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أقرب المسالك لمذهب الإمام مالك

Aqrab al-masālik, ad-Dardīr

· XIIe s. h.
Avancé

Aqrab al-masālik li-madhhab al-imām Mālik, « Le plus court des chemins vers l’école de l’imam Mālik », est l’œuvre d’Aḥmad ad-Dardīr (m. 1201 h). L’auteur le présente comme un livre « cueilli parmi les fruits du Mukhtaṣar de l’imam Khalīl » : il s’y limite aux avis qu’il juge les plus probants, restreint ce que Khalīl a laissé absolu et inversement, pour en faciliter l’accès. Il couvre toute la matière, de la purification aux successions. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de son commentaire.

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Le texte, en arabe et en français

Traduction de sens, relue une seconde fois passage par passage avec le commentaire de l'auteur ; les mots entre crochets explicitent ce que le texte sous-entend. Elle aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le texte arabe a été contrôlé sur deux éditions imprimées ; le découpage en passages numérotés et certains intertitres sont ceux du site.

129 passages

Sommaire · 61 parties · partie 2
  1. Préambule de l'auteur§ 1 à 6
  2. La purification (ṭahāra)§ 7 à 135
  3. La prière (ṣalāt)§ 136 à 522
  4. La zakāt§ 523 à 600
  5. Le jeûne§ 601 à 643
  6. La retraite spirituelle [iʿtikāf]§ 644 à 656
  7. Le pèlerinage et la ʿumra§ 657 à 773
  8. Le sacrifice de la fête [uḍḥiya]§ 774 à 787
  9. La mise à mort rituelle des animaux [dhakāt]§ 788 à 806
  10. Les aliments et les boissons permis§ 807 à 813
  11. Le serment et ses règles§ 814 à 869
  12. Le jihād et ses règles§ 870 à 932
  13. La course et le tir§ 933 à 940
  14. Le mariage et ses principales questions§ 941 à 1307
  15. Le ẓihār§ 1308 à 1335
  16. Le liʿān et ses règles§ 1336 à 1356
  17. La ʿidda et ses règles§ 1357 à 1420
  18. L'allaitement§ 1421 à 1434
  19. L'entretien dû à autrui§ 1435 à 1492
  20. Les ventes et leurs règles§ 1493 à 1761
  21. Le salam, ses conditions et ce qui s'y rattache§ 1762 à 1791
  22. Le prêt et ses règles§ 1792 à 1801
  23. Le gage et ses règles§ 1802 à 1843
  24. La faillite et ses règles§ 1844 à 1881
  25. Les causes de l'interdiction et ses règles§ 1882 à 1910
  26. La transaction : ses règles et ses sortes§ 1911 à 1927
  27. Le transfert de dette et ses règles§ 1928 à 1935
  28. Le cautionnement, ses règles et ses conditions§ 1936 à 1958
  29. La société, ses règles et ses sortes§ 1959 à 1999
  30. Le mandat et ses règles§ 2000 à 2022
  31. L'aveu§ 2023 à 2050
  32. Le dépôt et ses règles§ 2051 à 2075
  33. Le prêt à usage et ses règles§ 2076 à 2088
  34. L'usurpation et ses règles§ 2089 à 2129
  35. La préemption et ses règles§ 2130 à 2153
  36. Le partage, ses sortes et ses règles§ 2154 à 2173
  37. Le qirāḍ et ses règles§ 2174 à 2203
  38. La musāqāt§ 2204 à 2221
  39. Le louage (ijāra) et ses règles§ 2222 à 2292
  40. La vivification des terres mortes§ 2293 à 2299
  41. Le waqf et ses règles§ 2300 à 2339
  42. La donation, l'aumône et leurs règles§ 2340 à 2357
  43. La chose trouvée (luqaṭa) et ses règles§ 2358 à 2377
  44. La judicature : ses règles et ses conditions§ 2378 à 2414
  45. Le témoignage et les règles qui s'y rapportent§ 2415 à 2482
  46. Les atteintes à la vie et à ce qui est en deçà§ 2483 à 2549
  47. La rébellion§ 2550 à 2559
  48. L'apostasie : définition et règles§ 2560 à 2582
  49. La peine de la fornication et ses règles§ 2583 à 2599
  50. L'accusation calomnieuse§ 2600 à 2611
  51. Le vol : définition et règles§ 2612 à 2643
  52. Le brigandage§ 2644 à 2653
  53. La peine du buveur, et des faits qui obligent à réparation§ 2654 à 2665
  54. L'affranchissement§ 2666 à 2687
  55. Le tadbīr et ses règles§ 2688 à 2697
  56. La kitāba et ses règles§ 2698 à 2720
  57. L'umm walad : définition et règles§ 2721 à 2737
  58. Le walāʾ§ 2738 à 2744
  59. Le testament et ses règles§ 2745 à 2782
  60. Les successions§ 2783 à 2937
  61. Questions diverses et belle conclusion§ 2938 à 2988

Partie 2 sur 61 · la recherche ci-dessus porte sur cette partie. Chercher dans tout le livre

La purification (ṭahāra)بَابٌ فِي بَيَانِ الطَّهَارَةِ

  1. 7

    الطَّهَارَةُ صِفَةٌ حُكْمِيَّةٌ يُسْتَبَاحُ بِهَا مَا مَنَعَهُ الْحَدَثُ أَوْ حُكْمُ الْخَبَثِ

    La purification (ṭahāra) est une qualité d'ordre légal par laquelle devient permis ce qu'interdisait l'état d'impureté rituelle (ḥadath) ou le statut de la souillure matérielle (khabath).

  2. 8

    وَيُرْفَعُ: بِالْمُطْلَقِ وَهُوَ مَا صَدَقَ عَلَيْهِ اسْمُ مَاءٍ بِلَا قَيْدٍ وَإِنْ جُمِعَ مِنْ نَدًى أَوْ ذَابَ بَعْدَ جُمُودِهِ

    [L'un et l'autre] se lèvent par l'eau absolue (muṭlaq) : celle à laquelle s'applique le nom d'« eau » sans restriction, fût-elle recueillie de la rosée ou fondue après avoir été gelée,

  3. 9

    مَا لَمْ يَتَغَيَّرْ لَوْنًا أَوْ طَعْمًا أَوْ رِيحًا بِمَا يُفَارِقُهُ غَالِبًا مِنْ طَاهِرٍ، أَوْ نَجِسٍ مُخَالِطٍ أَوْ مُلَاصِقٍ، لَا مُجَاوِرٍ

    tant qu'elle n'a pas changé de couleur, de goût ou d'odeur par une chose qui lui est habituellement étrangère, pure ou impure, qui s'y est mêlée ou accolée ; non par ce qui lui est simplement voisin.

  4. 10

    لَا إنْ تَغَيَّرَ بِمَقَرٍّ أَوْ مَمَرٍّ مِنْ أَجْزَاءِ الْأَرْضِ؛ كَمَغْرَةٍ وَمِلْحٍ، أَوْ بِمَا طُرِحَ مِنْهَا وَلَوْ قَصْدًا أَوْ بِمُتَوَلَّدٍ مِنْهُ أَوْ بِطُولِ مُكْثٍ أَوْ بِدَابِغٍ طَاهِرٍ كَقَطِرَانٍ، أَوْ بِمَا يَعْسُرُ الِاحْتِرَازُ مِنْهُ؛ كَتِبْنٍ أَوْ وَرَقِ شَجَرٍ

    Elle reste purifiante si elle a changé du fait de son lit ou de son passage, par des éléments de la terre comme l'ocre rouge et le sel, ou par ce que l'on y a jeté de ces éléments, même à dessein ; ou par ce qui naît d'elle, ou par un long séjour, ou par un produit de tannage pur comme le goudron, ou par ce dont il est difficile de la préserver, comme la paille ou les feuilles d'arbre.

  5. 11

    وَلَا إنْ خَفَّ التَّغَيُّرُ بِآلَةِ سَقْيٍ مِنْ حَبْلٍ أَوْ وِعَاءٍ أَوْ تَغَيَّرَ بِأَثَرِ بَخُورٍ أَوْ قَطِرَانٍ كَجِرْمِهِ إنْ رَسَبَ

    De même si l'altération est légère et due à l'instrument de puisage, corde ou récipient ; ou si elle a changé par la trace d'une fumigation ou de goudron [restée dans le récipient], de même que par le goudron lui-même s'il s'est déposé au fond.

  6. 12

    أَوْ شَكَّ فِي مُغَيِّرِهِ: هَلْ يَضُرُّ؟ أَوْ فِي مَاءٍ جُعِلَ فِي الْفَمِ، هَلْ تَغَيَّرَ؟ أَوْ فِيمَا خُلِطَ بِمُوَافِقٍ، هَلْ يُغَيَّرُ لَوْ خَالَفَ؟ كَتَحَقُّقِهِ عَلَى الْأَرْجَحِ

    De même si l'on doute de ce qui l'a altérée : est-ce une chose qui nuit ? Ou, pour une eau mise dans la bouche : a-t-elle changé ? Ou, pour une eau mêlée d'une substance qui lui ressemble : l'aurait-elle altérée si elle en différait ? Il en va de même, selon l'avis le plus probant, si l'on est certain [qu'elle l'aurait altérée].

  7. 13

    وَحُكْمُهُ كَمُغَيِّرِهِ

    L'eau altérée a le statut de ce qui l'a altérée [pure si c'est une chose pure, impure si c'est une impureté].

  8. 14

    وَكُرِهَ مَاءٌ يَسِيرٌ اُسْتُعْمِلَ فِي حَدَثٍ، أَوْ حَلَّتْ بِهِ نَجَاسَةٌ لَمْ تُغَيِّرْهُ، أَوْ وَلَغَ فِيهِ كَلْبٌ، وَمُشَمَّسٌ بِقُطْرٍ حَارٍّ كَاغْتِسَالٍ بِرَاكِدٍ

    Est déconseillée [pour se purifier] l'eau en petite quantité qui a déjà servi à lever un état d'impureté rituelle, ou dans laquelle est tombée une impureté qui ne l'a pas altérée, ou qu'un chien a lapée ; de même l'eau chauffée au soleil dans un pays chaud ; de même le fait de se laver dans une eau stagnante.

  9. 15

    وَرَاكِدٌ مَاتَ فِيهِ بَرِّيٌّ ذُو نَفْسٍ سَائِلَةٍ وَلَوْ كَانَ لَهُ مَادَّةٌ. وَنُدِبَ نَزْحٌ لِظَنِّ زَوَالِ الْفَضَلَاتِ، لَا إنْ أُخْرِجَ حَيًّا أَوْ وَقَعَ مَيِّتًا

    [Est déconseillée aussi] l'eau stagnante dans laquelle est mort un animal terrestre à sang qui coule, même si elle est alimentée par une source. Il est recommandé d'en puiser jusqu'à ce que l'on pense que ses sécrétions ont disparu ; non si l'animal en a été retiré vivant ou y est tombé mort.

