al-Muqaddima al-ʿIzziyya, al-Manūfī
Al-Muqaddima al-ʿIzziyya d’Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Manūfī (m. 939 h) est un abrégé de fiqh selon l’école de l’imam Mālik, que l’auteur a tiré de l’un de ses propres ouvrages pour l’usage des débutants. En onze chapitres, il va de la purification et de la prière jusqu’au mariage, à la vente et aux successions, et se termine par un exposé de ce que le musulman doit croire et des règles de bonne conduite. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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Section : l'usure (ribā), la vente à prix de revient majoré et la dissimulation des défautsفَصْلٌ
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449
يَحْرُمُ رِبَا الْفَضْلِ، وَهُوَ الزِّيَادَةُ، وَرِبَا النَّسَإِ، وَهُوَ التَّأْخِيرُ، فِي النَّقْدِ، وَهُوَ الذَّهَبُ وَالْفِضَّةُ. فَلَا يَجُوزُ بَيْعُ دِرْهَمَيْنِ بِثَلَاثَةٍ، وَلَا بَيْعُ دِرْهَمٍ بِدِرْهَمٍ إِلَى يَوْمٍ أَوْ سَاعَةٍ مَثَلًا.
Sont interdits l'usure de surplus (ribā al-faḍl), c'est-à-dire l'excédent, et l'usure de délai (ribā an-nasāʾ), c'est-à-dire le report, dans la monnaie, à savoir l'or et l'argent. Il n'est donc pas permis de vendre deux dirhams contre trois, ni un dirham contre un dirham payable dans un jour ou dans une heure, par exemple.
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450
وَبَيْعُ الْمُرَابَحَةِ جَائِزٌ، لَكِنَّ الْأَحَبَّ خِلَافُهُ، لِكَثْرَةِ الْبَيَانِ عَلَى الْبَائِعِ فِيهِ، فَرُبَّمَا يَنْسَى مَا يَضُرُّ، أَوْ يَسْهُو فَيَنْتَقِلُ ذِهْنُهُ مِنْ شَيْءٍ إِلَى غَيْرِهِ.
La vente à prix de revient majoré d'un bénéfice déclaré (murābaḥa) est permise, mais il est préférable de s'en abstenir, tant le vendeur doit y donner de précisions : il peut oublier un point dont l'omission nuit, ou se tromper, son esprit passant d'une chose à une autre.
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وَلَا يَجُوزُ فِي الْبَيْعِ التَّدْلِيسُ، وَهُوَ كِتْمَانُ عَيْبِ السِّلْعَةِ عَنِ الْمُشْتَرِي. وَيَجِبُ عَلَى الْبَائِعِ الْإِخْبَارُ بِكُلِّ شَيْءٍ إِذَا أَخْبَرَ بِهِ الْمُشْتَرِيَ قَلَّتْ رَغْبَتُهُ، فَيَجِبُ عَلَيْهِ أَنْ يُبَيِّنَ أَنَّهُ عَقَدَ عَلَى كَذَا وَنَقَدَ عَنْهُ كَذَا، وَاللَّهُ أَعْلَمُ.
La dissimulation (tadlīs) n'est pas permise dans la vente : c'est cacher à l'acheteur le défaut de la marchandise. Le vendeur doit faire connaître tout ce qui, porté à la connaissance de l'acheteur, diminuerait son désir d'acheter ; il doit donc indiquer qu'il a conclu pour tel prix et payé telle somme. Et Allah est plus savant.