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الرسالة

ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī

· IVe s. h.
Intermédiaire

La Risāla d’Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386 h) est un abrégé de ce que la religion rend obligatoire, écrit à la demande d’un maître pour l’enseigner aux enfants : ce que la langue prononce et le cœur croit, puis les actes d’adoration et les règles de la vie, selon l’école de l’imam Mālik. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.

Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, passage par passage. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés.

Le texte, en arabe et en français

Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.

21 passages

Sommaire · 46 parties · partie 46
  1. Préambule de l'auteur§ 1 à 20
  2. Ce que les langues prononcent et que les cœurs croient, parmi les obligations de la religion§ 21 à 65
  3. Ce qui rend obligatoires le wuḍūʾ et le ghusl§ 66 à 82
  4. La pureté de l'eau, du vêtement et du lieu, et le vêtement qui suffit pour la prière§ 83 à 96
  5. La description du wuḍūʾ, ses sunnas et ses obligations, et le nettoyage intime à l'eau (istinjāʾ) ou aux pierres (istijmār)§ 97 à 139
  6. Le ghusl§ 140 à 151
  7. Celui qui ne trouve pas d'eau, et la description du tayammum§ 152 à 169
  8. L'essuyage des chaussons de cuir (khuffayn)§ 170 à 176
  9. Les temps des prières et leurs noms§ 177 à 193
  10. L'appel à la prière (adhān) et l'iqāma§ 194 à 203
  11. La manière d'accomplir les prières obligatoires, avec les prières surérogatoires et les sunnas qui s'y rattachent§ 204 à 276
  12. La direction de la prière, et les règles de l'imam et de celui qui prie derrière lui§ 277 à 294
  13. Questions diverses sur la prière§ 295 à 364
  14. Les prosternations de la récitation du Coran§ 365 à 381
  15. La prière en voyage§ 382 à 391
  16. La prière du vendredi§ 392 à 407
  17. La prière de la peur§ 408 à 414
  18. La prière des deux fêtes et le takbīr des jours de Minā§ 415 à 428
  19. La prière de l'éclipse§ 429 à 436
  20. La prière de demande de pluie§ 437 à 442
  21. Ce que l'on fait pour l'agonisant ; le lavage du mort, son linceul, son embaumement, son transport et son enterrement§ 443 à 474
  22. La prière sur les morts et l'invocation pour le défunt§ 475 à 504
  23. L'invocation pour l'enfant, la prière sur lui et son lavage§ 505 à 514
  24. Le jeûne§ 515 à 561
  25. La retraite spirituelle (iʿtikāf)§ 562 à 578
  26. La zakāt de l'or et de l'argent, des récoltes et du bétail ; ce qui sort des mines ; la jizya et ce que l'on prélève sur les commerçants parmi les gens de la dhimma et les ressortissants de pays ennemis§ 579 à 619
  27. La zakāt du bétail§ 620 à 645
  28. La zakāt de la Rupture§ 646 à 653
  29. Le pèlerinage (ḥajj) et la ʿumra§ 654 à 717
  30. Les sacrifices de la fête, l'abattage, la ʿaqīqa, la chasse, la circoncision, les aliments et les boissons interdits§ 718 à 760
  31. Le jihād§ 761 à 781
  32. Les serments et les vœux§ 782 à 813
  33. Le mariage, la répudiation, la reprise de l'épouse, le ẓihār, l'īlāʾ, le liʿān, le khulʿ et l'allaitement§ 814 à 902
  34. La ʿidda, l'entretien et l'istibrāʾ§ 903 à 931
  35. Les ventes et les contrats qui leur ressemblent§ 932 à 1031
  36. Les testaments, le mudabbar, le mukātab, l'affranchi, l'umm walad et le walāʾ§ 1032 à 1069
  37. La préemption, la donation, l'aumône, le ḥubus, le gage, le prêt à usage, le dépôt, l'objet trouvé et l'usurpation§ 1070 à 1117
  38. Les règles du sang et les peines légales (ḥudūd)§ 1118 à 1195
  39. Les jugements et les témoignages§ 1196 à 1244
  40. Les successions (farāʾiḍ)§ 1245 à 1303
  41. Récapitulation des obligations, des sunnas wājiba et des actes vivement recommandés (raghāʾib)§ 1304 à 1363
  42. La fiṭra, la circoncision, le rasage des poils, le vêtement, la couverture des parties à cacher, et ce qui s'y rattache§ 1364 à 1382
  43. Le manger et le boire§ 1383 à 1394
  44. Le salut, la demande de permission d'entrer, l'aparté, la récitation du Coran, l'invocation, le rappel d'Allah, et ce qui se dit en voyage§ 1395 à 1425
  45. Les soins, les incantations (ruqā), les présages, les astres, la castration, le marquage des bêtes, les chiens, et la douceur envers l'esclave§ 1426 à 1435
  46. Le songe, le bâillement, l'éternuement, le jeu de trictrac et d'autres jeux, la course de chevaux, le tir à l'arc, et d'autres choses§ 1436 à 1456

