Aqrab al-masālik, ad-Dardīr
Aqrab al-masālik li-madhhab al-imām Mālik, « Le plus court des chemins vers l’école de l’imam Mālik », est l’œuvre d’Aḥmad ad-Dardīr (m. 1201 h). L’auteur le présente comme un livre « cueilli parmi les fruits du Mukhtaṣar de l’imam Khalīl » : il s’y limite aux avis qu’il juge les plus probants, restreint ce que Khalīl a laissé absolu et inversement, pour en faciliter l’accès. Il couvre toute la matière, de la purification aux successions. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de son commentaire.
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Le texte, en arabe et en français
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Le serment et ses règlesبَابٌ فِي حَقِيقَةِ الْيَمِينِ وَأَحْكَامِهِ
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814
الْيَمِينُ: تَعْلِيقُ مُسْلِمٍ مُكَلَّفٍ قُرْبَةً أَوْ حِلِّ عِصْمَةٍ وَلَوْ حُكْمًا عَلَى أَمْرٍ أَوْ نَفْيِهِ وَلَوْ مَعْصِيَةً قَصَدَ الِامْتِنَاعَ مِنْهُ أَوْ الْحَثُّ عَلَيْهِ أَوْ تَحَقُّقَهُ.
Le serment est [d'abord] le fait, pour un musulman responsable, de suspendre, fût-ce de façon implicite, un acte de piété ou la rupture du lien conjugal à la réalisation d'une chose ou à sa non-réalisation, cette chose fût-elle un péché, dans le but de s'en abstenir, de s'y obliger, ou d'en affirmer la réalité.
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815
كَ: إنْ فَعَلْت أَوْ إنْ لَمْ أَفْعَلْ كَذَا فَعَلَيَّ صَوْمُ كَذَا أَوْ: فَأَنْتَ حُرٌّ أَوْ: فَأَنْتِ طَالِقٌ وَكَ: عَلَيَّ أَوْ: يَلْزَمُنِي الْمَشْيُ إلَى مَكَّةَ أَوْ: التَّصَدُّقُ بِدِينَارٍ أَوْ: الطَّلَاقُ لَأَفْعَلَنَّ أَوْ لَتَفْعَلَنَّ أَوْ: لَقَدْ قَامَ زَيْدٌ أَوْ: لَمْ يَقُمْ؛ فَإِنَّهُ فِي قُوَّةِ: إنْ لَمْ أَفْعَلْ أَوْ: إنْ فَعَلْت.
Par exemple : « Si je fais telle chose », ou « si je ne la fais pas », « je devrai tel jeûne », ou « tu es libre », ou « tu es répudiée » ; ou encore : « Je m'oblige », ou « je suis tenu, à marcher jusqu'à La Mecque », ou « à donner un dinar en aumône », ou « à la répudiation : je ferai telle chose », ou « tu la feras » ; ou : « [à la répudiation :] Zayd s'est bien levé », ou « ne s'est pas levé » ; car cela revient à dire : « si je ne fais pas », ou « si je fais ».
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816
أَوْ قَسَمٌ عَلَى أَمْرٍ كَذَلِكَ بِذِكْرِ اسْمِ اللَّهِ أَوْ صِفَتِهِ وَهِيَ الَّتِي تُكَفَّرُ.
[Il est ensuite] le fait de jurer, sur une chose du même ordre, par le nom de Dieu ou par l'un de Ses attributs ; c'est ce serment-là qui s'expie.
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817
كَ بِاَللَّهِ وَتَاللَّهِ وَهَا لِلَّهِ وَالرَّحْمَنِ وَأَيْمُنِ اللَّهِ وَرَبِّ الْكَعْبَةِ وَالْخَالِقِ وَالْعَزِيزِ وَحَقِّهِ وَوُجُودِهِ وَعَظَمَتِهِ وَجَلَالِهِ وَقِدَمِهِ وَبَقَائِهِ وَوَحْدَانِيِّتِهِ وَعِلْمِهِ وَقُدْرَتِهِ وَالْقُرْآنِ وَالْمُصْحَفِ وَسُورَةِ الْبَقَرَةِ وَآيَةِ الْكُرْسِيِّ وَالتَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ وَالزَّبُورِ.
Par exemple : « bi-llāh », « ta-llāh », « hā li-llāh » ; par le Tout-Miséricordieux ; « aymunu-llāh » ; par le Seigneur de la Kaʿba ; par le Créateur, par le Puissant ; par Son droit, Son existence, Sa grandeur, Sa majesté, Son éternité, Sa permanence, Son unicité, Sa science, Sa puissance ; par le Coran, par le Livre [muṣḥaf], par la sourate al-Baqara, par le verset du Trône, par la Torah, l'Évangile et les Psaumes ;
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818
وَكَعِزَّةِ اللَّهِ وَأَمَانَتِهِ وَعَهْدِهِ وَمِيثَاقِهِ وَعَلَيَّ عَهْدُ اللَّهِ إلَّا أَنْ يُرِيدَ الْمَخْلُوقَ وَكَأَحْلِفُ وَأُقْسِمُ وَأُشْهِدُ إنْ نَوَى بِاَللَّهِ وَأَعْزِمُ إنْ قَالَ بِاَللَّهِ.
ou encore : par la gloire de Dieu, par Son dépôt, Son pacte, Son alliance, « le pacte de Dieu m'oblige », à moins que l'on ne vise ce qui est créé ; ou : « je jure », « je fais serment », « j'atteste », si l'on a eu l'intention [d'ajouter] « par Dieu » ; et « je m'engage fermement », si l'on a dit « par Dieu ».
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819
لَا بِنَحْوِ الْإِحْيَاءِ وَالْإِمَاتَةِ وَلَا بِأُعَاهِدُ اللَّهَ أَوْ لَك عَلَيَّ عَهْدٌ أَوْ أُعْطِيَك عَهْدًا أَوْ عَزَمْت عَلَيْك بِاَللَّهِ وَلَا بِنَحْوِ النَّبِيِّ وَالْكَعْبَةِ.
