al-Muqaddima al-ʿIzziyya, al-Manūfī
Al-Muqaddima al-ʿIzziyya d’Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Manūfī (m. 939 h) est un abrégé de fiqh selon l’école de l’imam Mālik, que l’auteur a tiré de l’un de ses propres ouvrages pour l’usage des débutants. En onze chapitres, il va de la purification et de la prière jusqu’au mariage, à la vente et aux successions, et se termine par un exposé de ce que le musulman doit croire et des règles de bonne conduite. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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Chapitre dixième : les successions (farāʾiḍ)الْبَابُ الْعَاشِرُ فِي الْفَرَائِضِ
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الْوَارِثُونَ مِنَ الرِّجَالِ عَشَرَةٌ: الِابْنُ، وَابْنُهُ وَإِنْ سَفَلَ، وَالْأَبُ، وَالْجَدُّ وَإِنْ عَلَا، وَالْأَخُ مُطْلَقًا، وَابْنُ الْأَخِ الشَّقِيقِ أَوْ لِلْأَبِ وَإِنْ بَعُدَ، وَالْعَمُّ الشَّقِيقُ أَوْ لِلْأَبِ، وَابْنُهُ وَإِنْ عَلَا، وَالزَّوْجُ، وَمَوْلَى النِّعْمَةِ، وَهُوَ الْمُعْتِقُ.
Les héritiers parmi les hommes sont dix : le fils ; le fils du fils, aussi bas que l'on descende ; le père ; le grand-père, aussi haut que l'on remonte ; le frère, quel qu'il soit ; le fils du frère germain ou consanguin, aussi éloigné soit-il ; l'oncle paternel germain ou consanguin ; son fils, [l'oncle étant pris] aussi haut que l'on remonte ; le mari ; et le patron, c'est-à-dire celui qui a affranchi.
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453
وَالْوَارِثَاتُ مِنَ النِّسَاءِ سَبْعٌ: الْبِنْتُ، وَبِنْتُ الِابْنِ وَإِنْ سَفَلَتْ، وَالْأُمُّ، وَالْجَدَّةُ وَإِنْ عَلَتْ، وَالْأُخْتُ، وَالزَّوْجَةُ، وَمَوْلَاةُ النِّعْمَةِ.
Les héritières parmi les femmes sont sept : la fille ; la fille du fils, aussi bas que l'on descende ; la mère ; la grand-mère, aussi haut que l'on remonte ; la sœur ; l'épouse ; et la patronne qui a affranchi.
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وَمَنْ عَدَا هَؤُلَاءِ كَأَبِي الْأُمِّ وَابْنِ الْأُخْتِ فَهُوَ مِنْ ذَوِي الْأَرْحَامِ، لَا يَرِثُ شَيْئًا.
Quiconque n'est pas de ceux-là, comme le père de la mère et le fils de la sœur, fait partie des parents par les femmes (dhawū l-arḥām) : il n'hérite de rien.