  10. 16

    وَلَوْ زَالَ تَغَيُّرُ مُتَنَجِّسٍ بِغَيْرِ إلْقَاءِ طَاهِرٍ فِيهِ، لَمْ يَطْهُرْ

    Si l'altération d'une eau devenue impure disparaît sans que l'on y ait versé quelque chose de pur, elle ne redevient pas pure.

  11. Les choses pures et les choses impuresفَصْلٌ فِي بَيَانِ الْأَعْيَانِ الطَّاهِرَةِ وَالنَّجِسَةِ
  12. 17

    الطَّاهِرُ: الْحَيُّ، وَعَرَقُهُ، وَدَمْعُهُ وَمُخَاطُهُ، وَلُعَابُهُ، وَبَيْضُهُ، إلَّا الْمَذِرَ وَمَا خَرَجَ بَعْدَ مَوْتِهِ

    Est pur : l'être vivant, sa sueur, ses larmes, sa morve, sa salive et son œuf, sauf l'œuf gâté et ce qui est sorti de lui après sa mort ;

  13. 18

    وَبَلْغَمٌ، وَصَفْرَاءُ، وَمَيِّتُ الْآدَمِيِّ، وَمَا لَا دَمَ لَهُ، وَالْبَحْرِيِّ، وَمَا ذُكِّيَ مِنْ غَيْرِ مُحَرَّمِ الْأَكْلِ، وَالشَّعْرُ، وَزَغَبُ الرِّيشِ

    la glaire, la bile jaune, le cadavre de l'être humain, celui de l'animal dépourvu de sang, celui de l'animal marin, l'animal abattu rituellement s'il n'est pas d'une espèce interdite à la consommation, les poils et le duvet des plumes ;

  14. 19

    وَالْجَمَادُ إلَّا الْمُسْكِرَ، وَلَبَنُ آدَمِيٍّ، وَغَيْرِ الْمُحَرَّمِ، وَفَضْلَةُ الْمُبَاحِ، إنْ لَمْ يَسْتَعْمِلْ النَّجَاسَةَ، وَمَرَارَتُهُ، وَالْقَلَسُ، وَالْقَيْءُ إنْ لَمْ يَتَغَيَّرْ عَنْ حَالَةِ الطَّعَامِ، وَمِسْكٌ، وَفَأْرَتُهُ، وَخَمْرٌ خُلِّلَ أَوْ حُجِّرَ، وَرَمَادُ نَجِسٍ وَدُخَانُهُ، وَدَمٌ لَمْ يُسْفَحْ مِنْ مُذَكًّى

    les choses inanimées, sauf ce qui enivre ; le lait de l'être humain et celui de l'animal non interdit ; les excréments de l'animal licite s'il ne se nourrit pas d'impuretés, et sa bile ; la régurgitation et le vomi s'ils n'ont pas changé par rapport à l'état d'aliment ; le musc et sa poche ; le vin devenu vinaigre ou solidifié ; la cendre et la fumée d'une chose impure ; le sang non répandu de l'animal abattu rituellement.

  15. 20

    وَالنَّجَسُ: مَيْتٌ غَيْرُ مَا ذُكِرَ، وَمَا خَرَجَ مِنْهُ، وَمَا انْفَصَلَ مِنْهُ أَوْ مِنْ حَيٍّ مِمَّا تَحُلُّهُ الْحَيَاةُ، كَقَرْنٍ وَظُفْرٍ، وَظِلْفٍ، وَحَافِرٍ، وَسِنٍّ، وَقَصَبِ رِيشٍ، وَجِلْدٍ، وَلَوْ دُبِغَ

    Est impur : le cadavre de tout autre animal que ceux qui ont été cités, ce qui en est sorti, et ce qui s'est détaché de lui ou d'un animal vivant parmi les parties où réside la vie, comme la corne, l'ongle, le sabot fendu, le sabot plein, la dent, le tuyau de la plume et la peau, même tannée.

  16. 21

    وَجَازَ اسْتِعْمَالُهُ بَعْدَ الدَّبْغِ فِي يَابِسٍ وَمَاءٍ

    Il est permis de se servir de cette peau, après le tannage, pour ce qui est sec et pour l'eau.

    Le commentaire précise que les autres liquides en sont exclus.

  17. 22

    وَالدَّمُ الْمَسْفُوحُ وَالسَّوْدَاءُ، وَفَضْلَةُ الْآدَمِيِّ وَغَيْرُ الْمُبَاحِ وَمُسْتَعْمَلُ النَّجَاسَةِ وَالْقَيْءُ الْمُتَغَيِّرُ، وَالْمَنِيُّ، وَالْمَذْيُ، وَالْوَدْيُ وَلَوْ مِنْ مُبَاحٍ وَالْقَيْحُ، وَالصَّدِيدُ، وَمَا يَسِيلُ مِنْ الْجَسَدِ مِنْ نَحْوِ جَرَبٍ

    [Sont impurs aussi] le sang répandu, la bile noire, les excréments de l'être humain, de l'animal non licite et de celui qui se nourrit d'impuretés ; le vomi altéré ; le sperme, le madhy [liquide émis lors de l'excitation] et le wady [liquide épais qui suit l'urine], même d'un animal licite ; le pus, la sanie et ce qui s'écoule du corps du fait d'une gale ou d'un mal semblable.

  18. 23

    فَإِنْ حَلَّتْ فِي مَائِعٍ تَنَجَّسَ وَلَوْ كَثُرَ، كَجَامِدٍ إنْ ظُنَّ سَرَيَانُهَا فِيهِ وَإِلَّا فَقَدْرُ مَا ظُنَّ وَلَا يُقْبَلُ التَّطْهِيرُ؛ كَلَحْمٍ طُبِخَ، وَزَيْتُونٍ مُلِحَ وَبَيْضٍ صُلِقَ بِهَا وَفَخَّارٍ بِغَوَّاصٍ

    Si une impureté tombe dans un liquide [autre que l'eau], celui-ci devient impur, même abondant ; de même un solide si l'on pense qu'elle s'y est diffusée ; sinon, seule la partie que l'on pense atteinte. Ce qui est ainsi souillé ne peut pas être purifié ; il en va de même de la viande cuite, des olives salées et des œufs bouillis avec une impureté, et de la poterie imprégnée d'une impureté pénétrante.

  19. 24

    وَجَازَ انْتِفَاعٌ بِمُتَنَجِّسٍ فِي غَيْرِ مَسْجِدٍ وَآدَمِيٍّ

    Il est permis de tirer profit d'une chose souillée, hors de la mosquée et hors [de la consommation et de l'usage corporel] de l'être humain.

  20. 25

    وَحَرُمَ عَلَى الذَّكَرِ الْمُكَلَّفِ اسْتِعْمَالُ حَرِيرٍ، وَمُحَلًّى بِأَحَدِ النَّقْدَيْنِ وَلَوْ آلَةُ حَرْبٍ، إلَّا السَّيْفَ وَالْمُصْحَفَ وَالسِّنَّ وَالْأَنْفَ وَخَاتَمَ الْفِضَّةِ إنْ كَانَ دِرْهَمَيْنِ وَاتَّحَدَ

    Il est interdit à l'homme responsable (mukallaf) d'user de la soie et de ce qui est orné d'or ou d'argent, fût-ce une arme de guerre ; sauf l'épée, le muṣḥaf [exemplaire du Coran], la dent, le nez et la bague d'argent si elle pèse deux dirhams [au plus] et qu'elle est unique.

  21. 26

    وَعَلَى الْمُكَلَّفِ مُطْلَقًا اتِّخَاذُ إنَاءٍ مِنْهُمَا وَلَوْ لِلْقِنْيَةِ أَوْ غُشِّيَ، وَتَضْبِيبُهُ، وَفِي الْمُمَوَّهِ قَوْلَانِ

    Il est interdit à tout responsable, homme ou femme, de posséder un récipient d'or ou d'argent, même pour le garder sans s'en servir, même recouvert [d'un autre métal], et de réparer un récipient avec l'un des deux. Pour le récipient plaqué, il y a deux avis.

  22. 27

    لَا جَوْهَرٌ. وَجَازَ لِلْمَرْأَةِ الْمَلْبُوسُ وَنَحْوُهُ، وَلَوْ نَعْلًا لَا كَمِرْوَدٍ وَسَرِيرٍ

    Non le récipient de pierre précieuse. Il est permis à la femme [d'user d'or, d'argent et de soie] pour ce qui se porte et ce qui s'y rattache, fût-ce une sandale ; non pour un bâtonnet à khôl, un lit ou un objet semblable.

  23. L'élimination de l'impuretéفَصْلٌ فِي إزَالَةِ النَّجَاسَةِ
  24. 28

    تَجِبُ إزَالَةُ النَّجَاسَةِ عَنْ مَحْمُولِ الْمُصَلِّي وَبَدَنِهِ وَمَكَانِهِ إنْ ذَكَرَ وَقَدَرَ، وَإِلَّا أَعَادَ بِوَقْتٍ

    Il est obligatoire d'ôter l'impureté de ce que porte l'orant, de son corps et de l'endroit où il prie, s'il s'en souvient et en a la capacité ; sinon [sa prière est valide et] il la refait dans le temps.

  25. 29

    فَسُقُوطُهَا عَلَيْهِ فِيهَا أَوْ ذِكْرُهَا مُبْطِلٌ إنْ اتَّسَعَ الْوَقْتُ وَوَجَدَ مَا تُزَالُ بِهِ

    Ainsi, la chute d'une impureté sur lui pendant la prière, ou le fait de s'en souvenir, annule la prière, si le temps est assez large et qu'il trouve de quoi l'ôter.

  26. 30

    لَا إنْ تَعَلَّقَتْ بِأَسْفَلِ نَعْلٍ فَسَلَّ رِجْلَهُ إلَّا أَنْ يَرْفَعَهَا بِهَا

    Non si elle adhère au dessous de sa sandale et qu'il en retire le pied ; sauf s'il soulève la sandale avec son pied.

  27. 31

    وَلَا يُصَلَّى بِمَا غَلَبَتْ عَلَيْهِ كَثَوْبِ كَافِرٍ وَسِكِّيرٍ وَكَنَّافٍ وَغَيْرِ مُصَلٍّ، وَمَا يَنَامُ فِيهِ غَيْرُهُ، وَمَا حَاذَى فَرْجَ غَيْرِ عَالِمٍ

    On ne prie pas avec ce sur quoi l'impureté prédomine, comme le vêtement du mécréant, de l'ivrogne, du vidangeur et de celui qui ne prie pas, le vêtement dans lequel un autre que soi dort, et ce qui touche les parties intimes de celui qui ignore [les règles de la purification].

