al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas
Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.
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Les funéraillesكِتَابُ الْجَنَائِزِ
- Le lavage du mortبَابُ غُسْلِ الْمَيِّتِ
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529
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «غُسِّلَ فِي قَمِيصٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut lavé dans une tunique [qamīṣ].
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530
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ أَبِي تَمِيمَةَ السَّخْتِيَانِيِّ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ، عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ الْأَنْصَارِيَّةِ قَالَتْ: دَخَلَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ تُوُفِّيَتِ ابْنَتُهُ فَقَالَ: «اغْسِلْنَهَا ثَلَاثًا، أَوْ خَمْسًا أَوْ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ. بِمَاءٍ وَسِدْرٍ. وَاجْعَلْنَ فِي الْآخِرَةِ كَافُورًا أَوْ شَيْئًا مِنْ كَافُورٍ، فَإِذَا فَرَغْتُنَّ فَآذِنَّنِي»، قَالَتْ: فَلَمَّا فَرَغْنَا آذَنَّاهُ، " فَأَعْطَانَا حِقْوَهُ، فَقَالَ: أَشْعِرْنَهَا إِيَّاهُ " تَعْنِي بِحِقْوِهِ إِزَارَهُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ayyūb ibn Abī Tamīma as-Sakhtiyānī, d'après Muḥammad ibn Sīrīn, qu'Umm ʿAṭiyya al-Anṣāriyya a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entra chez nous lorsque sa fille mourut, et dit : « Lavez-la trois fois, ou cinq, ou davantage, avec de l'eau et du sidr [feuilles de jujubier]. Mettez dans le dernier lavage du camphre, ou un peu de camphre. Puis, lorsque vous aurez terminé, prévenez-moi. » Elle dit : Lorsque nous eûmes terminé, nous le prévînmes. Il nous donna alors son ḥiqw et dit : « Enveloppez-la dedans, à même le corps. » Par son ḥiqw, elle entend son izār [pièce d'étoffe ceignant le bas du corps].
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531
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، أَنَّ أَسْمَاءَ بِنْتَ عُمَيْسٍ، امْرَأَةَ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ، غَسَّلَتْ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ حِينَ تُوُفِّيَ، ثُمَّ خَرَجَتْ فَسَأَلَتْ مَنْ حَضَرَهَا مِنَ الْمُهَاجِرِينَ. فَقَالَتْ: " إِنِّي صَائِمَةٌ، وَإِنَّ هَذَا يَوْمٌ شَدِيدُ الْبَرْدِ، فَهَلْ عَلَيَّ مِنْ غُسْلٍ؟ فَقَالُوا: لَا "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, qu'Asmāʾ bint ʿUmays, l'épouse d'Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq, lava Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq lorsqu'il mourut. Puis elle sortit et interrogea ceux des Émigrés [Muhājirūn] qui étaient présents. Elle dit : « Je jeûne, et ce jour est un jour de grand froid. Suis-je tenue à un ghusl [lavage rituel de tout le corps] ? » Ils répondirent : « Non. »
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532
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَهْلَ الْعِلْمِ يَقُولُونَ: " إِذَا مَاتَتِ الْمَرْأَةُ، وَلَيْسَ مَعَهَا نِسَاءٌ يُغَسِّلْنَهَا، وَلَا مِنْ ذَوِي الْمَحْرَمِ أَحَدٌ يَلِي ذَلِكَ مِنْهَا، وَلَا زَوْجٌ يَلِي ذَلِكَ مِنْهَا، يُمِّمَتْ فَمُسِحَ بِوَجْهِهَا وَكَفَّيْهَا مِنَ الصَّعِيدِ قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَإِذَا هَلَكَ الرَّجُلُ، وَلَيْسَ مَعَهُ أَحَدٌ، إِلَّا نِسَاءٌ، يَمَّمْنَهُ أَيْضًا» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَيْسَ لِغُسْلِ الْمَيِّتِ عِنْدَنَا شَيْءٌ مَوْصُوفٌ. وَلَيْسَ لِذَلِكَ صِفَةٌ مَعْلُومَةٌ. وَلَكِنْ يُغَسَّلُ فَيُطَهَّرُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu les gens de science dire : « Lorsqu'une femme meurt sans qu'il y ait auprès d'elle de femmes pour la laver, ni aucun de ses proches qui lui sont interdits en mariage [maḥram] pour s'en charger, ni époux pour s'en charger, on lui fait le tayammum [purification par la terre pure] : on lui passe sur le visage et les mains de la terre pure. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Et lorsqu'un homme meurt sans qu'il y ait auprès de lui personne d'autre que des femmes, elles lui font aussi le tayammum. » Mālik a dit : « Le lavage du mort n'a chez nous rien de défini, ni de modalité déterminée : il est lavé et purifié. »
- Ce qui est rapporté sur le linceul du mortبَابُ مَا جَاءَ فِي كَفَنِ الْمَيِّتِ
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533
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «كُفِّنَ فِي ثَلَاثَةِ أَثْوَابٍ بِيضٍ سُحُولِيَّةٍ، لَيْسَ فِيهَا قَمِيصٌ وَلَا عِمَامَةٌ» وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «كُفِّنَ فِي ثَلَاثَةِ أَثْوَابٍ بِيضٍ سُحُولِيَّةٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut enseveli dans trois pièces d'étoffe blanches de Saḥūl, sans tunique ni turban. Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut enseveli dans trois pièces d'étoffe blanches de Saḥūl.
