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الرسالة

ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī

· IVe s. h.
Intermédiaire

La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.

Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, passage par passage. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés.

Le texte, en arabe et en français

Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.

43 passages

Sommaire · 46 parties · partie 5
  1. Préambule de l'auteur§ 1 à 20
  2. Ce que les langues prononcent et que les cœurs croient, parmi les obligations de la religion§ 21 à 65
  3. Ce qui rend obligatoires le wuḍūʾ et le ghusl§ 66 à 82
  4. La pureté de l'eau, du vêtement et du lieu, et le vêtement qui suffit pour la prière§ 83 à 96
  5. La description du wuḍūʾ, ses sunnas et ses obligations, et le nettoyage intime à l'eau (istinjāʾ) ou aux pierres (istijmār)§ 97 à 139
  6. Le ghusl§ 140 à 151
  7. Celui qui ne trouve pas d'eau, et la description du tayammum§ 152 à 169
  8. L'essuyage des chaussons de cuir (khuffayn)§ 170 à 176
  9. Les temps des prières et leurs noms§ 177 à 193
  10. L'appel à la prière (adhān) et l'iqāma§ 194 à 203
  11. La manière d'accomplir les prières obligatoires, avec les prières surérogatoires et les sunnas qui s'y rattachent§ 204 à 276
  12. La direction de la prière, et les règles de l'imam et de celui qui prie derrière lui§ 277 à 294
  13. Questions diverses sur la prière§ 295 à 364
  14. Les prosternations de la récitation du Coran§ 365 à 381
  15. La prière en voyage§ 382 à 391
  16. La prière du vendredi§ 392 à 407
  17. La prière de la peur§ 408 à 414
  18. La prière des deux fêtes et le takbīr des jours de Minā§ 415 à 428
  19. La prière de l'éclipse§ 429 à 436
  20. La prière de demande de pluie§ 437 à 442
  21. Ce que l'on fait pour l'agonisant ; le lavage du mort, son linceul, son embaumement, son transport et son enterrement§ 443 à 474
  22. La prière sur les morts et l'invocation pour le défunt§ 475 à 504
  23. L'invocation pour l'enfant, la prière sur lui et son lavage§ 505 à 514
  24. Le jeûne§ 515 à 561
  25. La retraite spirituelle (iʿtikāf)§ 562 à 578
  26. La zakāt de l'or et de l'argent, des récoltes et du bétail ; ce qui sort des mines ; la jizya et ce que l'on prélève sur les commerçants parmi les gens de la dhimma et les ressortissants de pays ennemis§ 579 à 619
  27. La zakāt du bétail§ 620 à 645
  28. La zakāt de la Rupture§ 646 à 653
  29. Le pèlerinage (ḥajj) et la ʿumra§ 654 à 717
  30. Les sacrifices de la fête, l'abattage, la ʿaqīqa, la chasse, la circoncision, les aliments et les boissons interdits§ 718 à 760
  31. Le jihād§ 761 à 781
  32. Les serments et les vœux§ 782 à 813
  33. Le mariage, la répudiation, la reprise de l'épouse, le ẓihār, l'īlāʾ, le liʿān, le khulʿ et l'allaitement§ 814 à 902
  34. La ʿidda, l'entretien et l'istibrāʾ§ 903 à 931
  35. Les ventes et les contrats qui leur ressemblent§ 932 à 1031
  36. Les testaments, le mudabbar, le mukātab, l'affranchi, l'umm walad et le walāʾ§ 1032 à 1069
  37. La préemption, la donation, l'aumône, le ḥubus, le gage, le prêt à usage, le dépôt, l'objet trouvé et l'usurpation§ 1070 à 1117
  38. Les règles du sang et les peines légales (ḥudūd)§ 1118 à 1195
  39. Les jugements et les témoignages§ 1196 à 1244
  40. Les successions (farāʾiḍ)§ 1245 à 1303
  41. Récapitulation des obligations, des sunnas wājiba et des actes vivement recommandés (raghāʾib)§ 1304 à 1363
  42. La fiṭra, la circoncision, le rasage des poils, le vêtement, la couverture des parties à cacher, et ce qui s'y rattache§ 1364 à 1382
  43. Le manger et le boire§ 1383 à 1394
  44. Le salut, la demande de permission d'entrer, l'aparté, la récitation du Coran, l'invocation, le rappel d'Allah, et ce qui se dit en voyage§ 1395 à 1425
  45. Les soins, les incantations (ruqā), les présages, les astres, la castration, le marquage des bêtes, les chiens, et la douceur envers l'esclave§ 1426 à 1435
  46. Le songe, le bâillement, l'éternuement, le jeu de trictrac et d'autres jeux, la course de chevaux, le tir à l'arc, et d'autres choses§ 1436 à 1456