Il n'y a pas serment par des attributs tels que « faire vivre » et « faire mourir » ; ni par « je fais un pacte avec Dieu », « tu as ma parole », « je te donne ma parole », « je t'adjure par Dieu » ; ni par le Prophète, la Kaʿba ou ce qui leur ressemble.
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820
وَإِنْ قَصَدَ بِكَالْعُزَّى التَّعْظِيمَ فَكُفْرٌ وَمُنِعَ بِنَحْوِ رَأْسِ السُّلْطَانِ أَوْ فُلَانٍ كَهُوَ يَهُودِيٌّ أَوْ نَصْرَانِيٌّ أَوْ عَلَى غَيْرِ دِينِ الْإِسْلَامِ أَوْ مُرْتَدٌّ إنْ فَعَلَ كَذَا وَلْيَسْتَغْفِرْ اللَّهَ.
Celui qui jure par al-ʿUzzā ou une idole semblable en voulant la vénérer commet un acte de mécréance. Il est interdit de jurer par la tête du sultan ou de tel homme, ou de dire que l'on est juif, chrétien, hors de la religion de l'islam ou apostat si l'on fait telle chose ; que celui qui l'a dit demande pardon à Dieu.
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821
وَالْيَمِينُ بِاَللَّهِ مُنْعَقِدَةٌ وَغَيْرُهَا وَهِيَ مَا لَا كَفَّارَةَ فِيهَا وَهِيَ الْغَمُوسُ بِأَنْ حَلَفَ مَعَ شَكٍّ أَوْ ظَنٍّ إنْ تَعَلَّقَتْ بِمَاضٍ.
Le serment par Dieu est soit noué [munʿaqida], soit non noué, c'est-à-dire sans expiation. Le serment non noué est le serment qui plonge [ghamūs], quand on jure dans le doute ou sur une simple présomption, s'il porte sur le passé ;
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822
وَاللَّغْوُ بِأَنْ حَلَفَ عَلَى مَا يَعْتَقِدُهُ فَظَهَرَ خِلَافُهُ إنْ تَعَلَّقَتْ بِغَيْرِ مُسْتَقْبَلٍ فَلَا كَفَّارَةَ فِي مَاضِيَةٍ مُطْلَقًا عَكْسُ الْمُسْتَقْبَلَةِ.
et le serment irréfléchi [laghw], quand on jure de ce que l'on croit et que le contraire apparaît, s'il ne porte pas sur l'avenir. Il n'y a donc jamais d'expiation pour le serment qui porte sur le passé, à l'inverse de celui qui porte sur l'avenir.
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823
وَلَا يُفِيدُ فِي غَيْرِ الْيَمِينِ بِاَللَّهِ كَالِاسْتِثْنَاءِ بِإِنْ شَاءَ اللَّهُ أَوْ إلَّا أَنْ يَشَاءَ أَوْ يُرِيدَ أَوْ يَقْضِيَ إنْ قَصَدَهُ وَاتَّصَلَ إلَّا لِعَارِضٍ وَنُطْقٍ بِهِ وَإِنْ بِحَرَكَةِ لِسَانٍ وَحَلَفَ فِي غَيْرِ تَوَثُّقٍ بِحَقٍّ.
L'excuse du laghw ne sert pas hors du serment par Dieu ; de même la réserve « si Dieu veut », « à moins que Dieu ne veuille », « ne décide » ou « ne décrète » ; [elle sert dans le serment par Dieu] si on l'a voulue, si elle suit sans interruption, sauf empêchement, si elle est prononcée, ne serait-ce qu'en remuant la langue, et si le serment n'a pas été prêté pour garantir un droit.
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824
بِخِلَافِهِ بِإِلَّا وَنَحْوِهَا فَيُفِيدُ فِي الْجَمِيعِ كَعَزْلِ الزَّوْجَةِ أَوَّلًا فِي الْحَلَالُ أَوْ: كُلُّ حَلَالٍ عَلَيَّ حَرَامٌ فَلَا شَيْءَ فِيهَا كَغَيْرِهَا وَهِيَ الْمُحَاشَاةُ.
Il en va autrement de l'exception par « sauf » et les mots semblables : elle sert dans tous les serments. De même le fait d'écarter d'avance l'épouse [en pensée] quand on dit : « Ce qui est licite », ou « tout ce qui est licite, m'est interdit » : rien n'est dû à son sujet, comme pour le reste ; c'est ce qu'on appelle la mise à part [muḥāshāt].
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825
وَالْمُنْعَقِدَةُ عَلَى بِرٍّ كَ: لَا فَعَلْت أَوْ: لَا أَفْعَلُ أَوْ: إنْ فَعَلْت أَوْ حِنْثٍ كَ: لَأَفْعَلَنَّ أَوْ إنْ لَمْ أَفْعَلْ فِيهَا الْكَفَّارَةُ.
Le serment noué, qu'il soit d'abstention [birr], comme « je ne fais pas », « je ne ferai pas » ou « si je fais » [au sens de : je ne ferai pas], ou d'engagement [ḥinth], comme « je ferai » ou « si je ne fais pas », appelle l'expiation ;
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826
كَالنَّذْرِ الْمُبْهَمِ كَ: عَلَيَّ نَذْرٌ أَوْ: إنْ فَعَلْت كَذَا أَوْ الْيَمِينِ وَالْكَفَّارَةُ كَ: إنْ فَعَلْت كَذَا فَعَلَيَّ يَمِينٌ أَوْ كَفَّارَةٌ أَوْ لِلَّهِ عَلَيَّ.
comme le vœu indéterminé : « Je dois un vœu », ou « si je fais telle chose [je dois un vœu] » ; et comme le fait de s'obliger à un serment ou à une expiation : « Si je fais telle chose, je dois un serment », ou « une expiation », ou « je [la] dois à Dieu ».
