ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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Le salut, la demande de permission d'entrer, l'aparté, la récitation du Coran, l'invocation, le rappel d'Allah, et ce qui se dit en voyageبَابٌ فِي السَّلَامِ وَالِاسْتِئْذَانِ وَالتَّنَاجِي وَالْقِرَاءَةِ وَالدُّعَاءِ وَذِكْرِ اللَّهِ وَالْقَوْلِ فِي السَّفَرِ
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1395
وَرَدُّ السَّلَامِ وَاجِبٌ، وَالِابْتِدَاءُ بِهِ سُنَّةٌ مُرَغَّبٌ فِيهَا، وَالسَّلَامُ أَنْ يَقُولَ الرَّجُلُ: السَّلَامُ عَلَيْكُمْ، وَيَقُولُ الرَّادُّ: وَعَلَيْكُمُ السَّلَامُ، أَوْ يَقُولُ: سَلَامٌ عَلَيْكُمْ كَمَا قِيلَ لَهُ.
Rendre le salut est obligatoire (wājib) ; le donner le premier est une sunna encouragée. Le salut consiste à dire : « As-salāmu ʿalaykum [la paix soit sur vous] » ; celui qui répond dit : « Wa ʿalaykumu s-salām [et sur vous la paix] », ou bien : « Salāmun ʿalaykum », comme on le lui a dit.
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1396
وَأَكْثَرُ مَا يَنْتَهِي السَّلَامُ إِلَى الْبَرَكَةِ أَنْ تَقُولَ فِي رَدِّكَ: وَعَلَيْكُمُ السَّلَامُ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، وَلَا تَقُلْ فِي رَدِّكَ: سَلَامُ اللَّهِ عَلَيْكَ.
Le salut s'arrête au plus à la bénédiction : tu dis en répondant : « Wa ʿalaykumu s-salām wa raḥmatu Llāhi wa barakātuh [et sur vous la paix, la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions]. » Ne dis pas en répondant : « Que la paix d'Allah soit sur toi. »
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1397
وَإِذَا سَلَّمَ وَاحِدٌ مِنَ الْجَمَاعَةِ أَجْزَأَ عَنْهُمْ، وَكَذَلِكَ إِنْ رَدَّ وَاحِدٌ مِنْهُمْ، وَلْيُسَلِّمِ الرَّاكِبُ عَلَى الْمَاشِي، وَالْمَاشِي عَلَى الْجَالِسِ.
Si l'un des membres du groupe salue, cela suffit pour tous ; de même si l'un d'eux répond. Que celui qui est à monture salue celui qui marche, et celui qui marche celui qui est assis.
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1398
وَالْمُصَافَحَةُ حَسَنَةٌ، وَكَرِهَ مَالِكٌ الْمُعَانَقَةَ، وَأَجَازَهَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، وَكَرِهَ مَالِكٌ تَقْبِيلَ الْيَدِ، وَأَنْكَرَ مَا رُوِيَ فِيهِ.
La poignée de main est une bonne chose. Mālik a désapprouvé l'accolade, et Ibn ʿUyayna l'a permise. Mālik a désapprouvé le baisemain et n'a pas admis ce qui est rapporté à son sujet.
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1399
وَلَا تُبْتَدَأُ الْيَهُودُ وَالنَّصَارَى بِالسَّلَامِ، فَمَنْ سَلَّمَ عَلَى ذِمِّيٍّ فَلَا يَسْتَقِيلُهُ، وَإِنْ سَلَّمَ عَلَيْهِ الْيَهُودِيُّ أَوِ النَّصْرَانِيُّ فَلْيَقُلْ: عَلَيْكَ.
On ne salue pas en premier les juifs et les chrétiens ; celui qui a salué un dhimmī ne lui demande pas de le tenir quitte de son salut. Si le juif ou le chrétien le salue, qu'il dise : « ʿAlayka [et sur toi]. »
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1400
وَمَنْ قَالَ: عَلَيْكَ السِّلَامُ بِكَسْرِ السِّينِ، وَهِيَ الْحِجَارَةُ فَقَدْ قِيلَ ذَلِكَ.
On a dit aussi qu'il peut répondre : « ʿAlayka s-silām », avec un i après le s, mot qui désigne les pierres.
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1401
وَالِاسْتِئْذَانُ وَاجِبٌ؛ فَلَا تَدْخُلْ بَيْتًا فِيهِ أَحَدٌ حَتَّى تَسْتَأْذِنَ ثَلَاثًا، فَإِنْ أُذِنَ لَكَ وَإِلَّا رَجَعْتَ.
