَا خِلَافٌ وَتَلَازَمَا

    Le lavage du mort avec une eau purifiante, fût-ce celle de Zamzam, et la prière sur lui sont-ils obligatoires, comme le sont son enterrement et son linceul, ou sunna ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir]. Les deux vont de pair [qui n'est pas lavé n'est pas prié].

  240. 380

    وَغُسِّلَ كَالْجَنَابَةِ تَعَبُّدًا بِلَا نِيَّةٍ

    Il est lavé comme on se lave de la janāba [impureté majeure], par pure dévotion, sans intention.

  241. 381

    وَقُدِّمَ الزَّوْجَانِ إنْ صَحَّ النِّكَاحُ إلَّا أَنْ يَفُوتَ فَاسِدُهُ بِالْقَضَاءِ وَإِنْ رَقِيقًا أَذِنَ سَيِّدُهُ أَوْ قَبْلَ بِنَاءٍ أَوْ بِأَحَدِهِمَا عَيْبٌ أَوْ وَضَعَتْ بَعْدَ مَوْتِهِ

    Les époux ont priorité [pour se laver l'un l'autre], et cela s'obtient par jugement, si le mariage est valide, ou si, vicié, il est devenu irrévocable ; même s'il s'agit d'un esclave autorisé par son maître, [si la mort survient] avant la consommation, si l'un des deux a un vice [rédhibitoire], ou si elle accouche après sa mort.

  242. 382

    وَالْأَحَبُّ نَفْيُهُ إنْ تَزَوَّجَ أُخْتَهَا أَوْ تَزَوَّجَتْ غَيْرَهُ لَا رَجْعِيَّةٌ وَكِتَابِيَّةٌ إلَّا بِحَضْرَةِ مُسْلِمٍ

    Il est préférable de s'en abstenir s'il a épousé la sœur [de la défunte] ou si elle a épousé un autre. [N'ont pas ce droit] la répudiée de façon révocable, ni l'épouse des Gens du Livre, sauf, pour celle-ci, en présence d'un musulman.

  243. 383

    وَإِبَاحَةُ الْوَطْءِ لِلْمَوْتِ بِرِقٍّ تُبِيحُ الْغُسْلَ مِنْ الْجَانِبَيْنِ

    Le fait que le rapport charnel soit resté licite jusqu'à la mort, au titre de l'esclavage, rend le lavage permis de part et d'autre.

  244. 384

    ثُمَّ أَقْرَبُ أَوْلِيَائِهِ ثُمَّ أَجْنَبِيٌّ ثُمَّ امْرَأَةٌ مَحْرَمٌ وَهَلْ تَسْتُرُهُ أَوْ عَوْرَتَهُ تَأْوِيلَانِ ثُمَّ يُمِّمَ لِمِرْفَقَيْهِ

    Puis vient le plus proche de ses parents, puis un homme étranger, puis une femme de sa parenté prohibée (maḥram) : doit-elle le couvrir entièrement ou seulement sa nudité ? Deux interprétations [de la Mudawwana]. À défaut [s'il n'y a que des femmes étrangères], on lui fait le tayammum [ablution sèche] jusqu'aux coudes.

  245. 385

    كَعَدَمِ الْمَاءِ وَتَقْطِيعِ الْجَسَدِ وَتَزْلِيعِهِ وَصُبَّ عَلَى مَجْرُوحٍ أَمْكَنَ مَاءٌ كَمَجْدُورٍ إنْ لَمْ يَخَفْ تَزَلُّعُهُ

    De même [on recourt au tayammum] en l'absence d'eau, ou si le corps risque de se disloquer ou de s'écorcher. Sur le blessé, quand c'est possible, on verse l'eau [sans frotter], comme sur le varioleux, si l'on ne craint pas que [sa peau] se détache.

  246. 386

    وَالْمَرْأَةُ أَقْرَبُ امْرَأَةٍ ثُمَّ أَجْنَبِيَّةٌ وَلُفَّ شَعْرُهَا وَلَا يُضَفَّرُ ثُمَّ مَحْرَمٌ فَوْقَ ثَوْبٍ ثُمَّ يُمِّمَتْ لِكُوعَيْهَا

    La femme [est lavée par] sa plus proche parente, puis par une étrangère ; ses cheveux sont enroulés, non tressés ; puis par un homme maḥram, par-dessus un vêtement ; à défaut, on lui fait le tayammum jusqu'aux poignets.

