Aqrab al-masālik, ad-Dardīr
Aqrab al-masālik li-madhhab al-imām Mālik, « Le plus court des chemins vers l’école de l’imam Mālik », est l’œuvre d’Aḥmad ad-Dardīr (m. 1201 h). L’auteur le présente comme un livre « cueilli parmi les fruits du Mukhtaṣar de l’imam Khalīl » : il s’y limite aux avis qu’il juge les plus probants, restreint ce que Khalīl a laissé absolu et inversement, pour en faciliter l’accès. Il couvre toute la matière, de la purification aux successions. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de son commentaire.
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Le texte, en arabe et en français
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La prière (ṣalāt)بَابُ الصَّلَاةِ
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136
الْوَقْتُ الْمُخْتَارُ لِلظُّهْرِ مِنْ الزَّوَالِ لِآخِرِ الْقَامَةِ بِغَيْرِ ظِلِّ الزَّوَالِ، وَهُوَ أَوَّلُ وَقْتِ الْعَصْرِ، لِلِاصْفِرَارِ، وَاشْتَرَكَا فِيهِ بِقَدْرِهَا
Le temps de choix (mukhtār) du ẓuhr [prière de midi] va du déclin du soleil jusqu'à ce que l'ombre atteigne la taille de l'objet, sans compter l'ombre du déclin ; c'est là le début du temps du ʿaṣr [prière de l'après-midi], qui va jusqu'au jaunissement du soleil ; les deux prières partagent ce moment, pour la durée de l'une d'elles.
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137
وَلِلْمَغْرِبِ غُرُوبُ الشَّمْسِ بِقَدْرِ فِعْلِهَا بَعْدَ شُرُوطِهَا
Celui du maghrib [prière du couchant] est le coucher du soleil, pour la durée de son accomplissement après celle de ses conditions.
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138
وَلِلْعِشَاءِ مِنْ غُرُوبِ الشَّفَقِ الْأَحْمَرِ لِلثُّلُثِ الْأَوَّلِ
Celui du ʿishāʾ [prière de la nuit] va de la disparition de la lueur rouge jusqu'au premier tiers de la nuit.
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139
وَلِلصُّبْحِ مِنْ طُلُوعِ الْفَجْرِ الصَّادِقِ لِلْإِسْفَارِ الْبَيِّنِ
Celui du ṣubḥ [prière de l'aube] va du lever de l'aube véritable jusqu'à la clarté manifeste.
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140
وَأَفْضَلُ الْوَقْتِ أَوَّلُهُ مُطْلَقًا. إلَّا الظُّهْرَ لِجَمَاعَةٍ فَلِرُبْعِ الْقَامَةِ، وَيُزَادُ لِشِدَّةِ الْحَرِّ لِنِصْفِهَا
Le meilleur moment est le début du temps, dans tous les cas ; sauf le ẓuhr en groupe, retardé jusqu'au quart de la taille de l'ombre, et davantage, jusqu'à la moitié, par forte chaleur.
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141
وَالْأَفْضَلُ لِفَذٍّ انْتِظَارُ جَمَاعَةٍ يَرْجُوهَا
Pour celui qui prie seul, le mieux est d'attendre un groupe qu'il espère.
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142
وَمَنْ خَفِيَ عَلَيْهِ الْوَقْتُ اجْتَهَدَ بِنَحْوِ وِرْدٍ وَكَفَتْ غَلَبَةُ الظَّنِّ، فَإِنْ تَخَلَّفَ ظَنُّهُ وَتَبَيَّنَ تَقْدِيمُهَا أَعَادَ وُجُوبًا وَمَنْ شَكَّ فِي دُخُولِهِ لَمْ تُجْزِهِ وَإِنْ وَقَعَتْ فِيهِ
Celui à qui le temps échappe s'efforce de l'estimer, par ses lectures habituelles (wird) ou un moyen semblable ; la forte présomption suffit. Si sa présomption se révèle fausse et qu'il s'avère qu'il a prié en avance, il refait la prière, obligatoirement. Celui qui prie en doutant de l'entrée du temps, sa prière ne vaut pas, même si elle est tombée dans le temps.
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143
وَالضَّرُورِيُّ تِلْوَ الْمُخْتَارِ لِطُلُوعِ الشَّمْسِ فِي الصُّبْحِ، وَلِغُرُوبِهَا فِي الظُّهْرَيْنِ وَلِلْفَجْرِ فِي الْعِشَاءَيْنِ
Le temps de nécessité (ḍarūrī) suit le temps de choix : jusqu'au lever du soleil pour le ṣubḥ, jusqu'à son coucher pour le ẓuhr et le ʿaṣr, jusqu'à l'aube pour le maghrib et le ʿishāʾ.
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144
وَتُدْرَكُ فِيهِ الصَّلَاةُ بِرَكْعَةٍ كَالِاخْتِيَارِيِّ وَالْكُلُّ أَدَاءٌ وَأَثِمَ الْمُؤَخِّرُ لَهُ
La prière y est saisie par une rakʿa, comme dans le temps de choix, et le tout est alors accompli dans le temps (adāʾ). Celui qui retarde la prière jusqu'à ce temps commet un péché,
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145
إلَّا لِعُذْرٍ مِنْ كُفْرٍ إنْ طَرَأَ وَصِبًا وَإِغْمَاءٍ وَجُنُونٍ وَفَقْدِ طَهُورَيْنِ وَحَيْضٍ وَنِفَاسٍ وَنَوْمٍ وَغَفْلَةٍ لَا سُكْرٍ
sauf excuse : la mécréance, même survenue [par apostasie], l'enfance, l'évanouissement, la folie, l'absence des deux moyens de purification, les menstrues, les lochies, le sommeil et l'inadvertance ; non l'ivresse.
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146
وَتُدْرَكُ الْمُشْتَرِكَتَانِ بِزَوَالِهِ بِفَضْلٍ رَكْعَةٍ عَنْ الْأُولَى
Les deux prières qui partagent un même temps sont saisies, quand l'excuse disparaît, s'il reste une rakʿa en plus de la première.
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147
وَالْمَعْذُورُ غَيْرَ كَافِرٍ يُقَدَّرُ لَهُ الطُّهْرُ فَإِنْ بَقِيَ بَعْدَهُ مَا يَسَعُ رَكْعَةً بِسَجْدَتَيْهَا وَجَبَتْ الصُّبْحُ كَأَخِيرَةِ الْمُشْتَرَكَتَيْنِ
Pour celui qui avait une excuse, hormis le mécréant, on décompte le temps de la purification. S'il reste ensuite de quoi accomplir une rakʿa avec ses deux prosternations, le ṣubḥ est obligatoire ; de même la dernière des deux prières qui partagent un temps.
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148
وَخَمْسًا حَضَرًا أَوْ ثَلَاثًا سَفَرًا وَجَبَ الظُّهْرَانِ وَأَرْبَعًا مُطْلَقًا وَجَبَ الْعِشَاءَانِ
S'il reste de quoi en accomplir cinq en résidence, ou trois en voyage, le ẓuhr et le ʿaṣr sont obligatoires ; quatre, dans tous les cas, le maghrib et le ʿishāʾ.
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149
وَطُرُوُّ غَيْرِ النَّوْمِ وَالنِّسْيَانِ فِيهِ لِمَا ذُكِرَ مُسْقِطٌ لَهَا وَلَا يُقَدَّرُ طُهْرٌ
La survenue, dans ce temps, d'une excuse autre que le sommeil et l'oubli, alors qu'il reste la durée indiquée, fait tomber la prière ; et l'on ne décompte pas [ici] le temps de la purification.
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150
وَتَارِكُهَا بِلَا عُذْرٍ يُؤَخِّرُ لِمَا ذُكِرَ وَيُقْتَلُ بِالسَّيْفِ حَدًّا
Celui qui la délaisse sans excuse, on lui accorde un délai jusqu'à ce qu'il reste la durée indiquée ; puis il est mis à mort par l'épée, à titre de peine légale (ḥadd).
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151
وَالْجَاحِدُ لَهَا كَافِرٌ كَكُلِّ مَنْ جَحَدَ مَا عُلِمَ مِنْ الدِّينِ ضَرُورَةً
Celui qui en nie l'obligation est mécréant, comme quiconque nie ce qui est connu de la religion par nécessité.
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152
وَحَرُمَ نَفْلٌ حَالَ طُلُوعِ شَمْسٍ، وَغُرُوبِهَا وَخُطْبَةِ جُمُعَةٍ وَخُرُوجٍ لَهَا وَضِيقِ وَقْتٍ وَذِكْرٍ فَائِتَةٍ وَإقَامَةٍ لِحَاضِرَةٍ
La prière surérogatoire est interdite au moment du lever du soleil, de son coucher, du sermon du vendredi, de la sortie [de l'imam] pour celui-ci, lorsque le temps est serré, lorsqu'on se souvient d'une prière manquée, et à l'iqāma [annonce du début de la prière] de la prière présente.
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153
وَكُرِهَ بَعْدَ فَجْرٍ وَبَعْدَ أَدَاءِ فَرْضِ عَصْرٍ إلَى أَنْ تَرْتَفِعَ قَيْدَ رُمْحٍ، وَتُصَلَّى الْمَغْرِبُ
Elle est déconseillée après l'aube et après l'accomplissement de la prière obligatoire du ʿaṣr, jusqu'à ce que le soleil s'élève de la hauteur d'une lance et que le maghrib soit prié ;
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154
إلَّا رَكْعَتَيْ الْفَجْرِ وَالْوِرْدَ قَبْلَ فَرْضِ صُبْحٍ وَإسْفَارٍ لِمَنْ اعْتَادَهُ وَغَلَبَهُ النَّوْمُ وَلَمْ يَخَفْ فَوَاتَ جَمَاعَةٍ
sauf les deux rakʿa de l'aube ; et le wird, avant l'obligatoire du ṣubḥ et avant la clarté, pour qui en a l'habitude, a été vaincu par le sommeil et ne craint pas de manquer la prière en groupe ;
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155
وَإِلَّا جِنَازَةً وَسُجُودَ تِلَاوَةٍ قَبْلَ إسْفَارٍ وَاصْفِرَارٍ
sauf aussi la prière funéraire et la prosternation de récitation, avant la clarté et avant le jaunissement.
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156
وَقَطَعَ إذَا أَحْرَمَ بِوَقْتِ نَهْيٍ
Il interrompt sa prière s'il l'a commencée à un moment proscrit.
- L'adhān et l'iqāmaفَصْلٌ فِي الْأَذَانِ
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157
الْأَذَانُ سُنَّةٌ مُؤَكَّدَةٌ بِكُلِّ مَسْجِدٍ وَلِجَمَاعَةٍ طَلَبَتْ غَيْرَهَا لِفَرْضٍ وَقْتِيٍّ اخْتِيَارِيٍّ أَوْ مَجْمُوعَةٍ مَعَهُ
L'adhān [appel à la prière] est une sunna appuyée dans toute mosquée, et pour un groupe qui en appelle d'autres, pour une prière obligatoire à temps fixé, dans son temps de choix, ou pour celle qui lui est réunie.
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158
وَكُرِهَ لِغَيْرِهِمْ حَضَرًا وَنُدِبَ سَفَرًا وَلَوْ دُونَ مَسَافَةِ قَصْرٍ
Il est déconseillé pour les autres en résidence, et recommandé en voyage, fût-ce à moins de la distance de raccourcissement ;
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159
وَلِفَائِتَةٍ وَذَاتِ ضَرُورِيٍّ وَجِنَازَةٍ وَنَافِلَةٍ
[il est déconseillé aussi] pour une prière manquée, pour une prière accomplie dans le temps de nécessité, pour la prière funéraire et pour la surérogatoire.
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160
وَهُوَ مُثَنًّى وَلَوْ: الصَّلَاةُ خَيْرٌ مِنْ النَّوْمِ بِصُبْحٍ إلَّا الْجُمْلَةَ الْأَخِيرَةَ
Ses formules se disent deux fois, y compris « la prière vaut mieux que le sommeil » au ṣubḥ, sauf la dernière phrase.
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161
وَخَفَّضَ الشَّهَادَتَيْنِ مُسَمِّعًا ثُمَّ رَجَّعَهُمَا بِأَعْلَى صَوْتِهِ مُسَاوِيًا بِهِمَا التَّكْبِيرَ مَجْزُومٌ بِلَا فَصْلٍ
Le muezzin prononce les deux attestations à voix basse, de façon audible, puis les reprend de sa voix la plus haute, à l'égal du takbīr [« Allāhu akbar »] ; l'adhān se dit sans voyelle finale et sans interruption ;
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162
وَبَنَى إنْ لَمْ يَطُلْ
s'il s'interrompt, il reprend là où il en était, si l'interruption n'a pas été longue.
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163
وَحَرُمَ قَبْلَ الْوَقْتِ إلَّا الصُّبْحَ فَيُنْدَبُ بِسُدُسِ اللَّيْلِ الْأَخِيرِ ثُمَّ يُعَادُ عِنْدَ الْفَجْرِ
Il est interdit avant le temps, sauf pour le ṣubḥ : il est alors recommandé au dernier sixième de la nuit, puis on le répète à l'aube.
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164
وَصِحَّتُهُ بِإِسْلَامٍ وَعَقْلٍ وَذُكُورَةٍ وَدُخُولِ وَقْتٍ
Sa validité tient à l'islam, à la raison, au sexe masculin et à l'entrée du temps.
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165
وَنُدِبَ مُتَطَهِّرٌ صَيِّتٌ مُرْتَفِعٌ قَائِمٌ إلَّا لِعُذْرٍ مُسْتَقْبِلٌ إلَّا لِإِسْمَاعٍ
Il est recommandé que le muezzin soit en état de pureté, qu'il ait une belle voix, qu'il soit en hauteur, debout sauf excuse, tourné vers la qibla sauf pour se faire entendre ;
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166
وَحِكَايَتُهُ لِسَامِعِهِ لِمُنْتَهَى الشَّهَادَتَيْنِ وَلَوْ بِنَفْلٍ
et, à qui l'entend, de le répéter jusqu'à la fin des deux attestations, même s'il est en prière surérogatoire.
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167
وَالْإِقَامَةُ سُنَّةُ عَيْنٍ لِذَكَرٍ بَالِغٍ فَذٍّ أَوْ مَعَ نِسَاءٍ وَكِفَايَةٍ لِجَمَاعَةِ الذُّكُورِ الْبَالِغِينَ
L'iqāma est une sunna individuelle pour l'homme pubère qui prie seul ou avec des femmes, et une sunna collective pour le groupe des hommes pubères.
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168
وَنُدِبَتْ لِمَرْأَةٍ وَصَبِيٍّ سِرًّا وَهِيَ مُفْرَدَةٌ إلَّا التَّكْبِيرَ وَجَازَ قِيَامُهُ مَعَهَا أَوْ بَعْدَهَا
Elle est recommandée, à voix basse, pour la femme et pour l'enfant. Ses formules se disent une fois, sauf le takbīr. Il est permis de se lever pendant l'iqāma ou après elle.
- Les conditions de la prièreفَصْلٌ فِي شُرُوطِ الصَّلَاةِ
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169
تَجِبُ عَلَى مُكَلَّفٍ مُتَمَكِّنٌ مِنْ طَهَارَةِ الْحَدَثِ غَيْرُ نَائِمٍ وَلَا غَافِلٍ
La prière est obligatoire pour le responsable qui est en mesure de se purifier de l'impureté rituelle, et qui n'est ni endormi ni inconscient.
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170
وَأُمِرَ صَبِيٌّ بِهَا لِسَبْعٍ وَضُرِبَ عَلَيْهَا لِعَشْرٍ وَفُرِّقَ بَيْنَهُمْ فِي الْمَضَاجِعِ
On ordonne la prière à l'enfant à sept ans ; on le frappe pour elle à dix ans ; et on les sépare dans les couches.
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171
وَصِحَّتُهَا: بِعَقْلٍ وَقُدْرَةٍ عَلَى طَهَارَةِ حَدَثٍ وَنَقَاءٍ مِنْ حَيْضٍ وَنِفَاسٍ وَبِإِسْلَامٍ وَطَهَارَةِ حَدَثٍ وَخَبَثٍ عَلَى مَا مَرَّ
Sa validité tient à la raison, à la capacité de se purifier de l'impureté rituelle, au fait d'être dégagée des menstrues et des lochies ; à l'islam, à la purification de l'impureté rituelle et à celle de la souillure matérielle, selon ce qui a été exposé.
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172
وَجَازَتْ بِمَقْبَرَةٍ وَحَمَّامٍ وَمَزْبَلَةٍ وَمَحَجَّةِ طَرِيقٍ وَمَجْزَرَةٍ إنْ أُمِنَتْ النَّجَاسَةُ وَإِلَّا أَعَادَ بِوَقْتٍ إنْ شَكَّ
Elle est permise dans un cimetière, un bain, un dépotoir, au milieu du chemin et dans un abattoir, si l'on est à l'abri de l'impureté ; sinon on la refait dans le temps, si l'on a un doute.
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173
وَبِمَرْبِضِ غَنَمٍ، وَبَقَرٍ وَكُرِهَتْ بِمَعْطِنِ إبِلٍ وَأَعَادَ بِوَقْتٍ وَإِنْ أَمِنَ
[Elle est permise aussi] dans l'enclos des moutons et des bovins. Elle est déconseillée dans l'aire de repos des chameaux : on la refait dans le temps, même si l'on était à l'abri de l'impureté.
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174
وَبِكَنِيسَةٍ مُطْلَقًا إلَّا لِضَرُورَةٍ وَلَا إعَادَةَ إلَّا بِعَامِرَةٍ نَزَلَهَا اخْتِيَارًا وَصَلَّى بِمَشْكُوكٍ فَفِي الْوَقْتِ
[Elle est déconseillée] dans une église, dans tous les cas, sauf nécessité. Pas de prière à refaire, sauf dans une église en activité où l'on s'est arrêté par choix et où l'on a prié sur un sol douteux : alors dans le temps.
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175
وَإِنْ رَعَفَ قَبْلَهَا وَدَامَ فَإِنْ ظَنَّ اسْتِغْرَاقَهُ الْوَقْتَ صَلَّى وَإِلَّا أَخَّرَ لِآخِرِ الِاخْتِيَارِيِّ
S'il saigne du nez avant la prière et que cela dure : s'il pense que le saignement couvrira tout le temps, il prie ; sinon il retarde jusqu'à la fin du temps de choix.
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176
أَوْ فِيهَا فَإِنْ ظَنَّ دَوَامَهُ لَهُ تَمَادَى وَأَوْمَأَ إنْ خَافَ ضَرَرًا أَوْ تَلَطُّخَ ثَوْبٍ لَا بَدَنٍ
S'il saigne pendant la prière : s'il pense que cela durera jusqu'à la fin du temps [de choix], il poursuit, et il indique les gestes par signes s'il craint un préjudice ou de tacher son vêtement, non son corps.
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177
وَإِنْ لَمْ يَظُنَّ فَإِنْ رَشَحَ فَتَلَهُ بِأَنَامِلِ يُسْرَاهُ الْعُلْيَا، فَإِنْ لَمْ يَنْقَطِعْ فَبِالْوُسْطَى فَإِنْ زَادَ فِيهَا عَلَى دِرْهَمٍ قَطَعَ
S'il ne le pense pas : si le sang suinte, il l'essuie en le roulant avec les phalanges supérieures des doigts de la main gauche ; s'il ne s'arrête pas, avec les phalanges médianes ; s'il dépasse, sur celles-ci, la surface d'un dirham, il interrompt la prière ;
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178
كَأَنْ لَطَّخَهُ أَوْ خَافَ تَلَوُّثَ فُرُشِ مَسْجِدٍ
de même s'il l'a taché [de plus d'un dirham], ou s'il craint de souiller les tapis de la mosquée.
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179
وَإِلَّا فَلَهُ الْبِنَاءُ فَيَخْرُجُ لِغَسْلِهِ مُمْسِكٌ أَنْفَهُ
Sinon [si le sang coule ou goutte], il peut reprendre sa prière là où il l'a laissée (bināʾ) : il sort laver le sang en se tenant le nez,
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180
إنْ لَمْ يَتَلَطَّخْ وَلَمْ يُجَاوِزْ أَقْرَبَ مَكَان مُمْكِنٍ وَقَرُبَ وَلَمْ يَسْتَدْبِرْ بِلَا عُذْرٍ وَلَمْ يَطَأْ نَجِسًا وَلَمْ يَتَكَلَّمْ وَلَوْ سَهْوًا
à condition qu'il ne se soit pas taché, qu'il ne dépasse pas l'endroit possible le plus proche, que celui-ci soit proche, qu'il ne tourne pas le dos à la qibla sans excuse, qu'il ne marche pas sur une impureté et qu'il ne parle pas, même par inadvertance.
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181
وَلَا يَعْتَدُّ بِرَكْعَةٍ إلَّا إذَا كَمُلَتْ بِالِاعْتِدَالِ مِنْ سَجْدَتِهَا الثَّانِيَةِ
Il ne compte une rakʿa que si elle a été achevée en se redressant de sa seconde prosternation.
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182
وَأَتَمَّ بِمَوْضِعِهِ إنْ أَمْكَنَ وَإِلَّا فَأَقْرَبُ مَكَان مُمْكِنٍ إنْ ظَنَّ فَرَاغَ إمَامِهِ وَإِلَّا رَجَعَ لَهُ وَلَوْ فِي السَّلَامِ
Il achève sur place, si c'est possible, sinon dans l'endroit possible le plus proche, s'il pense que son imam a terminé ; sinon il retourne à lui, fût-ce pour le salut final.
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183
فَلَوْ أَدْرَكَ مَعَهُ الرَّكْعَةَ الْأُولَى وَالْأَخِيرَةَ مِنْ رُبَاعِيَّةٍ أَتَى بِرَكْعَةٍ بِسُورَةٍ وَجَلَسَ
S'il a saisi avec lui la première et la dernière rakʿa d'une prière de quatre, il accomplit [après le salut de l'imam] une rakʿa avec une sourate, puis s'assoit [et accomplit ensuite une autre rakʿa].
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184
وَرَجَعَ فِي الْجُمُعَةِ مُطْلَقًا لِأَوَّلِ الْجَامِعِ وَإِلَّا بَطَلَتْ
Pour la prière du vendredi, il revient dans tous les cas au premier endroit de la grande mosquée ; sinon elle est nulle.
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185
وَإِنْ لَمْ يُتِمَّ مَعَهُ رَكْعَةً فِيهَا ابْتَدَأَ ظُهْرًا بِإِحْرَامٍ
S'il n'y avait pas achevé une rakʿa avec l'imam, il recommence un ẓuhr, avec un nouveau takbīr d'entrée.
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186
وَإِنْ رَعَفَ حَالَ سَلَامِ إمَامِهِ سَلَّمَ وَصَحَّتْ
S'il saigne au moment du salut de son imam, il fait le salut et sa prière est valide.
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187
فَإِنْ اجْتَمَعَ لَهُ قَضَاءٌ وَبِنَاءٌ قَدَّمَ الْبِنَاءَ وَجَلَسَ فِي أَخِيرَةِ الْإِمَامِ وَلَوْ لَمْ تَكُنْ ثَانِيَتَهُ وَفِي ثَانِيَتِهِ كَمَنْ أَدْرَكَ الْوُسْطَيَيْنِ أَوْ إحْدَاهُمَا
S'il a à la fois à rattraper (qaḍāʾ) ce qui a précédé son arrivée et à compléter (bināʾ) ce qui lui a échappé ensuite, il commence par compléter ; il s'assoit à la dernière rakʿa de l'imam, même si ce n'est pas sa deuxième, et à sa propre deuxième ; ainsi celui qui a saisi les deux rakʿa du milieu, ou l'une d'elles.
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188
وَسَتْرِ الْعَوْرَةِ الْمُغَلَّظَةِ إنْ قَدَرَ وَإِنْ بِإِعَارَةٍ أَوْ نَجِسٍ أَوْ حَرِيرٍ وَهُوَ مُقَدَّمٌ
[Est condition aussi] de couvrir la nudité majeure, si on le peut, fût-ce par un emprunt, ou avec un vêtement impur ou de soie, ce dernier passant avant l'autre.
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وَهِيَ مِنْ رَجُلٍ السَّوْأَتَانِ وَمِنْ أَمَةٍ وَإِنْ بِشَائِبَةِ حُرِّيَّةٍ هُمَا مَعَ الْأَلْيَتَيْنِ وَمِنْ حُرَّةٍ مَا عَدَا الصَّدْرَ وَالْأَطْرَافَ
Elle est, chez l'homme, les deux parties honteuses ; chez l'esclave femme, même partiellement affranchie, ces deux parties avec les fesses ; chez la femme libre, tout sauf la poitrine et les extrémités.
