ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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La zakāt de la Ruptureبَابٌ فِي زَكَاةِ الْفِطْرِ
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646
وَزَكَاةُ الْفِطْرِ سُنَّةٌ وَاجِبَةٌ فَرَضَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى كُلِّ كَبِيرٍ أَوْ صَغِيرٍ، ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَى، حُرٍّ أَوْ عَبْدٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ صَاعًا عَنْ كُلِّ نَفْسٍ بِصَاعِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ.
La zakāt de la Rupture (zakāt al-fiṭr) est une sunna wājiba, que le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, a prescrite à tout musulman, grand ou petit, homme ou femme, libre ou esclave : un ṣāʿ par personne, selon le ṣāʿ du Prophète, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix.
Pour la zakāt de la Rupture, un commentaire relève que l'avis apparent de l'école est qu'elle est obligatoire.
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647
وَتُؤَدَّى مِنْ جُلِّ عَيْشِ أَهْلِ ذَلِكَ الْبَلَدِ مِنْ بُرٍّ أَوْ شَعِيرٍ أَوْ سُلْتٍ أَوْ تَمْرٍ أَوْ أَقِطٍ أَوْ زَبِيبٍ أَوْ دُخْنٍ أَوْ ذُرَةٍ أَوْ أُرْزٍ.
On l'acquitte avec ce qui fait l'essentiel de la nourriture des gens du pays : blé, orge, sult, dattes, lait séché (aqiṭ), raisins secs, millet, sorgho ou riz.
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648
وَقِيلَ: إِنْ كَانَ الْعَلَسُ قُوتَ قَوْمٍ أُخْرِجَتْ مِنْهُ، وَهُوَ حَبٌّ صَغِيرٌ يَقْرُبُ مِنْ خِلْقَةِ الْبُرِّ.
On a dit aussi : si le ʿalas est la nourriture d'une population, on l'acquitte avec lui. C'est un petit grain dont l'aspect se rapproche de celui du blé.
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649
وَيُخْرِجُ عَنِ الْعَبْدِ سَيِّدُهُ، وَالصَّغِيرُ لَا مَالَ لَهُ يُخْرِجُ عَنْهُ وَالِدُهُ.
Le maître l'acquitte pour son esclave, et le père pour l'enfant qui n'a pas de biens.
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650
وَيُخْرِجُ الرَّجُلُ زَكَاةَ الْفِطْرِ عَنْ كُلِّ مُسْلِمٍ تَلْزَمُهُ نَفَقَتُهُ وَعَنْ مُكَاتَبِهِ وَإِنْ كَانَ لَا يُنْفِقُ عَلَيْهِ لِأَنَّهُ عَبْدٌ لَهُ بَعْدُ.
L'homme acquitte la zakāt de la Rupture pour tout musulman dont l'entretien lui incombe, ainsi que pour son esclave en voie d'affranchissement par contrat (mukātab), bien qu'il ne l'entretienne pas, parce que celui-ci est encore son esclave.
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651
وَيُسْتَحَبُّ إِخْرَاجُهَا إِذَا طَلَعَ الْفَجْرُ مِنْ يَوْمِ الْفِطْرِ.
Il est recommandé de l'acquitter au lever de l'aube du jour de la Rupture.
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652
وَيُسْتَحَبُّ الْفِطْرُ فِيهِ قَبْلَ الْغُدُوِّ إِلَى الْمُصَلَّى، وَلَيْسَ ذَلِكَ فِي الْأَضْحَى.
Il est recommandé, ce jour-là, de manger avant de partir au lieu de prière ; il n'en va pas ainsi le jour du Sacrifice.
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653
وَيُسْتَحَبُّ فِي الْعِيدَيْنِ أَنْ يَمْضِيَ مِنْ طَرِيقٍ، وَيَرْجِعَ مِنْ أُخْرَى.
Il est recommandé, lors des deux fêtes, d'aller par un chemin et de revenir par un autre.