  247. 387

    وَسُتِرَ مِنْ سُرَّتِهِ لِرُكْبَتَيْهِ وَإِنْ زَوْجًا

    [Le mort] est couvert du nombril aux genoux, même [si celui qui lave est] le conjoint.

  248. 388

    وَرُكْنُهَا النِّيَّةُ وَأَرْبَعُ تَكْبِيرَاتٍ وَإِنْ زَادَ لَمْ يُنْتَظَرْ وَالدُّعَاءُ وَدَعَا بَعْدَ الرَّابِعَةِ عَلَى الْمُخْتَارِ

    Les piliers de [la prière funéraire] sont : l'intention ; quatre takbīr, et si [l'imam] en ajoute, on ne l'attend pas ; l'invocation, et l'on invoque [aussi] après le quatrième, selon l'avis choisi [par al-Lakhmī].

  249. 389

    وَإِنْ وَالَاهُ أَوْ سَلَّمَ بَعْدَ ثَلَاثٍ أَعَادَ وَإِنْ دُفِنَ فَعَلَى الْقَبْرِ

    S'il enchaîne [les takbīr sans invoquer], ou fait le salām après trois, il recommence ; si [le mort] est déjà enterré, [on prie] sur la tombe.

  250. 390

    وَتَسْلِيمَةٌ خَفِيَّةٌ وَسَمَّعَ الْإِمَامُ مَنْ يَلِيهِ وَصَبَرَ الْمَسْبُوقُ لِلتَّكْبِيرِ وَدَعَا إنْ تُرِكَتْ وَإِلَّا وَالَى

    Et un salām discret, que l'imam fait entendre à ceux qui sont près de lui. Le retardataire [arrivé pendant l'invocation] attend le takbīr [suivant] ; [après le salām de l'imam] il invoque si [la dépouille] est laissée en place, sinon il enchaîne [les takbīr].

  251. 391

    وَكُفِّنَ بِمَلْبُوسِهِ لِجُمُعَةٍ وَقُدِّمَ كَمَؤُونَةِ الدَّفْنِ عَلَى دَيْنِ غَيْرِ الْمُرْتَهَنِ وَلَوْ سُرِقَ

    Il est enseveli dans ce qu'il portait le vendredi. [Le linceul], comme les frais d'enterrement, passe avant toute dette autre que celle du créancier gagiste, même s'il a été volé [et doit être remplacé].

  252. 392

    ثُمَّ إنْ وُجِدَ وَعُوِّضَ وُرِثَ إنْ فُقِدَ الدَّيْنُ كَأَكْلِ السَّبْعِ الْمَيِّتَ

    Si on le retrouve ensuite alors qu'il a été remplacé, il revient aux héritiers, en l'absence de dette ; de même si un fauve a dévoré le mort.

  253. 393

    وَهُوَ عَلَى الْمُنْفِقِ بِقَرَابَةٍ أَوْ رِقٍّ لَا زَوْجِيَّةٍ وَالْفَقِيرُ مِنْ بَيْتِ الْمَالِ وَإِلَّا فَعَلَى الْمُسْلِمِينَ

    Il est à la charge de celui qui devait l'entretien [du défunt] au titre de la parenté ou de l'esclavage, non du mariage. Celui du pauvre est pris sur le Trésor public ; à défaut, il incombe aux musulmans.

  254. 394

    وَنُدِبَ تَحْسِينُ ظَنِّهِ بِاَللَّهِ تَعَالَى وَتَقْبِيلُهُ عِنْدَ إحْدَادِهِ عَلَى أَيْمَنَ ثُمَّ ظَهْرٍ وَتَجَنُّبُ حَائِضٍ وَجُنُبٍ لَهُ

    Il est recommandé [au mourant] d'avoir bonne opinion d'Allah, exalté soit-Il ; qu'on le tourne vers la qibla quand son regard se fige, sur le côté droit, sinon sur le dos ; que la femme en règles et la personne en état de janāba se tiennent à l'écart de lui.

  255. 395

    وَتَلْقِينُهُ الشَّهَادَةَ وَتَغْمِيضُهُ وَشَدُّ لَحْيَيْهِ إذَا قُضِيَ وَتَلْيِينُ مَفَاصِلِهِ بِرِفْقٍ وَرَفْعُهُ عَنْ الْأَرْضِ وَسَتْرُهُ بِثَوْبٍ وَوَضْعُ ثَقِيلٍ عَلَى بَطْنِهِ

    De lui souffler l'attestation de foi ; de lui fermer les yeux et de lui attacher les mâchoires une fois qu'il a expiré ; d'assouplir ses articulations avec douceur ; de le soulever du sol ; de le couvrir d'une étoffe ; de poser un objet lourd sur son ventre.

