ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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Le pèlerinage (ḥajj) et la ʿumraبَابٌ فِي الْحَجِّ وَالْعُمْرَةِ
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654
وَحَجُّ بَيْتِ اللَّهِ الْحَرَامِ الَّذِي بِبَكَّةَ فَرِيضَةٌ عَلَى كُلِّ مَنِ اسْتَطَاعَ إِلَى ذَلِكَ سَبِيلًا مِنَ الْمُسْلِمِينَ الْأَحْرَارِ الْبَالِغِينَ مَرَّةً فِي عُمُرِهِ.
Le pèlerinage à la Maison sacrée d'Allah, qui est à Bakka, est une obligation (farīḍa), une fois dans la vie, pour tout musulman libre et pubère qui a le moyen de s'y rendre.
Bakka : autre nom de La Mecque.
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655
وَالسَّبِيلُ: الطَّرِيقُ السَّابِلَةُ وَالزَّادُ الْمُبَلِّغُ إِلَى مَكَّةَ، وَالْقُوَّةُ عَلَى الْوُصُولِ إِلَى مَكَّةَ إِمَّا رَاكِبًا أَوْ رَاجِلًا مَعَ صِحَّةِ الْبَدَنِ.
Avoir le moyen de s'y rendre, c'est disposer d'une route praticable, des provisions qui permettent d'atteindre La Mecque, et de la force d'y parvenir, à dos de monture ou à pied, avec un corps en bonne santé.
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656
وَإِنَّمَا يُؤْمَرُ أَنْ يُحْرِمَ مِنَ الْمِيقَاتِ.
On ordonne au pèlerin de n'entrer en état de sacralisation (iḥrām) qu'à partir du mīqāt [le lieu fixé pour cela].
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657
وَمِيقَاتُ أَهْلِ الشَّأْمِ وَمِصْرَ وَالْمَغْرِبِ الْجُحْفَةُ، فَإِنْ مَرُّوا بِالْمَدِينَةِ فَالْأَفْضَلُ لَهُمْ أَنْ يُحْرِمُوا مِنْ مِيقَاتِ أَهْلِهَا مِنْ ذِي الْحُلَيْفَةِ.
Le mīqāt des gens du Shām, de l'Égypte et du Maghreb est al-Juḥfa. S'ils passent par Médine, il leur est préférable d'entrer en iḥrām au mīqāt de ses habitants, Dhū l-Ḥulayfa.
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658
وَمِيقَاتُ أَهْلِ الْعِرَاقِ ذَاتُ عِرْقٍ، وَأَهْلِ الْيَمَنِ يَلَمْلَمُ، وَأَهْلِ نَجْدٍ مِنْ قَرْنٍ.
Le mīqāt des gens de l'Irak est Dhāt ʿIrq ; celui des gens du Yémen, Yalamlam ; celui des gens du Najd, Qarn.
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659
وَمَنْ مَرَّ مِنْ هَؤُلَاءِ بِالْمَدِينَةِ فَوَاجِبٌ عَلَيْهِ أَنْ يُحْرِمَ مِنْ ذِي الْحُلَيْفَةِ، إِذْ لَا يَتَعَدَّاهُ إِلَى مِيقَاتٍ لَهُ.
Celui d'entre eux qui passe par Médine doit entrer en iḥrām à Dhū l-Ḥulayfa, puisqu'il ne rencontrera pas ensuite un mīqāt qui soit le sien.
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660
وَيُحْرِمُ الْحَاجُّ أَوِ الْمُعْتَمِرُ بِإِثْرِ صَلَاةِ فَرِيضَةٍ أَوْ نَافِلَةٍ، يَقُولُ: لَبَّيْكَ اللَّهُمَّ لَبَّيْكَ، لَبَّيْكَ لَا شَرِيكَ لَكَ لَبَّيْكَ، إِنَّ الْحَمْدَ وَالنِّعْمَةَ لَكَ، وَالْمُلْكَ لَا شَرِيكَ لَكَ.
Celui qui fait le ḥajj ou la ʿumra entre en iḥrām à la suite d'une prière, obligatoire ou surérogatoire. Il dit : « Labbayka Llāhumma labbayk, labbayka lā sharīka laka labbayk, inna l-ḥamda wa-n-niʿmata laka wa-l-mulk, lā sharīka lak » [Me voici, ô Allah, me voici ! Me voici, Tu n'as pas d'associé, me voici ! La louange et le bienfait sont à Toi, ainsi que la royauté. Tu n'as pas d'associé].
