ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī
La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, passage par passage. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés.
Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.
Partie 23 sur 46 · la recherche ci-dessus porte sur cette partie. Chercher dans tout le livre
Aucun passage ne contient ces mots. Essayez un autre mot, en arabe ou en français.
L'invocation pour l'enfant, la prière sur lui et son lavageبَابٌ فِي الدُّعَاءِ لِلطِّفْلِ وَالصَّلَاةِ عَلَيْهِ وَغُسْلِهِ
-
505
تُثْنِي عَلَى اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى وَتُصَلِّي عَلَى نَبِيِّهِ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثُمَّ تَقُولُ: اللَّهُمَّ إِنَّهُ عَبْدُكَ وَابْنُ عَبْدِكَ وَابْنُ أَمَتِكَ أَنْتَ خَلَقْتَهُ وَرَزَقْتَهُ، وَأَنْتَ أَمَتَّهُ، وَأَنْتَ تُحْيِيهِ.
Tu fais l'éloge d'Allah, béni et exalté soit-Il, tu pries sur Son Prophète Muḥammad, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, puis tu dis : « Ô Allah ! Il est Ton serviteur, fils de Ton serviteur et fils de Ta servante. C'est Toi qui l'as créé et pourvu, Toi qui l'as fait mourir et Toi qui le feras revivre.
-
506
اللَّهُمَّ فَاجْعَلْهُ لِوَالِدَيْهِ سَلَفًا وَذُخْرًا وَفَرَطًا وَأَجْرًا، وَثَقِّلْ بِهِ مَوَازِينَهُمْ، وَأَعْظِمْ بِهِ أُجُورَهُمْ، وَلَا تَحْرِمْنَا وَإِيَّاهُمْ أَجْرَهُ، وَلَا تَفْتِنَّا وَإِيَّاهُمْ بَعْدَهُ.
Ô Allah ! Fais de lui, pour ses parents, un devancier, un trésor mis en réserve, un précurseur et une récompense. Alourdis par lui leur balance et augmente par lui leur rétribution. Ne nous prive pas, ni eux, de la récompense [de la patience à sa perte], et ne nous mets pas à l'épreuve, ni eux, après lui.
-
507
اللَّهُمَّ أَلْحِقْهُ بِصَالِحِ سَلَفِ الْمُؤْمِنِينَ فِي كَفَالَةِ إِبْرَاهِيمَ، وَأَبْدِلْهُ دَارًا خَيْرًا مِنْ دَارِهِ، وَأَهْلًا خَيْرًا مِنْ أَهْلِهِ، وَعَافِهِ مِنْ فِتْنَةِ الْقَبْرِ وَمِنْ عَذَابِ جَهَنَّمَ.
Ô Allah ! Fais-le rejoindre les pieux devanciers d'entre les croyants, sous la garde d'Ibrāhīm. Donne-lui en échange une demeure meilleure que la sienne et une famille meilleure que la sienne. Préserve-le de l'épreuve de la tombe et du châtiment de la Géhenne. »
-
508
تَقُولُ ذَلِكَ فِي كُلِّ تَكْبِيرَةٍ.
Tu dis cela à chaque takbīr.
-
509
وَتَقُولُ بَعْدَ الرَّابِعَةِ: اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِأَسْلَافِنَا وَأَفْرَاطِنَا وَلِمَنْ سَبَقَنَا بِالْإِيمَانِ.
Et tu dis après le quatrième : « Ô Allah ! Pardonne à nos devanciers, à ceux des nôtres qui nous ont précédés [auprès de Toi] et à ceux qui nous ont devancés dans la foi.
-
510
اللَّهُمَّ مَنْ أَحْيَيْتَهُ مِنَّا فَأَحْيِهِ عَلَى الْإِيمَانِ، وَمَنْ تَوَفَّيْتَهُ مِنَّا فَتَوَفَّهُ عَلَى الْإِسْلَامِ، وَاغْفِرْ لِلْمُسْلِمِينَ وَالْمُسْلِمَاتِ وَالْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ الْأَحْيَاءِ مِنْهُمْ وَالْأَمْوَاتِ، ثُمَّ تُسَلِّمُ.
Ô Allah ! Celui d'entre nous que Tu fais vivre, fais-le vivre dans la foi ; et celui d'entre nous que Tu rappelles à Toi, rappelle-le dans l'islam. Pardonne aux musulmans et aux musulmanes, aux croyants et aux croyantes, vivants ou morts. » Puis tu fais le salut final.
-
511
وَلَا يُصَلَّى عَلَى مَنْ لَمْ يَسْتَهِلَّ صَارِخًا، وَلَا يَرِثُ وَلَا يُورَثُ.
On ne prie pas sur l'enfant qui n'a pas poussé de cri à la naissance ; il n'hérite pas et l'on n'hérite pas de lui.
-
512
وَيُكْرَهُ أَنْ يُدْفَنَ السِّقْطُ فِي الدُّورِ.
Il est déconseillé (makrūh) d'enterrer le fœtus mort-né dans les maisons.
-
513
وَلَا بَأْسَ أَنْ يُغَسِّلَ النِّسَاءُ الصَّبِيَّ الصَّغِيرَ ابْنَ سِتِّ سِنِينَ أَوْ سَبْعٍ.
Il n'y a pas de mal à ce que les femmes lavent le jeune garçon de six ou sept ans.
-
514
وَلَا يُغَسِّلُ الرِّجَالُ الصَّبِيَّةَ، وَاخْتُلِفَ فِيهَا إِنْ كَانَتْ لَمْ تَبْلُغْ أَنْ تُشْتَهَى، وَالْأَوَّلُ أَحَبُّ إِلَيْنَا.
Les hommes ne lavent pas la fillette. Il y a divergence à son sujet quand elle n'a pas atteint l'âge d'être désirée ; le premier avis nous est préférable.