ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, passage par passage. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés.
Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.
Partie 15 sur 46 · la recherche ci-dessus porte sur cette partie. Chercher dans tout le livre
Aucun passage ne contient ces mots. Essayez un autre mot, en arabe ou en français.
La prière en voyageبَابٌ فِي صَلَاةِ السَّفَرِ
-
382
وَمَنْ سَافَرَ مَسَافَةَ أَرْبَعَةِ بُرُدٍ وَهِيَ ثَمَانِيَةٌ وَأَرْبَعُونَ مِيلًا فَعَلَيْهِ أَنْ يَقْصُرَ الصَّلَاةَ فَيُصَلِّيَهَا رَكْعَتَيْنِ إِلَّا الْمَغْرِبَ فَلَا يَقْصُرُهَا.
Celui qui entreprend un voyage de quatre burud, soit quarante-huit milles, doit raccourcir la prière : il l'accomplit en deux rakʿa, sauf le maghrib, qu'il ne raccourcit pas.
Burud, pluriel de barīd : ancienne mesure de distance valant douze milles. « Doit » : les commentaires l'entendent d'une sunna confirmée, non d'une obligation au sens strict.
-
383
وَلَا يَقْصُرُ حَتَّى يُجَاوِزَ بُيُوتَ الْمِصْرِ وَتَصِيرَ خَلْفَهُ، لَيْسَ بَيْنَ يَدَيْهِ وَلَا بِحِذَائِهِ مِنْهَا شَيْءٌ.
Il ne raccourcit pas avant d'avoir dépassé les maisons de la ville, de sorte qu'elles soient derrière lui et qu'il n'en reste aucune devant lui ni à sa hauteur.
-
384
ثُمَّ لَا يُتِمُّ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَيْهَا أَوْ يُقَارِبَهَا بِأَقَلَّ مِنَ الْمِيلِ.
Ensuite, il ne prie plus en entier avant d'y être revenu, ou de s'en être approché à moins d'un mille.
-
385
وَإِنْ نَوَى الْمُسَافِرُ إِقَامَةَ أَرْبَعَةِ أَيَّامٍ بِمَوْضِعٍ أَوْ مَا يُصَلِّي فِيهِ عِشْرِينَ صَلَاةً أَتَمَّ الصَّلَاةَ حَتَّى يَظْعَنَ مِنْ مَكَانِهِ ذَلِكَ.
Si le voyageur a l'intention de séjourner quatre jours en un lieu, ou le temps d'y accomplir vingt prières, il prie en entier jusqu'à ce qu'il quitte ce lieu.
-
386
وَمَنْ خَرَجَ وَلَمْ يُصَلِّ الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ، وَقَدْ بَقِيَ مِنَ النَّهَارِ قَدْرُ ثَلَاثِ رَكَعَاتٍ صَلَّاهُمَا سَفَرِيَّتَيْنِ.
Celui qui part [en voyage] sans avoir prié le ẓuhr ni le ʿaṣr, alors qu'il reste du jour le temps de trois rakʿa, les prie toutes deux en prières de voyage.
-
387
فَإِنْ بَقِيَ قَدْرُ مَا يُصَلِّي فِيهِ رَكْعَتَيْنِ أَوْ رَكْعَةً صَلَّى الظُّهْرَ حَضَرِيَّةً، وَالْعَصْرَ سَفَرِيَّةً.
S'il ne reste que le temps de prier deux rakʿa ou une seule, il prie le ẓuhr en prière de résident et le ʿaṣr en prière de voyage.
-
388
وَلَوْ دَخَلَ لِخَمْسِ رَكَعَاتٍ نَاسِيًا لَهُمَا صَلَّاهُمَا حَضَرِيَّتَيْنِ.
S'il rentre [chez lui] alors qu'il reste le temps de cinq rakʿa, après avoir oublié ces deux prières, il les prie toutes deux en prières de résident.
-
389
فَإِنْ كَانَ بِقَدْرِ أَرْبَعِ رَكَعَاتٍ فَأَقَلَّ إِلَى رَكْعَةٍ صَلَّى الظُّهْرَ سَفَرِيَّةً وَالْعَصْرَ حَضَرِيَّةً.
S'il ne reste que le temps de quatre rakʿa ou moins, jusqu'à une seule, il prie le ẓuhr en prière de voyage et le ʿaṣr en prière de résident.
-
390
وَإِنْ قَدِمَ فِي لَيْلٍ وَقَدْ بَقِيَ لِلْفَجْرِ رَكْعَةٌ فَأَكْثَرُ وَلَمْ يَكُنْ صَلَّى الْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ صَلَّى الْمَغْرِبَ ثَلَاثًا وَالْعِشَاءَ حَضَرِيَّةً.
S'il arrive de nuit alors qu'il reste avant l'aube le temps d'une rakʿa ou davantage, sans avoir prié le maghrib ni le ʿishāʾ, il prie le maghrib en trois rakʿa et le ʿishāʾ en prière de résident.
-
391
وَلَوْ خَرَجَ وَقَدْ بَقِيَ مِنَ اللَّيْلِ رَكْعَةٌ فَأَكْثَرُ صَلَّى الْمَغْرِبَ ثُمَّ صَلَّى الْعِشَاءَ سَفَرِيَّةً.
S'il part alors qu'il reste de la nuit le temps d'une rakʿa ou davantage, il prie le maghrib, puis le ʿishāʾ en prière de voyage.