Saḥūl : localité du Yémen, selon az-Zurqānī.
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534
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: بَلَغَنِي أَنَّ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ قَالَ لِعَائِشَةَ، وَهُوَ مَرِيضٌ: فِي كَمْ كُفِّنَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ؟ فَقَالَتْ: «فِي ثَلَاثَةِ أَثْوَابٍ بِيضٍ سُحُولِيَّةٍ»، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ: «خُذُوا هَذَا الثَّوْبَ لِثَوْبٍ عَلَيْهِ، قَدْ أَصَابَهُ مِشْقٌ أَوْ زَعْفَرَانٌ فَاغْسِلُوهُ. ثُمَّ كَفِّنُونِي فِيهِ. مَعَ ثَوْبَيْنِ آخَرَيْنِ»، فَقَالَتْ عَائِشَةُ: «وَمَا هَذَا؟» فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ: «الْحَيُّ أَحْوَجُ إِلَى الْجَدِيدِ مِنَ الْمَيِّتِ، وَإِنَّمَا هَذَا لِلْمُهْلَةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, que Yaḥyā ibn Saʿīd a dit : Il m'est parvenu qu'Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq dit à ʿĀʾisha, alors qu'il était malade : « Dans combien [de pièces d'étoffe] le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut-il enseveli ? » Elle répondit : « Dans trois pièces d'étoffe blanches de Saḥūl. » Abū Bakr dit alors : « Prenez ce vêtement », un vêtement qu'il portait et qu'avait taché de l'ocre rouge ou du safran, « lavez-le, puis ensevelissez-moi dedans, avec deux autres pièces. » ʿĀʾisha dit : « Qu'est-ce donc que cela ? » Abū Bakr répondit : « Le vivant a plus besoin du neuf que le mort. Ceci n'est destiné qu'aux humeurs du corps [muhla]. »
Muhla : le pus et la sanie qui s'écoulent du corps, selon az-Zurqānī.
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535
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِي أَنَّهُ قَالَ: «الْمَيِّتُ يُقَمَّصُ وَيُؤَزَّرُ وَيُلَفُّ فِي الثَّوْبِ الثَّالِثِ، فَإِنْ لَمْ يَكُنْ إِلَّا ثَوْبٌ وَاحِدٌ كُفِّنَ فِيهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, que ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ a dit : « Le mort est revêtu d'une tunique, ceint d'un izār, puis enveloppé dans la troisième pièce d'étoffe. S'il n'y a qu'une seule pièce d'étoffe, il est enseveli dedans. »
Une autre édition du texte porte « ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ ».
- Marcher devant le convoi funèbreبَابُ الْمَشْيِ أَمَامَ الْجَنَازَةِ
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536
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ كَانُوا «يَمْشُونَ أَمَامَ الْجَنَازَةِ»، وَالْخُلَفَاءُ هَلُمَّ جَرًّا، وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, Abū Bakr et ʿUmar marchaient devant le convoi funèbre, ainsi que les califes, et ainsi de suite, et ʿAbd Allāh ibn ʿUmar.
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537
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْهُدَيْرِ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ رَأَى عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ «يَقْدُمُ النَّاسَ أَمَامَ الْجَنَازَةِ، فِي جَنَازَةِ زَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn al-Munkadir, que Rabīʿa ibn ʿAbd Allāh ibn al-Hudayr l'a informé qu'il avait vu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb précéder les gens, devant le convoi funèbre, lors des funérailles de Zaynab bint Jaḥsh.