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La description du wuḍūʾ, ses sunnas et ses obligations, et le nettoyage intime à l'eau (istinjāʾ) ou aux pierres (istijmār)بَابُ صِفَةِ الْوُضُوءِ وَمَسْنُونِهِ وَمَفْرُوضِهِ وَذِكْرِ الِاسْتِنْجَاءِ وَالِاسْتِجْمَارِ

  1. 97

    وَلَيْسَ الِاسْتِنْجَاءُ مِمَّا يَجِبُ أَنْ يُوصَلَ بِهِ الْوُضُوءُ، لَا فِي سُنَنِ الْوُضُوءِ وَلَا فِي فَرَائِضِهِ.

    Le nettoyage intime à l'eau (istinjāʾ) ne fait pas partie de ce qui doit être enchaîné au wuḍūʾ ; il ne compte ni parmi ses sunnas ni parmi ses obligations.

  2. 98

    وَهُوَ مِنْ بَابِ إِيجَابِ زَوَالِ النَّجَاسَةِ بِهِ أَوْ بِالِاسْتِجْمَارِ، لِئَلَّا يُصَلِّيَ بِهَا فِي جَسَدِهِ.

    Il relève de l'obligation d'ôter l'impureté, par lui ou par le nettoyage aux pierres (istijmār), afin de ne pas prier avec elle sur le corps.

  3. 99

    وَيُجْزِئُ فِعْلُهُ بِغَيْرِ نِيَّةٍ، وَكَذَلِكَ غَسْلُ الثَّوْبِ النَّجِسِ.

    Il est valable sans intention, de même que le lavage du vêtement souillé.

  4. 100

    وَصِفَةُ الِاسْتِنْجَاءِ أَنْ يَبْدَأَ بَعْدَ غَسْلِ يَدِهِ فَيَغْسِلَ مَخْرَجَ الْبَوْلِ، ثُمَّ يَمْسَحَ مَا فِي الْمَخْرَجِ مِنَ الْأَذَى بِمَدَرٍ أَوْ غَيْرِهِ أَوْ بِيَدِهِ، ثُمَّ يَحُكَّهَا بِالْأَرْضِ وَيَغْسِلَهَا.

    Voici comment on procède : après s'être lavé la main, on commence par laver l'orifice urinaire ; puis on essuie la souillure de l'[autre] orifice avec une motte de terre sèche ou autre chose, ou avec la main, que l'on frotte ensuite contre le sol et que l'on lave.

  5. 101

    ثُمَّ يَسْتَنْجِيَ بِالْمَاءِ وَيُوَاصِلَ صَبَّهُ، وَيَسْتَرْخِيَ قَلِيلًا، وَيُجِيدَ عَرْكَ ذَلِكَ بِيَدِهِ حَتَّى يَتَنَظَّفَ.

    Puis on se nettoie à l'eau, que l'on verse sans interruption, en se relâchant un peu, et l'on frotte bien l'endroit de la main jusqu'à ce qu'il soit net.

  6. 102

    وَلَيْسَ عَلَيْهِ غَسْلُ مَا بَطَنَ مِنَ الْمَخْرَجَيْنِ، وَلَا يُسْتَنْجَى مِنْ رِيحٍ.

    On n'est pas tenu de laver l'intérieur des deux orifices, et l'on ne fait pas ce nettoyage pour un gaz.

