ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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Les sacrifices de la fête, l'abattage, la ʿaqīqa, la chasse, la circoncision, les aliments et les boissons interditsبَابٌ فِي الضَّحَايَا وَالذَّبَائِحِ وَالْعَقِيقَةِ وَالصَّيْدِ وَالْخِتَانِ وَمَا يَحْرُمُ مِنَ الْأَطْعِمَةِ وَالْأَشْرِبَةِ
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718
وَالْأُضْحِيَّةُ سُنَّةٌ وَاجِبَةٌ عَلَى مَنِ اسْتَطَاعَهَا.
Le sacrifice de la fête (uḍḥiyya) est une sunna wājiba pour qui en a les moyens.
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719
وَأَقَلُّ مَا يُجْزِئُ فِيهَا مِنَ الْأَسْنَانِ الْجَذَعُ مِنَ الضَّأْنِ، وَهُوَ ابْنُ سَنَةٍ، وَقِيلَ ابْنُ ثَمَانِيَةِ أَشْهُرٍ، وَقِيلَ ابْنُ عَشَرَةِ أَشْهُرٍ.
L'âge minimal qui y suffit est, pour les ovins, celui du jadhaʿ : l'animal d'un an ; on a dit aussi de huit mois, et on a dit de dix mois.
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720
وَالثَّنِيُّ مِنَ الْمَعْزِ، وَهُوَ مَا أَوْفَى سَنَةً وَدَخَلَ فِي الثَّانِيَةِ. وَلَا يُجْزِئُ فِي الضَّحَايَا مِنَ الْمَعْزِ وَالْبَقَرِ وَالْإِبِلِ إِلَّا الثَّنِيُّ.
Pour les caprins, c'est le thanī : l'animal qui a achevé un an et est entré dans sa deuxième année. Parmi les caprins, les bovins et les camélidés, seul le thanī suffit pour le sacrifice.
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721
وَالثَّنِيُّ مِنَ الْبَقَرِ مَا دَخَلَ فِي السَّنَةِ الرَّابِعَةِ، وَالثَّنِيُّ مِنَ الْإِبِلِ ابْنُ سِتِّ سِنِينَ.
Le thanī des bovins est celui qui est entré dans sa quatrième année ; le thanī des camélidés est celui de six ans.
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722
وَفُحُولُ الضَّأْنِ فِي الضَّحَايَا أَفْضَلُ مِنْ خِصْيَانِهَا، وَخِصْيَانُهَا أَفْضَلُ مِنْ إِنَاثِهَا، وَإِنَاثُهَا أَفْضَلُ مِنْ ذُكُورِ الْمَعْزِ وَمِنْ إِنَاثِهَا، وَفُحُولُ الْمَعْزِ أَفْضَلُ مِنْ إِنَاثِهَا، وَإِنَاثُ الْمَعْزِ أَفْضَلُ مِنَ الْإِبِلِ وَالْبَقَرِ فِي الضَّحَايَا.
Pour le sacrifice de la fête, les béliers entiers valent mieux que les béliers castrés, ceux-ci mieux que les brebis, et les brebis mieux que les caprins, mâles ou femelles ; les boucs valent mieux que les chèvres, et les chèvres mieux que les camélidés et les bovins.
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723
وَأَمَّا فِي الْهَدَايَا فَالْإِبِلُ أَفْضَلُ، ثُمَّ الْبَقَرُ، ثُمَّ الضَّأْنُ، ثُمَّ الْمَعْزُ.
Pour les offrandes du pèlerinage (hady), en revanche, les camélidés sont préférables, puis les bovins, puis les ovins, puis les caprins.
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724
وَلَا يَجُوزُ فِي شَيْءٍ مِنْ ذَلِكَ عَوْرَاءُ، وَلَا مَرِيضَةٌ، وَلَا الْعَرْجَاءُ الْبَيِّنُ ضَلَعُهَا، وَلَا الْعَجْفَاءُ الَّتِي لَا شَحْمَ فِيهَا، وَيُتَّقَى فِيهَا الْعَيْبُ كُلُّهُ.
