ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
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Le texte, en arabe et en français
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La manière d'accomplir les prières obligatoires, avec les prières surérogatoires et les sunnas qui s'y rattachentبَابُ صِفَةِ الْعَمَلِ فِي الصَّلَوَاتِ الْمَفْرُوضَةِ وَمَا يَتَّصِلُ بِهَا مِنَ النَّوَافِلِ وَالسُّنَنِ
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204
وَالْإِحْرَامُ فِي الصَّلَاةِ أَنْ تَقُولَ: اللَّهُ أَكْبَرُ، لَا يُجْزِئُ غَيْرُ هَذِهِ الْكَلِمَةِ، وَتَرْفَعُ يَدَيْكَ حَذْوَ مَنْكِبَيْكَ أَوْ دُونَ ذَلِكَ، ثُمَّ تَقْرَأُ.
L'entrée en prière (iḥrām) consiste à dire : « Allāhu akbar » ; aucune autre formule ne suffit. Tu lèves les mains à la hauteur des épaules, ou plus bas, puis tu récites.
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205
فَإِنْ كُنْتَ فِي الصُّبْحِ قَرَأْتَ جَهْرًا بِأُمِّ الْقُرْآنِ، لَا تَسْتَفْتِحُ بِبِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ فِي أُمِّ الْقُرْآنِ وَلَا فِي السُّورَةِ الَّتِي بَعْدَهَا.
Si c'est la prière du ṣubḥ, tu récites à voix haute la Mère du Coran [la Fātiḥa], sans commencer par « Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », ni pour la Mère du Coran ni pour la sourate qui la suit.
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206
فَإِذَا قُلْتَ ﴿وَلَا الضَّالِّينَ﴾ فَقُلْ: آمِينَ، إِنْ كُنْتَ وَحْدَكَ أَوْ خَلْفَ إِمَامٍ، وَتُخْفِيهَا.
Lorsque tu dis « ni des égarés » [sourate al-Fātiḥa, 1:7], dis : « Āmīn », si tu pries seul ou derrière un imam, et à voix basse.
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207
وَلَا يَقُولُهَا الْإِمَامُ فِيمَا جَهَرَ فِيهِ، وَيَقُولُهَا فِيمَا أَسَرَّ فِيهِ، وَفِي قَوْلِهِ إِيَّاهَا فِي الْجَهْرِ اخْتِلَافٌ.
L'imam ne le dit pas dans ce qu'il récite à voix haute ; il le dit dans ce qu'il récite à voix basse. Il y a divergence sur le fait qu'il le dise dans la récitation à voix haute.
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208
ثُمَّ تَقْرَأُ سُورَةً مِنْ طِوَالِ الْمُفَصَّلِ، وَإِنْ كَانَتْ أَطْوَلَ مِنْ ذَلِكَ فَحَسَنٌ بِقَدْرِ التَّغْلِيسِ، وَتَجْهَرُ بِقِرَاءَتِهَا.
Puis tu récites une sourate parmi les longues du Mufaṣṣal ; si elle est plus longue encore, c'est bien, dans la mesure où la pénombre de l'aube le permet [sans aller jusqu'à la clarté du jour]. Tu la récites à voix haute.
Le Mufaṣṣal est la dernière partie du Coran, aux sourates courtes ; selon un commentaire, il commence à la sourate al-Ḥujurāt.
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209
فَإِذَا تَمَّتِ السُّورَةُ كَبَّرْتَ فِي انْحِطَاطِكَ لِلرُّكُوعِ، فَتُمَكِّنُ يَدَيْكَ مِنْ رُكْبَتَيْكَ، وَتُسَوِّي ظَهْرَكَ مُسْتَوِيًا، وَلَا تَرْفَعُ رَأْسَكَ وَلَا تُطَأْطِئُهُ، وَتُجَافِي بِضَبْعَيْكَ عَنْ جَنْبَيْكَ.
La sourate achevée, tu dis le takbīr [« Allāhu akbar »] en t'abaissant pour l'inclinaison (rukūʿ). Tu poses fermement les mains sur les genoux, tu tiens le dos bien droit, sans relever ni baisser la tête, et tu écartes les bras de tes flancs.
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210
وَتَعْتَقِدُ الْخُضُوعَ بِذَلِكَ بِرُكُوعِكَ وَسُجُودِكَ، وَلَا تَدْعُو فِي رُكُوعِكَ، وَقُلْ إِنْ شِئْتَ: سُبْحَانَ رَبِّيَ الْعَظِيمِ وَبِحَمْدِهِ، وَلَيْسَ فِي ذَلِكَ تَوْقِيتُ قَوْلٍ وَلَا حَدَّ فِي اللَّبْثِ.
Par ton inclinaison et ta prosternation, tu as dans le cœur l'intention de t'humilier. Tu n'invoques pas dans l'inclinaison ; dis, si tu le veux : « Gloire à mon Seigneur l'Immense, et louange à Lui. » Aucune formule n'y est fixée, ni aucune durée.
