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أقرب المسالك لمذهب الإمام مالك

Aqrab al-masālik, ad-Dardīr

· XIIe s. h.
Avancé

Aqrab al-masālik li-madhhab al-imām Mālik, « Le plus court des chemins vers l’école de l’imam Mālik », est l’œuvre d’Aḥmad ad-Dardīr (m. 1201 h). L’auteur le présente comme un livre « cueilli parmi les fruits du Mukhtaṣar de l’imam Khalīl » : il s’y limite aux avis qu’il juge les plus probants, restreint ce que Khalīl a laissé absolu et inversement, pour en faciliter l’accès. Il couvre toute la matière, de la purification aux successions. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de son commentaire.

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Le texte, en arabe et en français

Traduction de sens, relue une seconde fois passage par passage avec le commentaire de l'auteur ; les mots entre crochets explicitent ce que le texte sous-entend. Elle aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le texte arabe a été contrôlé sur deux éditions imprimées ; le découpage en passages numérotés et certains intertitres sont ceux du site.

10 passages

Sommaire · 61 parties · partie 22
  1. Préambule de l'auteur§ 1 à 6
  2. La purification (ṭahāra)§ 7 à 135
  3. La prière (ṣalāt)§ 136 à 522
  4. La zakāt§ 523 à 600
  5. Le jeûne§ 601 à 643
  6. La retraite spirituelle [iʿtikāf]§ 644 à 656
  7. Le pèlerinage et la ʿumra§ 657 à 773
  8. Le sacrifice de la fête [uḍḥiya]§ 774 à 787
  9. La mise à mort rituelle des animaux [dhakāt]§ 788 à 806
  10. Les aliments et les boissons permis§ 807 à 813
  11. Le serment et ses règles§ 814 à 869
  12. Le jihād et ses règles§ 870 à 932
  13. La course et le tir§ 933 à 940
  14. Le mariage et ses principales questions§ 941 à 1307
  15. Le ẓihār§ 1308 à 1335
  16. Le liʿān et ses règles§ 1336 à 1356
  17. La ʿidda et ses règles§ 1357 à 1420
  18. L'allaitement§ 1421 à 1434
  19. L'entretien dû à autrui§ 1435 à 1492
  20. Les ventes et leurs règles§ 1493 à 1761
  21. Le salam, ses conditions et ce qui s'y rattache§ 1762 à 1791
  22. Le prêt et ses règles§ 1792 à 1801
  23. Le gage et ses règles§ 1802 à 1843
  24. La faillite et ses règles§ 1844 à 1881
  25. Les causes de l'interdiction et ses règles§ 1882 à 1910
  26. La transaction : ses règles et ses sortes§ 1911 à 1927
  27. Le transfert de dette et ses règles§ 1928 à 1935
  28. Le cautionnement, ses règles et ses conditions§ 1936 à 1958
  29. La société, ses règles et ses sortes§ 1959 à 1999
  30. Le mandat et ses règles§ 2000 à 2022
  31. L'aveu§ 2023 à 2050
  32. Le dépôt et ses règles§ 2051 à 2075
  33. Le prêt à usage et ses règles§ 2076 à 2088
  34. L'usurpation et ses règles§ 2089 à 2129
  35. La préemption et ses règles§ 2130 à 2153
  36. Le partage, ses sortes et ses règles§ 2154 à 2173
  37. Le qirāḍ et ses règles§ 2174 à 2203
  38. La musāqāt§ 2204 à 2221
  39. Le louage (ijāra) et ses règles§ 2222 à 2292
  40. La vivification des terres mortes§ 2293 à 2299
  41. Le waqf et ses règles§ 2300 à 2339
  42. La donation, l'aumône et leurs règles§ 2340 à 2357
  43. La chose trouvée (luqaṭa) et ses règles§ 2358 à 2377
  44. La judicature : ses règles et ses conditions§ 2378 à 2414
  45. Le témoignage et les règles qui s'y rapportent§ 2415 à 2482
  46. Les atteintes à la vie et à ce qui est en deçà§ 2483 à 2549
  47. La rébellion§ 2550 à 2559
  48. L'apostasie : définition et règles§ 2560 à 2582
  49. La peine de la fornication et ses règles§ 2583 à 2599
  50. L'accusation calomnieuse§ 2600 à 2611
  51. Le vol : définition et règles§ 2612 à 2643
  52. Le brigandage§ 2644 à 2653
  53. La peine du buveur, et des faits qui obligent à réparation§ 2654 à 2665
  54. L'affranchissement§ 2666 à 2687
  55. Le tadbīr et ses règles§ 2688 à 2697
  56. La kitāba et ses règles§ 2698 à 2720
  57. L'umm walad : définition et règles§ 2721 à 2737
  58. Le walāʾ§ 2738 à 2744
  59. Le testament et ses règles§ 2745 à 2782
  60. Les successions§ 2783 à 2937
  61. Questions diverses et belle conclusion§ 2938 à 2988