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827
وَهِيَ إطْعَامُ عَشْرَةِ مَسَاكِينَ أَحْرَارٍ مُسْلِمِينَ مِنْ أَوْسَطِ طَعَامِ الْأَهْلِ لِكُلٍّ مُدٌّ وَنُدِبَ بِغَيْرِ الْمَدِينَةِ زِيَادَةٌ بِالِاجْتِهَادِ أَوْ رِطْلَانِ خُبْزًا وَنُدِبَ بِإِدَامٍ وَأَجْزَأَ شِبَعُهُمْ مَرَّتَيْنِ كَغَدَاءٍ وَعَشَاءٍ وَلَوْ أَطْفَالًا اسْتَغْنَوْا عَنْ اللَّبَنِ.
L'expiation consiste à nourrir dix indigents, libres et musulmans, de la nourriture moyenne des siens, un mudd chacun ; hors de Médine, il est recommandé d'ajouter ce que l'on estime ; ou deux livres [raṭl] de pain, qu'il est recommandé d'accompagner d'un condiment ; il suffit aussi de les rassasier deux fois, par exemple à déjeuner et à dîner ; [le mudd ou les deux livres se donnent] même à des enfants sevrés [qu'il ne suffit pas de rassasier deux fois] ;
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828
أَوْ كِسْوَتُهُمْ لِلرَّجُلِ ثَوْبٌ وَلِلْمَرْأَةِ دِرْعٌ سَابِغٌ وَخِمَارٌ وَلَوْ مِنْ غَيْرِ وَسَطِ أَهْلِهِ أَوْ عِتْقُ رَقَبَةٍ مُؤْمِنَةٍ سَلِيمَةٍ كَالظِّهَارِ ثُمَّ صِيَامُ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ وَنُدِبَ تَتَابُعُهَا.
ou à les vêtir : pour l'homme un vêtement, pour la femme une robe couvrante et un voile, même s'ils ne sont pas de la qualité moyenne de ce que portent les gens de son pays ; ou à affranchir un esclave croyant et sans défaut, comme pour le ẓihār ; puis [si l'on ne peut rien de cela] à jeûner trois jours, qu'il est recommandé de jeûner à la suite.
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829
وَلَا يُجْزِئُ تَلْفِيقٌ مِنْ نَوْعَيْنِ وَلَا نَاقِصَةٌ كَعِشْرِينَ لِكُلٍّ نِصْفٌ وَلَا تَكْرَارٌ كَخَمْسَةٍ لِكُلٍّ مُدَّانِ إلَّا أَنْ يُكْمِلَ وَلَهُ نَزْعُ مَا زَادَ إنْ بَقِيَ وَبَيَّنَ بِالْقُرْعَةِ.
Ne valent pas : le mélange de deux genres ; la ration incomplète, comme un demi-mudd à vingt personnes ; ni la ration répétée, comme deux mudd à cinq personnes ; à moins de compléter. Il peut reprendre le surplus, s'il existe encore et qu'il avait précisé [que c'était une expiation], en tirant au sort [dans le cas de la ration incomplète].
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830
وَتَجِبُ بِالْحِنْثِ وَتُجْزِئُ قَبْلَهُ إلَّا أَنْ يُكْرَهَ عَلَيْهِ فِي الْبِرِّ.
Elle devient due par le manquement au serment [ḥinth], et vaut si elle est acquittée avant ; elle n'est pas due si l'on a été contraint au manquement, dans le serment d'abstention.
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831
وَتَكَرَّرَتْ إنْ قَصَدَ تَكْرَارَ الْحِنْثِ أَوْ كَرَّرَ الْيَمِينَ وَنَوَى كَفَّارَاتٍ أَوْ اقْتَضَاهُ الْعُرْفُ كَ: لَا أَشْرَبُ لَك مَاءً وَلَا أَتْرُكُ الْوِتْرَ أَوْ حَلَفَ أَنْ لَا يَحْنَثَ أَوْ اشْتَمَلَ لَفْظُهُ عَلَى جَمْعٍ وَأَدَاتُهُ نَحْوَ: كُلَّمَا أَوْ مَهْمَا.
Elle se répète si l'on a voulu que le manquement se répète ; si l'on a répété le serment en visant plusieurs expiations ; si l'usage l'implique, comme dans « je ne boirai pas d'eau chez toi » ou « je ne délaisserai pas le witr » ; si l'on a juré de ne pas manquer à son serment ; ou si les mots comportent un pluriel, ou un terme de répétition comme « chaque fois que » ou « toutes les fois que » ;
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832
لَا مَتَى مَا وَلَا وَاَللَّهِ ثُمَّ وَاَللَّهِ أَوْ وَالْقُرْآنِ وَالْمُصْحَفِ وَالْكِتَابِ أَوْ وَالْفُرْقَانِ وَالتَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ أَوْ وَالْعِلْمِ وَالْقُدْرَةِ وَالْإِرَادَةِ إذَا لَمْ يَنْوِ كَفَّارَاتٍ.
non avec « quand » ; ni avec « par Dieu, puis par Dieu », « par le Coran, le muṣḥaf et le Livre », « par le Discernement, la Torah et l'Évangile », ou « par la Science, la Puissance et la Volonté », si l'on n'a pas visé plusieurs expiations.
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833
وَإِنْ عَلَّقَ قُرْبَةً أَوْ طَلَاقًا لَزِمَ مَا سَمَّاهُ أَوْ نَوَاهُ وَفِي أَيْمَانِ الْمُسْلِمِينَ بَتُّ مَنْ يَمْلِكُ وَعِتْقُهُ وَصَدَقَةٌ بِثُلُثِ مَالِهِ وَمَشْيٌ بِحَجٍّ وَصَوْمُ عَامٍ وَكَفَّارَةٌ إنْ اُعْتِيدَ حَلِفٌ بِمَا ذُكِرَ وَإِلَّا فَالْمُعْتَادُ.