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661
وَيَنْوِي مَا أَرَادَ مِنْ حَجٍّ أَوْ عُمْرَةٍ.
Il forme l'intention de ce qu'il veut accomplir, ḥajj ou ʿumra.
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662
وَيُؤْمَرُ أَنْ يَغْتَسِلَ عِنْدَ الْإِحْرَامِ قَبْلَ أَنْ يُحْرِمَ، وَيَتَجَرَّدَ مِنْ مَخِيطِ الثِّيَابِ.
On lui ordonne de faire le ghusl au moment de l'iḥrām, avant d'y entrer, et de quitter les vêtements cousus.
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663
وَيُسْتَحَبُّ لَهُ أَنْ يَغْتَسِلَ لِدُخُولِ مَكَّةَ.
Il lui est recommandé de faire le ghusl pour entrer à La Mecque.
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664
وَلَا يَزَالُ يُلَبِّي دُبُرَ الصَّلَوَاتِ وَعِنْدَ كُلِّ شَرَفٍ وَعِنْدَ مُلَاقَاةِ الرِّفَاقِ، وَلَيْسَ عَلَيْهِ كَثْرَةُ الْإِلْحَاحِ بِذَلِكَ.
Il ne cesse de répéter la talbiya à la suite des prières, à chaque hauteur et à la rencontre des groupes de voyageurs ; il n'a pas à la répéter avec insistance.
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665
فَإِذَا دَخَلَ مَكَّةَ أَمْسَكَ عَنِ التَّلْبِيَةِ حَتَّى يَطُوفَ وَيَسْعَى، ثُمَّ يُعَاوِدُهَا حَتَّى تَزُولَ الشَّمْسُ مِنْ يَوْمِ عَرَفَةَ، وَيَرُوحَ إِلَى مُصَلَّاهَا.
Entré à La Mecque, il cesse la talbiya jusqu'à ce qu'il ait fait le ṭawāf et le saʿy ; puis il la reprend, jusqu'à ce que le soleil décline le jour de ʿArafa et qu'il se rende au lieu de prière de ʿArafa.
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666
وَيُسْتَحَبُّ أَنْ يَدْخُلَ مَكَّةَ مِنْ كَدَاءَ الثَّنِيَّةِ الَّتِي بِأَعْلَى مَكَّةَ، وَإِذَا خَرَجَ خَرَجَ مِنْ كُدًى وَإِنْ لَمْ يَفْعَلْ فِي الْوَجْهَيْنِ فَلَا حَرَجَ.
Il est recommandé d'entrer à La Mecque par Kadāʾ, le col qui se trouve dans le haut de La Mecque, et d'en sortir par Kudā. S'il ne le fait ni dans un sens ni dans l'autre, il n'y a pas de faute.
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667
قَالَ فَإِذَا دَخَلَ مَكَّةَ فَلْيَدْخُلِ الْمَسْجِدَ الْحَرَامَ، وَمُسْتَحْسَنٌ أَنْ يَدْخُلَ مِنْ بَابِ بَنِي شَيْبَةَ.
Il [Mālik] a dit : une fois entré à La Mecque, qu'il entre dans la Mosquée sacrée ; il est bien vu d'y entrer par la porte des Banū Shayba.
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668
فَيَسْتَلِمَ الْحَجَرَ الْأَسْوَدَ بِفِيهِ إِنْ قَدَرَ، وَإِلَّا وَضَعَ يَدَهُ عَلَيْهِ، ثُمَّ وَضَعَهَا عَلَى فِيهِ مِنْ غَيْرِ تَقْبِيلٍ.
Il touche la Pierre noire de la bouche s'il le peut ; sinon, il pose la main sur elle, puis la porte à sa bouche, sans faire entendre de baiser.
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669
ثُمَّ يَطُوفُ وَالْبَيْتُ عَلَى يَسَارِهِ سَبْعَةَ أَطْوَافٍ: ثَلَاثَةً خَبَبًا ثُمَّ أَرْبَعَةً مَشْيًا.
Puis il tourne autour de la Maison, en la gardant à sa gauche, sept tours : trois au pas pressé, puis quatre en marchant.