Partie 22 sur 61 · la recherche ci-dessus porte sur cette partie. Chercher dans tout le livre

Le prêt et ses règlesبَابٌ فِي بَيَانِ الْقَرْضِ وَأَحْكَامِهِ

  1. 1792

    الْقَرْضُ إعْطَاءُ مُتَمَوَّلٍ فِي عِوَضٍ مُتَمَاثِلٍ فِي الذِّمَّةِ لِنَفْعِ الْمُعْطَى فَقَطْ وَهُوَ مَنْدُوبٌ.

    Le qarḍ [prêt de consommation] consiste à donner un bien de valeur contre un équivalent semblable dû en dette, au seul profit de celui qui le reçoit. Il est recommandé.

  2. 1793

    وَإِنَّمَا يُقْرَضُ مَا يُسْلَمُ فِيهِ لَا جَارِيَةٍ تَحِلُّ لِلْمُقْتَرِضِ وَرُدَّتْ إلَّا أَنْ تَفُوتَ بِوَطْءٍ أَوْ غَيْبَةٍ ظُنَّ وَطْؤُهَا فِيهَا، أَوْ تَغَيُّرُ ذَاتٍ فَالْقِيمَةُ لَا الْمِثْلُ.

    On ne prête que ce qui peut faire l'objet d'un salam, non une esclave licite à l'emprunteur : elle est restituée, sauf si cela n'est plus possible du fait de rapports charnels, d'un isolement avec elle durant lequel ils sont présumés, ou d'une altération de sa personne ; est alors due sa valeur, non une semblable.

  3. 1794

    وَحَرُمَ هَدِيَّتُهُ كَرَبِّ الْقِرَاضِ وَعَامِلِهِ وَالْقَاضِي وَذِي الْجَاهِ إلَّا أَنْ يَتَقَدَّمَ مِثْلَهَا أَوْ يَحْدُثَ مُوجِبٌ وَبَيْعُهُ مُسَامَحَةً.

    Le cadeau de l'emprunteur [au prêteur] est interdit, comme [celui] du bailleur de fonds du qirāḍ [commandite] et de son agent [l'un à l'autre], [celui fait] au juge et à l'homme d'influence, sauf si un cadeau semblable avait cours auparavant ou si survient un motif [qui le justifie] ; [est interdit de même] de lui vendre à prix de faveur.

  4. 1795

    وَفَسَدَ إنْ جَرَّ نَفْعًا كَعَيْنٍ كُرِهَتْ إقَامَتُهَا إلَّا لِضَرُورَةٍ كَعُمُومِ الْخَوْفِ.

    [Le prêt] est vicié s'il procure un avantage [au prêteur], comme [le prêt] d'un bien qu'il lui est pénible de conserver, sauf nécessité telle qu'une insécurité générale.