Dans tout cela ne sont admises ni la bête borgne, ni la malade, ni la boiteuse dont la boiterie est manifeste, ni la bête décharnée qui n'a plus de graisse. On y évite tout défaut.
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725
وَلَا الْمَشْقُوقَةُ الْأُذُنِ إِلَّا أَنْ يَكُونَ يَسِيرًا، وَكَذَلِكَ الْقَطْعُ. وَمَكْسُورَةُ الْقَرْنِ إِنْ كَانَ يَدْمَى فَلَا يَجُوزُ، وَإِنْ لَمْ يَدْمَ فَذَلِكَ جَائِزٌ.
[N'est pas admise] non plus la bête à l'oreille fendue, sauf si la fente est légère ; il en va de même de l'oreille coupée. Quant à la bête à la corne cassée, elle n'est pas admise si la corne saigne ; si elle ne saigne pas, elle est admise.
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726
وَلْيَلِ الرَّجُلُ ذَبْحَ أُضْحِيَّتِهِ بِيَدِهِ بَعْدَ ذَبْحِ الْإِمَامِ أَوْ نَحْرِهِ يَوْمَ النَّحْرِ ضَحْوَةً.
Que l'homme égorge lui-même, de sa main, la bête de son sacrifice, après que l'imam a égorgé ou saigné la sienne, le jour du Sacrifice, dans la matinée.
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727
وَمَنْ ذَبَحَ قَبْلَ أَنْ يَذْبَحَ الْإِمَامُ أَوْ يَنْحَرَ أَعَادَ أُضْحِيَّتَهُ. وَمَنْ لَا إِمَامَ لَهُمْ فَلْيَتَحَرَّوْا صَلَاةَ أَقْرَبِ الْأَئِمَّةِ إِلَيْهِمْ وَذَبْحَهُ.
Celui qui égorge avant que l'imam ait égorgé ou saigné sa bête refait son sacrifice. Ceux qui n'ont pas d'imam estiment le moment de la prière de l'imam le plus proche d'eux et celui de son sacrifice.
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728
وَمَنْ ضَحَّى بِلَيْلٍ أَوْ أَهْدَى لَمْ يُجْزِهِ. وَأَيَّامُ النَّحْرِ ثَلَاثَةٌ، يُذْبَحُ فِيهَا أَوْ يُنْحَرُ إِلَى غُرُوبِ الشَّمْسِ مِنْ آخِرِهَا، وَأَفْضَلُ أَيَّامِ النَّحْرِ أَوَّلُهَا.
Celui qui fait son sacrifice ou immole son offrande de nuit ne s'en est pas acquitté. Les jours du Sacrifice sont trois : on y égorge ou on y saigne jusqu'au coucher du soleil du dernier d'entre eux. Le meilleur de ces jours est le premier.
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729
وَمَنْ فَاتَهُ الذَّبْحُ فِي الْيَوْمِ الْأَوَّلِ إِلَى الزَّوَالِ فَقَدْ قَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ: يُسْتَحَبُّ لَهُ أَنْ يَصْبِرَ إِلَى ضُحَى الْيَوْمِ الثَّانِي.
Celui qui, le premier jour, n'a pas égorgé avant que le soleil ait passé le zénith : des gens de science ont dit qu'il lui est recommandé d'attendre la matinée du deuxième jour.
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730
وَلَا يُبَاعُ شَيْءٌ مِنَ الْأُضْحِيَّةِ، جِلْدٌ وَلَا غَيْرُهُ.
On ne vend rien de la bête du sacrifice, ni la peau ni autre chose.
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731
وَتُوَجَّهُ الذَّبِيحَةُ عِنْدَ الذَّبْحِ إِلَى الْقِبْلَةِ، وَلْيَقُلِ الذَّابِحُ: بِسْمِ اللَّهِ وَاللَّهُ أَكْبَرُ. وَإِنْ زَادَ فِي الْأُضْحِيَّةِ: رَبَّنَا تَقَبَّلْ مِنَّا، فَلَا بَأْسَ بِذَلِكَ.
