Aqrab al-masālik, ad-Dardīr
Aqrab al-masālik li-madhhab al-imām Mālik, « Le plus court des chemins vers l’école de l’imam Mālik », est l’œuvre d’Aḥmad ad-Dardīr (m. 1201 h). L’auteur le présente comme un livre « cueilli parmi les fruits du Mukhtaṣar de l’imam Khalīl » : il s’y limite aux avis qu’il juge les plus probants, restreint ce que Khalīl a laissé absolu et inversement, pour en faciliter l’accès. Il couvre toute la matière, de la purification aux successions. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de son commentaire.
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Le texte, en arabe et en français
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Le pèlerinage et la ʿumraبَابُ الْحَجِّ وَالْعُمْرَةِ
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657
فُرِضَ الْحَجُّ وَسُنَّتْ الْعُمْرَةُ فَوْرًا عَلَى الْحُرِّ الْمُكَلَّفِ الْمُسْتَطِيعِ مَرَّةً.
Le pèlerinage [ḥajj] est obligatoire, et la ʿumra [petit pèlerinage] est sunna, sans délai, une fois [dans la vie], pour la personne libre, responsable et qui en a la capacité.
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658
وَهُوَ حُضُورُ جُزْءٍ بِعَرَفَةَ سَاعَةً مِنْ لَيْلَةِ النَّحْرِ، وَطَوَافٌ بِالْبَيْتِ سَبْعًا وَسَعْيٌ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ كَذَلِكَ بِإِحْرَامٍ وَهِيَ طَوَافٌ وَسَعْيٌ كَذَلِكَ بِإِحْرَامٍ.
Le pèlerinage consiste à être présent en un point de ʿArafa un instant de la nuit du Sacrifice, à tourner sept fois autour de la Maison [ṭawāf] et à parcourir de même sept fois la distance entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa [saʿy], en état d'iḥrām [sacralisation]. La ʿumra consiste en un ṭawāf et un saʿy semblables, en état d'iḥrām.
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659
وَصِحَّتُهُمَا بِإِسْلَامٍ فَيُحْرِمُ الْوَلِيُّ عَنْ كَرَضِيعٍ وَمُطْبَقٍ وَجُرِّدَا قُرْبَ الْحَرَمِ وَانْتُظِرَ مَنْ تُرْجَى إفَاقَتُهُ فَإِنْ خِيفَ الْفَوَاتُ فَكَالْمُطْبَقِ لَا مُغْمًى فَلَا يَصِحُّ إحْرَامٌ عَنْهُ وَلَوْ خِيفَ الْفَوَاتُ.
Leur validité suppose l'islam. Le tuteur entre donc en iḥrām pour le nourrisson ou l'enfant du même âge et pour le dément permanent, et on les dévêt à l'approche du territoire sacré. On attend celui dont on espère qu'il reprendra ses esprits ; si l'on craint qu'il ne manque le pèlerinage, il est traité comme le dément permanent. Il n'en va pas ainsi de l'évanoui : nul ne peut entrer en iḥrām pour lui, même si l'on craint qu'il ne manque le pèlerinage.
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660
وَأَحْرَمَ مُمَيِّزٌ بِإِذْنِهِ كَعَبْدٍ وَامْرَأَةٍ وَإِلَّا فَلَهُ التَّحْلِيلُ وَلَا قَضَاءَ بِخِلَافِ الْعَبْدِ وَالْمَرْأَةِ.
L'enfant doué de discernement entre en iḥrām avec la permission de son tuteur, comme l'esclave et la femme [avec celle du maître et du mari] ; sinon, celui-ci peut les faire sortir de l'iḥrām ; l'enfant n'a pas à rattraper, à la différence de l'esclave et de la femme.
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661
وَأَمَرَهُ مَقْدُورَهُ وَإِلَّا نَابَ عَنْهُ إنْ قَبِلَهَا كَرَمْيٍ وَذَبْحٍ لَا كَتَلْبِيَةٍ وَرُكُوعٍ وَأَحْضَرَهُمْ الْمَشَاهِدَ.
Le tuteur lui fait faire ce dont il est capable ; pour le reste, il le remplace dans ce qui admet le remplacement, comme le jet des cailloux et l'immolation, non dans la talbiya ou la prière, par exemple. Il les fait assister aux stations.
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662
وَإِنَّمَا يَقَعُ فَرْضًا، إذَا كَانَ وَقْتَ الْإِحْرَامِ حُرًّا مُكَلَّفًا وَلَمْ يَنْوِ نَفْلًا.
Le pèlerinage ne vaut comme pèlerinage obligatoire que si l'on est, au moment de l'iḥrām, libre et responsable, et que l'on n'a pas formé l'intention d'un pèlerinage surérogatoire.
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663
وَالِاسْتِطَاعَةُ إمْكَانُ الْوُصُولِ بِلَا مَشَقَّةٍ فَادِحَةٍ وَأَمِنَ عَلَى نَفْسٍ وَمَالٍ لَهُ بَالٌ لَا إنْ قَلَّ إلَّا أَنْ يَنْكُثَ ظَالِمٌ.
La capacité, c'est de pouvoir arriver sans peine accablante, en sécurité pour sa personne et pour un bien de quelque importance ; non [si l'on ne craint que] pour un bien modique, à moins que l'oppresseur ne revienne [prendre encore].
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664
وَلَوْ بِلَا زَادٍ وَرَاحِلَةٍ لِذِي صَنْعَةٍ تَقُومُ بِهِ وَقَدَرَ عَلَى الْمَشْيِ وَلَوْ أَعْمَى أَوْ بِمَا يُبَاعُ عَلَى الْمُفْلِسِ أَوْ بِافْتِقَارِهِ وَتَرْكِ وَلَدِهِ لِلصَّدَقَةِ إنْ لَمْ يَخْشَ ضَيَاعًا أَوْ بِسُؤَالٍ إنْ كَانَ عَادَتُهُ وَظَنَّ الْإِعْطَاءَ.
[Il est obligatoire] même sans provisions ni monture pour celui qui a un métier qui le fait vivre et qui peut marcher, fût-il aveugle ; ou au moyen de ce que l'on vend pour le compte du failli ; ou s'il doit en rester pauvre et laisser ses enfants à l'aumône, s'il ne craint pas qu'ils restent à l'abandon ; ou en mendiant, si c'est son habitude et qu'il pense qu'on lui donnera.
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665
وَاعْتُبِرَ مَا يُرَدُّ بِهِ وَزِيدَ فِي الْمَرْأَةِ: زَوْجٌ أَوْ مَحْرَمٌ أَوْ رُفْقَةٍ أُمِنَتْ.
On tient compte de ce qui permet le retour. Pour la femme s'ajoute [la présence d']un mari, d'un proche qu'elle ne peut épouser [maḥram] ou d'une compagnie sûre.
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666
وَلَا تَصِحُّ نِيَابَةٌ عَنْ مُسْتَطِيعٍ فِي فَرْضٍ وَإِلَّا كُرِهَتْ كَبَدْءٍ لِلْمُسْتَطِيعِ بِهِ عَنْ غَيْرِهِ وَإجَارَةِ نَفْسِهِ فِي عَمَلٍ لِلَّهِ وَنَفَذَتْ.
Le remplacement n'est pas valide pour celui qui a la capacité, dans le pèlerinage obligatoire ; ailleurs il est déconseillé, comme il est déconseillé à celui qui a la capacité de commencer par le pèlerinage d'un autre, ou de louer ses services pour une œuvre due à Dieu ; le contrat s'exécute néanmoins.
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667
وَأَرْكَانُهُ أَرْبَعَةٌ الْإِحْرَامُ وَوَقْتُهُ لِلْحَجِّ شَوَّالٌ لِفَجْرِ يَوْمِ النَّحْرِ وَكُرِهَ قَبْلَهُ كَمَكَانِهِ.
Ses éléments constitutifs sont quatre. [Le premier :] l'iḥrām. Son temps, pour le pèlerinage, va de shawwāl à l'aube du jour du Sacrifice ; il est déconseillé avant, comme avant son lieu.
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668
وَلِلْعُمْرَةِ أَبَدًا إلَّا لِمُحْرِمٍ بِحَجٍّ فَبَعْدَ الْفَرَاغِ مِنْ رَمْيِ الرَّابِعِ وَكُرِهَ بَعْدَهُ لِلْغُرُوبِ فَإِنْ أَحْرَمَ وَأَخَّرَ طَوَافَهَا بَعْدَهُ.
Pour la ʿumra, il est possible en tout temps, sauf pour celui qui est en iḥrām de pèlerinage : seulement après avoir achevé le jet du quatrième jour ; il est déconseillé ensuite jusqu'au coucher du soleil ; s'il entre alors en iḥrām, il retarde le ṭawāf de sa ʿumra jusqu'après le coucher du soleil.
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669
وَمَكَانُهُ لَهُ لِمَنْ بِمَكَّةَ مَكَّةَ وَنُدِبَ بِالْمَسْجِدِ وَخُرُوجُ ذِي النَّفَسِ لِمِيقَاتِهِ.
Son lieu, pour le pèlerinage, est La Mecque pour celui qui s'y trouve ; il est recommandé de le faire dans la Mosquée, et, pour celui qui [vient d'ailleurs et] en a le temps, de sortir jusqu'à son mīqāt [lieu fixé pour l'iḥrām].
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670
وَلَهَا وَلِلْقِرَانِ الْحِلُّ وَصَحَّ بِالْحَرَمِ وَخَرَجَ وَإِلَّا أَعَادَ طَوَافَهُ وَسَعْيَهُ بَعْدَهُ وَافْتَدَى إنْ حَلَقَ قَبْلَهُ.
Pour la ʿumra et pour le qirān [pèlerinage et ʿumra réunis], c'est le territoire profane [ḥill]. L'iḥrām est valide dans le territoire sacré, mais il faut alors en sortir ; sinon on refait son ṭawāf et son saʿy après en être sorti, et l'on doit une compensation [fidya] si l'on s'est rasé avant.
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671
وَلِغَيْرِهِ لَهُمَا ذُو الْحُلَيْفَةِ لِمَدَنِيٍّ وَالْجُحْفَةِ لِكَالْمَصْرِيِّ وَيَلَمْلَمُ لِلْيَمَنِ وَالْهِنْدِ، وَقَرْنٌ لِنَجْدٍ، وَذَاتُ عِرْقٍ لِلْعِرَاقِ وَخُرَاسَانَ وَنَحْوِهِمَا.