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وَأَعَادَتْ لِصَدْرِهَا وَأَطْرَافِهَا بِوَقْتٍ كَكَشْفِ أَمَةٍ فَخْذًا أَوْ رَجُلٍ أَلْيَةً أَوْ بَعْضَ ذَلِكَ
Elle refait la prière dans le temps pour avoir découvert sa poitrine ou ses extrémités ; de même l'esclave qui a découvert une cuisse, et l'homme une fesse, ou une partie de cela.
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وَنُدِبَ سَتْرُهَا بِخَلْوَةٍ وَلِأُمِّ وَلَدٍ وَصَغِيرَةٍ سَتْرٌ وَاجِبٌ عَلَى الْحُرَّةِ وَأَعَادَتَا لِتَرْكِهِ بِوَقْتٍ، كَمُصَلٍّ بِحَرِيرٍ وَعَاجِزٍ صَلَّى مَكْشُوفًا
Il est recommandé de la couvrir lorsque l'on est seul ; et, pour la umm walad [esclave mère d'un enfant de son maître] et pour la fillette, de se couvrir comme il est obligatoire à la femme libre de le faire ; toutes deux refont la prière dans le temps si elles l'ont omis ; de même celui qui a prié en soie, et celui qui, dans l'incapacité, a prié découvert.
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192
وَعَوْرَةُ الرَّجُلِ وَالْأَمَةِ وَإِنْ بِشَائِبَةٍ وَالْحُرَّةِ مَعَ امْرَأَةٍ مَا بَيْنَ سُرَّةٍ وَرُكْبَةٍ
La nudité [à ne pas montrer] de l'homme, de l'esclave femme, même partiellement affranchie, et de la femme libre devant une femme, est ce qui est entre le nombril et le genou.
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193
وَمَعَ رَجُلٍ أَجْنَبِيٍّ غَيْرُ الْوَجْهِ وَالْكَفَّيْنِ وَيَجِبُ سَتْرُهَا بِالصَّلَاةِ أَيْضًا
Celle de la femme libre devant un homme étranger est tout sauf le visage et les mains. Il est obligatoire de couvrir cette nudité dans la prière également.
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194
وَمَعَ مَحْرَمٍ غَيْرُ الْوَجْهِ وَالْأَطْرَافِ
Devant un proche avec qui le mariage lui est interdit (maḥram), c'est tout sauf le visage et les extrémités.
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195
وَتَرَى مِنْ الْأَجْنَبِيِّ مَا يَرَاهُ مِنْ مَحْرَمِهِ وَمِنْ الْمَحْرَمِ كَرَجُلٍ مَعَ مِثْلِهِ
Elle peut voir de l'homme étranger ce que l'homme voit de sa proche parente ; et de son maḥram, ce que l'homme voit de l'homme.
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196
وَكُرِهَ لِرَجُلٍ كَشْفُ كَتِفٍ أَوْ جَنْبٍ، كَتَشْمِيرِ ذَيْلٍ وَكَفِّ كُمٍّ أَوْ شَعْرٍ لِصَلَاةٍ
Il est déconseillé à l'homme de découvrir l'épaule ou le flanc ; de même de retrousser le bas de son vêtement, de relever la manche ou de retenir les cheveux, pour la prière.
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197
وَاسْتِقْبَالِ الْقِبْلَةِ مَعَ أَمْنٍ وَقُدْرَةٍ
[Est condition aussi] de faire face à la qibla, lorsque l'on est en sécurité et que l'on en a la capacité.
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198
وَهِيَ عَيْنُ الْكَعْبَةِ لِمَنْ بِمَكَّةَ وَجِهَتُهَا لِغَيْرِهِ اجْتِهَادًا إنْ أَمْكَنَ وَإِلَّا قَلَّدَ
C'est la Kaʿba elle-même pour qui est à La Mecque, et sa direction pour les autres, par effort personnel (ijtihād) s'il est possible ; sinon on suit [un connaisseur intègre].
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199
وَلَا يُقَلِّدُ مُجْتَهِدٌ - وَإِنْ أَعْمَى - إلَّا مِحْرَابًا لِمِصْرٍ
Celui qui est capable d'ijtihād, fût-il aveugle, ne suit personne ; sauf le miḥrāb [niche indiquant la qibla] d'une grande ville.
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200
وَقَلَّدَ غَيْرُهُ عَدْلًا عَارِفًا أَوْ مِحْرَابًا مُطْلَقًا
Celui qui n'en est pas capable suit un homme intègre et compétent, ou un miḥrāb quel qu'il soit.
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201
فَإِنْ لَمْ يَجِدْ أَوْ تَحَيَّرَ مُجْتَهِدٌ تَخَيَّرَ
S'il ne trouve personne, ou si celui qui est capable d'ijtihād reste perplexe, il choisit une direction.
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202
وَبَطَلَتْ إنْ خَالَفَ عَمْدًا وَلَوْ صَادَفَ
La prière est nulle s'il s'en est écarté délibérément, même s'il est tombé juste.
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203
وَإِنْ تَبَيَّنَ خَطَأٌ بِصَلَاةٍ قَطَعَ الْبَصِيرُ الْمُنْحَرِفُ كَثِيرًا وَاسْتَقْبَلَ غَيْرُهُ أَوْ بَعْدَهَا أَعَادَ الْأَوَّلُ بِوَقْتٍ كَالنَّاسِي
Si l'erreur apparaît pendant la prière, le voyant qui a beaucoup dévié l'interrompt ; les autres se tournent vers la qibla. Si elle apparaît après, le premier refait la prière dans le temps ; de même celui qui a oublié.
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204
وَجَازَ نَفْلٌ غَيْرُ مُؤَكَّدٍ فِيهَا وَفِي الْحِجْرِ لِأَيِّ جِهَةٍ وَكُرِهَ الْمُؤَكَّدَةُ وَمُنِعَ الْفَرْضُ وَأَعَادَهُ بِوَقْتٍ وَبَطَلَ عَلَى ظَهْرِهَا كَالْمُؤَكَّدِ
La prière surérogatoire non appuyée est permise à l'intérieur de la Kaʿba et dans le Ḥijr, vers n'importe quel côté ; l'appuyée y est déconseillée, et l'obligatoire interdite : on la refait dans le temps. Elle est nulle sur le toit de la Kaʿba, de même que la surérogatoire appuyée.
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205
وَلِمُسَافِرٍ سَفَرَ قَصْرٍ تَنَفُّلٌ وَإِنْ بِوَتْرٍ صَوْبَ سَفَرِهِ إنْ رَكِبَ دَابَّةً وَإِنْ بِمَحْمِلٍ يُومِئُ بِسُجُودِهِ لِلْأَرْضِ لَا سَفِينَةً فَيَسْتَقْبِلُ وَدَارَ مَعَهَا إنْ أَمْكَنَ
Le voyageur dont le voyage permet de raccourcir peut prier en surérogatoire, fût-ce le witr, dans la direction de son voyage, s'il monte une bête, fût-ce dans une litière : il indique la prosternation en s'inclinant vers le sol. Non sur un bateau : là il fait face à la qibla et tourne avec lui, si c'est possible.
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206
لَا فَرْضٌ وَإِنْ مُسْتَقْبِلًا إلَّا لِالْتِحَامٍ أَوْ خَوْفٍ مِنْ كَسَبُعٍ فَلَهَا إنْ أَمْكَنَ وَإِنْ أَمِنَ أَعَادَ الْخَائِفُ بِوَقْتٍ
Non la prière obligatoire sur la monture, même en faisant face à la qibla ; sauf dans la mêlée du combat, ou par crainte d'un fauve ou d'un danger semblable : alors vers elle, si c'est possible ; s'il retrouve la sécurité, celui qui craignait refait la prière dans le temps.
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207
وَإِلَّا لِخَضْخَاضٍ لَا يُطِيقُ النُّزُولَ بِهِ وَخَافَ خُرُوجَ الْوَقْتِ وَإِلَّا لِمَرَضٍ وَيُؤَدِّيهَا عَلَيْهَا كَالْأَرْضِ وَاَلَّذِي يَنْبَغِي فِي هَذَا الْأَرْضُ
Sauf aussi à cause d'un bourbier où il ne peut descendre, s'il craint la sortie du temps ; sauf aussi à cause d'une maladie, s'il l'accomplit sur la bête comme il le ferait au sol ; mais ce qui convient dans ce dernier cas est de prier au sol.
- Obligations, sunnas, actes recommandés, déconseillés et annulatifs de la prièreفَصْلٌ فِي فَرَائِضِ الصَّلَاةِ
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208
فَصْلٌ فَرَائِضُ الصَّلَاةِ نِيَّتُهَا
Section. Les obligations de la prière : son intention ;
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209
وَجَازَ التَّلَفُّظُ بِهَا وَعُزُوبُهَا مُغْتَفَرٌ كَعَدَمِ نِيَّةِ الْأَدَاءِ أَوْ الْقَضَاءِ أَوْ عَدَدِ الرَّكَعَاتِ
il est permis de la prononcer ; qu'elle s'échappe de l'esprit est pardonné, de même que l'absence d'intention de l'accomplissement dans le temps ou du rattrapage, ou du nombre de rakʿa ;
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210
وَتَكْبِيرَةُ الْإِحْرَامِ وَإِنَّمَا يُجْزِئُ: اللَّهُ أَكْبَرُ
le takbīr d'entrée en prière (takbīrat al-iḥrām) ; seul vaut : « Allāhu akbar » ;
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211
وَالْقِيَامُ لَهَا فِي الْفَرْضِ إلَّا لِمَسْبُوقٍ كَبَّرَ مُنْحَطًّا وَفِي الِاعْتِدَادِ بِالرَّكْعَةِ إنْ ابْتَدَأَهَا قَائِمًا تَأْوِيلَانِ
la station debout pour ce takbīr, dans l'obligatoire, sauf pour le retardataire qui l'a prononcé en s'inclinant ; quant à savoir si la rakʿa compte lorsqu'il l'a commencé debout, il y a deux interprétations ;
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212
وَفَاتِحَةٌ بِحَرَكَةِ لِسَانٍ لِإِمَامٍ، وَفَذٍّ فَيَجِبُ تَعَلُّمُهَا إنْ أَمْكَنَ وَإِلَّا ائْتَمَّ بِمَنْ يُحْسِنُهَا إنْ وَجَدَهُ وَإِلَّا نُدِبَ فَصْلٌ بَيْنَ تَكْبِيرِهِ وَرُكُوعِهِ
la Fātiḥa, en remuant la langue, pour l'imam et celui qui prie seul ; il est donc obligatoire de l'apprendre, si c'est possible ; sinon on prie derrière qui la sait, si on le trouve ; sinon il est recommandé de marquer une pause entre son takbīr et son inclinaison.
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213
فَإِنْ سَهَا عَنْهَا أَوْ عَنْ بَعْضِهَا فِي رَكْعَةٍ سَجَدَ كَرَكْعَتَيْنِ وَأَعَادَهَا وَعَمْدًا بَطَلَتْ كَأَنْ لَمْ يَسْجُدْ
S'il l'oublie, en tout ou en partie, dans une rakʿa, il fait la prosternation de l'oubli ; de même dans deux rakʿa, mais il refait alors la prière. S'il l'omet délibérément, la prière est nulle ; de même s'il n'a pas fait la prosternation.
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214
وَقِيَامٌ لَهَا بِفَرْضٍ
la station debout pour la Fātiḥa, dans l'obligatoire ;
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215
وَرُكُوعٌ مِنْ قِيَامٍ تَقْرُبُ رَاحَتَاهُ فِيهِ مِنْ رُكْبَتَيْهِ وَرَفْعٌ مِنْهُ
l'inclinaison (rukūʿ) depuis la station debout, telle que les paumes approchent des genoux ; le redressement ;
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216
وَسُجُودٌ عَلَى أَيْسَرِ جُزْءٍ مِنْ جَبْهَتِهِ وَنُدِبَ عَلَى أَنْفِهِ وَأَعَادَ لِتَرْكِهِ بِوَقْتٍ
la prosternation (sujūd) sur la moindre partie du front ; il est recommandé de la faire aussi sur le nez, et l'on refait la prière dans le temps si on l'a omis ;
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217
وَجُلُوسٌ بَيْنَ السَّجْدَتَيْنِ وَسَلَامٌ وَإِنَّمَا يُجْزِئُ: السَّلَامُ عَلَيْكُمْ
la position assise entre les deux prosternations ; le salut final, pour lequel seul vaut : « as-salāmu ʿalaykum » ;
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218
وَجُلُوسٌ لَهُ وَطُمَأْنِينَةٌ وَاعْتِدَالٌ وَتَرْتِيبُهَا
la position assise pour le salut ; l'immobilité dans chaque pilier (ṭumaʾnīna) ; se tenir bien droit ; et l'ordre de ces obligations.
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219
وَسُنَنُهَا قِرَاءَةُ آيَةٍ بَعْدَ الْفَاتِحَةِ فِي الْأُولَى وَالثَّانِيَةِ وَقِيَامٌ لَهَا
Ses sunnas : réciter un verset après la Fātiḥa dans la première et la deuxième rakʿa ; se tenir debout pour cela ;
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220
وَجَهْرٌ وَسِرٌّ بِمَحَلِّهِمَا بِفَرْضٍ وَتَأَكَّدَا بِالْفَاتِحَةِ
la récitation à voix haute et à voix basse, chacune en son lieu, dans l'obligatoire ; elles sont plus appuyées pour la Fātiḥa ;
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221
وَأَقَلُّ جَهْرِ الرَّجُلِ إسْمَاعُ مَنْ يَلِيهِ فَقَطْ وَجَهْرُ الْمَرْأَةِ إسْمَاعُهَا نَفْسَهَا كَأَعْلَى السِّرِّ
le minimum de la voix haute pour l'homme est de se faire entendre de son voisin seulement ; la voix haute de la femme est de s'entendre elle-même, ce qui est aussi le maximum de la voix basse ;
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222
وَكُلُّ تَكْبِيرَةٍ وَسَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ لِإِمَامٍ وَفَذٍّ حَالَ رَفْعِهِ وَتَشَهُّدٍ وَجُلُوسٌ لَهُ
chaque takbīr [autre que celui de l'entrée en prière] ; « samiʿa Llāhu li-man ḥamidah » pour l'imam et celui qui prie seul, en se redressant ; chaque tashahhud [formule d'attestation dite assis] ; la position assise pour celui-ci ;
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223
وَالصَّلَاةُ عَلَى النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - بَعْدَ الْأَخِيرِ وَالسُّجُودُ عَلَى صَدْرِ الْقَدَمَيْنِ الرُّكْبَتَيْنِ وَالْكَفَّيْنِ
la prière sur le Prophète ﷺ après le dernier tashahhud ; la prosternation sur l'avant des pieds, les genoux et les mains ;
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224
وَرَدُّ الْمُقْتَدِي السَّلَامَ عَلَى إمَامِهِ وَعَلَى مَنْ عَلَى يَسَارِهِ إنْ شَارَكَهُ فِي رَكْعَةٍ وَأَجْزَأَ فِيهِ سَلَامٌ عَلَيْكُمْ وَعَلَيْكُمْ السَّلَامُ
que celui qui suit l'imam rende le salut à son imam, et à celui qui est à sa gauche s'il a partagé une rakʿa avec lui ; « salāmun ʿalaykum » et « wa-ʿalaykumu s-salām » y suffisent ;
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225
وَجَهْرٌ بِتَسْلِيمَةِ التَّحْلِيلِ وَإنْصَاتُ مُقْتَدٍ فِي الْجَهْرِ وَإِنْ لَمْ يَسْمَعْ أَوْ سَكَتَ الْإِمَامُ وَالزَّائِدُ عَلَى الطُّمَأْنِينَةِ
prononcer à voix haute le salut qui met fin à la prière ; que celui qui suit se taise dans la prière à voix haute, même s'il n'entend pas ou si l'imam se tait ; et ce qui dépasse le minimum d'immobilité.
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226
وَنُدِبَ نِيَّةُ الْأَدَاءِ وَضِدُّهُ وَعَدَدِ الرَّكَعَاتِ وَخُشُوعٌ وَاسْتِحْضَارُ عَظَمَةِ اللَّهِ تَعَالَى وَامْتِثَالِ أَمْرِهِ
Il est recommandé : l'intention de l'accomplissement dans le temps ou de son contraire, et celle du nombre de rakʿa ; le recueillement (khushūʿ), en ayant présentes à l'esprit l'immensité d'Allah le Très-Haut et l'obéissance à Son ordre ;
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227
وَرَفْعُ الْيَدَيْنِ مَعَ الْإِحْرَامِ حِينَ تَكْبِيرِهِ وَإرْسَالُهُمَا بِوَقَارٍ وَجَازَ الْقَبْضُ بِنَفْلٍ وَكُرِهَ بِفَرْضٍ، لِلِاعْتِمَادِ
lever les mains avec l'entrée en prière, au moment du takbīr ; les laisser retomber posément ; il est permis de tenir une main dans l'autre [sur la poitrine] (qabḍ) dans la surérogatoire, et c'est déconseillé dans l'obligatoire, parce que l'on s'appuie ainsi ;
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228
وَإكْمَالُ سُورَةٍ بَعْدَ الْفَاتِحَةِ وَكُرِهَ تَكْرِيرُهَا بِفَرْضٍ كَسُورَتَيْنِ
réciter une sourate entière après la Fātiḥa ; il est déconseillé, dans l'obligatoire, de répéter la même sourate [dans les deux rakʿa], de même que de réciter deux sourates [dans une rakʿa] ;
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229
وَتَطْوِيلُ قِرَاءَةٍ بِصُبْحٍ وَالظُّهْرُ تَلِيهَا لِفَذٍّ وَإِمَامٍ بِجَمَاعَةٍ مُعَيَّنَيْنِ طَلَبُوهُ وَتَقْصِيرُهَا بِمَغْرِبٍ وَعَصْرٍ وَتَوَسُّطٌ بِعِشَاءٍ
allonger la récitation au ṣubḥ, le ẓuhr venant après lui, pour celui qui prie seul et pour l'imam d'un groupe déterminé qui le lui demande ; l'abréger au maghrib et au ʿaṣr ; une récitation moyenne au ʿishāʾ ;
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230
وَتَقْصِيرُ الثَّانِيَةِ عَنْ الْأُولَى وَكُرِهَ تَطْوِيلُهَا عَنْهَا
faire la deuxième rakʿa plus courte que la première ; il est déconseillé de la faire plus longue ;
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231
وَإسْمَاعُ نَفْسِهِ فِي السِّرِّ وَقِرَاءَةٌ خَلْفَ إمَامٍ فِيهِ
s'entendre soi-même dans la récitation à voix basse ; réciter derrière l'imam dans celle-ci ;
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232
وَتَأْمِينُ فَذٍّ مُطْلَقًا كَإِمَامٍ فِي السِّرِّ وَمَأْمُومٍ فِي الْجَهْرِ سَمِعَ إمَامَهُ وَالْإِسْرَارُ بِهِ
dire « āmīn », pour celui qui prie seul, dans tous les cas ; de même pour l'imam dans la prière à voix basse, et pour celui qui le suit, [dans celle-ci, et] dans la prière à voix haute s'il a entendu son imam ; le dire à voix basse ;
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233
وَتَسْوِيَةُ ظَهْرِهِ بِرُكُوعٍ وَوَضْعُ يَدَيْهِ عَلَى رُكْبَتَيْهِ، وَتَمْكِينُهُمَا مِنْهُمَا وَنَصْبُهُمَا وَتَسْبِيحٌ بِهِ كَسُجُودٍ
tenir le dos droit dans l'inclinaison ; poser les mains sur les genoux, bien les y appuyer, tenir les genoux droits ; y glorifier Allah, comme dans la prosternation ;
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234
وَمُجَافَاةُ رَجُلٍ مِرْفَقَيْهِ جَنْبَيْهِ يُجَنِّحُ بِهِمَا تَجْنِيحًا وَسَطًا، وَقَوْلُ فَذٍّ وَمُقْتَدٍ رَبَّنَا وَلَك الْحَمْدُ حَالَ الْقِيَامِ
que l'homme écarte les coudes des flancs, en les ouvrant modérément ; que celui qui prie seul et celui qui suit disent : « Rabbanā wa-laka l-ḥamd », une fois debout ;
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235
وَالتَّكْبِيرُ حَالَةَ الْخَفْضِ وَالرَّفْعِ إلَّا فِي الْقِيَامِ مِنْ التَّشَهُّدِ فَلِلِاسْتِقْلَالِ
dire le takbīr pendant que l'on s'abaisse et que l'on se relève ; sauf en se levant du tashahhud [médian] : alors une fois debout ;
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236
وَتَمْكِينُ جَبْهَتِهِ مِنْ الْأَرْضِ أَوْ مَا اتَّصَلَ بِهَا مِنْ سَطْحٍ كَسَرِيرٍ بِسُجُودِهِ
bien appuyer le front, dans la prosternation, sur le sol ou sur une surface qui y repose, comme un lit ;
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237
وَتَقْدِيمُ الْيَدَيْنِ عَلَى الرُّكْبَتَيْنِ عِنْدَهُ وَتَأْخِيرُهُمَا عِنْدَ الْقِيَامِ وَوَضْعُهُمَا حَذْوَ أُذُنَيْهِ أَوْ قُرْبَهُمَا وَضَمُّ أَصَابِعِهِمَا وَرُءُوسِهَا لِلْقِبْلَةِ
poser les mains avant les genoux en se prosternant, et les relever après eux en se redressant ; les poser à hauteur des oreilles ou près d'elles ; en joindre les doigts, leurs extrémités vers la qibla ;
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238
وَمُجَافَاةُ رَجُلٍ فِيهِ بَطْنَهُ فَخْذَيْهِ وَمِرْفَقَيْهِ رُكْبَتَيْهِ وَضَبُعَيْهِ جَنْبَيْهِ وَسَطًا وَرَفْعُ الْعَجِيزَةِ
que l'homme, dans la prosternation, écarte modérément le ventre des cuisses, les coudes des genoux et le haut des bras des flancs ; relever le bassin ;
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239
وَدُعَاءٌ فِيهِ بِلَا حَدٍّ كَالتَّسْبِيحِ
y invoquer, sans limite fixée, de même qu'y glorifier ;
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240
وَالْإِفْضَاءُ فِي الْجُلُوسِ بِجَعْلِ الْيُسْرَى لِلْأَرْضِ وَقَدَمِهَا جِهَةَ الْيُمْنَى، وَنَصْبُ قَدَمِ الْيُمْنَى عَلَيْهَا وَبَاطِنِ إبْهَامِهَا لِلْأَرْضِ
s'asseoir à même le sol (ifḍāʾ) : la fesse gauche au sol, le pied gauche du côté droit, le pied droit dressé sur lui, le dessous de son gros orteil contre le sol ;
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241
وَوَضْعُ الْكَفَّيْنِ عَلَى رَأْسِ الْفَخْذَيْنِ وَتَفْرِيجُ الْفَخْذَيْنِ وَعَقْدُ مَا عَدَا السَّبَّابَةَ وَالْإِبْهَامَ مِنْ الْيُمْنَى فِي تَشَهُّدِهِ بِجَعْلِ رُءُوسِهَا بِلُحْمَةِ الْإِبْهَامِ مَادًّا السَّبَّابَةَ بِجَنْبِ الْإِبْهَامِ
poser les mains sur le bout des cuisses ; écarter les cuisses ; replier, de la main droite, pendant le tashahhud, tous les doigts sauf l'index et le pouce, leurs extrémités contre la base du pouce, l'index tendu à côté du pouce ;
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242
وَتَحْرِيكُهَا دَائِمًا يَمِينًا وَشِمَالًا تَحْرِيكًا وَسَطًا
le remuer sans cesse, à droite et à gauche, modérément ;
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243
وَالْقُنُوتُ بِأَيِّ لَفْظٍ بِصُبْحٍ وَإسْرَارُهُ وَقَبْلَ الرُّكُوعِ وَلَفْظُهُ وَهُوَ اللَّهُمَّ إنَّا نَسْتَعِينُك وَنَسْتَغْفِرُك إلَى آخِرِهِ
le qunūt [invocation dite debout], en quelques termes que ce soit, au ṣubḥ ; le dire à voix basse ; avant l'inclinaison ; et selon sa formule : « Allāhumma innā nastaʿīnuka wa-nastaghfiruk… » jusqu'à la fin ;
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244
وَدُعَاءٌ قَبْلَ السَّلَامِ وَإسْرَارُهُ كَالتَّشَهُّدِ وَتَعْمِيمُهُ
invoquer avant le salut ; à voix basse, comme le tashahhud ; et étendre l'invocation à tous ;
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245
وَمِنْهُ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَنَا وَلِوَالِدِينَا وَلِأَئِمَّتِنَا وَلِمَنْ سَبَقَنَا بِالْإِيمَانِ مَغْفِرَةً عَزْمًا اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَنَا مَا قَدَّمْنَا وَمَا أَخَّرْنَا وَمَا أَسْرَرْنَا وَمَا أَعْلَنَّا وَمَا أَنْتَ أَعْلَمُ بِهِ مِنَّا، رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ
par exemple : « Ô Allah, pardonne-nous, ainsi qu'à nos parents, à nos imams et à ceux qui nous ont précédés dans la foi, d'un pardon ferme. Ô Allah, pardonne-nous ce que nous avons fait et ce que nous avons remis à plus tard, ce que nous avons caché et ce que nous avons montré, et ce que Tu connais mieux que nous. Seigneur, accorde-nous un bien ici-bas et un bien dans l'au-delà, et préserve-nous du châtiment du Feu. »
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246
وَتَيَامُنٌ بِتَسْلِيمَةِ التَّحْلِيلِ
tourner la tête à droite pour le salut final ;
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247
وَسُتْرَةٌ لِإِمَامٍ وَفَذٍّ خَشِيَا مُرُورًا بِمَحَلِّ سُجُودِهِمَا بِطَاهِرٍ ثَابِتٍ غَيْرِ مُشْغِلٍ فِي غِلَظِ رُمْحٍ وَطُولِ ذِرَاعٍ. وَأَثِمَ مَارٌّ غَيْرُ طَائِفٍ وَمُصَلٍّ لَهُ مَنْدُوحَةٌ وَمُصَلٍّ تَعَرَّضَ
une sutra [objet posé devant soi] pour l'imam et celui qui prie seul, s'ils craignent que l'on passe à l'endroit de leur prosternation : un objet pur, stable, qui ne distrait pas, de l'épaisseur d'une lance et de la longueur d'une coudée. Commet un péché celui qui passe devant l'orant, hors le ṭawāf et hors celui qui prie, s'il avait une autre issue ; et l'orant qui s'y est exposé.