  7. 103

    وَمَنِ اسْتَجْمَرَ بِثَلَاثَةِ أَحْجَارٍ يَخْرُجُ آخِرُهُنَّ نَقِيًّا أَجْزَأَهُ، وَالْمَاءُ أَطْهَرُ وَأَطْيَبُ وَأَحَبُّ إِلَى الْعُلَمَاءِ.

    Celui qui se nettoie avec trois pierres dont la dernière ressort propre, cela lui suffit ; mais l'eau purifie mieux, elle est plus agréable et les savants la préfèrent.

  8. 104

    وَمَنْ لَمْ يَخْرُجْ مِنْهُ بَوْلٌ وَلَا غَائِطٌ، وَتَوَضَّأَ لِحَدَثٍ أَوْ نَوْمٍ أَوْ لِغَيْرِ ذَلِكَ مِمَّا يُوجِبُ الْوُضُوءَ، فَلَا بُدَّ مِنْ غَسْلِ يَدَيْهِ قَبْلَ دُخُولِهِمَا فِي الْإِنَاءِ.

    Celui qui n'a émis ni urine ni selles et fait le wuḍūʾ à cause d'un [autre] annulatif, du sommeil ou de toute autre cause qui l'impose, doit se laver les mains avant de les plonger dans le récipient.

  9. 105

    وَمِنْ سُنَّةِ الْوُضُوءِ غَسْلُ الْيَدَيْنِ قَبْلَ دُخُولِهِمَا فِي الْإِنَاءِ، وَالْمَضْمَضَةُ، وَالِاسْتِنْشَاقُ، وَالِاسْتِنْثَارُ، وَمَسْحُ الْأُذُنَيْنِ سُنَّةٌ، وَبَاقِيهِ فَرِيضَةٌ.

    Font partie de la sunna du wuḍūʾ : le lavage des mains avant de les plonger dans le récipient, le rinçage de la bouche (maḍmaḍa), l'aspiration de l'eau par le nez (istinshāq), son rejet (istinthār) et le passage des mains mouillées sur les oreilles, qui est une sunna. Le reste est obligatoire.

  10. 106

    فَمَنْ قَامَ إِلَى وُضُوءٍ مِنْ نَوْمٍ أَوْ غَيْرِهِ فَقَدْ قَالَ بَعْضُ الْعُلَمَاءِ: يَبْدَأُ فَيُسَمِّي اللَّهَ، وَلَمْ يَرَهُ بَعْضُهُمْ مِنَ الْأَمْرِ الْمَعْرُوفِ.

    Celui qui se lève pour faire le wuḍūʾ après avoir dormi ou pour une autre raison, certains savants ont dit qu'il commence par prononcer le Nom d'Allah ; d'autres n'y ont pas vu une pratique reconnue [des anciens].

  11. 107

    وَكَوْنُ الْإِنَاءِ عَلَى يَمِينِهِ أَمْكَنُ لَهُ فِي تَنَاوُلِهِ.

    Placer le récipient à sa droite permet d'y puiser plus commodément.

  12. 108

    وَيَبْدَأُ فَيَغْسِلُ يَدَيْهِ قَبْلَ أَنْ يُدْخِلَهُمَا فِي الْإِنَاءِ ثَلَاثًا، فَإِنْ كَانَ قَدْ بَالَ أَوْ تَغَوَّطَ غَسَلَ ذَلِكَ مِنْهُ ثُمَّ تَوَضَّأَ.

    Il commence par se laver les mains trois fois avant de les plonger dans le récipient. S'il a uriné ou déféqué, il lave d'abord cela, puis il fait le wuḍūʾ.

  13. 109

    ثُمَّ يُدْخِلُ يَدَهُ فِي الْإِنَاءِ فَيَأْخُذُ الْمَاءَ فَيُمَضْمِضُ فَاهُ ثَلَاثًا مِنْ غَرْفَةٍ وَاحِدَةٍ إِنْ شَاءَ أَوْ ثَلَاثِ غَرَفَاتٍ، وَإِنِ اسْتَاكَ بِأُصْبُعِهِ فَحَسَنٌ.