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211
ثُمَّ تَرْفَعُ رَأْسَكَ وَأَنْتَ قَائِلٌ: سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، ثُمَّ تَقُولُ: اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ، إِنْ كُنْتَ وَحْدَكَ.
Puis tu relèves la tête en disant : « Allah entend celui qui Le loue », puis tu dis : « Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange », si tu pries seul.
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212
وَلَا يَقُولُهَا الْإِمَامُ، وَلَا يَقُولُ الْمَأْمُومُ: سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، وَيَقُولُ: اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ.
L'imam ne dit pas cette seconde formule. Celui qui prie derrière lui ne dit pas : « Allah entend celui qui Le loue », mais il dit : « Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange. »
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213
وَتَسْتَوِي قَائِمًا مُطْمَئِنًّا مُتَرَسِّلًا.
Tu te redresses complètement, debout, immobile et sans hâte.
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214
ثُمَّ تَهْوِي سَاجِدًا لَا تَجْلِسُ ثُمَّ تَسْجُدُ، وَتُكَبِّرُ فِي انْحِطَاطِكَ لِلسُّجُودِ.
Puis tu descends te prosterner, sans t'asseoir d'abord pour te prosterner ensuite, et tu dis le takbīr en t'abaissant pour la prosternation.
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215
فَتُمَكِّنُ جَبْهَتَكَ وَأَنْفَكَ مِنَ الْأَرْضِ، وَتُبَاشِرُ بِكَفَّيْكَ الْأَرْضَ بَاسِطًا يَدَيْكَ مُسْتَوِيَتَيْنِ إِلَى الْقِبْلَةِ، تَجْعَلُهُمَا حَذْوَ أُذُنَيْكَ أَوْ دُونَ ذَلِكَ، وَكُلُّ ذَلِكَ وَاسِعٌ.
Tu poses fermement le front et le nez sur le sol, et tu y appliques les paumes, les mains étendues à plat en direction de la qibla, à la hauteur des oreilles ou plus bas : en tout cela il y a de la latitude.
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216
غَيْرَ أَنَّكَ لَا تَفْتَرِشُ ذِرَاعَيْكَ فِي الْأَرْضِ، وَلَا تَضُمُّ عَضُدَيْكَ إِلَى جَنْبَيْكَ، وَلَكِنْ تُجَنِّحُ بِهِمَا تَجْنِيحًا وَسَطًا.
Toutefois, tu n'étends pas les avant-bras sur le sol et tu ne colles pas les bras à tes flancs : tu les écartes modérément, comme des ailes.
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217
وَتَكُونُ رِجْلَاكَ فِي سُجُودِكَ قَائِمَتَيْنِ، وَبُطُونُ إِبْهَامَيْهِمَا إِلَى الْأَرْضِ.
Dans la prosternation, tes pieds sont dressés, le dessous des gros orteils contre le sol.
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218
وَتَقُولُ إِنْ شِئْتَ فِي سُجُودِكَ: سُبْحَانَكَ رَبِّي، ظَلَمْتُ نَفْسِي وَعَمِلْتُ سُوءًا فَاغْفِرْ لِي، أَوْ غَيْرَ ذَلِكَ إِنْ شِئْتَ.
Tu dis, si tu le veux, dans la prosternation : « Gloire à Toi, mon Seigneur ! Je me suis fait du tort à moi-même et j'ai mal agi : pardonne-moi », ou autre chose si tu le veux.
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219
وَتَدْعُو فِي السُّجُودِ إِنْ شِئْتَ، وَلَيْسَ لِطُولِ ذَلِكَ وَقْتٌ، وَأَقَلُّهُ أَنْ تَطْمَئِنَّ مَفَاصِلُكَ مُتَمَكِّنًا.
Tu invoques dans la prosternation si tu le veux. Sa durée n'est pas fixée ; le minimum est que tes articulations s'immobilisent, bien en place.
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220
ثُمَّ تَرْفَعُ رَأْسَكَ بِالتَّكْبِيرِ فَتَجْلِسُ، فَتَثْنِي رِجْلَكَ الْيُسْرَى فِي جُلُوسِكَ بَيْنَ السَّجْدَتَيْنِ، وَتَنْصِبُ الْيُمْنَى وَبُطُونُ أَصَابِعِهَا إِلَى الْأَرْضِ، وَتَرْفَعُ يَدَيْكَ عَنِ الْأَرْضِ عَلَى رُكْبَتَيْكَ.
Puis tu relèves la tête en disant le takbīr et tu t'assieds. Dans cette assise entre les deux prosternations, tu replies le pied gauche et tu dresses le droit, le dessous de ses orteils contre le sol ; et tu relèves les mains du sol pour les poser sur les genoux.
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221
ثُمَّ تَسْجُدُ الثَّانِيَةَ كَمَا فَعَلْتَ أَوَّلًا.
Puis tu fais la seconde prosternation, comme la première.
