ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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Questions diverses sur la prièreبَابٌ جَامِعٌ فِي الصَّلَاةِ
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295
وَأَقَلُّ مَا يُجْزِئُ الْمَرْأَةَ مِنَ اللِّبَاسِ فِي الصَّلَاةِ الدِّرْعُ الْحَصِيفُ السَّابِغُ الَّذِي يَسْتُرُ ظُهُورَ قَدَمَيْهَا، وَهُوَ الْقَمِيصُ، وَالْخِمَارُ الْحَصِيفُ.
Le vêtement minimal qui suffit à la femme pour la prière est la tunique épaisse et ample qui couvre le dessus de ses pieds, c'est-à-dire la chemise longue, et le voile épais.
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296
وَيُجْزِئُ الرَّجُلَ فِي الصَّلَاةِ ثَوْبٌ وَاحِدٌ.
Un seul vêtement suffit à l'homme pour la prière.
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297
وَلَا يُغَطِّي أَنْفَهُ أَوْ وَجْهَهُ فِي الصَّلَاةِ، أَوْ يَضُمُّ ثِيَابَهُ، أَوْ يَكْفِتُ شَعْرَهُ.
Il ne se couvre ni le nez ni le visage pendant la prière, il ne ramasse pas ses vêtements et ne relève pas ses cheveux.
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298
وَكُلُّ سَهْوٍ فِي الصَّلَاةِ بِزِيَادَةٍ فَلْيَسْجُدْ لَهُ سَجْدَتَيْنِ بَعْدَ السَّلَامِ، يَتَشَهَّدُ لَهُمَا وَيُسَلِّمُ مِنْهُمَا.
Pour tout oubli dans la prière qui consiste en un ajout, on fait deux prosternations après le salut final ; on dit pour elles le tashahhud et l'on prononce le salut.
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299
وَكُلُّ سَهْوٍ بِنَقْصٍ فَلْيَسْجُدْ لَهُ قَبْلَ السَّلَامِ إِذَا تَمَّ تَشَهُّدُهُ، ثُمَّ يَتَشَهَّدُ وَيُسَلِّمُ، وَقِيلَ: لَا يُعِيدُ التَّشَهُّدَ.
Pour tout oubli qui consiste en une omission, on se prosterne avant le salut final, une fois le tashahhud achevé ; puis on redit le tashahhud et l'on prononce le salut. Il a été dit qu'on ne redit pas le tashahhud.
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300
وَمَنْ نَقَصَ وَزَادَ سَجَدَ قَبْلَ السَّلَامِ.
Celui qui a à la fois omis et ajouté se prosterne avant le salut.
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301
وَمَنْ نَسِيَ أَنْ يَسْجُدَ بَعْدَ السَّلَامِ فَلْيَسْجُدْ مَتَى مَا ذَكَرَهُ وَإِنْ طَالَ ذَلِكَ.
Celui qui oublie de faire la prosternation d'après le salut la fait dès qu'il s'en souvient, même longtemps après.
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302
وَإِنْ كَانَ قَبْلَ السَّلَامِ سَجَدَ إِنْ كَانَ قَرِيبًا، وَإِنْ بَعُدَ ابْتَدَأَ صَلَاتَهُ.
S'il s'agit de la prosternation d'avant le salut, il la fait si peu de temps s'est écoulé ; s'il s'en est écoulé beaucoup, il recommence sa prière.
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303
إِلَّا أَنْ يَكُونَ ذَلِكَ مِنْ نَقْصِ شَيْءٍ خَفِيفٍ، كَالسُّورَةِ مَعَ أُمِّ الْقُرْآنِ أَوْ تَكْبِيرَتَيْنِ أَوِ التَّشَهُّدَيْنِ وَشِبْهِ ذَلِكَ، فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Sauf si elle était due à l'omission d'une chose légère, comme la sourate qui accompagne la Mère du Coran, deux takbīr, les deux tashahhud ou ce qui y ressemble : il n'est alors tenu à rien.
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304
وَلَا يُجْزِئُ سُجُودُ السَّهْوِ لِنَقْصِ رَكْعَةٍ وَلَا سَجْدَةٍ، وَلَا لِتَرْكِ الْقِرَاءَةِ فِي الصَّلَاةِ كُلِّهَا أَوْ فِي رَكْعَتَيْنِ مِنْهَا، وَكَذَلِكَ فِي تَرْكِ الْقِرَاءَةِ فِي رَكْعَةٍ مِنَ الصُّبْحِ.