Si l'on a suspendu un acte de piété ou une répudiation, on doit ce que l'on a nommé ou visé. Pour « les serments des musulmans [m'obligent] » : la répudiation définitive de celle que l'on a pour épouse, l'affranchissement de ceux que l'on possède, l'aumône du tiers de ses biens, la marche pour un pèlerinage, le jeûne d'une année et une expiation, s'il est d'usage de jurer par tout cela ; sinon, ce qui est d'usage.
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834
وَتَحْرِيمُ، الْحَلَالِ فِي غَيْرِ الزَّوْجَةِ لَغْوٌ.
S'interdire ce qui est licite, hors l'épouse, est sans effet.
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835
وَخَصَّصَتْ نِيَّةُ الْحَالِفِ وَقَيَّدَتْ وَبَيَّنَتْ فَإِنْ سَاوَتْ ظَاهِرَ لَفْظِهِ صَدَقَ مُطْلَقًا فِي بِاَللَّهِ وَغَيْرِهَا فِي الْفَتْوَى وَالْقَضَاءِ.
L'intention de celui qui jure restreint [le sens général], limite [le sens absolu] et précise [le sens ambigu]. Si elle est aussi plausible que le sens apparent de ses paroles, il est cru dans tous les cas, pour le serment par Dieu et les autres, en consultation comme en justice ;
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836
كَحَلِفِهِ لِزَوْجَتِهِ إنْ تَزَوَّجَ حَيَاتَهَا فَهِيَ طَالِقٌ أَوْ عَبْدُهُ حُرٌّ أَوْ كُلُّ عَبْدٍ يَمْلِكُهُ أَوْ: فَعَلَيْهِ الْمَشْيُ إلَى مَكَّةَ، فَتَزَوَّجَ بَعْدَ طَلَاقِهَا وَقَالَ: نَوَيْت حَيَاتَهَا فِي عِصْمَتِي.
par exemple, il a juré à son épouse que, s'il se remarie de son vivant, la nouvelle épouse est répudiée, ou son esclave libre, ou tout esclave qu'il possède, ou qu'il devra marcher jusqu'à La Mecque ; puis il se marie après l'avoir répudiée et dit : « J'entendais : de son vivant, tant qu'elle était mon épouse. »
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837
وَإِنْ لَمْ تُسَاوِ فَإِنْ قَرُبَتْ قُبِلَ إلَّا فِي الطَّلَاقِ، وَالْعِتْقِ الْمُعَيَّنِ فِي الْقَضَاءِ كَلَحْمِ بَقَرٍ وَسَمْنِ ضَأْنٍ فِي لَا آكُلُ لَحْمًا أَوْ: سَمْنًا وَكَشَهْرٍ أَوْ فِي الْمَسْجِدِ فِي نَحْوِ لَا أُكَلِّمُهُ وَكَتَوْكِيلِهِ لَا يَبِيعُهُ أَوْ يَضْرِبُهُ.
Si elle n'est pas aussi plausible, mais reste proche, elle est admise, sauf en justice pour la répudiation et l'affranchissement d'un esclave désigné : par exemple viser la viande de bœuf ou le beurre de brebis dans « je ne mangerai pas de viande » ou « de beurre » ; viser un mois, ou « dans la mosquée », dans « je ne lui parlerai pas » ou serment semblable ; ou avoir visé de ne pas le faire soi-même, quand c'est son mandataire qui l'a fait, dans « il ne le vendra pas » ou « ne le frappera pas ».
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838
وَإِنْ بَعُدَتْ لَمْ يُقْبَلْ مُطْلَقًا كَإِرَادَةِ مَيِّتَةٍ فِي طَالِقٌ حُرَّةٌ أَوْ كَذِبٍ حَرَامٌ.
Si elle est éloignée, elle n'est admise en aucun cas : ainsi prétendre avoir visé une [épouse ou esclave] morte dans « elle est répudiée » ou « libre », ou avoir visé le mensonge [et non la femme] dans « elle m'est interdite ».
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839
إنَّمَا تُعْتَبَرُ إذَا لَمْ يَسْتَحْلِفْ وَإِلَّا فَالْعِبْرَةُ بِنِيَّةِ الْمُحَلِّفِ.
L'intention ne compte que si on ne lui a pas fait prêter le serment [pour le droit d'un autre] ; sinon, c'est l'intention de celui qui l'a fait jurer qui compte.
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840
ثُمَّ بِسَاطُ يَمِينِهِ وَهُوَ الْحَامِلُ عَلَيْهَا كَلَا أَشْتَرِي لَحْمًا أَوْ لَا أَبِيعُ فِي السُّوقِ لِزَحْمَةٍ أَوْ ظَالِمٍ فَعُرْفٌ قَوْلِيٌّ فَشَرْعِيٌّ.
Vient ensuite la circonstance du serment [bisāṭ], c'est-à-dire ce qui y a poussé : ainsi « je n'achèterai pas de viande » ou « je ne vendrai pas au marché », dit à cause de la presse ou d'un oppresseur. Puis l'usage de la langue, puis l'usage de la Loi.
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841
وَإِلَّا حَنِثَ بِفَوَاتِ مَا حَلَفَ عَلَيْهِ وَلَوْ لِمَانِعٍ شَرْعِيٍّ كَحَيْضٍ أَوْ عَادِيٍّ كَسَرِقَةٍ لَا عَقْلِيٍّ: كَمَوْتٍ فِي لَيَذْبَحَنَّهُ إنْ لَمْ يُفَرِّطْ.
À défaut [de tout cela], il manque à son serment [d'engagement] quand ce qu'il avait juré de faire devient impossible, fût-ce par un empêchement légal, comme les menstrues, ou matériel, comme un vol ; non par un empêchement de raison, comme la mort [de la bête] dans « je l'égorgerai », s'il n'a pas tardé par négligence.
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842
وَبِالْعَزْمِ عَلَى الضِّدِّ وَبِالنِّسْيَانِ وَالْخَطَأِ إنْ أَطْلَقَ وَبِالْبَعْضِ عَكْسُ الْبِرِّ.