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248
وَكُرِهَ تَعَوُّذٌ وَبَسْمَلَةٌ بِفَرْضٍ وَدُعَاءٌ قَبْلَ الْقِرَاءَةِ وَأَثْنَائِهَا وَفِي الرُّكُوعِ وَقَبْلَ التَّشَهُّدِ وَبَعْدَ غَيْرِ الْأَخِيرِ وَبَعْدَ سَلَامِ الْإِمَامِ وَالْجَهْرُ بِهِ وَبِالتَّشَهُّدِ
Est déconseillé : la formule de protection et la basmala dans l'obligatoire ; l'invocation avant la récitation et pendant celle-ci, dans l'inclinaison, avant le tashahhud, après un tashahhud autre que le dernier, et après le salut de l'imam ; la dire à voix haute, de même que le tashahhud ;
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249
وَالسُّجُودُ عَلَى مَلْبُوسِهِ أَوْ عَلَى كَوْرِ عِمَامَتِهِ أَوْ عَلَى ثَوْبٍ أَوْ بِسَاطٍ أَوْ حَصِيرٍ نَاعِمٍ
se prosterner sur ce que l'on porte, sur le bourrelet du turban, sur une étoffe, un tapis ou une natte douce ;
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250
وَالْقِرَاءَةُ بِرُكُوعٍ أَوْ سُجُودٍ وَتَخْصِيصُ دُعَاءٍ وَالْتِفَاتٌ بِلَا حَاجَةٍ وَتَشْبِيكُ أَصَابِعَ وَفَرْقَعَتُهَا وَإقْعَاءٌ وَتَخَصُّرٌ وَتَغْمِيضُ عَيْنَيْهِ
réciter dans l'inclinaison ou la prosternation ; s'en tenir à une invocation particulière ; se tourner sans besoin ; entrelacer les doigts et les faire craquer ; s'asseoir sur les talons (iqʿāʾ) ; mettre la main sur la hanche ; fermer les yeux ;
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251
وَرَفْعُهُ رِجْلًا وَوَضْعُ قَدَمٍ عَلَى الْأُخْرَى وَإقْرَانُهُمَا دَائِمًا وَتَفَكُّرٌ بِدُنْيَوِيٍّ وَحَمْلُ شَيْءٍ بِكُمٍّ أَوْ فَمٍ وَعَبَثٌ بِلِحْيَةٍ أَوْ غَيْرِهَا وَحَمْدٌ لِعَاطِسٍ أَوْ بِشَارَةٌ وَإشَارَةٌ لِلرَّدِّ عَلَى مُشَمِّتٍ
lever un pied ; poser un pied sur l'autre ; les tenir constamment joints ; penser aux choses de ce monde ; porter quelque chose dans la manche ou la bouche ; jouer avec sa barbe ou autre chose ; louer Allah parce que l'on a éternué ou reçu une bonne nouvelle ; répondre par un signe à celui qui souhaite la miséricorde après l'éternuement ;
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252
وَحَكُّ جَسَدٍ لِغَيْرِ ضَرُورَةٍ وَتَبَسُّمٌ قَلَّ اخْتِيَارًا وَتَرْكُ سُنَّةٍ خَفِيفَةٍ وَسُورَةٌ فِي أَخِيرَتَيْهِ وَالتَّصْفِيقُ لِحَاجَةٍ وَالشَّأْنُ التَّسْبِيحُ
se gratter sans nécessité ; un léger sourire volontaire ; délaisser une sunna légère ; réciter une sourate dans les deux dernières rakʿa ; frapper des mains pour un besoin, l'usage étant de dire « subḥāna Llāh ».
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253
وَبَطَلَتْ بِرَفْضِهَا وَبِتَعَمُّدِ تَرْكِ رُكْنٍ وَزِيَادَةِ رُكْنٍ فِعْلِيٍّ وَأَكْلٍ وَشُرْبٍ
La prière est annulée : par le fait d'y renoncer ; par le fait, délibéré, d'omettre un pilier, d'ajouter un pilier gestuel, de manger, de boire,
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254
وَكَلَامٍ لِغَيْرِ إصْلَاحِهَا، وَإِلَّا بِكَثِيرِهِ وَتَصْوِيتٍ
de parler pour autre chose que la rectifier, et sinon par l'excès de parole ; d'émettre un son,
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255
وَنَفْخٍ وَقَيْءٍ وَسَلَامٍ حَالَ شَكِّهِ فِي الْإِتْمَامِ وَإِنْ بَانَ الْكَمَالُ وَبِطُرُوِّ نَاقِضٍ
de souffler, de vomir, de faire le salut alors que l'on doute de l'avoir achevée, même s'il s'avère qu'elle était complète ; par la survenue de ce qui annule le wuḍūʾ,
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256
وَكَشْفِ عَوْرَةٍ مُغَلَّظَةٍ وَنَجَاسَةٍ وَبِفَتْحٍ عَلَى غَيْرِ الْإِمَامِ وَبِقَهْقَهَةٍ
du dévoilement de la nudité majeure, ou d'une impureté ; en soufflant sa récitation à un autre que son imam ; et par l'éclat de rire.
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257
وَتَمَادَى الْمَأْمُومُ إنْ اتَّسَعَ الْوَقْتُ بِغَيْرِ جُمُعَةٍ إنْ كَانَ كُلُّهُ غَلَبَةً أَوْ نِسْيَانًا وَإِلَّا قَطَعَ وَدَخَلَ مَعَهُ
Celui qui suit l'imam poursuit néanmoins [avec lui, puis refait sa prière], si le temps est large, hors la prière du vendredi, et si tout son rire a été irrépressible ou par oubli ; sinon il interrompt et rejoint l'imam.
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258
وَبِكَثِيرِ فِعْلٍ وَلَوْ سَهْوًا كَسَلَامٍ مَعَ أَكْلٍ أَوْ شُرْبٍ وَلَوْ قَلَّ
[Elle est annulée aussi] par des gestes nombreux, même par inadvertance ; de même par le salut joint au fait de manger ou de boire, même en petite quantité ;
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259
وَبِمُشْغِلٍ عَنْ فَرْضٍ وَأَعَادَ فِي سُنَّةٍ بِوَقْتٍ ضَرُورِيٍّ
par ce qui distrait d'une obligation ; pour ce qui distrait d'une sunna [appuyée], on refait dans le temps de nécessité ;
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260
وَبِذِكْرٍ أُولَى الْحَاضِرَتَيْنِ فِي الْأُخْرَى
en se souvenant, pendant la seconde, de la première de deux prières du moment ;
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261
وَبِزِيَادَةِ أَرْبَعِ رَكَعَاتٍ سَهْوًا كَرَكْعَتَيْنِ فِي الثُّنَائِيَّةِ أَوْ الْوَتْرِ
par l'ajout de quatre rakʿa par inadvertance [dans une prière de quatre ou de trois] ; de même de deux rakʿa dans une prière de deux, ou dans le witr ;
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262
وَبِسُجُودٍ مَسْبُوقٍ مَعَ إمَامِهِ الْبَعْدِيُّ كَالْقَبْلِيِّ إذَا لَمْ يُدْرِكْ مَعَهُ رَكْعَةً
lorsque le retardataire fait avec son imam la prosternation d'après le salut ; de même celle d'avant le salut, s'il n'a pas saisi une rakʿa avec lui ;
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263
وَبِسُجُودٍ قَبْلَ السَّلَامِ لِتَرْكِ سُنَّةٍ خَفِيفَةٍ وَبِمَا يَأْتِي فِي السَّهْوِ
par une prosternation avant le salut pour l'omission d'une sunna légère ; et par ce qui viendra au sujet de l'oubli.
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264
لَا بِإِنْصَاتٍ قَلَّ لِمُخْبِرٍ وَقَتْلِ عَقْرَبٍ قَصَدَتْهُ وَلَا بِإِشَارَةٍ بِعُضْوٍ لِحَاجَةٍ أَوْ رَدِّ سَلَامٍ وَلَا بِأَنِينٍ لِوَجَعٍ وَبُكَاءِ تَخَشُّعٍ وَإِلَّا فَكَالْكَلَامِ
Elle n'est pas annulée : en écoutant brièvement quelqu'un qui informe ; en tuant un scorpion qui venait sur soi ; par un signe d'un membre pour un besoin ou pour rendre un salut ; par un gémissement de douleur ou des pleurs de recueillement ; autrement, ils sont comme la parole ;
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265
وَلَا بِتَنَحْنُحٍ وَلَوْ لِغَيْرِ حَاجَةٍ وَلَا بِمَشْيِ كَصَفَّيْنِ لِسُتْرَةٍ أَوْ دَفْعِ مَارٍّ أَوْ ذَهَابِ دَابَّةٍ وَإِنْ بِجَنْبٍ أَوْ قَهْقَرَى
ni en se raclant la gorge, même sans besoin ; ni en marchant l'équivalent de deux rangs vers une sutra, pour repousser un passant ou rattraper une bête qui s'en va, fût-ce de côté ou à reculons ;
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266
وَلَا بِإِصْلَاحِ رِدَاءٍ أَوْ سُتْرَةٍ سَقَطَتْ لِجَوَازِ مَا ذُكِرَ كَسَدِّ فِيهِ لِتَثَاؤُبٍ وَنَفْثٍ بِثَوْبٍ لِحَاجَةٍ
ni en rajustant un manteau, ou une sutra tombée, tout cela étant permis ; de même fermer la bouche pour un bâillement, et cracher dans un vêtement pour un besoin ;
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267
وَقَصْدِ التَّفْهِيمِ بِذِكْرِ فِي مَحَلِّهِ وَإِلَّا بَطَلَتْ
ni en visant à faire comprendre quelque chose par une formule de rappel dite à sa place ; sinon elle est nulle.
- La prière de celui qui ne peut se tenir debout et le rattrapage des prières manquéesفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْقَاعِدِ وَقَضَاءِ الْفَوَائِتِ
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268
إذَا لَمْ يَقْدِرْ عَلَى الْقِيَامِ اسْتِقْلَالًا فِي الْفَرْضِ أَوْ خَافَ بِهِ ضَرَرًا كَالتَّيَمُّمِ أَوْ خُرُوجَ حَدَثٍ اسْتَنَدَ لِغَيْرِ جُنُبٍ أَوْ حَائِضٍ وَلَهُمَا أَعَادَ بِوَقْتٍ
S'il ne peut se tenir debout sans appui dans la prière obligatoire, ou s'il craint en le faisant un préjudice comme celui qui autorise le tayammum, ou la sortie d'un ḥadath, il prie appuyé, sur autre chose qu'une personne en état de janāba ou de menstrues ; s'il s'est appuyé sur l'une d'elles, il refait la prière dans le temps.
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269
فَإِنْ تَعَذَّرَ جَلَسَ كَذَلِكَ وَتَرَبَّعَ لَهُ كَالْمُتَنَفِّلِ
Si [la station debout] est impossible, il s'assoit de la même façon [sans appui s'il le peut, sinon appuyé] ; il s'assoit en tailleur [c'est recommandé] pour ce qui tient lieu de la station debout, comme celui qui prie une surérogatoire assis.
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270
وَلَوْ اسْتَنَدَ الْقَادِرُ فِي غَيْرِ السُّورَةِ بِحَيْثُ لَوْ أُزِيلَ الْعِمَادُ لَسَقَطَ بَطَلَتْ وَإِلَّا كُرِهَ
Si celui qui en est capable s'appuie, ailleurs que pendant la sourate, au point qu'il tomberait si l'on ôtait l'appui, sa prière est nulle ; sinon c'est déconseillé.
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271
ثُمَّ عَلَى شِقٍّ أَيْمَنَ فَأَيْسَرَ فَعَلَى ظَهْرٍ
Puis [s'il ne peut s'asseoir, il prie couché] sur le côté droit, puis sur le gauche, puis sur le dos.
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272
وَالْقَادِرُ عَلَى الْقِيَامِ فَقَطْ أَوْمَأَ لِلرُّكُوعِ وَالسُّجُودِ مِنْهُ وَمَعَ الْجُلُوسِ أَوْمَأَ لِلسُّجُودِ مِنْهُ وَحَسَرَ عِمَامَتَهُ فَإِنْ سَجَدَ عَلَى أَنْفِهِ صَحَّتْ
Celui qui ne peut que se tenir debout indique l'inclinaison et la prosternation par signes depuis cette position ; s'il peut aussi s'asseoir, il indique la prosternation depuis la position assise ; il dégage son turban de son front ; s'il se prosterne sur le nez, sa prière est valide.
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273
وَإِنْ قَدَرَ عَلَى الْجَمِيعِ إلَّا أَنَّهُ إنْ سَجَدَ لَا يَنْهَضُ صَلَّى رَكْعَةً وَتَمَّمَ مِنْ جُلُوسٍ
S'il peut tout, mais qu'une fois prosterné il ne peut plus se relever, il accomplit une rakʿa debout et achève assis.
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274
وَإِنْ لَمْ يَقْدِرْ إلَّا عَلَى نِيَّةٍ أَوْ مَعَ إيمَاءٍ بِطَرْفٍ وَجَبَتْ وَلَا يُؤَخِّرُهَا مَا دَامَ فِي عَقْلِهِ
S'il n'est capable que de l'intention, ou de l'intention avec un signe du regard, la prière reste obligatoire ; il ne la retarde pas tant qu'il a sa raison.
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275
وَيَجِبُ قَضَاءُ مَا فَاتَهُ مِنْهَا وَلَوْ شَكًّا فَوْرًا مُطْلَقًا وَلَوْ وَقْتَ نَهْيٍ فِي غَيْرِ مَشْكُوكَةٍ إلَّا وَقْتَ الضَّرُورَةِ
Il est obligatoire de rattraper les prières manquées, fût-ce dans le doute, sans délai, dans tous les cas, même à un moment proscrit, pour celle qui n'est pas douteuse ; sauf le temps des besoins indispensables.
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276
وَلَا يَجُوزُ لَهُ النَّفَلُ إلَّا السُّنَنَ وَشَفْعًا وَفَجْرًا
La prière surérogatoire ne lui est pas permise, sauf les sunnas, le shafʿ [rakʿa paires avant le witr] et les deux rakʿa de l'aube.
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277
وَمَعَ ذِكْرٍ تَرْتِيبُ حَاضِرَتَيْنِ شَرْطًا
[Est obligatoire,] quand on s'en souvient, l'ordre entre deux prières du moment [qui partagent un même temps], à titre de condition ;
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278
وَالْفَوَائِتِ فِي أَنْفُسِهَا وَيَسِيرِهَا مَعَ حَاضِرَةٍ وَإِنْ خَرَجَ وَقْتُهَا وَهِيَ خَمْسٌ
l'ordre des prières manquées entre elles ; et celui d'un petit nombre de prières manquées avec la prière du moment, même si le temps de celle-ci doit sortir ; ce petit nombre est de cinq [ou moins].
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279
وَأَعَادَ الْحَاضِرَةَ إنْ خَالَفَ بِوَقْتٍ ضَرُورِيٍّ لَا مَأْمُومُهُ
S'il a contrevenu [en priant d'abord la prière du moment], il la refait [c'est recommandé] dans son temps, fût-ce le temps de nécessité ; non celui qui a prié derrière lui.
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280
وَإِنْ ذَكَرَ الْيَسِيرَ فِي فَرْضٍ قَطَعَ فَذٌّ وَإمَامٌ وَمَأْمُومُهُ وَشَفَعَ نَدْبًا إنْ رَكَعَ وَلَوْ صُبْحًا وَجُمُعَةً
S'il se souvient de ce petit nombre pendant une prière obligatoire, celui qui prie seul interrompt, de même l'imam et ceux qui le suivent ; il lui est recommandé de terminer sur un nombre pair s'il a accompli une rakʿa [avec ses deux prosternations], fût-ce au ṣubḥ ou à la prière du vendredi.
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281
وَكَمَّلَ الْمَغْرِبَ إنْ ذَكَرَ بَعْدَ رَكْعَتَيْنِ كَغَيْرِهَا بَعْدَ ثَلَاثٍ وَأَعَادَ كَمَأْمُومٍ مُطْلَقًا
Il achève le maghrib s'il s'en souvient après deux rakʿa, de même qu'une autre prière [de quatre rakʿa] après trois ; puis il la refait [c'est recommandé, dans le temps] ; de même celui qui suit un imam [achève avec lui, puis refait], dans tous les cas.
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282
وَفِي نَفْلٍ أَتَمَّهُ إلَّا إذَا خَافَ خُرُوجَ الْوَقْتِ وَلَمْ يَعْقِدْ رُكُوعًا
S'il s'en souvient pendant une surérogatoire, il l'achève ; sauf s'il craint la sortie du temps [de la prière du moment] et n'a pas encore accompli une rakʿa [entière].
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283
وَإِنْ جَهِلَ عَيْنَ مَنْسِيَّةٍ مُطْلَقًا صَلَّى خَمْسًا وَنَهَارِيَّةٍ ثَلَاثًا وَلَيْلِيَّةٍ اثْنَتَيْنِ
S'il ignore laquelle il a oubliée, sans rien en savoir [ni si elle est de jour ou de nuit], il prie les cinq ; si c'est une prière de jour, trois ; de nuit, deux.
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284
وَفِي صَلَاةٍ وَثَانِيَتِهَا أَوْ وَثَالِثَتِهَا أَوْ وَرَابِعَتِهَا أَوْ وَخَامِسَتِهَا خَمْسًا يُثَنِّي بِبَاقِي الْمَنْسِيِّ
S'il a oublié une prière et celle qui la suit, ou sa troisième, sa quatrième ou sa cinquième [sans savoir lesquelles], il en prie cinq, en faisant suivre chacune de celle qui serait, par rapport à elle, l'autre prière oubliée ;
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285
وَالْخَمْسَ مَرَّتَيْنِ فِي سَادِسَتِهَا أَوْ حَادِيَةَ عَشْرَتَهَا
et les cinq, deux fois, s'il s'agit d'une prière et de sa sixième [la même prière du lendemain], ou de sa onzième [la même, le surlendemain].
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286
وَخَمْسًا فِي ثَلَاثٍ أَوْ أَرْبَعٍ أَوْ خَمْسٍ مُرَتَّبَةً مِنْ يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ لَا يَعْلَمُ الْأُولَى وَنُدِبَ تَقْدِيمُ الظُّهْرِ
Il en prie cinq pour trois, quatre ou cinq prières consécutives d'un jour et d'une nuit dont il ne connaît pas la première ; il est recommandé de commencer par le ẓuhr.
- La prosternation de l'oubliفَصْلٌ فِي بَيَانِ سُجُودِ السَّهْوِ
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287
يُسَنُّ لِسَاهٍ عَنْ سُنَّةٍ مُؤَكَّدَةٍ أَوْ سُنَّتَيْنِ خَفِيفَتَيْنِ أَوْ مَعَ زِيَادَةٍ وَلَوْ شَكًّا سَجْدَتَانِ قَبْلَ السَّلَامِ وَلَوْ تَكَرَّرَ وَأَعَادَ تَشَهُّدَهُ بِلَا دُعَاءٍ كَتَرْكِ تَكْبِيرَةِ عِيدٍ
Il est de sunna, pour qui a omis par inadvertance une sunna appuyée ou deux sunnas légères, ou cela avec un ajout, fût-ce dans le doute, de faire deux prosternations avant le salut, même si l'oubli s'est répété ; il refait son tashahhud, sans invocation. Ainsi pour l'omission d'un takbīr de la prière de fête,
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288
وَجَهْرٍ بِفَرْضٍ وَاقْتِصَارٌ عَلَى حَرَكَةِ اللِّسَانِ وَتَشَهُّدٍ
de la voix haute dans l'obligatoire en se limitant au mouvement de la langue, ou d'un tashahhud.
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289
وَلِمَحْضِ الزِّيَادَةِ بَعْدَهُ كَمُتِمٍّ لِشَكٍّ وَكَمُقْتَصَرٍ عَلَى صَلَاةٍ كَشَفْعٍ إنْ شَكَّ أَهُوَ بِهَا أَوْ بِأُخْرَى كَوَتْرٍ وَإبْدَالِ السِّرِّ بِالْفَرْضِ بِمَا زَادَ عَلَى أَدْنَى الْجَهْرِ
Pour un ajout seul, c'est après le salut : ainsi celui qui complète du fait d'un doute ; celui qui s'en tient à une prière, comme le shafʿ, lorsqu'il doute s'il est dans celle-ci ou dans une autre, comme le witr ; et celui qui, dans l'obligatoire, remplace la voix basse par plus que le minimum de la voix haute ;
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290
وَكَمَنْ اسْتَنْكَحَهُ الشَّكُّ إنَّهُ لَا إصْلَاحَ عَلَيْهِ
ainsi encore celui que le doute obsède : il [se prosterne après le salut et] n'a rien à rectifier.
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291
وَمَنْ اسْتَنْكَحَهُ السَّهْوُ أَصْلَحَ وَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ
Celui que l'oubli obsède rectifie, sans prosternation.
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292
كَمَنْ شَكَّ هَلْ سَلَّمَ أَوْ هَلْ سَجَدَ مِنْهُ وَاحِدَةً أَوْ هَلْ سَجَدَهُ وَبَنَى عَلَى الْيَقِينِ
De même [pas de prosternation] pour celui qui doute d'avoir fait le salut ; ou qui doute s'il a fait une seule des deux prosternations de l'oubli [ou les deux], ou s'il les a faites : il se fonde sur la certitude ;
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293
أَوْ زَادَ سُورَةً فِي أُخْرَيَيْهِ أَوْ خَرَجَ إلَى أُخْرَى أَوْ قَاءَ أَوْ قَلَسَ غَلَبَةً إنْ قَلَّ وَطَهُرَ وَلَمْ يَزْدَرِدْ شَيْئًا عَمْدًا وَإِلَّا بَطَلَتْ
ou qui a ajouté une sourate dans les deux dernières rakʿa ; ou est passé à une autre sourate ; ou a vomi ou régurgité malgré lui, si c'est peu, pur, et qu'il n'en a rien avalé délibérément ; sinon la prière est nulle ;
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294
أَوْ أَعْلَنَ أَوْ أَسَرَّ بِكَآيَةٍ أَوْ أَعَادَ السُّورَةَ لَهُمَا بِخِلَافِ الْفَاتِحَةِ أَوْ اقْتَصَرَ عَلَى إسْمَاعِ نَفْسِهِ فِي جَهْرِيَّةٍ أَوْ عَلَى إسْمَاعِ مَنْ يَلِيهِ فِي سِرِّيَّةٍ
ou qui a récité à tort à voix haute ou à voix basse l'équivalent d'un verset ; ou a repris la sourate pour cela, à la différence de la Fātiḥa ; ou s'est limité à s'entendre lui-même dans une prière à voix haute, ou à se faire entendre de son voisin dans une prière à voix basse ;
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295
أَوْ أَدَارَ مَأْمُومَهُ لِيَمِينِهِ
ou [l'imam] qui a fait passer à sa droite celui qui le suit.
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296
وَسَجَدَ الْبَعْدِيَّ بِنِيَّةٍ وَتَكْبِيرٍ فِي خَفْضِهِ وَرَفْعِهِ وَتَشَهُّدٍ وَسَلَامٍ
La prosternation d'après le salut se fait avec une intention, un takbīr en s'abaissant et en se relevant, un tashahhud et un salut.