    Puis il plonge la main dans le récipient, prend de l'eau et se rince la bouche trois fois, avec une seule poignée d'eau s'il le veut, ou avec trois. S'il se frotte les dents avec le doigt, c'est bien.

  14. 110

    ثُمَّ يَسْتَنْشِقُ بِأَنْفِهِ الْمَاءَ وَيَسْتَنْثِرُهُ ثَلَاثًا، يَجْعَلُ يَدَهُ عَلَى أَنْفِهِ كَامْتِخَاطِهِ.

    Puis il aspire l'eau par le nez et la rejette, trois fois, en posant la main sur son nez comme lorsqu'il se mouche.

  15. 111

    وَيُجْزِئُهُ أَقَلُّ مِنْ ثَلَاثٍ فِي الْمَضْمَضَةِ وَالِاسْتِنْشَاقِ، وَلَهُ جَمْعُ ذَلِكَ فِي غَرْفَةٍ وَاحِدَةٍ، وَالنِّهَايَةُ أَحْسَنُ.

    Moins de trois fois lui suffit pour le rinçage de la bouche et l'aspiration de l'eau ; il peut les réunir dans une seule poignée d'eau, mais aller jusqu'au bout [des trois fois, avec six poignées] est mieux.

  16. 112

    ثُمَّ يَأْخُذُ الْمَاءَ إِنْ شَاءَ بِيَدَيْهِ جَمِيعًا، وَإِنْ شَاءَ بِيَدِهِ الْيُمْنَى فَيَجْعَلُهُ فِي يَدَيْهِ جَمِيعًا، ثُمَّ يَنْقُلُهُ إِلَى وَجْهِهِ فَيُفْرِغُهُ عَلَيْهِ غَاسِلًا لَهُ بِيَدَيْهِ.

    Puis il prend l'eau, s'il le veut des deux mains, ou de la main droite seule en la versant dans ses deux mains ; il la porte à son visage et l'y répand en le lavant de ses deux mains,

  17. 113

    مِنْ أَعْلَى جَبْهَتِهِ، وَحَدُّهُ مَنَابِتُ شَعْرِ رَأْسِهِ، إِلَى طَرَفِ ذَقَنِهِ، وَدَوْرِ وَجْهِهِ كُلِّهِ مِنْ حَدِّ عَظْمَيْ لَحْيَيْهِ إِلَى صُدْغَيْهِ.

    depuis le haut du front, dont la limite est la naissance des cheveux, jusqu'à l'extrémité du menton, et sur tout le pourtour du visage, depuis la limite des deux os de la mâchoire jusqu'aux tempes.

  18. 114

    وَيُمِرُّ يَدَيْهِ عَلَى مَا غَارَ مِنْ ظَاهِرِ أَجْفَانِهِ وَأَسَارِيرِ جَبْهَتِهِ وَمَا تَحْتَ مَارِنِهِ مِنْ ظَاهِرِ أَنْفِهِ.

    Il passe les mains sur les creux de l'extérieur des paupières, sur les plis du front et sur ce qui se trouve sous la pointe du nez, à l'extérieur.

  19. 115

    يَغْسِلُ وَجْهَهُ هَكَذَا ثَلَاثًا يَنْقُلُ الْمَاءَ إِلَيْهِ.

    Il lave ainsi son visage trois fois, en y portant l'eau.

  20. 116

    وَيُحَرِّكُ لِحْيَتَهُ فِي غَسْلِ وَجْهِهِ بِكَفَّيْهِ لِيُدَاخِلَهَا الْمَاءُ، لِدَفْعِ الشَّعْرِ لِمَا يُلَاقِيهِ مِنَ الْمَاءِ.

    En lavant son visage, il remue sa barbe de ses deux paumes pour que l'eau y pénètre, car le poil repousse l'eau qui l'atteint.