  256. 396

    وَإِسْرَاعُ تَجْهِيزِهِ إلَّا الْغَرِقَ

    De hâter ses préparatifs, sauf pour le noyé.

  257. 397

    وَلِلْغُسْلِ سِدْرٌ وَتَجْرِيدُهُ وَوَضْعُهُ عَلَى مُرْتَفِعٍ وَإِيتَارُهُ كَالْكَفَنِ لِسَبْعٍ وَلَمْ يُعَدْ كَالْوُضُوءِ لِنَجَاسَةٍ وَغُسِلَتْ

    Pour le lavage : [d'employer] le jujubier (sidr), de le dévêtir, de le poser sur un support élevé, de le laver un nombre impair de fois, comme pour [les pièces du] linceul, jusqu'à sept. Ni [le lavage] ni le wuḍūʾ ne se refont pour une souillure [sortie ensuite] : on la lave.

  258. 398

    وَعَصْرُ بَطْنِهِ بِرِفْقٍ وَصَبُّ الْمَاءِ فِي غَسْلِ مَخْرَجَيْهِ بِخِرْقَةٍ وَلَهُ الْإِفْضَاءُ إنْ اُضْطُرَّ

    De presser son ventre avec douceur ; de verser l'eau [sans interruption] en lavant ses deux orifices, un linge [sur la main] ; [celui qui lave] peut y porter la main nue s'il [y] est contraint.

  259. 399

    وَتَوْضِئَتُهُ وَتَعَهُّدُ أَسْنَانِهِ وَأَنْفِهِ بِخِرْقَةٍ وَإِمَالَةُ رَأْسِهِ بِرِفْقٍ لِمَضْمَضَةٍ وَعَدَمُ حُضُورِ غَيْرِ مُعِينٍ

    De lui faire les ablutions ; de nettoyer ses dents et son nez avec un linge ; d'incliner sa tête avec douceur pour le rinçage de la bouche ; que n'assiste que celui qui aide.

  260. 400

    وَكَافُورٌ فِي الْأَخِيرَةِ وَنُشِّفَ وَاغْتِسَالُ غَاسِلِهِ

    [De mettre] du camphre dans le dernier [lavage] ; il est essuyé ; et que celui qui l'a lavé fasse le ghusl.

  261. 401

    وَبَيَاضُ الْكَفَنِ وَتَجْمِيرُهُ وَعَدَمُ تَأَخُّرِهِ عَنْ الْغُسْلِ وَالزِّيَادَةُ عَلَى الْوَاحِدِ وَلَا يُقْضَى بِالزَّائِدِ إنْ شَحَّ الْوَارِثُ إلَّا أَنْ يُوصِيَ فَفِي ثُلُثِهِ

    Que le linceul soit blanc ; de l'encenser ; de ne pas le différer après le lavage ; d'ajouter à la pièce unique. On n'impose pas par jugement le surplus si un héritier s'y refuse, sauf si [le défunt] l'a prescrit par testament : il est alors pris sur son tiers.

  262. 402

    وَهَلْ الْوَاجِبُ ثَوْبٌ يَسْتُرُهُ أَوْ سَتْرُ الْعَوْرَةِ وَالْبَاقِي سُنَّةٌ خِلَافٌ

    L'obligatoire est-il une étoffe qui le couvre [entièrement], ou de couvrir sa nudité, le reste étant sunna ? Il y a divergence [sur l'avis à retenir].

  263. 403

    وَوِتْرُهُ وَالِاثْنَانِ عَلَى الْوَاحِدِ وَالثَّلَاثَةُ عَلَى الْأَرْبَعَةِ وَتَقْمِيصُهُ وَتَعْمِيمُهُ وَعَذَبَةٌ فِيهَا وَأُزْرَةٌ وَلِفَافَتَانِ وَالسَّبْعُ لِلْمَرْأَةِ

    [Recommandé aussi] que [le linceul] soit en nombre impair, deux [pièces] valant mieux qu'une et trois mieux que quatre ; de lui mettre une tunique et un turban avec un pan libre, un pagne et deux enveloppes ; et sept [pièces] pour la femme.