La prosternation de l'oubli ne répare pas l'omission d'une rakʿa ni d'une prosternation, ni l'abandon de la récitation dans toute la prière ou dans deux de ses rakʿas ; il en va de même de l'abandon de la récitation dans une rakʿa du ṣubḥ.
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305
وَاخْتُلِفَ فِي السَّهْوِ عَنِ الْقِرَاءَةِ فِي رَكْعَةٍ مِنْ غَيْرِهَا، فَقِيلَ: يُجْزِئُ فِيهِ سُجُودُ السَّهْوِ قَبْلَ السَّلَامِ، وَقِيلَ: يُلْغِيهَا وَيَأْتِي بِرَكْعَةٍ.
Il y a divergence sur l'oubli de la récitation dans une rakʿa d'une autre prière. Il a été dit que la prosternation de l'oubli avant le salut y suffit ; il a été dit qu'on annule cette rakʿa et qu'on en accomplit une autre.
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306
وَقِيلَ: يَسْجُدُ قَبْلَ السَّلَامِ وَلَا يَأْتِي بِرَكْعَةٍ، وَيُعِيدُ الصَّلَاةَ احْتِيَاطًا، وَهَذَا أَحْسَنُ ذَلِكَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ تَعَالَى.
Et il a été dit qu'on se prosterne avant le salut sans accomplir d'autre rakʿa, puis qu'on refait la prière par précaution : c'est le meilleur de ces avis, si Allah le Très-Haut le veut.
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307
وَمَنْ سَهَا عَنْ تَكْبِيرَةٍ أَوْ عَنْ سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ مَرَّةً أَوِ الْقُنُوتِ فَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ.
Celui qui oublie un seul takbīr, ou une seule fois « Allah entend celui qui Le loue », ou le qunūt, n'a pas de prosternation à faire.
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308
وَمَنِ انْصَرَفَ مِنَ الصَّلَاةِ ثُمَّ ذَكَرَ أَنَّهُ بَقِيَ عَلَيْهِ شَيْءٌ مِنْهَا فَلْيَرْجِعْ إِنْ كَانَ بِقُرْبِ ذَلِكَ، فَيُكَبِّرُ تَكْبِيرَةً يُحْرِمُ بِهَا ثُمَّ يُصَلِّي مَا بَقِيَ عَلَيْهِ.
Celui qui quitte la prière puis se souvient qu'il lui en reste une partie y revient, si c'est peu après : il dit un takbīr par lequel il rentre en prière, puis il accomplit ce qui lui reste.
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309
وَإِنْ تَبَاعَدَ ذَلِكَ أَوْ خَرَجَ مِنَ الْمَسْجِدِ ابْتَدَأَ صَلَاتَهُ، وَكَذَلِكَ مَنْ نَسِيَ السَّلَامَ.
Si beaucoup de temps s'est écoulé, ou s'il est sorti de la mosquée, il recommence sa prière. Il en va de même de celui qui a oublié le salut final.
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310
وَمَنْ لَمْ يَدْرِ مَا صَلَّى، أَثَلَاثَ رَكَعَاتٍ أَمْ أَرْبَعًا، بَنَى عَلَى الْيَقِينِ وَصَلَّى مَا شَكَّ فِيهِ، وَأَتَى بِرَابِعَةٍ وَسَجَدَ بَعْدَ سَلَامِهِ.
Celui qui ne sait plus s'il a prié trois rakʿas ou quatre se fonde sur ce dont il est certain et accomplit ce dont il doute : il fait une quatrième rakʿa et se prosterne après son salut.
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311
وَمَنْ تَكَلَّمَ سَاهِيًا سَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ، وَمَنْ لَمْ يَدْرِ أَسَلَّمَ أَمْ لَمْ يُسَلِّمْ سَلَّمَ وَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ.
Celui qui parle par inadvertance se prosterne après le salut. Celui qui ne sait plus s'il a prononcé le salut ou non le prononce, sans prosternation.
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312
وَمَنِ اسْتَنْكَحَهُ الشَّكُّ فِي السَّهْوِ فَلْيَلْهَ عَنْهُ وَلَا إِصْلَاحَ عَلَيْهِ، وَلَكِنْ عَلَيْهِ أَنْ يَسْجُدَ بَعْدَ السَّلَامِ.