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297
وَصَحَّتْ إنْ قَدَّمَهُ عَلَى السَّلَامِ وَأَثِمَ وَكُرِهَ تَأْخِيرُ الْقَبْلِيِّ
La prière est valide s'il la fait avant le salut, mais il commet un péché ; il est déconseillé de retarder [après le salut] celle d'avant le salut.
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298
وَسَجَدَ مَسْبُوقٌ أَدْرَكَ رَكْعَةً الْقَبْلِيَّ مَعَ إمَامِهِ إنْ سَجَدَ وَإِلَّا فَعَلَهُ لِنَفْسِهِ وَإِنْ لَمْ يُدْرِكْ مُوجِبَهُ وَأَخَّرَ الْبَعْدِيَّ فَإِنْ سَهَا بِنَقْصٍ قَدَّمَهُ
Le retardataire qui a saisi une rakʿa fait la prosternation d'avant le salut avec son imam, si celui-ci la fait ; sinon il la fait pour lui-même ; et cela même s'il n'a pas assisté à ce qui la cause. Il reporte celle d'après le salut ; si lui-même oublie ensuite par omission, il l'avance.
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299
وَلَا سُجُودَ عَلَى مُؤْتَمٍّ سَهَا حَالَةَ الْقُدْوَةِ وَلَا لِتَرْكِ فَضِيلَةٍ أَوْ سُنَّةٍ خَفِيفَةٍ
Pas de prosternation pour celui qui suit un imam et a oublié pendant qu'il le suivait ; ni pour l'omission d'un acte méritoire ou d'une sunna légère.
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300
وَلَا تَبْطُلُ بِتَرْكِ بَعْدِيٍّ وَسَجَدَهُ مَتَى ذَكَرَهُ وَلَا يَسْقُطُ
La prière n'est pas annulée par l'omission de la prosternation d'après le salut : on la fait quand on s'en souvient, et elle ne tombe pas.
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301
وَلَا بِتَرْكِ قَبْلِيٍّ عَنْ سُنَّتَيْنِ وَسَجَدَهُ إنْ قَرُبَ وَإِلَّا سَقَطَ
Ni par l'omission de celle d'avant le salut due pour deux sunnas [légères] : on la fait si peu de temps s'est écoulé ; sinon elle tombe.
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302
وَبَطَلَتْ إنْ كَانَ عَنْ ثَلَاثٍ وَطَالَ كَتَرْكِ رُكْنٍ
Elle est nulle si cette prosternation était due pour trois sunnas et que le temps a été long ; de même pour l'omission d'un pilier [par inadvertance, si le temps a été long].
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303
وَتَدَارَكَهُ إنْ لَمْ يُسَلِّمْ مِنْ الْأَخِيرَةِ أَوْ لَمْ يَعْقِدْ رُكُوعًا مِنْ غَيْرِهَا
Il le rattrape s'il n'a pas fait le salut, quand il s'agit de la dernière rakʿa, ou s'il n'a pas accompli l'inclinaison [de la rakʿa suivante], quand il s'agit d'une autre.
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304
فَتَارِكُ رُكُوعٍ يَرْجِعُ قَائِمًا وَنُدِبَ أَنْ يَقْرَأَ وَالرَّفْعِ مِنْهُ يَرْجِعُ مُحْدَوْدِبًا وَسَجْدَةٍ يَجْلِسُ لَا سَجْدَتَيْنِ
Celui qui a omis une inclinaison revient debout, et il lui est recommandé de réciter ; celui qui a omis le redressement revient en position courbée ; celui qui a omis une prosternation s'assoit [pour la faire] ; non celui qui en a omis deux [: il descend directement de la station debout].
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305
فَإِنْ رَكَعَ رَجَعَتْ الثَّانِيَةُ أُولَى لِبُطْلَانِهَا وَهُوَ رَفْعُ رَأْسٍ مُعْتَدِلًا
S'il a accompli l'inclinaison [de la rakʿa suivante], la deuxième rakʿa devient la première, celle-ci étant nulle. Accomplir l'inclinaison, c'est relever la tête en se tenant droit ;
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306
إلَّا لِتَرْكِ رُكُوعٍ أَوْ سِرٍّ أَوْ جَهْرٍ أَوْ تَكْبِيرِ عِيدٍ أَوْ سُورَةٍ أَوْ سَجْدَةِ تِلَاوَةٍ أَوْ ذِكْرِ بَعْضٍ فَبِالِانْحِنَاءِ
sauf pour l'omission d'une inclinaison, de la voix basse, de la voix haute, du takbīr de fête, de la sourate, de la prosternation de récitation, ou le souvenir d'une partie [d'une prière précédente] : alors par le seul fait de s'incliner.
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307
وَإِنْ سَلَّمَ بَنَى إنْ قَرُبَ بِنِيَّةٍ وَتَكْبِيرٍ وَلَا تَبْطُلُ بِتَرْكِهِ وَجَلَسَ لَهُ
S'il a fait le salut [le rattrapage n'est plus possible] ; il reprend alors [sur les rakʿa valides], si peu de temps s'est écoulé, avec une intention et un takbīr ; la prière n'est pas annulée s'il omet ce takbīr ; il s'assoit pour le dire [s'il s'était levé].
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308
وَأَعَادَ تَارِكُ السَّلَامِ التَّشَهُّدَ إنْ فَارَقَ مَكَانَهُ أَوْ طَالَ لَا جِدًّا وَسَجَدَ فَقَطْ إنْ انْحَرَفَ كَثِيرًا بِلَا طُولٍ
Celui qui a omis le salut refait le tashahhud s'il a quitté sa place, ou si le temps a été long, sans l'être beaucoup ; il fait seulement la prosternation [après le salut] s'il s'est beaucoup détourné [de la qibla] sans que le temps ait été long.
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309
وَرَجَعَ تَارِكُ الْجُلُوسِ الْأَوَّلِ مَا لَمْ يُفَارِقْ الْأَرْضَ بِيَدَيْهِ وَرُكْبَتَيْهِ وَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ وَإِلَّا فَلَا
Celui qui a omis la première position assise y revient tant qu'il n'a pas quitté le sol des mains et des genoux, et il n'a pas alors de prosternation à faire ; sinon il n'y revient pas.
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310
فَإِنْ رَجَعَ لَمْ تَبْطُلْ وَلَوْ اسْتَقَلَّ وَتَبِعَهُ مَأْمُومُهُ وَسَجَدَ بَعْدَهُ
S'il y revient, sa prière n'est pas nulle, même s'il était déjà debout ; ceux qui le suivent font comme lui ; et il se prosterne après le salut.
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311
وَإِنْ شَكَّ فِي سَجْدَةٍ لَمْ يَدْرِ مَحَلَّهَا سَجَدَهَا فَفِي الْأَخِيرَةِ أَتَى بِرَكْعَةٍ وَفِي قِيَامِ الرَّابِعَةِ بِرَكْعَتَيْنِ وَيَتَشَهَّدُ وَفِي الثَّالِثَةِ بِثَلَاثٍ
S'il doute d'une prosternation dont il ignore la place, il la fait ; puis, s'il est dans la dernière rakʿa, il ajoute une rakʿa ; s'il est debout pour la quatrième, deux rakʿa, avec un tashahhud ; s'il est dans la troisième, trois.
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312
وَإِنْ فَاتَ مُؤْتَمًّا رُكُوعٌ مَعَ إمَامِهِ فَفِي غَيْرِ أُولَاهُ اتَّبَعَهُ مَا لَمْ يَرْفَعْ مِنْ سُجُودِهَا
Si celui qui suit l'imam a manqué une inclinaison avec lui : hors de sa première rakʿa, il le suit [en accomplissant ce qui lui a échappé], tant que l'imam ne s'est pas relevé de la [seconde] prosternation de cette rakʿa.
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313
وَفِي الْأُولَى فَلِعُذْرٍ مِنْ سَهْوٍ وَنُعَاسٍ وَازْدِحَامٍ وَنَحْوِهَا تَرَكَهُ وَسَجَدَ مَعَهُ وَقَضَاهَا بَعْدَ سَلَامِهِ وَلِغَيْرِهِ بَطَلَتْ
Dans la première : si c'est pour une excuse, inattention, somnolence, bousculade ou autre, il laisse l'inclinaison, se prosterne avec lui et rattrape cette rakʿa après le salut de l'imam ; si c'est sans excuse, sa prière est nulle.
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314
كَإِنْ قَضَى مَا فَاتَهُ فِي الْعُذْرِ وَسَجْدَةٌ فَإِنْ طَمِعَ فِيهَا قَبْلَ عَقْدِ إمَامِهِ سَجَدَهَا وَإِلَّا تَمَادَى وَقَضَاهَا بَعْدَهُ
De même [elle est nulle] si, dans le cas de l'excuse, il accomplit ce qui lui a échappé [pendant la prière de l'imam]. S'il a manqué une prosternation : s'il espère la faire avant que son imam n'accomplisse l'inclinaison suivante, il la fait ; sinon il poursuit et rattrape la rakʿa après lui.
- Les prières surérogatoiresفَصْلٌ فِي النَّوَافِلِ
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315
نُدِبَ نَفْلٌ وَتَأَكَّدَ قَبْلَ ظُهْرٍ وَبَعْدَهَا وَقَبْلَ عَصْرٍ وَبَعْدَ مَغْرِبٍ وَعِشَاءٍ بِلَا حَدٍّ
La prière surérogatoire est recommandée ; elle est plus appuyée avant le ẓuhr et après, avant le ʿaṣr, après le maghrib et après le ʿishāʾ, sans nombre fixé ;
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316
وَالضُّحَى وَالتَّهَجُّدُ وَالتَّرَاوِيحُ وَهِيَ عِشْرُونَ رَكْعَةً
ainsi que la prière de la matinée (ḍuḥā), la prière de nuit (tahajjud) et les tarāwīḥ [prières des nuits de ramaḍān], qui sont de vingt rakʿa ;
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317
وَالْخَتْمُ فِيهَا وَالِانْفِرَادُ إنْ لَمْ تُعَطَّلْ الْمَسَاجِدُ
il est recommandé d'y achever la récitation du Coran, et de les prier seul [chez soi] si les mosquées ne s'en trouvent pas désertées ;
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318
وَتَحِيَّةُ الْمَسْجِدِ لِدَاخِلٍ يُرِيدُ الْجُلُوسَ بِهِ فِي وَقْتِ جَوَازٍ وَتَأَدَّتْ بِفَرْضٍ وَتَحِيَّةُ مَكَّةَ الطَّوَافُ
la salutation de la mosquée, pour qui y entre en voulant s'y asseoir, à un moment où la prière est permise ; elle est acquittée par une prière obligatoire ; la salutation de La Mecque est le ṭawāf.
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319
وَنُدِبَ بَدْءٌ بِهَا قَبْلَ السَّلَامِ عَلَى النَّبِيِّ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - بِمَسْجِدِهِ
Il est recommandé de commencer par elle avant de saluer le Prophète, sur lui la prière et le salut, dans sa mosquée ;
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320
وَقِرَاءَةُ شَفْعٍ بِسَبِّحْ وَالْكَافِرُونَ وَوَتْرٍ بِإِخْلَاصٍ وَمُعَوِّذَتَيْنِ وَفَصْلُهُ مِنْهُ بِسَلَامٍ وَكُرِهَ وَصْلُهُ وَالِاقْتِصَارُ عَلَى الْوَتْرِ
de réciter dans le shafʿ « Sabbiḥ » [sourate al-Aʿlā] et « al-Kāfirūn », et dans le witr « al-Ikhlāṣ » et les deux sourates protectrices ; de séparer le shafʿ du witr par un salut ; il est déconseillé de les joindre, et de s'en tenir au witr.
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321
وَالْفَجْرُ رَغِيبَةٌ تَفْتَقِرُ لِنِيَّةٍ تَخُصُّهَا وَوَقْتُهُ كَالصُّبْحِ وَلَا يُقْضَى نَفْلٌ سِوَاهَا لِلزَّوَالِ
Les deux rakʿa de l'aube sont une prière vivement recommandée (raghība), qui requiert une intention propre ; leur temps est celui du ṣubḥ ; aucune surérogatoire ne se rattrape hormis elles, [qui se rattrapent] jusqu'au déclin du soleil.
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322
وَإِنْ أُقِيمَتْ الصُّبْحُ وَهُوَ بِمَسْجِدٍ تَرَكَهَا وَخَارِجُهُ رَكَعَهَا إنْ لَمْ يَخْشَ فَوَاتَ رَكْعَةٍ
Si l'iqāma du ṣubḥ est faite alors qu'il est dans la mosquée, il les laisse ; s'il est dehors, il les accomplit, s'il ne craint pas de manquer une rakʿa.
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323
وَنُدِبَ إيقَاعُهُ بِالْمَسْجِدِ وَنَابَ عَنْ التَّحِيَّةِ فَإِنْ صَلَّاهُ بِغَيْرِهِ جَلَسَ وَلَمْ يَرْكَعْ
Il est recommandé de les accomplir à la mosquée, où elles tiennent lieu de salutation ; s'il les a priées ailleurs, il s'assoit sans prier.
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324
وَالِاقْتِصَارُ فِيهِ عَلَى الْفَاتِحَةِ وَإسْرَارُهُ كَنَوَافِلِ النَّهَارِ وَجَهْرُ اللَّيْلِ وَتَأَكَّدَ بِوَتْرٍ
[Il est recommandé] de s'y limiter à la Fātiḥa et de les dire à voix basse, comme les surérogatoires du jour ; la voix haute pour celles de la nuit, plus appuyée pour le witr ;
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325
وَالتَّمَادِي فِي الذِّكْرِ إثْرِ صَلَاةِ الصُّبْحِ لِلطُّلُوعِ وَآيَةُ الْكُرْسِيِّ وَالْإِخْلَاصُ وَالتَّسْبِيحُ وَالتَّحْمِيدُ وَالتَّكْبِيرُ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ وَخَتَمَ الْمِائَةَ بِلَا إلَهَ إلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ وَاسْتِغْفَارٌ وَصَلَاةٌ عَلَى النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -، وَدُعَاءٌ عَقِبَ كُلِّ صَلَاةٍ
de prolonger l'évocation d'Allah après la prière du ṣubḥ jusqu'au lever du soleil ; de réciter le verset du Trône et « al-Ikhlāṣ », de dire « subḥāna Llāh », « al-ḥamdu li-Llāh » et « Allāhu akbar » trente-trois fois chacun, en complétant la centaine par : « Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose » ; de demander pardon, de prier sur le Prophète ﷺ et d'invoquer, après chaque prière.
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326
وَالْوَتْرُ سُنَّةٌ آكَدُ فَالْعِيدُ فَالْكُسُوفُ فَالِاسْتِسْقَاءُ
Le witr est une sunna, la plus appuyée ; puis la prière de fête, puis celle de l'éclipse de soleil, puis celle de la demande de pluie.
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327
وَوَقْتُهُ بَعْدَ عِشَاءٍ صَحِيحَةٍ وَشَفَقٍ لِلْفَجْرِ وَضَرُورِيُّهُ لِلصُّبْحِ
Son temps vient après un ʿishāʾ valide et la disparition de la lueur, jusqu'à l'aube ; son temps de nécessité va jusqu'à la prière du ṣubḥ.
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328
وَنُدِبَ لِفَذٍّ قَطَعَهَا لَهُ وَجَازَ لِمُؤْتَمٍّ كَإِمَامٍ
Il est recommandé à celui qui prie seul d'interrompre le ṣubḥ pour le witr ; c'est permis à celui qui suit un imam, de même qu'à l'imam.
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329
وَتَأْخِيرُهُ لِمُنْتَبِهٍ آخِرَ اللَّيْلِ فَإِنْ قَدَّمَهُ لَمْ يُعِدْهُ
[Il est recommandé] de le retarder à la fin de la nuit pour qui a l'habitude de se réveiller ; s'il l'a avancé [puis a prié dans la nuit], il ne le refait pas.
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330
وَجَازَ نَفْلٌ بَعْدَهُ إنْ لَمْ يَنْوِهِ قَبْلَ الشُّرُوعِ فِيهِ وَإِلَّا كُرِهَ كَوَصْلِهِ بِهِ بِلَا فَاصِلٍ عَادِيٍّ
Une surérogatoire est permise après le witr, s'il n'en avait pas l'intention avant de le commencer ; sinon c'est déconseillé ; de même de la lui joindre sans la séparation d'usage.
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331
وَتَأْخِيرُهُ لِلضَّرُورِيِّ بِلَا عُذْرٍ وَكَلَامٌ بَعْدَ صُبْحٍ لَا فَجْرٍ
[Il est déconseillé] de le retarder jusqu'au temps de nécessité sans excuse ; de parler après la prière du ṣubḥ, non après les rakʿa de l'aube ;
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332
وَضِجْعَةٌ بَعْدَ فَجْرٍ وَجَمْعٌ كَثِيرٌ لِنَفْلٍ أَوْ بِمَكَانٍ مُشْتَهَرٍ وَإِلَّا فَلَا
de s'allonger [sur le côté droit] après les rakʿa de l'aube ; de se réunir en grand nombre pour une surérogatoire, ou en petit nombre en un lieu en vue ; sinon ce n'est pas déconseillé.
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333
وَإِنْ لَمْ يَتَّسِعْ الْوَقْتُ إلَّا لِرَكْعَتَيْنِ تَرَكَ الْوَتْرَ لَا لِثَلَاثٍ وَلِخَمْسٍ زَادَ الشَّفْعَ مَا لَمْ يُقَدِّمْهُ وَلِسَبْعٍ زَادَ الْفَجْرَ
S'il ne reste de temps que pour deux rakʿa, il laisse le witr ; non s'il en reste pour trois ; s'il en reste pour cinq, il ajoute le shafʿ, s'il ne l'a pas déjà prié ; pour sept, il ajoute les rakʿa de l'aube.
- La prosternation de récitationفَصْلٌ فِي سُجُودِ الْقُرْآنِ
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334
سُنَّ لِقَارِئٍ وَمُسْتَمِعٍ إنْ جَلَسَ لِيَتَعَلَّمَ وَصَلَحَ الْقَارِئُ لِلْإِمَامَةِ بِشَرْطِ الصَّلَاةِ سَجْدَةٌ وَاحِدَةٌ بِلَا تَكْبِيرِ إحْرَامٍ وَسَلَامٍ فِي أَحَدَ عَشَرَ مَوْضِعًا
Il est de sunna, pour le récitant et pour celui qui l'écoute, s'il s'est assis pour apprendre et que le récitant est apte à diriger la prière, de faire, aux conditions de la prière, une seule prosternation, sans takbīr d'entrée ni salut, en onze endroits :
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335
آخِرِ الْأَعْرَافِ وَالْآصَالِ وَيُؤْمَرُونَ وَخُشُوعًا وَبُكِيًّا وَإنَّ اللَّهَ يَفْعَلُ مَا يَشَاءُ وَزَادَهُمْ نُفُورًا وَرَبِّ الْعَرْشِ الْعَظِيمِ وَهُمْ لَا يَسْتَكْبِرُونَ وَخَرَّ رَاكِعًا وَأَنَابَ وَإنْ كُنْتُمْ إيَّاهُ تَعْبُدُونَ
la fin d'al-Aʿrāf ; « wa-l-āṣāl » [ar-Raʿd] ; « wa-yuʾmarūn » [an-Naḥl] ; « khushūʿan » [al-Isrāʾ] ; « wa-bukiyyan » [Maryam] ; « inna Llāha yafʿalu mā yashāʾ » [al-Ḥajj] ; « wa-zādahum nufūran » [al-Furqān] ; « Rabbi l-ʿarshi l-ʿaẓīm » [an-Naml] ; « wa-hum lā yastakbirūn » [as-Sajda] ; « wa-kharra rākiʿan wa-anāb » [Ṣād] ; « in kuntum iyyāhu taʿbudūn » [Fuṣṣilat].
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336
وَكُرِهَ لِمُحَصِّلِ الشُّرُوطِ وَقْتَ الْجَوَازِ تَرْكُهَا وَإِلَّا تَرَكَ الْآيَةَ
Il est déconseillé à celui qui en réunit les conditions, à un moment où elle est permise, de la délaisser ; sinon il omet le verset [entier].
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337
وَالِاقْتِصَارُ عَلَى الْآيَةِ لِلسُّجُودِ وَتَعَمُّدُهَا بِفَرِيضَةٍ وَلَوْ صُبْحَ جُمُعَةٍ لَا نَفْلٍ
[Il est déconseillé] de s'en tenir au verset en vue de la prosternation ; et de le réciter à dessein dans une prière obligatoire, fût-ce le ṣubḥ du vendredi ; non dans une surérogatoire.
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338
فَإِنْ قَرَأَهَا بِفَرْضٍ سَجَدَ وَلَوْ بِوَقْتِ نَهْيٍ لَا خُطْبَةٍ وَجَهَرَ بِهَا إمَامُ السِّرِّيَّةِ وَإِلَّا اتَّبَعَ
S'il le récite dans une obligatoire, il se prosterne, même à un moment proscrit ; non pendant le sermon. L'imam d'une prière à voix basse récite ce verset à voix haute ; sinon [s'il s'est prosterné sans l'avoir fait entendre], on le suit tout de même.
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339
وَمُجَاوِزُهَا بِكَآيَةٍ يَسْجُدُ وَبِكَثِيرٍ يُعِيدُهَا وَلَوْ بِالْفَرْضِ مَا لَمْ يَنْحَنِ وَأَعَادَهَا بِالنَّفْلِ فِي ثَانِيَتِهِ
Celui qui le dépasse d'un verset ou à peu près se prosterne [sans le relire] ; s'il le dépasse de beaucoup, il le relit [et se prosterne], même dans l'obligatoire, tant qu'il ne s'est pas incliné ; dans la surérogatoire, il le relit dans la deuxième rakʿa.
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340
وَنُدِبَ لِسَاجِدِهَا بِصَلَاةٍ قِرَاءَةٌ قَبْلَ رُكُوعِهِ
Il est recommandé à celui qui l'a faite en prière de réciter quelque chose avant de s'incliner.
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341
وَلَوْ قَصَدَهَا فَرَكَعَ سَاهِيًا اُعْتُدَّ بِهِ عِنْدَ مَالِكٍ لَا ابْنِ الْقَاسِمِ فَيَخِرُّ سَاجِدًا وَلَوْ بَعْدَ رَفْعِهِ وَسَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ إنْ اطْمَأَنَّ بِهِ
S'il la visait et s'est incliné par inadvertance, son inclinaison compte selon Mālik, non selon Ibn al-Qāsim : il se laisse alors tomber en prosternation, même après s'être redressé, et fait la prosternation de l'oubli après le salut s'il s'était immobilisé dans l'inclinaison.
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342
وَكَرَّرَهَا إنْ كَرَّرَ حِزْبًا إلَّا الْمُعَلِّمَ وَالْمُتَعَلِّمُ فَأَوَّلُ مَرَّةٍ
Il la répète s'il répète un ḥizb [un passage du Coran qui la contient] ; sauf l'enseignant et l'élève : la première fois seulement.
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343
وَكُرِهَ سُجُودُ شُكْرٍ أَوْ عِنْدَ زَلْزَلَةٍ وَقِرَاءَةٌ بِتَلْحِينٍ وَقِرَاءَةُ جَمَاعَةٍ إذَا لَمْ تَخْرُجْ عَنْ حَدِّهَا وَجَهْرٌ بِهَا بِمَسْجِدٍ وَأُقِيمَ الْقَارِئُ بِهِ إنْ قَصَدَ الدَّوَامَ
Sont déconseillés : la prosternation de gratitude, ou lors d'un séisme ; la récitation chantée et la récitation à plusieurs, tant que la récitation ne sort pas de ses limites [sinon c'est interdit] ; la récitation à voix haute dans la mosquée ; on fait lever [et sortir] celui qui y récite ainsi s'il entend le faire en permanence.
- La prière en groupe et ses règlesفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْجَمَاعَةِ وَأَحْكَامِهَا
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344
الْجَمَاعَةُ بِفَرْضٍ غَيْرِ الْجُمُعَةِ سُنَّةٌ
La prière en groupe, pour une prière obligatoire autre que celle du vendredi, est une sunna.
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345
وَلَا تَتَفَاضَلُ وَإِنَّمَا يَحْصُلُ فَضْلُهَا بِرَكْعَةٍ وَإِنَّمَا تُدْرَكُ بِانْحِنَائِهِ فِي أُولَاهُ مَعَ الْإِمَامِ قَبْلَ اعْتِدَالِهِ وَإِنْ لَمْ يَطْمَئِنَّ إلَّا بَعْدَهُ
Les groupes ne se surpassent pas en mérite [au point que l'on refasse la prière avec un autre]. Ce mérite ne s'obtient que par une rakʿa [entière] ; et celle-ci n'est saisie que si l'on s'incline, dans sa première rakʿa, avec l'imam avant qu'il se soit redressé, même si l'on ne s'immobilise qu'après.