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670
وَيَسْتَلِمُ كُلَّمَا مَرَّ بِهِ كَمَا ذَكَرْنَا، وَيُكَبِّرُ.
Il touche la Pierre chaque fois qu'il passe devant elle, comme nous l'avons dit, et dit le takbīr.
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671
وَلَا يَسْتَلِمُ الرُّكْنَ الْيَمَانِيَ بِفِيهِ، وَلَكِنْ بِيَدِهِ، ثُمَّ يَضَعُهَا عَلَى فِيهِ مِنْ غَيْرِ تَقْبِيلٍ.
Il ne touche pas l'angle yéménite de la bouche, mais de la main, qu'il porte ensuite à sa bouche, sans faire entendre de baiser.
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672
فَإِذَا تَمَّ طَوَافُهُ رَكَعَ عِنْدَ الْمَقَامِ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ اسْتَلَمَ الْحَجَرَ إِنْ قَدَرَ.
Son ṭawāf terminé, il prie deux rakʿa auprès du Maqām, puis il touche la Pierre s'il le peut.
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673
ثُمَّ يَخْرُجُ إِلَى الصَّفَا فَيَقِفُ عَلَيْهِ لِلدُّعَاءِ، ثُمَّ يَسْعَى إِلَى الْمَرْوَةِ وَيَخُبُّ فِي بَطْنِ الْمَسِيلِ فَإِذَا أَتَى الْمَرْوَةَ وَقَفَ عَلَيْهَا لِلدُّعَاءِ.
Il sort ensuite vers aṣ-Ṣafā et s'y tient pour invoquer. Puis il marche vers al-Marwa, en pressant le pas au creux du lit du torrent. Arrivé à al-Marwa, il s'y tient pour invoquer.
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674
ثُمَّ يَسْعَى إِلَى الصَّفَا، يَفْعَلُ ذَلِكَ سَبْعَ مَرَّاتٍ، فَيَقِفُ بِذَلِكَ أَرْبَعَ وَقَفَاتٍ عَلَى الصَّفَا وَأَرْبَعًا عَلَى الْمَرْوَةِ.
Puis il marche vers aṣ-Ṣafā. Il fait cela sept fois : il se tient ainsi quatre fois sur aṣ-Ṣafā et quatre fois sur al-Marwa.
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675
ثُمَّ يَخْرُجُ يَوْمَ التَّرْوِيَةِ إِلَى مِنًى فَيُصَلِّي بِهَا الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ وَالْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ وَالصُّبْحَ.
Puis, le jour de la Tarwiya, il sort vers Minā et y prie le ẓuhr, le ʿaṣr, le maghrib, le ʿishāʾ et le ṣubḥ.
Jour de la Tarwiya : le huitième jour de Dhū l-Ḥijja.
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676
ثُمَّ يَمْضِي إِلَى عَرَفَاتٍ، وَلَا يَدَعُ التَّلْبِيَةَ فِي هَذَا كُلِّهِ، حَتَّى تَزُولَ الشَّمْسُ مِنْ يَوْمِ عَرَفَةَ، وَيَرُوحَ إِلَى مُصَلَّاهَا.
Il gagne ensuite ʿArafāt. Il ne délaisse pas la talbiya pendant tout cela, jusqu'à ce que le soleil décline le jour de ʿArafa et qu'il se rende au lieu de prière de ʿArafa.
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677
وَلْيَتَطَهَّرْ قَبْلَ رَوَاحِهِ فَيَجْمَعُ بَيْنَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ مَعَ الْإِمَامِ.
Qu'il se purifie avant de s'y rendre. Il réunit alors le ẓuhr et le ʿaṣr avec l'imam.
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678
ثُمَّ يَرُوحُ مَعَهُ إِلَى مَوْقِفِ عَرَفَةَ، فَيَقِفُ مَعَهُ إِلَى غُرُوبِ الشَّمْسِ.
Puis il se rend avec lui au lieu de la station de ʿArafa, et s'y tient avec lui jusqu'au coucher du soleil.
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679
ثُمَّ يَدْفَعُ بِدَفْعِهِ إِلَى الْمُزْدَلِفَةِ فَيُصَلِّي مَعَهُ بِالْمُزْدَلِفَةِ الْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ وَالصُّبْحَ.