Au moment de l'abattage, on tourne la bête vers la qibla, et celui qui égorge dit : « Au nom d'Allah, Allah est le plus grand. » S'il ajoute, pour le sacrifice de la fête : « Notre Seigneur, accepte de nous », il n'y a pas de mal à cela.
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732
وَمَنْ نَسِيَ التَّسْمِيَةَ فِي ذَبْحِ أُضْحِيَّةٍ أَوْ غَيْرِهَا فَإِنَّهَا تُؤْكَلُ، وَإِنْ تَعَمَّدَ تَرْكَ التَّسْمِيَةِ لَمْ تُؤْكَلْ، وَكَذَلِكَ عِنْدَ إِرْسَالِ الْجَوَارِحِ عَلَى الصَّيْدِ.
Celui qui oublie de prononcer le nom d'Allah en égorgeant la bête d'un sacrifice ou une autre, sa bête se mange. S'il l'omet volontairement, elle ne se mange pas. Il en va de même lorsqu'on lâche les animaux de chasse sur le gibier.
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733
وَلَا يُبَاعُ مِنَ الْأُضْحِيَّةِ وَالْعَقِيقَةِ وَالنُّسُكِ لَحْمٌ وَلَا جِلْدٌ وَلَا وَدَكٌ وَلَا عَصَبٌ وَلَا غَيْرُ ذَلِكَ.
Du sacrifice de la fête, de la ʿaqīqa [sacrifice pour le nouveau-né] et de l'offrande rituelle (nusuk), on ne vend ni viande, ni peau, ni graisse, ni tendon, ni rien d'autre.
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734
وَيَأْكُلُ الرَّجُلُ مِنْ أُضْحِيَّتِهِ، وَيَتَصَدَّقُ مِنْهَا أَفْضَلُ لَهُ، وَلَيْسَ بِوَاجِبٍ عَلَيْهِ.
L'homme mange de son sacrifice ; en donner une part en aumône est meilleur pour lui, sans que ce soit pour lui une obligation.
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735
وَلَا يَأْكُلُ مِنْ فِدْيَةِ الْأَذَى وَجَزَاءِ الصَّيْدِ وَنَذْرِ الْمَسَاكِينِ وَمَا عَطِبَ مِنْ هَدْيِ التَّطَوُّعِ قَبْلَ مَحِلِّهِ، وَيَأْكُلُ مِمَّا سِوَى ذَلِكَ إِنْ شَاءَ.
Il ne mange pas de la compensation due pour un désagrément [écarté en état de sacralisation] (fidyat al-adhā), ni de la réparation du gibier tué, ni de ce qu'il a voué aux pauvres, ni de l'offrande surérogatoire qui a péri avant d'atteindre son lieu d'immolation. Il mange de tout le reste s'il le veut.
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736
وَالذَّكَاةُ قَطْعُ الْحُلْقُومِ وَالْأَوْدَاجِ، وَلَا يُجْزِئُ أَقَلُّ مِنْ ذَلِكَ.
L'abattage rituel (dhakāt) consiste à trancher la trachée et les veines jugulaires ; moins que cela ne suffit pas.
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737
وَإِنْ رَفَعَ يَدَهُ بَعْدَ قَطْعِ بَعْضِ ذَلِكَ ثُمَّ أَعَادَ يَدَهُ فَأَجْهَزَ فَلَا تُؤْكَلُ. وَإِنْ تَمَادَى حَتَّى قَطَعَ الرَّأْسَ أَسَاءَ وَلْتُؤْكَلْ. وَمَنْ ذَبَحَ مِنَ الْقَفَا لَمْ تُؤْكَلْ.
S'il lève la main après en avoir tranché une partie, puis la remet et achève la bête, elle ne se mange pas. S'il continue jusqu'à détacher la tête, il a mal agi, mais la bête se mange. Celui qui égorge par la nuque, sa bête ne se mange pas.