  264. 404

    وَحَنُوطٌ دَاخِلَ كُلِّ لِفَافَةٍ وَعَلَى قُطْنٍ يُلْصَقُ بِمَنَافِذِهِ وَالْكَافُورُ فِيهِ وَفِي مَسَاجِدِهِ وَحَوَاسِّهِ وَمَرَاقِّهِ وَإِنْ مُحْرِمًا وَمُعْتَدَّةً وَلَا يَتَوَلَّيَاهُ

    Des aromates (ḥanūṭ) à l'intérieur de chaque enveloppe et sur du coton appliqué à ses orifices, le camphre [étant le meilleur] pour cela ; [on en met] sur les membres de la prosternation, sur ses organes des sens et aux replis de son corps ; même si [le mort] était en état de sacralisation (iḥrām) ou si [la morte] était en ʿidda. Mais ces deux-là [vivants] ne s'en chargent pas.

  265. 405

    وَمَشْيُ مُشَيِّعٍ وَإِسْرَاعُهُ وَتَقَدُّمُهُ وَتَأَخُّرُ رَاكِبٍ وَمَرْأَةٍ وَسَتْرُهَا بِقُبَّةٍ

    Que celui qui accompagne le convoi marche, se hâte et précède [la dépouille] ; que le cavalier et la femme restent derrière ; que [la morte] soit dissimulée sous un dais.

  266. 406

    وَرَفْعُ الْيَدَيْنِ بِأُولَى التَّكْبِيرِ وَابْتِدَاءٌ بِحَمْدٍ وَصَلَاةٍ عَلَى نَبِيِّهِ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ وَإسْرَارُ دُعَاءٍ وَرَفْعُ صَغِيرٍ عَلَى أَكُفٍّ

    De lever les mains au premier takbīr ; de commencer [l'invocation] par la louange [d'Allah] et la prière sur Son Prophète, sur lui la prière et le salut ; d'invoquer à voix basse ; de porter le petit enfant sur les mains.

  267. 407

    وَوُقُوفُ إمَامٍ بِالْوَسَطِ وَمَنْكِبَيْ الْمَرْأَةِ رَأْسُ الْمَيِّتِ عَنْ يَمِينِهِ

    Que l'imam se tienne au milieu [du corps de l'homme] et à hauteur des épaules de la femme, la tête du mort à sa droite.

  268. 408

    وَرَفْعُ قَبْرٍ كَشِبْرٍ مُسَنَّمًا وَتُؤُوِّلَتْ أَيْضًا عَلَى كَرَاهَتِهِ فَيُسَطَّحُ وَحَثْوُ قَرِيبٍ فِيهِ ثَلَاثًا

    D'élever la tombe d'un empan environ, en dos d'âne ; [la Mudawwana] a aussi été interprétée comme le déconseillant : on l'aplanit alors. Que celui qui est près [de la fosse] y jette trois poignées de terre.

  269. 409

    وَتَهْيِئَةُ طَعَامٍ لِأَهْلِهِ وَتَعْزِيَةٌ وَعَدَمُ عُمْقِهِ وَاللَّحْدُ وَضَجْعٌ فِيهِ عَلَى أَيْمَنَ مُقْبِلًا

    De préparer un repas pour la famille [du défunt] ; de présenter les condoléances ; de ne pas creuser profondément ; [de préférer] la niche latérale (laḥd) ; d'y coucher [le mort] sur le côté droit, face à la qibla.

  270. 410

    وَتُدُورِكَ إنْ خُولِفَ بِالْحَضْرَةِ كَتَنْكِيسِ رِجْلَيْهِ وَكَتَرْكِ الْغُسْلِ وَدَفْنِ مَنْ أَسْلَمَ بِمَقْبَرَةِ الْكُفَّارِ إنْ لَمْ يُخَفْ التَّغَيُّرُ

    S'il en a été fait autrement, par exemple en mettant ses pieds à la place de la tête, on y remédie tant que l'on est sur place [avant d'avoir égalisé la terre] ; de même [on y remédie] si le lavage a été omis ou si celui qui avait embrassé l'islam a été enterré dans le cimetière des mécréants, tant qu'on ne craint pas l'altération [du corps].

  271. 411

    وَسَدُّهُ بِلَبِنٍ ثُمَّ لَوْحٍ ثُمَّ قَرْمُودٍ ثُمَّ آجُرٍّ ثُمَّ قَصَبٍ وَسَنُّ التُّرَابِ أَوْلَى مِنْ التَّابُوتِ

    [Recommandé] de fermer [la niche] avec des briques crues, à défaut des planches, puis des tuiles, puis des briques cuites, puis des roseaux ; [à défaut de tout cela] y verser la terre vaut mieux que le cercueil.