Il part ensuite quand l'imam part, vers Muzdalifa, et prie avec lui, à Muzdalifa, le maghrib, le ʿishāʾ et le ṣubḥ.
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680
ثُمَّ يَقِفُ مَعَهُ بِالْمَشْعَرِ الْحَرَامِ يَوْمَئِذٍ بِهَا.
Puis il se tient avec lui, ce jour-là, au Mashʿar al-Ḥarām, qui s'y trouve.
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681
ثُمَّ يَدْفَعُ بِقُرْبِ طُلُوعِ الشَّمْسِ إِلَى مِنًى، وَيُحَرِّكُ دَابَّتَهُ بِبَطْنِ مُحَسِّرٍ.
Il part ensuite, peu avant le lever du soleil, vers Minā, et presse sa monture au creux de la vallée de Muḥassir.
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682
فَإِذَا وَصَلَ إِلَى مِنًى رَمَى جَمْرَةَ الْعَقَبَةِ بِسَبْعِ حَصَيَاتٍ مِثْلَ حَصَى الْخَذْفِ وَيُكَبِّرُ مَعَ كُلِّ حَصَاةٍ.
Arrivé à Minā, il lance sur la stèle d'al-ʿAqaba sept cailloux, de la taille de ceux que l'on lance du bout des doigts, en disant le takbīr à chaque caillou.
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683
ثُمَّ يَنْحَرُ إِنْ كَانَ مَعَهُ هَدْيٌ، ثُمَّ يَحْلِقُ.
Puis il immole sa bête, s'il a avec lui une offrande (hady), puis il se rase la tête.
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684
ثُمَّ يَأْتِي الْبَيْتَ فَيُفِيضُ وَيَطُوفُ سَبْعًا، وَيَرْكَعُ.
Il se rend ensuite à la Maison et accomplit le ṭawāf al-ifāḍa : il fait sept tours, puis prie [deux rakʿa].
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685
ثُمَّ يُقِيمُ بِمِنًى ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ، فَإِذَا زَالَتِ الشَّمْسُ مِنْ كُلِّ يَوْمٍ مِنْهَا رَمَى الْجَمْرَةَ الَّتِي تَلِي مِنًى بِسَبْعِ حَصَيَاتٍ يُكَبِّرُ مَعَ كُلِّ حَصَاةٍ.
Il séjourne ensuite trois jours à Minā. Chacun de ces jours, quand le soleil a décliné, il lance sept cailloux sur la stèle la plus proche de Minā, en disant le takbīr à chaque caillou.
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686
ثُمَّ يَرْمِي الْجَمْرَتَيْنِ كُلَّ جَمْرَةٍ بِمِثْلِ ذَلِكَ، وَيُكَبِّرُ مَعَ كُلِّ حَصَاةٍ.
Puis il lance de même sur les deux autres stèles, sept cailloux chacune, en disant le takbīr à chaque caillou.
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687
وَيَقِفُ لِلدُّعَاءِ بِإِثْرِ الرَّمْيِ فِي الْجَمْرَةِ الْأُولَى وَالثَّانِيَةِ، وَلَا يَقِفُ عِنْدَ جَمْرَةِ الْعَقَبَةِ، وَلْيَنْصَرِفْ.
Il s'arrête pour invoquer après avoir lancé sur la première stèle et sur la deuxième ; il ne s'arrête pas à la stèle d'al-ʿAqaba : qu'il s'en aille.
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688
فَإِذَا رَمَى فِي الْيَوْمِ الثَّالِثِ وَهُوَ رَابِعُ يَوْمِ النَّحْرِ انْصَرَفَ إِلَى مَكَّةَ، وَقَدْ تَمَّ حَجُّهُ.
Quand il a lancé les cailloux le troisième jour, qui est le quatrième à compter du jour du Sacrifice, il regagne La Mecque : son ḥajj est achevé.
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689
وَإِنْ شَاءَ تَعَجَّلَ فِي يَوْمَيْنِ مِنْ أَيَّامِ مِنًى، فَرَمَى وَانْصَرَفَ.
S'il le veut, il hâte son départ et ne reste que deux des jours de Minā : il lance les cailloux et s'en va.
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690
فَإِذَا خَرَجَ مِنْ مَكَّةَ طَافَ لِلْوَدَاعِ، وَرَكَعَ، وَانْصَرَفَ.