  28. 32

    وَعُفِيَ عَمَّا يَعْسُرُ كَسَلَسٍ لَازِمٍ وَبَلَلِ بَاسُورٍ وَثَوْبٍ كَمُرْضِعٍ تَجْتَهِدُ

    Il est fait grâce de ce dont il est difficile de se garder : l'incontinence persistante ; l'humidité des hémorroïdes ; le vêtement de la nourrice et de ses semblables, si elle s'efforce [de s'en préserver] ;

  29. 33

    وَقَدْرِ دِرْهَمٍ مِنْ دَمٍ وَقَيْحٍ وَصَدِيدٍ وَفَضْلَةِ دَوَابَّ لِمَنْ يُزَاوِلُهَا

    la surface d'un dirham de sang, de pus ou de sanie ; les excréments des bêtes de somme pour qui s'en occupe ;

  30. 34

    وَأَثَرِ ذُبَابٍ مِنْ نَجَاسَةٍ وَدَمِ حِجَامَةٍ مُسِحَ حَتَّى يَبْرَأَ وَطِينٍ كَمَطَرٍ وَمَائِهِ مُخْتَلِطًا بِنَجَاسَةٍ مَا دَامَ طَرِيًّا فِي الطُّرُقِ وَلَوْ بَعْدَ انْقِطَاعِ نُزُولِهِ، إلَّا أَنْ تَغْلِبَ عَلَيْهِ أَوْ تُصِيبَ عَيْنُهَا

    la trace d'impureté laissée par les mouches ; le sang de la saignée par ventouses, une fois essuyé, jusqu'à la guérison ; la boue de pluie et de ce qui y ressemble, et son eau, mêlées d'impureté, tant qu'elles sont fraîches sur les chemins, même après que la pluie a cessé ; sauf si l'impureté l'emporte sur la boue, ou si c'est l'impureté même qui atteint la personne ;

  31. 35

    وَأَثَرِ دُمَّلٍ سَالَ بِنَفْسِهِ أَوْ احْتَاجَ لِعَصْرِهِ أَوْ كَثُرَتْ وَذَيْلِ امْرَأَةٍ أُطِيلَ لِسَتْرٍ، وَرِجْلٍ بُلَّتْ مَرَّا بِنَجَسٍ يَابِسٍ وَخُفٍّ وَنَعْلٍ مِنْ رَوْثِ دَوَابِّ وَبَوْلِهَا إنْ دُلِكَا وَأُلْحِقَتْ بِهِمَا رِجْلُ الْفَقِيرِ

    la trace d'un furoncle qui a coulé de lui-même, ou qu'il a fallu presser, ou [que l'on a pressé alors que] les furoncles sont nombreux ; le bas de la robe de la femme, allongé pour se couvrir, et le pied mouillé, qui sont passés sur une impureté sèche ; la bottine et la sandale souillées du crottin et de l'urine des bêtes de somme, si on les a frottées ; on y a assimilé le pied du pauvre.

  32. 36

    وَمَا تَفَاحَشَ نُدِبَ غَسْلُهُ كَدَمِ الْبَرَاغِيثِ وَمَا سَقَطَ مِنْ الْمُسْلِمِينَ عَلَى مَارٍّ حُمِلَ عَلَى الطَّهَارَةِ، وَإِنْ سَأَلَ صَدَّقَ الْعَدْلَ

    Ce qui devient excessif, il est recommandé de le laver, comme [on lave] le sang des puces. Ce qui tombe de chez des musulmans sur un passant est présumé pur ; s'il s'informe, il croit l'informateur digne de confiance.

  33. 37

    وَإِنَّمَا يَجِبُ الْغَسْلُ إنْ ظَنَّ إصَابَتَهَا فَإِنْ عَلِمَ مَحَلَّهَا؛ وَإِلَّا فَجَمِيعُ الْمَشْكُوكِ

    Le lavage n'est obligatoire que s'il pense que l'impureté l'a atteint. S'il en connaît l'endroit, [il le lave] ; sinon, [il lave] tout ce sur quoi porte le doute.

  34. 38

    وَيَطْهُرُ إنْ انْفَصَلَ الْمَاءُ طَاهِرًا وَزَالَ طَعْمُهَا، بِخِلَافِ لَوْنٍ وَرِيحٍ عَسُرَا كَمَصْبُوغٍ بِهَا، وَلَا يَلْزَمُ عَصْرُهُ

    [L'endroit] est purifié si l'eau s'en détache pure et que le goût de l'impureté a disparu ; à la différence de la couleur et de l'odeur lorsqu'elles sont difficiles à ôter, comme pour ce qui a été teint avec une impureté. Il n'est pas requis de l'essorer.

  35. 39

    وَتَطْهُرُ الْأَرْضُ بِكَثْرَةِ إفَاضَةِ الْمَاءِ عَلَيْهَا

    Le sol est purifié en y répandant de l'eau en abondance.

  36. 40

    وَإِنْ شُكَّ فِي إصَابَتِهَا لِبَدَنٍ غُسِلَ، وَلِثَوْبٍ أَوْ حَصِيرٍ وَجَبَ نَضْحُهُ بِلَا نِيَّةٍ كَالْغَسْلِ: وَهُوَ رَشٌّ بِالْيَدِ أَوْ غَيْرِهَا، فَإِنْ تَرَكَ أَعَادَ الصَّلَاةَ كَالْغَسْلِ، لَا إنْ شَكَّ فِي نَجَاسَةِ الْمُصِيبِ

    S'il doute que l'impureté ait atteint son corps, il le lave ; s'il s'agit d'un vêtement ou d'une natte, l'aspersion (naḍḥ) est obligatoire, sans intention, comme pour le lavage : elle consiste à asperger de la main ou autrement. S'il l'omet, il refait la prière comme pour l'omission du lavage. Rien de cela s'il doute du caractère impur de ce qui l'a atteint.

  37. 41

    وَلَوْ زَالَ عَيْنُ النَّجَاسَةِ بِغَيْرِ مُطْلَقٍ لَمْ يَنْجُسْ مُلَاقِي مَحَلِّهَا

    Si la substance de l'impureté a été ôtée par autre chose que l'eau absolue, ce qui touche ensuite son emplacement ne devient pas impur.

  38. 42

    وَنُدِبَ إرَاقَةُ مَاءٍ وَغَسْلُ إنَائِهِ سَبْعًا بِلَا نِيَّةٍ وَلَا تَتْرِيبٍ عِنْدَ اسْتِعْمَالِهِ بِوُلُوغِ كَلْبٍ أَوْ أَكْثَرَ لَا طَعَامٍ وَحَوْضٍ

    Lorsqu'un chien, ou plusieurs, a lapé dans un récipient d'eau, il est recommandé de jeter cette eau et de laver le récipient sept fois, sans intention et sans terre, au moment de s'en servir ; non s'il a lapé dans de la nourriture ou dans un bassin.

  39. Les convenances des besoins naturelsفَصْلٌ فِي بَيَانِ آدَابِ قَضَاءِ الْحَاجَةِ
  40. 43

    آدَابُ قَضَاءِ الْحَاجَةِ: جُلُوسٌ بِطَاهِرٍ، وَسَتْرٌ لِقُرْبِهِ، وَاعْتِمَادٌ عَلَى رِجْلٍ يُسْرَى مَعَ رَفْعِ عَقِبِ الْيُمْنَى، وَتَفْرِيجُ فَخِذَيْهِ، وَتَغْطِيَةُ رَأْسِهِ، وَعَدَمُ الْتِفَاتِهِ

    Les convenances pour satisfaire un besoin naturel : s'accroupir en un lieu pur ; rester couvert jusqu'à ce que l'on soit près du sol ; s'appuyer sur le pied gauche en relevant le talon droit ; écarter les cuisses ; se couvrir la tête ; ne pas se retourner ;

  41. 44

    وَتَسْمِيَةٌ قَبْلَ الدُّخُولِ بِزِيَادَةِ: " اللَّهُمَّ إنِّي أَعُوذُ بِك مِنْ الْخُبُثِ وَالْخَبَائِثِ "، وَقَوْلُهُ بَعْدَ الْخُرُوجِ: " الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي أَذْهَبَ عَنِّي الْأَذَى وَعَافَانِي "

    dire « bismillāh » avant d'entrer, en ajoutant : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les démons mâles et femelles », et dire après être sorti : « Louange à Allah qui a éloigné de moi ce qui nuit et m'a accordé la santé » ;

  42. 45

    وَسُكُوتٌ إلَّا لِمُهِمٍّ

    et garder le silence, sauf pour une chose importante.

  43. 46

    وَبِالْفَضَاءِ: تَسَتُّرٌ، وَبُعْدٌ، وَاتِّقَاءُ جُحْرٍ، وَرِيحٍ، وَمَوْرِدٍ، وَطَرِيقٍ، وَظِلٍّ، وَمَجْلِسٍ، وَمَكَانٍ نَجِسٍ

    En terrain découvert : se dissimuler, s'éloigner, éviter les terriers, le vent, les points d'eau, les chemins, l'ombre, les lieux où l'on s'assoit et l'endroit impur.

  44. 47

    وَتَنْحِيَةُ ذِكْرِ اللَّهِ لَفْظًا وَخَطًّا وَتَقْدِيمُ يُسْرَاهُ دُخُولًا، وَيُمْنَاهُ خُرُوجًا؛ عَكْسُ الْمَسْجِدِ وَالْمَنْزِلِ؛ يُمْنَاهُ فِيهِمَا

    [Il convient aussi] d'écarter toute mention d'Allah, prononcée ou écrite ; d'entrer du pied gauche et de sortir du droit, à l'inverse de la mosquée ; pour la maison, c'est le pied droit dans les deux cas.

  45. 48

    وَمُنِعَ بِفَضَاءٍ اسْتِقْبَالُ قِبْلَةٍ وَاسْتِدْبَارُهَا بِلَا سَاتِرٍ، كَالْوَطْءِ، وَإِلَّا فَلَا

    En terrain découvert, il est interdit de faire face à la qibla [direction de la Kaʿba] ou de lui tourner le dos sans écran ; de même pour le rapport charnel. Autrement, non.

  46. 49

    وَوَجَبَ اسْتِبْرَاءٌ بِسَلْتِ ذَكَرٍ وَنَتْرٍ خَفَّا وَاسْتِنْجَاءٌ، وَنُدِبَ بِيَسَارِهِ وَبَلُّهَا قَبْلَ لُقِيِّ الْأَذَى، وَاسْتِرْخَاؤُهُ قَلِيلًا وَغَسْلُهَا بِكَتُرَابٍ بَعْدَهُ وَإِعْدَادُ الْمُزِيلِ، وَوِتْرُهُ وَتَقْدِيمُ قُبُلِهِ وَجَمْعُ مَاءٍ وَحَجَرٍ ثُمَّ مَاءٍ

    Il est obligatoire de se vider entièrement (istibrāʾ) en pressant la verge de la base vers l'extrémité et en la secouant, l'un et l'autre légèrement ; et de se nettoyer (istinjāʾ). Il est recommandé de le faire de la main gauche, de la mouiller avant de toucher la souillure, de se relâcher un peu, de la laver ensuite avec de la terre ou une matière semblable, de préparer ce qui sert à nettoyer, d'en user en nombre impair, de commencer par le devant, et de réunir l'eau et la pierre ; à défaut, l'eau [seule vaut mieux].