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538
وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ قَالَ: «مَا رَأَيْتُ أَبِي قَطُّ فِي جَنَازَةٍ إِلَّا أَمَامَهَا»، قَالَ: «ثُمَّ يَأْتِي الْبَقِيعَ فَيَجْلِسُ حَتَّى يَمُرُّوا عَلَيْهِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, que Hishām ibn ʿUrwa a dit : « Je n'ai jamais vu mon père, lors de funérailles, ailleurs que devant le convoi. » Il a dit : « Puis il arrivait à al-Baqīʿ [cimetière de Médine] et s'asseyait jusqu'à ce qu'ils passent près de lui. »
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539
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّهُ قَالَ: «الْمَشْيُ خَلْفَ الْجَنَازَةِ مِنْ خَطَأِ السُّنَّةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'Ibn Shihāb a dit : « Marcher derrière le convoi funèbre, c'est aller à l'encontre de la sunna. »
- L'interdiction de faire suivre le convoi funèbre par du feuبَابُ النَّهْيِ عَنْ أَنْ تُتْبَعَ الْجَنَازَةُ بِنَارٍ
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540
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ أَنَّهَا قَالَتْ لِأَهْلِهَا: «أَجْمِرُوا ثِيَابِي إِذَا مِتُّ، ثُمَّ حَنِّطُونِي، وَلَا تَذُرُّوا عَلَى كَفَنِي حِنَاطًا وَلَا تَتْبَعُونِي بِنَارٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, qu'Asmāʾ bint Abī Bakr dit aux siens : « Parfumez mes vêtements à l'encens lorsque je serai morte, puis embaumez-moi avec du ḥanūṭ [aromates dont on parfume le mort]. Ne répandez pas de ḥanūṭ sur mon linceul et ne me faites pas suivre de feu. »
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541
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ «نَهَى أَنْ يُتْبَعَ بَعْدَ مَوْتِهِ بِنَارٍ» قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا «يَكْرَهُ ذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, qu'Abū Hurayra interdit qu'on le fasse suivre de feu après sa mort. Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik réprouver cela.
- Ce qui est rapporté sur le takbīr sur les mortsبَابُ مَا جَاءَ فِي التَّكْبِيرِ عَلَى الْجَنَائِزِ
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542
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «نَعَى النَّجَاشِيَّ لِلنَّاسِ فِي الْيَوْمِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ، وَخَرَجَ بِهِمْ إِلَى الْمُصَلَّى، فَصَفَّ بِهِمْ وَكَبَّرَ أَرْبَعَ تَكْبِيرَاتٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, annonça aux gens la mort d'an-Najāshī [le Négus] le jour même où il mourut. Il sortit avec eux vers le muṣallā [lieu de prière en plein air], les mit en rangs et prononça quatre takbīr [« Allāhu akbar »].
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543
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ مِسْكِينَةً مَرِضَتْ، فَأُخْبِرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِمَرَضِهَا، قَالَ: وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَعُودُ الْمَسَاكِينَ، وَيَسْأَلُ عَنْهُمْ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِذَا مَاتَتْ فَآذِنُونِي بِهَا»، فَأُخْرِجَ بِجَنَازَتِهَا لَيْلًا، فَكَرِهُوا أَنْ يُوقِظُوا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَلَمَّا أَصْبَحَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أُخْبِرَ بِالَّذِي كَانَ مِنْ شَأْنِهَا. فَقَالَ: «أَلَمْ آمُرْكُمْ أَنْ تُؤْذِنُونِي بِهَا؟» فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ كَرِهْنَا أَنْ نُخْرِجَكَ لَيْلًا، وَنُوقِظَكَ. فَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، حَتَّى «صَفَّ بِالنَّاسِ عَلَى قَبْرِهَا. وَكَبَّرَ أَرْبَعَ تَكْبِيرَاتٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, qu'Abū Umāma ibn Sahl ibn Ḥunayf l'a informé qu'une femme pauvre tomba malade. On informa le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de sa maladie. Il a dit : Or le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, visitait les pauvres et s'enquérait d'eux. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Si elle meurt, prévenez-moi. » On sortit sa dépouille de nuit, et l'on répugna à réveiller le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Au matin, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut informé de ce qu'il était advenu d'elle. Il dit : « Ne vous avais-je pas ordonné de me prévenir à son sujet ? » Ils répondirent : « Ô Messager d'Allah, nous avons répugné à te faire sortir de nuit et à te réveiller. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit alors, mit les gens en rangs devant sa tombe et prononça quatre takbīr.