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222
ثُمَّ تَقُومُ مِنَ الْأَرْضِ كَمَا أَنْتَ مُعْتَمِدًا عَلَى يَدَيْكَ، لَا تَرْجِعُ جَالِسًا لِتَقُومَ مِنْ جُلُوسٍ، وَلَكِنْ كَمَا ذَكَرْتُ لَكَ، وَتُكَبِّرُ فِي حَالِ قِيَامِكَ.
Puis tu te relèves du sol tel que tu es, en t'appuyant sur les mains ; tu ne reviens pas t'asseoir pour te lever à partir de la position assise, mais tu fais comme je te l'ai dit. Tu dis le takbīr en te relevant.
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223
ثُمَّ تَقْرَأُ كَمَا قَرَأْتَ فِي الْأُولَى أَوْ دُونَ ذَلِكَ، وَتَفْعَلُ مِثْلَ ذَلِكَ سَوَاءً، غَيْرَ أَنَّكَ تَقْنُتُ بَعْدَ الرُّكُوعِ، وَإِنْ شِئْتَ قَنَتَّ قَبْلَ الرُّكُوعِ بَعْدَ تَمَامِ الْقِرَاءَةِ.
Puis tu récites comme dans la première rakʿa [unité de prière], ou un peu moins, et tu fais exactement de même, si ce n'est que tu dis le qunūt [invocation] après l'inclinaison ; si tu le veux, tu le dis avant l'inclinaison, une fois la récitation terminée.
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224
وَالْقُنُوتُ: اللَّهُمَّ إِنَّا نَسْتَعِينُكَ وَنَسْتَغْفِرُكَ، وَنُؤْمِنُ بِكَ وَنَتَوَكَّلُ عَلَيْكَ، وَنَخْنَعُ لَكَ وَنَخْلَعُ، وَنَتْرُكُ مَنْ يَكْفُرُكَ.
Le qunūt est : « Ô Allah, nous implorons Ton aide et Ton pardon ; nous croyons en Toi et nous nous en remettons à Toi ; nous nous soumettons humblement à Toi, nous rejetons [toute autre religion] et nous délaissons quiconque Te renie.
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225
اللَّهُمَّ إِيَّاكَ نَعْبُدُ، وَلَكَ نُصَلِّي وَنَسْجُدُ، وَإِلَيْكَ نَسْعَى وَنَحْفِدُ، نَرْجُو رَحْمَتَكَ وَنَخَافُ عَذَابَكَ الْجِدَّ، إِنَّ عَذَابَكَ بِالْكَافِرِينَ مُلْحِقٌ.
Ô Allah, c'est Toi que nous adorons ; c'est pour Toi que nous prions et nous prosternons ; c'est vers Toi que nous courons et nous empressons. Nous espérons Ta miséricorde et nous redoutons Ton châtiment véritable : Ton châtiment atteindra assurément les mécréants. »
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226
ثُمَّ تَفْعَلُ فِي السُّجُودِ وَالْجُلُوسِ كَمَا تَقَدَّمَ مِنَ الْوَصْفِ.
Puis tu fais, pour la prosternation et l'assise, comme il a été décrit.
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227
فَإِذَا جَلَسْتَ بَعْدَ السَّجْدَتَيْنِ نَصَبْتَ رِجْلَكَ الْيُمْنَى وَبُطُونُ أَصَابِعِهَا إِلَى الْأَرْضِ، وَثَنَيْتَ الْيُسْرَى، وَأَفْضَيْتَ بِأَلْيَتِكَ إِلَى الْأَرْضِ، وَلَا تَقْعُدْ عَلَى رِجْلِكَ الْيُسْرَى.
Lorsque tu t'assieds après les deux prosternations, tu dresses le pied droit, le dessous de ses orteils contre le sol, tu replies le gauche et tu poses la fesse à même le sol ; ne t'assieds pas sur ton pied gauche.
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228
وَإِنْ شِئْتَ حَنَيْتَ الْيُمْنَى فِي انْتِصَابِهَا فَجَعَلْتَ جَنْبَ بَهْمِهَا إِلَى الْأَرْضِ، فَوَاسِعٌ.
Si tu le veux, tu inclines le pied droit tout en le gardant dressé, de sorte que le côté de son gros orteil touche le sol : il y a là de la latitude.
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229
ثُمَّ تَتَشَهَّدُ، وَالتَّشَهُّدُ: التَّحِيَّاتُ لِلَّهِ، الزَّاكِيَاتُ لِلَّهِ، الطَّيِّبَاتُ الصَّلَوَاتُ لِلَّهِ. السَّلَامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ. السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ.
Puis tu dis le tashahhud, qui est : « Les salutations sont pour Allah ; les œuvres pures sont pour Allah ; les bonnes paroles et les prières sont pour Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les vertueux serviteurs d'Allah.
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230
أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ. فَإِنْ سَلَّمْتَ بَعْدَ هَذَا أَجْزَأَكَ.
J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, Seul, sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. » Si tu prononces le salut final après cela, cela te suffit.