Celui que le doute sur ses oublis assaille sans cesse n'y prête pas attention et n'a rien à réparer ; mais il doit se prosterner après le salut.
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313
وَهُوَ الَّذِي يَكْثُرُ ذَلِكَ مِنْهُ، يَشُكُّ كَثِيرًا أَنْ يَكُونَ سَهَا، زَادَ أَوْ نَقَصَ، وَلَا يُوقِنُ، فَلْيَسْجُدْ بَعْدَ السَّلَامِ فَقَطْ.
Il s'agit de celui chez qui cela est fréquent : il doute souvent d'avoir commis un oubli, par ajout ou par omission, sans en être certain. Qu'il se prosterne seulement après le salut.
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314
وَإِذَا أَيْقَنَ بِالسَّهْوِ سَجَدَ بَعْدَ إِصْلَاحِ صَلَاتِهِ، فَإِنْ كَثُرَ ذَلِكَ مِنْهُ فَهُوَ يَعْتَرِيهِ كَثِيرًا أَصْلَحَ صَلَاتَهُ وَلَمْ يَسْجُدْ لِسَهْوِهِ.
S'il est certain de l'oubli, il se prosterne après avoir réparé sa prière. Mais si l'oubli lui-même est fréquent chez lui et lui arrive souvent, il répare sa prière sans se prosterner pour son oubli.
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315
وَمَنْ قَامَ مِنِ اثْنَتَيْنِ رَجَعَ مَا لَمْ يُفَارِقِ الْأَرْضَ بِيَدَيْهِ وَرُكْبَتَيْهِ، فَإِذَا فَارَقَهَا تَمَادَى وَلَمْ يَرْجِعْ، وَسَجَدَ قَبْلَ السَّلَامِ.
Celui qui se lève après la deuxième rakʿa [sans s'être assis] revient tant que ses mains et ses genoux n'ont pas quitté le sol ; s'ils l'ont quitté, il continue sans revenir et se prosterne avant le salut.
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316
وَمَنْ ذَكَرَ صَلَاةً صَلَّاهَا مَتَى مَا ذَكَرَهَا عَلَى نَحْوِ مَا فَاتَتْهُ، ثُمَّ أَعَادَ مَا كَانَ فِي وَقْتِهِ مِمَّا صَلَّى بَعْدَهَا.
Celui qui se souvient d'une prière [manquée] l'accomplit dès qu'il s'en souvient, telle qu'il l'a manquée ; puis il refait, parmi les prières accomplies après elle, celle dont le temps n'est pas encore sorti.
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317
وَمَنْ عَلَيْهِ صَلَوَاتٌ كَثِيرَةٌ صَلَّاهَا فِي كُلِّ وَقْتٍ مِنْ لَيْلٍ أَوْ نَهَارٍ، وَعِنْدَ طُلُوعِ الشَّمْسِ وَعِنْدَ غُرُوبِهَا، وَكَيْفَمَا تَيَسَّرَ لَهُ.
Celui qui doit de nombreuses prières les accomplit à tout moment de la nuit ou du jour, au lever du soleil comme à son coucher, et comme cela lui est possible.
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318
وَإِنْ كَانَتْ يَسِيرَةً أَقَلَّ مِنْ صَلَاةِ يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ بَدَأَ بِهِنَّ وَإِنْ فَاتَ وَقْتُ مَا هُوَ فِي وَقْتِهِ، وَإِنْ كَثُرَتْ بَدَأَ بِمَا يَخَافُ فَوَاتَ وَقْتِهِ.
Si elles sont peu nombreuses, moins que les prières d'un jour et d'une nuit, il commence par elles, même si le temps de la prière présente doit en sortir. Si elles sont nombreuses, il commence par celle dont il craint que le temps ne sorte.
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319
وَمَنْ ذَكَرَ صَلَاةً فِي صَلَاةٍ فَسَدَتْ هَذِهِ عَلَيْهِ.
Celui qui, au cours d'une prière, se souvient d'une autre prière [manquée], celle qu'il accomplit est annulée.