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346
فَإِنْ سَهَا أَوْ زُوحِمَ عَنْهُ حَتَّى رَفَعَ تَرَكَهُ وَسَجَدَ مَعَهُ وَقَضَاهَا بَعْدَ السَّلَامِ
S'il en est distrait, ou en est empêché par la presse, jusqu'à ce que l'imam se soit relevé, il laisse l'inclinaison, se prosterne avec lui et rattrape la rakʿa après le salut.
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347
وَنُدِبَ لِمَنْ لَمْ يُحَصِّلْهُ كَمُصَلٍّ بِصَبِيٍّ لَا امْرَأَةٍ أَنْ يُعِيدَ مَأْمُومًا مُفَوِّضًا مَعَ جَمَاعَةٍ
Il est recommandé à celui qui n'a pas obtenu ce mérite, comme celui qui a prié avec un enfant, non avec une femme, de refaire la prière en suivant un imam, en s'en remettant à Allah [quant à celle des deux qu'Il agrée], avec un groupe ;
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348
لَا وَاحِدٍ إلَّا إذَا كَانَ رَاتِبًا غَيْرَ مَغْرِبٍ كَعِشَاءٍ بَعْدَ وَتْرٍ
non avec une seule personne, sauf s'il s'agit de l'imam attitré ; cela hormis le maghrib, et de même le ʿishāʾ après le witr [qui ne se refont pas].
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349
فَإِنْ أَعَادَ قَطَعَ إنْ لَمْ يَعْقِدْ رَكْعَةً، وَإِلَّا شَفَعَ نَدْبًا وَسَلَّمَ
S'il se met [par inadvertance] à refaire l'une de ces deux, il interrompt s'il n'a pas accompli une rakʿa ; sinon il lui est recommandé de terminer sur un nombre pair, puis il fait le salut.
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350
وَإِنْ أَتَمَّ أَتَى بِرَابِعَةٍ وَلَوْ سَلَّمَ مَعَهُ إنْ قَرُبَ وَسَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ
S'il a achevé [le maghrib avec l'imam], il ajoute une quatrième rakʿa, même s'il a fait le salut avec lui, si peu de temps s'est écoulé, et se prosterne après le salut.
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351
فَإِنْ تَبَيَّنَ عَدَمُ الْأُولَى أَوْ فَسَادُهَا أَجْزَأَتْهُ
S'il s'avère que la première prière n'avait pas eu lieu ou était viciée, la seconde lui suffit.
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352
وَمَنْ ائْتَمَّ بِمُعِيدٍ أَعَادَ أَبَدًا وَلَوْ فِي جَمَاعَةٍ
Celui qui a suivi quelqu'un qui refaisait sa prière la refait toujours, fût-ce en groupe.
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353
وَالْإِمَامُ الرَّاتِبُ كَجَمَاعَةٍ
L'imam attitré vaut à lui seul un groupe.
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354
وَحَرُمَ ابْتِدَاءُ صَلَاةٍ بَعْدَ الْإِقَامَةِ
Il est interdit de commencer une prière après l'iqāma [de l'imam attitré].
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355
وَإِنْ أُقِيمَتْ بِمَسْجِدٍ وَهُوَ بِهَا قَطَعَ بِسَلَامٍ أَوْ مُنَافٍ إنْ خَشَى فَوَاتَ رَكْعَةٍ وَإِلَّا أَتَمَّ النَّافِلَةَ أَوْ فَرِيضَةٍ غَيْرِ الْمُقَامَةِ عَقَدَ رَكْعَةً أَمْ لَا. فَإِنْ كَانَتْ الْمُقَامَةُ انْصَرَفَ عَنْ شَفْعٍ إنْ عَقَدَ رَكْعَةً بِغَيْرِ صُبْحٍ وَمَغْرِبٍ وَإِلَّا قَطَعَ
Si l'iqāma est faite dans une mosquée alors qu'il est en prière, il l'interrompt par un salut ou par un acte incompatible, s'il craint de manquer une rakʿa ; sinon il achève la surérogatoire, ou l'obligatoire autre que celle pour laquelle on fait l'iqāma, qu'il ait accompli une rakʿa ou non. S'il s'agit de la prière même pour laquelle on fait l'iqāma, il termine sur un nombre pair s'il a accompli une rakʿa, hors le ṣubḥ et le maghrib ; sinon il interrompt.
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356
فَإِنْ عَقَدَ ثَانِيَةَ الْمَغْرِبِ بِسُجُودِهَا أَوْ ثَالِثَةً غَيْرَهَا كَمَّلَهَا فَرْضًا وَدَخَلَ مَعَهُ فِي غَيْرِ الْمَغْرِبِ
S'il a accompli la deuxième rakʿa du maghrib avec ses prosternations, ou la troisième d'une autre prière, il l'achève comme obligatoire, puis entre dans la prière avec l'imam, sauf au maghrib.
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357
وَإِنْ أُقِيمَتْ بِمَسْجِدٍ عَلَى مُحَصِّلٍ الْفَضْلَ وَهُوَ بِهِ خَرَجَ وَإِلَّا لَزِمَتْهُ كَمَنْ لَمْ يُصَلِّهَا
Si l'iqāma est faite dans une mosquée alors que s'y trouve quelqu'un qui a déjà obtenu le mérite du groupe, il sort ; sinon elle s'impose à lui, comme à celui qui ne l'a pas priée.
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358
وَعَلَى مُصَلٍّ بِغَيْرِهِ أَتَمَّهَا
Si elle est faite alors qu'il prie ailleurs, il achève sa prière.
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359
وَكُرِهَ لِلْإِمَامِ إطَالَةُ رُكُوعٍ لِدَاخِلٍ
Il est déconseillé à l'imam d'allonger l'inclinaison pour quelqu'un qui entre.
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360
وَشَرْطُهُ إسْلَامٌ وَتَحَقُّقُ ذُكُورَةٍ وَعَقْلٌ وَكَوْنُهُ غَيْرَ مَأْمُومٍ وَلَا مُتَعَمِّدِ حَدَثٍ
Les conditions de l'imam : l'islam, la masculinité certaine, la raison, ne pas suivre lui-même un imam, ne pas être sciemment en état d'impureté rituelle.
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361
فَإِنْ نَسِيَهُ أَوْ غَلَبَهُ صَحَّتْ لِلْمَأْمُومِ إنْ لَمْ يَعْلَمْ بِهِ قَبْلَهَا أَوْ عَلِمَ فِيهَا وَلَمْ يَسْتَمِرَّ
S'il l'avait oublié, ou que le ḥadath l'a pris malgré lui, la prière est valide pour ceux qui le suivent, s'ils ne le savaient pas avant, ou l'ont su pendant et n'ont pas continué à le suivre.
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362
وَقُدْرَةٌ عَلَى الْأَرْكَان، لَا إنْ عَجَزَ إلَّا أَنْ يُسَاوِيَهُ الْمَأْمُومُ فَتَصِحُّ إلَّا الْمُومِئَ بِمِثْلِهِ
La capacité d'accomplir les piliers ; non s'il en est incapable, sauf si celui qui le suit lui est égal : alors c'est valide ; sauf celui qui prie par signes derrière son semblable [ce n'est pas valide].
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363
وَعِلْمٌ بِمَا تَصِحُّ بِهِ وَقِرَاءَةٍ غَيْرِ شَاذَّةٍ وَصَحَّتْ بِهَا إنْ وَافَقَتْ رَسْمَ الْمُصْحَفِ وَبِلَحْنٍ وَلَوْ بِالْفَاتِحَةِ وَأَثِمَ إنْ وَجَدَ غَيْرَهُ وَبِغَيْرِ مُمَيِّزٍ بَيْنَ كَضَادٍ وَظَاءٍ لَا إنْ تَعَمَّدَ
La connaissance de ce qui rend la prière valide, et d'une lecture non aberrante (shādhdha), la prière restant valide avec celle-ci si elle concorde avec la graphie du muṣḥaf ; elle est valide aussi avec une faute de langue, fût-ce dans la Fātiḥa, mais celui qui le suit commet un péché s'il trouvait un autre imam ; et derrière celui qui ne distingue pas le ḍād du ẓāʾ et lettres semblables ; non s'il le fait délibérément.
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364
وَبُلُوغٌ فِي فَرْضٍ وَبِجُمُعَةٍ حُرِّيَّةٌ وَإِقَامَةٌ وَأَعَادَ بِوَقْتٍ فِي بِدْعِيٍّ
La puberté, pour une prière obligatoire ; et, pour la prière du vendredi, la condition libre et la résidence. Celui qui a prié derrière un innovateur refait la prière dans le temps.
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365
وَكُرِهَ فَاسِقٌ بِجَارِحَةٍ وَأَعْرَابِيٌّ لِغَيْرِهِ وَذُو سَلَسٍ وَقَرْحٍ لِصَحِيحٍ وَأَغْلَفُ وَمَجْهُولُ حَالٍ وَتَرَتُّبُ خَصِيٍّ وَمَأْبُونٍ وَوَلَدِ زِنًا وَعَبْدٍ فِي فَرْضٍ أَوْ سُنَّةٍ
Sont déconseillés [comme imams] : le pécheur par ses actes ; le bédouin pour d'autres que les bédouins ; celui qui souffre d'incontinence ou d'une plaie, pour le bien portant ; l'incirconcis ; celui dont l'état est inconnu ; et, comme imam attitré d'une prière obligatoire ou de sunna, l'eunuque, l'efféminé, l'enfant né de la fornication et l'esclave.
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366
وَصَلَاةٌ بَيْنَ الْأَسَاطِينِ وَأَمَامَ الْإِمَامِ بِلَا ضَرُورَةٍ وَاقْتِدَاءُ مَنْ بِأَسْفَلِ السَّفِينَةِ بِمَنْ بِأَعْلَاهَا كَأَبِي قُبَيْسٍ
[Sont déconseillés aussi :] prier entre les colonnes ; prier devant l'imam sans nécessité ; que ceux qui sont au bas du bateau suivent celui qui est en haut ; de même suivre depuis le mont Abū Qubays [l'imam de la Mosquée sacrée] ;
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367
وَصَلَاةُ رَجُلٍ بَيْنَ نِسَاءٍ وَعَكْسُهُ وَإمَامَةٌ بِمَسْجِدٍ بِلَا رِدَاءٍ وَتَنَفُّلُهُ بِالْمِحْرَابِ وَصَلَاةُ جَمَاعَةٍ قَبْلَ الرَّاتِبِ أَوْ بَعْدَهُ وَإِنْ أَذِنَ
la prière d'un homme parmi des femmes, et l'inverse ; diriger la prière dans une mosquée sans manteau ; que l'imam prie en surérogatoire dans le miḥrāb ; la prière d'un groupe avant l'imam attitré, ou après lui, même s'il l'a permis.
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368
وَلَهُ الْجَمْعُ إنْ جَمَعَ غَيْرُهُ بِلَا إذْنٍ إنْ لَمْ يُؤَخِّرْ كَثِيرًا، وَإِلَّا كُرِهَ
L'imam attitré peut prier en groupe si un autre l'a fait [avant lui] sans sa permission, à condition qu'il n'ait pas beaucoup tardé ; sinon c'est déconseillé.
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369
وَخَرَجُوا لِيَجْمَعُوا خَارِجَهُ، إلَّا الْمَسَاجِدَ الثَّلَاثَةَ. فَيُصَلُّونَ أَفْذَاذًا إنْ دَخَلُوهَا
Ceux [qui arrivent après le groupe de l'imam attitré] sortent pour prier en groupe ailleurs ; sauf dans les trois mosquées, où ils prient chacun seul s'ils y sont entrés.
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370
وَجَازَ إمَامَةُ أَعْمَى وَمُخَالِفٍ فِي الْفُرُوعِ وَأَلْكَنَ وَمَحْدُودٍ وَعِنِّينٍ وَأَقْطَعَ وَأَشَلَّ وَمَجْذُومٍ إلَّا أَنْ يَشْتَدَّ فَلْيَتَنَحَّ وَصَبِيٍّ بِمِثْلِهِ وَإسْرَاعٌ لَهَا بِلَا خَبَبٍ
Sont permis : l'imamat de l'aveugle ; de celui qui diverge dans les questions secondaires ; de celui qui a un défaut de prononciation ; de celui qui a subi une peine légale ; de l'impuissant ; de l'amputé, du paralysé et du lépreux, sauf si son mal est avancé : qu'il se tienne alors à l'écart ; de l'enfant pour ses semblables ; et de presser le pas vers la prière, sans courir.
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371
وَبِمَسْجِدٍ قَتْلُ عَقْرَبٍ وَفَأْرَةٍ وَإحْضَارُ صَبِيٍّ لَا يَعْبَثُ أَوْ يَنْكَفُّ إذَا نُهِيَ وَبَصْقٌ قَلَّ إنْ حَصَبَ فَوْقَ الْحَصْبَاءِ أَوْ تَحْتَ حَصِيرِهِ وَإِلَّا مُنِعَ كَبِحَائِطِهِ
[Sont permis] dans la mosquée : tuer un scorpion ou une souris ; amener un enfant qui ne joue pas, ou qui cesse quand on le lui défend ; cracher un peu, si le sol est de gravier, sur le gravier ou sous sa natte ; sinon c'est interdit, de même que sur son mur.
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372
وَقَدَّمَ الْمُصَلِّي ثَوْبَهُ ثُمَّ جِهَةَ يَسَارِهِ أَوْ تَحْتَ قَدَمِهِ ثُمَّ جِهَةَ يَمِينِهِ. وَأَمَامَهُ
Celui qui prie et doit cracher le fait d'abord dans son vêtement, puis du côté gauche ou sous son pied, puis du côté droit, puis devant lui.
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373
وَخُرُوجُ مُتَجَالَّةٍ لِمَسْجِدٍ وَلِكَعِيدٍ وَشَابَّةٍ غَيْرِ مُفْتِنَةٍ لِمَسْجِدٍ وَجِنَازَةِ قَرِيبٍ وَلَا يَقْضِي عَلَى زَوْجِهَا بِهِ
[Est permise] la sortie de la femme âgée pour la mosquée et pour une occasion comme la fête ; et celle de la jeune femme qui n'est pas cause de tentation, pour la mosquée et pour les funérailles d'un proche ; son mari n'y est pas contraint par jugement.
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374
وَفَصْلُ مَأْمُومٍ بِنَهْرٍ صَغِيرٍ أَوْ طَرِيقٍ وَعُلُوُّ مَأْمُومٍ وَلَوْ بِسَطْحٍ لَا إمَامٍ فَيُكْرَهُ إلَّا بِكَشِبْرٍ، أَوْ ضَرُورَةٍ أَوْ قَصْدِ تَعْلِيمٍ
[Est permis] que celui qui suit soit séparé de l'imam par un petit cours d'eau ou un chemin ; qu'il soit plus haut que lui, fût-ce sur une terrasse ; non l'imam : c'est alors déconseillé, sauf d'un empan ou à peu près, ou par nécessité, ou pour enseigner.
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375
وَبَطَلَتْ إنْ قَصَدَ إمَامٌ أَوْ مَأْمُومٌ بِهِ الْكِبْرَ
La prière est nulle si l'imam, ou celui qui le suit, a recherché par là l'orgueil.
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376
وَمُسَمِّعٌ وَاقْتِدَاءٌ بِهِ وَبِرُؤْيَةٍ وَإِنْ بِدَارٍ
[Sont permis] qu'un répétiteur fasse entendre les takbīr et que l'on se règle sur lui ; ou sur la vue [de l'imam ou de ceux qui le suivent], fût-ce depuis une maison.
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377
وَشَرْطُ الِاقْتِدَاءِ نِيَّتُهُ أَوَّلًا وَلَزِمَ فَلَا يَتَنَقَّلُ مُنْفَرِدٌ لِجَمَاعَةٍ كَعَكْسِهِ بِخِلَافِ الْإِمَامِ وَلَوْ بِجِنَازَةٍ إلَّا جُمُعَةً وَجَمْعًا لِمَطَرٍ وَخَوْفًا وَمُسْتَخْلِفًا
Conditions pour suivre un imam : en avoir l'intention dès le début, et elle engage : celui qui prie seul ne passe donc pas au groupe, ni l'inverse. À la différence de l'imam [qui n'a pas à former l'intention de diriger], fût-ce pour la prière funéraire ; sauf pour la prière du vendredi, la réunion de deux prières pour la pluie, la prière de la peur et celui qui a été désigné comme remplaçant.
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378
وَمُسَاوَاةٌ فِي ذَاتِ الصَّلَاةِ وَصِفَتِهَا وَزَمَنِهَا إلَّا نَفْلًا خَلْفَ فَرْضٍ فَلَا يَصِحُّ صُبْحٌ بَعْدَ شَمْسٍ بِمَنْ أَدْرَكَ رَكْعَةً قَبْلَهَا
L'identité de la prière elle-même, de sa qualité [accomplie dans son temps ou rattrapée] et de son moment ; sauf la surérogatoire derrière l'obligatoire. N'est donc pas valide un ṣubḥ [prié] après le lever du soleil derrière celui qui en a saisi une rakʿa avant.
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379
وَمُتَابَعَةٌ فِي إحْرَامٍ وَسَلَامٍ فَالْمُسَاوَاةُ مُبْطِلَةٌ وَحَرُمَ سَبْقُهُ فِي غَيْرِهِمَا وَكُرِهَ مُسَاوَاتُهُ وَأُمِرَ بِعَوْدِهِ لَهُ إنْ عَلِمَ إدْرَاكَهُ
Et le suivre pour le takbīr d'entrée et le salut : les faire en même temps que lui annule. Il est interdit de le devancer dans le reste, et déconseillé de faire en même temps que lui ; on ordonne à qui l'a devancé de revenir à lui, s'il sait qu'il le rejoindra.
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380
وَنُدِبَ تَقْدِيمُ سُلْطَانٍ فَرَبُّ مَنْزِلٍ وَالْمُسْتَأْجِرِ عَلَى الْمَالِكِ وَإِنْ عَبْدًا كَامْرَأَةٍ وَاسْتَخْلَفَتْ كَمَنْ قَامَ بِهِ مَانِعٌ مِنْهُمَا
Il est recommandé de mettre en avant le détenteur du pouvoir ; puis le maître de maison, le locataire passant avant le propriétaire, fût-il esclave ; de même la femme [maîtresse des lieux], qui désigne un remplaçant, comme le fait celui des deux [détenteur du pouvoir ou maître de maison] en qui se trouve un empêchement ;
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381
فَأَبٍ فَعَمٍّ فَزَائِدِ فِقْهٍ فَحَدِيثٍ فَقِرَاءَةٍ فَعِبَادَةٍ فَمُسِنٍّ فِي الْإِسْلَامِ فَقُرَشِيٍّ فَمَعْلُومٍ نَسَبُهُ فَحُسْنِ خُلُقٍ فَخَلْقٍ فَلِبَاسٍ وَالْأَوْرَعِ وَالزَّاهِدِ وَالْحُرِّ عَلَى غَيْرِهِمْ
puis le père, puis l'oncle paternel ; puis le plus savant en fiqh, puis en hadith, puis en lecture du Coran, puis le plus assidu aux actes d'adoration ; puis le plus ancien dans l'islam, puis le Qurayshite, puis celui dont la lignée est connue, puis le meilleur de caractère, puis de physique, puis de vêtement ; le plus scrupuleux, l'ascète et l'homme libre passent avant les autres.
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382
وَوُقُوفُ ذَكَرٍ وَلَوْ صَبِيًّا عَقَلَ الْقُرْبَةَ عَنْ يَمِينِهِ وَتَأَخُّرُهُ عَنْهُ قَلِيلًا وَاثْنَيْنِ فَأَكْثَرَ خَلْفَهُ وَنِسَاءٍ خَلْفَ الْجَمِيعِ
[Il est recommandé] que l'homme, fût-ce un enfant qui comprend ce qu'est un acte d'adoration, se tienne à la droite de l'imam, un peu en retrait ; que deux hommes ou plus se tiennent derrière lui ; et les femmes derrière tous.
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383
وَكَبَّرَ الْمَسْبُوقُ بَعْدَ الْإِحْرَامِ لِرُكُوعٍ أَوْ سُجُودٍ لَا لِجُلُوسٍ وَلَا يُؤَخِّرُ
Le retardataire, après le takbīr d'entrée, dit un takbīr pour l'inclinaison ou la prosternation, non pour la position assise ; et il ne tarde pas.
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384
وَقَامَ لِلْقَضَاءِ بِتَكْبِيرٍ إنْ جَلَسَ فِي ثَانِيَتِهِ وَإِلَّا فَلَا إلَّا مُدْرِكٌ دُونَ رَكْعَةٍ
Il se lève pour rattraper avec un takbīr s'il s'est assis dans sa propre deuxième rakʿa ; sinon, non ; sauf celui qui a saisi moins d'une rakʿa.
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385
وَقَضَى الْقَوْلَ وَبَنَى الْفِعْلَ: وَهُوَ مَا عَدَا الْقِرَاءَةَ فَمُدْرِكُ ثَانِيَةِ الصُّبْحِ يَقْنُتُ فِي رَكْعَةِ الْقَضَاءِ
Il rattrape [ce qui lui a manqué] pour la parole et bâtit [sur ce qu'il a saisi] pour l'acte, l'acte étant tout ce qui n'est pas la récitation. Ainsi celui qui a saisi la deuxième rakʿa du ṣubḥ fait le qunūt dans la rakʿa qu'il rattrape.
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386
وَأَحْرَمَ مَنْ خَشِيَ فَوَاتَ رَكْعَةٍ دُونَ الصَّفِّ إنْ ظَنَّ إدْرَاكَهُ قَبْلَ الرَّفْعِ وَإِلَّا تَمَادَى إلَيْهِ إلَّا أَنْ تَكُونَ الْأَخِيرَةُ
Celui qui craint de manquer une rakʿa prononce le takbīr d'entrée avant d'atteindre le rang, s'il pense le rejoindre avant que l'imam se relève ; sinon il continue jusqu'au rang ; sauf si c'est la dernière rakʿa [: il le prononce alors avant le rang].
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387
وَدَبَّ كَالصَّفَّيْنِ لِآخِرِ فُرْجَةٍ رَاكِعًا أَوْ قَائِمًا فِي ثَانِيَتِهِ لَا جَالِسًا
Il avance l'équivalent de deux rangs jusqu'au dernier vide, incliné, ou debout dans sa deuxième rakʿa ; non assis.
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388
وَإِنْ شَكَّ فِي الْإِدْرَاكِ أَلْغَاهَا وَقَضَاهَا بَعْدَ سَلَامِهِ كَأَنْ أَدْرَكَهُ فِي الرُّكُوعِ وَكَبَّرَ لِلْإِحْرَامِ فِي انْحِطَاطِهِ
S'il doute d'avoir saisi la rakʿa, il ne la compte pas et la rattrape après le salut de l'imam ; de même s'il l'a rejoint dans l'inclinaison et a prononcé le takbīr d'entrée en s'abaissant.
- La désignation d'un remplaçantفَصْلٌ فِي الِاسْتِخْلَافِ
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389
نُدِبَ لِلْإِمَامِ اسْتِخْلَافُ غَيْرِهِ إنْ خَشِيَ تَلَفَ مَالٍ أَوْ نَفْسٍ
Il est recommandé à l'imam de désigner un remplaçant s'il craint la perte d'un bien ou d'une vie ;
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390
أَوْ مُنِعَ الْإِمَامَةَ لِعَجْزٍ أَوْ رُعَافٍ بِنَاءً وَرَجَعَ مَأْمُومًا أَوْ الصَّلَاةَ بِسَبْقِ حَدَثٍ أَوْ ذِكْرِهِ
ou s'il est empêché de diriger par une incapacité, ou par un saignement de nez qui permet de reprendre la prière, auquel cas il revient en suivant ; ou empêché de prier par un ḥadath qui lui échappe, ou dont il se souvient ;
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391
وَإِنْ بِرُكُوعٍ أَوْ سُجُودٍ وَلَا تَبْطُلُ إنْ رَفَعُوا بِرَفْعِهِ قَبْلَهُ وَعَادُوا مَعَهُ
même pendant une inclinaison ou une prosternation ; leur prière n'est pas nulle s'ils se sont relevés en même temps que lui, avant la désignation, et ils y reviennent avec le remplaçant.
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392
وَنُدِبَ لَهُمْ إنْ لَمْ يَسْتَخْلِفْ وَاسْتِخْلَافُ الْأَقْرَبَ وَتَقَدُّمُهُ إنْ قَرُبَ وَإِنْ بِجُلُوسِهِ
Cela leur est recommandé à eux s'il n'a désigné personne ; il est recommandé de désigner le plus proche, et que celui-ci s'avance s'il est près, fût-ce dans sa position assise.
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393
وَإِنْ تَقَدَّمَ غَيْرُهُ صَحَّتْ كَأَنْ أَتَمُّوا أَفْذَاذًا أَوْ بَعْضُهُمْ أَوْ بِإِمَامَيْنِ إلَّا الْجُمُعَةَ
Si un autre s'avance, c'est valide ; de même s'ils achèvent chacun seul, ou une partie d'entre eux, ou avec deux imams ; sauf pour la prière du vendredi.