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Le songe, le bâillement, l'éternuement, le jeu de trictrac et d'autres jeux, la course de chevaux, le tir à l'arc, et d'autres chosesبَابٌ فِي الرُّؤْيَا وَالتَّثَاؤُبِ وَالْعُطَاسِ وَاللَّعِبِ بِالنَّرْدِ وَغَيْرِهَا وَالسَّبْقِ بِالْخَيْلِ وَالرَّمْيِ وَغَيْرِ ذَلِكَ

  1. 1436

    قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: الرُّؤْيَا الْحَسَنَةُ مِنَ الرَّجُلِ الصَّالِحِ جُزْءٌ مِنْ سِتَّةٍ وَأَرْبَعِينَ جُزْءًا مِنَ النُّبُوَّةِ، وَمَنْ رَأَى مِنْكُمْ مَا يَكْرَهُ فِي مَنَامِهِ فَإِذَا اسْتَيْقَظَ فَلْيَتْفُلْ عَنْ يَسَارِهِ ثَلَاثًا، وَلْيَقُلِ: اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ مَا رَأَيْتُ فِي مَنَامِي أَنْ يَضُرَّنِي فِي دِينِي وَدُنْيَايَ.

    Le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, a dit : « Le bon songe de l'homme vertueux est une des quarante-six parties de la prophétie. Celui d'entre vous qui voit en dormant une chose qui lui déplaît, qu'à son réveil il crachote trois fois à sa gauche et dise : "Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce que j'ai vu dans mon sommeil, qu'il ne me nuise ni dans ma religion ni dans ma vie d'ici-bas." »

  2. 1437

    وَمَنْ تَثَاءَبَ فَلْيَضَعْ يَدَهُ عَلَى فِيهِ، وَمَنْ عَطَسَ فَلْيَقُلِ: الْحَمْدُ لِلَّهِ، وَعَلَى مَنْ سَمِعَهُ يَحْمَدُ اللَّهَ أَنْ يَقُولَ لَهُ: يَرْحَمُكَ اللَّهُ، وَيَرُدُّ الْعَاطِسُ عَلَيْهِ: يَغْفِرُ اللَّهُ لَنَا وَلَكُمْ، أَوْ يَقُولُ: يَهْدِيكُمُ اللَّهُ وَيُصْلِحُ بَالَكُمْ.

    Celui qui bâille met la main sur sa bouche. Celui qui éternue dit : « Louange à Allah. » Celui qui l'entend louer Allah doit lui dire : « Qu'Allah te fasse miséricorde. » Celui qui a éternué lui répond : « Qu'Allah nous pardonne, à nous et à vous », ou bien : « Qu'Allah vous guide et améliore votre état. »

  3. 1438

    وَلَا يَجُوزُ اللَّعِبُ بِالنَّرْدِ وَلَا بِالشِّطْرَنْجِ، وَلَا بَأْسَ أَنْ يُسَلَّمَ عَلَى مَنْ يَلْعَبُ بِهَا، وَيُكْرَهُ الْجُلُوسُ إِلَى مَنْ يَلْعَبُ بِهَا وَالنَّظَرُ إِلَيْهِمْ.

    Il n'est permis de jouer ni au trictrac (nard) ni aux échecs. Il n'y a pas de mal à saluer celui qui y joue ; il est déconseillé de s'asseoir auprès de ceux qui y jouent et de les regarder.

  4. 1439

    وَلَا بَأْسَ بِالسَّبْقِ بِالْخَيْلِ وَبِالْإِبِلِ وَبِالسِّهَامِ بِالرَّمْيِ، وَإِنْ أَخْرَجَا شَيْئًا جَعَلَا بَيْنَهُمَا مُحَلِّلًا يَأْخُذُ ذَلِكَ الْمُحَلِّلُ إِنْ سَبَقَ هُوَ، وَإِنْ سَبَقَ غَيْرُهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْهِ شَيْءٌ، هَذَا قَوْلُ ابْنِ الْمُسَيِّبِ.