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320
وَمَنْ ضَحِكَ فِي الصَّلَاةِ أَعَادَهَا وَلَمْ يُعِدِ الْوُضُوءَ، وَإِنْ كَانَ مَعَ إِمَامٍ تَمَادَى وَأَعَادَ، وَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ فِي التَّبَسُّمِ.
Celui qui rit pendant la prière la recommence, sans refaire le wuḍūʾ ; s'il est derrière un imam, il continue avec lui puis la recommence. Le sourire ne l'oblige à rien.
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321
وَالنَّفْخُ فِي الصَّلَاةِ كَالْكَلَامِ، وَالْعَامِدُ لِذَلِكَ مُفْسِدٌ لِصَلَاتِهِ.
Souffler pendant la prière équivaut à parler ; celui qui le fait volontairement annule sa prière.
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322
وَمَنْ أَخْطَأَ الْقِبْلَةَ أَعَادَ فِي الْوَقْتِ، وَكَذَلِكَ مَنْ صَلَّى بِثَوْبٍ نَجِسٍ أَوْ عَلَى مَكَانٍ نَجِسٍ.
Celui qui s'est trompé de qibla recommence sa prière tant que son temps n'est pas sorti ; de même celui qui a prié avec un vêtement impur ou sur un lieu impur.
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323
وَكَذَلِكَ مَنْ تَوَضَّأَ بِمَاءٍ نَجِسٍ مُخْتَلَفٍ فِي نَجَاسَتِهِ، وَأَمَّا مَنْ تَوَضَّأَ بِمَاءٍ قَدْ تَغَيَّرَ لَوْنُهُ أَوْ طَعْمُهُ أَوْ رِيحُهُ أَعَادَ صَلَاتَهُ أَبَدًا وَوُضُوءَهُ.
De même celui qui a fait le wuḍūʾ avec une eau impure dont l'impureté fait l'objet d'une divergence. Mais celui qui a fait le wuḍūʾ avec une eau dont la couleur, le goût ou l'odeur a été altéré recommence sa prière, quel que soit le temps écoulé, ainsi que son wuḍūʾ.
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324
وَرُخِّصَ فِي الْجَمْعِ بَيْنَ الْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ لَيْلَةَ الْمَطَرِ، وَكَذَلِكَ فِي طِينٍ وَظُلْمَةٍ.
Il a été accordé une dispense pour réunir le maghrib et le ʿishāʾ la nuit où il pleut, et de même lorsqu'il y a boue et obscurité.
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325
يُؤَذَّنُ لِلْمَغْرِبِ أَوَّلَ الْوَقْتِ خَارِجَ الْمَسْجِدِ، ثُمَّ يُؤَخِّرُ قَلِيلًا فِي قَوْلِ مَالِكٍ، ثُمَّ يُقِيمُ فِي دَاخِلِ الْمَسْجِدِ وَيُصَلِّيهَا.
On fait l'adhān du maghrib au début de son temps, à l'extérieur de la mosquée ; puis on attend un peu, selon l'avis de Mālik ; puis on fait l'iqāma à l'intérieur de la mosquée et on l'accomplit.
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326
ثُمَّ يُؤَذِّنُ لِلْعِشَاءِ فِي دَاخِلِ الْمَسْجِدِ وَيُقِيمُ ثُمَّ يُصَلِّيهَا، ثُمَّ يَنْصَرِفُونَ وَعَلَيْهِمْ إِسْفَارٌ قَبْلَ مَغِيبِ الشَّفَقِ.
Puis on fait l'adhān du ʿishāʾ à l'intérieur de la mosquée, puis l'iqāma, et on l'accomplit. Les fidèles s'en vont alors qu'il reste un peu de clarté, avant la disparition du crépuscule.
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327
وَالْجَمْعُ بِعَرَفَةَ بَيْنَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ عِنْدَ الزَّوَالِ سُنَّةٌ وَاجِبَةٌ، بِأَذَانٍ وَإِقَامَةٍ لِكُلِّ صَلَاةٍ.
Réunir le ẓuhr et le ʿaṣr à ʿArafa, au moment où le soleil décline, est une sunna wājiba, avec un adhān et une iqāma pour chaque prière.
Sunna wājiba, mot à mot « sunna obligatoire » : les commentaires l'entendent d'une sunna confirmée (muʾakkada).
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328
وَكَذَلِكَ فِي جَمْعِ الْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ بِالْمُزْدَلِفَةِ إِذَا وَصَلَ إِلَيْهَا.