[Il y manque aussi] en résolvant de faire le contraire ; par oubli et par erreur, s'il n'a rien précisé ; et en faisant une partie [de ce qu'il a juré de ne pas faire], alors qu'une partie ne suffit pas à tenir le serment ;
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843
وَبِالسَّوِيقِ أَوْ اللَّبَنِ فِي لَا آكُلُ وَبِلَحْمِ حُوتٍ أَوْ طَيْرٍ أَوْ شَحْمٍ فِي: لَحْمٍ وَبِوُجُودِ أَكْثَرَ فِي لَيْسَ مَعِي غَيْرُهُ لِسَائِلٍ فِيمَا لَا لَغْوَ فِيهِ لَا أَقَلَّ.
en buvant de la bouillie de farine ou du lait, pour « je ne mangerai pas » ; en mangeant du poisson, de l'oiseau ou de la graisse, pour « [je ne mangerai pas] de viande » ; s'il se trouve avoir plus, pour « je n'ai que cela », dit à qui lui demandait, dans les serments où le laghw n'excuse pas ; non s'il se trouve avoir moins ;
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844
وَبِدَوَامِ رُكُوبِهِ أَوْ لُبْسِهِ فِي لَا أَرْكَبُ وَأَلْبَسُ وَبِدَابَّةٍ عَبْدِهِ فِي دَابَّتِهِ وَبِجَمْعِ الْأَسْوَاطِ فِي لَأَضْرِبَنَّهُ كَذَا.
en restant sur la monture ou dans le vêtement, pour « je ne monterai pas » ou « je ne porterai pas » ; en montant la bête de l'esclave d'un homme, pour « [je ne monterai pas] sa bête » ; en frappant une seule fois avec tous les fouets réunis, pour « je lui donnerai tant de coups » [il ne s'en acquitte pas ainsi] ;
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845
وَبِفِرَارِ الْغَرِيمِ فِي لَا فَارَقْتُك أَوْ لَا فَارَقْتنِي حَتَّى يَقْضِيَنِي حَقِّي وَلَوْ لَمْ يُفَرِّطْ أَوْ أَحَالَهُ.
si son débiteur s'enfuit, pour « je ne te quitterai pas », ou « tu ne me quitteras pas, avant que tu ne m'aies payé mon dû », même sans négligence de sa part, ou si le débiteur l'a payé par un transfert de créance ;
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وَبِدُخُولِهِ عَلَيْهِ مَيِّتًا أَوْ فِي بَيْتِ شَعْرٍ، أَوْ سِجْنٍ بِحَقٍّ فِي لَا أَدْخُلُ عَلَيْهِ بَيْتًا. لَا بِدُخُولِ مَحْلُوفٍ عَلَيْهِ إنْ لَمْ يَنْوِ الْمُجَامَعَةَ.
en entrant chez lui alors qu'il est mort, ou sous une tente de poil, ou dans une prison où il est détenu à bon droit, pour « je n'entrerai pas chez lui dans une maison » ; non si c'est l'autre qui entre chez lui, s'il n'avait pas visé le fait de se trouver ensemble ;
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847
وَبِتَكْفِينِهِ فِي لَا يَنْفَعُهُ حَيَاتَهُ وَبِالْكِتَابِ إنْ وَصَلَ أَوْ رَسُولٍ فِي لَا أُكَلِّمُهُ وَقُبِلَتْ نِيَّتُهُ إنْ ادَّعَى الْمُشَافَهَةَ إلَّا فِي الْكِتَابِ فِي الطَّلَاقِ وَالْعِتْقِ الْمُعَيَّنِ.
en l'ensevelissant, pour « il ne lui rendra aucun service de sa vie » ; par une lettre, si elle parvient, ou par un messager, pour « je ne lui parlerai pas » ; son intention est admise s'il prétend avoir visé la parole de vive voix, sauf pour la lettre quand il s'agit de répudiation ou de l'affranchissement d'un esclave désigné ;
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848
وَبِالْإِشَارَةِ وَبِكَلَامٍ لَمْ يَسْمَعْهُ لِنَوْمٍ أَوْ صَمَمٍ وَبِسَلَامٍ عَلَيْهِ مُعْتَقِدًا أَنَّهُ غَيْرُهُ، أَوْ فِي جَمَاعَةٍ إلَّا أَنْ يُحَاشِيَهُ لَا بِصَلَاةٍ أَوْ كِتَابِ الْمَحْلُوفِ عَلَيْهِ لَهُ وَلَوْ قَرَأَهُ وَبِفَتْحٍ عَلَيْهِ.
par un signe ; par une parole que l'autre n'a pas entendue, parce qu'il dormait ou était sourd ; en le saluant en le prenant pour un autre, ou au milieu d'un groupe, à moins de l'en excepter [en pensée] ; non par le salut final de la prière, ni par une lettre que l'autre lui adresse, même s'il la lit ; mais en lui soufflant [un verset qu'il cherche] ;
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849
وَبِخُرُوجِهَا بِلَا عِلْمِهَا بِإِذْنِهِ فِي لَا تَخْرُجِي إلَّا بِإِذْنِي وَبِالْهِبَةِ وَالصَّدَقَةِ فِي لَا أَعَارَهُ وَبِالْعَكْسِ وَنَوَى.
si elle sort avec sa permission mais sans le savoir, pour « tu ne sortiras qu'avec ma permission » ; par le don ou l'aumône, pour « il ne lui prêtera rien », et inversement ; son intention est alors admise ;
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850
وَبِالْبَقَاءِ وَلَوْ لَيْلًا أَوْ بِإِبْقَاءِ شَيْءٍ إلَّا كَمِسْمَارٍ فِي لَا سَكَنْت لَا بِخَزْنٍ وَلَا فِي لَأَنْتَقِلَن إلَّا أَنْ يُقَيَّدَ بِزَمَنٍ فَبِمُضِيِّهِ.