  47. 50

    وَتَعَيَّنَ فِي مَنِيٍّ وَحَيْضٍ وَنِفَاسٍ وَبَوْلِ امْرَأَةٍ وَمُنْتَشِرٍ عَنْ مَخْرَجٍ كَثِيرًا وَمَذْيٌ بِلَذَّةٍ مَعَ غَسْلِ كُلِّ ذَكَرِهِ بِنِيَّةٍ، وَلَا تَبْطُلُ الصَّلَاةُ بِتَرْكِهَا، وَفِي اقْتِصَارِهِ عَلَى الْبَعْضِ قَوْلَانِ، وَوَجَبَ غَسْلُهُ لِمَا يُسْتَقْبَلُ

    L'eau s'impose pour le sperme, le sang des menstrues et des lochies, l'urine de la femme, ce qui s'est largement répandu au-delà de l'orifice, et le madhy émis avec plaisir ; dans ce dernier cas, on lave toute la verge, avec une intention. La prière n'est pas annulée par l'omission de cette intention ; si l'on s'est limité à laver une partie de la verge, il y a deux avis [sur la nullité de la prière] ; et il faut la laver [entièrement] pour les prières à venir.

  48. 51

    وَجَازَ الِاسْتِجْمَارُ بِيَابِسٍ طَاهِرٍ مُنْقٍ غَيْرِ مُؤْذٍ وَلَا مُحْتَرَمٍ لِطَعْمِهِ أَوْ شَرَفِهِ، أَوْ حَقِّ الْغَيْرِ. وَإِلَّا فَلَا، وَأَجْزَأَ إنْ أَنْقَى كَالْيَدِ وَدُونَ الثَّلَاثِ

    Il est permis de s'essuyer (istijmār) avec une chose sèche, pure, qui nettoie, qui ne blesse pas et qui n'est pas respectable en raison de son caractère d'aliment, de sa noblesse ou du droit d'autrui ; autrement, non. Cela suffit toutefois si l'endroit est nettoyé ; de même avec la main, ou avec moins de trois [pierres].

  49. Le wuḍūʾ : obligations, sunnas et méritesفَصْلٌ فِي فَرَائِضِ الْوُضُوءِ
  50. 52

    فَرَائِضُ الْوُضُوءِ: غَسْلُ الْوَجْهِ مِنْ مَنَابِتِ شَعْرِ الرَّأْسِ الْمُعْتَادِ إلَى مُنْتَهَى الذَّقَنِ أَوْ اللِّحْيَةِ وَمَا بَيْنَ وَتَدَيْ الْأُذُنَيْنِ فَيَغْسِلُ الْوَتْرَةَ وَأَسَارِيرَ جَبْهَتِهِ وَظَاهِرَ شَفَتَيْهِ، وَمَا غَارَ مِنْ جَفْنٍ أَوْ غَيْرِهِ، بِتَخْلِيلِ شَعْرٍ تَظْهَرُ الْبَشَرَةُ تَحْتَهُ

    Les obligations du wuḍūʾ [ablutions mineures] : laver le visage, depuis la naissance habituelle des cheveux jusqu'au bout du menton ou de la barbe, et d'un tragus à l'autre. On lave donc la cloison du nez, les rides du front, l'extérieur des lèvres et ce qui est enfoncé, paupière ou autre, en faisant pénétrer l'eau dans les poils sous lesquels la peau apparaît ;

  51. 53

    وَغَسْلُ الْيَدَيْنِ إلَى الْمِرْفَقَيْنِ بِتَخْلِيلِ أَصَابِعِهِ لَا تَحْرِيكِ خَاتَمِهِ الْمَأْذُونِ فِيهِ

    laver les mains jusqu'aux coudes, en passant l'eau entre les doigts ; sans avoir à remuer la bague dont le port est autorisé ;

  52. 54

    وَمَسْحُ جَمِيعِ الرَّأْسِ مَعَ شَعْرِ صُدْغَيْهِ وَمَا اسْتَرْخَى، لَا نَقْضُ ضُفُرِهِ. وَأَدْخَلَ يَدَهُ تَحْتَهُ فِي رَدِّ الْمَسْحِ

    essuyer toute la tête, avec les cheveux des tempes et ceux qui retombent ; sans avoir à défaire les tresses ; on glisse la main sous [les cheveux longs] en ramenant l'essuyage ;

  53. 55

    وَغَسْلُ الرِّجْلَيْنِ بِالْكَعْبَيْنِ النَّاتِئَيْنِ بِمِفْصَلَيْ السَّاقَيْنِ مَعَ تَعَهُّدِ مَا تَحْتَهُمَا كَأُخْمُصَيْهِ، وَنُدِبَ تَخْلِيلُ أَصَابِعِهِمَا

    laver les pieds avec les chevilles, ces deux os saillants à l'articulation des jambes, en prenant soin de ce qui est en dessous, comme de la plante des pieds ; il est recommandé de passer l'eau entre les orteils ;

  54. 56

    وَدَلْكٌ خَفِيفٌ بِيَدٍ

    frotter légèrement de la main ;

  55. 57

    وَمُوَالَاةٌ إنْ ذَكَرَ وَقَدَرَ

    la continuité (muwālāt), si l'on s'en souvient et que l'on en a la capacité.

  56. 58

    وَبَنَى النَّاسِي مُطْلَقًا بِنِيَّةِ الْإِتْمَامِ كَالْعَاجِزِ إنْ لَمْ يُفَرِّطْ، وَإِلَّا بَنَى مَا لَمْ يُطِلْ بِجَفَافِ عُضْوٍ وَزَمَنٍ اعْتَدَلَا كَالْعَامِدِ

    Celui qui a oublié reprend là où il s'était arrêté, quel que soit le délai, avec l'intention d'achever ; de même celui qui a été empêché, s'il n'a pas été négligent ; sinon il ne reprend que si l'intervalle n'a pas été long, ce qui se mesure au séchage d'un membre, par un tempérament et un temps moyens ; de même celui qui a interrompu délibérément.

  57. 59

    وَأَتَى بِالْمَنْسِيِّ فَقَطْ إنْ طَالَ، وَإِلَّا أَعَادَ مَا بَعْدَهُ لِلتَّرْتِيبِ

    Il n'accomplit que ce qu'il a oublié si l'intervalle a été long ; sinon il refait aussi ce qui vient après, pour l'ordre.

  58. 60

    وَنِيَّةُ رَفْعِ الْحَدَثِ فِي ابْتِدَائِهِ أَوْ اسْتِبَاحَةِ مَا مَنَعَهُ أَوْ أَدَاءِ الْفَرْضِ

    [Dernière obligation :] l'intention, à son commencement, de lever l'état d'impureté rituelle, ou de rendre licite ce qu'il interdisait, ou de s'acquitter de l'obligation ;

  59. 61

    وَإِنْ مَعَ نِيَّةِ رَفْعِ الْخَبَثِ، أَوْ إخْرَاجِ بَعْضِ مَا يُبَاحُ بِخِلَافِ نِيَّةِ مُطْلَقِ الطَّهَارَةِ أَوْ إخْرَاجِ نَاقِضٍ، أَوْ نِيَّةِ إنْ كُنْت أَحْدَثْت، فَلَهُ

    même accompagnée de l'intention d'ôter une souillure matérielle, ou en excluant une partie de ce que le wuḍūʾ rend licite ; à la différence de l'intention de la purification en général, ou de celle qui exclut l'une des causes d'annulation, ou de l'intention : « si j'ai perdu mon wuḍūʾ, c'est pour cela ».

  60. 62

    وَلَا يَضُرُّ عُزُوبُهَا، بِخِلَافِ الرَّفْضِ فِي الْأَثْنَاءِ، لَا بَعْدَهُ، كَالصَّلَاةِ وَالصَّوْمِ

    Que l'intention s'échappe de l'esprit ne nuit pas ; à la différence du fait d'y renoncer en cours d'acte, non après l'avoir achevé ; il en va de même de la prière et du jeûne.

  61. 63

    وَسُنَنُهُ: غَسْلُ يَدَيْهِ إلَى كُوعَيْهِ قَبْلَ إدْخَالِهِمَا فِي الْإِنَاءِ، إنْ أَمْكَنَ الْإِفْرَاغُ، وَإِلَّا أَدْخَلَهُمَا فِيهِ كَالْكَثِيرِ وَالْجَارِي، وَنُدِبَ تَفْرِيقُهُمَا

    Ses sunnas : se laver les mains jusqu'aux poignets avant de les plonger dans le récipient, s'il est possible d'en verser l'eau ; sinon on les y plonge, comme dans l'eau abondante ou courante ; il est recommandé de les laver séparément ;

  62. 64

    وَمَضْمَضَةٌ وَاسْتِنْشَاقٌ، وَنُدِبَ فِعْلُ كُلٍّ بِثَلَاثِ غُرُفَاتٍ، وَمُبَالَغَةُ مُفْطِرٍ، وَاسْتِنْثَارٌ بِوَضْعِ أُصْبُعَيْهِ مِنْ الْيُسْرَى عَلَى أَنْفِهِ، وَمَسْحُ أُذُنَيْهِ ظَاهِرُهُمَا وَبَاطِنُهُمَا، وَتَجْدِيدُ مَائِهِمَا، وَرَدُّ مَسْحِ الرَّأْسِ إنْ بَقِيَ بَلَلٌ

    se rincer la bouche et aspirer l'eau par le nez, et il est recommandé de faire chacun des deux avec trois poignées d'eau, et d'y insister pour qui ne jeûne pas ; rejeter l'eau du nez en posant deux doigts de la main gauche sur le nez ; essuyer les oreilles, extérieur et intérieur ; renouveler l'eau pour elles ; ramener l'essuyage de la tête s'il reste de l'humidité ;

  63. 65

    وَتَرْتِيبُ فَرَائِضِهِ؛ فَإِنْ نَكَّسَ أَعَادَ الْمُنَكَّسَ وَحْدَهُ إنْ بَعُدَ بِجَفَافٍ، وَإِلَّا فَمَعَ تَابِعِهِ

    et respecter l'ordre de ses obligations : s'il l'a inversé, il refait seul le membre déplacé si le temps a passé, au point que les membres ont séché ; sinon il le refait avec ce qui le suit.