    Il n'y a pas de mal aux courses de chevaux et de chameaux, ni au concours de tir à l'arc. Si les deux concurrents mettent chacun un enjeu, ils placent entre eux un tiers (muḥallil) qui prend cet enjeu s'il arrive premier, et qui ne doit rien si un autre le devance : c'est l'avis d'Ibn al-Musayyib.

  5. 1440

    وَقَالَ مَالِكٌ: إِنَّمَا يَجُوزُ أَنْ يُخْرِجَ الرَّجُلُ سَبَقًا؛ فَإِنْ سَبَقَ غَيْرُهُ أَخَذَهُ، وَإِنْ سَبَقَ هُوَ كَانَ لِلَّذِي يَلِيهِ مِنَ الْمُتَسَابِقِينَ.

    Mālik a dit : il est seulement permis qu'un homme mette un enjeu ; si un autre que lui arrive premier, celui-ci le prend ; et s'il arrive lui-même premier, l'enjeu revient à celui des concurrents qui le suit.

  6. 1441

    وَإِنْ لَمْ يَكُنْ غَيْرُ جَاعِلِ السَّبَقِ وَآخَرُ؛ فَسَبَقَ جَاعِلُ السَّبَقِ أَكَلَهُ مَنْ حَضَرَ ذَلِكَ.

    S'il n'y a que celui qui a mis l'enjeu et un autre, et que celui qui l'a mis arrive premier, ceux qui sont présents le mangent.

  7. 1442

    وَجَاءَ فِيمَا ظَهَرَ مِنَ الْحَيَّاتِ بِالْمَدِينَةِ أَنْ تُؤْذَنَ ثَلَاثًا، وَإِنْ فُعِلَ ذَلِكَ فِي غَيْرِهَا فَهُوَ حَسَنٌ، وَلَا تُؤْذَنُ فِي الصَّحْرَاءِ، وَيُقْتَلُ مَا ظَهَرَ مِنْهَا.

    Il est rapporté, au sujet des serpents qui apparaissent à Médine, qu'on les avertit trois [jours] ; si on le fait ailleurs, c'est bien. On ne les avertit pas dans le désert, et l'on tue ceux qui s'y montrent.

  8. 1443

    وَيُكْرَهُ قَتْلُ الْقَمْلِ وَالْبَرَاغِيثِ بِالنَّارِ، وَلَا بَأْسَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ بِقَتْلِ النَّمْلِ إِذَا آذَتْ وَلَمْ يُقْدَرْ عَلَى تَرْكِهَا، وَلَوْ لَمْ تُقْتَلْ كَانَ أَحَبَّ إِلَيْنَا، وَيُقْتَلُ الْوَزَغُ. وَيُكْرَهُ قَتْلُ الضَّفَادِعِ.

    Il est déconseillé de tuer les poux et les puces par le feu. Il n'y a pas de mal, si Allah le veut, à tuer les fourmis quand elles nuisent et qu'on ne peut les laisser ; mais ne pas les tuer nous est préférable. On tue le gecko. Il est déconseillé de tuer les grenouilles.

  9. 1444

    وَقَالَ النَّبِيُّ عَلَيْهِ السَّلَامُ: إِنَّ اللَّهَ أَذْهَبَ عَنْكُمْ غُبِّيَّةَ الْجَاهِلِيَّةِ وَفَخْرَهَا بِالْآبَاءِ، مُؤْمِنٌ تَقِيٌّ أَوْ فَاجِرٌ شَقِيٌّ، أَنْتُمْ بَنُو آدَمَ، وَآدَمُ مِنْ تُرَابٍ

    Le Prophète, sur lui la paix, a dit : « Allah a fait disparaître de vous l'orgueil de l'époque de l'ignorance et sa vantardise au sujet des ancêtres. [Il n'y a que] un croyant pieux ou un pervers malheureux. Vous êtes les fils d'Adam, et Adam vient de la terre. »

    Zarrūq signale que le mot rendu par « orgueil » se lit avec un ghayn, comme ici, ou avec un ʿayn (ʿubbiyya).

  10. 1445

    وَقَالَ النَّبِيُّ عَلَيْهِ السَّلَامُ فِي رَجُلٍ تَعَلَّمَ أَنْسَابَ النَّاسِ: عِلْمٌ لَا يَنْفَعُ وَجَهَالَةٌ لَا تَضُرُّ، وَقَالَ عُمَرُ: تَعَلَّمُوا مِنْ أَنْسَابِكُمْ مَا تَصِلُونَ بِهِ أَرْحَامَكُمْ، وَقَالَ مَالِكٌ: وَأَكْرَهُ أَنْ يُرْفَعَ فِي النِّسْبَةِ فِيمَا قَبْلَ الْإِسْلَامِ مِنَ الْآبَاءِ.