Demander la permission d'entrer est obligatoire (wājib) : n'entre pas dans une maison où se trouve quelqu'un avant d'avoir demandé la permission trois fois ; si l'on te l'accorde, [entre,] sinon retire-toi.
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1402
وَيُرَغَّبُ فِي عِيَادَةِ الْمَرْضَى، وَلَا يَتَنَاجَى اثْنَانِ دُونَ وَاحِدٍ، وَكَذَلِكَ جَمَاعَةٌ إِذَا أَبْقَوْا وَاحِدًا مِنْهُمْ، وَقَدْ قِيلَ: لَا يَنْبَغِي ذَلِكَ إِلَّا بِإِذْنِهِ، وَذِكْرُ الْهِجْرَةِ قَدْ تَقَدَّمَ فِي بَابٍ قَبْلَ هَذَا.
Il est encouragé de visiter les malades. Deux personnes ne s'entretiennent pas en aparté à l'exclusion d'une troisième, ni un groupe en laissant l'un des siens à l'écart ; on a dit que cela ne convient qu'avec sa permission. La rupture des relations a déjà été mentionnée dans un chapitre précédent.
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1403
قَالَ مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ: مَا عَمِلَ آدَمِيٌّ عَمَلًا أَنْجَى لَهُ مِنْ عَذَابِ اللَّهِ مِنْ ذِكْرِ اللَّهِ، وَقَالَ عُمَرُ: أَفْضَلُ مِنْ ذِكْرِ اللَّهِ بِاللِّسَانِ ذِكْرُ اللَّهِ عِنْدَ أَمْرِهِ وَنَهْيِهِ.
Muʿādh ibn Jabal a dit : « L'être humain n'accomplit aucune œuvre qui le sauve mieux du châtiment d'Allah que le rappel d'Allah. » ʿUmar a dit : « Meilleur que le rappel d'Allah par la langue est le rappel d'Allah devant Son ordre et Son interdit. »
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1404
وَمِنْ دُعَاءِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كُلَّمَا أَصْبَحَ وَأَمْسَى: اللَّهُمَّ بِكَ نُصْبِحُ، وَبِكَ نُمْسِي، وَبِكَ نَحْيَا وَبِكَ نَمُوتُ، وَيَقُولُ فِي الصَّبَاحِ: وَإِلَيْكَ النُّشُورُ، وَفِي الْمَسَاءِ: وَإِلَيْكَ الْمَصِيرُ.
Parmi les invocations du Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, chaque matin et chaque soir : « Ô Allah, c'est par Toi que nous entrons dans le matin, par Toi que nous entrons dans le soir, par Toi que nous vivons et par Toi que nous mourons. » Il ajoutait le matin : « et vers Toi est la résurrection », et le soir : « et vers Toi est le retour ».
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1405
وَرُوِيَ مَعَ ذَلِكَ: اللَّهُمَّ اجْعَلْنِي مِنْ أَعْظَمِ عِبَادِكَ عِنْدَكَ حَظًّا وَنَصِيبًا فِي كُلِّ خَيْرٍ تَقْسِمُهُ فِي هَذَا الْيَوْمِ، وَفِيمَا بَعْدَهُ: مِنْ نُورٍ تَهْدِي بِهِ، أَوْ رَحْمَةٍ تَنْشُرُهَا، أَوْ رِزْقٍ تَبْسُطُهُ، أَوْ ضُرٍّ تَكْشِفُهُ، أَوْ ذَنْبٍ تَغْفِرُهُ، أَوْ شِدَّةٍ تَدْفَعُهَا، أَوْ فِتْنَةٍ تَصْرِفُهَا، أَوْ مُعَافَاةٍ تَمُنُّ بِهَا بِرَحْمَتِكَ إِنَّكَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ.
On rapporte encore, avec cela : « Ô Allah, fais de moi l'un de Tes serviteurs les mieux pourvus auprès de Toi, en lot et en part, de tout bien que Tu répartis en ce jour et après lui : lumière par laquelle Tu guides, miséricorde que Tu répands, subsistance que Tu dispenses, mal que Tu dissipes, péché que Tu pardonnes, épreuve que Tu repousses, tentation que Tu détournes, ou santé que Tu accordes, par Ta miséricorde. Tu es puissant sur toute chose. »
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1406
وَمِنْ دُعَائِهِ عَلَيْهِ السَّلَامُ عِنْدَ النَّوْمِ أَنَّهُ كَانَ يَضَعُ يَدَهُ الْيُمْنَى تَحْتَ خَدِّهِ الْأَيْمَنِ وَالْيُسْرَى عَلَى فَخِذِهِ الْأَيْسَرِ ثُمَّ يَقُولُ: اللَّهُمَّ بِاسْمِكَ وَضَعْتُ جَنْبِي، وَبِاسْمِكَ أَرْفَعُهُ، اللَّهُمَّ إِنْ أَمْسَكْتَ نَفْسِي فَاغْفِرْ لَهَا، وَإِنْ أَرْسَلْتَهَا فَاحْفَظْهَا بِمَا تَحْفَظُ بِهِ الصَّالِحِينَ مِنْ عِبَادِكَ.