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738
وَالْبَقَرُ تُذْبَحُ، فَإِنْ نُحِرَتْ أُكِلَتْ. وَالْإِبِلُ تُنْحَرُ، فَإِنْ ذُبِحَتْ لَمْ تُؤْكَلْ، وَقَدِ اخْتُلِفَ فِي أَكْلِهَا. وَالْغَنَمُ تُذْبَحُ، فَإِنْ نُحِرَتْ لَمْ تُؤْكَلْ، وَقَدِ اخْتُلِفَ أَيْضًا فِي ذَلِكَ.
Les bovins s'égorgent [à la gorge] (dhabḥ) ; s'ils sont saignés au bas du cou (naḥr), ils se mangent. Les camélidés se saignent au bas du cou ; s'ils sont égorgés, ils ne se mangent pas, et l'on a divergé sur leur consommation. Les ovins et les caprins s'égorgent ; s'ils sont saignés au bas du cou, ils ne se mangent pas, et l'on a divergé là-dessus également.
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739
وَذَكَاةُ مَا فِي الْبَطْنِ ذَكَاةُ أُمِّهِ إِذَا تَمَّ خَلْقُهُ وَنَبَتَ شَعْرُهُ.
L'abattage du petit que la bête porte dans son ventre est celui de sa mère, s'il est entièrement formé et que son poil a poussé.
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740
وَالْمُنْخَنِقَةُ بِحَبْلٍ وَنَحْوِهِ، وَالْمَوْقُوذَةُ بِعَصًا وَشِبْهِهَا، وَالْمُتَرَدِّيَةُ، وَالنَّطِيحَةُ، وَأَكِيلَةُ السَّبُعِ، إِنْ بَلَغَ ذَلِكَ مِنْهَا فِي هَذِهِ الْوُجُوهِ مَبْلَغًا لَا تَعِيشُ مَعَهُ لَمْ تُؤْكَلْ بِذَكَاةٍ.
La bête étranglée par une corde ou autre chose, la bête assommée par un bâton ou ce qui y ressemble, celle qui a fait une chute, celle qui a reçu un coup de corne et celle qu'un fauve a entamée : si, dans ces cas, l'atteinte est telle que la bête ne peut plus y survivre, elle ne se mange pas, même abattue rituellement.
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741
وَلَا بَأْسَ لِلْمُضْطَرِّ أَنْ يَأْكُلَ الْمَيْتَةَ وَيَشْبَعَ وَيَتَزَوَّدَ، فَإِنِ اسْتَغْنَى عَنْهَا طَرَحَهَا.
Il n'y a pas de mal à ce que celui que la nécessité contraint mange de la bête morte [sans abattage] (mayta), s'en rassasie et en emporte comme provision ; dès qu'il peut s'en passer, il la jette.
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742
وَلَا بَأْسَ بِالِانْتِفَاعِ بِجِلْدِهَا إِذَا دُبِغَ، وَلَا يُصَلَّى عَلَيْهِ وَلَا يُبَاعُ. وَلَا بَأْسَ بِالصَّلَاةِ عَلَى جُلُودِ السِّبَاعِ إِذَا ذُكِّيَتْ وَبَيْعِهَا.
Il n'y a pas de mal à tirer parti de sa peau une fois tannée ; mais on ne prie pas dessus et on ne la vend pas. Il n'y a pas de mal à prier sur les peaux des fauves abattus rituellement, ni à les vendre.
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743
وَيُنْتَفَعُ بِصُوفِ الْمَيْتَةِ وَشَعْرِهَا وَمَا يُنْزَعُ مِنْهَا فِي حَالِ الْحَيَاةِ، وَأَحَبُّ إِلَيْنَا أَنْ يُغْسَلَ.
On peut tirer parti de la laine de la bête morte, de son poil et de ce qui pourrait lui être retiré de son vivant [sans la faire souffrir] ; nous préférons que cela soit lavé.
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744
وَلَا يُنْتَفَعُ بِرِيشِهَا وَلَا بِقَرْنِهَا وَأَظْلَافِهَا وَأَنْيَابِهَا. وَكُرِهَ الِانْتِفَاعُ بِأَنْيَابِ الْفِيلِ، وَقَدِ اخْتُلِفَ فِي ذَلِكَ.
