al-Muqaddima al-ʿIzziyya, al-Manūfī
Al-Muqaddima al-ʿIzziyya d’Abū al-Ḥasan ʿAlī al-Manūfī (m. 939 h) est un abrégé de fiqh selon l’école de l’imam Mālik, que l’auteur a tiré de l’un de ses propres ouvrages pour l’usage des débutants. En onze chapitres, il va de la purification et de la prière jusqu’au mariage, à la vente et aux successions, et se termine par un exposé de ce que le musulman doit croire et des règles de bonne conduite. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, passage par passage. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés.
Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.
Partie 13 sur 70 · la recherche ci-dessus porte sur cette partie. Chercher dans tout le livre
Aucun passage ne contient ces mots. Essayez un autre mot, en arabe ou en français.
Section : la blessure et le bandageفَصْلٌ
-
103
إِذَا كَانَ فِي أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ أَوْ غَيْرِهَا جُرْحٌ وَخَافَ مِنْ غَسْلِهِ بِالْمَاءِ فَوَاتَ نَفْسِهِ أَوْ فَوَاتَ مَنْفَعَةٍ أَوْ زِيَادَةَ مَرَضٍ أَوْ تَأَخُّرَ بُرْءٍ أَوْ حُدُوثَ مَرَضٍ فَإِنَّهُ يَمْسَحُ عَلَيْهِ.
Si l'on a une blessure sur l'un des membres des ablutions ou ailleurs, et que l'on craint, en la lavant à l'eau, de perdre la vie ou l'usage d'un membre, d'aggraver une maladie, de retarder une guérison ou de provoquer une maladie, on passe la main mouillée dessus.
-
104
فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعِ الْمَسْحَ عَلَيْهِ مَسَحَ عَلَى الْجَبِيرَةِ، وَهِيَ الدَّوَاءُ الَّذِي يُجْعَلُ عَلَيْهِ. فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعِ الْمَسْحَ عَلَيْهَا مَسَحَ عَلَى الْعِصَابَةِ، وَلَوْ عَلَى الزَّائِدِ غَيْرِ الْمُقَابِلِ لِلْجُرْحِ، كَفَصْدٍ وَعِمَامَةٍ خِيفَ بِنَزْعِهَا.
Si l'on ne peut pas passer la main sur la blessure, on la passe sur le pansement (jabīra), c'est-à-dire le remède posé dessus. Si l'on ne peut pas la passer sur le pansement, on la passe sur le bandage, même sur la partie qui dépasse et ne recouvre pas la blessure ; il en est de même pour [le bandage d']une saignée, et pour le turban que l'on craindrait de se nuire en ôtant.
-
105
وَيُشْتَرَطُ فِي الْمَسْحِ الْمَذْكُورِ أَنْ يَكُونَ جُلُّ جَسَدِهِ صَحِيحًا، أَوْ جَرِيحًا وَلَا يَتَضَرَّرُ إِذَا غَسَلَ الصَّحِيحَ.
Ce passage de la main suppose que la plus grande partie du corps soit saine, ou qu'elle soit blessée mais que laver la partie saine ne cause pas de tort.
-
106
فَإِنْ كَانَ يَتَضَرَّرُ بِغَسْلِ الصَّحِيحِ، أَوْ كَانَ الصَّحِيحُ قَلِيلًا جِدًّا كَأَنْ لَمْ يَبْقَ إِلَّا يَدٌ أَوْ رِجْلٌ، فَإِنَّهُ لَا يَغْسِلُ الصَّحِيحَ وَلَا يَمْسَحُ عَلَى الْجَرِيحِ، بَلْ يَنْتَقِلُ إِلَى التَّيَمُّمِ.
Si laver la partie saine cause du tort, ou si la partie saine est très réduite, par exemple s'il ne reste [de sain] qu'une main ou un pied, on ne lave pas la partie saine et l'on ne passe pas la main sur la partie blessée : on passe au tayammum.
-
107
وَإِذَا تَعَذَّرَ مَسْحُ الْجَرِيحِ بِحَيْثُ لَا يُمْكِنُ وَضْعُ شَيْءٍ عَلَيْهِ وَلَا مُلَاقَاتُهُ بِالْمَاءِ، فَإِنْ كَانَ فِي مَوْضِعِ التَّيَمُّمِ وَلَا يُمْكِنُ مَسْحُهُ أَيْضًا بِالتُّرَابِ تَرَكَهُ بِلَا مَسْحٍ وَلَا غَسْلٍ، وَغَسَلَ مَا سِوَاهُ.
S'il est impossible de passer la main sur la partie blessée, au point qu'on ne peut rien poser dessus ni la mettre en contact avec l'eau : si elle se trouve sur un membre du tayammum et qu'on ne peut pas non plus y passer la terre, on la laisse sans passage de la main ni lavage, et l'on lave le reste.
-
108
وَإِنْ لَمْ يَكُنْ فِي أَعْضَاءِ التَّيَمُّمِ فَإِنَّهُ يَغْسِلُ الصَّحِيحَ وَيَتَيَمَّمُ عَلَى الْجَرِيحِ، عَلَى أَحَدِ الْأَقْوَالِ الْأَرْبَعَةِ.
Si elle ne se trouve pas sur un membre du tayammum, on lave la partie saine et l'on fait le tayammum pour la partie blessée, selon l'un des quatre avis.
-
109
وَإِذَا مَسَحَ عَلَى الْجَبِيرَةِ ثُمَّ نَزَعَهَا لِدَوَاءٍ أَوْ غَيْرِهِ، أَوْ سَقَطَتْ بِنَفْسِهَا، بَطَلَ الْمَسْحُ عَلَيْهَا، وَإِذَا رَدَّهَا فَلَا بُدَّ مِنَ الْمَسْحِ ثَانِيًا.
Si l'on a passé la main sur le pansement puis qu'on l'a ôté pour un soin ou autre chose, ou qu'il est tombé de lui-même, ce passage est annulé ; quand on le remet, il faut y passer la main de nouveau.