  21. 117

    وَلَيْسَ عَلَيْهِ تَخْلِيلُهَا فِي الْوُضُوءِ فِي قَوْلِ مَالِكٍ، وَيُجْرِي عَلَيْهَا يَدَيْهِ إِلَى آخِرِهَا.

    Il n'est pas tenu, dans le wuḍūʾ, d'y faire pénétrer les doigts (takhlīl), selon l'avis de Mālik ; il fait glisser ses mains sur elle jusqu'à son extrémité.

  22. 118

    ثُمَّ يَغْسِلُ يَدَهُ الْيُمْنَى ثَلَاثًا أَوِ اثْنَتَيْنِ، يُفِيضُ عَلَيْهَا الْمَاءَ وَيَعْرُكُهَا بِيَدِهِ الْيُسْرَى، وَيُخَلِّلُ أَصَابِعَ يَدَيْهِ بَعْضَهَا بِبَعْضٍ، ثُمَّ يَغْسِلُ الْيُسْرَى كَذَلِكَ.

    Puis il lave sa main droite [et l'avant-bras] trois fois ou deux, en y répandant l'eau et en la frottant de la main gauche ; il fait passer les doigts de ses mains les uns entre les autres. Puis il lave la gauche de la même façon.

  23. 119

    وَيَبْلُغُ فِيهِمَا بِالْغَسْلِ إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ، يُدْخِلُهُمَا فِي غَسْلِهِ.

    Il pousse le lavage des deux bras jusqu'aux coudes, qu'il inclut dans le lavage.

  24. 120

    وَقَدْ قِيلَ: إِلَيْهِمَا حَدُّ الْغَسْلِ، فَلَيْسَ بِوَاجِبٍ إِدْخَالُهُمَا فِيهِ، وَإِدْخَالُهُمَا فِيهِ أَحْوَطُ لِزَوَالِ تَكَلُّفِ التَّحْدِيدِ.

    Il a été dit que les coudes sont la limite du lavage et qu'il n'est donc pas obligatoire de les y inclure ; mais les inclure est plus prudent, et cela épargne la peine de chercher la limite exacte.

  25. 121

    ثُمَّ يَأْخُذُ الْمَاءَ بِيَدِهِ الْيُمْنَى فَيُفْرِغُهُ عَلَى بَاطِنِ يَدِهِ الْيُسْرَى، ثُمَّ يَمْسَحُ بِهِمَا رَأْسَهُ.

    Puis il prend l'eau de la main droite et la verse dans le creux de la main gauche, puis il passe les deux mains mouillées sur sa tête.

  26. 122

    يَبْدَأُ مِنْ مُقَدَّمِهِ، مِنْ أَوَّلِ مَنَابِتِ شَعْرِ رَأْسِهِ، وَقَدْ قَرَنَ أَطْرَافَ أَصَابِعِ يَدَيْهِ بَعْضَهَا بِبَعْضٍ عَلَى رَأْسِهِ وَجَعَلَ إِبْهَامَيْهِ عَلَى صُدْغَيْهِ.

    Il commence par le devant, à la naissance des cheveux, le bout des doigts des deux mains joints sur la tête et les pouces posés sur les tempes.

  27. 123

    ثُمَّ يَذْهَبُ بِيَدَيْهِ مَاسِحًا إِلَى طَرَفِ شَعْرِ رَأْسِهِ مِمَّا يَلِي قَفَاهُ، ثُمَّ يَرُدُّهُمَا إِلَى حَيْثُ بَدَأَ، وَيَأْخُذُ بِإِبْهَامَيْهِ خَلْفَ أُذُنَيْهِ إِلَى صُدْغَيْهِ.

    Puis il mène ses mains, en essuyant, jusqu'à la limite des cheveux du côté de la nuque, puis il les ramène là d'où il est parti, en faisant passer les pouces derrière les oreilles jusqu'aux tempes.

  28. 124

    وَكَيْفَمَا مَسَحَ أَجْزَأَهُ إِذَا أَوْعَبَ رَأْسَهُ، وَالْأَوَّلُ أَحْسَنُ.

    De quelque manière qu'il essuie, cela lui suffit dès lors qu'il couvre toute la tête ; mais la première manière est meilleure.