  64. 66

    وَفَضَائِلُهُ: مَوْضِعٌ طَاهِرٌ، وَاسْتِقْبَالٌ، وَتَسْمِيَةٌ، وَتَقْلِيلُ الْمَاءِ بِلَا حَدٍّ كَالْغُسْلِ، وَتَقْدِيمُ الْيُمْنَى وَجَعْلُ الْإِنَاءِ الْمَفْتُوحِ لِجِهَتِهَا، وَبَدْءٌ بِمُقَدَّمِ الْأَعْضَاءِ، وَالْغَسْلَةُ الثَّانِيَةُ وَالثَّالِثَةُ حَتَّى فِي الرِّجْلِ، وَتَرْتِيبُ السُّنَنِ فِي أَنْفُسِهَا أَوْ مَعَ الْفَرَائِضِ، وَاسْتِيَاكٌ وَلَوْ بِأُصْبُعٍ كَصَلَاةٍ بَعُدَتْ مِنْهُ، وَقِرَاءَةِ قُرْآنٍ، وَانْتِبَاهٍ مِنْ نَوْمٍ، وَتَغَيُّرِ فَمٍ

    Ses mérites [actes recommandés] : un endroit pur ; faire face à la qibla ; dire « bismillāh » ; user de peu d'eau, sans limite fixée, comme pour le ghusl ; commencer par le membre droit ; placer le récipient ouvert du côté droit ; commencer par l'avant des membres ; le deuxième et le troisième lavage, même pour le pied ; l'ordre des sunnas entre elles ou avec les obligations ; l'usage du siwāk [bâtonnet à dents], fût-ce avec le doigt ; il est recommandé aussi pour une prière éloignée du dernier usage du siwāk, pour la lecture du Coran, au réveil et lorsque l'haleine a changé.

  65. 67

    وَكُرِهَ: مَوْضِعٌ نَجِسٌ، وَإِكْثَارُ الْمَاءِ، وَالْكَلَامُ بِغَيْرِ ذِكْرِ اللَّهِ، وَالزَّائِدُ عَلَى الثَّلَاثِ، وَبَدْءٌ بِمُؤَخَّرِ الْأَعْضَاءِ، وَكَشْفُ الْعَوْرَةِ وَمَسْحُ الرَّقَبَةِ، وَكَثْرَةُ الزِّيَادَةِ عَلَى مَحَلِّ الْفَرْضِ، وَتَرْكُ سُنَّةٍ

    Est déconseillé : un endroit impur ; l'excès d'eau ; parler d'autre chose que de l'évocation d'Allah ; dépasser trois lavages ; commencer par l'arrière des membres ; découvrir sa nudité ; essuyer la nuque ; dépasser largement la limite de l'obligation ; délaisser une sunna.

  66. 68

    وَنُدِبَ لِزِيَارَةِ صَالِحٍ وَسُلْطَانٍ، وَقِرَاءَةِ قُرْآنٍ، وَحَدِيثٍ، وَعِلْمٍ، وَذِكْرٍ، وَنَوْمٍ وَدُخُولِ سُوقٍ، وَإِدَامَتِهِ وَتَجْدِيدِهِ إنْ صَلَّى بِهِ أَوْ طَافَ

    Le wuḍūʾ est recommandé pour rendre visite à un homme pieux ou à un détenteur du pouvoir, pour la lecture du Coran, du hadith et de la science, pour l'évocation d'Allah, pour dormir et pour entrer au marché ; il est recommandé de s'y maintenir en permanence, et de le renouveler si l'on a prié ou accompli un ṭawāf [tournées autour de la Kaʿba] avec.

  67. 69

    وَشَرْطُ صِحَّتِهِ: إسْلَامٌ، وَعَدَمُ حَائِلٍ وَمُنَافٍ

    Conditions de sa validité : l'islam, l'absence de ce qui fait écran [sur la peau] et l'absence de ce qui l'annule [pendant qu'on l'accomplit].

  68. 70

    وَشَرْطُ وُجُوبِهِ: دُخُولُ وَقْتٍ، وَبُلُوغٌ، وَقُدْرَةٌ عَلَيْهِ، وَحُصُولُ نَاقِضٍ

    Conditions de son obligation : l'entrée du temps, la puberté, la capacité de l'accomplir et la survenue de ce qui l'annule.

  69. 71

    وَشَرْطُهُمَا: عَقْلٌ، وَنَقَاءٌ مِنْ حَيْضٍ وَنِفَاسٍ، وَوُجُودُ مَا يَكْفِي مِنْ الْمُطْلَقِ، وَعَدَمُ نَوْمٍ وَغَفْلَةٍ

    Conditions de l'une et de l'autre : la raison, être dégagée des menstrues et des lochies, disposer d'assez d'eau absolue, n'être ni endormi ni inconscient.

  70. 72

    كَالْغُسْلِ وَكَالتَّيَمُّمِ، بِإِبْدَالِ الْمُطْلَقِ بِالصَّعِيدِ، إلَّا أَنَّ الْوَقْتَ فِيهِ شَرْطٌ فِيهِمَا

    Il en va de même du ghusl [lavage rituel de tout le corps], et du tayammum [purification par le sol pur] en remplaçant l'eau absolue par le sol pur ; si ce n'est que, pour ce dernier, le temps est condition à la fois de l'obligation et de la validité.

  71. Ce qui annule le wuḍūʾفَصْلٌ فِي نَوَاقِضِ الْوُضُوءِ
  72. 73

    نَاقِضُ الْوُضُوءِ: إمَّا حَدَثٌ؛ وَهُوَ الْخَارِجُ الْمُعْتَادُ مِنْ الْمَخْرَجِ الْمُعْتَادِ فِي الصِّحَّةِ، مِنْ رِيحٍ وَغَائِطٍ وَبَوْلٍ وَمَذْيٍ وَوَدْيٍ وَمَنِيٍّ بِغَيْرِ لَذَّةٍ مُعْتَادَةٍ وَهَادٍ

    Ce qui annule le wuḍūʾ est soit un ḥadath : ce qui sort habituellement, par l'orifice habituel, en état de santé, à savoir les gaz, les selles, l'urine, le madhy, le wady, le sperme émis sans plaisir habituel, et le liquide qui précède l'accouchement ;

  73. 74

    لَا حَصًى وَدُودٌ وَلَوْ مَعَ أَذًى وَلَا مِنْ ثُقْبَةٍ إلَّا تَحْتَ الْمَعِدَةِ وَانْسَدَّا وَلَا سَلَسٍ لَازَمَ نِصْفَ الزَّمَنِ فَأَكْثَرَ، وَإِلَّا نَقَضَ

    non les calculs ni les vers, même accompagnés de souillure ; ni ce qui sort d'une ouverture, sauf si elle est sous l'estomac et que les deux orifices sont obstrués ; ni l'incontinence qui dure la moitié du temps ou davantage ; autrement elle annule.

  74. 75

    وَإِمَّا سَبَبٌ وَهُوَ: زَوَالُ الْعَقْلِ وَإِنْ بِنَوْمٍ ثَقِيلٍ وَلَوْ قَصُرَ

    Soit une cause (sabab) : la perte de la raison, fût-ce par un sommeil profond, même bref ;

  75. 76

    وَلَمْسُ بَالِغٍ مَنْ يُلْتَذُّ بِهِ عَادَةً وَلَوْ لِظُفْرٍ أَوْ شَعْرٍ أَوْ بِحَائِلٍ إنْ قَصَدَ اللَّذَّةَ أَوْ وَجَدَهَا، وَإِلَّا فَلَا إلَّا الْقُبْلَةَ بِفَمٍ، فَمُطْلَقًا

    le toucher, par un pubère, d'une personne dont on tire habituellement du plaisir, fût-ce son ongle ou ses cheveux, ou à travers un tissu, s'il a recherché le plaisir ou l'a éprouvé ; sinon, non ; sauf le baiser sur la bouche, qui annule dans tous les cas.

  76. 77

    لَا بِلَذَّةٍ مِنْ نَظَرٍ أَوْ فِكْرٍ وَلَوْ أَنْعَظَ، وَلَا بِلَمْسِ صَغِيرَةٍ لَا تُشْتَهَى أَوْ بَهِيمَةٍ

    Non le plaisir né d'un regard ou d'une pensée, même avec érection ; ni le toucher d'une fillette qui n'éveille pas le désir, ou d'une bête.

  77. 78

    وَمَسُّ ذَكَرِهِ الْمُتَّصِلِ مُطْلَقًا بِبَطْنِ كَفِّهِ أَوْ جَنْبِهِ أَوْ أُصْبُعٍ كَذَلِكَ وَلَوْ زَائِدًا إنْ أَحَسَّ وَتَصَرَّفَ لَا بِمَسِّ دُبُرٍ أَوْ أُنْثَيَيْنِ وَلَا بِمَسِّ امْرَأَةٍ فَرْجَهَا وَلَوْ أَلْطَفَتْ

    Et le fait de toucher sa propre verge, attachée au corps, dans tous les cas, avec la paume ou le côté de la main, ou avec la face interne ou le côté d'un doigt, même surnuméraire s'il est sensible et mobile. Non le fait de toucher l'anus ou les testicules ; ni, pour la femme, de toucher son sexe, même si elle y introduit le doigt.

  78. 79

    وَإِمَّا غَيْرُهُمَا وَهُوَ الرِّدَّةُ: وَالشَّكُّ فِي النَّاقِضِ بَعْدَ طُهْرٍ عُلِمَ وَعَكْسُهُ، أَوْ فِي السَّابِقِ مِنْهُمَا

    Soit autre chose que ces deux-là : l'apostasie ; le doute sur une cause d'annulation après une purification certaine, et l'inverse ; ou le doute sur ce qui, des deux, a précédé l'autre.

  79. 80

    وَلَوْ طَرَأَ الشَّكُّ فِي الصَّلَاةِ اسْتَمَرَّ، ثُمَّ إنْ بَانَ الطُّهْرُ لَمْ يُعِدْ فَلَوْ شَكَّ: هَلْ تَوَضَّأَ؟ قَطَعَ

    Si le doute [sur une cause d'annulation] survient pendant la prière, il la poursuit ; puis, s'il s'avère qu'il était pur, il ne la refait pas. S'il doute [pendant la prière] d'avoir refait le wuḍūʾ [après l'avoir perdu], il l'interrompt.

  80. 81

    وَمَنَعَ الْحَدَثُ صَلَاةً وَطَوَافًا وَمَسَّ مُصْحَفٍ أَوْ جُزْئِهِ وَكَتْبَهُ وَحَمْلَهُ وَإِنْ بِعَلَّاقَةٍ أَوْ ثَوْبٍ إلَّا لِمُعَلِّمٍ وَمُتَعَلِّمٍ وَإِنْ حَائِضًا لَا جُنُبًا وَإِلَّا حِرْزًا بِسَاتِرٍ وَإِنْ لِجُنُبٍ، كَبِأَمْتِعَةٍ قُصِدَتْ

    L'état d'impureté rituelle interdit la prière, le ṭawāf, de toucher le muṣḥaf ou une partie de celui-ci, de l'écrire et de le porter, fût-ce par une attache ou dans une étoffe ; sauf pour l'enseignant et l'élève, même en état de menstrues, non en état de janāba [impureté majeure] ; sauf aussi le talisman protégé par une enveloppe, même pour qui est en état de janāba ; de même s'il se trouve parmi des bagages qui sont eux-mêmes l'objet du transport.