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544
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ عَنِ الرَّجُلِ يُدْرِكُ بَعْضَ التَّكْبِيرِ عَلَى الْجَنَازَةِ، وَيَفُوتُهُ بَعْضُهُ، فَقَالَ: يَقْضِي مَا فَاتَهُ مِنْ ذَلِكَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il interrogea Ibn Shihāb au sujet de l'homme qui atteint une partie des takbīr de la prière sur le mort et en manque une partie. Il répondit : « Il rattrape ce qu'il en a manqué. »
- Ce que dit celui qui prie sur le mortبَابُ مَا يَقُولُ الْمُصَلِّي عَلَى الْجَنَازَةِ
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545
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ سَأَلَ أَبَا هُرَيْرَةَ كَيْفَ تُصَلِّي عَلَى الْجَنَازَةِ؟ فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ: «أَنَا، لَعَمْرُ اللَّهِ أُخْبِرُكَ. أَتَّبِعُهَا مِنْ أَهْلِهَا. فَإِذَا وُضِعَتْ كَبَّرْتُ، وَحَمِدْتُ اللَّهَ. وَصَلَّيْتُ عَلَى نَبِيِّهِ». ثُمَّ أَقُولُ: «اللَّهُمَّ إِنَّهُ عَبْدُكَ وَابْنُ عَبْدِكَ وَابْنُ أَمَتِكَ كَانَ يَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ. وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُكَ وَرَسُولُكَ. وَأَنْتَ أَعْلَمُ بِهِ. اللَّهُمَّ إِنْ كَانَ مُحْسِنًا، فَزِدْ فِي إِحْسَانِهِ. وَإِنْ كَانَ مُسِيئًا، فَتَجَاوَزْ عَنْ سَيِّئَاتِهِ. اللَّهُمَّ لَا تَحْرِمْنَا أَجْرَهُ، وَلَا تَفْتِنَّا بَعْدَهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, d'après son père, qu'il demanda à Abū Hurayra : « Comment pries-tu sur le mort ? » Abū Hurayra répondit : « Par Allah, je vais te le dire. Je suis le convoi depuis la maison des siens. Lorsque la dépouille est posée, je prononce le takbīr, je loue Allah et je prie sur Son Prophète. Puis je dis : “Ô Allah, il est Ton serviteur, fils de Ton serviteur et fils de Ta servante. Il attestait qu'il n'y a de divinité que Toi et que Muḥammad est Ton serviteur et Ton Messager, et Tu le connais mieux [que nous]. Ô Allah, s'il était bienfaisant, accrois sa récompense ; et s'il était fautif, passe sur ses mauvaises actions. Ô Allah, ne nous prive pas de sa récompense et ne nous éprouve pas après lui.” »
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546
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ يَقُولُ: صَلَّيْتُ وَرَاءَ أَبِي هُرَيْرَةَ عَلَى صَبِيٍّ لَمْ يَعْمَلْ خَطِيئَةً قَطُّ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ: «اللَّهُمَّ أَعِذْهُ مِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, que Yaḥyā ibn Saʿīd a dit : J'ai entendu Saʿīd ibn al-Musayyib dire : J'ai prié derrière Abū Hurayra sur un enfant qui n'avait jamais commis de faute, et je l'ai entendu dire : « Ô Allah, préserve-le du châtiment de la tombe. »
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547
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «لَا يَقْرَأُ فِي الصَّلَاةِ عَلَى الْجَنَازَةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne récitait pas [le Coran] dans la prière sur le mort.