Il en va de même pour la réunion du maghrib et du ʿishāʾ à Muzdalifa, lorsqu'on y arrive.
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329
وَإِذَا جَدَّ السَّيْرُ بِالْمُسَافِرِ فَلَهُ أَنْ يَجْمَعَ بَيْنَ الصَّلَاتَيْنِ فِي آخِرِ وَقْتِ الظُّهْرِ وَأَوَّلِ وَقْتِ الْعَصْرِ، وَكَذَلِكَ الْمَغْرِبُ وَالْعِشَاءُ.
Lorsque le voyageur est pressé par la marche, il peut réunir les deux prières à la fin du temps du ẓuhr et au début du temps du ʿaṣr ; de même pour le maghrib et le ʿishāʾ.
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330
وَإِذَا ارْتَحَلَ فِي أَوَّلِ وَقْتِ الصَّلَاةِ الْأُولَى جَمَعَ حِينَئِذٍ.
S'il se met en route au début du temps de la première prière, il les réunit à ce moment-là.
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331
وَلِلْمَرِيضِ أَنْ يَجْمَعَ إِذَا خَافَ أَنْ يُغْلَبَ عَلَى عَقْلِهِ، عِنْدَ الزَّوَالِ وَعِنْدَ الْغُرُوبِ.
Le malade peut réunir les prières s'il craint de perdre connaissance : au moment où le soleil décline, et au coucher du soleil.
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332
وَإِنْ كَانَ الْجَمْعُ أَرْفَقَ بِهِ لِبَطْنٍ وَنَحْوِهِ جَمَعَ وَسَطَ وَقْتِ الظُّهْرِ وَعِنْدَ غَيْبُوبَةِ الشَّفَقِ.
Si réunir les prières lui est plus commode, à cause d'un mal de ventre ou d'un mal semblable, il les réunit au milieu du temps du ẓuhr, et à la disparition du crépuscule.
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333
وَالْمُغْمَى عَلَيْهِ لَا يَقْضِي مَا خَرَجَ وَقْتُهُ فِي إِغْمَائِهِ، وَيَقْضِي مَا أَفَاقَ فِي وَقْتِهِ مِمَّا يُدْرِكُ مِنْهُ رَكْعَةً فَأَكْثَرَ مِنَ الصَّلَوَاتِ.
Celui qui a perdu connaissance ne rattrape pas les prières dont le temps est sorti pendant son évanouissement ; il accomplit celles dans le temps desquelles il a repris conscience, s'il peut en atteindre une rakʿa ou plus.
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334
وَكَذَلِكَ الْحَائِضُ تَطْهُرُ، فَإِذَا بَقِيَ مِنَ النَّهَارِ بَعْدَ طُهْرِهَا بِغَيْرِ تَوَانٍ خَمْسُ رَكَعَاتٍ صَلَّتِ الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ.
Il en va de même de la femme dont les menstrues cessent : s'il reste du jour, après qu'elle s'est purifiée sans tarder, le temps de cinq rakʿas, elle prie le ẓuhr et le ʿaṣr.
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335
وَإِنْ كَانَ الْبَاقِي مِنَ اللَّيْلِ أَرْبَعَ رَكَعَاتٍ صَلَّتِ الْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ، وَإِنْ كَانَ مِنَ النَّهَارِ أَوْ مِنَ اللَّيْلِ أَقَلَّ مِنْ ذَلِكَ صَلَّتِ الصَّلَاةَ الْأَخِيرَةَ.
S'il reste de la nuit le temps de quatre rakʿas, elle prie le maghrib et le ʿishāʾ. S'il reste moins que cela, du jour ou de la nuit, elle prie la dernière des deux prières.
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336
وَإِنْ حَاضَتْ لِهَذَا التَّقْدِيرِ لَمْ تَقْضِ مَا حَاضَتْ فِي وَقْتِهِ.
Si ses menstrues surviennent alors qu'il reste ce même temps, elle ne rattrape pas les prières dans le temps desquelles elles sont survenues.
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337
وَإِنْ حَاضَتْ لِأَرْبَعِ رَكَعَاتٍ مِنَ النَّهَارِ فَأَقَلَّ إِلَى رَكْعَةٍ، أَوْ لِثَلَاثِ رَكَعَاتٍ مِنَ اللَّيْلِ إِلَى رَكْعَةٍ، قَضَتِ الصَّلَاةَ الْأُولَى فَقَطْ.