  29. 125

    وَلَوْ أَدْخَلَ يَدَيْهِ فِي الْإِنَاءِ ثُمَّ رَفَعَهُمَا مَبْلُولَتَيْنِ وَمَسَحَ بِهِمَا رَأْسَهُ أَجْزَأَهُ.

    S'il plonge les deux mains dans le récipient, les en retire mouillées et les passe sur sa tête, cela lui suffit.

  30. 126

    ثُمَّ يُفْرِغُ الْمَاءَ عَلَى سَبَّابَتَيْهِ وَإِبْهَامَيْهِ، وَإِنْ شَاءَ غَمَسَ ذَلِكَ فِي الْمَاءِ، ثُمَّ يَمْسَحُ أُذُنَيْهِ ظَاهِرَهُمَا وَبَاطِنَهُمَا.

    Puis il verse de l'eau sur ses index et ses pouces, ou, s'il le veut, les trempe dans l'eau, puis il essuie ses oreilles, à l'extérieur et à l'intérieur.

  31. 127

    وَتَمْسَحُ الْمَرْأَةُ كَمَا ذَكَرْنَا، وَتَمْسَحُ عَلَى دَلَالَيْهَا، وَلَا تَمْسَحُ عَلَى الْوِقَايَةِ، وَتُدْخِلُ يَدَيْهَا مِنْ تَحْتِ عِقَاصِ شَعْرِهَا فِي رُجُوعِ يَدَيْهَا فِي الْمَسْحِ.

    La femme essuie [sa tête] comme nous l'avons décrit ; elle passe les mains sur ses cheveux qui retombent, mais non par-dessus le bandeau qui retient ses cheveux ; et, en ramenant ses mains, elle les glisse sous ses tresses nouées.

  32. 128

    ثُمَّ يَغْسِلُ رِجْلَيْهِ، يَصُبُّ الْمَاءَ بِيَدِهِ الْيُمْنَى عَلَى رِجْلِهِ الْيُمْنَى وَيَعْرُكُهَا بِيَدِهِ الْيُسْرَى قَلِيلًا قَلِيلًا، يُوعِبُهَا بِذَلِكَ ثَلَاثًا.

    Puis il lave ses pieds : il verse l'eau de la main droite sur le pied droit et le frotte de la main gauche, peu à peu, jusqu'à le laver entièrement ainsi, trois fois.

  33. 129

    وَإِنْ شَاءَ خَلَّلَ أَصَابِعَهُ فِي ذَلِكَ، وَإِنْ تَرَكَ فَلَا حَرَجَ، وَالتَّخْلِيلُ أَطْيَبُ لِلنَّفْسِ.

    S'il le veut, il passe alors les doigts entre ses orteils ; s'il ne le fait pas, il n'y a pas de mal, mais le faire met l'esprit plus en repos.

  34. 130

    وَيَعْرُكُ عَقِبَيْهِ وَعُرْقُوبَيْهِ وَمَا لَا يَكَادُ يُدَاخِلُهُ الْمَاءُ بِسُرْعَةٍ مِنْ جَسَاوَةٍ أَوْ شُقُوقٍ، فَلْيُبَالِغْ بِالْعَرْكِ مَعَ صَبِّ الْمَاءِ بِيَدِهِ.

    Il frotte ses talons, ses tendons d'Achille et les endroits où l'eau ne pénètre pas vite, peau durcie ou crevasses ; qu'il les frotte avec insistance en y versant l'eau de la main.

  35. 131

    فَإِنَّهُ جَاءَ الْأَثَرُ: «وَيْلٌ لِلْأَعْقَابِ مِنَ النَّارِ». وَعَقِبُ الشَّيْءِ طَرَفُهُ وَآخِرُهُ.

    Car il est rapporté : « Malheur aux talons, à cause du Feu ! » Le talon (ʿaqib) d'une chose, c'est son extrémité et sa fin.

  36. 132

    ثُمَّ يَفْعَلُ بِالْيُسْرَى مِثْلَ ذَلِكَ.