Au moment de quitter La Mecque, il fait le ṭawāf d'adieu, prie [deux rakʿa] et s'en va.
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691
وَالْعُمْرَةُ يَفْعَلُ فِيهَا كَمَا ذَكَرْنَا أَوَّلًا إِلَى تَمَامِ السَّعْيِ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، ثُمَّ يَحْلِقُ رَأْسَهُ، وَقَدْ تَمَّتْ عُمْرَتُهُ.
Pour la ʿumra, on fait comme nous l'avons dit au début, jusqu'à la fin du saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa ; puis on se rase la tête, et la ʿumra est achevée.
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692
وَالْحِلَاقُ أَفْضَلُ فِي الْحَجِّ وَالْعُمْرَةِ، وَالتَّقْصِيرُ يُجْزِئُ وَلْيُقَصِّرْ مِنْ جَمِيعِ شَعْرِهِ، وَسُنَّةُ الْمَرْأَةِ التَّقْصِيرُ.
Se raser la tête est préférable, dans le ḥajj comme dans la ʿumra ; se raccourcir les cheveux suffit, et l'on raccourcit alors toute la chevelure. Pour la femme, la sunna est de raccourcir.
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693
وَلَا بَأْسَ أَنْ يَقْتُلَ الْمُحْرِمُ الْفَأْرَةَ وَالْحَيَّةَ وَالْعَقْرَبَ وَشِبْهَهَا وَالْكَلْبَ الْعَقُورَ وَمَا يَعْدُو مِنَ الذِّئَابِ وَالسِّبَاعِ وَنَحْوِهَا.
Il n'y a pas de mal à ce que le pèlerin en iḥrām tue la souris, le serpent, le scorpion et ce qui leur ressemble, le chien qui mord, et ceux des loups, des fauves et des animaux semblables qui attaquent.
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694
وَيَقْتُلُ مِنَ الطَّيْرِ مَا يُتَّقَى أَذَاهُ مِنَ الْغِرْبَانِ وَالْأَحْدِيَةِ فَقَطْ.
Parmi les oiseaux, il ne tue que ceux dont on craint le mal : les corbeaux et les milans seulement.
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695
وَيَجْتَنِبُ فِي حَجِّهِ وَعُمْرَتِهِ النِّسَاءَ وَالطِّيبَ وَمَخِيطَ الثِّيَابِ وَالصَّيْدَ وَقَتْلَ الدَّوَابِّ وَإِلْقَاءَ التَّفَثِ.
Il s'abstient, pendant son ḥajj et sa ʿumra, des femmes, du parfum, des vêtements cousus, de la chasse, de tuer les bêtes et de se débarrasser de ce qui salit le corps [cheveux, poils, ongles].
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696
وَلَا يُغَطِّي رَأْسَهُ فِي الْإِحْرَامِ، وَلَا يَحْلِقُهُ إِلَّا مِنْ ضَرُورَةٍ.
Il ne se couvre pas la tête pendant l'iḥrām et ne la rase pas, sauf nécessité.
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697
ثُمَّ يَفْتَدِي بِصِيَامِ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ أَوْ إِطْعَامِ سِتَّةِ مَسَاكِينَ مُدَّيْنِ لِكُلِّ مِسْكِينٍ بِمُدِّ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَوْ يَنْسُكُ بِشَاةٍ يَذْبَحُهَا حَيْثُ شَاءَ مِنَ الْبِلَادِ.
Dans ce cas, il se rachète en jeûnant trois jours, ou en nourrissant six pauvres à raison de deux mudd par pauvre, selon le mudd du Prophète, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, ou en sacrifiant une bête du petit bétail, qu'il égorge où il veut.
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698
وَتَلْبَسُ الْمَرْأَةُ الْخُفَّيْنِ وَالثِّيَابَ فِي إِحْرَامِهَا، وَتَجْتَنِبُ مَا سِوَى ذَلِكَ مِمَّا يَجْتَنِبُهُ الرَّجُلُ.
La femme porte les chaussons de cuir (khuff) et ses vêtements pendant son iḥrām ; elle s'abstient de tout le reste de ce dont l'homme s'abstient.
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699
وَإِحْرَامُ الْمَرْأَةِ فِي وَجْهِهَا وَكَفَّيْهَا، وَإِحْرَامُ الرَّجُلِ فِي وَجْهِهِ وَرَأْسِهِ.
