al-Muqaddima al-ʿIzziyya, al-Manūfī
Al-Muqaddima al-ʿIzziyya d’Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Manūfī (m. 939 h) est un abrégé de fiqh selon l’école de l’imam Mālik, que l’auteur a tiré de l’un de ses propres ouvrages pour l’usage des débutants. En onze chapitres, il va de la purification et de la prière jusqu’au mariage, à la vente et aux successions, et se termine par un exposé de ce que le musulman doit croire et des règles de bonne conduite. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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Section : le retrait de l'impuretéفَصْلٌ
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26
تَجِبُ إِزَالَةُ النَّجَاسَةِ عَنْ ثَوْبِ الْمُصَلِّي وَبَدَنِهِ وَمَكَانِهِ، وَهُوَ مَا تَمَاسُّهُ أَعْضَاؤُهُ، إِذَا كَانَ ذَاكِرًا لَهَا قَادِرًا عَلَى إِزَالَتِهَا بِالْمَاءِ الْمُطْلَقِ. فَلَوْ أَزَالَهَا بِغَيْرِهِ وَصَلَّى لَمْ تَصِحَّ الصَّلَاةُ.
Il est obligatoire d'ôter l'impureté du vêtement de celui qui prie, de son corps et du lieu où il prie, c'est-à-dire de ce que touchent ses membres, s'il s'en souvient et s'il est capable de l'ôter avec de l'eau pure de tout mélange (māʾ muṭlaq). S'il l'ôte avec autre chose et prie, sa prière n'est pas valable.
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27
وَإِذَا سَقَطَ عَلَى الْمُصَلِّي وَهُوَ فِي الصَّلَاةِ نَجَاسَةٌ بَطَلَتْ صَلَاتُهُ، وَكَذَا إِذَا ذَكَرَ وَهُوَ فِي الصَّلَاةِ أَنَّ بِثَوْبِهِ أَوْ بَدَنِهِ أَوْ مَكَانِهِ نَجَاسَةً.
Si une impureté tombe sur celui qui prie pendant sa prière, sa prière est nulle ; de même s'il se souvient pendant la prière qu'il y a une impureté sur son vêtement, sur son corps ou à l'endroit où il prie.
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28
وَإِذَا كَانَ الْمَكَانُ نَجِسًا وَجَعَلَ عَلَيْهِ سَاتِرًا طَاهِرًا كَثِيفًا، بِمُثَلَّثَةٍ، أَيْ ثَخِينًا، جَازَتِ الصَّلَاةُ عَلَيْهِ مُطْلَقًا، أَعْنِي لِلْمَرِيضِ وَالصَّحِيحِ، عَلَى مَا رَجَّحَهُ ابْنُ يُونُسَ.
Si l'endroit est impur et qu'on y pose une couverture pure et épaisse (kathīf, avec la lettre thāʾ, c'est-à-dire consistante), il est permis de prier dessus dans tous les cas, je veux dire pour le malade comme pour le bien portant, selon l'avis que retient Ibn Yūnus.