al-Muqaddima al-ʿIzziyya, al-Manūfī
Al-Muqaddima al-ʿIzziyya d’Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Manūfī (m. 939 h) est un abrégé de fiqh selon l’école de l’imam Mālik, que l’auteur a tiré de l’un de ses propres ouvrages pour l’usage des débutants. En onze chapitres, il va de la purification et de la prière jusqu’au mariage, à la vente et aux successions, et se termine par un exposé de ce que le musulman doit croire et des règles de bonne conduite. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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Section : les menstrues (ḥayḍ)فَصْلٌ
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120
الْحَيْضُ هُوَ الدَّمُ الْخَارِجُ بِنَفْسِهِ مِنْ قُبُلِ مَنْ تَحْمِلُ عَادَةً، فِي مُدَّةِ خَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا فَدُونَهَا إِلَى سَاعَةٍ، مِنْ غَيْرِ وِلَادَةٍ وَلَا مَرَضٍ.
Les menstrues (ḥayḍ) sont le sang qui sort de lui-même du sexe d'une femme en âge habituel d'être enceinte, pendant une durée de quinze jours ou moins, jusqu'à un seul instant, sans accouchement ni maladie.
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121
فَأَقَلُّهُ لَا حَدَّ لَهُ، كَأَكْثَرِ الطُّهْرِ. وَأَمَّا أَقَلُّ الطُّهْرِ فَخَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا.
Leur durée minimale n'a pas de limite, pas plus que la durée maximale de la période de pureté. Quant à la durée minimale de la période de pureté, elle est de quinze jours.
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122
وَأَمَّا أَكْثَرُ الْحَيْضِ فَيَخْتَلِفُ بِاخْتِلَافِ الْحُيَّضِ. فَإِنْ كَانَتْ مُبْتَدِئَةً فَأَكْثَرُهُ فِي حَقِّهَا إِذَا تَمَادَتْ بِهَا الْحَيْضَةُ خَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا.
Quant à la durée maximale des menstrues, elle varie selon les femmes. Pour celle qui a ses menstrues pour la première fois (mubtadaʾa), si elles se prolongent, le maximum est de quinze jours.
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123
وَإِنْ كَانَتْ مُعْتَادَةً فَإِمَّا أَنْ تَخْتَلِفَ عَادَتُهَا أَمْ لَا. فَإِنْ لَمْ تَخْتَلِفِ اسْتَظْهَرَتْ عَلَى عَادَتِهَا بِثَلَاثَةِ أَيَّامٍ مَا لَمْ تُجَاوِزْ خَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا، وَإِنِ اخْتَلَفَتِ اسْتَظْهَرَتْ عَلَى أَكْثَرِ عَادَتِهَا كَذَلِكَ.
Pour celle qui a une habitude (muʿtāda), soit son habitude varie, soit elle ne varie pas. Si elle ne varie pas, elle ajoute à son habitude trois jours de précaution (istiẓhār), sans dépasser quinze jours ; si elle varie, elle ajoute de même ces jours à la plus longue de ses habitudes.
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124
وَهِيَ فِي أَيَّامِ الِاسْتِظْهَارِ حَائِضٌ. فَإِنْ تَمَادَى بِهَا إِلَى تَمَامِ خَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا فَحُكْمُهَا حُكْمُ الطَّاهِرِ فِي تَوْجِيهِ الصَّلَاةِ وَالصَّوْمِ وَعَدَمِ الْقَضَاءِ وَإِتْيَانِ الزَّوْجِ.
Pendant les jours de précaution, elle est considérée comme ayant ses menstrues. Si le sang continue jusqu'au terme de quinze jours, son statut est celui de la femme pure : la prière et le jeûne lui incombent, elle n'a pas [de jeûne] à rattraper, et son mari peut avoir des rapports avec elle.