  5. 1796

    وَمُلِكَ بِالْعَقْدِ وَلَا يَلْزَمُ رَدُّهُ إلَّا بِشَرْطٍ أَوْ عَادَةٍ كَأَخْذِهِ بِغَيْرِ مَحَلِّهِ إلَّا الْعَيْنَ.

    [La chose prêtée] devient la propriété [de l'emprunteur] par le contrat. Il n'est tenu de la rendre qu'[au terme fixé] par clause ou par usage ; de même [le prêteur n'est pas tenu] de la reprendre ailleurs qu'en son lieu, sauf le numéraire.

  6. 1797

    وَرَدَّ مِثْلَهُ أَوْ عَيْنَهُ: إنْ لَمْ يَتَغَيَّرْ وَجَازَ أَفْضَلُ بِلَا شَرْطٍ وَاشْتِرَاطُ رَهْنِ وَحَمِيلٍ.

    Il rend son équivalent, ou la chose même si elle n'a pas changé ; il est permis de rendre mieux, sans clause [préalable], et de stipuler un gage et un garant.

  7. La compensationفَصْلٌ فِي الْمُقَاصَّةِ
  8. 1798

    مُتَارَكَةُ مَدِينَيْنِ بِمُتَمَاثِلَيْنِ عَلَيْهِمَا كُلُّ مَا لَهُ فِيمَا عَلَيْهِ.

    [La muqāṣṣa, compensation, est] l'abandon réciproque, par deux personnes débitrices l'une de l'autre de dettes semblables, de ce que chacune a à recevoir contre ce qu'elle doit.

  9. 1799

    وَتَجُوزُ فِي دَيْنَيْ الْعَيْنِ مُطْلَقًا إنْ اتَّحِدَا قَدْرًا وَصِفَةً حَلَّا أَوْ أَحَدُهُمَا أَوْ لَا أَوْ اخْتَلَفَا صِفَةً أَوْ نَوْعًا إنْ حَلَّا أَوْ قَدْرًا وَهُمَا مِنْ بَيْعٍ وَحَلَّا وَإِلَّا فَلَا.

    Elle est permise entre deux dettes de numéraire, quelle qu'en soit l'origine, si elles sont identiques en montant et en qualité, qu'elles soient toutes deux échues, l'une seulement, ou aucune ; ou si elles diffèrent en qualité ou en espèce, pourvu qu'elles soient échues ; ou en montant, si elles naissent toutes deux d'une vente et sont échues. Sinon, non.

  10. 1800

    وَالطَّعَامَانِ مِنْ قَرْضٍ كَذَلِكَ وَمُنِعَا مِنْ بَيْعٍ مُطْلَقًا كَأَنْ اخْتَلَفَا مِنْ بَيْعٍ وَقَرْضٍ إنْ اخْتَلَفَا صِفَةً أَوْ قَدْرًا أَوْ لَمْ يَحِلَّا، وَإِلَّا جَازَتْ.

    Deux dettes de nourriture nées d'un prêt suivent la même règle ; nées d'une vente, [la compensation] est interdite dans tous les cas ; de même, si l'une naît d'une vente et l'autre d'un prêt, lorsqu'elles diffèrent en qualité ou en quantité ou ne sont pas échues ; sinon elle est permise.

  11. 1801

    وَتَجُوزُ فِي الْعَرْضَيْنِ مُطْلَقًا إنْ اتَّحَدَا نَوْعًا وَصِفَةً وَاخْتَلَفَا وَحَلَّا أَوْ اتَّفَقَا أَجَلًا.

    Elle est permise entre deux dettes de marchandises, quelle qu'en soit l'origine, si elles sont identiques en espèce et en qualité ; [ou,] si elles diffèrent, lorsqu'elles sont échues ou ont le même terme.

Autres ouvrages

al-Muqaddima al-ʿIzziyya, al-Manūfīal-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anasal-Mukhtaṣar, al-Akhḍarī