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231
وَمِمَّا تَزِيدُهُ إِنْ شِئْتَ: وَأَشْهَدُ أَنَّ الَّذِي جَاءَ بِهِ مُحَمَّدٌ حَقٌّ، وَأَنَّ الْجَنَّةَ حَقٌّ، وَأَنَّ النَّارَ حَقٌّ، ﴿وَأَنَّ السَّاعَةَ آتِيَةٌ لَا رَيْبَ فِيهَا وَأَنَّ اللَّهَ يَبْعَثُ مَنْ فِي الْقُبُورِ﴾.
Parmi ce que tu peux ajouter, si tu le veux : « Et j'atteste que ce que Muhammad a apporté est vérité, que le Paradis est vérité, que le Feu est vérité, "que l'Heure viendra, sans aucun doute, et qu'Allah ressuscitera ceux qui sont dans les tombes" [sourate al-Ḥajj, 22:7].
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232
اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، وَارْحَمْ مُحَمَّدًا وَآلَ مُحَمَّدٍ، وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، كَمَا صَلَّيْتَ وَرَحِمْتَ وَبَارَكْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ فِي الْعَالَمِينَ، إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ.
Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad ; fais miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad ; bénis Muhammad et la famille de Muhammad ; comme Tu as prié, fait miséricorde et accordé Ta bénédiction à Ibrāhīm et à la famille d'Ibrāhīm, parmi les mondes. Tu es digne de louange et de gloire.
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233
اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مَلَائِكَتِكَ وَالْمُقَرَّبِينَ، وَعَلَى أَنْبِيَائِكَ وَالْمُرْسَلِينَ، وَعَلَى أَهْلِ طَاعَتِكَ أَجْمَعِينَ.
Ô Allah, prie sur Tes anges et sur ceux qui Te sont rapprochés, sur Tes prophètes et sur les Messagers, et sur tous ceux qui T'obéissent.
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234
اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي وَلِوَالِدَيَّ وَلِأَئِمَّتِنَا وَلِمَنْ سَبَقَنَا بِالْإِيمَانِ مَغْفِرَةً عَزْمًا.
Ô Allah, pardonne-moi, ainsi qu'à mes parents, à nos guides et à ceux qui nous ont précédés dans la foi, d'un pardon définitif.
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235
اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنْ كُلِّ خَيْرٍ سَأَلَكَ مِنْهُ مُحَمَّدٌ نَبِيُّكَ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ كُلِّ شَرٍّ اسْتَعَاذَكَ مِنْهُ مُحَمَّدٌ نَبِيُّكَ.
Ô Allah, je Te demande de tout bien que T'a demandé Muhammad, Ton Prophète, et je cherche refuge auprès de Toi contre tout mal dont Muhammad, Ton Prophète, a cherché refuge auprès de Toi.
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236
اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَنَا مَا قَدَّمْنَا وَمَا أَخَّرْنَا، وَمَا أَسْرَرْنَا وَمَا أَعْلَنَّا، وَمَا أَنْتَ أَعْلَمُ بِهِ مِنَّا.
Ô Allah, pardonne-nous ce que nous avons fait et ce que nous avons remis, ce que nous avons caché et ce que nous avons montré, et ce que Tu connais mieux que nous.
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237
﴿رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ﴾.
"Notre Seigneur, accorde-nous une belle part ici-bas et une belle part dans l'au-delà, et préserve-nous du châtiment du Feu" [sourate al-Baqara, 2:201].
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238
وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ فِتْنَةِ الْمَحْيَا وَالْمَمَاتِ، وَمِنْ فِتْنَةِ الْقَبْرِ، وَمِنْ فِتْنَةِ الْمَسِيحِ الدَّجَّالِ، وَمِنْ عَذَابِ النَّارِ وَسُوءِ الْمَصِيرِ.
Je cherche refuge auprès de Toi contre l'épreuve de la vie et de la mort, contre l'épreuve de la tombe, contre l'épreuve du faux messie (al-Masīḥ ad-Dajjāl), contre le châtiment du Feu et contre une mauvaise fin.
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239
السَّلَامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ. السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ.
Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les vertueux serviteurs d'Allah. »
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240
ثُمَّ تَقُولُ: السَّلَامُ عَلَيْكُمْ، تَسْلِيمَةً وَاحِدَةً عَنْ يَمِينِكَ، تَقْصِدُ بِهَا قُبَالَةَ وَجْهِكَ وَتَتَيَامَنُ بِرَأْسِكَ قَلِيلًا. هَكَذَا يَفْعَلُ الْإِمَامُ وَالرَّجُلُ وَحْدَهُ.
Puis tu dis : « Que la paix soit sur vous », un seul salut, vers ta droite : tu le commences face à toi et tu tournes légèrement la tête à droite. Ainsi font l'imam et celui qui prie seul.
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241
وَأَمَّا الْمَأْمُومُ فَيُسَلِّمُ وَاحِدَةً يَتَيَامَنُ بِهَا قَلِيلًا، وَيَرُدُّ أُخْرَى عَلَى الْإِمَامِ قُبَالَتَهُ يُشِيرُ بِهَا إِلَيْهِ.
