Aqrab al-masālik, ad-Dardīr
Aqrab al-masālik li-madhhab al-imām Mālik, « Le plus court des chemins vers l’école de l’imam Mālik », est l’œuvre d’Aḥmad ad-Dardīr (m. 1201 h). L’auteur le présente comme un livre « cueilli parmi les fruits du Mukhtaṣar de l’imam Khalīl » : il s’y limite aux avis qu’il juge les plus probants, restreint ce que Khalīl a laissé absolu et inversement, pour en faciliter l’accès. Il couvre toute la matière, de la purification aux successions. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de son commentaire.
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Le texte, en arabe et en français
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Le brigandageبَابٌ فِي الْحِرَابَةِ
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2644
الْمُحَارِب قَاطِعُ الطَّرِيقِ لِمَنْعِ سُلُوكٍ أَوْ آخِذُ مَالٍ مُحْتَرَمٍ عَلَى وَجْهٍ يَتَعَذَّرُ مَعَهُ الْغَوْثُ
Le brigand [muḥārib] est celui qui coupe la route pour empêcher d'y passer, ou qui prend un bien protégé dans des conditions telles que le secours est impossible,
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2645
أَوْ مُذْهِبُ عَقْلٍ وَلَوْ انْفَرَدَ بِبَلَدٍ كَمُسْقِي نَحْوِ سَيْكَرَانٍ لِذَلِكَ
ou qui fait perdre la raison ; fût-il seul, et dans une ville ; tel celui qui fait boire de la jusquiame [saykarān] ou un produit semblable pour cela [prendre le bien],
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2646
وَمُخَادِعُ مُمَيِّزٍ لِأَخْذِ مَا مَعَهُ وَدَاخِلُ زُقَاقٍ أَوْ دَارٍ لَيْلًا أَوْ نَهَارًا لِأَخْذِ مَالٍ بِقِتَالٍ
celui qui abuse une personne douée de discernement pour lui prendre ce qu'elle a sur elle, et celui qui pénètre dans une ruelle ou une maison, de nuit ou de jour, pour prendre un bien en combattant.
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2647
فَيُقَاتَلُ بَعْدَ الْمُنَاشَدَةِ إنْ أَمْكَنَ فَيُقْتَلُ
On le combat, après l'avoir adjuré [au nom de Dieu de se retirer] si c'est possible, et il est tué.
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2648
وَتَعَيَّنَ قَتْلُهُ إنْ قَتَلَ وَلَوْ كَافِرًا وَرَقِيقًا إلَّا أَنْ يَجِيءَ تَائِبًا فَالْقِصَاصُ
Sa mise à mort s'impose s'il a tué, fût-ce un mécréant ou un esclave, sauf s'il vient repentant : c'est alors le talion [qiṣāṣ, auquel l'ayant droit peut renoncer].
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2649
وَإِلَّا فَلِلْإِمَامِ قَتْلُهُ وَلَهُ صَلْبُهُ فَقَتْلُهُ وَقَطْعُ يَمِينِهِ وَرِجْلِهِ الْيُسْرَى
Sinon [s'il n'a pas tué], l'imam peut le mettre à mort, ou le crucifier puis le tuer [sur la croix], ou lui couper la main droite et le pied gauche,
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2650
وَنُفِيَ الذَّكَرُ الْحُرُّ كَمَا يُنْفَى فِي الزِّنَا وَضُرِبَ اجْتِهَادًا
ou bannir l'homme libre, comme on bannit pour la fornication, après l'avoir frappé selon son appréciation.
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2651
وَدُفِعَ مَا بِأَيْدِيهِمْ لِمُدَّعِيهِ بَعْدَ الِاسْتِينَاءِ بِيَمِينٍ أَوْ بِبَيِّنَةِ مِنْ الرُّفْقَةِ
Ce qu'ils détiennent est remis à celui qui le revendique, après un délai d'attente, sur son serment, ou sur le témoignage de [deux de] ses compagnons de route.
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2652
وَلَا يُؤَمَّنُ إنْ سَأَلَهُ وَيَثْبُتُ الْحَدُّ بِشَهَادَةِ عَدْلَيْنِ أَنَّهُ الْمَشْهُورُ بِهَا
On n'accorde pas la sûreté [au brigand] qui la demande. La peine s'établit par le témoignage de deux hommes intègres attestant qu'il est bien celui qui est notoirement connu pour cela.
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2653
وَيَسْقُطُ بِإِتْيَانِهِ الْإِمَامَ طَائِعًا أَوْ بِتَرْكِ مَا هُوَ عَلَيْهِ
Elle tombe s'il vient de lui-même à l'imam, ou s'il abandonne ce qu'il faisait.