Si elles surviennent alors qu'il reste du jour le temps de quatre rakʿas ou moins, jusqu'à une rakʿa, ou de la nuit le temps de trois rakʿas, jusqu'à une rakʿa, elle rattrape seulement la première des deux prières.
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338
وَاخْتُلِفَ فِي حَيْضِهَا لِأَرْبَعِ رَكَعَاتٍ مِنَ اللَّيْلِ، فَقِيلَ: مِثْلُ ذَلِكَ، وَقِيلَ: إِنَّهَا حَاضَتْ فِي وَقْتِهِمَا فَلَا تَقْضِيهِمَا.
Il y a divergence lorsque ses menstrues surviennent alors qu'il reste de la nuit le temps de quatre rakʿas : il a été dit qu'il en va de même, et il a été dit qu'elles sont survenues dans le temps des deux prières et qu'elle ne les rattrape donc pas.
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339
وَمَنْ أَيْقَنَ بِالْوُضُوءِ وَشَكَّ فِي الْحَدَثِ ابْتَدَأَ الْوُضُوءَ.
Celui qui est certain d'avoir fait le wuḍūʾ et doute de l'avoir perdu recommence le wuḍūʾ.
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340
وَمَنْ ذَكَرَ مِنْ وُضُوئِهِ شَيْئًا مِمَّا هُوَ فَرِيضَةٌ مِنْهُ، فَإِنْ كَانَ بِالْقُرْبِ أَعَادَ ذَلِكَ وَمَا يَلِيهِ، وَإِنْ تَطَاوَلَ ذَلِكَ أَعَادَهُ فَقَطْ.
Celui qui se souvient [avoir omis] une partie obligatoire de son wuḍūʾ : si c'est peu après, il la refait avec ce qui la suit ; si beaucoup de temps s'est écoulé, il la refait seule.
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341
وَإِنْ تَعَمَّدَ ذَلِكَ ابْتَدَأَ الْوُضُوءَ إِنْ طَالَ ذَلِكَ، وَإِنْ كَانَ قَدْ صَلَّى فِي جَمِيعِ ذَلِكَ أَعَادَ صَلَاتَهُ أَبَدًا وَوُضُوءَهُ.
S'il l'a omise volontairement, il recommence tout le wuḍūʾ si beaucoup de temps s'est écoulé. Et s'il a prié, dans tous ces cas, il recommence sa prière, quel que soit le temps écoulé, ainsi que son wuḍūʾ.
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342
وَإِنْ ذَكَرَ مِثْلَ الْمَضْمَضَةِ وَالِاسْتِنْشَاقِ وَمَسْحِ الْأُذُنَيْنِ، فَإِنْ كَانَ قَرِيبًا فَعَلَ ذَلِكَ وَلَمْ يُعِدْ مَا بَعْدَهُ.
S'il se souvient [avoir omis] une chose comme le rinçage de la bouche, l'aspiration de l'eau par le nez ou l'essuyage des oreilles : si c'est peu après, il la fait sans refaire ce qui la suit.
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343
وَإِنْ تَطَاوَلَ فَعَلَ ذَلِكَ لِمَا يُسْتَقْبَلُ، وَلَمْ يُعِدْ مَا صَلَّى قَبْلَ أَنْ يَفْعَلَ ذَلِكَ.
Si beaucoup de temps s'est écoulé, il la fait pour les prières à venir, sans recommencer celles qu'il a accomplies avant de la faire.
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344
وَمَنْ صَلَّى عَلَى مَوْضِعٍ طَاهِرٍ مِنْ حَصِيرٍ وَبِمَوْضِعٍ آخَرَ مِنْهُ نَجَاسَةٌ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui prie sur un endroit pur d'une natte dont un autre endroit porte une impureté n'est tenu à rien.
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345
وَالْمَرِيضُ إِذَا كَانَ عَلَى فِرَاشٍ نَجِسٍ فَلَا بَأْسَ أَنْ يَبْسُطَ عَلَيْهِ ثَوْبًا طَاهِرًا كَثِيفًا وَيُصَلِّيَ عَلَيْهِ.
Le malade couché sur un lit impur peut, sans inconvénient, étendre dessus une étoffe pure et épaisse et prier sur elle.