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394
وَقَرَأَ مِنْ انْتِهَاءِ الْأَوَّلِ إنْ عَلِمَ وَإِلَّا ابْتَدَأَ
Le remplaçant récite à partir de là où le premier s'est arrêté, s'il le sait ; sinon il recommence.
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395
وَصِحَّتُهُ بِإِدْرَاكِ جُزْءٍ يُعْتَدُّ بِهِ مِنْ الرَّكْعَةِ قَبْلَ عَقْدِ الرُّكُوعِ
La désignation est valide si le remplaçant a saisi [avec l'imam, avant l'empêchement] une partie qui compte de la rakʿa, avant l'accomplissement de l'inclinaison.
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396
وَإِنْ جَاءَ بَعْدَ الْعُذْرِ فَكَأَجْنَبِيٍّ فَإِنْ صَلَّى لِنَفْسِهِ أَوْ بَنَى بِالْأُولَى أَوْ بِالثَّالِثَةِ مِنْ رُبَاعِيَّةٍ صَحَّتْ وَإِلَّا فَلَا
S'il est arrivé après l'empêchement, il est comme un étranger à la prière : s'il prie pour lui-même, ou reprend la prière de l'imam dans la première rakʿa, ou dans la troisième d'une prière de quatre, sa prière est valide ; sinon, non.
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397
وَجَلَسَ الْمَسْبُوقُ لِسَلَامِهِ كَأَنْ اسْتَخْلَفَ مُسَافِرٌ مُقِيمًا أَوْ سَبَقَ هُوَ
Le retardataire reste assis jusqu'au salut du remplaçant [lui-même retardataire] ; de même si un voyageur a désigné un résident, ou si le remplaçant seul est retardataire [: on l'attend pour faire le salut avec lui].
- Le raccourcissement et la réunion des prièresفَصْلٌ فِي قَصْرِ الصَّلَاةِ وَجَمْعِهَا
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398
سُنَّ لِمُسَافِرٍ سَفَرًا جَائِزًا أَرْبَعَةَ بُرُدٍ ذَهَابًا وَلَوْ بِبَحْرٍ أَوْ نُوتِيًّا بِأَهْلِهِ قَصْرُ رُبَاعِيَّةٍ سَافَرَ بِوَقْتِهَا أَوْ فَاتَتْهُ فِيهِ
Il est de sunna, pour celui qui accomplit un voyage licite de quatre burud [relais de douze milles] à l'aller, fût-ce par mer, et fût-il un marin voyageant avec sa famille, de raccourcir la prière de quatre rakʿa dans le temps de laquelle il a voyagé, ou qu'il a manquée en voyage ;
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399
إنْ عَدَا الْبَلَدِيُّ الْبَسَاتِينَ الْمَسْكُونِ وَلَوْ بِقَرْيَةِ جُمُعَةٍ وَالْعَمُودِيُّ حِلَّتَهُ وَانْفَصَلَ غَيْرُهُمَا إلَى مَحَلِّ الْبَدْءِ لَا أَقَلَّ
dès que le citadin a dépassé les jardins habités, fût-ce ceux d'une localité où se tient la prière du vendredi ; le nomade, son campement ; et que tout autre a quitté son lieu ; jusqu'au [retour au] point où il a commencé. Non pour moins [de quatre burud].
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400
وَبَطَلَتْ فِي ثَلَاثَةِ بُرُدٍ لَا أَكْثَرَ وَإِنْ مُنِعَ كَالْعَاصِي بِسَفَرِهِ وَكُرِهَ لِلَاهٍ بِهِ
La prière raccourcie est nulle pour trois burud [ou moins], non pour davantage, même si le raccourcissement y est interdit ; de même [il est interdit, sans que la prière soit nulle] pour celui dont le voyage est lui-même une désobéissance ; et c'est déconseillé à celui qui voyage pour se divertir.
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401
وَلَا يَقْصُرُ رَاجِعٌ لِدُونِهَا وَلَوْ لِشَيْءٍ نَسِيَهُ، إلَّا أَنْ يَخْرُجَ رَافِضًا سُكْنَاهَا وَلَمْ يَنْوِ بِرُجُوعِهِ الْإِقَامَةَ وَلَا عَادِلٌ عَنْ قَصِيرٍ بِلَا عُذْرٍ
Ne raccourcit pas : celui qui revient [chez lui] d'une distance moindre, fût-ce pour une chose oubliée, sauf s'il était parti en renonçant à y habiter et sans avoir, en y revenant, l'intention d'y séjourner ; ni celui qui se détourne d'un chemin court sans excuse ;
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402
وَلَا كَهَائِمٍ إلَّا أَنْ يَعْلَمَ قَطْعَ الْمَسَافَةِ قَبْلَ مَرَامِهِ وَلَا مُنْفَصِلٌ يَنْتَظِرُ رُفْقَةً إلَّا أَنْ يَجْزِمَ بِالسَّيْرِ دُونَهَا أَوْ بِمَجِيئِهَا قَبْلَ أَرْبَعَةِ أَيَّامٍ
ni l'errant et ses semblables, sauf s'il sait qu'il parcourra la distance avant d'atteindre son but ; ni celui qui a quitté sa ville et attend des compagnons, sauf s'il est décidé à partir sans eux, ou sûr qu'ils viendront avant quatre jours ;
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403
وَلَا نَاوٍ إقَامَةً بِمَكَانٍ تَقْطَعُهُ أَوْ دُخُولَ وَطَنِهِ أَوْ مَحَلِّ زَوْجَةٍ دَخَلَ بِهَا وَهُوَ دُونَ الْمَسَافَةِ
ni celui qui a l'intention de faire, en un lieu, un séjour qui interrompt le voyage, ou d'entrer dans sa patrie, ou au lieu où se trouve une épouse avec qui le mariage a été consommé, alors que ce lieu est à moins de la distance.
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404
وَقَطَعَهُ دُخُولُهُ بَعْدَهَا ثُمَّ اعْتَبَرَ مَا بَقِيَ
Y entrer après avoir parcouru la distance interrompt le raccourcissement ; puis on considère ce qui reste de chemin.
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405
وَدُخُولُ بَلَدِهِ وَإِنْ رُدَّ غَلَبَةً بِكَرِيحِ وَنِيَّةَ إقَامَةِ أَرْبَعَةِ أَيَّامٍ صِحَاحٍ أَوْ الْعِلْمُ بِهَا عَادَةً لَا الْإِقَامَةَ وَلَوْ طَالَتْ
L'interrompent aussi : l'entrée dans sa ville, même s'il y a été ramené de force par le vent ou une cause semblable ; l'intention de séjourner quatre jours pleins, ou le fait de savoir, par l'usage, que l'on y séjournera autant ; non le séjour [sans intention], même s'il se prolonge.
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406
وَإِنْ نَوَاهَا بِصَلَاةٍ قَطَعَ وَشَفَعَ إنْ رَكَعَ وَلَمْ تَجُزْ حَضَرِيَّةً وَلَا سَفَرِيَّةً وَبَعْدَهَا أَعَادَ بِوَقْتٍ
S'il forme cette intention pendant une prière, il l'interrompt, en terminant sur un nombre pair [c'est recommandé] s'il a accompli une rakʿa ; elle ne vaut ni comme prière de résident ni comme prière de voyageur. S'il la forme après la prière, il la refait dans le temps.
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407
وَكُرِهَ اقْتِدَاءُ مُقِيمٍ بِمُسَافِرٍ كَعَكْسِهِ وَتَأَكَّدَ وَتَبِعَهُ وَأَعَادَ بِوَقْتٍ
Il est déconseillé au résident de suivre un voyageur, de même que l'inverse, qui l'est davantage ; le voyageur suit alors l'imam [dans la prière complète], puis la refait dans le temps.
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408
كَأَنْ نَوَى الْإِتْمَامَ وَلَوْ سَهْوًا وَأَتَمَّ فَإِنْ قَصَرَ عَمْدًا أَوْ تَأْوِيلًا بَطَلَتْ وَسَهْوًا فَكَأَحْكَامِ السَّهْوِ
De même [il la refait dans le temps] s'il a eu l'intention de la prière complète, fût-ce par inadvertance ; et il la complète. S'il la raccourcit alors, délibérément ou par interprétation, elle est nulle ; par inadvertance, on applique les règles de l'oubli.
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409
وَإِنْ نَوَى الْقَصْرَ فَأَتَمَّ عَمْدًا بَطَلَتْ عَلَيْهِ وَعَلَى مَأْمُومِهِ وَسَهْوًا أَوْ تَأْوِيلًا أَوْ جَهْلًا؛ فَفِي الْوَقْتِ وَصَحَّتْ لِمَأْمُومِهِ بِلَا إعَادَةٍ إنْ لَمْ يَتْبَعْهُ
S'il a eu l'intention de raccourcir puis a complété délibérément, la prière est nulle pour lui et pour ceux qui le suivent ; par inadvertance, par interprétation ou par ignorance, il la refait dans le temps ; elle est valide pour celui qui le suit, sans qu'il ait à la refaire, s'il ne l'a pas suivi dans l'ajout.
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410
وَسَبَّحَ لَهُ وَسَلَّمَ الْمُسَافِرُ بِسَلَامِهِ، وَأَتَمَّ غَيْرُهُ بَعْدَهُ
Celui qui le suit lui dit « subḥāna Llāh » ; le voyageur fait le salut avec le salut de l'imam, et les autres complètent après lui.
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411
وَإِنْ ظَنَّ الْإِمَامَ مُسَافِرًا فَظَهَرَ خِلَافُهُ أَعَادَ أَبَدًا كَعَكْسِهِ إنْ كَانَ مُسَافِرًا
S'il croyait l'imam voyageur et qu'il apparaît le contraire, il refait la prière, toujours ; de même dans le cas inverse ; cela s'il est lui-même voyageur.
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412
وَإِنْ لَمْ يَنْوِ قَصْرًا وَلَا إتْمَامًا فَفِي صِحَّتِهَا قَوْلَانِ وَعَلَى الصِّحَّةِ فَهَلْ يَلْزَمُهُ الْإِتْمَامُ أَوْ يُخَيَّرُ قَوْلَانِ
S'il n'a eu l'intention ni de raccourcir ni de compléter, il y a deux avis sur la validité de sa prière ; et, si elle est valide, doit-il compléter ou a-t-il le choix ? Deux avis.
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413
وَلَا تَجِبُ نِيَّةُ الْقَصْرِ عِنْدَ السَّفَرِ
L'intention de raccourcir n'est pas obligatoire au moment de partir en voyage.
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414
وَنُدِبَ تَعْجِيلُ الْأَوْبَةِ وَالدُّخُولُ نَهَارًا وَاسْتِصْحَابُ هَدِيَّةٍ
Il est recommandé de hâter le retour, d'entrer chez soi de jour, et de rapporter un présent.
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415
وَرُخِّصَ لَهُ فِي جَمْعِ الظُّهْرَيْنِ بِبَرٍّ وَإِنْ قَصَرَ أَوْ لَمْ يَجِدَّ إنْ زَالَتْ الشَّمْسُ نَازِلًا وَنَوَى النُّزُولَ بَعْدَ الْغُرُوبِ
Il lui est accordé, par dispense, de réunir le ẓuhr et le ʿaṣr, sur terre, même si le voyage est court ou qu'il ne presse pas l'allure, lorsque le soleil décline alors qu'il est à l'arrêt et qu'il a l'intention de ne s'arrêter de nouveau qu'après le coucher du soleil [: il prie alors les deux avant de repartir].
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416
فَإِنْ نَوَاهُ قَبْلَ الِاصْفِرَارِ أَخَّرَ الْعَصْرَ وَبَعْدَهُ خُيِّرَ فِيهَا
S'il compte s'arrêter avant le jaunissement, il retarde le ʿaṣr ; après le début du jaunissement, il a le choix pour celui-ci.
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417
وَإِنْ زَالَتْ سَائِرًا، أَخَّرَهُمَا إنْ نَوَى الِاصْفِرَارَ أَوْ قَبْلَهُ، وَإِلَّا فَفِي وَقْتَيْهِمَا كَمَنْ لَا يَضْبِطُ نُزُولَهُ وَكَالْمَرِيضِ
Si le soleil décline alors qu'il est en marche, il retarde les deux s'il compte s'arrêter au jaunissement ou avant ; sinon il prie chacune dans son temps [la première à la fin du sien, la seconde au début du sien] ; de même celui qui ne sait pas quand il s'arrêtera ; de même le malade.
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418
وَلِلصَّحِيحِ فِعْلُهُ وَالْعِشَاءَانِ كَالظُّهْرَيْنِ
Le bien portant peut le faire aussi [cette réunion de forme]. Le maghrib et le ʿishāʾ sont comme le ẓuhr et le ʿaṣr.
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419
وَمَنْ خَافَ إغْمَاءً أَوْ نَافِضًا أَوْ مَيْدًا عِنْدَ دُخُولِ وَقْتِ الثَّانِيَةِ قَدَّمَهَا فَإِنْ سَلِمَ أَعَادَ الثَّانِيَةَ بِوَقْتٍ
Celui qui craint un évanouissement, un accès de fièvre ou un vertige à l'entrée du temps de la seconde prière l'avance ; s'il en est épargné, il refait la seconde dans le temps.
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420
وَفِي جَمْعِ الْعِشَاءَيْنِ بِكُلِّ مَسْجِدٍ لِمَطَرٍ أَوْ طِينٍ مَعَ ظُلْمَةٍ
[Il est accordé aussi] de réunir le maghrib et le ʿishāʾ, dans toute mosquée, pour la pluie, ou pour la boue avec l'obscurité.
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421
يُؤَذَّنُ لِلْمَغْرِبِ كَالْعَادَةِ وَتُؤَخَّرُ قَلِيلًا ثُمَّ صُلِّيَا بِلَا فَصْلٍ إلَّا بِأَذَانٍ لِلْعِشَاءِ مُنْخَفِضٍ فِي الْمَسْجِدِ ثُمَّ يَنْصَرِفُونَ مِنْ غَيْرِ تَنَفُّلٍ
On fait l'adhān du maghrib comme d'habitude ; on retarde un peu la prière ; puis les deux sont priées sans séparation, sinon par un adhān du ʿishāʾ, à voix basse, à l'intérieur de la mosquée ; puis l'on s'en va, sans prier de surérogatoire.
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422
وَوَجَبَ نِيَّتُهُ وَلِمُنْفَرِدٍ بِالْمَغْرِبِ يَجِدُهُمْ بِالْعِشَاءِ وَلِمُقِيمٍ بِمَسْجِدٍ تَبَعًا لَا اسْتِقْلَالًا وَلَا لِجَارِ الْمَسْجِدِ وَلَوْ مَرِيضًا أَوْ امْرَأَةً
L'intention de réunir est obligatoire. La réunion est permise à celui qui a prié le maghrib seul et les trouve au ʿishāʾ ; et à celui qui demeure dans la mosquée, à la suite du groupe, non de son propre chef ; non au voisin de la mosquée, fût-il malade ou une femme.
- La prière du vendrediفَصْلٌ فِي شُرُوطِ الْجُمُعَةِ
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423
الْجُمُعَةُ فَرْضُ عَيْنٍ عَلَى الذَّكَرِ الْحُرِّ غَيْرِ الْمَعْذُورِ الْمُقِيمِ بِبَلَدِهَا أَوْ بِقَرْيَةٍ نَائِيَةٍ عَنْهُ بِكَفَرْسَخٍ مِنْ الْمَنَارِ وَإِنْ غَيْرَ مُسْتَوْطِنٍ
La prière du vendredi (jumuʿa) est une obligation individuelle pour l'homme libre, sans excuse, qui réside dans la localité où elle se tient, ou dans un village qui en est éloigné d'un farsakh environ [trois milles] à partir du minaret ; même s'il n'y est pas établi à demeure.
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424
وَصِحَّتُهَا بِاسْتِيطَانِ بَلَدٍ أَوْ أَخْصَاصٍ لَا خِيَمٍ بِجَمَاعَةٍ تَتَقَرَّى بِهِمْ الْقَرْيَةُ
Sa validité tient : à l'établissement à demeure, dans une localité bâtie ou des huttes, non des tentes, d'un groupe par lequel un village peut subsister ;
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425
وَحُضُورُ اثْنَيْ عَشَرَ مِنْهُمْ بَاقِينَ لِسَلَامِهَا وَإِنْ فِي أَوَّلِ جُمُعَةٍ
à la présence de douze d'entre eux, qui restent jusqu'au salut, même pour la première prière du vendredi ;
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426
وَإِمَامٌ مُقِيمٌ وَكَوْنُهُ الْخَاطِبَ، إلَّا لِعُذْرٍ
à un imam résident, qui soit celui qui a prononcé le sermon, sauf excuse ;
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427
وَبِخُطْبَتَيْنِ مِنْ قِيَامٍ بَعْدَ الزَّوَالِ مِمَّا تُسَمِّيهِ الْعَرَبُ خُطْبَةً دَاخِلُ الْمَسْجِدِ قَبْلَ الصَّلَاةِ فَإِنْ أَخَّرَهُمَا أُعِيدَتْ إنْ قَرُبَ يَحْضُرُهُمَا الْجَمَاعَةُ
à deux sermons (khuṭba), prononcés debout, après le déclin du soleil, faits de ce que les Arabes appellent un sermon, à l'intérieur de la mosquée, avant la prière ; s'ils ont été placés après, la prière est refaite, si peu de temps s'est écoulé ; et auxquels assiste le groupe ;
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428
وَبِجَامِعٍ مَبْنِيٍّ عَلَى عَادَتِهِمْ مُتَّحِدٍ فَإِنْ تَعَدَّدَ فَالْعَتِيقُ وَإِنْ تَأَخَّرَ أَدَاءٌ
à une grande mosquée (jāmiʿ), bâtie selon leur usage, unique ; s'il y en a plusieurs, c'est la plus ancienne, même si la prière y est accomplie plus tard ;
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429
مُتَّصِلٌ بِبَلَدِهَا لَا إنْ انْفَصَلَ كَثِيرًا أَوْ خَفَّ بِنَاؤُهُ
attenante à la localité ; non si elle en est très éloignée, ou si sa construction est légère.
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430
وَلَا يُشْتَرَطُ سَقْفُهُ وَلَا قَصْدُ تَأْبِيدِهَا بِهِ أَوْ إقَامَةُ الْخَمْسِ
Ne sont pas requis : qu'elle soit couverte d'un toit, que l'on ait l'intention d'y tenir la prière du vendredi à perpétuité, ni que l'on y accomplisse les cinq prières.
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431
وَصَحَّتْ بِرَحْبَتِهِ وَطُرُقِهِ الْمُتَّصِلَةِ مُطْلَقًا وَمُنِعَتْ بِهِمَا إنْ انْتَفَى الضِّيقُ وَاتِّصَالُ الصُّفُوفِ لَا بِسَطْحِهِ وَلَا بِمَا حِجْرٍ كَبَيْتِ قَنَادِيلِهِ
Elle est valide sur son parvis et dans les chemins attenants, dans tous les cas ; elle y est cependant interdite si la mosquée n'est pas trop étroite et que les rangs ne s'y prolongent pas. Non sur son toit, ni dans ce qui en est fermé, comme le local des lampes.
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432
وَسُنَّ اسْتِقْبَالُ الْخَطِيبِ وَجُلُوسُهُ أَوَّلَ كُلِّ خُطْبَةٍ وَغُسْلٌ لِكُلِّ مُصَلٍّ وَلَوْ لَمْ تَلْزَمْهُ
Il est de sunna de faire face à celui qui prononce le sermon ; qu'il s'assoie au début de chaque sermon ; et que tout orant fasse le ghusl, même celui pour qui elle n'est pas obligatoire.
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433
وَصِحَّتُهُ بِطُلُوعِ الْفَجْرِ وَاتِّصَالُهُ بِالرَّوَاحِ فَإِنْ فَصَلَ كَثِيرًا أَوْ تَغَذَّى أَوْ نَامَ خَارِجَهُ اخْتِيَارًا أَعَادَهُ
Ce ghusl est valide à partir du lever de l'aube, et s'il est suivi immédiatement du départ pour la mosquée ; s'il y a eu un long intervalle, ou s'il a pris un repas, ou dormi hors de la mosquée par choix, il le refait.
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434
وَنُدِبَ تَحْسِينُ هَيْئَةٍ وَجَمِيلُ ثِيَابٍ وَتَطْيِيبٌ لِغَيْرِ نِسَاءٍ وَمَشْيٌ وَتَهْجِيرٌ
Il est recommandé de soigner son apparence, de porter de beaux vêtements, de se parfumer, hors les femmes, d'y aller à pied et de s'y rendre à la grande chaleur de midi ;
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435
وَتَقْصِيرُ الْخُطْبَتَيْنِ، وَالثَّانِيَةُ أَقْصَرُ وَرَفْعُ صَوْتِهِ بِهِمَا وَبَدْؤُهُمَا بِالْحَمْدِ وَالصَّلَاةِ عَلَى النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - وَخَتَمَ الثَّانِيَةَ بِ يَغْفِرُ اللَّهُ لَنَا وَلَكُمْ وَأَجْزَأَ اُذْكُرُوا اللَّهَ يَذْكُرْكُمْ وَقِرَاءَةٌ فِيهِمَا
d'abréger les deux sermons, le second étant le plus court ; d'y élever la voix ; de les commencer par la louange et la prière sur le Prophète ﷺ ; de clore le second par « Qu'Allah nous pardonne, ainsi qu'à vous », et « Évoquez Allah, Il se souviendra de vous » suffit ; d'y réciter du Coran ;
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436
وَتَوَكُّؤٌ عَلَى عَصَا وَقِرَاءَةُ الْجُمُعَةِ وَهَلْ أَتَاك أَوْ سَبِّحْ
de s'appuyer sur un bâton ; de réciter [dans la prière] la sourate al-Jumuʿa, puis « Hal atāka » ou « Sabbiḥ » ;
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437
وَحُضُورُ صَبِيٍّ وَمُتَجَالَّةٍ وَمُكَاتَبٍ وَقِنٍّ أَذِنَ سَيِّدُهُ
que soient présents l'enfant, la femme âgée, le mukātab [esclave en cours d'affranchissement contractuel], et l'esclave ordinaire dont le maître l'a permis ;
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438
وَتَأْخِيرُ مَعْذُورٍ الظُّهْرِ إنْ ظَنَّ زَوَالَ عُذْرِهِ وَإِلَّا فَلَهُ التَّقْدِيمُ
que celui qui a une excuse retarde le ẓuhr s'il pense que son excuse cessera ; sinon il peut l'avancer.
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439
وَغَيْرِ الْمَعْذُورِ إنْ صَلَّاهُ مُدْرِكًا لِرَكْعَةٍ لَوْ سَعَى لَمْ يُجْزِهِ كَمَعْذُورٍ زَالَ عُذْرُهُ أَوْ صَبِيٍّ بَلَغَ
Celui qui n'a pas d'excuse et a prié le ẓuhr alors qu'il aurait saisi une rakʿa s'il s'y était rendu, son ẓuhr ne vaut pas ; de même celui dont l'excuse a cessé, ou l'enfant devenu pubère.
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440
وَحَمْدُ عَاطِسٍ سِرًّا حَالَ الْخُطْبَةِ كَتَأْمِينٍ وَتَعَوُّذٍ وَاسْتِغْفَارٍ عِنْدَ ذِكْرِ السَّبَبِ
[Il est recommandé] à qui éternue pendant le sermon de louer Allah à voix basse ; de même de dire « āmīn », de chercher refuge et de demander pardon lorsque ce qui y appelle est mentionné.
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441
وَجَازَ تَخَطٍّ قَبْلَ جُلُوسِ الْخَطِيبِ لِفُرْجَةٍ وَبَعْدَهَا وَقَبْلَ الصَّلَاةِ مُطْلَقًا كَمَشْيٍ بَيْنَ الصُّفُوفِ وَكَلَامٌ بَعْدَهَا لِلصَّلَاةِ وَذِكْرٌ قَلَّ سِرًّا وَنَهْيُ خَطِيبٍ أَوْ أَمْرُهُ وَإجَابَتُهُ
Sont permis : enjamber les gens avant que le prédicateur se soit assis, pour gagner une place vide ; et, après le sermon et avant la prière, dans tous les cas ; de même marcher entre les rangs ; parler après le sermon jusqu'à la prière ; un peu d'évocation à voix basse ; que le prédicateur défende ou ordonne quelque chose, et qu'on lui réponde.
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442
وَكُرِهَ تَخَطٍّ قَبْلَ الْجُلُوسِ لِغَيْرِ فُرْجَةٍ وَتَرْكُ طُهْرٍ فِيهِمَا وَالْعَمَلِ يَوْمَهَا وَتَنَفُّلٌ عِنْدَ الْأَذَانِ لِجَالِسٍ يُقْتَدَى بِهِ وَحُضُورُ شَابَّةٍ غَيْرِ مُفْتِنَةٍ وَسَفَرٌ بَعْدَ الْفَجْرِ
Sont déconseillés : enjamber avant qu'il se soit assis, sans place vide à gagner ; prononcer les deux sermons sans pureté rituelle, et délaisser le travail ce jour-là ; prier une surérogatoire au moment de l'adhān, pour celui qui était assis et que l'on prend pour modèle ; la présence de la jeune femme qui n'est pas cause de tentation ; voyager après l'aube.
