ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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Celui qui ne trouve pas d'eau, et la description du tayammumبَابٌ فِيمَنْ لَمْ يَجِدِ الْمَاءَ وَصِفَةِ التَّيَمُّمِ
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152
التَّيَمُّمُ يَجِبُ لِعَدَمِ الْمَاءِ فِي السَّفَرِ إِذَا يَئِسَ أَنْ يَجِدَهُ فِي الْوَقْتِ.
Le tayammum [purification avec le sol pur, à défaut d'eau] est obligatoire quand l'eau manque en voyage et que l'on désespère d'en trouver avant la fin du temps [de la prière].
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153
وَقَدْ يَجِبُ مَعَ وُجُودِهِ إِذَا لَمْ يَقْدِرْ عَلَى مَسِّهِ فِي سَفَرٍ أَوْ حَضَرٍ لِمَرَضٍ مَانِعٍ، أَوْ مَرِيضٌ يَقْدِرُ عَلَى مَسِّهِ وَلَا يَجِدُ مَنْ يُنَاوِلُهُ إِيَّاهُ.
Il peut aussi être obligatoire alors que l'eau est présente : lorsqu'on ne peut pas la toucher, en voyage ou en résidence, à cause d'une maladie qui l'empêche ; ou pour le malade qui pourrait la toucher mais ne trouve personne pour la lui apporter.
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154
وَكَذَلِكَ مُسَافِرٌ يَقْرُبُ مِنْهُ الْمَاءُ وَيَمْنَعُهُ مِنْهُ خَوْفُ لُصُوصٍ أَوْ سِبَاعٍ.
Il en va de même du voyageur qui a de l'eau à proximité mais que la crainte de brigands ou de bêtes féroces empêche d'y aller.
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155
وَإِذَا أَيْقَنَ الْمُسَافِرُ بِوُجُودِ الْمَاءِ فِي الْوَقْتِ أَخَّرَ إِلَى آخِرِهِ، وَإِنْ يَئِسَ مِنْهُ تَيَمَّمَ فِي أَوَّلِهِ.
Si le voyageur est certain de trouver de l'eau avant la fin du temps, il attend la fin du temps ; s'il désespère d'en trouver, il fait le tayammum au début du temps.
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156
وَإِنْ لَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ مِنْهُ عِلْمٌ تَيَمَّمَ فِي وَسَطِهِ، وَكَذَلِكَ إِنْ خَافَ أَنْ لَا يُدْرِكَ الْمَاءَ فِي الْوَقْتِ وَرَجَا أَنْ يُدْرِكَهُ فِيهِ.
S'il ne sait rien à ce sujet, il fait le tayammum au milieu du temps ; de même s'il craint de ne pas atteindre l'eau à temps tout en espérant l'atteindre.
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157
وَمَنْ تَيَمَّمَ مِنْ هَؤُلَاءِ ثُمَّ أَصَابَ الْمَاءَ فِي الْوَقْتِ بَعْدَ أَنْ صَلَّى: فَأَمَّا الْمَرِيضُ الَّذِي لَمْ يَجِدْ مَنْ يُنَاوِلُهُ إِيَّاهُ فَلْيُعِدْ.
Si l'un de ceux-là fait le tayammum, puis trouve de l'eau dans le temps après avoir prié : le malade qui n'avait trouvé personne pour lui apporter l'eau recommence sa prière.
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158
وَكَذَلِكَ الْخَائِفُ مِنْ سِبَاعٍ وَنَحْوِهَا، وَكَذَلِكَ الْمُسَافِرُ الَّذِي يَخَافُ أَنْ لَا يُدْرِكَ الْمَاءَ فِي الْوَقْتِ وَيَرْجُو أَنْ يُدْرِكَهُ فِيهِ، وَلَا يُعِيدُ غَيْرُ هَؤُلَاءِ.
De même celui qui craignait des bêtes féroces ou un danger semblable, et de même le voyageur qui craignait de ne pas atteindre l'eau à temps tout en espérant l'atteindre. Les autres ne recommencent pas.
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159
وَلَا يُصَلِّي صَلَاتَيْنِ بِتَيَمُّمٍ وَاحِدٍ مِنْ هَؤُلَاءِ إِلَّا مَرِيضٌ لَا يَقْدِرُ عَلَى مَسِّ الْمَاءِ لِضَرَرٍ بِجِسْمِهِ مُقِيمٍ.
Aucun de ceux-là n'accomplit deux prières avec un seul tayammum, sauf le malade qui ne peut pas toucher l'eau à cause d'un mal durable qui affecte son corps.
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160
وَقَدْ قِيلَ: يَتَيَمَّمُ لِكُلِّ صَلَاةٍ. وَقَدْ رُوِيَ عَنْ مَالِكٍ فِيمَنْ ذَكَرَ صَلَوَاتٍ أَنْ يُصَلِّيَهَا بِتَيَمُّمٍ وَاحِدٍ.
Il a été dit qu'il fait le tayammum pour chaque prière. Et il a été rapporté de Mālik, au sujet de celui qui se souvient de plusieurs prières [manquées], qu'il les accomplit avec un seul tayammum.