Pour les autres, et pour les deux rites : Dhū l-Ḥulayfa pour le Médinois ; al-Juḥfa pour l'Égyptien et ceux qui viennent comme lui ; Yalamlam pour le Yémen et l'Inde ; Qarn pour le Najd ; Dhāt ʿIrq pour l'Irak, le Khurāsān et les pays voisins ;
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672
وَمَسْكَنٌ دُونَهَا وَحَيْثُ حَاذَى وَاحِدًا مِنْهَا أَوْ مَرَّ بِهِ وَلَوْ بِبَحْرٍ إلَّا كَمِصْرِيٍّ يَمُرُّ بِالْحُلَيْفَةِ فَيُنْدَبُ مِنْهَا وَإِنْ حَائِضًا.
la demeure, pour celui qui habite en deçà de ces lieux ; et l'endroit où l'on se trouve à la hauteur de l'un d'eux, ou celui par lequel on passe, fût-ce en mer ; sauf l'Égyptien, ou son semblable, qui passe par al-Ḥulayfa : il lui est [seulement] recommandé de s'y sacraliser, même si c'est une femme en menstrues.
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673
وَمَنْ مَرَّ غَيْرَ قَاصِدٍ مَكَّةَ أَوْ غَيْرَ مُخَاطَبٍ بِهِ أَوْ قَصَدَهَا مُتَرَدِّدًا أَوْ عَادَ لَهَا مِنْ قَرِيبٍ فَلَا إحْرَامَ عَلَيْهِ وَإِلَّا وَجَبَ.
Celui qui passe [par un mīqāt] sans se rendre à La Mecque, ou sans être tenu à l'iḥrām, ou qui s'y rend en habitué qui fait des allers et retours, ou qui y revient d'un lieu proche, n'a pas à entrer en iḥrām ; sinon c'est obligatoire.
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674
وَرَجَعَ لَهُ وَإِنْ دَخَلَ مَكَّةَ مَا لَمْ يُحْرِمْ وَلَا دَمَ عَلَيْهِ إلَّا لِعُذْرٍ كَخَوْفِ فَوَاتٍ فَالدَّمُ كَرَاجِعٍ بَعْدَ إحْرَامِهِ إلَّا أَنْ يَفُوتَهُ فَتَحَلَّلَ بِعُمْرَةٍ.
[Celui qui l'a dépassé sans iḥrām] y retourne, même s'il est entré à La Mecque, tant qu'il n'est pas entré en iḥrām, et il ne doit pas de sacrifice [dam] ; sauf excuse, comme la crainte de manquer le pèlerinage : [il ne retourne pas et] doit alors le sacrifice, comme celui qui y retourne après être entré en iḥrām ; sauf s'il manque le pèlerinage et se désacralise par une ʿumra.
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675
وَهُوَ نِيَّةُ أَحَدِ النُّسُكَيْنِ أَوْ هُمَا أَوْ أَبْهَمَ وَنُدِبَ صَرْفُهُ لِحَجٍّ وَالْقِيَاسُ لِقِرَانٍ وَإِنْ نَسِيَ فَقِرَانٌ وَنَوَى الْحَجَّ وَبَرِئَ مِنْهُ فَقَطْ.
L'iḥrām est l'intention de l'un des deux rites, ou des deux, ou une intention laissée indéterminée ; il est alors recommandé de l'affecter au pèlerinage, et l'analogie voudrait qu'on l'affecte au qirān. Si l'on a oublié [ce qu'on avait visé], c'est un qirān : on forme l'intention du pèlerinage, et l'on n'est quitte que de celui-ci.
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676
وَلَا يَضُرُّهُ مُخَالَفَةُ لَفْظِهِ وَالْأَوْلَى تَرْكُهُ كَالصَّلَاةِ وَلَا رَفْضُهُ.
Il n'importe pas que les mots prononcés contredisent l'intention, et mieux vaut ne rien prononcer, comme pour la prière ; il n'importe pas non plus que l'on renonce à l'iḥrām [il subsiste].
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677
وَوَجَبَ تَجَرُّدُ ذَكَرٍ مِنْ مُحِيطٍ وَتَلْبِيَةٌ وَوَصْلُهَا بِهِ.
Sont obligatoires : que l'homme se dépouille de tout vêtement qui enveloppe [le corps ou un membre], la talbiya [formule « Me voici, ô Dieu »], et le fait de la joindre à l'iḥrām.
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678
وَسُنَّ غُسْلٌ مُتَّصِلٌ وَلُبْسُ إزَارٍ وَرِدَاءٍ وَنَعْلَيْنِ وَرَكْعَتَانِ وَأَجْزَأَ الْفَرْضُ يُحْرِمُ الرَّاكِبُ إذَا اسْتَوَى وَالْمَاشِي إذَا مَشَى.
Sont sunna : un ghusl fait juste avant ; le port d'un pagne, d'une cape et de sandales ; deux rakʿa [unités de prière], dont une prière obligatoire tient lieu. Celui qui est monté entre en iḥrām une fois installé sur sa monture, le piéton quand il se met en marche.
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679
وَنُدِبَ إزَالَةُ شَعَثِهِ وَالِاقْتِصَارُ عَلَى تَلْبِيَةِ الرَّسُولِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - وَتَجْدِيدُهَا لِتَغَيُّرِ حَالٍ وَخَلْفِ صَلَاةٍ وَمُلَاقَاةِ رِفَاقٍ وَتَوَسُّطٌ فِي عُلُوِّ صَوْتِهِ وَفِيهَا.
Sont recommandés : de se débarrasser [d'abord] de ce qui rend hirsute ; de s'en tenir à la talbiya du Messager, sur lui la prière et la paix ; de la renouveler à chaque changement d'état, après une prière et à la rencontre de compagnons ; de garder la mesure dans le volume de la voix et dans sa fréquence.
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680
فَإِنْ تُرِكَتْ أَوَّلَهُ وَطَالَ فَدَمٌ لِلطَّوَافِ حَتَّى يَطُوفَ وَيَسْعَى فَيُعَاوِدَهَا وَإِنْ بِالْمَسْجِدِ لِرَوَاحٍ مُصَلَّى عَرَفَةَ بَعْدَ الزَّوَالِ مِنْ يَوْمِهِ.
Si elle est omise au début de l'iḥrām et que le temps se prolonge, un sacrifice est dû. [On la renouvelle] jusqu'au ṭawāf ; [on la cesse] jusqu'à ce que l'on ait accompli le ṭawāf et le saʿy, puis on la reprend, même dans la Mosquée, jusqu'à l'arrivée au lieu de prière de ʿArafa, après le zénith, le jour de ʿArafa.
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681
وَمُحْرِمُ مَكَّةَ يُلَبِّي بِالْمَسْجِدِ مَكَانَهُ وَمُعْتَمِرُ الْمِيقَاتِ وَفَائِتُ الْحَجِّ لِلْحَرَمِ وَمِنْ كَالْجِعْرَانَةِ لِلْبُيُوتِ.
Celui qui entre en iḥrām à La Mecque prononce la talbiya dans la Mosquée, à l'endroit où il se trouve. Celui qui fait la ʿumra depuis le mīqāt, et celui qui a manqué le pèlerinage, [la prononcent] jusqu'au territoire sacré ; celui qui part d'al-Jiʿrāna ou d'un lieu semblable, jusqu'aux maisons [de La Mecque].
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682
وَالْإِفْرَادُ أَفْضَلُ فَالْقِرَانُ بِأَنْ يُحْرِمَ بِهِمَا وَقَدَّمَهَا أَوْ يُرْدِفُهُ عَلَيْهَا بِطَوَافِهَا إنْ صَحَّتْ وَكَمَّلَهُ وَلَا يَسْعَى حِينَئِذٍ وَكُرِهَ بَعْدَهُ وَلَوْ بِالرُّكُوعِ لَا بَعْدَهُ.
L'ifrād [pèlerinage seul] est le meilleur ; puis le qirān : entrer en iḥrām pour les deux à la fois, en mettant la ʿumra en premier [dans l'intention], ou greffer le pèlerinage sur la ʿumra pendant le ṭawāf de celle-ci, si elle est valide ; on achève alors ce ṭawāf, sans faire de saʿy à ce moment. Cela est déconseillé après le ṭawāf, fût-ce pendant ses deux rakʿa ; ce n'est plus valide après elles.
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683
فَالتَّمَتُّعُ بِأَنْ يَحِلَّ مِنْهَا فِي أَشْهُرِهِ ثُمَّ يَحُجُّ مِنْ عَامِهِ وَإِنْ بِقِرَانٍ.
Puis le tamattuʿ : se désacraliser de la ʿumra pendant les mois du pèlerinage, puis faire le pèlerinage la même année, fût-ce en qirān.
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684
وَشَرْطُ دَمِهِمَا عَدَمُ إقَامَةٍ بِمَكَّةَ، أَوْ ذِي طُوًى وَقْتَ فِعْلِهِمَا وَإِنْ انْقَطَعَ بِغَيْرِهَا وَنُدِبَ لِذِي أَهْلَيْنِ وَحَجٌّ مِنْ عَامِهِ.
Le sacrifice dû pour ces deux formes a pour condition que l'on ne réside pas à La Mecque ou à Dhū Ṭuwā au moment de les accomplir, même si l'on [en est originaire et] s'est fixé ailleurs ; il est [seulement] recommandé à celui qui a deux foyers ; [autre condition :] que l'on fasse le pèlerinage la même année.
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685
وَلِلتَّمَتُّعِ عَدَمُ عَوْدِهِ لِبَلَدِهِ أَوْ مِثْلُهُ وَلَوْ بِالْحِجَازِ وَفِعْلُ بَعْضِ رُكْنِهَا فِي وَقْتِهِ.
Pour le tamattuʿ, il faut en outre ne pas être retourné dans son pays ou à pareille distance, fût-ce dans le Ḥijāz, et avoir accompli une partie d'un élément constitutif de la ʿumra dans le temps du pèlerinage.
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686
الثَّانِي السَّعْيُ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ سَبْعًا مِنْهُ الْبَدْءُ مَرَّةً وَالْعَوْدُ أُخْرَى وَصِحَّتُهُ: بِتَقْدِيمِ طَوَافٍ صَحَّ مُطْلَقًا.
Le deuxième : le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, sept fois, le départ d'aṣ-Ṣafā comptant pour une et le retour pour une autre. Sa validité suppose qu'il soit précédé d'un ṭawāf valide, quel qu'il soit.
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687
وَوَجَبَ بَعْدَ وَاجِبٍ وَتَقْدِيمُهُ عَلَى الْوُقُوفِ إنْ وَجَبَ طَوَافُ الْقُدُومِ بِأَنَّ أَحْرَمَ مِنْ الْحِلِّ وَلَمْ يُرَاهِقْ وَلَمْ يُرْدِفْ بِحَرَمٍ وَإِلَّا فَبَعْدَ الْإِفَاضَةِ.
Il doit suivre un ṭawāf obligatoire, et précéder la station [de ʿArafa] si le ṭawāf d'arrivée [qudūm] est obligatoire, c'est-à-dire si l'on est entré en iḥrām depuis le territoire profane, que l'on n'est pas pressé par le temps et que l'on n'a pas greffé [le pèlerinage sur la ʿumra] dans le territoire sacré ; sinon il se fait après le ṭawāf al-ifāḍa [ṭawāf du retour de ʿArafa].
