ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.
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L'essuyage des chaussons de cuir (khuffayn)بَابٌ فِي الْمَسْحِ عَلَى الْخُفَّيْنِ
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170
وَلَهُ أَنْ يَمْسَحَ عَلَى الْخُفَّيْنِ فِي الْحَضَرِ وَالسَّفَرِ مَا لَمْ يَنْزِعْهُمَا.
Il est permis de passer les mains mouillées sur les chaussons de cuir (khuffayn), en résidence comme en voyage, tant qu'on ne les a pas retirés.
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171
وَذَلِكَ إِذَا أَدْخَلَ فِيهِمَا رِجْلَيْهِ بَعْدَ أَنْ غَسَلَهُمَا فِي وُضُوءٍ تَحِلُّ بِهِ الصَّلَاةُ، فَهَذَا الَّذِي إِذَا أَحْدَثَ وَتَوَضَّأَ مَسَحَ عَلَيْهِمَا، وَإِلَّا فَلَا.
À condition d'y avoir introduit ses pieds après les avoir lavés au cours d'un wuḍūʾ qui rend la prière licite. C'est celui-là qui, lorsqu'il perd son wuḍūʾ et le refait, essuie ses chaussons ; sinon, non.
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172
وَصِفَةُ الْمَسْحِ أَنْ يَجْعَلَ يَدَهُ الْيُمْنَى مِنْ فَوْقِ الْخُفِّ مِنْ طَرَفِ الْأَصَابِعِ، وَيَدَهُ الْيُسْرَى مِنْ تَحْتِ ذَلِكَ، ثُمَّ يَذْهَبُ بِيَدِهِ إِلَى حَدِّ الْكَعْبَيْنِ.
Voici comment on essuie : on pose la main droite sur le dessus du chausson, à partir du bout des orteils, et la main gauche en dessous, puis on mène les mains jusqu'aux chevilles.
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173
وَكَذَلِكَ يَفْعَلُ بِالْيُسْرَى، وَيَجْعَلُ يَدَهُ الْيُسْرَى مِنْ فَوْقِهَا وَالْيُمْنَى مِنْ أَسْفَلِهَا.
On fait de même pour le pied gauche, en posant la main gauche dessus et la droite dessous.
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174
وَلَا يَمْسَحُ عَلَى طِينٍ فِي أَسْفَلِ خُفِّهِ أَوْ رَوْثِ دَابَّةٍ حَتَّى يُزِيلَهُ بِمَسْحٍ أَوْ غَسْلٍ.
On n'essuie pas par-dessus de la boue collée sous le chausson, ni du crottin, avant de l'avoir ôté en l'essuyant ou en le lavant.
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175
وَقِيلَ: يَبْدَأُ فِي مَسْحِ أَسْفَلِهِ مِنَ الْكَعْبَيْنِ إِلَى أَطْرَافِ الْأَصَابِعِ، لِئَلَّا يَصِلَ إِلَى عَقِبِ خُفِّهِ شَيْءٌ مِنْ رُطُوبَةِ مَا مَسَحَ مِنْ خُفَّيْهِ مِنَ الْقَشْبِ.
Il a été dit que, pour le dessous, on commence aux chevilles et l'on va vers le bout des orteils, afin que rien de l'humidité de la saleté essuyée sous le chausson ne parvienne à son talon.
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176
وَإِنْ كَانَ فِي أَسْفَلِهِ طِينٌ فَلَا يَمْسَحُ عَلَيْهِ حَتَّى يُزِيلَهُ.
S'il y a de la boue sous le chausson, on n'essuie pas par-dessus avant de l'avoir ôtée.