  81. L'essuyage des bottinesفَصْلٌ الْمَسْحُ عَلَى الْخُفَّيْنِ وَنَحْوِهِ
  82. 82

    جَازَ بَدَلًا عَنْ غَسْلِ الرِّجْلَيْنِ بِحَضَرٍ وَسَفَرٍ - وَلَوْ سَفَرَ مَعْصِيَةٍ - مَسْحُ خُفٍّ أَوْ جَوْرَبٍ بِلَا حَدٍّ

    Il est permis, en remplacement du lavage des pieds, en résidence comme en voyage, fût-ce un voyage de désobéissance, d'essuyer la bottine de cuir (khuff) ou la chaussette (jawrab) [recouverte de cuir], sans limite de durée ;

  83. 83

    بِشَرْطِ جِلْدٍ طَاهِرٍ، خُرِزَ، وَسَتَرَ مَحَلَّ الْفَرْضِ، وَأَمْكَنَ الْمَشْيُ فِيهِ عَادَةً بِلَا حَائِلٍ

    à condition qu'elle soit d'un cuir pur, cousue, qu'elle couvre l'endroit de l'obligation, que l'on puisse habituellement marcher avec, et sans rien qui fasse écran ;

  84. 84

    وَلُبِسَ بِطَهَارَةِ مَاءٍ كَمُلَتْ، بِلَا تَرَفُّهٍ وَلَا عِصْيَانٍ بِلُبْسِهِ

    et qu'elle ait été chaussée sur une purification par l'eau achevée, sans recherche du confort et sans désobéissance dans le fait de la porter.

  85. 85

    وَكُرِهَ غَسْلُهُ وَتَتَبُّعُ غُضُونِهِ

    Il est déconseillé de la laver, et de suivre ses plis [en l'essuyant].

  86. 86

    وَبَطَلَ بِمُوجِبِ غُسْلٍ، وَبِخَرْقِهِ قَدْرَ ثُلُثِ الْقَدَمِ وَإِنْ الْتَصَقَ كَدُونِهِ إنْ انْفَتَحَ إلَّا الْيَسِيرَ جِدًّا وَبِنَزْعِ أَكْثَرِ الرِّجْلِ لِسَاقِهِ

    L'essuyage est annulé par ce qui rend le ghusl obligatoire ; par une déchirure de la mesure du tiers du pied, même si ses bords se rejoignent ; de même par une déchirure moindre si elle bâille, sauf la toute petite ; et par le retrait de la plus grande partie du pied vers la tige.

  87. 87

    فَإِنْ نَزَعَهُمَا أَوْ أَعْلَيَيْهِ أَوْ أَحَدَهُمَا، وَكَانَ عَلَى طُهْرٍ، بَادَرَ لِلْأَسْفَلِ كَالْمُوَالَاةِ

    S'il retire les deux bottines, ou les deux de dessus, ou l'une d'elles, alors qu'il est en état de pureté, il se hâte [de laver ou d'essuyer] ce qui est en dessous, selon la règle de la continuité.

  88. 88

    وَنُدِبَ نَزْعُهُ كُلَّ جُمُعَةٍ أَوْ أُسْبُوعٍ وَوَضْعُ يُمْنَاهُ عَلَى أَطْرَافِ أَصَابِعِ رِجْلِهِ وَيُسْرَاهُ تَحْتَهَا وَيُمِرُّهُمَا لِكَعْبَيْهِ وَمَسْحُ أَعْلَاهُ مَعَ أَسْفَلِهِ

    Il est recommandé de la retirer chaque vendredi, ou chaque semaine ; de poser la main droite sur le bout des orteils et la gauche dessous, puis de les faire glisser jusqu'aux chevilles ; et d'essuyer le dessus avec le dessous.

  89. 89

    وَبَطَلَتْ بِتَرْكِ الْأَعْلَى لَا الْأَسْفَلِ، فَيُعِيدُ بِوَقْتٍ

    La prière est nulle si l'on a omis le dessus, non le dessous : dans ce cas on la refait dans le temps.

  90. Le ghuslفَصْلٌ فِي الْغُسْلِ
  91. 90

    يَجِبُ عَلَى الْمُكَلَّفِ غَسْلُ جَمِيعِ الْجَسَدِ بِخُرُوجِ مَنِيٍّ بِنَوْمٍ مُطْلَقًا أَوْ يَقَظَةٍ إنْ كَانَ بِلَذَّةٍ مُعْتَادَةٍ، مِنْ نَظَرٍ أَوْ فِكْرٍ فَأَعْلَى، وَلَوْ بَعْدَ ذَهَابِهَا وَإِلَّا أَوْجَبَ الْوُضُوءَ فَقَطْ

    Le responsable doit se laver tout le corps du fait de l'émission de sperme, pendant le sommeil dans tous les cas, ou à l'état de veille si elle s'accompagne d'un plaisir habituel, né d'un regard, d'une pensée ou de plus que cela, même après que le plaisir a cessé ; sinon elle n'oblige qu'au wuḍūʾ.

  92. 91

    كَمَنْ جَامَعَ فَاغْتَسَلَ ثُمَّ أَمْنَى

    De même pour celui qui a eu un rapport, a fait le ghusl, puis a émis du sperme.

  93. 92

    وَلَوْ شَكَّ أَمَنِيٌّ أَمْ مَذْيٌ وَجَبَ. فَإِنْ لَمْ يَدْرِ وَقْتَهُ أَعَادَ مِنْ آخِرِ نَوْمَةٍ

    S'il doute : est-ce du sperme ou du madhy ?, le ghusl est obligatoire. S'il n'en connaît pas le moment, il refait [ses prières] depuis son dernier sommeil.

  94. 93

    وَبِمَغِيبِ الْحَشَفَةِ أَوْ قَدْرِهَا فِي فَرْجٍ مُطِيقٍ، وَإِنْ بَهِيمَةً أَوْ مَيِّتًا وَعَلَى ذِي الْفَرْجِ إنْ بَلَغَ وَنُدِبَ لِمَأْمُورِ الصَّلَاةِ؛ كَصَغِيرَةٍ وَطِئَهَا بَالِغٌ

    Et du fait de la disparition du gland, ou de son équivalent, dans le sexe d'un être qui le supporte, fût-ce une bête ou un mort ; il est obligatoire aussi pour la personne pénétrée, si elle est pubère. Il est recommandé à l'enfant à qui l'on ordonne la prière ; de même à la fillette avec qui un pubère a eu un rapport.

  95. 94

    وَبِحَيْضٍ وَنِفَاسٍ وَلَوْ بِلَا دَمٍ، لَا بِاسْتِحَاضَةٍ. وَنُدِبَ لِانْقِطَاعِهِ

    Et du fait des menstrues et des lochies, même sans sang ; non du fait de la métrorragie (istiḥāḍa), mais il est recommandé lorsqu'elle cesse.

  96. 95

    وَفَرَائِضُهُ: نِيَّةُ فَرْضِ الْغُسْلِ، أَوْ رَفْعِ الْحَدَثِ، أَوْ اسْتِبَاحَةِ مَمْنُوعٍ، بِأَوَّلِ مَفْعُولٍ وَمُوَالَاةٌ كَالْوُضُوءِ وَتَعْمِيمُ ظَاهِرِ الْجَسَدِ بِالْمَاءِ

    Ses obligations : l'intention de l'obligation du ghusl, ou de lever l'état d'impureté, ou de rendre licite ce qui était interdit, au premier geste accompli ; la continuité, comme pour le wuḍūʾ ; faire parvenir l'eau à toute la surface du corps ;

  97. 96

    وَدَلْكٌ وَلَوْ بَعْدَ صَبِّهِ وَإِنْ بِخِرْقَةٍ، فَإِنْ تَعَذَّرَ سَقَطَ، وَلَا اسْتِنَابَةَ

    frotter, fût-ce après avoir versé l'eau, fût-ce avec un linge ; si c'est impossible, l'obligation tombe, sans que l'on ait à se faire aider ;

  98. 97

    وَتَخْلِيلُ شَعْرٍ وَأَصَابِعِ رِجْلَيْهِ لَا نَقْضُ مَضْفُورِهِ، إلَّا إذَا اشْتَدَّ، أَوْ بِخُيُوطٍ كَثِيرَةٍ

    faire pénétrer l'eau dans les cheveux et entre les orteils ; sans avoir à défaire ses tresses, sauf si elles sont très serrées, ou nouées de nombreux fils.

  99. 98

    وَإِنْ شَكَّ غَيْرُ مُسْتَنْكِحٍ فِي مَحَلٍّ غَسَلَهُ وَوَجَبَ تَعَهُّدُ الْمَغَابِنِ مِنْ شُقُوقٍ وَأَسِرَّةٍ وَسُرَّةٍ وَرُفْغٍ وَإِبِطٍ

    Celui qui doute d'un endroit, s'il n'est pas sujet au doute obsédant, le lave. Il est obligatoire de prendre soin des replis : crevasses, plis, nombril, aine et aisselle.

  100. 99

    وَسُنَنُهُ: غَسْلُ يَدَيْهِ أَوَّلًا، وَمَضْمَضَةٌ، وَاسْتِنْشَاقٌ، وَاسْتِنْثَارٌ، وَمَسْحُ صِمَاخ

    Ses sunnas : se laver d'abord les mains, se rincer la bouche, aspirer l'eau par le nez, la rejeter, et essuyer le conduit de l'oreille.

  101. 100

    وَفَضَائِلُهُ: مَا مَرَّ فِي الْوُضُوءِ. وَبَدْءٌ بِإِزَالَةِ الْأَذَى، فَمَذَاكِيرُهُ، ثُمَّ أَعْضَاءُ وُضُوئِهِ مَرَّةً، وَتَخْلِيلُ أُصُولِ شَعْرِ رَأْسِهِ، وَتَثْلِيثُهُ يَعُمُّهُ بِكُلِّ غَرْفَةٍ، وَأَعْلَاهُ، وَمَيَامِنَهُ

    Ses mérites : ceux qui ont été cités pour le wuḍūʾ ; commencer par ôter la souillure, puis laver ses parties génitales, puis les membres du wuḍūʾ une seule fois ; faire pénétrer l'eau à la racine des cheveux ; verser trois fois sur la tête, chaque poignée la couvrant toute ; commencer par le haut du corps et par le côté droit.