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688
فَإِنْ قَدَّمَهُ أَعَادَهُ وَأَعَادَ لَهُ الْإِفَاضَةَ مَا دَامَ بِمَكَّةَ، فَإِنْ تَبَاعَدَ عَنْهَا فَدَمٌ.
S'il l'a fait avant, il le refait, et refait pour lui le ṭawāf al-ifāḍa, tant qu'il est à La Mecque ; s'il s'en est éloigné, il doit un sacrifice.
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689
وَنُدِبَ لِدَاخِلِ مَكَّةَ نُزُولٌ بِطُوًى وَغُسْلٌ بِهَا لِغَيْرِ حَائِضٍ وَدُخُولُهُ نَهَارًا وَمِنْ كَدَاءٍ وَدُخُولُ الْمَسْجِدِ مِنْ بَابِ بَنِي شَيْبَةَ وَخُرُوجُهُ مِنْ كُدًى.
Il est recommandé à celui qui entre à La Mecque de faire halte à Ṭuwā et d'y faire un ghusl, sauf pour la femme en menstrues ; d'y entrer de jour, par Kadāʾ ; d'entrer dans la Mosquée par la porte des Banū Shayba ; et de sortir [de la ville] par Kudā.
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690
فَيَبْدَأُ بِالْقُدُومِ وَنَوَى وُجُوبَهُ فَإِنْ نَوَى نَفْلًا أَعَادَهُ وَأَعَادَ السَّعْيَ مَا لَمْ يَخَفْ فَوْتًا وَإِلَّا أَعَادَهُ بَعْدَ الْإِفَاضَةِ وَعَلَيْهِ دَمٌ.
Il commence par le ṭawāf d'arrivée, en formant l'intention de son caractère obligatoire ; s'il l'a fait avec l'intention d'un acte surérogatoire, il le refait, et refait le saʿy, tant qu'il ne craint pas de manquer [le pèlerinage] ; sinon il refait le saʿy après le ṭawāf al-ifāḍa et doit un sacrifice.
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691
وَوَجَبَ لِلطَّوَافِ مُطْلَقًا رَكْعَتَانِ يَقْرَأُ فِيهِمَا بِالْكَافِرُونَ فَالْإِخْلَاصِ وَنُدِبَا بِالْمَقَامِ وَدُعَاءٌ بِالْمُلْتَزَمِ وَكَثْرَةُ شُرْبِ مَاءِ زَمْزَمَ بِنِيَّةٍ حَسَنَةٍ وَنَقْلُهُ.
Tout ṭawāf, quel qu'il soit, doit être suivi de deux rakʿa, où l'on récite la sourate al-Kāfirūn puis la sourate al-Ikhlāṣ ; il est recommandé de les faire à la Station [d'Ibrāhīm] ; d'invoquer au Multazam ; de boire abondamment de l'eau de Zamzam, avec une bonne intention, et d'en emporter.
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692
وَشَرْطُ صِحَّةِ الطَّوَافِ الطَّهَارَتَانِ وَسَتْرُ الْعَوْرَةِ وَجَعْلُ الْبَيْتِ عَنْ يَسَارِهِ وَخُرُوجُ كُلِّ الْبَدَنِ عَنْ الشَّاذَرْوَانِ وَالْحِجْرِ فَيَنْصِبُ الْمُقَبِّلُ قَامَتَهُ.
Le ṭawāf n'est valide qu'avec les deux puretés, la nudité couverte, la Maison tenue à sa gauche, et tout le corps hors du soubassement [shādharwān] et hors du Ḥijr ; celui qui embrasse la Pierre se redresse donc [avant de repartir] ;
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693
وَكَوْنُهُ سَبْعَةَ أَشْوَاطٍ دَاخِلَ الْمَسْجِدِ بِلَا كَثِيرِ فَصْلٍ، وَإِلَّا ابْتَدَأَهُ وَقَطَعَ لِإِقَامَةِ فَرِيضَةٍ وَنُدِبَ كَمَالُ الشَّوْطِ وَبَنَى كَأَنْ رَعَفَ وَعَلَى الْأَقَلِّ إنْ شَكَّ.
et qu'en sept tours, à l'intérieur de la Mosquée, sans longue interruption ; sinon on le recommence. On l'interrompt quand est annoncée une prière obligatoire, et il est recommandé d'achever le tour ; puis on reprend là où l'on en était, comme lorsqu'on saigne du nez ; dans le doute, on se fonde sur le plus petit nombre.
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وَوَجَبَ ابْتِدَاؤُهُ مِنْ الْحَجَرِ وَمَشْيٌ لِقَادِرٍ كَالسَّعْيِ وَإِلَّا فَدَمٌ إنْ لَمْ يُعِدْهُ.
Il est obligatoire de le commencer à la Pierre, et de le faire à pied quand on le peut, comme le saʿy ; sinon on doit un sacrifice, si on ne le refait pas.
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695
وَسُنَّ تَقْبِيلُ حَجَرٍ بِلَا صَوْتٍ أَوَّلُهُ وَلِلزَّحْمَةِ لَمْسٌ بِيَدٍ ثُمَّ عُودٍ وَوُضِعَا عَلَى فِيهِ وَكَبَّرَ مَعَ كُلٍّ وَإِلَّا كَبَّرَ فَقَطْ.
Il est sunna d'embrasser la Pierre, sans bruit, au début du ṭawāf ; en cas de presse, de la toucher de la main, sinon d'un bâton, que l'on porte ensuite à sa bouche, et de dire « Allāhu akbar » à chaque fois ; sinon on se contente de dire « Allāhu akbar ».
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696
وَاسْتِلَامُ الْيَمَانِيِّ وَرَمَلُ ذَكَرٍ فِي الثَّلَاثَةِ الْأَوَّلِ إنْ أَحْرَمَ مِنْ الْمِيقَاتِ إلَّا لِازْدِحَامٍ فَالطَّاقَةُ وَالدُّعَاءُ بِلَا حَدٍّ.
[Sont aussi sunna :] toucher l'angle yéménite ; pour l'homme, presser le pas [ramal] dans les trois premiers tours, s'il est entré en iḥrām depuis le mīqāt, et en cas de presse dans la mesure du possible ; et invoquer, sans formule fixée.
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697
وَلِلسَّعْيِ تَقْبِيلُ الْحَجَرِ بَعْدَ الرَّكْعَتَيْنِ وَرُقِيُّ رَجُلٍ عَلَيْهِمَا كَامْرَأَةٍ إنْ خَلَا وَإسْرَاعٌ بَيْنَ الْأَخْضَرَيْنِ فَوْقَ الرَّمَلِ وَالدُّعَاءُ بِهِمَا.
Pour le saʿy, sont sunna : embrasser la Pierre après les deux rakʿa ; pour l'homme, monter sur aṣ-Ṣafā et al-Marwa, de même pour la femme si l'endroit est vide [d'hommes] ; hâter le pas entre les deux repères verts, plus que le ramal ; et invoquer sur les deux collines.
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698
وَنُدِبَ لَهُ شُرُوطُ الصَّلَاةِ وَوُقُوفٌ عَلَيْهِمَا وَلِلطَّوَافِ: رَمَلٌ فِي الثَّلَاثَةِ الْأُوَلِ لِمُحْرِمٍ مِنْ كَالتَّنْعِيمِ أَوْ بِالْإِفَاضَةِ لِمَنْ لَمْ يَطُفْ الْقُدُومَ وَتَقْبِيلُ الْحَجَرِ وَاسْتِلَامُ الْيَمَانِيِّ فِي غَيْرِ الْأَوَّلِ.
Il est recommandé d'y réunir les conditions de la prière, et de se tenir debout sur les deux collines. Pour le ṭawāf, il est recommandé de presser le pas dans les trois premiers tours à celui qui est entré en iḥrām depuis at-Tanʿīm ou un lieu semblable, ou, dans le ṭawāf al-ifāḍa, à celui qui n'a pas fait le ṭawāf d'arrivée ; et d'embrasser la Pierre et de toucher l'angle yéménite aux tours autres que le premier.
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699
كَالْخُرُوجِ لِمِنًى يَوْمَ التَّرْوِيَةِ بَعْدَ الزَّوَالِ بِقَدْرِ مَا يُدْرِكُ بِهَا الظُّهْرَ وَبَيَاتِهِ بِهَا وَسَيْرُهُ لِعَرَفَةَ بَعْدَ الطُّلُوعِ وَنُزُولُهُ بِنَمِرَةَ.
Il est de même recommandé de sortir pour Minā le jour de la tarwiya [8 dhū l-ḥijja] après le zénith, de façon à y prier le ẓuhr ; d'y passer la nuit ; de partir pour ʿArafa après le lever du soleil ; et de faire halte à Namira.
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700
الثَّالِثُ الْحُضُورُ بِعَرَفَةَ لَيْلَةَ النَّحْرِ وَلَوْ بِالْمُرُورِ إنْ عَلِمَهُ وَنَوَاهُ أَوْ مُغْمًى عَلَيْهِ فِي أَيِّ جُزْءٍ وَأَجْزَأَ بِعَاشِرٍ أَخْطَئُوا.
Le troisième : la présence à ʿArafa la nuit du Sacrifice, fût-ce en ne faisant que passer, si l'on sait que c'est ʿArafa et qu'on en forme l'intention, ou même évanoui, en n'importe quel point. Elle est acquittée le dix [du mois] si tous se sont trompés.
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701
وَوَجَبَ طُمَأْنِينَةُ كَالْوُقُوفِ نَهَارًا بَعْدَ الزَّوَالِ وَسُنَّ خُطْبَتَانِ بَعْدَ الزَّوَالِ يُعَلِّمُهُمْ بِهِمَا مَا عَلَيْهِمْ مِنْ الْمَنَاسِكِ إلَى الْإِفَاضَةِ ثُمَّ أُذِّنَ وَأُقِيمَ بَعْدَ الْفَرَاغِ وَهُوَ جَالِسٌ عَلَى الْمِنْبَرِ وَجَمْعُ الظُّهْرَيْنِ وَقَصْرُهُمَا.
Il est obligatoire d'y marquer un temps d'arrêt, comme d'y stationner de jour après le zénith. Sont sunna : deux sermons après le zénith, où l'imam enseigne aux gens les rites qui les attendent jusqu'au ṭawāf al-ifāḍa, puis l'appel à la prière et l'iqāma, une fois le sermon fini, l'imam étant assis en chaire ; réunir le ẓuhr et le ʿaṣr, et les raccourcir.
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702
وَنُدِبَ وُقُوفٌ بِجَبَلِ الرَّحْمَةِ مُتَوَضِّئًا وَمَعَ النَّاسِ وَرُكُوبُهُ بِهِ فَقِيَامٌ إلَّا لِتَعَبٍ وَدُعَاءٌ وَتَضَرُّعٌ لِلْغُرُوبِ.