On ne tire parti ni de ses plumes, ni de sa corne, ni de ses sabots, ni de ses crocs. Il est déconseillé (makrūh) de se servir des défenses de l'éléphant, et l'on a divergé là-dessus.
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745
وَمَا مَاتَتْ فِيهِ فَأْرَةٌ مِنْ سَمْنٍ أَوْ زَيْتٍ أَوْ عَسَلٍ ذَائِبٍ طُرِحَ وَلَمْ يُؤْكَلْ، وَلَا بَأْسَ أَنْ يُسْتَصْبَحَ بِالزَّيْتِ وَشِبْهِهِ فِي غَيْرِ الْمَسَاجِدِ، وَلْيَتَحَفَّظْ مِنْهُ.
Le beurre fondu, l'huile ou le miel liquide dans lesquels une souris est morte se jettent et ne se mangent pas. Il n'y a pas de mal à s'éclairer avec cette huile ou ce qui lui ressemble, ailleurs que dans les mosquées, en veillant à ne pas s'en souiller.
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746
وَإِنْ كَانَ جَامِدًا طُرِحَتْ وَمَا حَوْلَهَا وَأُكِلَ مَا بَقِيَ. قَالَ سُحْنُونٌ: إِلَّا أَنْ يَطُولَ مُقَامُهَا فِيهِ فَإِنَّهُ يُطْرَحُ كُلُّهُ.
Si le produit est figé, on jette la souris et ce qui l'entoure, et l'on mange le reste. Saḥnūn a dit : sauf si elle y est restée longtemps, auquel cas on jette le tout.
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747
وَلَا بَأْسَ بِطَعَامِ أَهْلِ الْكِتَابِ وَذَبَائِحِهِمْ، وَكُرِهَ أَكْلُ شُحُومِ الْيَهُودِ مِنْهُمْ مِنْ غَيْرِ تَحْرِيمٍ.
Il n'y a pas de mal à manger la nourriture des Gens du Livre et les bêtes qu'ils abattent. Il est déconseillé, sans que ce soit interdit, de manger les graisses [des bêtes abattues par] les juifs d'entre eux.
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748
وَلَا يُؤْكَلُ مَا ذَكَّاهُ الْمَجُوسِيُّ، وَمَا كَانَ مِمَّا لَيْسَ فِيهِ ذَكَاةٌ مِنْ طَعَامِهِمْ فَلَيْسَ بِحَرَامٍ.
On ne mange pas ce qu'a abattu le mazdéen (majūsī) ; ce qui, dans leur nourriture, ne demande pas d'abattage n'est pas interdit.
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749
وَالصَّيْدُ لِلَّهْوِ مَكْرُوهٌ، وَالصَّيْدُ لِغَيْرِ اللَّهْوِ مُبَاحٌ.
La chasse pour le divertissement est déconseillée ; la chasse pour un autre motif est permise.
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750
وَكُلُّ مَا قَتَلَهُ كَلْبُكَ الْمُعَلَّمُ أَوْ بَازُكَ الْمُعَلَّمُ فَجَائِزٌ أَكْلُهُ إِذَا أَرْسَلْتَهُ عَلَيْهِ.
Tout ce qu'a tué ton chien dressé ou ton faucon dressé peut se manger, si c'est toi qui l'as lâché sur ce gibier.
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751
وَكَذَلِكَ مَا أَنْفَذَتِ الْجَوَارِحُ مَقَاتِلَهُ قَبْلَ قُدْرَتِكَ عَلَى ذَكَاتِهِ، وَمَا أَدْرَكْتَهُ قَبْلَ إِنْفَاذِهَا لِمَقَاتِلِهِ لَمْ يُؤْكَلْ إِلَّا بِذَكَاةٍ.
Il en va de même du gibier que les animaux de chasse ont atteint dans ses organes vitaux avant que tu aies pu l'abattre. Celui que tu rejoins avant qu'ils aient atteint ses organes vitaux ne se mange qu'une fois abattu rituellement.