  272. 412

    وَجَازَ غُسْلُ امْرَأَةٍ ابْنَ كَسَبْعٍ وَرَجُلٍ كَرَضِيعَةٍ وَالْمَاءُ الْمُسَخَّنُ وَعَدَمُ الدَّلْكِ لِكَثْرَةِ الْمَوْتَى

    Il est permis à une femme de laver un garçon de sept ans environ, et à un homme une fillette de l'âge de l'allaitement ; [d'employer] l'eau chauffée ; de ne pas frotter quand les morts sont nombreux.

  273. 413

    وَتَكْفِينٌ بِمَلْبُوسٍ أَوْ مُزَعْفَرٍ أَوْ مُوَرَّسٍ وَحَمْلُ غَيْرِ أَرْبَعَةٍ وَبَدْءٌ بِأَيِّ نَاحِيَةٍ وَالْمُعَيِّنُ مُبْتَدِعٌ

    D'ensevelir dans un vêtement déjà porté, ou teint au safran ou au wars ; que les porteurs ne soient pas quatre ; de commencer par n'importe quel côté [du brancard] : celui qui en fixe un innove.

  274. 414

    وَخُرُوجُ مُتَجَالَّةٍ أَوْ إنْ لَمْ يُخْشَ مِنْهَا الْفِتْنَةُ فِي كَأَبٍ وَزَوْجٍ وَابْنٍ وَأَخٍ وَسَبْقُهَا وَجُلُوسٌ قَبْلَ وَضْعِهَا

    [Permis] que sorte la femme âgée, ou [la jeune] dont on ne craint pas la tentation, pour [les funérailles de] quelqu'un comme un père, un époux, un fils ou un frère ; de devancer [la dépouille] ; de s'asseoir avant qu'elle soit posée.

  275. 415

    وَنَقْلٌ وَإِنْ مِنْ بَدْوٍ وَبُكًى عِنْدَ مَوْتِهِ وَبَعْدَهُ بِلَا رَفْعِ صَوْتٍ وَقَوْلٍ قَبِيحٍ

    De transporter [le mort ailleurs], même depuis la campagne ; de pleurer à sa mort et après, sans élever la voix ni tenir de propos blâmables.

  276. 416

    وَجَمْعُ أَمْوَاتٍ بِقَبْرٍ لِضَرُورَةٍ وَوُلِّيَ الْقِبْلَةَ الْأَفْضَلُ

    De réunir plusieurs morts dans une tombe, par nécessité ; le plus méritant est placé du côté de la qibla.

  277. 417

    أَوْ بِصَلَاةٍ يَلِي الْإِمَامَ رَجُلٌ فَطِفْلٌ فَعَبْدٌ فَخَصِيٌّ فَخُنْثَى كَذَلِكَ وَفِي الصِّنْفِ أَيْضًا الصَّفُّ وَزِيَارَةُ الْقُبُورِ بِلَا حَدٍّ

    Ou [de les réunir, même sans nécessité,] dans une même prière : vient alors près de l'imam l'homme, puis l'enfant, puis l'esclave, puis l'eunuque, puis l'hermaphrodite, chacun selon la même gradation [puis les femmes] ; pour une même catégorie, on peut aussi les aligner en rang. [Permis encore] de visiter les tombes, sans limite fixée.

  278. 418

    وَكُرِهَ حَلْقُ شَعْرِهِ وَقَلْمُ ظُفْرِهِ وَهُوَ بِدْعَةٌ وَضُمَّ مَعَهُ إنْ فُعِلَ وَلَا تُنْكَأُ قُرُوحُهُ وَيُؤْخَذُ عَفْوُهَا

    Il est déconseillé de lui raser les cheveux et de lui couper les ongles : c'est une innovation ; si on l'a fait, on les joint à lui [dans le linceul]. On ne presse pas ses plaies ; on en ôte [seulement] ce qui s'écoule.

  279. 419

    وَقِرَاءَةٌ عِنْدَ مَوْتِهِ كَتَجْمِيرِ الدَّارِ وَبَعْدَهُ وَعَلَى قَبْرِهِ وَصِيَاحٌ خَلْفَهَا وَقَوْلُ اسْتَغْفِرُوا لَهَا

    [Déconseillé] de réciter [le Coran] au moment de sa mort, comme d'encenser la maison, de même qu'après sa mort et sur sa tombe ; de crier derrière [la dépouille] ; de dire : « Demandez pardon pour elle. »

  280. 420

    وَانْصِرَافٌ عَنْهَا بِلَا صَلَاةٍ أَوْ بِلَا إذْنٍ إنْ لَمْ يُطَوِّلُوا وَحَمْلُهَا بِلَا وُضُوءٍ وَإِدْخَالُهُ بِمَسْجِدٍ وَالصَّلَاةُ عَلَيْهِ فِيهِ وَتَكْرَارُهَا

    De la quitter sans avoir prié, ou [après avoir prié] sans la permission [de la famille], s'ils ne tardent pas [à l'enterrer] ; de la porter sans wuḍūʾ ; d'introduire [le mort] dans une mosquée, d'y prier sur lui, et de répéter [la prière].