Il est recommandé de stationner au mont de la Miséricorde, en état de wuḍūʾ [ablutions], avec les gens ; de le faire sur sa monture, sinon debout, sauf fatigue ; d'invoquer et de supplier jusqu'au coucher du soleil.
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703
وَسُنَّ جَمْعُ الْعِشَاءَيْنِ بِمُزْدَلِفَةَ وَقَصْرٌ إلَّا أَهْلَهَا كَمِنًى وَعَرَفَةَ وَإِنْ قُدِّمَتَا عَنْهَا أَعَادَهُمَا بِهَا إلَّا الْمَعْذُورَ فَبَعْدَ الشَّفَقِ فِي أَيِّ مَحَلٍّ إنْ وَقَفَ مَعَ الْإِمَامِ وَالنَّاسِ بِعَرَفَةَ فَكُلٌّ لِوَقْتِهِ.
Sont sunna : réunir le maghrib et le ʿishāʾ à Muzdalifa, et raccourcir, sauf pour ses habitants, de même que pour ceux de Minā et de ʿArafa [chez eux]. Si on les a priés avant d'y arriver, on les y refait ; sauf celui qu'une excuse retarde : il les réunit après la disparition de la lueur du couchant, où qu'il soit, s'il a stationné à ʿArafa avec l'imam et les gens ; sinon il prie chacune à son heure.
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704
وَوَجَبَ نُزُولُهُ بِهَا وَنُدِبَ بَيَاتُهُ وَارْتِحَالُهُ بَعْدَ صَلَاةِ الصُّبْحِ بِغَلَسٍ وَوُقُوفُهُ بِالْمَشْعَرِ الْحَرَامِ مُسْتَقْبِلًا لِلدُّعَاءِ وَالثَّنَاءِ لِلْإِسْفَارِ وَإسْرَاعٌ بِبَطْنِ مُحَسِّرٍ.
Il est obligatoire de faire halte à Muzdalifa. Il est recommandé d'y passer la nuit ; d'en repartir après la prière du ṣubḥ, faite dans l'obscurité ; de stationner au Mashʿar al-Ḥarām, tourné vers la qibla, pour invoquer et louer Dieu jusqu'à ce qu'il fasse clair ; de hâter le pas dans le fond de la vallée de Muḥassir ;
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705
وَرَمْيُهُ الْعَقَبَةِ حِينَ وُصُولِهِ وَإِنْ رَاكِبًا وَمَشْيُهُ فِي غَيْرِهَا وَحَلَّ بِهَا غَيْرَ نِسَاءٍ وَصَيْدٍ، وَكُرِهَ الطِّيبُ.
de lapider la stèle de la ʿAqaba dès son arrivée, fût-ce sur sa monture, et d'être à pied pour les autres [jets]. Par ce jet, tout lui redevient licite sauf les femmes et la chasse ; le parfum lui est déconseillé.
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706
وَتَكْبِيرُهُ مَعَ كُلِّ حَصَاةٍ وَتَتَابُعُهَا وَلَقْطُهَا وَذَبْحٌ وَحَلْقٌ قَبْلَ الزَّوَالِ وَتَأْخِيرُهُ عَنْ الذَّبْحِ وَالتَّقْصِيرِ مُجْزٍ وَهُوَ لِلْمَرْأَةِ تَأْخُذُ مِنْ جَمِيعِ شَعْرِهَا نَحْوَ الْأُنْمُلَةِ وَالرَّجُلُ مِنْ قُرْبٍ أَصْلَهُ وَأَجْزَأَهُ الْأَخْذُ مِنْ الْأَطْرَافِ لَا حَلْقُ الْبَعْضِ.
[Sont recommandés :] de dire « Allāhu akbar » à chaque caillou ; de les lancer à la suite ; de les ramasser ; d'immoler et de se raser avant le zénith, en rasant après avoir immolé. Raccourcir les cheveux suffit ; c'est ce que fait la femme : elle coupe de toute sa chevelure la longueur d'une phalange environ ; l'homme coupe près de la racine, et couper les pointes lui suffit ; raser une partie de la tête ne suffit pas.
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707
الرُّكْنُ الرَّابِعُ طَوَافُ الْإِفَاضَةِ وَحَلَّ بِهِ مَا بَقِيَ إنْ حَلَقَ وَقَدَّمَ سَعْيَهُ وَوَقْتُهُ مِنْ طُلُوعِ فَجْرِ يَوْمِ النَّحْرِ كَالْعَقَبَةِ.
Le quatrième élément constitutif : le ṭawāf al-ifāḍa. Par lui redevient licite ce qui restait interdit, si l'on s'est rasé et que l'on a déjà fait le saʿy. Son temps commence à l'aube du jour du Sacrifice, comme celui du jet de la ʿAqaba.
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708
وَوَجَبَ تَقْدِيمُ الرَّمْيِ عَلَى الْحَلْقِ وَالْإِفَاضَةِ وَنُدِبَ فِعْلُهُ فِي ثَوْبَيْ إحْرَامِهِ وَعَقِبَ حَلْقِهِ.
Le jet doit précéder le rasage et le ṭawāf al-ifāḍa. Il est recommandé de faire celui-ci dans les deux pièces d'étoffe de l'iḥrām, et aussitôt après s'être rasé.
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709
فَإِنْ وَطِئَ بَعْدَهُ وَقَبْلَ الْحَلْقِ: فَدَمٌ بِخِلَافِ الصَّيْدِ كَأَنْ قَدَّمَ الْإِفَاضَةَ أَوْ الْحَلْقَ عَلَى الرَّمْيِ وَأَعَادَ الْإِفَاضَةَ لَا إنْ خَالَفَ فِي غَيْرٍ.
S'il a un rapport charnel après ce ṭawāf et avant de s'être rasé, il doit un sacrifice, non s'il chasse ; de même s'il fait le ṭawāf al-ifāḍa ou se rase avant le jet, et il refait alors le ṭawāf al-ifāḍa ; rien n'est dû s'il intervertit autre chose.
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710
وَكَتَأْخِيرِهِ الْحَلْقَ لِبَلَدِهِ أَوْ لِخُرُوجِ أَيَّامِ الرَّمْيِ أَوْ تَأْخِيرِ الْإِفَاضَةِ لِلْمُحَرَّمِ أَوْ رَمْيِ حَصَاةٍ فَأَكْثَرَ لِلَّيْلِ.
[Un sacrifice est dû] de même s'il retarde le rasage jusqu'à son pays, ou jusqu'après les jours du jet ; s'il retarde le ṭawāf al-ifāḍa jusqu'au mois de muḥarram ; ou s'il retarde jusqu'à la nuit le jet d'un caillou ou plus.
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711
وَفَاتَ بِالْغُرُوبِ مِنْ الرَّابِعِ، فَقَضَاءُ كُلِّ إلَيْهِ وَاللَّيْلُ قَضَاءٌ وَحُمِلَ مُطِيقٌ وَرَمَى وَاسْتَنَابَ الْعَاجِزُ فَيَتَحَرَّى الرَّمْيَ وَكَبَّرَ.
Le jet est manqué au coucher du soleil du quatrième jour : tout jet manqué se rattrape donc jusque-là, et la nuit est temps de rattrapage. On porte celui qui est capable de lancer, et il lance lui-même ; celui qui en est incapable se fait remplacer, guette le moment du jet et dit « Allāhu akbar ».
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712
ثُمَّ رَجَعَ لِلْمَبِيتِ بِمِنًى فَوْقَ الْعَقَبَةِ ثَلَاثًا أَوْ لَيْلَتَيْنِ إنْ تَعَجَّلَ قَبْلَ الْغُرُوبِ مِنْ الثَّانِي وَإِنْ تَرَكَ جُلَّ لَيْلَةٍ فَدَمٌ وَلَوْ غَرَبَتْ وَهُوَ بِمِنًى لَزِمَهُ وَرَمْيُ الثَّالِثِ.
Puis il revient passer la nuit à Minā, au-delà de la ʿAqaba, trois nuits, ou deux s'il se hâte de partir avant le coucher du soleil du deuxième jour. S'il manque la plus grande partie d'une nuit, il doit un sacrifice. Si le soleil se couche alors qu'il est à Minā, il doit y rester, et lapider le troisième jour.
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713
فَيَرْمِي كُلَّ يَوْمٍ الثَّلَاثَ بِسَبْعِ حَصَيَاتٍ يَبْدَأُ بِاَلَّتِي تَلِي مَسْجِدَ مِنًى وَيَخْتِمُ بِالْعَقَبَةِ مِنْ الزَّوَالِ لِلْغُرُوبِ.
Il lapide chaque jour les trois stèles, de sept cailloux chacune, en commençant par celle qui est voisine de la mosquée de Minā et en finissant par celle de la ʿAqaba, entre le zénith et le coucher du soleil.
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714
وَصِحَّتُهُ بِحَجَرٍ كَحَصَى الْخَذْفِ وَلَا يُجْزِئُ صَغِيرٌ جِدًّا وَكُرِهَ كَبِيرٌ وَرَمْيٌ عَلَى الْجَمْرَةِ لَا إنْ جَاوَزَتْهَا أَوْ وَقَعَتْ دُونَهَا وَلَمْ تَصِلْ وَبِتَرَتُّبِهِنَّ لَا إنْ نَكَسَ أَوْ تَرَكَ بَعْضًا وَلَوْ سَهْوًا.
Le jet n'est valide qu'avec une pierre, de la taille de celles qu'on lance du bout des doigts ; un caillou trop petit ne suffit pas, un gros est déconseillé ; et qu'en lançant sur la stèle : non si le caillou la dépasse, ou tombe en deçà sans l'atteindre ; et qu'en respectant l'ordre des stèles : non si on l'inverse, ou si l'on omet une partie [des cailloux], fût-ce par oubli.
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715
فَلَوْ رَمَى كُلًّا بِخَمْسٍ اُعْتُدَّ بِالْخَمْسِ الْأُوَلِ وَإِنْ لَمْ يَدْرِ مَوْضِعَ حَصَاةٍ اعْتَدَّ بِسِتٍّ مِنْ الْأُولَى وَأَعَادَ مَا بَعْدَهَا.
S'il a lancé cinq cailloux sur chaque stèle, il ne compte que les cinq premiers [ceux de la première stèle]. S'il ne sait pas de quelle stèle il a omis un caillou, il compte six pour la première et refait les suivantes.
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716
وَنُدِبَ رَمْيُ الْعَقَبَةِ أَوَّلَ يَوْمٍ طُلُوعِ الشَّمْسِ وَغَيْرِهَا إثْرَ الزَّوَالِ قَبْلَ الظُّهْرِ وَوُقُوفُهُ إثْرَ الْأَوَّلِيَّيْنِ لِلدُّعَاءِ مُسْتَقْبِلًا قَدْرَ إسْرَاعِ الْبَقَرَةِ وَتَيَاسُرُهُ فِي الثَّانِيَةِ مُتَقَدِّمًا عَلَيْهَا وَجَعْلُ الْأُولَى خَلْفَهُ.