- La prière sur les morts après le ʿaṣr et après le ṣubḥبَابُ الصَّلَاةِ عَلَى الْجَنَائِزِ بَعْدَ الْعَصْرِ وَبَعْدَ الصُّبْحِ
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548
وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي حَرْمَلَةَ مَوْلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي سُفْيَانَ بْنِ حُوَيْطِبٍ أَنَّ زَيْنَبَ بِنْتَ أَبِي سَلَمَةَ تُوُفِّيَتْ، وَطَارِقٌ أَمِيرُ الْمَدِينَةِ، فَأُتِيَ بِجَنَازَتِهَا بَعْدَ صَلَاةِ الصُّبْحِ. فَوُضِعَتْ بِالْبَقِيعِ، قَالَ: وَكَانَ طَارِقٌ يُغَلِّسُ بِالصُّبْحِ، قَالَ ابْنُ أَبِي حَرْمَلَةَ: فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ يَقُولُ لِأَهْلِهَا: «إِمَّا أَنْ تُصَلُّوا عَلَى جَنَازَتِكُمُ الْآنَ، وَإِمَّا أَنْ تَتْرُكُوهَا حَتَّى تَرْتَفِعَ الشَّمْسُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn Abī Ḥarmala, mawlā [affranchi] de ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Sufyān ibn Ḥuwayṭib, que Zaynab bint Abī Salama mourut alors que Ṭāriq était émir de Médine. On amena sa dépouille après la prière du ṣubḥ [prière de l'aube] et on la déposa à al-Baqīʿ. Il dit : Ṭāriq accomplissait le ṣubḥ dans l'obscurité de la fin de la nuit. Ibn Abī Ḥarmala a dit : J'ai entendu ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dire aux siens : « Ou bien vous priez sur votre mort maintenant, ou bien vous le laissez jusqu'à ce que le soleil se soit élevé. »
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549
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ قَالَ: «يُصَلَّى عَلَى الْجَنَازَةِ بَعْدَ الْعَصْرِ، وَبَعْدَ الصُّبْحِ إِذَا صُلِّيَتَا لِوَقْتِهِمَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar a dit : « On prie sur le mort après le ʿaṣr [prière de l'après-midi] et après le ṣubḥ, lorsque ces deux prières ont été accomplies en leur temps. »
- La prière sur les morts dans la mosquéeبَابُ الصَّلَاةِ عَلَى الْجَنَائِزِ فِي الْمَسْجِدِ
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550
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا أَمَرَتْ أَنْ يُمَرَّ عَلَيْهَا بِسَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ فِي الْمَسْجِدِ، حِينَ مَاتَ، لِتَدْعُوَ لَهُ. فَأَنْكَرَ ذَلِكَ النَّاسُ عَلَيْهَا. فَقَالَتْ عَائِشَةُ: «مَا أَسْرَعَ النَّاسَ مَا صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى سُهَيْلِ ابْنِ بَيْضَاءَ إِلَّا فِي الْمَسْجِدِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle ordonna que l'on fasse passer près d'elle [la dépouille de] Saʿd ibn Abī Waqqāṣ dans la mosquée, lorsqu'il mourut, afin qu'elle invoque pour lui. Les gens le lui reprochèrent. ʿĀʾisha dit alors : « Comme les gens sont prompts [à oublier] ! Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'a prié sur Suhayl ibn Bayḍāʾ que dans la mosquée. »
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551
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: «صُلِّيَ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فِي الْمَسْجِدِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar a dit : « On a prié sur ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dans la mosquée. »
- Dispositions diverses sur la prière sur les mortsبَابُ جَامِعِ الصَّلَاةِ عَلَى الْجَنَائِزِ
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552
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ بلَغَهُ أَنَّ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ، وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، وَأَبَا هُرَيْرَةَ كَانُوا «يُصَلُّونَ عَلَى الْجَنَائِزِ بِالْمَدِينَةِ الرِّجَالِ وَالنِّسَاءِ، فَيَجْعَلُونَ الرِّجَالَ مِمَّا يَلِي الْإِمَامَ وَالنِّسَاءَ مِمَّا يَلِي الْقِبْلَةَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUthmān ibn ʿAffān, ʿAbd Allāh ibn ʿUmar et Abū Hurayra priaient à Médine sur les morts, hommes et femmes [réunis] : ils plaçaient les hommes du côté de l'imam et les femmes du côté de la qibla.
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553
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا صَلَّى عَلَى الْجَنَائِزِ يُسَلِّمُ، حَتَّى يُسْمِعَ مَنْ يَلِيهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il priait sur les morts, prononçait le salām [salutation finale] de façon à se faire entendre de ceux qui étaient près de lui.
