Aqrab al-masālik, ad-Dardīr
Aqrab al-masālik li-madhhab al-imām Mālik, « Le plus court des chemins vers l’école de l’imam Mālik », est l’œuvre d’Aḥmad ad-Dardīr (m. 1201 h). L’auteur le présente comme un livre « cueilli parmi les fruits du Mukhtaṣar de l’imam Khalīl » : il s’y limite aux avis qu’il juge les plus probants, restreint ce que Khalīl a laissé absolu et inversement, pour en faciliter l’accès. Il couvre toute la matière, de la purification aux successions. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de son commentaire.
Le texte est affiché chapitre par chapitre, en arabe et en français. Dans chaque chapitre, cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés. La recherche du site parcourt l’ouvrage entier.
Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens, relue une seconde fois passage par passage avec le commentaire de l'auteur ; les mots entre crochets explicitent ce que le texte sous-entend. Elle aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le texte arabe a été contrôlé sur deux éditions imprimées ; le découpage en passages numérotés et certains intertitres sont ceux du site.
Partie 53 sur 61 · la recherche ci-dessus porte sur cette partie. Chercher dans tout le livre
Aucun passage ne contient ces mots. Essayez un autre mot, en arabe ou en français.
La peine du buveur, et des faits qui obligent à réparationبَابٌ فِي حَدِّ الشَّارِبِ وَأَشْيَاءَ تُوجِبُ الضَّمَانَ
-
2654
يُجْلَدُ الْمُسْلِمُ الْمُكَلَّفُ بِسَبَبِ شُرْبٍ مَا يُسْكِرُ جِنْسُهُ مُخْتَارًا بِلَا عُذْرٍ وَضَرُورَةٍ
Le musulman responsable est fouetté pour avoir bu ce dont l'espèce enivre, de son plein gré, sans excuse ni nécessité,
-
2655
وَإِنْ قَلَّ أَوْ جَهِلَ وُجُوبَ الْحَدِّ ثَمَانِينَ بَعْدَ صَحْوِهِ وَتَشَطَّرَ بِالرِّقِّ
même en infime quantité, et même s'il ignorait que la peine fût obligatoire : quatre-vingts coups, une fois dégrisé ; la moitié pour l'esclave ;
-
2656
إنْ أَقَرَّ أَوْ شَهِدَ عَدْلَانِ بِشُرْبٍ أَوْ شَمٍّ أَوْ أَحَدُهُمَا بِوَاحِدٍ وَالثَّانِي بِالْآخَرِ أَوْ بِتَقَايُئِهِ
s'il avoue, ou si deux hommes intègres attestent qu'il a bu, ou qu'ils en ont senti l'odeur, ou l'un ceci et l'autre cela, ou qu'il l'a vomi.
-
2657
وَجَازَ لِإِسَاغَةِ غُصَّةٍ إنْ خَافَ وَلَمْ يَجِدْ غَيْرَهُ
Il est permis [d'en boire] pour faire passer ce qui étouffe, si l'on craint [d'en mourir] et que l'on ne trouve rien d'autre.
-
2658
وَالْحُدُودُ كُلُّهَا بِسَوْطٍ لَيِّنٍ بِلَا رَأْسَيْنِ وَضَرْبٍ مُتَوَسِّطٍ قَاعِدًا بِلَا رَبْطٍ إلَّا لِعُذْرٍ وَلَا شَدِّ يَدٍ بِظَهْرِهِ وَكَتِفَيْهِ
Toutes les peines légales s'exécutent avec un fouet souple, à une seule lanière, d'un coup de force moyenne, [le condamné] assis, sans être attaché, sauf excuse, et sans qu'on lui lie la main, sur le dos et les épaules.
-
2659
وَجُرِّدَ الرَّجُلُ مِنْ مَا سِوَى الْعَوْرَةِ وَالْمَرْأَةُ مِمَّا يَقِي الضَّرْبَ وَنُدِبَ جَعْلُهَا فِي كَقُفَّةٍ بِتُرَابٍ
L'homme est dépouillé de tout ce qui n'est pas la ʿawra [parties à couvrir], et la femme de ce qui amortit les coups ; il est recommandé de la placer dans une sorte de grand panier garni de terre.
-
2660
وَعَزَّرَ الْحَاكِمُ لِمَعْصِيَةِ اللَّهِ أَوْ لِحَقِّ آدَمِيٍّ حَبْسًا وَلَوْمًا وَبِالْقِيَامِ مِنْ الْمَجْلِسِ وَبِنَزْعِ الْعِمَامَةِ وَضَرْبًا بِسَوْطٍ وَغَيْرِهِ
Le juge inflige une peine discrétionnaire [taʿzīr] pour une désobéissance à Dieu ou pour le droit d'une personne : emprisonnement, blâme, faire lever de l'assemblée, ôter le turban, coups de fouet ou autres,
-
2661
وَإِنْ زَادَ عَلَى الْحَدِّ أَوْ أَتَى عَلَى النَّفْسِ إنْ ظَنَّ السَّلَامَةَ وَإِلَّا ضَمِنَ
même si elle dépasse la peine légale, ou si [le condamné] en meurt, pourvu que [le juge] ait pensé qu'il en réchapperait ; sinon, il en répond.
-
2662
كَتَأْجِيجِ نَارٍ بِرِيحٍ عَاصِفٍ وَكَسُقُوطِ جِدَارٍ مَالَ وَأُنْذِرَ صَاحِبُهُ وَأَمْكَنَ تَدَارُكُهُ
[On répond de même du dommage] quand on attise un feu par vent violent ; quand un mur s'effondre après avoir penché, que son propriétaire avait été averti et qu'il pouvait y remédier ;
-
2663
أَوْ عَضَّهُ فَسَلَّ يَدَهُ فَقَلَعَ أَسْنَانَهُ قَصْدًا أَوْ نَظَرَ لَهُ مِنْ كُوَّةٍ فَقَصَدَ عَيْنَهُ وَإِلَّا فَلَا
quand un homme, mordu, retire sa main et arrache exprès les dents [de l'autre] ; ou quand quelqu'un le regarde par une lucarne et qu'il vise son œil [il subit alors le talion]. Sinon [s'il n'a pas visé l'œil], non [pas de talion, mais le prix du sang].
-
2664
وَمَا أَتْلَفَتْهُ الْبَهَائِمُ لَيْلًا فَعَلَى رَبِّهَا وَإِنْ زَادَ عَلَى قِيمَتِهَا وَقُوِّمَ إنْ لَمْ يَبْدُ صَلَاحُهُ عَلَى الرَّجَاءِ وَالْخَوْفِ
Ce que les bêtes détruisent de nuit est à la charge de leur maître, même si cela dépasse leur valeur ; [la récolte détruite] dont la maturité n'était pas apparue est estimée entre l'espoir [qu'elle vienne à bien] et la crainte [qu'elle périsse].
-
2665
لَا نَهَارًا إنْ سَرَحَتْ بِبُعْدِ الْمَزَارِعِ وَلَمْ يَكُنْ مَعَهَا رَاعٍ وَإِلَّا فَعَلَى الرَّاعِي
Non de jour, si elles ont été lâchées loin des cultures et sans berger ; sinon [s'il y en avait un], la réparation est à la charge du berger.