  281. 421

    وَتَغْسِيلُ جُنُبٍ كَسِقْطٍ وَتَحْنِيطِهِ وَتَسْمِيَتِهِ وَصَلَاةٍ عَلَيْهِ وَدَفْنِهِ بِدَارٍ وَلَيْسَ عَيْبًا بِخِلَافِ الْكَبِيرِ لَا حَائِضٍ

    Qu'une personne en état de janāba le lave ; de même [déconseillé] de laver le fœtus mort-né, de l'embaumer, de lui donner un nom, de prier sur lui, et de l'enterrer dans une maison, ce qui n'y est pas un vice [en cas de vente], contrairement à [la tombe d']un adulte. [N'est] pas [déconseillé le lavage par] la femme en règles.

  282. 422

    وَصَلَاةُ فَاضِلٍ عَلَى بِدْعِيٍّ أَوْ مُظْهِرِ كَبِيرَةٍ وَالْإِمَامِ عَلَى مَنْ حَدُّهُ الْقَتْلُ بِحَدٍّ أَوْ قَوَدٍ وَلَوْ تَوَلَّاهُ النَّاسُ دُونَهُ وَإِنْ مَاتَ قَبْلَهُ فَتَرَدُّدٌ

    Qu'un homme de mérite prie sur un innovateur ou sur celui qui affichait un péché majeur ; que l'imam [prie] sur celui dont la peine était la mort, par peine légale ou par talion, même si ce sont les gens qui l'ont exécuté sans lui ; s'il est mort avant [d'être exécuté], il y a hésitation [des tardifs].

  283. 423

    وَتَكْفِينٌ بِحَرِيرٍ أَوْ نَجِسٍ وَكَأَخْضَرَ وَمُعَصْفَرٍ أَمْكَنَ غَيْرُهُ وَزِيَادَةُ رَجُلٍ عَلَى خَمْسَةٍ وَاجْتِمَاعُ نِسَاءٍ لِبُكًى وَإِنْ سِرًّا

    D'ensevelir dans la soie ou dans une étoffe souillée, ou dans du vert ou du teint au carthame quand autre chose est possible ; de dépasser cinq [pièces] pour un homme ; que des femmes se réunissent pour pleurer, même tout bas.

  284. 424

    وَتَكْبِيرُ نَعْشٍ وَفَرْشُهُ بِحَرِيرٍ وَاِتْبَاعُهُ بِنَارٍ وَنِدَاءٌ بِهِ بِمَسْجِدٍ أَوْ بَابِهِ لَا بِكَحِلَقٍ بِصَوْتٍ خَفِيٍّ وَقِيَامٌ لَهَا

    D'employer un grand brancard [par ostentation], de le garnir de soie, de faire suivre [le mort] de feu, d'annoncer [le décès à voix haute] dans la mosquée ou à sa porte, mais non de l'annoncer à voix basse dans des cercles ou l'équivalent ; de se lever pour [la dépouille].

  285. 425

    وَتَطْيِينُ قَبْرٍ أَوْ تَبْيِيضُهُ وَبِنَاءٌ عَلَيْهِ أَوْ تَحْوِيزٌ وَإِنْ بُوهِيَ بِهِ حَرُمَ وَجَازَ لِلتَّمْيِيزِ كَحَجَرٍ أَوْ خَشَبَةٍ بِلَا نَقْشٍ

    D'enduire la tombe d'argile ou de la blanchir, de construire dessus ou de l'entourer [d'un mur] ; si l'on en tire vanité, c'est interdit ; c'est permis pour la distinguer, comme [l'est] une pierre ou une pièce de bois sans inscription.