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443
وَحُرِّمَ بِالزَّوَالِ كَتَخَطٍّ أَوْ كَلَامٍ فِي خُطْبَتَيْهِ وَبَيْنَهُمَا وَلَوْ لَمْ يَسْمَعْ إلَّا أَنْ يَلْغُوَ وَسَلَامٌ وَرَدُّهُ وَتَشْمِيتُ عَاطِسٍ وَنَهْيُ لَاغٍ أَوْ إشَارَةٌ لَهُ وَأَكْلٌ أَوْ شُرْبٌ وَابْتِدَاءُ صَلَاةٍ بِخُرُوجِهِ وَإِنْ لِدَاخِلٍ وَلَا يَقْطَعُ الدَّاخِلُ إلَّا إنْ تَعَمَّدَ
Il est interdit de voyager à partir du déclin du soleil ; de même d'enjamber ou de parler pendant les deux sermons et entre eux, même si l'on n'entend pas, sauf si le prédicateur tient des propos futiles ; de saluer et de rendre le salut ; de répondre à celui qui éternue ; de reprendre celui qui parle, ou de lui faire signe ; de manger ou de boire ; et de commencer une prière dès que l'imam sort, même pour celui qui entre. Celui qui est entré [et a commencé une prière] ne l'interrompt pas, sauf s'il l'a fait délibérément.
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444
وَفَسْخُ بَيْعٍ وَنَحْوَهُ بِأَذَانٍ ثَانٍ فَإِنْ فَاتَ فَالْقِيمَةُ حِينَ الْقَبْضِ
La vente et les actes semblables conclus à partir du second adhān sont résiliés ; si la chose n'est plus en l'état, il est dû sa valeur au moment de la prise de possession.
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445
وَعُذْرُ تَرْكِهَا كَالْجَمَاعَةِ شِدَّةُ وَحَلٍ وَمَطَرٍ وَجُذَامٌ وَمَرَضٌ وَتَمْرِيضٌ وَشِدَّةُ مَرَضِ قَرِيبٍ وَنَحْوَهُ وَخَوْفٌ عَلَى مَالٍ وَلَوْ لِغَيْرِهِ، أَوْ حَبْسٌ أَوْ ضَرْبٌ وَعُرْيٌ وَرَائِحَةٌ كَرَائِحَةِ ثُومٍ فَيَجِبُ إزَالَتُهَا إنْ أَمْكَنَ وَعَدَمُ وُجُودِ قَائِدٍ لِأَعْمَى لَا يَهْتَدِي بِنَفْسِهِ
Excusent de la délaisser, comme la prière en groupe : une boue ou une pluie abondantes ; la lèpre ; la maladie ; le soin d'un malade ; la maladie grave d'un proche ou d'un semblable ; la crainte pour un bien, fût-il à autrui, ou d'être emprisonné ou frappé ; la nudité ; une odeur comme celle de l'ail, qu'il faut faire disparaître si c'est possible ; et l'absence de guide pour l'aveugle qui ne trouve pas son chemin seul.
- La prière de la peurفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْخَوْفِ وَكَيْفِيَّتِهَا
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446
سُنَّ لِقِتَالٍ جَائِزٍ إنْ أَمْكَنَ تَرْكُهُ لِبَعْضٍ قَسْمُهُمْ قِسْمَيْنِ وَعَلَّمَهُمْ وَصَلَّى بِأَذَانٍ وَإِقَامَةٍ بِالْأُولَى رَكْعَةً فِي الثُّنَائِيَّةِ وَرَكْعَتَيْنِ بِغَيْرِهَا
Il est de sunna, pour un combat licite, si une partie des combattants peut le laisser, de les diviser en deux groupes et de leur enseigner la manière ; l'imam prie, avec adhān et iqāma, une rakʿa avec le premier groupe dans la prière de deux rakʿa, et deux dans les autres ;
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447
ثُمَّ قَامَ دَاعِيًا أَوْ سَاكِتًا مُطْلَقًا أَوْ قَارِئًا فِي الثُّنَائِيَّةِ فَأَتَمَّتْ أَفْذَاذًا وَانْصَرَفَتْ فَتَأْتِي الثَّانِيَةُ فَيُصَلِّي بِهَا مَا بَقِيَ فَإِذَا سَلَّمَ قَضَوْا مَا فَاتَهُمْ
puis il se lève, en invoquant ou en se taisant dans tous les cas, ou en récitant dans la prière de deux ; le premier groupe achève, chacun seul, et s'en va ; le second vient, et l'imam prie avec lui ce qui reste ; quand il a fait le salut, ils rattrapent ce qui leur a manqué.
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448
وَإِنْ سَهَا مَعَ الْأُولَى سَجَدَتْ بَعْدَ إكْمَالِهَا الْقَبْلِيَّ قَبْلَ السَّلَامِ وَسَجَدَتْ الثَّانِيَةَ الْقَبْلِيَّ مَعَهُ وَالْبَعْدِيَّ بَعْدَ الْقَضَاءِ
S'il oublie avec le premier groupe, celui-ci fait, après avoir achevé, la prosternation d'avant le salut avant son salut ; le second groupe fait celle d'avant le salut avec lui, et celle d'après le salut après avoir rattrapé.
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449
وَإِنْ لَمْ يُمْكِنْ تَرْكُهُ لِبَعْضٍ صَلَّوْا آخِرَ الْمُخْتَارِ إيمَاءً أَفْذَاذًا إنْ لَمْ يُمْكِنْ رُكُوعٌ وَسُجُودٌ
Si aucune partie ne peut laisser le combat, ils prient à la fin du temps de choix, par signes, chacun seul, s'il n'est pas possible de s'incliner et de se prosterner.
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450
وَحَلَّ لِلضَّرُورَةِ مَشْيٌ وَضَرْبٌ وَطَعْنٌ وَكَلَامٌ وَعَدَمِ تَوَجُّهٍ وَمَسْكُ مُلَطَّخٍ وَإِنْ أَمِنُوا بِهَا أَتَمَّتْ صَلَاةَ أَمْنٍ
Sont alors licites, par nécessité : marcher, frapper, porter des coups de lance, parler, ne pas faire face à la qibla, tenir une arme souillée [de sang]. S'ils retrouvent la sécurité pendant la prière, elle est achevée comme une prière de sécurité.
- La prière des deux fêtesفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْعِيدَيْنِ
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451
صَلَاةُ الْعِيدَيْنِ سُنَّةٌ مُؤَكَّدَةٌ فِي حَقِّ مَأْمُورِ الْجُمُعَةِ وَهِيَ رَكْعَتَانِ مِنْ حِلِّ النَّافِلَةِ لِلزَّوَالِ
La prière des deux fêtes est une sunna appuyée pour celui qui est tenu à la prière du vendredi. Elle est de deux rakʿa, du moment où la surérogatoire devient permise jusqu'au déclin du soleil.
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452
يُكَبِّرُ سِتًّا بَعْدَ الْإِحْرَامِ ثُمَّ خَمْسًا غَيْرَ الْقِيَامِ مُوَالًى إلَّا بِتَكْبِيرِ الْمُؤْتَمِّ وَتَحَرَّاهُ مُؤْتَمٌّ لَمْ يَسْمَعْ
Il dit six takbīr après celui d'entrée, puis [dans la seconde] cinq, sans compter celui du relèvement, à la suite, sans autre intervalle que le takbīr de ceux qui suivent ; celui qui suit et n'entend pas l'estime.
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453
فَإِنْ نَسِيَهُ كَبَّرَ مَا لَمْ يَرْكَعْ وَأَعَادَ الْقِرَاءَةَ وَسَجَدَ بَعْدَ فَإِنْ رَكَعَ تَمَادَى وَسَجَدَ قَبْلُ، وَلَوْ لِتَرْكِ وَاحِدَةٍ
S'il l'oublie, il le dit tant qu'il ne s'est pas incliné, refait la récitation et se prosterne après le salut ; s'il s'est incliné, il poursuit et se prosterne avant le salut, fût-ce pour l'omission d'un seul.
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454
وَمُدْرِكُ الْقِرَاءَةِ يُكَبِّرُ سَبْعًا وَمُدْرِكُ الثَّانِيَةِ يُكَبِّرُ خَمْسًا ثُمَّ سَبْعًا بِالْقِيَامِ كَمُدْرِكِ التَّشَهُّدِ
Celui qui rejoint l'imam pendant la récitation dit les takbīr : sept [avec celui d'entrée, dans la première] ; celui qui a saisi la seconde en dit cinq, puis sept avec celui du relèvement ; de même celui qui n'a saisi que le tashahhud.
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455
وَرَفَعَ يَدَيْهِ فِي الْأُولَى فَقَطْ
Il ne lève les mains qu'au premier [takbīr, celui d'entrée].
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456
وَنُدِبَ إحْيَاءُ لَيْلَتِهِ وَغُسْلٌ وَبَعْدَ الصُّبْحِ وَتَطَيُّبٌ وَتَزَيُّنٌ وَإِنْ لِغَيْرِ مُصَلٍّ
Il est recommandé de veiller la nuit de la fête en adoration ; de faire le ghusl, et de le faire après la prière du ṣubḥ ; de se parfumer et de se parer, même pour qui ne prie pas ;
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457
وَمَشْيٌ فِي ذَهَابِهِ وَرُجُوعٌ فِي طَرِيقٍ أُخْرَى وَفِطْرٌ قَبْلَهُ فِي الْفِطْرِ وَكَوْنُهُ عَلَى تَمْرٍ وَتَأْخِيرُهُ فِي النَّحْرِ
d'y aller à pied et de revenir par un autre chemin ; de manger avant d'y aller, à la fête de la Rupture, et de le faire avec des dattes ; de le retarder à la fête du Sacrifice ;
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458
وَخُرُوجٌ بَعْدَ شَمْسٍ لِمَنْ قَرُبَتْ دَارُهُ وَتَكْبِيرٌ فِيهِ وَجَهْرٌ بِهِ لِلشُّرُوعِ فِي الصَّلَاةِ وَإيقَاعُهَا بِالْمُصَلَّى إلَّا بِمَكَّةَ
de sortir après le lever du soleil, pour celui dont la maison est proche ; de dire le takbīr en chemin, à voix haute, jusqu'au début de la prière ; de l'accomplir au muṣallā [aire de prière en plein air], sauf à La Mecque ;
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459
وَقِرَاءَتُهَا بِكَسَبِّحْ وَخُطْبَتَانِ كَالْجُمُعَةِ وَبَعْدِيَّتِهِمَا وَأُعِيدَتَا إنْ قُدِّمَتَا وَاسْتِفْتَاحُهُمَا بِتَكْبِيرٍ وَتَخْلِيلُهُمَا بِهِ بِلَا حَدٍّ وَاسْتِمَاعُهُمَا وَإقَامَتُهَا لِغَيْرِ مَأْمُورِ الْجُمُعَةِ أَوْ لِمَنْ فَاتَتْهُ مَعَ الْإِمَامِ
d'y réciter « Sabbiḥ » ou une sourate semblable ; deux sermons comme ceux du vendredi, placés après la prière, que l'on refait s'ils l'ont précédée ; de les ouvrir par le takbīr et de les en entrecouper, sans nombre fixé ; de les écouter ; et que l'accomplisse aussi celui qui n'est pas tenu à la prière du vendredi, ou celui qui l'a manquée avec l'imam ;
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460
وَالتَّكْبِيرُ إثْرَ خَمْسَ عَشْرَةَ فَرِيضَةً وَقْتِيَّةً مِنْ ظُهْرِ يَوْمِ النَّحْرِ فَإِنْ نَسِيَ كَبَّرَ إنْ قَرُبَ وَكَبَّرَ مُؤْتَمٌّ تَرَكَ إمَامَهُ وَلَفْظُهُ الْوَارِدُ وَهُوَ: اللَّهُ أَكْبَرُ، ثَلَاثًا
de dire le takbīr à la suite de quinze prières obligatoires accomplies dans leur temps, à partir du ẓuhr du jour du Sacrifice ; s'il l'oublie, il le dit si peu de temps s'est écoulé ; celui qui suit le dit si son imam l'a omis ; et de s'en tenir à sa formule transmise : « Allāhu akbar », trois fois.
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461
وَكُرِهَ تَنَفُّلٌ قَبْلَهَا وَبَعْدَهَا بِمُصَلًّى لَا بِمَسْجِدٍ
Il est déconseillé de prier une surérogatoire avant et après elle au muṣallā, non à la mosquée.
- La prière de l'éclipseفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الْكُسُوفِ وَالْخُسُوفِ
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462
سُنَّ وَتَأَكَّدَ لِكُسُوفِ الشَّمْسِ وَلَوْ بَعْضًا رَكْعَتَانِ بِزِيَادَةِ قِيَامٍ، وَرُكُوعٍ فِيهِمَا لِمَأْمُورِ الصَّلَاةِ وَإِنْ صَبِيًّا وَعَمُودِيًّا وَمُسَافِرًا إلَّا أَنْ يَجِدَّ سَيْرَهُ لِمُهِمٍّ
Est de sunna, et de sunna appuyée, pour l'éclipse du soleil, même partielle : deux rakʿa, avec dans chacune une station debout et une inclinaison supplémentaires ; pour quiconque est appelé à la prière, fût-il enfant, nomade ou voyageur, sauf s'il presse sa marche pour une affaire importante.
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463
وَوَقْتُهَا كَالْعِيدِ وَنُدِبَ صَلَاتُهَا بِالْمَسْجِدِ وَإِسْرَارُهَا وَتَطْوِيلُ الْقِرَاءَةِ بِنَحْوِ الْبَقَرَةِ وَمُوَالِيَاتُهَا فِي الْقِيَامَاتِ وَالرُّكُوعُ كَالْقِرَاءَةِ وَالسُّجُودُ كَالرُّكُوعِ إلَّا لِخَوْفِ خُرُوجِ الْوَقْتِ أَوْ ضَرَرِ الْمَأْمُومِ
Son temps est celui de la prière de fête. Il est recommandé de la prier à la mosquée, à voix basse ; d'y allonger la récitation, avec al-Baqara ou l'équivalent, puis les sourates qui la suivent, dans les stations debout ; une inclinaison aussi longue que la récitation, et une prosternation que l'inclinaison ; sauf si l'on craint la sortie du temps, ou un préjudice pour ceux qui suivent ;
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464
وَالْجَمَّاعَةُ فِيهَا وَوَعْظٌ بَعْدَهَا
de la prier en groupe ; et une exhortation après elle.
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465
وَتُدْرَكُ الرَّكْعَةُ بِالرُّكُوعِ الثَّانِي وَإِنْ انْجَلَتْ قَبْلَ رَكْعَةٍ أَتَمَّهَا كَالنَّوَافِلِ. وَبَعْدَهَا فَقَوْلَانِ بِلَا تَطْوِيلٍ
La rakʿa est saisie par la seconde inclinaison. Si l'éclipse se dissipe avant l'achèvement d'une rakʿa, il achève la prière comme une surérogatoire ordinaire ; si c'est après, il y a deux avis [comme une surérogatoire ordinaire, ou selon sa forme propre], sans allonger.
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466
وَنُدِبَ لِخُسُوفِ الْقَمَرِ رَكْعَتَانِ جَهْرًا كَالنَّوَافِلِ وَتَكْرَارُهَا حَتَّى يَنْجَلِيَ أَوْ يَغِيبَ أَوْ يَطْلُعَ الْفَجْرُ
Pour l'éclipse de lune, sont recommandées deux rakʿa à voix haute, comme les surérogatoires ; et de les répéter jusqu'à ce que la lune se dégage, ou disparaisse, ou que l'aube se lève.
- La prière de demande de pluieفَصْلٌ فِي صَلَاةِ الِاسْتِسْقَاءِ
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467
صَلَاةُ الِاسْتِسْقَاءِ حُكْمًا وَوَقْتًا وَصِفَةً كَالْعِيدِ إلَّا التَّكْبِيرَ لِزَرْعٍ أَوْ شُرْبٍ وَإِنْ بِسَفِينَةٍ وَكُرِّرَتْ إنْ تَأَخَّرَ
La prière de demande de pluie (istisqāʾ) est, pour son statut, son temps et sa forme, comme la prière de fête, hormis les takbīr ; elle se fait pour les cultures ou pour la boisson, fût-ce sur un bateau ; on la répète si la pluie tarde.
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468
يَخْرُجُ الْإِمَامُ وَالنَّاسُ ضُحًى مُشَاةً بِبِذْلَةٍ وَذِلَّةٍ إلَّا شَابَّةً وَإِلَّا غَيْرَ مُمَيِّزٍ
L'imam et les gens sortent dans la matinée, à pied, en vêtements ordinaires et avec humilité ; sauf la jeune femme, et sauf l'enfant sans discernement.
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469
وَلَا يُمْنَعُ ذِمِّيٌّ وَانْفَرَدَ لَا بِيَوْمٍ
Le dhimmī [non-musulman sous protection] n'en est pas empêché ; il se tient à part, non un jour à part.
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470
وَنُدِبَ خُطْبَتَانِ بَعْدَهَا كَالْعِيدِ بِالْأَرْضِ وَإبْدَالُ التَّكْبِيرِ بِالِاسْتِغْفَارِ ثُمَّ يَسْتَقْبِلُ الْقِبْلَةَ قَائِمًا فَيُحَوِّلُ رِدَاءَهُ يَجْعَلُ مَا عَلَى عَاتِقِهِ الْأَيْسَرِ عَلَى الْأَيْمَنِ بِلَا تَنْكِيسٍ ثُمَّ يُبَالِغُ فِي الدُّعَاءِ
Sont recommandés : deux sermons après elle, comme pour la fête, prononcés à même le sol ; d'y remplacer le takbīr par la demande de pardon ; puis l'imam fait face à la qibla, debout, et retourne son manteau, mettant sur l'épaule droite ce qui était sur la gauche, sans le renverser de haut en bas ; puis il invoque avec insistance.
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471
وَحَوَّلَ الذُّكُورُ فَقَطْ كَذَلِكَ جُلُوسًا وَأَمَّنُوا عَلَى دُعَائِهِ مُبْتَهِلِينَ
Seuls les hommes retournent de même leur manteau, assis ; ils disent « āmīn » à son invocation, en suppliant.
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472
وَصِيَامُ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ قَبْلَهَا وَصَدَقَةٌ وَأَمَرَ الْإِمَامُ بِهِمَا كَالتَّوْبَةِ وَرَدِّ التَّبِعَاتِ
[Sont recommandés] le jeûne de trois jours avant elle, et l'aumône ; l'imam les ordonne, de même que le repentir et la restitution de ce que l'on doit à autrui ;
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473
وَإقَامَتُهَا لِطَلَبِ سَعَةٍ وَدُعَاءُ غَيْرِ الْمُحْتَاجِ لِمُحْتَاجٍ لَا الصَّلَاةُ وَجَازَ تَنَفُّلٌ قَبْلَهَا وَبَعْدَهَا
de l'accomplir pour demander l'abondance ; et que celui qui n'est pas dans le besoin invoque pour celui qui l'est, non qu'il prie. Une surérogatoire est permise avant et après elle.
- Les funéraillesفَصْلٌ فِي الْجَنَائِزِ
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474
غُسْلُ الْمَيِّتِ الْمُسْلِمِ الْمُسْتَقَرِّ الْحَيَاةِ غَيْرُ شَهِيدِ الْمُعْتَرَكِ بِمُطْلَقٍ كَالْجَنَابَةِ وَالصَّلَاةُ عَلَيْهِ فَرْضَا كِفَايَةٍ كَكَفْنِهِ وَدَفْنِهِ فَإِنْ تَعَذَّرَ الْغُسْلُ يُمِّمَ
Laver le mort musulman dont la vie a été établie, hors le martyr du champ de bataille, avec de l'eau absolue, comme pour la janāba, et prier sur lui, sont deux obligations collectives ; de même que l'envelopper du linceul et l'enterrer. Si le lavage est impossible, on lui fait le tayammum.
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475
وَقُدِّمَ الزَّوْجَانِ بِالْقَضَاءِ إنْ صَحَّ النِّكَاحُ وَلَوْ بِالْفَوَاتِ وَإِبَاحَةُ الْوَطْءِ بِرِقٍّ تُبِيحُ الْغُسْلَ لِكُلٍّ بِلَا قَضَاءٍ
Les époux ont la priorité [l'un pour laver l'autre], par décision de justice [en cas de litige], si le mariage est valide, fût-ce parce qu'il n'est plus annulable ; la licéité des rapports du fait de l'esclavage permet à chacun de laver l'autre, sans décision de justice.
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476
ثُمَّ الْأَقْرَبَ فَالْأَقْرَبَ مِنْ أَوْلِيَائِهِ ثُمَّ أَجْنَبِيٌّ ثُمَّ امْرَأَةُ مَحْرَمٍ ثُمَّ يُمِّمَ لِمِرْفَقَيْهِ كَعَدَمِ الْمَاءِ وَتَقَطُّعِ الْجَسَدِ أَوْ تَسَلُّخِهِ مِنْ صَبِّهِ
Puis le plus proche, et ensuite le suivant, de ses parents ; puis un homme étranger ; puis une femme qui lui est interdite en mariage ; puis [à défaut, une femme étrangère] lui fait le tayammum jusqu'aux coudes ; de même faute d'eau, ou si le corps se disloquerait ou se dépouillerait de sa peau sous l'eau versée.
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477
وَسَقَطَ الدَّلْكُ إنْ خِيفَ مِنْهُ تَسَلُّخٌ كَكَثْرَةِ الْمَوْتَى جِدًّا
Le frottement tombe si l'on en craint que la peau ne se détache ; de même quand les morts sont très nombreux.
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478
فَإِنْ لَمْ يَكُنْ لِلْمَرْأَةِ زَوْجٌ أَوْ سَيِّدٌ فَأَقْرَبُ امْرَأَةٍ فَالْأَقْرَبُ ثُمَّ أَجْنَبِيَّةٌ ثُمَّ مَحْرَمٌ وَيَسْتُرُ جَمِيعَ بَدَنِهَا وَلَا يُبَاشِرُ جَسَدَهَا بِالدَّلْكِ بَلْ بِخِرْقَةٍ كَثِيفَةٍ ثُمَّ يُمِّمَتْ لِكُوعَيْهَا
Si la femme n'a ni mari ni maître, la lave sa plus proche parente, puis la suivante ; puis une étrangère ; puis un homme qui lui est interdit en mariage : il lui couvre tout le corps et ne touche pas sa peau en frottant, mais use d'un linge épais ; puis [à défaut] on lui fait le tayammum jusqu'aux poignets.
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479
وَوَجَبَ سَتْرُ عَوْرَتِهِ مِنْ سُرَّتِهِ لِرُكْبَتَيْهِ وَنُدِبَ لِأَحَدِ الزَّوْجَيْنِ كَأَمَةٍ مَعَ سَيِّدٍ
Il est obligatoire de couvrir la nudité du mort, du nombril aux genoux ; cela n'est que recommandé pour l'un des époux lavant l'autre ; de même pour l'esclave femme avec son maître.