Il est recommandé de lapider la ʿAqaba, le premier jour, au lever du soleil, et les autres [jours] aussitôt après le zénith, avant le ẓuhr ; de s'arrêter après chacune des deux premières stèles pour invoquer, tourné vers la qibla, le temps d'une lecture rapide de la sourate al-Baqara ; de se placer à gauche de la deuxième, un peu en avant d'elle, et de laisser la première derrière soi ;
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717
وَنُزُولُ غَيْرِ الْمُتَعَجِّلِ بِالْمُحَصَّبِ لِيُصَلِّيَ بِهِ أَرْبَعَ صَلَوَاتٍ.
pour celui qui ne se hâte pas de partir, de faire halte à al-Muḥaṣṣab et d'y faire quatre prières ;
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718
وَطَوَافُ الْوَدَاعِ لِخَارِجٍ لِكَمِيقَاتٍ لَا لِكَجِعْرَانَةَ إلَّا لِتَوَطُّنٍ وَتَأَدَّى بِالْإِفَاضَةِ، وَالْعُمْرَةِ وَبَطَلَ بِإِقَامَتِهِ بَعْضَ يَوْمٍ لَا بِشُغْلٍ خَفَّ وَرَجَعَ لَهُ إنْ لَمْ يَخَفْ فَوَاتَ رُفْقَةٍ.
de faire le ṭawāf d'adieu, pour celui qui part vers un mīqāt ou un lieu aussi éloigné, non vers al-Jiʿrāna ou un lieu semblable, sauf pour s'y établir ; le ṭawāf al-ifāḍa et celui de la ʿumra en tiennent lieu ; il est annulé si l'on reste ensuite une partie de la journée, non par une occupation brève ; on revient le faire si l'on ne craint pas de perdre ses compagnons de route ;
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719
وَزِيَارَةُ النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - وَالْإِكْثَارُ مِنْ الطَّوَافِ وَلَا يَرْجِعُ الْقَهْقَرَى.
de visiter le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue ; et de multiplier les ṭawāf. On ne sort pas à reculons.
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720
وَأَرْكَانُ الْعُمْرَةِ ثَلَاثَةٌ إحْرَامٌ وَطَوَافٌ وَسَعْيٌ عَلَى مَا مَرَّ ثُمَّ يَحْلِقُ وَكُرِهَ تَكْرَارُهَا بِالْعَامِ.
Les éléments constitutifs de la ʿumra sont trois : l'iḥrām, le ṭawāf et le saʿy, tels qu'ils ont été décrits ; puis il se rase. Il est déconseillé de la répéter dans la même année.
- Les interdits de l'iḥrāmفَصْلٌ فِي مَحْظُورَاتِ الْإِحْرَامِ
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721
يَحْرُمُ عَلَى الْأُنْثَى بِالْإِحْرَامِ لُبْسُ مُحِيطٍ بِكَفٍّ أَوْ إصْبَعٍ إلَّا الْخَاتَمَ وَسَتْرُ وَجْهِهَا إلَّا لِفِتْنَةٍ بِلَا غَرْزٍ وَرَبْطٍ وَإِلَّا فَفِدْيَةٌ.
L'iḥrām interdit à la femme de porter ce qui enveloppe la main ou un doigt, sauf la bague, et de se couvrir le visage, sauf par crainte de la tentation, et alors sans épingle ni lien ; sinon elle doit une compensation [fidya].
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722
وَعَلَى الذَّكَرِ مُحِيطٌ بِأَيِّ عُضْوٍ وَإِنْ بِعُقَدٍ أَوْ زِرٍّ أَوْ خِلَالٍ كَخَاتَمٍ وَقَبَاءٍ وَإِنْ لَمْ يُدْخِلْ يَدَهُ بِكُمِّهِ وَسَتْرُ وَجْهِهِ وَرَأْسِهِ وَإِنْ بِكَطِينٍ.
Il interdit à l'homme ce qui enveloppe un membre quel qu'il soit, fût-ce au moyen de nœuds, d'un bouton ou d'une épingle, comme une bague, ou une tunique ouverte [qabāʾ] même sans passer le bras dans la manche ; et de se couvrir le visage et la tête, fût-ce d'argile ou d'une matière semblable ;
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723
إلَّا الْخُفَّ وَنَحْوَهُ لَفَقْدِ نَعْلٍ أَوْ غُلُوِّهِ فَاحِشًا إنْ قَطَعَ أَسْفَلَ مِنْ كَعْبِ وَإِلَّا الِاحْتِزَامَ لِعَمَلٍ وَإِلَّا فَفِدْيَةٌ.
sauf la bottine et ce qui lui ressemble, faute de sandales ou si leur prix est exorbitant, à condition de la couper au-dessous de la cheville ; et sauf la ceinture nouée pour travailler ; hors de ces cas, il doit une compensation.
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724
وَجَازَ تَظَلُّلٌ بِبِنَاءٍ وَخِبَاءٍ وَشَجَرٍ وَمَحَارَةٍ وَاتِّقَاءُ شَمْسٍ أَوْ رِيحٍ بِيَدٍ بِلَا لُصُوقٍ وَمَطَرٍ بِمُرْتَفِعٍ وَحَمْلٌ عَلَى رَأْسٍ لِحَاجَةٍ أَوْ فَقْرٍ بِلَا تَجْرٍ.
Il est permis de s'abriter à l'ombre d'une construction, d'une tente, d'un arbre ou d'une litière ; de se garder du soleil ou du vent avec la main, sans la coller [à la tête] ; de se garder de la pluie avec ce qui est tenu au-dessus de soi ; de porter une charge sur la tête par besoin, ou par pauvreté, sans en faire commerce ;
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725
وَشَدُّ مِنْطَقَةِ لِنَفَقَتِهِ عَلَى جِلْدِهِ وَإضَافَةُ نَفَقَةِ غَيْرِهِ لَهَا وَإِلَّا فَالْفِدْيَةُ وَإبْدَالُ ثَوْبِهِ وَبَيْعُهُ وَغَسْلُهُ لِنَجَاسَةٍ بِالْمَاءِ فَقَطْ وَإِلَّا فَلَا إلَّا أَنْ يَتَحَقَّقَ عَدَمَ دَوَابِّهِ.
de serrer à même la peau une ceinture à bourse pour l'argent de ses dépenses, et d'y joindre celui d'un autre ; sinon [si elle n'est pas pour ses propres dépenses, ou n'est pas à même la peau], la compensation est due ; de changer de vêtement, de le vendre, et de le laver d'une souillure à l'eau seule ; sinon ce n'est pas permis, à moins d'être sûr qu'il ne s'y trouve pas de vermine ;
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726
وَبَطُّ جُرْحٍ وَحَكُّ مَا خَفِيَ بِرِفْقٍ وَفَصْدٌ إنْ لَمْ يَعْصِبْهُ وَإِلَّا افْتَدَى كَعَصْبِ جُرْحِهِ أَوْ رَأْسِهِ أَوْ لَصْقِ خِرْقَةٍ كَبُرَتْ كَدِرْهَمٍ أَوْ لَفَّهَا عَلَى ذَكَرٍ أَوْ قُطْنَةٍ بِأُذُنِهِ أَوْ قِرْطَاسٍ بِصُدْغِهِ.
de percer une plaie ; de se gratter doucement là où l'on ne voit pas ; de se faire saigner, si l'on ne bande pas ; sinon on doit la compensation, comme pour avoir bandé sa plaie ou sa tête, collé un linge de la taille d'un dirham ou plus, enveloppé d'un linge son membre viril, mis du coton dans son oreille ou un papier sur sa tempe.
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727
وَكُرِهَ شَدُّ نَفَقَةٍ بِعَضُدٍ أَوْ فَخِذٍ وَكَبُّ وَجْهٍ عَلَى وِسَادَةٍ وَشَمُّ طِيبٍ كَرَيْحَانٍ وَمُكْثٌ بِمَكَانٍ بِهِ طِيبٌ وَاسْتِصْحَابُهُ وَشَمُّهُ بِلَا مَسٍّ.
Il est déconseillé d'attacher l'argent de ses dépenses au bras ou à la cuisse ; de poser le visage contre un coussin ; de respirer une plante odorante comme le basilic ; de rester en un lieu où il y a du parfum, d'en emporter avec soi et de le respirer sans le toucher ;
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728
وَحِجَامَةٌ بِلَا عُذْرٍ إنْ لَمْ يُبِنْ شَعْرًا وَغَمْسُ رَأْسٍ لِغَيْرِ غُسْلٍ طُلِبَ وَتَجْفِيفُهُ بِقُوَّةٍ وَنَظَرٌ بِمِرْآةٍ.
de se faire poser des ventouses sans excuse, si l'on n'ôte pas de poils ; de plonger la tête dans l'eau hors d'un ghusl prescrit ; de la sécher avec vigueur ; et de se regarder dans un miroir.
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729
وَحَرُمَ عَلَيْهِمَا دَهْنُ شَعْرٍ أَوْ جَسَدٍ لِغَيْرِ عِلَّةٍ وَإِنْ بِغَيْرِ مُطَيَّبٍ وَافْتَدَى فِي الْمُطَيَّبِ مُطْلَقًا وَفِي غَيْرِهِ لِغَيْرِ عِلَّةٍ لَا لَهَا إنْ كَانَ بِبَطْنِ كَفٍّ أَوْ رِجْلٍ وَإِلَّا فَقَوْلَانِ.
Il leur est interdit à tous deux de s'enduire les cheveux ou le corps sans raison de santé, même d'un corps gras non parfumé. La compensation est due pour le corps gras parfumé dans tous les cas, et pour celui qui ne l'est pas s'il n'y a pas de raison de santé ; elle ne l'est pas s'il y en a une et que c'est sur la paume de la main ou la plante du pied ; ailleurs, il y a deux avis.
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730
وَإبَانَةُ ظُفْرٍ لِغَيْرِ عُذْرٍ، أَوْ شَعْرٍ أَوْ وَسَخٍ إلَّا مَا تَحْتَ أَظْفَارِهِ، أَوْ غَسْلَ يَدَيْهِ بِمُزِيلِهِ أَوْ تَسَاقَطَ شَعْرٌ لِوُضُوءٍ أَوْ رُكُوبٍ.