  286. 426

    وَلَا يُغَسَّلُ شَهِيدُ مُعْتَرَكٍ فَقَطْ وَلَوْ بِبَلَدِ الْإِسْلَامِ أَوْ لَمْ يُقَاتِلْ وَإِنْ أَجْنَبَ عَلَى الْأَحْسَنِ لَا إنْ رُفِعَ حَيًّا وَإِنْ أُنْفِذَتْ مَقَاتِلُهُ إلَّا الْمَغْمُورَ

    On ne lave pas le martyr du champ de bataille, lui seul, même [tué] en terre d'Islam, ou sans avoir combattu, et même s'il était en état d'impureté majeure, selon l'avis jugé le plus juste ; ce n'est pas le cas de celui qui a été relevé vivant, même atteint à mort, sauf s'il est resté sans connaissance [jusqu'à sa mort].

  287. 427

    وَدُفِنَ بِثِيَابِهِ إنْ سَتَرَتْهُ وَإِلَّا زِيدَ بِخُفٍّ وَقَلَنْسُوَةٍ وَمِنْطَقَةٍ قَلَّ ثَمَنُهَا وَخَاتَمٍ قَلَّ فَصُّهُ لَا دِرْعٍ وَسِلَاحٍ

    Il est enterré dans ses vêtements s'ils le couvrent, sinon on y ajoute ; avec ses bottines, son bonnet, sa ceinture de peu de prix et sa bague au chaton de peu de valeur ; non avec sa cuirasse ni ses armes.

  288. 428

    وَلَا دُونَ الْجُلِّ وَلَا مَحْكُومٌ بِكُفْرِهِ وَإِنْ صَغِيرًا ارْتَدَّ أَوْ نَوَى بِهِ سَابِيهِ الْإِسْلَامَ إلَّا أَنْ يُسْلِمَ كَأَنْ أَسْلَمَ وَنَفَرَ مِنْ أَبَوَيْهِ

    [On ne lave pas non plus] moins de la majeure partie [les deux tiers d'un corps], ni celui qui est jugé mécréant, même un enfant qui a apostasié ou dont celui qui l'a capturé a voulu faire un musulman, à moins qu'il n'embrasse [lui-même] l'islam ; de même [on lave] celui qui l'a embrassé et a fui ses parents [pour nous rejoindre].

  289. 429

    وَإِنْ اخْتَلَطُوا غُسِّلُوا وَكُفِّنُوا وَمُيِّزَ الْمُسْلِمُ بِالنِّيَّةِ فِي الصَّلَاةِ

    Si [des morts musulmans et mécréants] sont confondus, tous sont lavés et ensevelis, et l'on distingue le musulman par l'intention dans la prière.

  290. 430

    وَلَا سِقْطٌ لَمْ يَسْتَهِلَّ وَلَوْ تَحَرَّكَ أَوْ عَطَسَ أَوْ بَالَ أَوْ رَضَعَ إلَّا أَنْ تَتَحَقَّقَ الْحَيَاةُ وَغُسِلَ دَمُهُ وَلُفَّ بِخِرْقَةٍ وُورِيَ

    [On ne lave pas] non plus le mort-né qui n'a pas crié, même s'il a bougé, éternué, uriné ou tété, à moins que la vie ne soit certaine ; on lave son sang, on l'enveloppe d'un linge et on l'enfouit.

  291. 431

    وَلَا يُصَلَّى عَلَى قَبْرٍ إلَّا أَنْ يُدْفَنَ بِغَيْرِهَا وَلَا غَائِبٍ وَلَا تُكَرَّرُ

    On ne prie pas sur une tombe, sauf si [le mort] a été enterré sans prière ; ni sur un absent ; et on ne la répète pas.

  292. 432

    وَالْأَوْلَى بِالصَّلَاةِ وَصِيٌّ رُجِيَ خَيْرُهُ ثُمَّ الْخَلِيفَةُ لَا فَرْعُهُ إلَّا مَعَ الْخُطْبَةِ ثُمَّ أَقْرَبُ الْعَصَبَةِ وَأَفْضَلُ وَلِيٍّ وَلَوْ وَلِيَّ امْرَأَةٍ

    A priorité pour diriger la prière : celui que [le défunt] a désigné en espérant sa bénédiction, puis le calife, non son délégué, sauf s'il est aussi chargé du sermon, puis le plus proche des agnats ; et [entre égaux] le plus méritant des proches, fût-il le proche d'une femme.

  293. 433

    وَصَلَّى النِّسَاءُ دُفْعَةً وَصُحِّحَ تَرَتُّبُهُنَّ

    Les femmes [seules] prient toutes en même temps [chacune pour soi] ; l'avis selon lequel elles prient l'une après l'autre a été jugé le plus juste.