Parmi ses invocations, sur lui la paix, au moment de dormir : il plaçait la main droite sous sa joue droite et la gauche sur sa cuisse gauche, puis disait : « Ô Allah, c'est en Ton nom que je pose mon flanc et en Ton nom que je le relève. Ô Allah, si Tu retiens mon âme, pardonne-lui ; et si Tu la renvoies, garde-la comme Tu gardes les vertueux d'entre Tes serviteurs. »
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1407
اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْلَمْتُ نَفْسِي إِلَيْكَ، وَأَلْجَأْتُ ظَهْرِي إِلَيْكَ، وَفَوَّضْتُ أَمْرِي إِلَيْكَ، وَوَجَّهْتُ وَجْهِي إِلَيْكَ، رَهْبَةً مِنْكَ وَرَغْبَةً إِلَيْكَ، لَا مَنْجَى وَلَا مَلْجَأَ مِنْكَ إِلَّا إِلَيْكَ.
« Ô Allah, je T'ai soumis mon âme, j'ai adossé mon dos à Toi, je T'ai confié mon affaire et j'ai tourné mon visage vers Toi, par crainte de Toi et par désir de Toi. Il n'est de refuge ni d'abri contre Toi qu'auprès de Toi. »
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1408
أَسْتَغْفِرُكَ وَأَتُوبُ إِلَيْكَ، آمَنْتُ بِكِتَابِكَ الَّذِي أَنْزَلْتَ وَبِنَبِيِّكَ الَّذِي أَرْسَلْتَ، فَاغْفِرْ لِي مَا قَدَّمْتُ وَمَا أَخَّرْتُ، وَمَا أَسْرَرْتُ وَمَا أَعْلَنْتُ، أَنْتَ إِلَهِي لَا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ، رَبِّ قِنِي عَذَابَكَ يَوْمَ تَبْعَثُ عِبَادَكَ.
« Je Te demande pardon et je reviens à Toi. Je crois en Ton Livre que Tu as révélé et en Ton Prophète que Tu as envoyé. Pardonne-moi donc ce que j'ai fait et ce que j'ai remis à plus tard, ce que j'ai caché et ce que j'ai montré. Tu es mon Dieu, il n'est de divinité que Toi. Seigneur, préserve-moi de Ton châtiment le jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs. »
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1409
وَمِمَّا رُوِيَ فِي الدُّعَاءِ عِنْدَ الْخُرُوجِ مِنَ الْمَنْزِلِ: اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ أَنْ أَضِلَّ أَوْ أُضَلَّ، أَوْ أَزِلَّ أَوْ أُزَلَّ، أَوْ أَظْلِمَ أَوْ أُظْلَمَ، أَوْ أَجْهَلَ أَوْ يُجْهَلَ عَلَيَّ.
Parmi ce qui est rapporté comme invocation en sortant de chez soi : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le fait de m'égarer ou d'être égaré, de trébucher ou d'être poussé à la faute, d'être injuste ou de subir l'injustice, d'agir en ignorant ou qu'on agisse ainsi envers moi. »
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1410
وَرُوِيَ فِي دُبُرِ كُلِّ صَلَاةٍ أَنْ يُسَبِّحَ اللَّهَ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ، وَيُكَبِّرَ اللَّهَ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ، وَيَحْمَدَ اللَّهَ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ، وَيَخْتِمَ الْمِائَةَ بِلَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ، وَلَهُ الْحَمْدُ، وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ.
Il est rapporté qu'à la suite de chaque prière on glorifie Allah trente-trois fois, on proclame Sa grandeur trente-trois fois et on Le loue trente-trois fois, puis on complète la centaine par : « Il n'est de divinité qu'Allah, seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est puissant sur toute chose. »
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1411
وَعِنْدَ الْخَلَاءِ تَقُولُ: الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي رَزَقَنِي لَذَّتَهُ، وَأَخْرَجَ عَنِّي مَشَقَّتَهُ، وَأَبْقَى فِي جِسْمِي قُوَّتَهُ. وَتَتَعَوَّذُ مِنْ كُلِّ شَيْءٍ تَخَافُهُ.