    Puis il fait de même pour le pied gauche.

  37. 133

    وَلَيْسَ تَحْدِيدُ غَسْلِ أَعْضَائِهِ ثَلَاثًا ثَلَاثًا بِأَمْرٍ لَا يُجْزِئُ دُونَهُ، وَلَكِنَّهُ أَكْثَرُ مَا يُفْعَلُ.

    Laver chaque membre trois fois n'est pas une limite en deçà de laquelle le wuḍūʾ ne serait pas valable : c'est le maximum de ce que l'on fait.

  38. 134

    وَمَنْ كَانَ يُوعِبُ بِأَقَلَّ مِنْ ذَلِكَ أَجْزَأَهُ إِذَا أَحْكَمَ ذَلِكَ، وَلَيْسَ كُلُّ النَّاسِ فِي إِحْكَامِ ذَلِكَ سَوَاءً.

    Celui qui parvient à tout laver en moins de fois, cela lui suffit s'il le fait parfaitement ; et tous les gens n'y parviennent pas également.

  39. 135

    وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَنْ تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الْوُضُوءَ، ثُمَّ رَفَعَ طَرْفَهُ إِلَى السَّمَاءِ فَقَالَ: أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ، فُتِحَتْ لَهُ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ الثَّمَانِيَةُ يَدْخُلُ مِنْ أَيِّهَا شَاءَ».

    Le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, a dit : « Celui qui fait le wuḍūʾ et le fait bien, puis lève son regard vers le ciel et dit : "J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, Seul, sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager", les huit portes du Paradis lui sont ouvertes : il entre par celle qu'il veut. »

  40. 136

    وَقَدِ اسْتَحَبَّ بَعْضُ الْعُلَمَاءِ أَنْ يَقُولَ بِإِثْرِ الْوُضُوءِ: اللَّهُمَّ اجْعَلْنِي مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِي مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ.

    Certains savants ont recommandé de dire à la suite du wuḍūʾ : « Ô Allah, mets-moi au nombre de ceux qui se repentent sans cesse et mets-moi au nombre de ceux qui se purifient. »

  41. 137

    وَيَجِبُ عَلَيْهِ أَنْ يَعْمَلَ عَمَلَ الْوُضُوءِ احْتِسَابًا لِلَّهِ تَعَالَى لِمَا أَمَرَهُ بِهِ، يَرْجُو تَقَبُّلَهُ وَثَوَابَهُ وَتَطْهِيرَهُ مِنَ الذُّنُوبِ بِهِ.

    Il doit accomplir les gestes du wuḍūʾ pour Allah le Très-Haut seul, parce qu'Il le lui a ordonné, en espérant qu'Il l'agrée, l'en récompense et le purifie par lui de ses péchés.

  42. 138

    وَيُشْعِرُ نَفْسَهُ أَنَّ ذَلِكَ تَأَهُّبٌ وَتَنَظُّفٌ لِمُنَاجَاةِ رَبِّهِ وَالْوُقُوفِ بَيْنَ يَدَيْهِ لِأَدَاءِ فَرَائِضِهِ وَالْخُضُوعِ لَهُ بِالرُّكُوعِ وَالسُّجُودِ.

    Il se pénètre de l'idée que c'est là une préparation et une toilette en vue de s'entretenir avec son Seigneur, de se tenir devant Lui pour s'acquitter de Ses obligations et de s'humilier devant Lui par l'inclinaison et la prosternation.

  43. 139

    فَيَعْمَلُ عَلَى يَقِينٍ بِذَلِكَ وَتَحَفُّظٍ فِيهِ، فَإِنَّ تَمَامَ كُلِّ عَمَلٍ بِحُسْنِ النِّيَّةِ فِيهِ.

    Il agit donc avec cette certitude et avec attention, car tout acte ne s'accomplit pleinement que par la qualité de l'intention qu'on y met.

Autres ouvrages

al-Mukhtaṣar, Khalīlal-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anasal-Muqaddima al-ʿAshmāwiyya, al-ʿAshmāwī