  294. 434

    وَالْقَبْرُ حَبْسٌ لَا يُمْشَى عَلَيْهِ وَلَا يُنْبَشُ مَا دَامَ بِهِ إلَّا أَنْ يَشِحَّ رَبُّ كَفَنٍ غُصِبَهُ أَوْ قَبْرٍ بِمِلْكِهِ أَوْ نُسِيَ مَعَهُ مَالٌ

    La tombe est un habous [bien immobilisé] : on n'y marche pas, on ne l'ouvre pas tant que [le mort] y est, sauf si le propriétaire d'un linceul usurpé le réclame, ou celui du terrain où il a été enterré, ou si un bien a été oublié avec lui.

  295. 435

    وَإِنْ كَانَ بِمَا يُمْلَكُ فِيهِ الدَّفْنُ بَقِيَ وَعَلَيْهِمْ قِيمَتُهُ

    Si [la tombe creusée par un autre] se trouve en un lieu où chacun a droit à l'inhumation, [le mort] y reste, et [les siens] doivent la valeur [du creusement].

  296. 436

    وَأَقَلُّهُ مَا مَنَعَ رَائِحَتَهُ وَحَرَسَهُ

    Sa [profondeur] minimale est ce qui retient l'odeur et protège [le corps].

  297. 437

    وَبُقِرَ عَنْ مَالٍ كَثُرَ وَلَوْ بِشَاهِدٍ وَيَمِينٍ لَا عَنْ جَنِينٍ وَتُؤُوِّلَتْ أَيْضًا عَلَى الْبَقْرِ إنْ رُجِيَ وَإِنْ قَدَرَ عَلَى إخْرَاجِهِ مِنْ مَحَلِّهِ فَعَلَ

    On ouvre le ventre [du mort] pour un bien important [qu'il a avalé], même établi par un témoin et un serment ; non pour un fœtus, mais [la Mudawwana] a aussi été interprétée dans le sens de l'ouverture si l'on espère [qu'il vive] ; si l'on peut l'extraire par la voie naturelle, on le fait.

  298. 438

    وَالنَّصُّ عَدَمُ جَوَازِ أَكْلِهِ لِمُضْطَرٍّ وَصُحِّحَ أَكْلُهُ أَيْضًا

    Le texte [de l'école] est qu'il n'est pas permis à celui que la nécessité presse de manger [d'un mort humain] ; l'avis selon lequel il en mange a aussi été jugé le plus juste.

  299. 439

    وَدُفِنَتْ مُشْرِكَةٌ حَمَلَتْ مِنْ مُسْلِمٍ بِمَقْبَرَتِهِمْ وَلَا يَسْتَقْبِلُ قِبْلَتَنَا وَلَا قِبْلَتَهُمْ

    La mécréante enceinte d'un musulman est enterrée dans leur cimetière ; on ne [l']oriente ni vers notre qibla ni vers la leur.

  300. 440

    وَرُمِيَ مَيِّتُ الْبَحْرِ بِهِ مُكَفَّنًا إنْ لَمْ يُرْجَ الْبَرُّ قَبْلَ تَغَيُّرِهِ

    Celui qui meurt en mer y est jeté dans son linceul, si l'on n'espère pas atteindre la terre avant qu'il ne s'altère.

  301. 441

    وَلَا يُعَذَّبُ بِبُكَاءٍ لَمْ يُوصِ بِهِ وَلَا يُتْرَكُ مُسْلِمٌ لِوَلِيِّهِ الْكَافِرِ

    [Le mort] n'est pas châtié pour des pleurs qu'il n'a pas recommandés. On n'abandonne pas un musulman à son proche mécréant.

  302. 442

    وَلَا يُغَسِّلُ مُسْلِمٌ أَبًا كَافِرًا وَلَا يُدْخِلُهُ قَبْرَهُ إلَّا أَنْ يَضِيعَ فَلْيُوَارِهِ

    Un musulman ne lave pas son père mécréant et ne le descend pas dans sa tombe, sauf s'il risque de rester sans sépulture : qu'il l'enfouisse alors.

  303. 443

    وَالصَّلَاةُ أَحَبُّ مِنْ النَّفْلِ إذَا قَامَ بِهَا الْغَيْرُ إنْ كَانَ كَجَارٍ أَوْ صَالِحًا

    La prière [funéraire] vaut mieux que la prière surérogatoire, quand un autre s'en acquitte déjà, s'il s'agit de quelqu'un comme un voisin ou d'un homme pieux.

Autres ouvrages

ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānīal-Murshid al-muʿīn, Ibn ʿĀshiral-Muqaddima al-ʿAshmāwiyya, al-ʿAshmāwī