    Le Prophète, sur lui la paix, a dit d'un homme qui avait appris les généalogies des gens : « Science qui ne profite pas, ignorance qui ne nuit pas. » ʿUmar a dit : « Apprenez de vos généalogies ce qui vous permet d'entretenir vos liens de parenté. » Et Mālik a dit : « Je réprouve que l'on fasse remonter la généalogie aux ancêtres d'avant l'islam. »

  11. 1446

    وَالرُّؤْيَا الصَّالِحَةُ جُزْءٌ مِنْ سِتَّةٍ وَأَرْبَعِينَ جُزْءًا مِنَ النُّبُوَّةِ، وَمَنْ رَأَى فِي مَنَامِهِ مَا يَكْرَهُ فَلْيَتْفُلْ عَنْ يَسَارِهِ ثَلَاثًا، وَلْيَتَعَوَّذْ مِنْ شَرِّ مَا رَأَى، وَلَا يَنْبَغِي أَنْ يُفَسِّرَ الرُّؤْيَا مَنْ لَا عِلْمَ لَهُ بِهَا، وَلَا يُعَبِّرُهَا عَلَى الْخَيْرِ وَهِيَ عِنْدَهُ عَلَى الْمَكْرُوهِ.

    Le bon songe est une des quarante-six parties de la prophétie. Celui qui voit en dormant une chose qui lui déplaît, qu'il crachote trois fois à sa gauche et cherche refuge [auprès d'Allah] contre le mal de ce qu'il a vu. Il ne convient pas que celui qui n'en a pas la science interprète le songe, ni qu'on l'interprète en bien alors qu'on le tient pour mauvais.

  12. 1447

    وَلَا بَأْسَ بِإِنْشَادِ الشِّعْرِ، وَمَا خَفَّ مِنَ الشِّعْرِ أَحْسَنُ، وَلَا يَنْبَغِي أَنْ يُكْثِرَ مِنْهُ وَمِنَ الشُّغْلِ بِهِ.

    Il n'y a pas de mal à déclamer de la poésie, mais moins on en dit, mieux cela vaut. Il ne convient pas de s'y adonner beaucoup ni de s'en occuper trop.

  13. 1448

    وَأَوْلَى الْعُلُومِ وَأَفْضَلُهَا وَأَقْرَبُهَا إِلَى اللَّهِ عِلْمُ دِينِهِ وَشَرَائِعِهِ مِمَّا أَمَرَ بِهِ وَنَهَى عَنْهُ، وَدَعَا إِلَيْهِ وَحَضَّ عَلَيْهِ فِي كِتَابِهِ وَعَلَى لِسَانِ نَبِيِّهِ، وَالْفِقْهُ فِي ذَلِكَ وَالْفَهْمُ فِيهِ وَالتَّهَمُّمُ بِرِعَايَتِهِ وَالْعَمَلُ بِهِ.

    La première des sciences, la meilleure et celle qui rapproche le plus d'Allah, est la science de Sa religion et de Ses lois : ce qu'Il a ordonné et interdit, ce à quoi Il a appelé et incité, dans Son Livre et par la bouche de Son Prophète ; la connaissance approfondie (fiqh) de cela, sa compréhension, le souci de l'observer et sa mise en pratique.

  14. 1449

    وَالْعِلْمُ أَفْضَلُ الْأَعْمَالِ، وَأَقْرَبُ الْعُلَمَاءِ إِلَى اللَّهِ تَعَالَى وَأَوْلَاهُمْ بِهِ أَكْثَرُهُمْ لَهُ خَشْيَةً وَفِيمَا عِنْدَهُ رَغْبَةً، وَالْعِلْمُ دَلِيلٌ إِلَى الْخَيْرَاتِ وَقَائِدٌ إِلَيْهَا.

    La science est la meilleure des œuvres. Les savants les plus proches d'Allah le Très-Haut, et les plus dignes de Lui, sont ceux qui Le craignent le plus et qui désirent le plus ce qui est auprès de Lui. La science est un guide vers les bonnes œuvres et y conduit.

  15. 1450

    وَاللَّجَأُ إِلَى كِتَابِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَسُنَّةِ نَبِيِّهِ وَاتِّبَاعِ سَبِيلِ الْمُؤْمِنِينَ وَخَيْرِ الْقُرُونِ مِنْ خَيْرِ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ نَجَاةٌ.