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161
وَالتَّيَمُّمُ بِالصَّعِيدِ الطَّاهِرِ، وَهُوَ مَا ظَهَرَ عَلَى وَجْهِ الْأَرْضِ مِنْهَا مِنْ تُرَابٍ أَوْ رَمْلٍ أَوْ حِجَارَةٍ أَوْ سَبَخَةٍ.
Le tayammum se fait avec le sol pur (ṣaʿīd), c'est-à-dire ce qui paraît à la surface de la terre et en fait partie : terre, sable, pierres ou terre salée.
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162
يَضْرِبُ بِيَدَيْهِ الْأَرْضَ، فَإِنْ تَعَلَّقَ بِهِمَا شَيْءٌ نَفَضَهُمَا نَفْضًا خَفِيفًا، ثُمَّ يَمْسَحُ بِهِمَا وَجْهَهُ كُلَّهُ مَسْحًا.
Il frappe le sol de ses deux mains ; si quelque chose s'y attache, il les secoue légèrement ; puis il les passe sur tout son visage.
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163
ثُمَّ يَضْرِبُ بِيَدَيْهِ الْأَرْضَ فَيَمْسَحُ يُمْنَاهُ بِيُسْرَاهُ: يَجْعَلُ أَصَابِعَ يَدِهِ الْيُسْرَى عَلَى أَطْرَافِ أَصَابِعِ يَدِهِ الْيُمْنَى، ثُمَّ يُمِرُّ أَصَابِعَهُ عَلَى ظَاهِرِ يَدِهِ وَذِرَاعِهِ، وَقَدْ حَنَى عَلَيْهِ أَصَابِعَهُ، حَتَّى يَبْلُغَ الْمِرْفَقَيْنِ.
Puis il frappe le sol de ses deux mains et essuie sa main droite avec la gauche : il pose les doigts de la main gauche sur le bout des doigts de la main droite, puis il fait glisser ses doigts sur le dessus de la main et de l'avant-bras, les doigts repliés autour de lui, jusqu'au coude.
Le texte porte le duel : « les deux coudes ».
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164
ثُمَّ يَجْعَلُ كَفَّهُ عَلَى بَاطِنِ ذِرَاعِهِ مِنْ طَيِّ مِرْفَقِهِ قَابِضًا عَلَيْهِ حَتَّى يَبْلُغَ الْكُوعَ مِنْ يَدِهِ الْيُمْنَى، ثُمَّ يُجْرِي بَاطِنَ بَهْمِهِ عَلَى ظَاهِرِ بَهْمِ يَدِهِ الْيُمْنَى.
Puis il pose sa paume sur l'intérieur de l'avant-bras, depuis le pli du coude, en le serrant, jusqu'au poignet de la main droite ; puis il fait glisser l'intérieur de son pouce sur le dessus du pouce de la main droite.
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165
ثُمَّ يَمْسَحُ الْيُسْرَى بِالْيُمْنَى هَكَذَا، فَإِذَا بَلَغَ الْكُوعَ مَسَحَ كَفَّهُ الْيُمْنَى بِكَفِّهِ الْيُسْرَى إِلَى آخِرِ أَطْرَافِهِ.
Puis il essuie de la même façon la main gauche avec la droite. Arrivé au poignet, il essuie sa paume droite avec sa paume gauche jusqu'au bout des doigts.
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166
وَلَوْ مَسَحَ الْيُمْنَى بِالْيُسْرَى وَالْيُسْرَى بِالْيُمْنَى كَيْفَ شَاءَ وَتَيَسَّرَ عَلَيْهِ وَأَوْعَبَ الْمَسْحَ لَأَجْزَأَهُ.
S'il essuie la droite avec la gauche et la gauche avec la droite comme il veut et comme cela lui est facile, en couvrant tout ce qui doit être essuyé, cela lui suffit.
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167
وَإِذَا لَمْ يَجِدِ الْجُنُبُ أَوِ الْحَائِضُ الْمَاءَ لِلطُّهْرِ تَيَمَّمَا وَصَلَّيَا، فَإِذَا وَجَدَا الْمَاءَ تَطَهَّرَا وَلَمْ يُعِيدَا مَا صَلَّيَا.
Si la personne en état d'impureté majeure, ou la femme dont les menstrues ont cessé, ne trouve pas d'eau pour le ghusl, elle fait le tayammum et prie. Quand elle trouve de l'eau, elle fait le ghusl, sans recommencer les prières accomplies.
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وَلَا يَطَأُ الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ الَّتِي انْقَطَعَ عَنْهَا دَمُ حَيْضٍ أَوْ نِفَاسٍ بِالتَّطَهُّرِ بِالتَّيَمُّمِ، حَتَّى يَجِدَ مِنَ الْمَاءِ مَا تَتَطَهَّرُ بِهِ الْمَرْأَةُ، ثُمَّ مَا يَتَطَهَّرَانِ بِهِ جَمِيعًا.
L'homme n'a pas de rapport avec son épouse dont le sang des menstrues ou des lochies a cessé, si elle s'est purifiée par le tayammum, tant qu'il ne trouve pas assez d'eau pour que la femme fasse le ghusl, puis assez pour qu'ils le fassent tous les deux [après le rapport].
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وَفِي بَابِ جَامِعِ الصَّلَاةِ شَيْءٌ مِنْ مَسَائِلِ التَّيَمُّمِ.
Le chapitre des questions diverses de la prière contient quelques autres questions relatives au tayammum.