  102. 101

    وَيُجْزِئُ عَنْ الْوُضُوءِ وَإِنْ تَبَيَّنَ عَدَمُ جَنَابَتِهِ، مَا لَمْ يَحْصُلْ نَاقِضٌ بَعْدَهُ وَقَبْلَ تَمَامِ الْغُسْلِ وَإِلَّا أَعَادَهُ مَرَّةً بِنِيَّتِهِ

    Le ghusl dispense du wuḍūʾ, même s'il s'avère que l'on n'était pas en état de janāba, tant qu'aucune cause d'annulation n'est survenue après [le lavage des membres du wuḍūʾ] et avant la fin du ghusl ; sinon on refait le wuḍūʾ une fois, avec son intention.

  103. 102

    وَالْوُضُوءُ عَنْ مَحَلِّهِ وَلَوْ نَاسِيًا لِجَنَابَتِهِ

    Et le wuḍūʾ dispense de relaver ses membres [dans le ghusl], même si l'on avait oublié sa janāba.

  104. 103

    وَلَوْ نَوَى الْجَنَابَةَ وَنَفْلًا أَوْ نِيَابَةً عَنْ النَّفْلِ، حَصَلَا

    S'il a l'intention du ghusl de la janāba et d'un ghusl surérogatoire, ou que le premier tienne lieu du second, les deux sont acquis.

  105. 104

    وَنُدِبَ لِجُنُبٍ وُضُوءٌ لِنَوْمٍ لَا تَيَمُّمٌ وَلَا يَنْتَقِضُ إلَّا بِجِمَاعٍ

    Il est recommandé à celui qui est en état de janāba de faire le wuḍūʾ pour dormir, non le tayammum ; ce wuḍūʾ n'est annulé que par le rapport charnel.

  106. 105

    وَتَمْنَعُ مَوَانِعَ الْأَصْغَرِ وَقِرَاءَةً إلَّا الْيَسِيرَ لِتَعَوُّذٍ أَوْ رُقْيَا أَوْ اسْتِدْلَالٍ، وَدُخُولُ مَسْجِدٍ وَلَوْ مُجْتَازًا وَلِمَنْ فَرْضُهُ التَّيَمُّمُ دُخُولُهُ بِهِ

    La janāba interdit ce qu'interdit l'impureté mineure, ainsi que la récitation du Coran, sauf un peu pour chercher protection, pour une invocation de guérison (ruqyā) ou pour appuyer un argument ; et l'entrée dans la mosquée, fût-ce pour la traverser. Celui dont l'obligation est le tayammum peut y entrer avec.

  107. Le tayammumفَصْلٌ فِي التَّيَمُّمِ
  108. 106

    إنَّمَا يُتَيَمَّمُ لِفَقْدِ مَاءٍ كَافٍ بِسَفَرٍ أَوْ حَضَرٍ، أَوْ قُدْرَةٍ عَلَى اسْتِعْمَالِهِ أَوْ خَوْفِ حُدُوثِ مَرَضٍ أَوْ زِيَادَتِهِ أَوْ تَأَخُّرِ بُرْءٍ

    On ne recourt au tayammum que faute d'eau suffisante, en voyage ou en résidence ; ou faute de pouvoir s'en servir ; ou par crainte qu'une maladie n'apparaisse, ne s'aggrave ou ne tarde à guérir ;

  109. 107

    أَوْ عَطَشِ مُحْتَرَمٍ وَلَوْ كَلْبًا أَوْ تَلَفِ مَالٍ لَهُ بَالٌ بِطَلَبِهِ أَوْ خُرُوجِ وَقْتٍ بِاسْتِعْمَالِهِ أَوْ فَقْدِ مُنَاوِلٍ أَوْ آلَةٍ

    ou par crainte de la soif d'un être protégé, fût-ce un chien ; ou de la perte d'un bien de valeur en allant la chercher ; ou de la sortie du temps en s'en servant ; ou faute de quelqu'un pour la tendre, ou d'instrument [pour la puiser].

  110. 108

    وَلَا يَتَيَمَّمُ صَحِيحٌ حَاضِرٌ لِجُمُعَةٍ، وَلَا تُجْزِئُ، وَالْأَظْهَرُ خِلَافُهُ، وَلَا لِجِنَازَةٍ، إلَّا إذَا تَعَيَّنَتْ وَلَا لِنَفْلٍ وَلَوْ وِتْرًا إلَّا تَبَعًا لِفَرْضٍ إنْ اتَّصَلَ بِهِ

    Le résident bien portant ne fait pas le tayammum pour la prière du vendredi, et elle n'est pas valable ainsi ; mais l'avis le plus apparent est le contraire. Ni pour la prière funéraire, sauf si elle lui incombe personnellement ; ni pour une prière surérogatoire [accomplie isolément], fût-ce le witr [prière impaire qui clôt la nuit] ; seulement à la suite d'une prière obligatoire, si elle y fait immédiatement suite.

  111. 109

    وَجَازَ نَفْلٌ، وَمَسُّ مُصْحَفٍ، وَقِرَاءَةٌ، وَطَوَافٌ وَرَكْعَتَاهُ بِتَيَمُّمِ فَرْضٍ أَوْ نَفْلٍ وَإِنْ تَقَدَّمَتْ، وَصَحَّ الْفَرْضُ إنْ تَأَخَّرَتْ

    Il est permis d'accomplir une prière surérogatoire, de toucher le muṣḥaf, de réciter, de faire le ṭawāf et ses deux rakʿa [unités de prière] avec le tayammum d'une prière obligatoire ou surérogatoire, même si ces actes précèdent l'obligatoire ; mais celle-ci n'est valide que s'ils viennent après elle.

  112. 110

    لَا فَرْضٌ آخَرُ وَإِنْ قُصِدَا بِهِ، وَبَطَلَ الثَّانِي، وَإِنْ مُشْتَرِكَةً وَلَوْ مِنْ مَرِيضٍ

    Non une autre prière obligatoire, même si les deux ont été visées par ce tayammum : la seconde est nulle, fût-elle une prière partageant le même temps, et fût-ce de la part d'un malade.

  113. 111

    وَلَزِمَ شِرَاءُ الْمَاءِ بِثَمَنٍ اُعْتِيدَ وَإِنْ بِذِمَّتِهِ إنْ لَمْ يَحْتَجْ لَهُ وَقَبُولُ هِبَتِهِ وَاقْتِرَاضه وَطَلَبُهُ لِكُلِّ صَلَاةٍ طَلَبًا لَا يَشُقُّ عَلَيْهِ دُونَ الْمِيلَيْنِ، إلَّا إذَا ظَنَّ عَدَمَهُ

    Il est tenu d'acheter l'eau au prix habituel, fût-ce à crédit, s'il n'a pas besoin de ce prix ; d'en accepter le don et de l'emprunter ; de la chercher pour chaque prière, d'une recherche qui ne lui soit pas pénible, à moins de deux milles, sauf s'il pense qu'il n'y en a pas.

  114. 112

    فَالْيَائِسُ أَوَّلَ الْمُخْتَارِ، وَالْمُتَرَدِّدُ فِي لُحُوقِهِ أَوْ وُجُودِهِ وَسَطَهُ، وَالرَّاجِي آخِرَهُ

    Celui qui désespère [de trouver l'eau fait le tayammum] au début du temps de choix ; celui qui hésite sur la possibilité de l'atteindre ou sur son existence, au milieu ; celui qui l'espère, à la fin.

  115. 113

    وَلَا إعَادَةَ إلَّا لِمُقَصِّرٍ، فَفِي الْوَقْتِ كَوَاجِدِهِ بَعْدَ طَلَبِهِ بِقُرْبِهِ أَوْ رَحْلِهِ، وَخَائِفِ لِصٍّ أَوْ سَبُعٍ، فَتَبَيَّنَ عَدَمُهُ، وَمَرِيضٍ عَدِمَ مُنَاوِلًا، وَرَاجٍ قَدَّمَ، وَمُتَرَدِّدٍ فِي لُحُوقٍ فَلَحِقَهُ، كَنَاسٍ ذَكَرَ بَعْدَهَا

    Pas de prière à refaire, sauf pour qui a été négligent, et alors dans le temps : ainsi celui qui trouve l'eau, après l'avoir cherchée, tout près de lui ou dans ses bagages ; celui qui craignait un voleur ou un fauve, quand il s'avère qu'il n'y en avait pas ; le malade qui n'avait personne pour la lui tendre ; celui qui l'espérait et a prié en avance ; celui qui hésitait sur la possibilité de l'atteindre et l'a atteinte ; de même celui qui l'avait oubliée et s'en souvient après la prière.

  116. 114

    وَفَرَائِضُهُ: نِيَّةُ اسْتِبَاحَةِ الصَّلَاةِ أَوْ فَرْضِ التَّيَمُّمِ عِنْدَ الضَّرْبَةِ الْأُولَى، وَلَزِمَ نِيَّةُ أَكْبَرَ إنْ كَانَ

    Ses obligations : l'intention de rendre la prière licite, ou celle de l'obligation du tayammum, au premier contact des mains avec le sol ; l'intention visant l'impureté majeure est requise s'il y en a une ;

  117. 115

    وَالضَّرْبَةُ الْأُولَى، وَتَعْمِيمُ مَسْحِ وَجْهِهِ وَيَدَيْهِ لِكُوعَيْهِ، مَعَ تَخْلِيلِ أَصَابِعِهِ، وَنَزْعِ خَاتَمِهِ

    le premier contact avec le sol ; essuyer entièrement le visage et les mains jusqu'aux poignets, en passant entre les doigts et en retirant la bague ;

  118. 116

    وَصَعِيدٍ طَاهِرٍ كَتُرَابٍ، وَهُوَ أَفْضَلُ وَرَمْلٍ وَحَجَرٍ وَجَصٍّ لَمْ يُطْبَخْ وَمَعْدِنٍ غَيْرِ نَقْدٍ وَجَوْهَرٍ وَمَنْقُولٍ كَشَبٍّ وَمِلْحٍ وَحَدِيدٍ وَرُخَامٍ كَثَلْجٍ لَا خَشَبٍ وَحَشِيشٍ

    un sol pur (ṣaʿīd), comme la terre, qui est le meilleur, le sable, la pierre, le gypse non cuit, et le minerai qui n'est ni or ou argent, ni pierre précieuse, ni déplacé de son gisement, tel l'alun, le sel, le fer et le marbre [tant qu'ils sont en place] ; de même la neige ; non le bois ni l'herbe ;

  119. 117

    وَالْمُوَالَاةُ

    et la continuité.

  120. 118

    وَسُنَنُهُ: تَرْتِيبٌ وَضَرْبَةٌ لِيَدَيْهِ وَإِلَى الْمِرْفَقَيْنِ، وَنَقْلُ مَا تَعَلَّقَ بِهِمَا مِنْ غُبَارٍ

    Ses sunnas : l'ordre ; un [second] contact avec le sol pour les mains ; essuyer jusqu'aux coudes ; et porter [jusqu'au membre] la poussière restée sur les mains.