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480
وَسِدْرٌ يُسْحَقُ وَيُضْرَبُ بِمَاءٍ قَلِيلٍ يُعْرَكُ بِهِ جَسَدُهُ فَكَصَابُونٍ
[Est recommandé] le jujubier (sidr), que l'on pile et que l'on bat dans un peu d'eau, et dont on frotte le corps ; à défaut, du savon ou un produit semblable ;
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481
وَتَجْرِيدُهُ وَوَضْعُهُ عَلَى مُرْتَفَعٍ وَإيتَارُهُ لِسَبْعٍ وَلَا يُعَادُ كَوُضُوئِهِ لِخُرُوجِ نَجَاسَةٍ وَغُسِلَتْ وَعَصْرُ بَطْنِهِ بِرِفْقٍ وَكَثْرَةُ صَبِّ الْمَاءِ فِي غُسْلِ مَخْرَجَيْهِ
de le dévêtir et de le placer sur un endroit surélevé ; de le laver un nombre impair de fois, jusqu'à sept ; on ne refait ni le lavage ni son wuḍūʾ pour une impureté qui sort : on la lave ; de presser doucement son ventre ; de verser beaucoup d'eau en lavant ses deux orifices ;
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482
وَيَلُفُّ خِرْقَةً كَثِيفَةً بِيَدِهِ وَلَهُ الْإِفْضَاءُ إنْ اُضْطُرَّ وَتَوْضِئَتُهُ أَوَّلًا بَعْدَ إزَالَةِ مَا عَلَيْهِ مِنْ أَذًى وَتَعَهُّدُ أَسْنَانِهِ وَأَنْفِهِ بِخِرْقَةٍ نَظِيفَةٍ وَإمَالَةُ رَأْسِهِ بِرِفْقٍ لِمَضْمَضَةٍ
celui qui lave s'enveloppe la main d'un linge épais, et peut toucher directement s'il y est contraint ; de lui faire d'abord le wuḍūʾ, après avoir ôté la souillure qui est sur lui ; de nettoyer ses dents et son nez avec un linge propre ; d'incliner doucement sa tête pour le rinçage de la bouche ;
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483
عَدَمُ حُضُورِ غَيْرِ مُعَيَّنٍ وَكَافُورٌ فِي الْأَخِيرَةِ وَتَنْشِيفُهُ وَعَدَمُ تَأْخِيرِ التَّكْفِينِ عَنْ الْغُسْلِ وَاغْتِسَالُ الْغَاسِلِ وَبَيَاضُ الْكَفَنِ وَتَجْمِيرُهُ
que n'assiste personne d'autre que celui qui aide ; du camphre dans le dernier lavage ; de l'essuyer ; de ne pas retarder la mise en linceul après le lavage ; que celui qui a lavé fasse le ghusl ; que le linceul soit blanc, et qu'on l'encense ;
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484
وَالزِّيَادَةُ عَلَى الْوَاحِدِ وَوِتْرُهُ وَتَقْمِيصُهُ وَتَعْمِيمُهُ وَعَذَبَةٌ فِيهَا وَأَزْرَةٌ وَلِفَافَتَانِ وَالسَّبْعُ لِلْمَرْأَةِ بِزِيَادَةِ لِفَافَتَيْنِ وَخِمَارٌ بَدَلَ الْعِمَامَةِ
plus d'une pièce de linceul ; en nombre impair ; de lui mettre une tunique et un turban, avec un pan qui retombe, un pagne et deux enveloppes ; sept pièces pour la femme, par l'ajout de deux enveloppes, avec un voile à la place du turban ;
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485
وَحَنُوطٌ دَاخِلَ كُلِّ لِفَافَةٍ وَعَلَى قُطْنٍ، يَلْصَقُ بِمَنَافِذِهِ وَمَسَاجِدِهِ وَمَرَاقِهِ وَإِنْ مُحْرِمًا وَمُعْتَدَّةً وَتَوَلَّاهُ غَيْرُهُمَا
des aromates (ḥanūṭ) à l'intérieur de chaque enveloppe, et sur du coton que l'on applique sur ses orifices, sur les parties qui touchent le sol dans la prosternation et sur les replis de son corps ; même si le mort était en état de sacralisation (iḥrām) ou la morte en délai de viduité (ʿidda) ; [mais si celui qui lave est lui-même dans l'un de ces deux états,] un autre que lui s'en charge ;
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486
وَتَكْفِينُهُ بِثِيَابٍ كَجُمُعَتِهِ وَهُوَ مِنْ مَالِ الْمَيِّتِ كَمُؤَنِ التَّجْهِيزِ يُقَدَّمُ عَلَى دَيْنِ غَيْرِ الْمُرْتَهِنِ
de l'envelopper dans des vêtements comme ceux qu'il portait le vendredi. Le linceul est pris sur les biens du mort, comme les frais de ses funérailles ; il passe avant les dettes, sauf celle du créancier gagiste.
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487
فَعَلَى الْمُنْفِقِ بِقَرَابَةٍ أَوْ رِقٍّ لَا زَوْجِيَّةٍ فَمِنْ بَيْتِ الْمَالِ فَعَلَى الْمُسْلِمِينَ
À défaut, il incombe à celui qui l'entretenait pour cause de parenté ou d'esclavage, non de mariage ; puis au Trésor public ; puis aux musulmans.
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488
وَالْوَاجِبُ سَتْرُ الْعَوْرَةِ وَالْبَاقِي سُنَّةٌ
L'obligatoire est de couvrir la nudité ; le reste est sunna.
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489
وَمَشْيُ مُشَيِّعٍ وَتَقَدُّمُهُ وَإِسْرَاعُهُ بِوَقَارٍ وَتَأَخُّرُ رَاكِبٍ وَامْرَأَةٍ وَسَتْرُهَا بِقُبَّةٍ
[Sont recommandés :] que celui qui accompagne le convoi aille à pied, qu'il le précède, et que l'on presse le pas avec dignité ; que celui qui est monté, et la femme, restent en arrière ; que la morte soit dissimulée sous un dôme.
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490
وَأَرْكَانُ الصَّلَاةِ النِّيَّةُ وَأَرْبَعُ تَكْبِيرَاتٍ
Les piliers de la prière [funéraire] : l'intention ; quatre takbīr ;
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491
فَإِنْ زَادَ لَمْ يُنْتَظَرْ وَإِنْ نَقَصَ سَبَّحَ لَهُ، فَإِنْ رَجَعَ وَإِلَّا كَبَّرُوا وَسَلَّمُوا
s'il en ajoute, on ne l'attend pas ; s'il en retranche, on lui dit « subḥāna Llāh » : s'il revient, soit ; sinon ils disent eux-mêmes le takbīr et font le salut ;
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492
وَدُعَاءٌ لَهُ بَيْنَهُنَّ بِمَا تَيَسَّرَ وَدُعَاءٌ بَعْدَ الرَّابِعَةِ إنْ أَحَبَّ يُثَنِّي وَيَجْمَعُ إنْ احْتَاجَ يُغَلِّبُ الْمُذَكَّرَ عَلَى الْمُؤَنَّثِ وَإِنْ وَالَاهُ أَوْ وَسَلَّمَ بَعْدَ ثَلَاثٍ عَمْدًا، أَعَادَ إنْ لَمْ تُدْفَنْ
une invocation pour le mort entre les takbīr, selon ce qui est aisé, et une invocation après le quatrième s'il le souhaite ; il emploie le duel et le pluriel au besoin, le masculin l'emportant sur le féminin. S'il enchaîne les takbīr [sans invocation], ou fait le salut après trois, délibérément, il refait la prière, tant que le mort n'est pas enterré ;
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493
وَتَسْلِيمَةٌ وَنُدِبَ لِغَيْرِ الْإِمَامِ إسْرَارُهَا وَقِيَامٌ لَهَا لِقَادِرٍ
un salut, qu'il est recommandé à tout autre que l'imam de dire à voix basse ; et la station debout, pour qui en est capable.
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494
وَصَبَرَ الْمَسْبُوقُ لِلتَّكْبِيرِ فَإِنْ كَبَّرَ صَحَّتْ وَلَا يُعْتَدُّ بِهَا وَدَعَا إنْ تُرِكَتْ وَإِلَّا وَالَى
Le retardataire attend le takbīr suivant ; s'il le dit sans attendre, sa prière est valide, mais ce takbīr ne compte pas ; [après le salut de l'imam,] il invoque entre ses takbīr si le mort est laissé en place ; sinon il les enchaîne.
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495
وَنُدِبَ رَفْعُ الْيَدَيْنِ بِالْأُولَى فَقَطْ وَابْتِدَاءُ الدُّعَاءِ بِحَمْدِ اللَّهِ وَالصَّلَاةِ عَلَى نَبِيِّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - وَإسْرَارُهُ وَوُقُوفُ إمَامٍ وَسَطَ الذَّكَرِ وَحَذْوَ مَنْكِبَيْ غَيْرِهِ رَأْسَ الْمَيِّتِ عَنْ يَمِينِهِ إلَّا فِي الرَّوْضَةِ
Il est recommandé de ne lever les mains qu'au premier takbīr ; de commencer l'invocation par la louange d'Allah et la prière sur Son Prophète ﷺ ; de la dire à voix basse ; que l'imam se tienne à hauteur du milieu du corps de l'homme, et des épaules de tout autre, la tête du mort à sa droite, sauf dans la Rawḍa [de la mosquée du Prophète].
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496
وَالْأَوْلَى بِالصَّلَاةِ وَصِيٌّ رُجِيَ خَيْرُهُ فَالْخَلِيفَةُ لَا فَرْعُهُ إلَّا إذَا وَلِيَ الْخُطْبَةَ ثُمَّ الْأَقْرَبَ فَالْأَقْرَبَ مِنْ عَصَبَتِهِ وَأَفْضَلُهُمْ عِنْدَ التَّسَاوِي وَلَوْ وَلِيَّ امْرَأَةٍ
A priorité pour diriger la prière : celui que le mort a désigné par testament, dont on espère le bien ; puis le calife, non son délégué, sauf s'il est chargé du sermon ; puis le plus proche, et ensuite le suivant, de ses parents par les mâles ; et, à égalité, le meilleur d'entre eux, fût-il le parent d'une femme.
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497
وَصَلَّتْ النِّسَاءُ دَفْعَةً أَفْذَاذًا
Les femmes [à défaut d'hommes] prient en une seule fois, chacune seule.
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498
وَاللَّحْدُ فِي الْأَرْضِ الصُّلْبَةِ وَإِلَّا فَالشَّقُّ وَوَضْعُهُ عَلَى أَيْمَنَ مُقَبَّلًا وَقَوْلُ وَاضِعِهِ بِسْمِ اللَّهِ وَعَلَى سُنَّةِ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -، اللَّهُمَّ تَقَبَّلْهُ بِأَحْسَنِ قَبُولٍ
[Sont recommandés :] la niche latérale (laḥd) dans un sol ferme ; sinon la fosse ; de le coucher sur le côté droit, face à la qibla ; que celui qui le dépose dise : « Au nom d'Allah, et selon la sunna du Messager d'Allah ﷺ. Ô Allah, accueille-le du meilleur accueil. »
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499
وَتُدُورِكَ إنْ خُولِفَ إنْ لَمْ يُسَوَّ عَلَيْهِ التُّرَابُ كَتَرْكِ الْغُسْلِ أَوْ الصَّلَاةِ إنْ لَمْ يَتَغَيَّرْ وَإِلَّا صَلَّى عَلَى الْقَبْرِ مَا بَقِيَ بِهِ
On y remédie s'il en a été autrement, tant que la terre n'a pas été aplanie sur lui ; de même pour l'omission du lavage ou de la prière, s'il ne s'est pas altéré ; sinon on prie sur la tombe tant qu'il y subsiste.
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500
وَسَدُّهُ بِلَبِنٍ فَلَوْحٌ فَقَرْمُودٌ فَقَصَبٌ وَإِلَّا فَسُنَّ التُّرَابُ أَوْلَى مِنْ التَّابُوتِ
[Est recommandé] de fermer la niche avec des briques crues, puis, à défaut, des planches, puis des tuiles, puis des roseaux ; sinon, y verser la terre vaut mieux que le cercueil ;
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501
وَرَفْعُهُ كَشِبْرٍ مُسَنَّمًا وَتَعْزِيَةُ أَهْلِهِ وَتَهْيِئَةُ طَعَامٍ لَهُمْ إلَّا أَنْ يَجْتَمِعُوا عَلَى مُحَرَّمٍ
d'élever la tombe d'un empan environ, en dos de chameau ; de présenter ses condoléances à la famille ; de lui préparer un repas, sauf s'ils se réunissent pour une chose interdite ;
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502
وَالتَّصَبُّرُ وَالتَّسْلِيمُ لِلْقَضَاءِ كَتَحْسِينِ الْمُحْتَضَرِ ظَنَّهُ بِاَللَّهِ بِقُوَّةِ الرَّجَاءِ فِيهِ وَتَلْقِينُهُ الشَّهَادَتَيْنِ بِلُطْفٍ وَلَا يُكَرِّرُ إنْ نَطَقَ بِهِمَا إلَّا أَنْ يَتَكَلَّمَ بِأَجْنَبِيٍّ
de s'efforcer à la patience et de se soumettre au décret ; de même, pour le mourant, d'avoir bonne opinion d'Allah, par la force de l'espérance en Lui ; de lui souffler avec douceur les deux attestations, sans les répéter s'il les a prononcées, sauf s'il parle ensuite d'autre chose ;
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503
وَاسْتِقْبَالُهُ عِنْدَ شُخُوصِهِ عَلَى شِقِّهِ الْأَيْمَنِ ثُمَّ ظَهْرِهِ وَتَجَنُّبُ جُنُبٍ وَحَائِضٍ وَتِمْثَالٍ وَآلَةِ لَهْوٍ وَإحْضَارُ طِيبٍ وَأَحْسَنِ أَهْلِهِ وَأَصْحَابِهِ وَدُعَاءٌ وَعَدَمُ بُكًى وَتَغْمِيضُهُ وَشَدُّ لَحْيَيْهِ إذَا قُضِيَ
de le tourner vers la qibla, quand son regard se fige, sur le côté droit, puis sur le dos ; d'écarter de lui la personne en état de janāba, la femme en menstrues, l'image et l'instrument de divertissement ; d'apporter du parfum ; que soient présents les meilleurs de sa famille et de ses compagnons ; d'invoquer ; de ne pas pleurer ; de lui fermer les yeux et de lui attacher les mâchoires quand il a rendu l'âme ;
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504
وَرَفْعُهُ عَنْ الْأَرْضِ وَسَتْرُهُ بِثَوْبٍ وَإِسْرَاعُ تَجْهِيزِهِ إلَّا كَالْغَرِقِ وَزِيَارَةُ الْقُبُورِ بِلَا حَدٍّ وَالدُّعَاءُ وَالِاعْتِبَارُ عِنْدَهَا
de le soulever du sol, de le couvrir d'une étoffe, de hâter ses funérailles, sauf pour le noyé et ses semblables ; de visiter les tombes, sans limite fixée, d'y invoquer et d'y méditer.
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505
وَجَازَ غَسْلُ امْرَأَةٍ ابْنَ ثَمَانٍ وَغَسْلُ رَجُلٍ كَرَضِيعَةٍ وَتَسْخِينُ مَاءٍ وَتَكْفِينٌ بِمَلْبُوسٍ أَوْ مُزَعْفَرٍ أَوْ مُوَرَّسٍ وَحَمْلُ غَيْرِ أَرْبَعَةٍ وَبَدْءٌ بِأَيِّ نَاحِيَةٍ بِلَا تَعْيِينٍ
Sont permis : qu'une femme lave un garçon de huit ans ; qu'un homme lave une fillette en âge d'être allaitée ou à peu près ; de chauffer l'eau ; un linceul fait d'un vêtement déjà porté, ou teint au safran ou au wars ; que le brancard soit porté par un autre nombre que quatre ; de commencer par n'importe quel côté, sans désignation ;
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506
وَخُرُوجُ مُتَجَالَّةٍ كَشَابَّةٍ لَمْ يُخْشَ فِتْنَتُهَا فِي كَأَبٍ وَزَوْجٍ وَابْنٍ وَأَخ وَنَقْلُهُ لِمَصْلَحَةٍ إنْ لَمْ تُنْتَهَكْ حُرْمَتُهُ وَبُكًى عِنْدَ مَوْتِهِ وَبَعْدَهُ بِلَا رَفْعِ صَوْتٍ وَقَوْلٍ قَبِيحٍ
la sortie de la femme âgée, de même que de la jeune femme dont on ne craint pas la tentation, pour un père, un mari, un fils, un frère ou un proche semblable ; de transporter le mort pour un intérêt, si son inviolabilité n'en souffre pas ; de pleurer à sa mort et après, sans élever la voix ni tenir de propos blâmables ;
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507
وَجَمْعُ أَمْوَاتٍ بِقَبْرٍ لِضَرُورَةٍ وَوَلِيَ الْقِبْلَةَ الْأَفْضَلُ وَفِي الصَّلَاةِ يَلِي الْإِمَامَ أَفْضَلُ رَجُلٍ فَالطِّفْلُ الْحُرُّ فَالْعَبْدُ فَالْخَصِيُّ فَالْمَجْبُوبُ فَالْخُنْثَى فَالْحُرَّةُ فَالْأَمَةُ
de réunir plusieurs morts dans une tombe, par nécessité : le meilleur est placé du côté de la qibla ; dans la prière, vient près de l'imam le meilleur des hommes, puis l'enfant libre, puis l'esclave, puis l'eunuque, puis l'émasculé, puis l'hermaphrodite, puis la femme libre, puis l'esclave femme.
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508
وَكُرِهَ حَلْقُ رَأْسِهِ وَقَلْمُ ظُفُرِهِ وَضُمَّ مَعَهُ إنْ فُعِلَ وَقِرَاءَةٌ عِنْدَ الْمَوْتِ وَبَعْدَهُ عَلَى الْقُبُورِ إلَّا لِقَصْدِ تَبَرُّكٍ بِلَا عَادَةٍ وَانْصِرَافٌ عَنْهَا بِلَا صَلَاةٍ أَوْ بَعْدَهَا بِلَا إذْنٍ إنْ لَمْ يُطَوِّلُوا
Sont déconseillés : lui raser la tête et lui couper les ongles, ce qui a été coupé étant mis avec lui si on l'a fait ; réciter le Coran au moment de la mort, après elle et sur les tombes, sauf pour rechercher la bénédiction, sans en faire une habitude ; quitter le convoi sans avoir prié, ou après la prière sans permission, s'ils ne tardent pas ;
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509
وَصِيَاحٌ خَلْفَهَا بِكَاسْتَغْفِرُوا لَهَا وَإدْخَالُهَا الْمَسْجِدَ وَالصَّلَاةُ عَلَيْهَا فِيهِ وَتَكْرَارُهَا إنْ أُدِّيَتْ جَمَاعَةً وَإِلَّا أُعِيدَتْ جَمَاعَةً وَصَلَاةُ فَاضِلٍ عَلَى بِدْعِيٍّ أَوْ مُظْهِرٍ كَبِيرَةً أَوْ مَقْتُولٍ بِحَدٍّ
crier derrière le convoi « Demandez pardon pour lui » ou une parole semblable ; faire entrer le mort dans la mosquée, et y prier sur lui ; répéter la prière si elle a été accomplie en groupe, sinon elle est refaite en groupe ; qu'un homme de mérite prie sur un innovateur, sur celui qui affichait un péché majeur, ou sur celui qui a été mis à mort par une peine légale ;
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510
وَتَكْفِينٌ بِحَرِيرٍ وَخَزٍّ وَنَجِسٍ وَكَأَخْضَرَ وَمُعَصْفَرٍ أَمْكَنَ غَيْرُهُ وَزِيَادَةُ رَجُلٍ عَلَى خَمْسَةٍ وَامْرَأَةٍ عَلَى سَبْعَةٍ وَاجْتِمَاعُ نِسَاءٍ لِبُكًى سِرًّا وَتَكْبِيرُ نَعْشٍ وَفَرْشُهُ بِحَرِيرٍ
un linceul de soie, de khazz [étoffe de soie mêlée], impur, ou d'une couleur comme le vert, ou teint au carthame, quand un autre est possible ; plus de cinq pièces pour l'homme et de sept pour la femme ; que des femmes se réunissent pour pleurer à voix basse ; un brancard trop grand [pour un petit corps] ; le garnir de soie ;
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511
وَإتْبَاعُهُ بِنَارٍ وَإِنْ بِبَخُورٍ وَنِدَاءٌ بِهِ بِمَسْجِدٍ أَوْ بِبَابِهِ إلَّا الْإِعْلَامَ بِصَوْتٍ خَفِيٍّ وَقِيَامٌ لَهَا وَالصَّلَاةُ عَلَى غَائِبٍ
faire suivre le mort de feu, fût-ce pour de l'encens ; annoncer sa mort dans la mosquée ou à sa porte, sauf pour informer d'une voix basse ; se lever pour le convoi ; prier sur un absent ;
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512
وَتَطْيِينُ قَبْرٍ أَوْ تَبْيِيضُهُ وَنَقْشُهُ وَبِنَاءٌ عَلَيْهِ أَوْ تَحْوِيزٌ بِأَرْضٍ مُبَاحَةٍ بِلَا مُبَاهَاةٍ وَإِلَّا حَرُمَ وَمَشْيٌ عَلَيْهِ إنْ كَانَ مُسَنَّمًا وَالطَّرِيقُ دُونَهُ
enduire la tombe d'argile, ou la blanchir, y graver, bâtir dessus ou l'enclore, sur une terre de libre usage, sans ostentation ; sinon c'est interdit ; marcher sur la tombe, si elle est en dos de chameau et que le chemin passe ailleurs ;
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513
وَتَغْسِيلُ مَنْ فُقِدَ أَكْثَرُ مِنْ ثُلُثِهِ وَصَلَاةٌ عَلَيْهِ كَمَنْ لَمْ يُسْتَهَلَّ صَارِخًا وَلَوْ تَحَرَّكَ أَوْ بَالَ أَوْ عَطَسَ إنْ لَمْ تَتَحَقَّقْ حَيَاتُهُ
laver celui dont il manque plus du tiers du corps, et prier sur lui ; de même celui qui n'a pas poussé de cri en naissant, même s'il a bougé, uriné ou éternué, si sa vie n'est pas établie ;
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514
وَتَحْنِيطُهُ وَتَسْمِيَتُهُ وَدَفْنُهُ بِدَارٍ وَلَيْسَ عَيْبًا بِخِلَافِ الْكَبِيرِ وَغَسْلُ دَمِهِ وَلُفَّ بِخِرْقَةٍ وَوُورِيَ
[de même, pour ce mort-né,] l'embaumer, lui donner un nom, l'enterrer dans une maison, ce qui n'est pas un vice [de la maison vendue], à la différence de l'adulte ; on lave son sang, on l'enroule dans un linge et on l'ensevelit.
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515
وَحَرُمَا لِكَافِرٍ وَإِنْ صَغِيرًا ارْتَدَّ أَوْ نَوَى بِهِ مَالِكُهُ الْإِسْلَامَ وَهُوَ كِتَابِيٌّ
Lavage et prière sont interdits pour le mécréant, fût-il un enfant qui a apostasié, ou un enfant [esclave] des gens du Livre dont le maître avait l'intention de faire un musulman.
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516
وَإِنْ اخْتَلَطُوا غُسِّلُوا وَمُيِّزَ الْمُسْلِمُ فِي الصَّلَاةِ بِالنِّيَّةِ
S'ils sont mêlés, on les lave tous, et l'on distingue le musulman, dans la prière, par l'intention.
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517
كَشَهِيدِ مُعْتَرَكٍ لِحَيَاتِهِ وَلَوْ بِبِلَادِ الْإِسْلَامِ أَوْ لَمْ يُقَاتِلْ أَوْ قَتَلَهُ مُسْلِمٌ خَطَأً أَوْ رُفِعَ مَنْفُوذَ الْمَقَاتِلِ كَالْمَغْمُورِ
De même [ils sont interdits] pour le martyr du champ de bataille, parce qu'il est vivant ; fût-il tué en terre d'islam, ou sans avoir combattu, ou par un musulman par erreur, ou relevé atteint en ses organes vitaux ; de même que celui qui est resté inconscient [jusqu'à sa mort].
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518
وَدُفِنَ بِثِيَابِهِ الْمُبَاحَةِ إنْ سَتَرَتْهُ وَإِلَّا زِيدَ بِخُفٍّ وَقَلَنْسُوَةٍ وَمِنْطَقَةٍ قَلَّ ثَمَنُهَا وَخَاتَمٍ قَلَّ فَصُّهُ لَا دِرْعٍ وَسِلَاحٍ
Il est enterré dans ses vêtements licites s'ils le couvrent, sinon on en ajoute ; avec ses bottines, son bonnet, sa ceinture de peu de prix et sa bague dont le chaton est de peu de valeur ; non sa cuirasse ni ses armes.
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519
وَالْقَبْرُ حَبْسٌ عَلَى الْمَيِّتِ لَا يُنْبَشُ مَا دَامَ بِهِ إلَّا لِضَرُورَةٍ وَأَقَلُّهُ مَا مَنَعَ رَائِحَتَهُ وَحَرَسَهُ
La tombe est un bien immobilisé (ḥubus) au profit du mort : on ne l'ouvre pas tant qu'il s'y trouve, sauf nécessité. Sa profondeur minimale est ce qui retient son odeur et le protège.
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520
وَرَمْيُ مَيِّتِ الْبَحْرِ بِهِ إنْ لَمْ يُرْجَ الْبَرُّ قَبْلَ تَغَيُّرِهِ
Celui qui meurt en mer y est jeté, si l'on n'espère pas atteindre la terre avant qu'il s'altère.
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521
وَحَرُمَ نِيَاحَةٌ وَلَطْمٌ وَشَقُّ جَيْبٍ وَقَوْلُ قَبِيحٍ وَتَسْخِيمُ وَجْهٍ أَوْ ثَوْبٍ وَحَلْقٌ
Sont interdits : la lamentation, se frapper le visage, déchirer son vêtement, les propos blâmables, se noircir le visage ou le vêtement, et se raser la tête.
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522
وَلَا يُعَذَّبُ بِبُكَاءٍ لَمْ يُوصِ بِهِ وَيَنْفَعُهُ صَدَقَةٌ وَدُعَاءٌ
Le mort n'est pas châtié pour des pleurs qu'il n'a pas recommandés ; lui profitent l'aumône et l'invocation.