Celui qui prie derrière l'imam fait un salut en se tournant légèrement à droite, puis il en rend un autre à l'imam, face à lui, en le désignant par ce salut.
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242
وَيَرُدُّ عَلَى مَنْ كَانَ سَلَّمَ عَلَيْهِ عَلَى يَسَارِهِ، فَإِنْ لَمْ يَكُنْ سَلَّمَ عَلَيْهِ أَحَدٌ لَمْ يَرُدَّ عَلَى يَسَارِهِ شَيْئًا.
Il rend aussi le salut à celui qui, à sa gauche, l'a salué ; si personne ne l'a salué, il ne rend rien à sa gauche.
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243
وَيَجْعَلُ يَدَيْهِ فِي تَشَهُّدِهِ عَلَى فَخِذَيْهِ، وَيَقْبِضُ أَصَابِعَ يَدِهِ الْيُمْنَى وَيَبْسُطُ السَّبَّابَةَ يُشِيرُ بِهَا، وَقَدْ نَصَبَ حَرْفَهَا إِلَى وَجْهِهِ.
Pendant le tashahhud, il pose les mains sur les cuisses ; il ferme les doigts de la main droite et tend l'index, avec lequel il fait signe, la tranche de l'index tournée vers son visage.
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244
وَاخْتُلِفَ فِي تَحْرِيكِهَا، فَقِيلَ: يَعْتَقِدُ بِالْإِشَارَةِ بِهَا أَنَّ اللَّهَ إِلَهٌ وَاحِدٌ، وَيَتَأَوَّلُ مَنْ يُحَرِّكُهَا أَنَّهَا مَقْمَعَةٌ لِلشَّيْطَانِ.
Il y a divergence sur le fait de le remuer. Il a été dit qu'en le pointant, on a à l'esprit qu'Allah est un Dieu unique ; et ceux qui le remuent l'expliquent en disant que cela repousse Satan.
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245
وَأَحْسَبُ تَأْوِيلَ ذَلِكَ أَنْ يَذْكُرَ بِذَلِكَ مِنْ أَمْرِ الصَّلَاةِ مَا يَمْنَعُهُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ عَنِ السَّهْوِ فِيهَا وَالشُّغْلِ عَنْهَا.
Je pense que le sens en est que cela lui rappelle qu'il est en prière, ce qui le garde, si Allah le veut, de l'inattention et de la distraction.
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246
وَيَبْسُطُ يَدَهُ الْيُسْرَى عَلَى فَخِذِهِ الْأَيْسَرِ، وَلَا يُحَرِّكُهَا وَلَا يُشِيرُ بِهَا.
Il étend la main gauche sur la cuisse gauche, sans la remuer ni faire signe avec elle.
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247
وَيُسْتَحَبُّ الذِّكْرُ بِإِثْرِ الصَّلَوَاتِ: يُسَبِّحُ اللَّهَ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ، وَيَحْمَدُ اللَّهَ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ، وَيُكَبِّرُ اللَّهَ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ، وَيَخْتِمُ الْمِائَةَ بِلَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ.
Il est recommandé d'invoquer Allah à la suite des prières : on glorifie Allah trente-trois fois, on Le loue trente-trois fois, on proclame Sa grandeur trente-trois fois, et l'on complète la centaine par : « Il n'y a de dieu qu'Allah, Seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. »
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248
وَيُسْتَحَبُّ بِإِثْرِ صَلَاةِ الصُّبْحِ التَّمَادِي فِي الذِّكْرِ وَالِاسْتِغْفَارِ وَالتَّسْبِيحِ وَالدُّعَاءِ إِلَى طُلُوعِ الشَّمْسِ أَوْ قُرْبِ طُلُوعِهَا، وَلَيْسَ بِوَاجِبٍ.
Il est recommandé, à la suite de la prière du ṣubḥ, de prolonger l'invocation, la demande de pardon, la glorification et les supplications jusqu'au lever du soleil ou peu avant ; ce n'est pas obligatoire.
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249
وَيَرْكَعُ رَكْعَتَيِ الْفَجْرِ قَبْلَ صَلَاةِ الصُّبْحِ بَعْدَ الْفَجْرِ، يَقْرَأُ فِي كُلِّ رَكْعَةٍ بِأُمِّ الْقُرْآنِ يُسِرُّهَا.
On accomplit les deux rakʿas de l'aube (rakʿatā l-fajr) avant la prière du ṣubḥ, après l'apparition de l'aube ; on récite dans chacune la Mère du Coran, à voix basse.
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250
وَالْقِرَاءَةُ فِي الظُّهْرِ بِنَحْوِ الْقِرَاءَةِ فِي الصُّبْحِ مِنَ الطِّوَالِ أَوْ دُونَ ذَلِكَ قَلِيلًا، وَلَا يَجْهَرُ فِيهَا بِشَيْءٍ مِنَ الْقِرَاءَةِ.
La récitation du ẓuhr est à peu près celle du ṣubḥ, parmi les longues sourates, ou un peu moins ; on n'y récite rien à voix haute.