[Il leur est interdit] d'ôter un ongle sans excuse, des poils ou de la crasse, sauf celle qui est sous les ongles, sauf de se laver les mains avec ce qui l'enlève, et sauf les poils qui tombent pendant le wuḍūʾ ou en montant sa bête ;
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731
وَمَسُّ طِيبٍ وَإِنْ ذَهَبَ رِيحُهُ أَوْ فِي طَعَامٍ أَوْ كُحْلٍ أَوْ لَمْ يَعْلَقْ بِهِ إلَّا إذَا أَمَاتَهُ الطَّبْخُ أَوْ كَانَ بِقَارُورَةٍ سُدَّتْ أَوْ أَصَابَهُ مِنْ إلْقَاءِ رِيحٍ أَوْ غَيْرِهِ وَوَجَبَ نَزْعُهُ مُطْلَقًا فَإِنْ تَرَاخَى فَالْفِدْيَةُ أَوْ أَصَابَهُ مِنْ خَلُوقٍ الْكَعْبَةِ وَخُيِّرَ فِي نَزْعِ يَسِيرِهِ.
et de toucher du parfum, même si son odeur est partie, même dans un aliment ou un collyre, même s'il n'en reste rien sur soi ; sauf s'il a été détruit par la cuisson, s'il est dans un flacon bouché, ou s'il l'a atteint porté par le vent ou autrement : il doit alors l'ôter, dans tous les cas, et la compensation est due s'il tarde ; ou s'il l'a atteint du parfum de la Kaʿba, auquel cas il est libre d'ôter ou non ce qui est peu.
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732
وَفِي الظُّفْرِ الْوَاحِدِ وَالشَّعْرَةِ وَالشَّعَرَاتِ لِعَشْرَةٍ وَالْقَمْلَةِ وَالْقَمَلَاتِ كَذَلِكَ وَطَرْحِهَا لَا لِإِمَاطَةِ الْأَذَى حَفْنَةٌ وَإِلَّا فَفِدْيَةٌ لَا طَرْحَ كَعَلَقَةٍ وَبُرْغُوثٍ كَدُخُولِ حَمَّامٍ إلَّا أَنْ يُنَقِّيَ الْوَسَخَ.
Pour un seul ongle, pour un poil ou des poils jusqu'à dix, pour un pou ou des poux en même nombre, tués ou jetés, quand ce n'est pas pour écarter une gêne, il doit une poignée [de nourriture] ; sinon [au-delà de ces nombres, ou pour un ongle coupé afin d'écarter une gêne], la compensation. Rien pour avoir jeté une sangsue, une puce ou un être semblable, ni pour être entré au bain, à moins de s'y débarrasser de la crasse.
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733
وَالْفِدْيَةُ فِيمَا يُتَرَفَّهُ بِهِ أَوْ يُزَالُ بِهِ أَذًى مِمَّا حَرُمَ لِغَيْرِ ضَرُورَةٍ كَحِنَّاءٍ وَكُحْلٍ وَمَا مَرَّ إلَّا فِي تَقْلِيدِ سَيْفٍ، أَوْ طِيبٍ ذَهَبَ رِيحُهُ وَإِنْ حَرُمَ.
La compensation est due pour tout ce qui procure un agrément, ou écarte une gêne, parmi ce qui est interdit hors nécessité, comme le henné et le collyre, et pour tout ce qui précède ; sauf pour avoir ceint un sabre ou touché un parfum dont l'odeur est partie, bien que ce soit interdit.
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734
وَاتَّحَدَتْ إنْ تَعَدَّدَ مُوجِبُهَا بِفَوْرٍ أَوْ نَوَى التَّكْرَارَ أَوْ قَدَّمَ مَا نَفْعُهُ أَعَمُّ؛ كَثَوْبٍ عَلَى سَرَاوِيلَ مَا لَمْ يُخْرِجْ لِلْأَوَّلِ قَبْلَ الثَّانِي أَوْ ظَنَّ الْإِبَاحَةَ بِظَنِّ خُرُوجِهِ مِنْهُ.
Une seule compensation est due, quand ses causes sont multiples, si elles se suivent sans délai, ou si l'on a eu l'intention de recommencer, ou si l'on a commencé par ce dont l'usage est le plus large, comme la tunique avant le pantalon, tant que l'on n'a pas acquitté la première avant de commettre la seconde ; ou si l'on a cru la chose permise parce que l'on se croyait sorti de l'iḥrām.
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735
وَشَرْطُهَا فِي اللُّبْسِ الِانْتِفَاعُ لَا إنْ نَزَعَهُ بِقُرْبٍ وَهِيَ شَاةٌ فَأَعْلَى أَوْ إطْعَامُ سِتَّةِ مَسَاكِينَ لِكُلٍّ مُدَّانِ أَوْ صِيَامُ ثَلَاثِهِ أَيَّامٍ وَلَوْ أَيَّامَ مِنًى وَلَا تَخْتَصُّ بِمَكَانٍ أَوْ زَمَانٍ.
Pour le vêtement, elle suppose que l'on en ait tiré profit, non qu'on l'ait ôté aussitôt. Elle consiste en un mouton ou plus, ou à nourrir six indigents, deux mudd chacun, ou à jeûner trois jours, fût-ce les jours de Minā ; elle n'est liée ni à un lieu ni à un temps.
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736
وَالْجِمَاعُ وَمُقَدِّمَاتُهُ وَأَفْسَدَ مُطْلَقًا كَاسْتِدْعَاءِ مَنِيٍّ وَإِنْ بِنَظَرٍ أَوْ فِكْرٍ إنْ وَقَعَ قَبْلَ يَوْمِ النَّحْرِ أَوْ فِيهِ قَبْلَ رَمْيِ عَقَبَةٍ، وَإفَاضَةٍ أَوْ قَبْلَ تَمَامِ سَعْيِ الْعُمْرَةِ وَإِلَّا فَهَدْيٌ.
[Leur sont interdits] le rapport charnel et ses préliminaires. Il rend nul [le pèlerinage ou la ʿumra] dans tous les cas, comme l'émission de sperme provoquée, fût-ce par le regard ou la pensée [prolongés], s'il a lieu avant le jour du Sacrifice, ou ce jour-là avant le jet de la ʿAqaba et le ṭawāf al-ifāḍa, ou avant la fin du saʿy de la ʿumra ; sinon, c'est une offrande [hady] qui est due,
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737
كَإِنْزَالٍ بِمُجَرَّدِ نَظَرٍ أَوْ فِكْرٍ وَإِمْذَاؤُهُ وَقُبْلَةٍ بِفَمٍ.
comme pour l'émission survenue sur un simple regard ou une simple pensée, pour l'écoulement de madhy et pour le baiser sur la bouche.
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738
وَوَجَبَ إتْمَامُ الْمُفْسَدِ إنْ لَمْ يَفُتْهُ الْوُقُوفُ وَإِلَّا تَحَلَّلَ بِعُمْرَةٍ فَإِنْ لَمْ يُتِمَّهُ فَهُوَ بَاقٍ عَلَى إحْرَامِهِ فَإِنْ أَحْرَمَ فَلَغْوٌ.
Il faut achever le rite rendu nul, si l'on n'a pas manqué la station [de ʿArafa] ; sinon on se désacralise par une ʿumra. Celui qui ne l'achève pas reste en état d'iḥrām, et l'iḥrām qu'il recommencerait est sans effet.
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739
وَقَضَاؤُهُ وَفَوْرِيَّتُهُ وَقَضَاءُ الْقَضَاءِ وَهَدْيٌ لَهُ وَتَأْخِيرُهُ لِلْقَضَاءِ وَأَجْزَأَ إنْ قَدَّمَ فِي عَامِ الْفَسَادِ وَاتَّحَدَ وَإِنْ تَكَرَّرَ مُوجِبُهُ بِنِسَاءٍ.
Il faut le rattraper, sans délai, rattraper le rattrapage [s'il est à son tour rendu nul], offrir un hady pour cela et le retarder jusqu'au rattrapage ; il est acquitté cependant s'il est offert l'année même de la nullité ; il reste unique, même si sa cause s'est répétée avec plusieurs femmes.
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740
وَأَجْزَأَ تَمَتُّعٌ عَنْ إفْرَادٍ وَعَكْسُهُ لَا قِرَانٌ عَنْ إفْرَادٍ أَوْ تَمَتُّعٍ وَلَا عَكْسُهُ.
Un tamattuʿ tient lieu [en rattrapage] d'un ifrād, et l'inverse ; non un qirān d'un ifrād ou d'un tamattuʿ, ni l'inverse.
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741
وَحَرُمَ بِهِ وَبِالْحَرَمِ تَعَرُّضٌ لِحَيَوَانٍ بَرِّيٍّ وَلِبَيْضِهِ وَإِنْ تَأَنَّسَ أَوْ لَمْ يُؤْكَلْ وَزَالَ بِهِ مِلْكُهُ عَنْهُ فَيُرْسِلُهُ إنْ كَانَ مَعَهُ لَا بِبَيْتِهِ وَلَوْ أَحْرَمَ مِنْهُ فَلَا يَسْتَجِدَّ مِلْكَهُ.
L'iḥrām, de même que le territoire sacré, interdit de s'en prendre à un animal terrestre [sauvage] et à ses œufs, même apprivoisé, même s'il ne se mange pas. Par là, il cesse d'en être propriétaire : il le relâche s'il l'a avec lui, non s'il est dans sa maison, fût-il entré en iḥrām depuis celle-ci ; et il ne peut en acquérir de nouveau la propriété ;
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742
إلَّا الْفَأْرَةَ وَالْحَيَّةَ وَالْعَقْرَبَ وَالْحِدَأَةَ وَالْغُرَابَ كَعَادِي سَبُعٍ إنْ كَبِرَ وَطَيْرٍ خِيفَ مِنْهُ إلَّا بِقَتْلِهِ وَوَزَغٍ لِحِلٍّ بِحَرَمٍ.
sauf la souris, le serpent, le scorpion, le milan et le corbeau ; de même le fauve qui attaque, s'il est adulte, l'oiseau que l'on craint et dont on ne peut se garder qu'en le tuant, et le gecko, pour celui qui n'est pas en iḥrām, dans le territoire sacré.
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743
وَلَا شَيْءَ فِي الْجَرَادِ إنْ عَمَّ وَاجْتَهَدَ وَإِلَّا فَقِيمَتُهُ طَعَامًا بِالِاجْتِهَادِ إنْ كَثُرَ وَفِي الْوَاحِدَةِ لِعَشَرَةٍ حَفْنَةٌ كَتَقْرِيدِ الْبَعِيرِ وَفِي الدُّودِ وَالنَّمْلِ وَنَحْوِهِمَا قَبْضَةٌ.
Rien n'est dû pour les sauterelles si elles pullulent et qu'il a fait de son mieux [pour les éviter] ; sinon il doit leur valeur en nourriture, selon estimation, si elles sont nombreuses ; pour une à dix, une poignée, comme pour avoir ôté les tiques du chameau ; pour les vers, les fourmis et les bêtes semblables, une petite poignée [moindre que la précédente].
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744
وَالْجَزَاءُ بِقَتْلِهِ مُطْلَقًا وَلَوْ بِرَمْيٍ مِنْ الْحَرَمِ أَوْ لَهُ أَوْ مُرُورِ سَهْمٍ بِالْحَرَمِ أَوْ كَلْبٍ تَعَيَّنَ طَرِيقَهُ أَوْ إرْسَالِهِ بِقُرْبِهِ فَأَدْخَلَهُ وَقَتَلَهُ خَارِجَهُ أَوْ عَلَى كَسَبُعٍ أَوْ نَصْبِ شَرَكٍ لَهُ.
