al-Muqaddima al-ʿIzziyya, al-Manūfī
Al-Muqaddima al-ʿIzziyya d’Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Manūfī (m. 939 h) est un abrégé de fiqh selon l’école de l’imam Mālik, que l’auteur a tiré de l’un de ses propres ouvrages pour l’usage des débutants. En onze chapitres, il va de la purification et de la prière jusqu’au mariage, à la vente et aux successions, et se termine par un exposé de ce que le musulman doit croire et des règles de bonne conduite. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.
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Section : ce qui annule la prièreفَصْلٌ
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221
تَبْطُلُ الصَّلَاةُ بِتَرْكِ شَرْطٍ مِنْ شَرَائِطِهَا مَعَ الْقُدْرَةِ عَلَيْهِ، وَبِتَرْكِ تَكْبِيرَةِ الْإِحْرَامِ أَوِ النِّيَّةِ أَوْ غَيْرِهِمَا مِنْ أَرْكَانِهَا، وَبِتَرْكِ سُنَّةٍ وَاحِدَةٍ عَمْدًا عَلَى أَحَدِ الْقَوْلَيْنِ، وَبِالْكَلَامِ لِغَيْرِ إِصْلَاحِهَا.
La prière est annulée quand on délaisse l'une de ses conditions alors qu'on pouvait la remplir ; quand on délaisse la formule d'entrée en prière, l'intention ou un autre de ses piliers ; quand on délaisse exprès une seule sunna, selon l'un des deux avis ; et par la parole qui ne sert pas à la rectifier.
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222
وَبِالْفِعْلِ الْكَثِيرِ مِنْ غَيْرِ جِنْسِ الصَّلَاةِ كَالْمَشْيِ الْكَثِيرِ، بِخِلَافِ الْقَلِيلِ جِدًّا كَالْمَشْيِ لِسُتْرَةٍ أَوْ فُرْجَةٍ، وَالْغَمْزَةِ، وَحَكِّ الْجَسَدِ. وَالْأَكْلُ وَالشُّرْبُ مُبْطِلٌ مُطْلَقًا.
Elle l'est aussi par de nombreux gestes étrangers à la prière, comme une longue marche, à la différence d'un geste très bref : marcher vers une sutra ou vers un vide dans le rang, faire un signe de l'œil, se gratter. Manger et boire l'annulent dans tous les cas.
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223
وَبِزِيَادَةِ فِعْلٍ مِنْ جِنْسِ الصَّلَاةِ عَمْدًا أَوْ جَهْلًا مُطْلَقًا، وَسَهْوًا إِنْ كَثُرَ، وَهُوَ رَكْعَتَانِ فِي الصُّبْحِ وَأَرْبَعُ رَكَعَاتٍ فِي الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ وَالْعِشَاءِ.
Elle l'est encore par l'ajout d'un acte du genre de la prière, exprès ou par ignorance, quelle qu'en soit la quantité, et par inadvertance s'il est important, c'est-à-dire deux rakʿa dans la prière de l'aube, et quatre dans celles de midi, de l'après-midi et de la nuit.
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224
وَمَنْ صَلَّى صَلَاةً تَامَّةً أَتَى عَلَى نِظَامِهَا وَهُوَ لَا يَعْرِفُ الْفَرْضَ مِنَ السُّنَّةِ وَلَا السُّنَّةَ مِنَ الْمُسْتَحَبِّ، فَقِيلَ إِنَّ صَلَاتَهُ بَاطِلَةٌ، وَالصَّحِيحُ أَنَّهَا صَحِيحَةٌ إِنْ أَخَذَ وَصْفَهَا عَنْ عَالِمٍ.
Celui qui accomplit une prière complète, dans l'ordre, sans distinguer l'obligation de la sunna ni la sunna de l'acte recommandé : un avis dit que sa prière est nulle ; l'avis juste est qu'elle est valable s'il en a appris la description d'un savant.