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251
وَيَقْرَأُ فِي الْأُولَى وَالثَّانِيَةِ فِي كُلِّ رَكْعَةٍ بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَسُورَةٍ سِرًّا، وَفِي الْأَخِيرَتَيْنِ بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَحْدَهَا سِرًّا.
On récite dans la première et la deuxième rakʿa, pour chacune, la Mère du Coran et une sourate, à voix basse ; et dans les deux dernières, la Mère du Coran seule, à voix basse.
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252
وَيَتَشَهَّدُ فِي الْجَلْسَةِ الْأُولَى إِلَى قَوْلِهِ: وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ، ثُمَّ يَقُومُ فَلَا يُكَبِّرُ حَتَّى يَسْتَوِيَ قَائِمًا. هَكَذَا يَفْعَلُ الْإِمَامُ وَالرَّجُلُ وَحْدَهُ.
Dans la première assise, on dit le tashahhud jusqu'à : « et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager », puis on se lève et l'on ne dit le takbīr qu'une fois debout. Ainsi font l'imam et celui qui prie seul.
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253
وَأَمَّا الْمَأْمُومُ فَبَعْدَ أَنْ يُكَبِّرَ الْإِمَامُ يَقُومُ الْمَأْمُومُ أَيْضًا، فَإِذَا اسْتَوَى قَائِمًا كَبَّرَ.
Celui qui prie derrière l'imam se lève à son tour après le takbīr de l'imam et, une fois debout, dit le takbīr.
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254
وَيَفْعَلُ فِي بَقِيَّةِ الصَّلَاةِ مِنْ صِفَةِ الرُّكُوعِ وَالسُّجُودِ وَالْجُلُوسِ نَحْوَ مَا تَقَدَّمَ ذِكْرُهُ فِي الصُّبْحِ.
Pour le reste de la prière, on fait, quant à la manière de s'incliner, de se prosterner et de s'asseoir, comme il a été dit pour le ṣubḥ.
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255
وَيَتَنَفَّلُ بَعْدَهَا، وَيُسْتَحَبُّ لَهُ أَنْ يَتَنَفَّلَ بِأَرْبَعِ رَكَعَاتٍ يُسَلِّمُ مِنْ كُلِّ رَكْعَتَيْنِ، وَيُسْتَحَبُّ لَهُ مِثْلُ ذَلِكَ قَبْلَ صَلَاةِ الْعَصْرِ.
On prie ensuite des rakʿas surérogatoires : il est recommandé d'en faire quatre, avec un salut toutes les deux rakʿas ; et il est recommandé d'en faire autant avant la prière du ʿaṣr.
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256
وَيَفْعَلُ فِي الْعَصْرِ كَمَا وَصَفْنَا فِي الظُّهْرِ سَوَاءً، إِلَّا أَنَّهُ يَقْرَأُ فِي الرَّكْعَتَيْنِ الْأُولَيَيْنِ مَعَ أُمِّ الْقُرْآنِ بِالْقِصَارِ مِنَ السُّوَرِ، مِثْلِ وَالضُّحَى وَإِنَّا أَنْزَلْنَاهُ وَنَحْوِهِمَا.
Pour le ʿaṣr, on fait exactement comme nous l'avons décrit pour le ẓuhr, si ce n'est que l'on récite dans les deux premières rakʿas, avec la Mère du Coran, de courtes sourates, comme « wa-ḍ-Ḍuḥā » [sourate 93], « Innā anzalnāhu » [sourate 97] et leurs semblables.
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257
وَأَمَّا الْمَغْرِبُ فَيَجْهَرُ بِالْقِرَاءَةِ فِي الرَّكْعَتَيْنِ الْأُولَيَيْنِ مِنْهَا، وَيَقْرَأُ فِي كُلِّ رَكْعَةٍ مِنْهُمَا بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَسُورَةٍ مِنَ السُّوَرِ الْقِصَارِ، وَفِي الثَّالِثَةِ بِأُمِّ الْقُرْآنِ فَقَطْ، وَيَتَشَهَّدُ وَيُسَلِّمُ.
Pour le maghrib, on récite à voix haute dans les deux premières rakʿas, avec dans chacune la Mère du Coran et une courte sourate ; dans la troisième, la Mère du Coran seulement ; puis on dit le tashahhud et le salut final.
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258
وَيُسْتَحَبُّ أَنْ يَتَنَفَّلَ بَعْدَهَا بِرَكْعَتَيْنِ، وَمَا زَادَ فَهُوَ خَيْرٌ، وَإِنْ تَنَفَّلَ بِسِتِّ رَكَعَاتٍ فَحَسَنٌ. وَالتَّنَفُّلُ بَيْنَ الْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ مُرَغَّبٌ فِيهِ.
Il est recommandé de prier ensuite deux rakʿas surérogatoires ; ce que l'on ajoute est un bien, et en prier six est bien. Les prières surérogatoires entre le maghrib et le ʿishāʾ sont encouragées.