Au sortir des lieux d'aisance, tu dis : « Louange à Allah qui m'a accordé le plaisir de la nourriture, a fait sortir de moi ce qu'elle a de pénible et en a laissé la force dans mon corps. » Et tu cherches refuge [auprès d'Allah] contre tout ce que tu crains.
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1412
وَعِنْدَمَا تَحِلُّ بِمَوْضِعٍ أَوْ تَجْلِسُ بِمَكَانٍ أَوْ تَنَامُ فِيهِ تَقُولُ: أَعُوذُ بِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّاتِ مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ.
Quand tu fais halte en un lieu, que tu t'assieds quelque part ou que tu y dors, tu dis : « Je cherche refuge dans les paroles parfaites d'Allah contre le mal de ce qu'Il a créé. »
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1413
وَمِنَ التَّعَوُّذِ أَنْ تَقُولَ: أَعُوذُ بِوَجْهِ اللَّهِ الْكَرِيمِ وَبِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّاتِ الَّتِي لَا يُجَاوِزُهُنَّ بَرٌّ وَلَا فَاجِرٌ، وَبِأَسْمَاءِ اللَّهِ الْحُسْنَى كُلِّهَا مَا عَلِمْتُ مِنْهَا وَمَا لَمْ أَعْلَمْ مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ وَذَرَأَ وَبَرَأَ
Parmi les formules de protection, tu dis : « Je cherche refuge dans la Face d'Allah le Généreux, dans les paroles parfaites d'Allah que ne dépasse ni l'homme de bien ni le pervers, et dans tous les plus beaux noms d'Allah, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas, contre le mal de ce qu'Il a créé, multiplié et façonné ; »
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1414
وَمِنْ شَرِّ مَا يَنْزِلُ مِنَ السَّمَاءِ، وَمِنْ شَرِّ مَا يَعْرُجُ فِيهَا، وَمِنْ شَرِّ مَا ذَرَأَ فِي الْأَرْضِ، وَمِنْ شَرِّ مَا يَخْرُجُ مِنْهَا، وَمِنْ فِتْنَةِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ، وَمِنْ طَوَارِقِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ إِلَّا طَارِقًا يَطْرُقُ بِخَيْرٍ يَا رَحْمَنُ
« contre le mal de ce qui descend du ciel et le mal de ce qui y monte, contre le mal de ce qu'Il a multiplié sur la terre et le mal de ce qui en sort, contre la tentation de la nuit et du jour, et contre ce qui survient de nuit et de jour, sauf ce qui survient avec un bien, ô Tout Miséricordieux. »
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1415
وَيُقَالُ فِي ذَلِكَ أَيْضًا: وَمِنْ شَرِّ كُلِّ دَابَّةٍ رَبِّي آخِذٌ بِنَاصِيَتِهَا، إِنَّ رَبِّي عَلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ.
On dit aussi à ce propos : « et contre le mal de toute bête que mon Seigneur tient par le toupet ; mon Seigneur est sur une voie droite. »
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1416
وَيُسْتَحَبُّ لِمَنْ دَخَلَ مَنْزِلَهُ أَنْ يَقُولَ: مَا شَاءَ اللَّهُ لَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ.
Il est recommandé à celui qui entre chez lui de dire : « Ce qu'Allah veut ! Il n'est de force que par Allah. »
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1417
وَيُكْرَهُ الْعَمَلُ فِي الْمَسَاجِدِ مِنْ خِيَاطَةٍ وَنَحْوِهَا، وَلَا يَغْسِلُ يَدَيْهِ فِيهِ، وَلَا يَأْكُلُ فِيهِ إِلَّا مِثْلَ الشَّيْءِ الْخَفِيفِ كَالسَّوِيقِ وَنَحْوِهِ.
Il est déconseillé de travailler dans les mosquées, à la couture ou à autre chose. On ne s'y lave pas les mains, et l'on n'y mange que quelque chose de léger, comme le sawīq [farine de céréales grillées] ou ce qui y ressemble.
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1418
وَلَا يَقُصُّ فِيهِ شَارِبَهُ، وَلَا يُقَلِّمُ فِيهِ أَظْفَارَهُ، وَإِنْ قَصَّ أَوْ قَلَّمَ أَخَذَهُ فِي ثَوْبِهِ، وَلَا يَقْتُلُ فِيهِ قَمْلَةً وَلَا بُرْغُوثًا، وَأُرْخِصَ فِي مَبِيتِ الْغُرَبَاءِ فِي مَسَاجِدِ الْبَادِيَةِ.
On ne s'y taille pas la moustache et l'on ne s'y coupe pas les ongles ; si on l'a fait, on recueille [ce qui tombe] dans son vêtement. On n'y tue ni pou ni puce. Il a été toléré que les étrangers passent la nuit dans les mosquées de la campagne.