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752
وَكُلُّ مَا صِدْتَهُ بِسَهْمِكَ أَوْ رُمْحِكَ فَكُلْهُ، فَإِنْ أَدْرَكْتَ ذَكَاتَهُ فَذَكِّهِ، وَإِنْ فَاتَ بِنَفْسِهِ فَكُلْهُ إِذَا قَتَلَهُ سَهْمُكَ مَا لَمْ يَبِتْ عَنْكَ.
Tout ce que tu chasses avec ta flèche ou ta lance, mange-le. Si tu peux encore l'abattre, abats-le ; s'il meurt avant, mange-le si c'est ta flèche qui l'a tué, tant qu'il n'a pas passé la nuit loin de toi.
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753
وَقِيلَ: إِنَّمَا ذَلِكَ فِيمَا بَاتَ عَنْكَ مِمَّا قَتَلَتْهُ الْجَوَارِحُ، وَأَمَّا السَّهْمُ يُوجَدُ فِي مَقَاتِلِهِ فَلَا بَأْسَ بِأَكْلِهِ.
On a dit aussi : cela ne vaut que pour le gibier qui a passé la nuit loin de toi et qu'ont tué les animaux de chasse ; quant à celui dans les organes vitaux duquel on retrouve la flèche, il n'y a pas de mal à le manger.
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754
وَلَا تُؤْكَلُ الْإِنْسِيَّةُ بِمَا يُؤْكَلُ بِهِ الصَّيْدُ.
La bête domestique ne devient pas licite par ce qui rend licite le gibier.
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755
وَالْعَقِيقَةُ سُنَّةٌ مُسْتَحَبَّةٌ، وَيُعَقُّ عَنِ الْمَوْلُودِ يَوْمَ سَابِعِهِ بِشَاةٍ مِثْلِ مَا ذَكَرْنَا مِنْ سِنِّ الْأُضْحِيَّةِ وَصِفَتِهَا.
La ʿaqīqa est une sunna recommandée. On sacrifie pour le nouveau-né, à son septième jour, un ovin ou un caprin de l'âge et des qualités que nous avons indiqués pour le sacrifice de la fête.
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756
وَلَا يُحْسَبُ فِي السَّبْعَةِ الْأَيَّامِ الْيَوْمُ الَّذِي وُلِدَ فِيهِ، وَتُذْبَحُ ضَحْوَةً.
Le jour de la naissance ne compte pas dans les sept jours. On l'égorge dans la matinée.
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757
وَلَا يُمَسُّ الصَّبِيُّ بِشَيْءٍ مِنْ دَمِهَا، وَيُؤْكَلُ مِنْهَا وَيُتَصَدَّقُ، وَتُكْسَرُ عِظَامُهَا.
On ne touche l'enfant avec rien de son sang. On en mange, on en donne en aumône, et l'on peut en briser les os.
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758
وَإِنْ حُلِقَ شَعْرُ رَأْسِ الْمَوْلُودِ وَتُصُدِّقَ بِوَزْنِهِ مِنْ ذَهَبٍ أَوْ فِضَّةٍ فَذَلِكَ مُسْتَحَبٌّ حَسَنٌ.
Si l'on rase la tête du nouveau-né et que l'on donne en aumône le poids de ses cheveux en or ou en argent, c'est une belle chose, recommandée.
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759
وَإِنْ خُلِّقَ رَأْسُهُ بِخَلُوقٍ بَدَلًا مِنَ الدَّمِ الَّذِي كَانَتْ تَفْعَلُهُ الْجَاهِلِيَّةُ فَلَا بَأْسَ بِذَلِكَ.
Si l'on enduit sa tête de khalūq [parfum à base de safran], à la place du sang dont on l'enduisait au temps de l'Ignorance (Jāhiliyya), il n'y a pas de mal à cela.
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760
وَالْخِتَانُ سُنَّةٌ فِي الذُّكُورِ وَاجِبَةٌ، وَالْخِفَاضُ فِي النِّسَاءِ مَكْرُمَةٌ.
La circoncision est, pour les garçons, une sunna wājiba ; le khifāḍ [excision], pour les femmes, est une marque d'honneur (makruma).