en restant, fût-ce de nuit, ou en laissant quelque chose, sauf un clou ou un objet de cet ordre, pour « je n'habiterai plus ici » ; non en y entreposant [après être parti] ; ni [en restant] pour « je déménagerai », sauf s'il a fixé un délai : il y manque alors à son expiration ;
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851
وَبِاسْتِحْقَاقِ بَعْضِ الدَّيْنِ أَوْ ظُهُورِ عَيْبِهِ بَعْدَ الْأَجَلِ وَبِهِبَتِهِ لَهُ أَوْ دَفْعِ قَرِيبٍ عَنْهُ وَإِنْ مِنْ مَالِهِ أَوْ شَهَادَةِ بَيِّنَةٍ بِالْقَضَاءِ فِي لَأَقْضِيَنك لِأَجَلِ كَذَا.
si une partie de ce qu'il a payé est revendiquée par un tiers, ou se révèle défectueuse, après l'échéance ; si la dette lui est donnée ; si un proche la paie pour lui, fût-ce avec l'argent de celui qui a juré ; ou si des témoins attestent qu'il l'avait payée ; tout cela pour « je te paierai à telle échéance » ;
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852
وَبِعَدَمِ قَضَاءٍ، لِلدَّيْنِ فِي غَدٍ فِي لَأَقْضِيَنك غَدًا يَوْمَ الْجُمُعَةِ، وَلَيْسَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ وَلَهُ لَيْلَةٌ وَيَوْمٌ فِي: فِي رَأْسِ الشَّهْرِ أَوْ عِنْدَ رَأْسِهِ أَوْ إذَا اسْتَهَلَّ أَوْ عِنْدَ انْسِلَاخِهِ أَوْ إذَا انْسَلَخَ أَوْ لِاسْتِهْلَالِهِ وَإلَى رَمَضَانَ أَوْ إلَى اسْتِهْلَالِهِ فَشَعْبَانُ.
s'il ne paie pas le lendemain, pour « je te paierai demain, vendredi », alors que ce n'est pas vendredi. Il dispose d'une nuit et d'un jour s'il a dit : « au début du mois », « à son début », « quand il commencera », « à sa fin », « quand il finira » ou « pour son premier jour » ; s'il a dit : « jusqu'à ramadan » ou « jusqu'à son premier jour », c'est shaʿbān [seulement] ;
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853
وَبِجَعْلِ الثَّوْبِ قَبَاءً أَوْ عِمَامَةً أَوْ اتَّزَرَ بِهِ، أَوْ عَلَى كَتِفِهِ فِي لَا أَلْبَسُهُ وَبِدُخُولِهِ مِنْ بَابٍ غُيِّرَ فِي لَا أَدْخُلُ مِنْهُ إنْ لَمْ يُكْرَهْ ضِيقُهُ.
en faisant du vêtement une tunique ouverte ou un turban, en s'en ceignant ou en le jetant sur son épaule, pour « je ne le porterai pas » ; en entrant par la porte une fois transformée, pour « je n'entrerai pas par là », si ce n'était pas son étroitesse qui lui déplaisait ;
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854
وَبِأَكْلِهِ مِنْ مَدْفُوعٍ لِوَلَدِهِ أَوْ عَبْدِهِ فِي لَا آكُلُ لَهُ طَعَامًا. إنْ كَانَتْ نَفَقَةُ الْوَلَدِ عَلَيْهِ وَبِاذْهَبِي إثْرَ لَا كَلَّمْتُك حَتَّى تَفْعَلِي وَبِالْإِقَالَةِ فِي لَا أَتْرُكُ مِنْ حَقِّهِ شَيْئًا إنْ لَمْ تَفِ.
en mangeant de ce qui a été remis à son fils ou à son esclave, pour « je ne mangerai rien de sa nourriture », si l'entretien du fils lui incombe ; en disant « va-t'en » aussitôt après « je ne te parlerai pas avant que tu aies fait telle chose » ; en acceptant de résilier la vente, pour « je ne lui abandonnerai rien de mon dû », si [la marchandise] ne vaut pas le prix ;
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855
وَبِتَرْكِهَا عَالِمًا فِي لَا خَرَجْت إلَّا بِإِذْنِي وَبِالزِّيَادَةِ عَلَى مَا أَذِنَ لَهَا فِيهِ بِخِلَافِ لَا يَأْذَنُ لَهَا إلَّا فِي كَذَا، فَأَذِنَ فِيهِ فَزَادَتْ بِلَا عِلْمٍ.
en la laissant faire en connaissance de cause, pour « tu ne sortiras qu'avec ma permission » ; si elle va au-delà de ce qu'il lui a permis ; à la différence de « il ne lui permettra que telle chose », s'il la lui permet et qu'elle va au-delà à son insu ;
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856
وَبِالْبَيْعِ لِلْوَكِيلِ فِي لَا بِعْت مِنْهُ أَوْ لَهُ وَإِنْ قَالَ أَنَا حَلَفْت فَقَالَ هُوَ لِي، فَتَبَيَّنَ أَنَّهُ لِلْمُوَكِّلِ وَلَزِمَ الْبَيْعُ إلَّا أَنْ يَقُولَ إنْ اشْتَرَيْت لَهُ فَلَا بَيْعَ بَيْنَنَا.
en vendant au mandataire, pour « je ne lui vendrai rien », ou « rien pour lui » ; même s'il a dit : « J'ai juré », que l'autre a répondu : « C'est pour moi », et qu'il s'avère que c'était pour le mandant ; la vente tient, sauf s'il a dit : « Si tu achètes pour lui, il n'y a pas de vente entre nous. »
- Le vœuفَصْلٌ فِي بَيَانِ النَّذْرِ وَأَحْكَامِهِ
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857
النَّذْرُ الْتِزَامُ مُسْلِمٍ مُكَلَّفٍ قُرْبَةً وَلَوْ بِالتَّعْلِيقِ عَلَى مَعْصِيَةٍ أَوْ غَضْبَانَ كَ: لِلَّهِ عَلَيَّ أَوْ عَلَيَّ ضَحِيَّةٌ أَوْ: إنْ حَجَجْت أَوْ شَفَى اللَّهُ مَرِيضِي أَوْ جَاءَنِي زَيْدٌ أَوْ قَتَلْتُهُ فَعَلَيَّ صَوْمُ شَهْرٍ أَوْ شَهْرِ كَذَا فَحَصَلَ.