L'iḥrām de la femme porte sur son visage et sur ses mains [qu'elle laisse découverts] ; l'iḥrām de l'homme, sur son visage et sur sa tête [qu'il laisse découverts].
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700
وَلَا يَلْبَسُ الرَّجُلُ الْخُفَّيْنِ فِي الْإِحْرَامِ إِلَّا أَنْ لَا يَجِدَ نَعْلَيْنِ فَلْيَقْطَعْهُمَا أَسْفَلَ مِنَ الْكَعْبَيْنِ.
L'homme ne porte pas de chaussons de cuir pendant l'iḥrām, sauf s'il ne trouve pas de sandales : qu'il les coupe alors au-dessous des chevilles.
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701
وَالْإِفْرَادُ بِالْحَجِّ أَفْضَلُ عِنْدَنَا مِنَ التَّمَتُّعِ وَمِنَ الْقِرَانِ.
Accomplir le ḥajj seul (ifrād) est, pour nous, préférable au tamattuʿ et au qirān.
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702
فَمَنْ قَرَنَ أَوْ تَمَتَّعَ مِنْ غَيْرِ أَهْلِ مَكَّةَ فَعَلَيْهِ هَدْيٌ، يَذْبَحُهُ أَوْ يَنْحَرُهُ بِمِنًى إِنْ أَوْقَفَهُ بِعَرَفَةَ.
Celui qui fait le qirān ou le tamattuʿ, sans être un habitant de La Mecque, doit une offrande (hady), qu'il égorge ou immole à Minā s'il l'a fait stationner à ʿArafa.
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703
وَإِنْ لَمْ يُوقِفْهُ بِعَرَفَةَ فَلْيَنْحَرْ بِمَكَّةَ بِالْمَرْوَةِ بَعْدَ أَنْ يَدْخُلَ بِهِ مِنَ الْحِلِّ.
S'il ne l'a pas fait stationner à ʿArafa, qu'il l'immole à La Mecque, à al-Marwa, après l'avoir fait entrer depuis le territoire non sacré (ḥill).
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704
فَإِنْ لَمْ يَجِدْ هَدْيًا فَصِيَامُ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ فِي الْحَجِّ يَعْنِي مِنْ وَقْتِ يُحْرِمُ إِلَى يَوْمِ عَرَفَةَ.
S'il ne trouve pas d'offrande, il jeûne trois jours pendant le ḥajj, c'est-à-dire entre le moment où il entre en iḥrām et le jour de ʿArafa.
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705
فَإِنْ فَاتَهُ ذَلِكَ صَامَ أَيَّامَ مِنًى وَسَبْعَةً إِذَا رَجَعَ.
S'il a laissé passer ce moment, il jeûne les jours de Minā, et sept jours une fois rentré.
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706
وَصِفَةُ التَّمَتُّعِ أَنْ يُحْرِمَ بِعُمْرَةٍ، ثُمَّ يَحِلَّ مِنْهَا فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ، ثُمَّ يَحُجَّ مِنْ عَامِهِ قَبْلَ الرُّجُوعِ إِلَى أُفُقِهِ أَوْ إِلَى مِثْلِ أُفُقِهِ فِي الْبُعْدِ.
Le tamattuʿ consiste à entrer en iḥrām pour une ʿumra, à s'en désacraliser pendant les mois du ḥajj, puis à faire le ḥajj la même année, avant d'être rentré dans son pays ou dans un lieu aussi éloigné que son pays.
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707
وَلِهَذَا أَنْ يُحْرِمَ مِنْ مَكَّةَ إِنْ كَانَ بِهَا، وَلَا يُحْرِمُ مِنْهَا مَنْ أَرَادَ أَنْ يَعْتَمِرَ حَتَّى يَخْرُجَ إِلَى الْحِلِّ.
Celui-là [qui s'est désacralisé de sa ʿumra] peut entrer en iḥrām depuis La Mecque s'il s'y trouve. Mais celui qui veut faire une ʿumra n'entre pas en iḥrām depuis La Mecque : il doit sortir vers le territoire non sacré.
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708
وَصِفَةُ الْقِرَانِ أَنْ يُحْرِمَ بِحَجَّةٍ وَعُمْرَةٍ مَعًا وَيَبْدَأُ بِالْعُمْرَةِ فِي نِيَّتِهِ.