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346
وَصَلَاةُ الْمَرِيضِ إِنْ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى الْقِيَامِ صَلَّى جَالِسًا إِنْ قَدَرَ عَلَى التَّرَبُّعِ، وَإِلَّا فَبِقَدْرِ طَاقَتِهِ.
La prière du malade : s'il ne peut pas se tenir debout, il prie assis, jambes croisées s'il le peut ; sinon, selon ses forces.
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347
وَإِنْ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى السُّجُودِ فَلْيُومِئْ بِالرُّكُوعِ وَالسُّجُودِ، وَيَكُونُ سُجُودُهُ أَخْفَضَ مِنْ رُكُوعِهِ.
S'il ne peut pas se prosterner, il fait un signe pour l'inclinaison et pour la prosternation, en s'abaissant davantage pour la prosternation que pour l'inclinaison.
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348
وَإِنْ لَمْ يَقْدِرْ صَلَّى عَلَى جَنْبِهِ الْأَيْمَنِ إِيمَاءً، وَإِنْ لَمْ يَقْدِرْ إِلَّا عَلَى ظَهْرِهِ فَعَلَ ذَلِكَ.
S'il ne le peut pas, il prie couché sur le côté droit, par signes ; et s'il ne peut être que sur le dos, il prie ainsi.
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349
وَلَا يُؤَخِّرُ الصَّلَاةَ إِذَا كَانَ فِي عَقْلِهِ، وَلْيُصَلِّهَا بِقَدْرِ مَا يُطِيقُ.
Il ne retarde pas la prière tant qu'il a sa raison ; qu'il l'accomplisse comme il le peut.
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350
وَإِنْ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى مَسِّ الْمَاءِ لِضَرَرٍ بِهِ، أَوْ لِأَنَّهُ لَا يَجِدُ مَنْ يُنَاوِلُهُ إِيَّاهُ، تَيَمَّمَ.
S'il ne peut pas toucher l'eau à cause du mal qui l'atteint, ou parce qu'il ne trouve personne pour la lui apporter, il fait le tayammum.
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351
فَإِنْ لَمْ يَجِدْ مَنْ يُنَاوِلُهُ تُرَابًا تَيَمَّمَ بِالْحَائِطِ إِلَى جَانِبِهِ إِنْ كَانَ طِينًا أَوْ عَلَيْهِ طِينٌ، فَإِنْ كَانَ عَلَيْهِ جِصٌّ أَوْ جِيرٌ فَلَا يَتَيَمَّمُ بِهِ.
S'il ne trouve personne pour lui apporter de la terre, il fait le tayammum sur le mur qui est à côté de lui, si ce mur est en terre ou enduit de terre ; s'il est enduit de plâtre ou de chaux, il ne fait pas le tayammum dessus.
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352
وَالْمُسَافِرُ يَأْخُذُهُ الْوَقْتُ فِي طِينٍ خَضْخَاضٍ لَا يَجِدُ أَيْنَ يُصَلِّي، فَلْيَنْزِلْ عَنْ دَابَّتِهِ وَيُصَلِّي فِيهِ قَائِمًا، يُومِئُ بِالسُّجُودِ أَخْفَضَ مِنَ الرُّكُوعِ.
Le voyageur que le temps de la prière surprend dans une boue liquide, sans trouver où prier, descend de sa monture et y prie debout, en faisant pour la prosternation un signe plus bas que pour l'inclinaison.
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353
فَإِنْ لَمْ يَقْدِرْ أَنْ يَنْزِلَ فِيهِ صَلَّى عَلَى دَابَّتِهِ إِلَى الْقِبْلَةِ.
S'il ne peut pas y descendre, il prie sur sa monture, tourné vers la qibla.
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354
وَلِلْمُسَافِرِ أَنْ يَتَنَفَّلَ عَلَى دَابَّتِهِ فِي سَفَرِهِ حَيْثُمَا تَوَجَّهَتْ بِهِ، إِنْ كَانَ سَفَرًا تُقْصَرُ فِيهِ الصَّلَاةُ، وَلْيُوتِرْ عَلَى دَابَّتِهِ إِنْ شَاءَ.
Le voyageur peut accomplir des prières surérogatoires sur sa monture pendant son voyage, quelle que soit la direction où elle le porte, s'il s'agit d'un voyage où la prière se raccourcit ; et il peut prier le witr sur sa monture s'il le veut.