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259
وَأَمَّا غَيْرُ ذَلِكَ مِنْ شَأْنِهَا فَكَمَا تَقَدَّمَ ذِكْرُهُ فِي غَيْرِهَا.
Pour le reste, elle s'accomplit comme il a été dit pour les autres prières.
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260
وَأَمَّا الْعِشَاءُ الْأَخِيرَةُ، وَهِيَ الْعَتَمَةُ، وَاسْمُ الْعِشَاءِ أَخَصُّ بِهَا وَأَوْلَى، فَيَجْهَرُ فِي الْأُولَيَيْنِ بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَسُورَةٍ فِي كُلِّ رَكْعَةٍ، وَقِرَاءَتُهَا أَطْوَلُ قَلِيلًا مِنْ قِرَاءَةِ الْعَصْرِ.
Pour la dernière prière du soir, qui est la ʿatama, le nom de ʿishāʾ lui étant plus propre et plus convenable, on récite à voix haute dans les deux premières rakʿas la Mère du Coran et une sourate dans chacune ; sa récitation est un peu plus longue que celle du ʿaṣr.
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261
وَفِي الْأَخِيرَتَيْنِ بِأُمِّ الْقُرْآنِ فِي كُلِّ رَكْعَةٍ سِرًّا، ثُمَّ يَفْعَلُ فِي سَائِرِهَا كَمَا تَقَدَّمَ مِنَ الْوَصْفِ.
Dans les deux dernières, on récite la Mère du Coran dans chacune, à voix basse ; puis on fait, pour tout le reste, comme il a été décrit.
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262
وَيُكْرَهُ النَّوْمُ قَبْلَهَا وَالْحَدِيثُ بَعْدَهَا لِغَيْرِ ضَرُورَةٍ.
Il est déconseillé de dormir avant elle, et de converser après elle sans nécessité.
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263
وَالْقِرَاءَةُ الَّتِي يُسِرُّ بِهَا فِي الصَّلَاةِ كُلُّهَا هِيَ بِتَحْرِيكِ اللِّسَانِ بِالتَّكَلُّمِ بِالْقُرْآنِ، وَأَمَّا الْجَهْرُ فَأَنْ يُسْمِعَ نَفْسَهُ وَمَنْ يَلِيهِ إِنْ كَانَ وَحْدَهُ.
Toute récitation à voix basse, dans la prière, consiste à remuer la langue en prononçant le Coran. Quant à la voix haute, c'est se faire entendre de soi-même et de celui qui est tout proche, si l'on prie seul.
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264
وَالْمَرْأَةُ دُونَ الرَّجُلِ فِي الْجَهْرِ، وَهِيَ فِي هَيْئَةِ الصَّلَاةِ مِثْلُهُ، غَيْرَ أَنَّهَا تَنْضَمُّ وَلَا تَفْرُجُ فَخِذَيْهَا وَلَا عَضُدَيْهَا، وَتَكُونُ مُنْضَمَّةً مُنْزَوِيَةً فِي جُلُوسِهَا وَسُجُودِهَا وَأَمْرِهَا كُلِّهِ.
La femme élève moins la voix que l'homme. Dans les postures de la prière, elle fait comme lui, si ce n'est qu'elle se tient ramassée, sans écarter les cuisses ni les bras ; elle reste ramassée et repliée sur elle-même dans l'assise, la prosternation et tout ce qu'elle fait.
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265
ثُمَّ يُصَلِّي الشَّفْعَ وَالْوَتْرَ جَهْرًا، وَكَذَلِكَ يُسْتَحَبُّ فِي نَوَافِلِ اللَّيْلِ الْإِجْهَارُ وَفِي نَوَافِلِ النَّهَارِ الْإِسْرَارُ، وَإِنْ جَهَرَ فِي النَّهَارِ فِي تَنَفُّلِهِ فَذَلِكَ وَاسِعٌ.
Puis on prie le shafʿ [les rakʿas paires] et le witr [la rakʿa impaire] à voix haute. De même, il est recommandé de réciter à voix haute dans les prières surérogatoires de la nuit et à voix basse dans celles du jour ; si l'on récite à voix haute dans celles du jour, il y a là de la latitude.
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266
وَأَقَلُّ الشَّفْعِ رَكْعَتَانِ، وَيُسْتَحَبُّ أَنْ يَقْرَأَ فِي الْأُولَى بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَ﴿سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الْأَعْلَى﴾، وَفِي الثَّانِيَةِ بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَ﴿قُلْ يَا أَيُّهَا الْكَافِرُونَ﴾، وَيَتَشَهَّدُ وَيُسَلِّمُ.
Le shafʿ est au minimum de deux rakʿas. Il est recommandé d'y réciter, dans la première, la Mère du Coran et « Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut » [sourate 87] et, dans la seconde, la Mère du Coran et « Dis : Ô vous les mécréants » [sourate 109] ; puis on dit le tashahhud et le salut final.