    Se réfugier dans le Livre d'Allah, puissant et majestueux, et dans la Sunna de Son Prophète, et suivre la voie des croyants et de la meilleure génération de la meilleure communauté suscitée pour les hommes, c'est le salut.

  16. 1451

    فَفِي الْمَفْزَعِ إِلَى ذَلِكَ الْعِصْمَةُ؛ وَفِي اتِّبَاعِ السَّلَفِ الصَّالِحِ النَّجَاةُ، وَهُمُ الْقُدْوَةُ فِي تَأْوِيلِ مَا تَأَوَّلُوهُ وَاسْتِخْرَاجِ مَا اسْتَنْبَطُوهُ، وَإِذَا اخْتَلَفُوا فِي الْفُرُوعِ وَالْحَوَادِثِ لَمْ يُخْرَجْ عَنْ جَمَاعَتِهِمْ.

    Recourir à cela, c'est être préservé ; et suivre les pieux prédécesseurs, c'est le salut. Ils sont le modèle dans l'interprétation de ce qu'ils ont interprété et dans la déduction de ce qu'ils ont tiré [des textes]. Quand ils divergent sur les questions dérivées et les cas nouveaux, on ne sort pas de leur ensemble.

  17. 1452

    وَالْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي هَدَانَا لِهَذَا وَمَا كُنَّا لِنَهْتَدِيَ لَوْلَا أَنْ هَدَانَا اللَّهُ.

    Louange à Allah qui nous a guidés à ceci ; nous n'aurions pas été guidés si Allah ne nous avait pas guidés [cf. sourate al-Aʿrāf, 7:43].

  18. 1453

    قَالَ أَبُو مُحَمَّدٍ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي زَيْدٍ: قَدْ أَتَيْنَا عَلَى مَا شَرَطْنَا أَنْ نَأْتِيَ بِهِ فِي كِتَابِنَا هَذَا مِمَّا يَنْتَفِعُ بِهِ إِنْ شَاءَ اللَّهُ مَنْ رَغِبَ فِي تَعْلِيمِ ذَلِكَ مِنَ الصِّغَارِ وَمَنِ احْتَاجَ إِلَيْهِ مِنَ الْكِبَارِ.

    Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Abī Zayd dit : nous avons achevé ce que nous nous étions engagé à exposer dans ce livre, qui profitera, si Allah le veut, à quiconque, parmi les jeunes, désire l'apprendre, et à quiconque, parmi les adultes, en a besoin.

  19. 1454

    وَفِيهِ مَا يُؤَدِّي الْجَاهِلَ إِلَى عِلْمِ مَا يَعْتَقِدُهُ مِنْ دِينِهِ وَيَعْمَلُ بِهِ مِنْ فَرَائِضِهِ وَيُفْهِمُ كَثِيرًا مِنْ أُصُولِ الْفِقْهِ وَفُنُونِهِ وَمِنَ السُّنَنِ وَالرَّغَائِبِ وَالْآدَابِ.

    Il contient de quoi conduire l'ignorant à connaître ce qu'il doit croire de sa religion et ce qu'il doit pratiquer de ses obligations, et de quoi lui faire comprendre une bonne part des fondements du fiqh et de ses branches, ainsi que des sunnas, des actes vivement recommandés et des règles de bienséance.

  20. 1455

    وَأَنَا أَسْأَلُ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ أَنْ يَنْفَعَنَا وَإِيَّاكَ بِمَا عَلَّمَنَا، وَيُعِينَنَا وَإِيَّاكَ عَلَى الْقِيَامِ بِحَقِّهِ فِيمَا كَلَّفَنَا، وَلَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ الْعَلِيِّ الْعَظِيمِ.

    Je demande à Allah, puissant et majestueux, de nous faire profiter, toi et nous, de ce qu'Il nous a enseigné, et de nous aider, toi et nous, à nous acquitter de Son droit dans ce dont Il nous a chargés. Il n'y a de force ni de puissance que par Allah, le Très-Haut, l'Immense.

  21. 1456

    وَصَلَّى اللَّهُ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ نَبِيِّهِ وَعَلَى آلِهِ وَصَحْبِهِ وَسَلَّمَ تَسْلِيمًا كَثِيرًا.

    Qu'Allah bénisse notre maître Muhammad, Son Prophète, ainsi que sa famille et ses compagnons, et qu'Il leur accorde une paix abondante.

Autres ouvrages

al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anasal-Mukhtaṣar, Khalīlal-Muqaddima al-ʿAshmāwiyya, al-ʿAshmāwī