Aqrab al-masālik, ad-Dardīr
Aqrab al-masālik li-madhhab al-imām Mālik, « Le plus court des chemins vers l’école de l’imam Mālik », est l’œuvre d’Aḥmad ad-Dardīr (m. 1201 h). L’auteur le présente comme un livre « cueilli parmi les fruits du Mukhtaṣar de l’imam Khalīl » : il s’y limite aux avis qu’il juge les plus probants, restreint ce que Khalīl a laissé absolu et inversement, pour en faciliter l’accès. Il couvre toute la matière, de la purification aux successions. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de son commentaire.
Le texte est affiché chapitre par chapitre, en arabe et en français. Dans chaque chapitre, cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés. La recherche du site parcourt l’ouvrage entier.
Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens, relue une seconde fois passage par passage avec le commentaire de l'auteur ; les mots entre crochets explicitent ce que le texte sous-entend. Elle aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le texte arabe a été contrôlé sur deux éditions imprimées ; le découpage en passages numérotés et certains intertitres sont ceux du site.
Partie 47 sur 61 · la recherche ci-dessus porte sur cette partie. Chercher dans tout le livre
Aucun passage ne contient ces mots. Essayez un autre mot, en arabe ou en français.
La rébellionبَابُ الْبَغْيِ
-
2550
الْبَاغِيَةُ: فِرْقَةٌ أَبَتْ طَاعَةَ الْإِمَامِ الْحَقِّ فِي غَيْرِ مَعْصِيَةٍ بِمُغَالَبَةٍ وَلَوْ تَأْوِيلًا
La faction rebelle [bāghiya] est un groupe qui refuse d'obéir à l'imam légitime, dans ce qui n'est pas une désobéissance [à Dieu], en lui tenant tête par la force, fût-ce en vertu d'une interprétation [qui lui fait croire son refus fondé].
-
2551
فَلَهُ قِتَالُهُمْ وَقَتْلُهُمْ وَأُنْذِرُوا بِالْقِتَالِ
Il peut alors les combattre et les tuer ; ils sont d'abord avertis [et appelés à l'obéissance, à moins qu'ils ne le devancent] par le combat.
-
2552
وَحَرُمَ إتْلَافُ مَالِهِمْ وَرَفْعُ رُءُوسِهِمْ بِرِمَاحٍ
Il est interdit de détruire leurs biens et de dresser leurs têtes sur des lances.
-
2553
وَاسْتُعِينَ عَلَيْهِمْ بِمَالِهِمْ إنْ اُحْتِيجَ ثُمَّ رُدَّ كَغَيْرِهِ
On s'aide contre eux de leurs biens [armes et montures] si l'on en a besoin, puis on les leur rend, comme le reste [de leurs biens].
-
2554
وَإِنْ أُمِنُوا تُرِكُوا وَلَا يُذَفَّفُ عَلَى جَرِيحِهِمْ
Dès que l'on n'a plus rien à craindre d'eux, on les laisse, et l'on n'achève pas leurs blessés.
-
2555
وَكُرِهَ لِرَجُلٍ قَتْلُ أَبِيهِ وَوَرِثَهُ
Il est déconseillé à un homme de tuer son père [rebelle], et [s'il le tue] il hérite de lui.
-
2556
وَلَا يَضْمَنُ مُتَأَوِّلٌ مَالًا وَلَا نَفْسًا
Le rebelle qui agit en vertu d'une interprétation ne répond ni des biens ni des vies [qu'il a détruits].
-
2557
وَمَضَى حُكْمُ قَاضِيهِ وَرُدَّ ذِمِّيٌّ مَعَهُ لِذِمَّتِهِ
Le jugement rendu par son juge est exécutoire, et le dhimmī [non-musulman protégé] qui l'a suivi est rendu à son statut de protégé.
-
2558
وَالْمُعَانِدُ ضَامِنٌ وَالذِّمِّيُّ مَعَهُ نَاقِضٌ لِلْعَهْدِ
Le rebelle obstiné [qui n'a aucune interprétation] est responsable [des vies et des biens], et le dhimmī qui l'a suivi a rompu le pacte.
-
2559
وَالْمَرْأَةُ إنْ قَاتَلَتْ بِسِلَاحٍ قُتِلَتْ حَالَ الْقِتَالِ فَقَطْ
La femme, si elle combat avec une arme, est tuée pendant le combat seulement.