ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, passage par passage. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés.
Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.
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La prière de demande de pluieبَابٌ فِي صَلَاةِ الِاسْتِسْقَاءِ
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437
وَصَلَاةُ الِاسْتِسْقَاءِ سُنَّةٌ تُقَامُ، يَخْرُجُ لَهَا الْإِمَامُ كَمَا يَخْرُجُ لِلْعِيدَيْنِ ضَحْوَةً.
La prière de demande de pluie (istisqāʾ) est une sunna que l'on accomplit. L'imam sort pour elle comme il sort pour les deux fêtes, dans la matinée.
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438
فَيُصَلِّي بِالنَّاسِ رَكْعَتَيْنِ يَجْهَرُ فِيهِمَا بِالْقِرَاءَةِ، يَقْرَأُ بِ﴿سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الْأَعْلَى﴾ وَ﴿وَالشَّمْسِ وَضُحَاهَا﴾، وَفِي كُلِّ رَكْعَةٍ سَجْدَتَانِ وَرَكْعَةٌ وَاحِدَةٌ وَيَتَشَهَّدُ وَيُسَلِّمُ.
Il prie avec les gens deux rakʿa où il récite à voix haute « Proclame la pureté du nom de ton Seigneur, le Très-Haut » et « Par le soleil et sa clarté du matin ». Chaque rakʿa comporte deux prosternations et une seule inclinaison. Puis il récite le tashahhud et fait le salut final.
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439
ثُمَّ يَسْتَقْبِلُ النَّاسَ بِوَجْهِهِ، فَيَجْلِسُ جَلْسَةً فَإِذَا اطْمَأَنَّ النَّاسُ قَامَ مُتَوَكِّئًا عَلَى قَوْسٍ أَوْ عَصًا فَخَطَبَ، ثُمَّ جَلَسَ، ثُمَّ قَامَ فَخَطَبَ.
Il se tourne ensuite vers les gens et s'assoit un moment. Quand ils sont installés, il se lève, appuyé sur un arc ou sur un bâton, et prononce un sermon ; il s'assoit, puis se relève et prononce un second sermon.
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440
فَإِذَا فَرَغَ اسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةَ، فَحَوَّلَ رِدَاءَهُ يَجْعَلُ مَا عَلَى مَنْكِبِهِ الْأَيْمَنِ عَلَى الْأَيْسَرِ، وَمَا عَلَى الْأَيْسَرِ عَلَى الْأَيْمَنِ، وَلَا يَقْلِبُ ذَلِكَ.
Quand il a terminé, il se tourne vers la qibla et retourne son manteau : il met sur l'épaule gauche ce qui était sur la droite, et sur la droite ce qui était sur la gauche, sans le mettre sens dessus dessous.
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441
وَلْيَفْعَلِ النَّاسُ مِثْلَهُ وَهُوَ قَائِمٌ وَهُمْ قُعُودٌ ثُمَّ يَدْعُو كَذَلِكَ، ثُمَّ يَنْصَرِفُ وَيَنْصَرِفُونَ.
Que les gens fassent de même, lui debout et eux assis. Il invoque alors dans cette position, puis il s'en va et ils s'en vont.
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442
وَلَا يُكَبِّرُ فِيهَا وَلَا فِي الْخُسُوفِ غَيْرَ تَكْبِيرَةِ الْإِحْرَامِ وَالْخَفْضِ وَالرَّفْعِ وَلَا أَذَانَ فِيهَا وَلَا إِقَامَةَ.
On n'y dit, pas plus que dans la prière de l'éclipse, d'autre takbīr que celui de l'entrée en prière et ceux de l'abaissement et du redressement. Elle ne comporte ni appel (adhān) ni annonce (iqāma).