Le vœu [nadhr] est le fait, pour un musulman responsable, de s'obliger à un acte de piété, même en le suspendant à un péché, ou en colère. Par exemple : « Je dois à Dieu », ou « je dois, un sacrifice » ; ou : « Si je fais le pèlerinage », « si Dieu guérit mon malade », « si Zayd vient me voir », ou « si je le tue, je devrai jeûner un mois », ou « tel mois », et la chose se produit.
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858
وَنُدِبَ الْمُطْلَقُ وَكُرِهَ الْمُكَرَّرُ وَالْمُعَلَّقُ عَلَى غَيْرِ مَعْصِيَةٍ وَإِلَّا حَرُمَ فَإِنْ فَعَلَهَا أَثِمَ.
Le vœu pur et simple est recommandé ; le vœu qui se répète est déconseillé, ainsi que le vœu suspendu à autre chose qu'un péché ; suspendu à un péché, il est interdit, et celui qui commet ce péché en porte la faute.
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859
وَلَزِمَ مَا سَمَّاهُ وَلَوْ مُعَيَّنًا أَتَى عَلَى جَمِيعِ مَالِهِ، كَصَوْمٍ أَوْ صَلَاةٍ بِثَغْرٍ وَسَقَطَ مَا عَجَزَ عَنْهُ إلَّا الْبَدَنَةَ فَبَقَرَةٌ ثُمَّ سَبْعُ شِيَاهٍ.
On doit ce que l'on a nommé, même s'il s'agit d'un bien désigné qui absorbe toute la fortune ; de même un jeûne ou une prière dans une place frontière. Ce dont on est incapable tombe ; sauf la chamelle : à défaut, une vache, puis sept moutons.
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860
وَثُلُثُ مَالِهِ حِينَ النَّذْرِ إلَّا أَنْ يَنْقُصَ فَمَا بَقِيَ بِمَالِي فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَهُوَ الْجِهَادُ وَالرِّبَاطُ وَأَنْفَقَ عَلَيْهِ مِنْ غَيْرِهِ بِخِلَافِ ثُلُثِهِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَمِنْهُ فَإِنْ قَالَ لِزَيْدٍ فَالْجَمِيعُ.
On doit le tiers de ses biens, tels qu'ils étaient au moment du vœu, ou de ce qui en reste s'ils ont diminué, quand on a dit : « Mes biens vont dans la voie de Dieu », c'est-à-dire au combat et à la garde des frontières ; les frais [d'acheminement] sont alors pris sur le reste ; à la différence de « le tiers de mes biens va dans la voie de Dieu », où ils sont pris sur ce tiers. S'il a dit : « [Mes biens sont] à Zayd », il doit le tout.
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861
وَمَشْيٌ لِمَسْجِدِ مَكَّةَ وَلَوْ لِصَلَاةٍ كَمَكَّةَ أَوْ الْبَيْتِ أَوْ جُزْئِهِ كَغَيْرِهِ إنْ نَوَى نُسُكًا مِنْ حَيْثُ نَوَى وَإِلَّا فَمِنْ الْمُعْتَادِ وَإِلَّا فَمِنْ حَيْثُ حَلَفَ أَوْ نَذَرَ وَأَجْزَأَ مِنْ مِثْلِهِ فِي الْمَسَافَةِ، وَجَازَ رُكُوبٌ بِمَنْهَلٍ وَلِحَاجَةٍ كَبَحْرٍ اُعْتِيدَ لِلْحَالِفِينَ، أَوْ اُضْطُرَّ إلَيْهِ لِتَمَامِ الْإِفَاضَةِ أَوْ السَّعْيِ.
On doit marcher jusqu'à la Mosquée de La Mecque, même si on l'a voué pour une prière ; de même jusqu'à La Mecque, à la Maison ou à l'une de ses parties, et jusqu'à un autre endroit [du sanctuaire, comme Zamzam ou aṣ-Ṣafā] si l'on a visé un rite ; depuis l'endroit que l'on a visé, sinon depuis l'endroit habituel, sinon depuis celui où l'on a juré ou fait le vœu ; un lieu à même distance suffit. Il est permis d'aller à dos de monture à l'étape et pour un besoin ; de même de traverser la mer là où ceux qui ont juré la traversent d'ordinaire, ou si l'on y est forcé ; [on marche] jusqu'à la fin du ṭawāf al-ifāḍa ou du saʿy.
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862
وَالرُّجُوعُ إنْ رَكِبَ كَثِيرًا بِحَسَبِ الْمَسَافَةِ أَوْ الْمَنَاسِكَ لِنَحْوِ الْمِصْرِيِّ فَيَمْشِي مَا رَكِبَ إنْ عَلِمَهُ وَإِلَّا فَالْجَمِيعَ فِي مِثْلِ مَا عَيَّنَ أَوَّلًا وَإِلَّا فَلَهُ الْمُخَالَفَةُ إنْ ظَنَّ الْقُدْرَةَ حِينَ خُرُوجِهِ وَإِلَّا مَشَى مَقْدُورَهُ فَقَطْ.
On doit revenir [une autre année], si l'on a beaucoup chevauché au regard de la distance, ou pendant les rites, quand on vient d'un pays comme l'Égypte : on marche alors la partie où l'on avait chevauché, si on la connaît, sinon tout le trajet, dans le même rite que celui que l'on avait fixé la première fois ; si l'on n'avait rien fixé, on peut en changer ; tout cela si l'on se croyait capable [de marcher] en partant ; sinon on ne marche que ce que l'on peut.
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863
لَا إنْ قَلَّ أَوْ بَعُدَ جِدًّا؛ كَأَفْرِيقِيٍّ كَإِنْ لَمْ يَقْدِرْ وَهَدْيٌ فِي الْجَمِيعِ إلَّا فِيمَنْ رَكِبَ الْمَنَاسِكَ أَوْ الْإِفَاضَةَ فَمَنْدُوبٌ كَتَأْخِيرِهِ لِرُجُوعِهِ وَلَا يُفِيدُهُ مَشَى الْجَمِيعَ.