La réparation [jazāʾ] est due pour l'avoir tué, dans tous les cas : fût-ce d'un tir parti du territoire sacré ou dirigé vers lui ; par une flèche qui traverse le territoire sacré, ou par un chien qui n'avait pas d'autre chemin [que ce territoire] ; en lâchant le chien près du territoire sacré, s'il y fait entrer le gibier puis le tue au dehors ; en le lâchant sur un fauve ou une bête de cet ordre [s'il prend un gibier] ; ou en tendant pour ce fauve un piège [où tombe un gibier] ;
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745
وَبِتَعْرِيضِهِ لِلتَّلَفِ وَلَمْ تَتَحَقَّقْ سَلَامَتُهُ وَبِقَتْلِ غُلَامٍ أُمِرَ بِإِفْلَاتِهِ فَظَنَّ الْقَتْلَ وَبِسَبَبِهِ كَحَفْرِ بِئْرٍ لَهُ أَوْ طَرْدِهِ فَسَقَطَ أَوْ فَزَعِهِ مِنْهُ فَمَاتَ.
pour l'avoir exposé à périr, sans que l'on soit sûr qu'il a survécu ; pour l'avoir fait tuer par un serviteur à qui l'on avait ordonné de le lâcher et qui a cru qu'on lui disait de le tuer ; et pour en avoir causé la mort, par exemple en creusant une fosse pour le prendre, en le pourchassant de sorte qu'il tombe, ou parce qu'il a pris peur de lui et en est mort ;
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746
لَا حَفْرِ بِئْرٍ لِكَمَاءٍ أَوْ دَلَالَةٍ أَوْ رَمْيٍ لَهُ عَلَى فَرْعٍ أَصْلُهُ بِالْحَرَمِ أَوْ بِحِلٍّ فَتَحَامَلَ وَمَاتَ فِيهِ.
non pour avoir creusé un puits pour l'eau ou un usage semblable, ni pour l'avoir indiqué [à un autre], ni pour avoir tiré sur lui alors qu'il était [en territoire profane] sur une branche dont le tronc est dans le territoire sacré, ni pour l'avoir atteint en territoire profane s'il s'est traîné et est mort dans le territoire sacré.
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747
وَتَعَدَّدَ بِتَعَدُّدِهِ أَوْ تَعَدُّدِ الشُّرَكَاءِ فِيهِ وَلَوْ أَخْرَجَ لِشَكٍّ فَتَبَيَّنَ مَوْتُهُ بَعْدَهُ لَمْ يُجْزِهِ.
La réparation se multiplie avec le nombre des bêtes, ou avec le nombre de ceux qui se sont associés pour la tuer. S'il l'a acquittée dans le doute, et qu'il s'avère que la bête est morte après, elle ne vaut pas.
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748
وَلَيْسَ الدَّجَاجُ وَالْإِوَزُّ بِصَيْدٍ بِخِلَافِ الْحَمَامِ وَمَا صَادَهُ مُحْرِمٌ أَوْ صِيدَ لَهُ أَوْ ذَبَحَهُ أَوْ أَمَرَ بِذَبْحِهِ أَوْ صَيْدِهِ أَوْ دَلَّ عَلَيْهِ فَمَيْتَةٌ كَبَيْضِهِ.
La poule et l'oie ne sont pas du gibier, à la différence du pigeon. Ce qu'a chassé un homme en iḥrām, ce qui a été chassé pour lui, ce qu'il a égorgé, ce qu'il a ordonné d'égorger ou de chasser, ou ce qu'il a indiqué, est une charogne [mayta], de même que les œufs du gibier.
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749
وَجَازَ أَكْلُ مَا صَادَهُ حِلٌّ لِحِلٍّ كَإِدْخَالِهِ الْحَرَمَ وَذَبْحِهِ بِهِ إنْ كَانَ مِنْ سَاكِنِيهِ.
Il est permis [à l'homme en iḥrām] de manger ce qu'un homme hors iḥrām a chassé pour un homme hors iḥrām ; de même il est permis d'introduire le gibier dans le territoire sacré et de l'y égorger, pour celui qui y habite.
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750
وَحَرُمَ بِهِ قَطْعُ مَا يَنْبُتُ بِنَفْسِهِ إلَّا الْإِذْخِرَ وَالسَّنَا وَالسِّوَاكِ وَالْعَصَا وَمَا قُصِدَ السُّكْنَى بِمَوْضِعِهِ أَوْ إصْلَاحِ الْحَوَائِطِ وَلَا جَزَاءَ كَصَيْدِ حَرَمِ الْمَدِينَةِ وَهُوَ مَا بَيْنَ الْحِرَارِ وَشَجَرِهَا بَرِيدٌ مِنْ كُلِّ جِهَةٍ.
Il est interdit dans le territoire sacré de couper ce qui pousse de soi-même, sauf le jonc odorant [idhkhir], le séné, le bâton à dents, le bâton, ce que l'on coupe pour habiter l'endroit ou pour entretenir les vergers. Il n'y a pas de réparation ; de même pour le gibier du territoire sacré de Médine, qui s'étend entre les champs de lave ; pour ses arbres, il est d'un barīd [douze milles] de chaque côté.
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751
وَالْجَزَاءُ أَحَدُ ثَلَاثَةِ أَنْوَاعٍ عَلَى التَّخْيِيرِ كَالْفِدْيَةِ يَحْكُمُ بِهِ ذَوَا عَدْلٍ فَقِيهَيْنِ بِهِ مِثْلُهُ مِنْ النَّعَمِ يُجْزِئُ أُضْحِيَّةٌ وَمَحِلُّهُ مِنًى أَوْ مَكَّةَ لِأَنَّهُ هَدْيٌ.
La réparation est, au choix, l'une de trois choses, comme la compensation ; elle est fixée par deux hommes intègres, versés dans la question. Soit une bête de bétail semblable [à l'animal tué], valable comme sacrifice ; son lieu est Minā ou La Mecque, car c'est un hady.
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752
أَوْ قِيمَتُهُ طَعَامًا يَوْمَ التَّلَفِ بِمَحِلِّهِ لِكُلِّ مِسْكِينٍ مُدٌّ إنْ وَجَدَ بِهِ مِسْكِينًا، وَلَهُ قِيمَةً وَإِلَّا فَأَقْرَبُ مَكَان وَلَا يُجْزِئُ بِغَيْرِهِ.
Soit sa valeur en nourriture, au jour et au lieu de sa perte, un mudd par indigent, s'il s'y trouve un indigent et si le gibier y a une valeur ; sinon, dans le lieu le plus proche ; ailleurs, cela ne vaut pas.
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753
أَوْ عَدْلُ ذَلِكَ صِيَامًا فِي أَيِّ مَكَان وَزَمَانٍ وَكَمَّلَ لِكَسْرِهِ.
Soit l'équivalent en jours de jeûne, en tout lieu et en tout temps ; la fraction [de mudd] compte pour un jour entier.
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754
فَفِي النَّعَامَةِ بَدَنَةٌ وَالْفِيلِ بِذَاتِ سَنَامَيْنِ، وَفِي حِمَارِ الْوَحْشِ وَبَقَرَةٍ بَقَرَةٌ، وَفِي الضَّبُعِ وَالثَّعْلَبِ شَاةٌ كَحَمَامِ مَكَّةَ وَالْحَرَمِ وَيَمَامِهِ بِلَا حُكْمٍ.
Pour l'autruche, une chamelle ; pour l'éléphant, une chamelle à deux bosses ; pour l'âne sauvage et la vache sauvage, une vache ; pour l'hyène et le renard, un mouton, comme pour le pigeon et la tourterelle de La Mecque et du territoire sacré, sans qu'il soit besoin d'arbitrage.
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755
وَفِي الْحِلِّ وَجَمِيعِ الطَّيْرِ قِيمَتُهُ طَعَامًا كَضَبٍّ وَأَرْنَبٍ وَيَرْبُوعٍ أَوْ عَدْلُهَا صِيَامًا وَالصَّغِيرُ وَالْمَرِيضُ وَالْأُنْثَى كَغَيْرِهَا.
Pour ceux-ci en territoire profane, et pour tous les autres oiseaux, leur valeur en nourriture, comme pour le lézard fouette-queue, le lièvre et la gerboise, ou l'équivalent en jours de jeûne. Le petit, le malade et la femelle valent comme les autres.
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756
وَلَهُ الِانْتِقَالُ بَعْدَ الْحُكْمِ، وَلَوْ الْتَزَمَهُ وَنُقِضَ إنْ ظَهَرَ الْخَطَأُ وَنُدِبَ كَوْنُهُمَا بِمَجْلِسٍ.
Il peut passer [à une autre des trois formes] après la décision, même s'il s'y était engagé. La décision est annulée si l'erreur est manifeste. Il est recommandé que les deux arbitres siègent ensemble.
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757
وَفِي الْجَنِينِ وَالْبَيْضِ عُشْرُ دِيَةِ الْأُمِّ وَلَوْ تَحَرَّكَ وَدِيَتُهَا إذَا اسْتَهَلَّ.
Pour le fœtus et pour l'œuf, le dixième de la réparation due pour la mère, même s'il a bougé ; et la même réparation que pour elle s'il a crié en naissant.
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758
وَغَيْرُ الْفِدْيَةِ وَجَزَاءِ الصَّيْدِ: هَدْيٌ وَهُوَ مَا وَجَبَ لِتَمَتُّعٍ أَوْ لِقِرَانٍ أَوْ لِتَرْكِ وَاجِبٍ أَوْ لِجِمَاعٍ أَوْ لِنَحْوِهِ نُدِبَ إبِلٌ فَبَقَرٌ فَضَأْنٌ وَوُقُوفُهُ بِهِ الْمَشَاعِرَ.
Ce qui n'est ni compensation ni réparation du gibier est un hady : ce qui est dû pour un tamattuʿ, un qirān, l'omission d'un acte obligatoire, un rapport charnel ou une cause semblable. Il est recommandé de préférer le chameau, puis le bovin, puis le mouton, et de le faire stationner aux lieux rituels [ʿArafa, al-Mashʿar al-Ḥarām et Minā].
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759
وَوَجَبَ بِمِنًى إنْ سِيقَ بِحَجٍّ وَوَقَفَ بِهِ أَوْ نَائِبُهُ بِعَرَفَةَ كَهُوَ بِأَيَّامِ النَّحْرِ وَإِلَّا فَمَكَّةُ.
Il doit être immolé à Minā s'il a été conduit pendant un pèlerinage, que son maître, ou son remplaçant, l'a fait stationner à ʿArafa comme il y stationne lui-même [une partie de la nuit], et que c'est pendant les jours du Sacrifice ; sinon, c'est à La Mecque.