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267
ثُمَّ يُصَلِّي الْوَتْرَ رَكْعَةً يَقْرَأُ فِيهَا بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَ﴿قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ﴾ وَالْمُعَوِّذَتَيْنِ، وَإِنْ زَادَ مِنَ الْأَشْفَاعِ جَعَلَ آخِرَ ذَلِكَ الْوَتْرَ.
Puis on prie le witr, une seule rakʿa, où l'on récite la Mère du Coran, « Dis : Il est Allah, Unique » [sourate 112] et les deux sourates protectrices [113 et 114]. Si l'on ajoute d'autres paires de rakʿas, on termine le tout par le witr.
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268
وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُصَلِّي مِنَ اللَّيْلِ اثْنَتَيْ عَشْرَةَ رَكْعَةً ثُمَّ يُوتِرُ بِوَاحِدَةٍ، وَقِيلَ: عَشْرَ رَكَعَاتٍ ثُمَّ يُوتِرُ بِوَاحِدَةٍ.
Le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, priait la nuit douze rakʿas, puis faisait le witr d'une seule ; et il a été dit : dix rakʿas, puis le witr d'une seule.
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269
وَأَفْضَلُ اللَّيْلِ آخِرُهُ فِي الْقِيَامِ، فَمَنْ أَخَّرَ تَنَفُّلَهُ وَوَتْرَهُ إِلَى آخِرِهِ فَذَلِكَ أَفْضَلُ، إِلَّا مَنِ الْغَالِبُ عَلَيْهِ أَنْ لَا يَنْتَبِهَ، فَلْيُقَدِّمْ وَتْرَهُ مَعَ مَا يُرِيدُ مِنَ النَّوَافِلِ أَوَّلَ اللَّيْلِ.
Le meilleur moment de la nuit pour veiller en prière en est la fin. Celui qui reporte ses prières surérogatoires et son witr à la fin de la nuit fait mieux, sauf celui qui, le plus souvent, ne se réveille pas : qu'il avance alors son witr, avec les prières surérogatoires qu'il souhaite, au début de la nuit.
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270
ثُمَّ إِنْ شَاءَ إِذَا اسْتَيْقَظَ فِي آخِرِهِ تَنَفَّلَ مَا شَاءَ مِنْهَا مَثْنَى مَثْنَى، وَلَا يُعِيدُ الْوَتْرَ.
Ensuite, s'il se réveille à la fin de la nuit, il prie s'il le veut autant de rakʿas surérogatoires qu'il veut, deux par deux, sans refaire le witr.
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271
وَمَنْ غَلَبَتْهُ عَيْنَاهُ عَنْ حِزْبِهِ فَلَهُ أَنْ يُصَلِّيَهُ مَا بَيْنَهُ وَبَيْنَ طُلُوعِ الْفَجْرِ وَأَوَّلِ الْإِسْفَارِ، ثُمَّ يُوتِرُ وَيُصَلِّي الصُّبْحَ.
Celui que le sommeil a empêché d'accomplir sa part habituelle de prière nocturne (ḥizb) peut la prier entre [son réveil] et l'apparition de l'aube, et jusqu'au début de la clarté du jour ; puis il prie le witr et le ṣubḥ.
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272
وَلَا يَقْضِي الْوَتْرَ مَنْ ذَكَرَهُ بَعْدَ أَنْ صَلَّى الصُّبْحَ.
Celui qui se souvient du witr après avoir prié le ṣubḥ ne le rattrape pas.
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273
وَمَنْ دَخَلَ الْمَسْجِدَ عَلَى وُضُوءٍ فَلَا يَجْلِسْ حَتَّى يُصَلِّيَ رَكْعَتَيْنِ، إِنْ كَانَ وَقْتٌ يَجُوزُ فِيهِ الرُّكُوعُ.
Celui qui entre dans la mosquée en état de wuḍūʾ ne s'assied pas avant d'avoir prié deux rakʿas, si c'est un moment où la prière est permise.
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274
وَمَنْ دَخَلَ الْمَسْجِدَ وَلَمْ يَرْكَعِ الْفَجْرَ أَجْزَأَهُ لِذَلِكَ رَكْعَتَا الْفَجْرِ.
Celui qui entre dans la mosquée sans avoir prié les deux rakʿas de l'aube, celles-ci lui tiennent lieu de cela [des deux rakʿas d'entrée dans la mosquée].
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275
وَإِنْ رَكَعَ الْفَجْرَ فِي بَيْتِهِ ثُمَّ أَتَى الْمَسْجِدَ فَاخْتُلِفَ فِيهِ، فَقِيلَ: يَرْكَعُ، وَقِيلَ: لَا يَرْكَعُ.
S'il les a priées chez lui puis vient à la mosquée, il y a divergence : il a été dit qu'il prie [deux rakʿas], et il a été dit qu'il ne prie pas.
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276
وَلَا صَلَاةَ نَافِلَةٍ بَعْدَ الْفَجْرِ إِلَّا رَكْعَتَا الْفَجْرِ إِلَى طُلُوعِ الشَّمْسِ.
Il n'y a pas de prière surérogatoire après l'aube, hormis les deux rakʿas de l'aube, jusqu'au lever du soleil.