On ne revient pas si l'on a peu chevauché, ni si l'on vient de très loin, comme l'homme d'Ifrīqiya, ni si l'on ne peut pas marcher. Un hady est dû dans tous ces cas ; sauf pour celui qui a chevauché pendant les rites ou pour le ṭawāf al-ifāḍa : il est seulement recommandé, comme il est recommandé de le retarder jusqu'au retour ; avoir marché alors tout le trajet n'en dispense pas.
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864
فَإِنْ أَفْسَدَ أَتَمَّهُ وَمَشَى فِي قَضَائِهِ مِنْ الْمِيقَاتِ وَإِنْ فَاتَهُ تَحَلَّلَ بِعُمْرَةٍ وَرَكِبَ فِي قَضَائِهِ وَعَلَى الصَّرُورَةِ إنْ أَطْلَقَ جَعَلَهُ فِي عُمْرَةٍ ثُمَّ يَحُجَّ مِنْ عَامِهِ.
S'il rend son rite nul, il l'achève, et marche depuis le mīqāt quand il le rattrape. S'il manque le pèlerinage, il se désacralise par une ʿumra et peut chevaucher quand il le rattrape. Celui qui n'a pas encore fait le pèlerinage obligatoire doit, s'il n'a rien précisé, accomplir sa marche dans une ʿumra, puis faire le pèlerinage la même année.
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865
وَوَجَبَ تَعْجِيلُ الْإِحْرَامِ فِي أَنَا مُحْرِمٌ أَوْ أُحْرِمُ إنْ قَيَّدَ بِوَقْتٍ أَوْ مَكَان كَالْعُمْرَةِ إنْ أَطْلَقَ وَوَجَدَ رُفْقَةً لَا الْحَجِّ فَلِأَشْهُرِهِ إنْ كَانَ يَصِلُ وَإِلَّا فَالْوَقْتُ الَّذِي يَصِلُ فِيهِ وَأَخَّرَهُ فِي الْمَشْيِ لِلْمِيقَاتِ.
Il faut entrer en iḥrām sans attendre quand on a dit « je suis en iḥrām » ou « j'entre en iḥrām », si l'on a fixé un temps ou un lieu ; de même pour la ʿumra si l'on n'a rien fixé et que l'on trouve des compagnons de route ; non pour le pèlerinage : on attend ses mois, si l'on peut arriver à temps ; sinon, le moment qui permet d'arriver. Celui qui a voué la marche retarde l'iḥrām jusqu'au mīqāt.
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866
وَلَا يَلْزَمُ بِمُبَاحٍ أَوْ مَكْرُوهٍ وَلَا بِمَا لِي فِي الْكَعْبَةِ أَوْ بَابِهَا أَوْ هَدْيٍ لِغَيْرِ مَكَّةَ أَوْ مَالِ فُلَانٍ إلَّا أَنْ يَنْوِيَ: إنْ مَلَكْتُهُ.
Le vœu n'oblige pas s'il porte sur un acte simplement permis ou déconseillé ; ni dans « mes biens vont à la Kaʿba », ou « à sa porte » ; ni pour une offrande destinée ailleurs qu'à La Mecque ; ni pour le bien d'autrui, à moins d'avoir visé « si j'en deviens propriétaire » ;
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867
كَعَلَيَّ نَحْرُ فُلَانٍ إنْ لَمْ يَلْفِظْ بِالْهَدْيِ أَوْ يَنْوِهِ أَوْ يَذْكُرْ مَقَامَ إبْرَاهِيمَ فَهَدْيٌ.
de même dans « je dois immoler un tel », s'il n'a pas prononcé le mot d'offrande [hady], ne l'a pas visé et n'a pas mentionné la Station d'Ibrāhīm ; sinon il doit un hady.
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868
وَلَا الْحَفَاءِ أَوْ الْحَبْوِ بَلْ يَمْشِي مُنْتَعِلًا وَنُدِبَ هَدْيٌ، وَلَغَا: عَلَيَّ الْمَسِيرُ أَوْ الذَّهَابُ أَوْ الرُّكُوبُ لِمَكَّةَ إنْ لَمْ يَقْصِدْ نُسُكًا فَيَرْكَبُ وَمُطْلَقُ الْمَشْيِ كَعَلَيَّ مَشْيٌ لِمَسْجِدٍ إلَّا الْقَرِيبَ جِدًّا فَقَوْلَانِ.
N'oblige pas non plus le fait d'aller pieds nus ou en rampant : il marche chaussé, et un hady lui est recommandé. Est sans effet « je dois aller », « me rendre » ou « chevaucher jusqu'à La Mecque », s'il n'a pas visé un rite ; [s'il l'a visé,] il peut chevaucher. Est sans effet aussi la marche vouée sans destination, de même que « je dois marcher jusqu'à telle mosquée », sauf si elle est toute proche : il y a alors deux avis ;
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869
أَوْ لِلْمَدِينَةِ أَوْ أَيْلَةَ إنْ لَمْ يَنْوِ صَلَاةً أَوْ صَوْمًا بِمَسْجِدَيْهِمَا أَوْ يُسَمِّيهِمَا فَيَرْكَبُ إلَّا أَنْ يَكُونَ بِالْأَفْضَلِ وَالْمَدِينَةُ أَفْضَلُ فَمَكَّةُ.
ou [la marche vouée] jusqu'à Médine ou jusqu'à Ayla [Īliyāʾ, c'est-à-dire Jérusalem], s'il n'a pas visé d'y prier ou d'y jeûner dans leurs mosquées, ni nommé celles-ci ; [s'il l'a fait, il s'y rend, et] il peut chevaucher ; sauf s'il se trouve déjà dans le lieu le plus éminent. Médine est la plus éminente, puis La Mecque.