Aqrab al-masālik, ad-Dardīr
Aqrab al-masālik li-madhhab al-imām Mālik, « Le plus court des chemins vers l’école de l’imam Mālik », est l’œuvre d’Aḥmad ad-Dardīr (m. 1201 h). L’auteur le présente comme un livre « cueilli parmi les fruits du Mukhtaṣar de l’imam Khalīl » : il s’y limite aux avis qu’il juge les plus probants, restreint ce que Khalīl a laissé absolu et inversement, pour en faciliter l’accès. Il couvre toute la matière, de la purification aux successions. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de son commentaire.
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Le texte, en arabe et en français
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La course et le tirبَابُ الْمُسَابَقَةِ
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933
الْمُسَابَقَةُ جَائِزَةٌ بِجُعْلٍ فِي الْخَيْلِ وَالْإِبِلِ وَبَيْنَهُمَا وَفِي السَّهْمِ إنْ صَحَّ بَيْعُهُ.
La course [musābaqa] est permise avec un enjeu [juʿl] : entre chevaux, entre chameaux, entre les uns et les autres, et au tir à l'arc, si l'enjeu est une chose dont la vente est valide.
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934
وَعُيِّنَ الْمَبْدَأُ وَالْغَايَةُ وَالْمَرْكَبُ وَالرَّامِي وَعَدَدُ الْإِصَابَةِ وَنَوْعُهَا.
[Il faut aussi] que soient fixés le départ, le but, la monture, le tireur, le nombre de coups au but et leur nature.
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935
وَلَزِمَتْ بِالْعَقْدِ.
Elle oblige par le contrat.
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936
وَأَخْرَجَهُ مُتَبَرِّعٌ لِيَأْخُذَهُ السَّابِقُ أَوْ أَخْرَجَهُ أَحَدُهُمَا فَإِنْ سَبَقَهُ غَيْرُهُ أَخَذَهُ وَإِلَّا فَلِمَنْ حَضَرَ.
[Il faut encore] que l'enjeu soit fourni par un tiers bénévole pour que le vainqueur le prenne, ou par l'un des deux [concurrents] : si l'autre le devance, celui-ci le prend ; sinon, il va à ceux qui sont présents.
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937
لَا إنْ أَخْرَجَا لِيَأْخُذَهُ السَّابِقُ وَلَوْ بِمُحَلِّلٍ أَمْكَنَ سَبْقُهُ.
[Elle n'est] pas [valide] si tous deux fournissent [un enjeu] que prendra le vainqueur, même avec un tiers [muḥallil, qui ne mise rien] et qui pourrait l'emporter.
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938
وَإِنْ عَرَضَ لِلسَّهْمِ عَارِضٌ أَوْ انْكَسَرَ أَوْ لِلْفَرَسِ ضَرْبٌ بِوَجْهٍ فَعَاقَهُ، أَوْ نَزْعُ سَوْطِهِ لَمْ يَكُنْ مَسْبُوقًا بِخِلَافِ ضَيَاعِهِ أَوْ قَطْعِ لِجَامٍ أَوْ حَرْنِ الْفَرَسِ.
Si un obstacle survient à la flèche ou qu'elle se brise, si le cheval reçoit un coup au visage qui le retarde, ou si [le cavalier] se voit arracher son fouet, il n'est pas tenu pour vaincu ; à la différence de la perte [du fouet], de la rupture de la bride ou du cheval qui se bute.
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939
وَجَازَتْ بِغَيْرِهِ مُطْلَقًا إنْ صَحَّ الْقَصْدُ.
Elle est permise sans enjeu dans tous les cas, si l'intention est saine.
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940
وَعِنْدَ الرَّمْيِ افْتِخَارٌ وَرَجَزٌ وَتَسْمِيَةُ نَفْسِهِ وَصِيَاحٌ كَالْحَرْبِ وَالْأَحَبُّ ذِكْرُ اللَّهِ تَعَالَى.
[Sont permis] lors du tir la vantardise, la récitation de vers [rajaz], le fait de se nommer et les cris, comme à la guerre ; mais ce qui est préférable est d'invoquer Allah le Très-Haut.