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1419
وَلَا يَنْبَغِي أَنْ يَقْرَأَ فِي الْحَمَّامِ إِلَّا الْآيَاتِ الْيَسِيرَةَ، وَلَا يُكْثِرُ.
Il ne convient de réciter [le Coran] au bain public que quelques versets, sans s'y étendre.
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1420
وَيَقْرَأُ الرَّاكِبُ وَالْمُضْطَجِعُ وَالْمَاشِي مِنْ قَرْيَةٍ إِلَى قَرْيَةٍ، وَيُكْرَهُ ذَلِكَ لِلْمَاشِي إِلَى السُّوقِ، وَقَدْ قِيلَ: إِنَّ ذَلِكَ لِلْمُتَعَلِّمِ وَاسِعٌ.
Récite celui qui est à monture, celui qui est allongé et celui qui marche d'un village à l'autre ; c'est déconseillé à celui qui marche vers le marché, mais on a dit que c'est permis à celui qui apprend.
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1421
وَمَنْ قَرَأَ الْقُرْآنَ فِي سَبْعٍ فَذَلِكَ حَسَنٌ، وَالتَّفَهُّمُ مَعَ قِلَّةِ الْقِرَاءَةِ أَفْضَلُ، وَرُوِيَ أَنَّ النَّبِيَّ عَلَيْهِ السَّلَامُ لَمْ يَقْرَأْهُ فِي أَقَلَّ مِنْ ثَلَاثٍ.
Celui qui récite le Coran en sept jours fait bien ; mais chercher à comprendre en récitant peu vaut mieux. Il est rapporté que le Prophète, sur lui la paix, ne l'a pas récité en moins de trois jours.
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1422
وَيُسْتَحَبُّ لِلْمُسَافِرِ أَنْ يَقُولَ عِنْدَ رُكُوبِهِ: بِسْمِ اللَّهِ، اللَّهُمَّ أَنْتَ الصَّاحِبُ فِي السَّفَرِ وَالْخَلِيفَةُ فِي الْأَهْلِ، اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ وَعْثَاءِ السَّفَرِ وَكَآبَةِ الْمُنْقَلَبِ وَسُوءِ الْمَنْظَرِ فِي الْأَهْلِ وَالْمَالِ.
Il est recommandé au voyageur de dire en montant : « Au nom d'Allah. Ô Allah, Tu es le compagnon dans le voyage et le remplaçant auprès de la famille. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la fatigue du voyage, la tristesse du retour et le spectacle du malheur dans la famille et les biens. »
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1423
وَيَقُولُ الرَّاكِبُ إِذَا اسْتَوَى عَلَى الدَّابَّةِ: ﴿سُبْحَانَ الَّذِي سَخَّرَ لَنَا هَذَا وَمَا كُنَّا لَهُ مُقْرِنِينَ وَإِنَّا إِلَى رَبِّنَا لَمُنْقَلِبُونَ﴾.
Celui qui est à monture dit, une fois installé sur la bête : « Gloire à Celui qui nous a soumis ceci, alors que nous n'étions pas capables de le maîtriser ; et c'est vers notre Seigneur que nous retournerons » [sourate az-Zukhruf, 43:13-14].
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1424
وَتُكْرَهُ التِّجَارَةُ إِلَى أَرْضِ الْعَدُوِّ وَبَلَدِ السُّودَانِ، وَقَالَ النَّبِيُّ عَلَيْهِ السَّلَامُ: السَّفَرُ قِطْعَةٌ مِنَ الْعَذَابِ.
Il est déconseillé d'aller commercer en terre ennemie et au pays des Noirs (bilād as-Sūdān). Le Prophète, sur lui la paix, a dit : « Le voyage est une part du tourment. »
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1425
وَلَا يَنْبَغِي أَنْ تُسَافِرَ الْمَرْأَةُ مَعَ غَيْرِ ذِي مَحْرَمٍ مِنْهَا سَفَرَ يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ فَأَكْثَرَ، إِلَّا فِي حَجِّ الْفَرِيضَةِ خَاصَّةً فِي قَوْلِ مَالِكٍ فِي رُفْقَةٍ مَأْمُونَةٍ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ مَعَهَا ذُو مَحْرَمٍ فَذَلِكَ لَهَا.
Il ne convient pas que la femme voyage sans un maḥram pour un trajet d'un jour et d'une nuit ou davantage, sauf pour le seul pèlerinage obligatoire, selon l'avis de Mālik : dans une compagnie sûre, cela lui est permis même sans maḥram.