ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, passage par passage. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés.
Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.
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Le ghuslبَابٌ فِي الْغُسْلِ
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140
أَمَّا الطُّهْرُ فَهُوَ مِنَ الْجَنَابَةِ وَمِنَ الْحَيْضَةِ وَالنِّفَاسِ سَوَاءٌ.
Le ghusl se fait de la même manière, que ce soit pour l'impureté majeure (janāba), pour les menstrues ou pour les lochies.
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141
فَإِنِ اقْتَصَرَ الْمُتَطَهِّرُ عَلَى الْغُسْلِ دُونَ الْوُضُوءِ أَجْزَأَهُ، وَأَفْضَلُ لَهُ أَنْ يَتَوَضَّأَ بَعْدَ أَنْ يَبْدَأَ بِغَسْلِ مَا بِفَرْجِهِ أَوْ جَسَدِهِ مِنَ الْأَذَى.
Si celui qui se purifie se contente du lavage du corps sans faire le wuḍūʾ, cela lui suffit ; mais il est préférable qu'il fasse le wuḍūʾ, après avoir commencé par laver la souillure qui se trouve sur son sexe ou sur son corps.
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142
ثُمَّ يَتَوَضَّأُ وُضُوءَ الصَّلَاةِ، فَإِنْ شَاءَ غَسَلَ رِجْلَيْهِ، وَإِنْ شَاءَ أَخَّرَهُمَا إِلَى آخِرِ غُسْلِهِ.
Il fait alors le wuḍūʾ comme pour la prière ; s'il le veut, il lave ses pieds, ou bien il les garde pour la fin de son ghusl.
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143
ثُمَّ يَغْمِسُ يَدَيْهِ فِي الْإِنَاءِ وَيَرْفَعُهُمَا غَيْرَ قَابِضٍ بِهِمَا شَيْئًا، فَيُخَلِّلُ بِهِمَا أُصُولَ شَعْرِ رَأْسِهِ.
Puis il plonge les mains dans le récipient et les en retire sans y retenir d'eau, et il en fait pénétrer les doigts jusqu'à la racine de ses cheveux.
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144
ثُمَّ يَغْرِفُ بِهِمَا الْمَاءَ عَلَى رَأْسِهِ ثَلَاثَ غَرَفَاتٍ غَاسِلًا لَهُ بِهِنَّ.
Puis il puise l'eau des deux mains et en verse trois fois sur sa tête, qu'il lave ainsi.
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145
وَتَفْعَلُ ذَلِكَ الْمَرْأَةُ، وَتَضْغَثُ شَعْرَ رَأْسِهَا، وَلَيْسَ عَلَيْهَا حَلُّ عِقَاصِهَا.
La femme fait de même ; elle rassemble et presse sa chevelure, et elle n'est pas tenue de défaire ses tresses.
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146
ثُمَّ يُفِيضُ الْمَاءَ عَلَى شِقِّهِ الْأَيْمَنِ ثُمَّ عَلَى شِقِّهِ الْأَيْسَرِ، وَيَتَدَلَّكُ بِيَدَيْهِ بِإِثْرِ صَبِّ الْمَاءِ حَتَّى يَعُمَّ جَسَدَهُ.
Puis il répand l'eau sur son côté droit, puis sur son côté gauche, et il se frotte des deux mains à mesure qu'il verse l'eau, jusqu'à couvrir tout son corps.
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147
وَمَا شَكَّ أَنْ يَكُونَ الْمَاءُ أَخَذَهُ مِنْ جَسَدِهِ عَاوَدَهُ بِالْمَاءِ وَدَلَكَهُ بِيَدِهِ حَتَّى يُوعِبَ جَمِيعَ جَسَدِهِ.
L'endroit de son corps dont il doute que l'eau l'ait atteint, il y revient avec l'eau et le frotte de la main, jusqu'à ce que tout son corps soit lavé.
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148
وَيُتَابِعُ عُمْقَ سُرَّتِهِ وَتَحْتَ حَلْقِهِ، وَيُخَلِّلُ شَعْرَ لِحْيَتِهِ، وَتَحْتَ جَنَاحَيْهِ وَبَيْنَ أَلْيَتَيْهِ وَرَفْغَيْهِ وَتَحْتَ رُكْبَتَيْهِ وَأَسَافِلَ رِجْلَيْهِ، وَيُخَلِّلُ أَصَابِعَ يَدَيْهِ.
Il s'applique à atteindre le creux du nombril et le dessous du menton ; il passe les doigts dans les poils de sa barbe ; [il s'applique aussi] aux aisselles, à l'entre-fesses, aux plis de l'aine, à l'arrière des genoux et au dessous des pieds ; et il passe les doigts de ses mains les uns entre les autres.
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149
وَيَغْسِلُ رِجْلَيْهِ آخِرَ ذَلِكَ، يَجْمَعُ ذَلِكَ فِيهِمَا لِتَمَامِ غُسْلِهِ وَلِتَمَامِ وُضُوئِهِ إِنْ كَانَ أَخَّرَ غَسْلَهُمَا.
Il lave ses pieds en dernier : par ce lavage, il achève à la fois son ghusl et son wuḍūʾ, s'il les avait gardés pour la fin.
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150
وَيَحْذَرُ أَنْ يَمَسَّ ذَكَرَهُ فِي تَدَلُّكِهِ بِبَاطِنِ كَفِّهِ، فَإِنْ فَعَلَ ذَلِكَ وَقَدْ أَوْعَبَ طُهْرَهُ أَعَادَ الْوُضُوءَ.
Il prend garde, en se frottant, à ne pas toucher sa verge avec la paume de la main. S'il le fait alors qu'il a achevé son ghusl, il refait le wuḍūʾ.
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151
وَإِنْ مَسَّهُ فِي ابْتِدَاءِ غُسْلِهِ وَبَعْدَ أَنْ غَسَلَ مَوَاضِعَ الْوُضُوءِ مِنْهُ، فَلْيُمِرَّ بَعْدَ ذَلِكَ بِيَدَيْهِ عَلَى مَوَاضِعِ الْوُضُوءِ بِالْمَاءِ عَلَى مَا يَنْبَغِي مِنْ ذَلِكَ، وَيَنْوِيهِ.
S'il la touche au début de son ghusl, après avoir lavé les membres du wuḍūʾ, il repasse ensuite les mains, avec l'eau, sur les membres du wuḍūʾ, comme il convient, en en formulant l'intention.