  121. 119

    وَنُدِبَ: تَسْمِيَةٌ، وَصَمْتٌ، وَاسْتِقْبَالٌ، وَتَقْدِيمُ الْيَدِ الْيُمْنَى، وَجَعْلُ ظَاهِرِهَا مِنْ طَرَفِ الْأَصَابِعِ بِبَاطِنِ يُسْرَاهُ، فَيُمِرُّهَا إلَى الْمِرْفَقِ، ثُمَّ بَاطِنِهَا لِآخِرِ الْأَصَابِعِ، ثُمَّ يُسْرَاهُ كَذَلِكَ

    Il est recommandé de dire « bismillāh », de garder le silence, de faire face à la qibla, de commencer par la main droite, d'en placer le dos, depuis le bout des doigts, contre la paume de la gauche que l'on fait glisser jusqu'au coude, puis de revenir par sa face interne jusqu'au bout des doigts ; puis de même pour la gauche.

  122. 120

    وَيُبْطِلُهُ مُبْطِلُ الْوُضُوءِ؛ وَوُجُودُ مَاءٍ قَبْلَ الصَّلَاةِ، لَا فِيهَا، إلَّا نَاسِيه

    Il est annulé par ce qui annule le wuḍūʾ, et par la présence de l'eau avant la prière, non pendant celle-ci, sauf pour qui l'avait oubliée.

  123. 121

    وَكُرِهَ لِفَاقِدِهِ إبْطَالُ وُضُوءٍ أَوْ غُسْلٍ إلَّا لِضَرَرٍ وَلِصَحِيحٍ تَيَمُّمٌ بِحَائِطٍ لَبِنٍ أَوْ حَجَرٍ كَمَرِيضٍ

    Il est déconseillé à celui qui n'a pas d'eau d'annuler son wuḍūʾ ou son ghusl, sauf en cas de préjudice. Il est permis au bien portant de faire le tayammum sur un mur de brique crue ou de pierre, comme au malade.

  124. 122

    وَتَسْقُطُ الصَّلَاةُ بِفَقْدِ الطَّهُورَيْنِ، أَوْ الْقُدْرَةِ عَلَى اسْتِعْمَالِهِمَا

    L'obligation de la prière tombe faute des deux moyens de purification, ou faute de pouvoir s'en servir.

  125. L'essuyage du pansementفَصْلٌ الْمَسْحُ عَلَى الْجَبِيرَةِ وَنَحْوِهَا
  126. 123

    إنْ خِيفَ غَسْلُ مَحَلٍّ، بِنَحْوِ جُرْحٍ كَالتَّيَمُّمِ، مُسِحَ فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَعَلَى الْجَبِيرَةِ ثُمَّ عَلَى الْعِصَابَةِ كَقِرْطَاسِ صُدْغٍ أَوْ عِمَامَةٍ خِيفَ بِنَزْعِهَا

    Si l'on craint de laver un endroit atteint d'une blessure ou d'un mal semblable, d'une crainte comme celle qui autorise le tayammum, on l'essuie ; si on ne le peut pas, on essuie le pansement (jabīra) ; puis, à défaut, le bandage ; de même le papier posé sur la tempe, ou le turban que l'on craint de retirer ;

  127. 124

    وَإِنْ بِغُسْلٍ أَوْ بِلَا طُهْرٍ أَوْ انْتَشَرَتْ إنْ كَانَ غَسْلُ الصَّحِيحِ لَا يَضُرُّ، وَإِلَّا فَفَرْضُهُ التَّيَمُّمُ كَأَنْ قَلَّ جِدًّا كَيَدٍ

    même pour le ghusl, même s'il a été posé hors état de pureté, même s'il s'étend [au-delà du mal] ; à condition que le lavage de la partie saine ne nuise pas ; sinon l'obligation est le tayammum ; de même si la partie saine est très réduite, une main par exemple.

  128. 125

    وَإِنْ نَزَعَهَا لِدَوَاءٍ أَوْ سَقَطَتْ رَدَّهَا وَمَسَحَ إنْ لَمْ يَطُلْ، كَالْمُوَالَاةِ وَلَوْ كَانَ فِي صَلَاةٍ بَطَلَتْ كَأَنْ صَحَّ، وَبَادَرَ لِغَسْلِ مَحَلِّهَا أَوْ مَسْحِهِ

    S'il l'ôte pour un remède, ou qu'il tombe, il le remet et essuie, si l'intervalle n'a pas été long, selon la règle de la continuité ; s'il était en prière, celle-ci est nulle. De même s'il guérit : il se hâte de laver l'endroit, ou de l'essuyer.

  129. Les menstrues et les lochiesفَصْلٌ فِي الْحَيْضِ
  130. 126

    الْحَيْضُ دَمٌ أَوْ صُفْرَةٌ أَوْ كُدْرَةٌ خَرَجَ بِنَفْسِهِ مِنْ قُبُلِ مَنْ تَحْمِلُ عَادَةً وَأَقَلُّهُ فِي الْعِبَادَةِ دَفْقَةٌ

    Les menstrues (ḥayḍ) sont un sang, ou un écoulement jaunâtre ou trouble, sorti de lui-même du sexe d'une femme en âge habituel de concevoir. Leur minimum, pour les actes d'adoration, est un seul flux.

  131. 127

    وَأَكْثَرُهُ لِمُبْتَدَأَةٍ نِصْفُ شَهْرٍ كَأَقَلِّ الطُّهْرِ

    Leur maximum, pour celle qui les a pour la première fois, est un demi-mois, comme le minimum de la période de pureté.

  132. 128

    وَلِمُعْتَادَةٍ ثَلَاثَةُ أَيَّامٍ عَلَى أَكْثَرِ عَادَتِهَا اسْتِظْهَارًا، مَا لَمْ تُجَاوِزْهُ ثُمَّ هِيَ مُسْتَحَاضَةٌ تَصُومُ وَتُصَلِّي وَتُوطَأُ

    Pour celle qui a une habitude : trois jours au-delà de sa plus longue habitude, par précaution (istiẓhār), tant qu'elle ne dépasse pas le demi-mois ; ensuite elle est en état de métrorragie : elle jeûne, prie et a des rapports.

  133. 129

    وَلِحَامِلٍ فِيمَا بَعْدَ شَهْرَيْنِ عِشْرُونَ، وَفِي سِتَّةٍ فَأَكْثَرَ ثَلَاثُونَ

    Pour la femme enceinte : après deux mois de grossesse, vingt jours ; à six mois et plus, trente.

  134. 130

    فَإِنْ تَقَطَّعَتْ أَيَّامُهُ بِطُهْرٍ لَفَّقَتْهَا فَقَطْ عَلَى تَفْصِيلِهَا، ثُمَّ مُسْتَحَاضَةٌ، وَتَغْتَسِلُ كُلَّمَا انْقَطَعَ وَتَصُومُ وَتُصَلِّي وَتُوطَأُ

    Si les jours de sang sont entrecoupés de pureté, elle n'additionne que les jours de sang, selon le détail qui précède ; ensuite elle est en état de métrorragie. Elle fait le ghusl chaque fois que le sang cesse, jeûne, prie et a des rapports.

  135. 131

    فَإِنْ مَيَّزَتْ بَعْدَ طُهْرٍ تَمَّ فَحَيْضٌ، فَإِنْ دَامَ بِصِفَةِ التَّمْيِيزِ اسْتَظْهَرَتْ، وَإِلَّا فَلَا

    Si [la femme en métrorragie] distingue un sang différent après une période de pureté complète, ce sont des menstrues ; s'il se prolonge avec ce caractère distinctif, elle ajoute les jours de précaution ; sinon, non.

  136. 132

    وَعَلَامَةُ الطُّهْرِ جُفُوفٌ أَوْ قَصَّةٌ - وَهِيَ أَبْلَغُ - فَتَنْتَظِرُهَا مُعْتَادَتُهُمَا لِآخِرِ الْمُخْتَارِ بِخِلَافِ مُعْتَادَةِ الْجُفُوفِ فَلَا تَنْتَظِرُ مَا تَأَخَّرَ مِنْهُمَا كَالْمُبْتَدَأَةِ

    Le signe de la pureté est la sécheresse, ou l'écoulement blanc (qaṣṣa), qui est le plus probant : celle qui a l'habitude des deux attend donc l'écoulement blanc [si elle voit d'abord la sécheresse] jusqu'à la fin du temps de choix ; à la différence de celle qui a l'habitude de la sécheresse, qui n'attend pas celui des deux qui tarde ; de même celle qui a ses menstrues pour la première fois.

  137. 133

    وَمَنَعَ صِحَّةَ طَوَافٍ، وَاعْتِكَافٍ وَصَلَاةٍ، وَصَوْمٍ، وَوُجُوبَهُمَا وَقَضَاءُ الصَّوْمِ بِأَمْرٍ جَدِيدٍ

    Les menstrues empêchent la validité du ṭawāf, de la retraite spirituelle (iʿtikāf), de la prière et du jeûne, ainsi que l'obligation de ces deux derniers ; le rattrapage du jeûne résulte d'un ordre nouveau.

  138. 134

    وَحَرُمَ بِهِ طَلَاقٌ، وَتَمَتُّعٌ بِمَا بَيْنَ سُرَّةٍ وَرُكْبَةٍ، حَتَّى تَطْهُرَ بِالْمَاءِ، وَدُخُولُ مَسْجِدٍ، وَمَسُّ مُصْحَفٍ لَا قِرَاءَةٌ

    Sont interdits de leur fait : la répudiation, la jouissance de ce qui est entre le nombril et le genou, jusqu'à ce qu'elle se soit purifiée par l'eau, l'entrée dans la mosquée et le fait de toucher le muṣḥaf ; non la récitation.

    Le commentaire précise que seul le rapport charnel est visé entre le nombril et le genou.

  139. 135

    وَالنِّفَاسُ: مَا خَرَجَ لِلْوِلَادَةِ مَعَهَا أَوْ بَعْدَهَا، وَلَوْ بَيْنَ تَوْأَمَيْنِ وَأَكْثَرُهُ سِتُّونَ يَوْمًا وَالطُّهْرُ مِنْهُ وَتَقَطُّعُهُ وَمَنْعُهُ كَالْحَيْضِ

    Les lochies (nifās) sont le sang sorti du fait de l'accouchement, avec lui ou après lui, fût-ce entre deux jumeaux. Leur maximum est de soixante jours. La pureté qui y met fin, leur interruption et ce qu'elles interdisent sont comme pour les menstrues.

Autres ouvrages

ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānīal-Mukhtaṣar, al-Akhḍarīal-Muqaddima al-ʿAshmāwiyya, al-ʿAshmāwī