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760
صِحَّتُهُ بِالْجَمْعِ بَيْنَ حِلٍّ وَحَرَمٍ وَنَحَرَهُ نَهَارًا وَلَوْ قَبْلَ الْإِمَامِ وَالشَّمْسِ وَفِي الْعُمْرَةِ بَعْدَ سَعْيِهَا ثُمَّ حَلَقَ وَنُدِبَ بِالْمَرْوَةِ وَسِنُّهُ وَعَيْبُهُ كَالْأُضْحِيَّةِ وَالْمُعْتَبَرُ وَقْتُ تَعْيِينِهِ.
Il n'est valide que s'il a réuni territoire profane et territoire sacré, et s'il est immolé de jour, fût-ce avant l'imam et avant le lever du soleil ; pour la ʿumra, après le saʿy, puis on se rase ; il est recommandé de l'immoler à al-Marwa. Son âge et ses défauts sont ceux du sacrifice de la fête ; on les apprécie au moment où il est désigné.
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761
وَسُنَّ تَقْلِيدُ إبِلٍ وَبَقَرٍ وَإشْعَارُ إبِلٍ بِسَنَامِهَا مِنْ الْأَيْسَرِ نُدِبَ تَسْمِيَةٌ وَنَعْلَانِ بِنَبَاتِ الْأَرْضِ وَتَجْلِيلُهَا وَشَقُّهَا.
Il est sunna de mettre un collier [taqlīd] aux chameaux et aux bovins, et de marquer les chameaux par une entaille à la bosse, du côté gauche. Il est recommandé de dire alors « bismillāh », de suspendre deux sandales par une corde de fibres végétales, de couvrir les bêtes d'une housse et de la fendre.
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762
فَإِنْ لَمْ يَجِدْ فَصِيَامُ ثَلَاثَةُ أَيَّامٍ مِنْ حِينِ إحْرَامِهِ وَصَامَ أَيَّامَ مِنًى وَإنْ تَقَدَّمَ الْمُوجِبُ عَلَى الْوُقُوفِ وَإِلَّا صَامَهَا مَتَى شَاءَ كَهَدْيِ الْعُمْرَةِ وَسَبْعَةٍ إذَا رَجَعَ مِنْ مِنًى.
Celui qui n'en trouve pas jeûne trois jours, à partir de son entrée en iḥrām, et, [s'il ne l'a pas fait,] les jours de Minā, si la cause est antérieure à la station [de ʿArafa] ; sinon il les jeûne quand il veut, comme pour le hady de la ʿumra ; puis sept jours, une fois revenu de Minā.
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763
وَلَا تُجْزِئُ إنْ قَدَّمَهَا عَلَيْهِ كَصَوْمٍ أَيْسَرَ قَبْلَهُ وَلَوْ بِسَلَفٍ لِمَالٍ بِبَلَدِهِ وَنُدِبَ الرُّجُوعُ لِلْهَدْيِ قَبْلَ كَمَالِ الثَّالِثِ.
Ces sept jours ne valent pas s'il les fait avant [la station de ʿArafa] ; de même le jeûne de celui qui retrouve l'aisance avant de l'avoir commencé, fût-ce par un emprunt gagé sur un bien qu'il a dans son pays. Il est recommandé de revenir au hady [si l'on retrouve l'aisance] avant d'avoir achevé le troisième jour.
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764
وَلَا يُؤْكَلُ مِنْ نَذْرِ مَسَاكِينَ عُيِّنَ وَلَوْ لَمْ يَبْلُغْ الْمَحِلَّ كَهَدْيِ تَطَوُّعٍ نَوَاهُ لَهُمْ وَفِدْيَةٍ كَنَذْرٍ لَمْ يُعَيَّنْ وَجَزَاءِ صَيْدٍ وَفِدْيَةٍ نَوَى بِهَا الْهَدْيَ بَعْدَ الْمَحِلِّ وَهَدْيِ تَطَوُّعٍ عَطِبَ قَبْلَهُ وَيَأْكُلُ مِمَّا سِوَى ذَلِكَ مُطْلَقًا.
On ne mange pas du hady voué aux indigents et désigné, même s'il n'a pas atteint son lieu ; de même le hady volontaire destiné aux indigents, et la compensation [qui n'est pas offerte à titre de hady]. [On ne mange pas], après qu'ils ont atteint leur lieu, du vœu non désigné [fait pour les indigents], de la réparation du gibier et de la compensation offerte à titre de hady ; ni du hady volontaire qui a péri avant de l'atteindre. On mange de tout le reste, dans tous les cas.
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765
وَلَهُ إطْعَامُ الْغَنِيِّ وَالْقَرِيبِ وَرَسُولُهُ كَهُوَ وَالْخِطَامُ وَالْجِلَالُ كَاللَّحْمِ فَإِنْ أَكَلَ رَبُّهُ مِنْ مَمْنُوعٍ أَوْ أَمَرَ غَيْرَ مُسْتَحِقٍّ ضَمِنَ بَدَلَهُ، إلَّا نَذْرَ مَسَاكِينَ عُيِّنَ فَقَدْرُ أَكْلِهِ.
Il peut alors en donner à manger au riche et au proche. Son envoyé est comme lui. La longe et la housse suivent la règle de la viande. Si le maître du hady mange de ce qui lui est interdit, ou en fait donner à qui n'y a pas droit, il doit le remplacer ; sauf le vœu désigné aux indigents : il ne doit que ce qu'il a mangé.
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766
وَلَا يَشْتَرِكُ فِي هَدْيٍ وَلَوْ تَطَوُّعًا وَأَجْزَأَ إنْ ذَبَحَهُ غَيْرُهُ مُقَلَّدًا وَلَوْ نَوَاهُ عَنْ نَفْسِهِ إنْ غَلِطَ أَوْ سُرِقَ بَعْدَ نَحْرِهِ لَا قَبْلَهُ كَأَنْ ضَلَّ.
On ne s'associe pas à plusieurs dans un hady, même volontaire. Il est acquitté si un autre l'a égorgé alors qu'il portait le collier, même si cet autre l'a fait pour lui-même, par erreur ; ou s'il a été volé après avoir été immolé ; non s'il l'a été avant, de même que s'il s'est égaré.
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767
فَإِنْ وَجَدَهُ بَعْدَ نَحْرِ بَدَلِهِ نَحَرَهُ إنْ قَلَّدَ وَقَبْلَهُ نُحِرَا إنْ قُلِّدَا وَإِلَّا تَعَيَّنَ مَا قُلِّدَ.
S'il le retrouve après avoir immolé celui qui le remplaçait, il l'immole aussi s'il portait le collier ; s'il le retrouve avant, les deux sont immolés s'ils le portaient tous deux ; sinon, c'est celui qui le porte qui s'impose.
- Le pèlerinage manqué et l'empêchementفَصْلٌ فِي فَوَاتِ الْحَجِّ وَالْإِحْصَارِ
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768
مَنْ فَاتَهُ الْوُقُوفُ بِعَرَفَةَ بِمَرَضٍ وَنَحْوِهِ فَقَدْ فَاتَهُ الْحَجُّ وَسَقَطَ عَنْهُ عَمَلُ مَا بَقِيَ مِنْ الْمَنَاسِكِ وَنُدِبَ أَنْ يَتَحَلَّلَ بِعُمْرَةٍ بِأَنْ يَطُوفَ وَيَسْعَى وَيَحْلِقَ بِنِيَّتِهَا ثُمَّ قَضَاهُ قَابِلًا، وَأَهْدَى.
Celui qui manque la station de ʿArafa, pour maladie ou cause semblable, a manqué le pèlerinage, et il est dispensé du reste des rites. Il lui est recommandé de se désacraliser par une ʿumra, c'est-à-dire d'accomplir le ṭawāf et le saʿy et de se raser dans cette intention ; puis il rattrape le pèlerinage l'année suivante et offre un hady.
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769
وَخَرَجَ لِلْحِلِّ إنْ أَحْرَمَ أَوَّلًا بِحَرَمٍ أَوْ أَرْدَفَ فِيهِ وَلَا يَكْفِي قُدُومُهُ وَسَعْيُهُ بَعْدَهُ.
Il sort vers le territoire profane s'il était d'abord entré en iḥrām dans le territoire sacré, ou y avait greffé [le pèlerinage sur la ʿumra]. Son ṭawāf d'arrivée et le saʿy qui l'a suivi ne suffisent pas.
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770
وَلَهُ الْبَقَاءُ عَلَى إحْرَامِهِ لِقَابِلٍ حَتَّى يُتِمَّ حَجَّهُ وَكُرِهَ إنْ قَارَبَ مَكَّةَ أَوْ دَخَلَهَا وَلَا تَحَلُّلَ إنْ دَخَلَ وَقْتُهُ فَإِنْ تَحَلَّلَ فَثَالِثُهَا يَمْضِي فَإِنْ حَجَّ فَمُتَمَتِّعٌ.
Il peut rester en iḥrām jusqu'à l'année suivante, pour achever son pèlerinage ; cela est déconseillé s'il est proche de La Mecque ou y est entré. Il ne peut plus se désacraliser une fois venu le temps du pèlerinage ; s'il le fait, le troisième avis est que cela vaut et que, s'il accomplit alors le pèlerinage, il est en tamattuʿ.
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771
وَإِنْ وَقَفَ وَحُصِرَ عَنْ الْبَيْتِ فَقَدْ أَدْرَكَ الْحَجَّ، وَلَا يَحِلُّ إلَّا بِالْإِفَاضَةِ وَلَوْ بَعْدَ سِنِينَ.
S'il a stationné [à ʿArafa] et qu'il est empêché d'atteindre la Maison, il a obtenu le pèlerinage ; il ne se désacralise [entièrement] que par le ṭawāf al-ifāḍa, fût-ce des années plus tard.
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772
وَإِنْ حُصِرَ عَنْهُمَا بِعَدُوٍّ أَوْ حَبْسٍ ظُلْمًا فَلَهُ التَّحَلُّلُ مَتَى شَاءَ بِالنِّيَّةِ، وَلَوْ دَخَلَ مَكَّةَ وَنَحَرَ هَدْيَهُ وَحَلَقَ إنْ لَمْ يَعْلَمْ بِالْمَانِعِ وَأَيِسَ مِنْ زَوَالِهِ قَبْلَ فَوَاتِهِ.
S'il est empêché d'atteindre l'une et l'autre par un ennemi, ou par un emprisonnement injuste, il peut se désacraliser quand il veut, par la seule intention, même s'il est entré à La Mecque ; il immole son hady et se rase ; à condition qu'il n'ait pas su l'obstacle [en entrant en iḥrām] et qu'il désespère de le voir levé avant que le pèlerinage soit manqué.
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773
وَلَا دَمَ وَعَلَيْهِ حَجَّةُ الْفَرِيضَةِ كَأَنْ أُحْصِرَ عَنْ الْبَيْتِ فِي الْعُمْرَةِ.
Il ne doit pas de sacrifice, mais reste tenu du pèlerinage obligatoire ; il en va de même s'il est empêché d'atteindre la Maison pendant la ʿumra.