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355
وَلَا يُصَلِّي الْفَرِيضَةَ، وَإِنْ كَانَ مَرِيضًا، إِلَّا بِالْأَرْضِ، إِلَّا أَنْ يَكُونَ إِنْ نَزَلَ صَلَّى جَالِسًا إِيمَاءً لِمَرَضِهِ، فَلْيُصَلِّ عَلَى الدَّابَّةِ بَعْدَ أَنْ تُوقَفَ لَهُ وَيَسْتَقْبِلَ بِهَا الْقِبْلَةَ.
Il n'accomplit la prière obligatoire, même malade, qu'à terre ; sauf si, une fois descendu, il ne pouvait prier qu'assis et par signes à cause de sa maladie : il prie alors sur la monture, après qu'on l'a arrêtée pour lui et qu'il l'a tournée vers la qibla.
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356
وَمَنْ رَعَفَ مَعَ الْإِمَامِ خَرَجَ فَغَسَلَ الدَّمَ ثُمَّ بَنَى، مَا لَمْ يَتَكَلَّمْ أَوْ يَمْشِ عَلَى نَجَاسَةٍ.
Celui qui saigne du nez alors qu'il prie avec l'imam sort, lave le sang, puis reprend sa prière là où il l'avait laissée, tant qu'il n'a pas parlé ni marché sur une impureté.
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357
وَلَا يَبْنِي عَلَى رَكْعَةٍ لَمْ تَتِمَّ بِسَجْدَتَيْهَا وَلْيُلْغِهَا.
Il ne reprend pas sur une rakʿa qui n'a pas été achevée avec ses deux prosternations : il l'annule.
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358
وَلَا يَنْصَرِفُ لِدَمٍ خَفِيفٍ وَلْيَفْتِلْهُ بِأَصَابِعِهِ، إِلَّا أَنْ يَسِيلَ أَوْ يَقْطُرَ.
Il ne quitte pas la prière pour un peu de sang : il l'essuie en le roulant entre ses doigts, sauf si le sang coule ou goutte.
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359
وَلَا يَبْنِي فِي قَيْءٍ وَلَا حَدَثٍ.
On ne reprend pas sa prière là où on l'avait laissée après un vomissement ni après la perte du wuḍūʾ.
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360
وَمَنْ رَعَفَ بَعْدَ سَلَامِ الْإِمَامِ سَلَّمَ وَانْصَرَفَ، وَإِنْ رَعَفَ قَبْلَ سَلَامِهِ انْصَرَفَ وَغَسَلَ الدَّمَ ثُمَّ رَجَعَ فَجَلَسَ وَسَلَّمَ.
Celui qui saigne du nez après le salut de l'imam prononce le salut et s'en va. S'il saigne avant le salut de l'imam, il sort, lave le sang, puis revient, s'assied et prononce le salut.
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361
وَلِلرَّاعِفِ أَنْ يَبْنِيَ فِي مَنْزِلِهِ إِذَا يَئِسَ أَنْ يُدْرِكَ بَقِيَّةَ صَلَاةِ الْإِمَامِ، إِلَّا فِي الْجُمُعَةِ فَلَا يَبْنِي إِلَّا فِي الْجَامِعِ.
Celui qui a saigné du nez peut achever sa prière chez lui s'il désespère de rejoindre le reste de la prière de l'imam ; sauf pour la prière du vendredi, qu'il n'achève que dans la grande mosquée.
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362
وَيُغْسَلُ قَلِيلُ الدَّمِ مِنَ الثَّوْبِ، وَلَا تُعَادُ الصَّلَاةُ إِلَّا مِنْ كَثِيرِهِ.
On lave le vêtement d'un peu de sang, mais on ne recommence la prière que pour une grande quantité.
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363
وَقَلِيلُ كُلِّ نَجَاسَةٍ غَيْرِهِ وَكَثِيرُهَا سَوَاءٌ.
Pour toute autre impureté, peu ou beaucoup, c'est la même chose.
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364
وَدَمُ الْبَرَاغِيثِ لَيْسَ عَلَيْهِ غَسْلُهُ إِلَّا أَنْ يَتَفَاحَشَ.
Quant au sang des puces, on n'est pas tenu de le laver, sauf s'il devient excessif.