Le qirān consiste à entrer en iḥrām pour un ḥajj et une ʿumra à la fois, en commençant par la ʿumra dans son intention.
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709
وَإِذَا أَرْدَفَ الْحَجَّ عَلَى الْعُمْرَةِ قَبْلَ أَنْ يَطُوفَ وَيَرْكَعَ فَهُوَ قَارِنٌ.
Celui qui ajoute le ḥajj à la ʿumra avant d'avoir fait le ṭawāf et prié ses deux rakʿa est en qirān.
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710
وَلَيْسَ عَلَى أَهْلِ مَكَّةَ هَدْيٌ فِي تَمَتُّعٍ وَلَا قِرَانٍ.
Les habitants de La Mecque ne doivent d'offrande ni pour le tamattuʿ ni pour le qirān.
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711
وَمَنْ حَلَّ مِنْ عُمْرَتِهِ قَبْلَ أَشْهُرِ الْحَجِّ، ثُمَّ حَجَّ مِنْ عَامِهِ فَلَيْسَ بِمُتَمَتِّعٍ.
Celui qui s'est désacralisé de sa ʿumra avant les mois du ḥajj, puis fait le ḥajj la même année, n'est pas en tamattuʿ.
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712
وَمَنْ أَصَابَ صَيْدًا فَعَلَيْهِ جَزَاءُ مِثْلِ مَا قَتَلَ مِنَ النَّعَمِ يَحْكُمُ بِهِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْ فُقَهَاءِ الْمُسْلِمِينَ.
Celui qui tue un gibier doit en compensation une bête de bétail équivalente à ce qu'il a tué, selon le jugement de deux hommes intègres parmi les juristes musulmans.
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713
وَمَحَلُّهُ مِنًى إِنْ وَقَفَ بِهِ بِعَرَفَةَ، وَإِلَّا فَمَكَّةُ وَيَدْخُلُ بِهِ مِنَ الْحِلِّ.
Le lieu de son immolation est Minā s'il l'a fait stationner à ʿArafa, sinon La Mecque ; il la fait entrer depuis le territoire non sacré.
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714
وَلَهُ أَنْ يَخْتَارَ ذَلِكَ أَوْ كَفَّارَةَ طَعَامِ مَسَاكِينَ، أَنْ يَنْظُرَ إِلَى قِيمَةِ الصَّيْدِ طَعَامًا فَيَتَصَدَّقَ بِهِ.
Il peut choisir cela, ou bien une expiation consistant à nourrir des pauvres : il estime la valeur du gibier en nourriture et la donne en aumône.
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715
أَوْ عَدْلَ ذَلِكَ صِيَامًا، أَنْ يَصُومَ عَنْ كُلِّ مُدٍّ يَوْمًا وَلِكَسْرِ الْمُدِّ يَوْمًا كَامِلًا.
Ou bien l'équivalent en jeûne : il jeûne un jour par mudd, et un jour entier pour une fraction de mudd.
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716
وَالْعُمْرَةُ سُنَّةٌ مُؤَكَّدَةٌ مَرَّةً فِي الْعُمُرِ.
La ʿumra est une sunna confirmée (muʾakkada), une fois dans la vie.
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717
وَيُسْتَحَبُّ لِمَنِ انْصَرَفَ مِنْ مَكَّةَ مِنْ حَجٍّ أَوْ عُمْرَةٍ أَنْ يَقُولَ: آيِبُونَ تَائِبُونَ عَابِدُونَ، لِرَبِّنَا حَامِدُونَ. صَدَقَ اللَّهُ وَعْدَهُ، وَنَصَرَ عَبْدَهُ، وَهَزَمَ الْأَحْزَابَ وَحْدَهُ.
Il est recommandé à celui qui quitte La Mecque, après un ḥajj ou une ʿumra, de dire : « Āyibūna tāʾibūna ʿābidūna li-rabbinā ḥāmidūn, ṣadaqa Llāhu waʿdah, wa-naṣara ʿabdah, wa-hazama l-aḥzāba waḥdah » [Nous revenons, repentants, adorateurs, louant notre Seigneur. Allah a tenu Sa promesse, secouru Son serviteur et mis en déroute, Lui seul, les coalisés].