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554
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «لَا يُصَلِّي الرَّجُلُ عَلَى الْجَنَازَةِ إِلَّا وَهُوَ طَاهِرٌ» قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «لَمْ أَرَ أَحَدًا مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ يَكْرَهُ أَنْ يُصَلَّى عَلَى وَلَدِ الزِّنَا وَأُمِّهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « L'homme ne prie sur le mort qu'en état de pureté rituelle. » Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire : « Je n'ai vu aucun des gens de science réprouver que l'on prie sur l'enfant né de la fornication et sur sa mère. »
- Ce qui est rapporté sur l'enterrement du mortبَابُ مَا جَاءَ فِي دَفْنِ الْمَيِّتِ
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555
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «تُوُفِّيَ يَوْمَ الْإِثْنَيْنِ، وَدُفِنَ يَوْمَ الثُّلَاثَاءِ، وَصَلَّى النَّاسُ عَلَيْهِ أَفْذَاذًا لَا يَؤُمُّهُمْ أَحَدٌ». فَقَالَ نَاسٌ: يُدْفَنُ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، وَقَالَ آخَرُونَ: يُدْفَنُ بِالْبَقِيعِ، فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ، فَقَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «مَا دُفِنَ نَبِيٌّ قَطُّ إِلَّا فِي مَكَانِهِ الَّذِي تُوُفِّيَ فِيهِ»، فَحُفِرَ لَهُ فِيهِ، فَلَمَّا كَانَ عِنْدَ غُسْلِهِ، أَرَادُوا نَزْعَ قَمِيصِهِ. فَسَمِعُوا صَوْتًا يَقُولُ: «لَا تَنْزِعُوا الْقَمِيصَ»، فَلَمْ يُنْزَعِ الْقَمِيصُ، «وَغُسِّلَ وَهُوَ عَلَيْهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mourut le lundi et fut enterré le mardi, et que les gens prièrent sur lui individuellement, sans que personne ne les dirige. Certains dirent : « Qu'il soit enterré près du minbar. » D'autres dirent : « Qu'il soit enterré à al-Baqīʿ. » Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq vint alors et dit : J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Jamais un prophète n'a été enterré ailleurs qu'à l'endroit où il est mort. » On creusa donc pour lui à cet endroit. Au moment de le laver, ils voulurent lui ôter sa tunique. Ils entendirent alors une voix dire : « N'ôtez pas la tunique. » La tunique ne fut pas ôtée, et il fut lavé alors qu'il la portait, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui.
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556
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: كَانَ بِالْمَدِينَةِ رَجُلَانِ أَحَدُهُمَا يَلْحَدُ، وَالْآخَرُ لَا يَلْحَدُ فَقَالُوا: «أَيُّهُمَا جَاءَ أَوَّلُ، عَمِلَ عَمَلَهُ». فَجَاءَ الَّذِي يَلْحَدُ فَلَحَدَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père a dit : Il y avait à Médine deux hommes : l'un creusait le laḥd [niche latérale au fond de la tombe] et l'autre ne le creusait pas. Ils dirent : « Celui des deux qui viendra le premier fera son ouvrage. » Ce fut celui qui creusait le laḥd qui vint, et il creusa un laḥd pour le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui.
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557
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ أُمَّ سَلَمَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَتْ تَقُولُ: «مَا صَدَّقْتُ بِمَوْتِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى سَمِعْتُ وَقْعَ الْكَرَازِينِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'Umm Salama, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, disait : « Je n'ai cru à la mort du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que lorsque j'ai entendu le bruit des pelles. »
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558
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَتْ: «رَأَيْتُ ثَلَاثَةَ أَقْمَارٍ سَقَطْنَ فِي حَجْرِي» فَقَصَصْتُ رُؤْيَايَ عَلَى أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ، قَالَتْ: «فَلَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَدُفِنَ فِي بَيْتِهَا»، قَالَ لَهَا أَبُو بَكْرٍ هَذَا أَحَدُ أَقْمَارِكِ وَهُوَ خَيْرُهَا "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « J'ai vu [en songe] trois lunes tomber dans mon giron. Je racontai mon songe à Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq. » Elle a dit : Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mourut et fut enterré dans sa maison, Abū Bakr lui dit : « Voici l'une de tes lunes, et c'est la meilleure d'entre elles. »
Une autre édition du texte porte « dans ma chambre » (ḥujratī), leçon qu'az-Zurqānī signale comme une variante.
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559
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ غَيْرِ وَاحِدٍ مِمَّنْ يَثِقُ بِهِ، أَنَّ سَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ وَسَعِيدَ بْنَ زَيْدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ نُفَيْلٍ «تُوُفِّيَا بِالْعَقِيقِ وَحُمِلَا إِلَى الْمَدِينَةِ وَدُفِنَا بِهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après plus d'un de ceux en qui il a confiance, que Saʿd ibn Abī Waqqāṣ et Saʿīd ibn Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl moururent à al-ʿAqīq, furent portés à Médine et y furent enterrés.
Al-ʿAqīq : lieu proche de Médine, selon az-Zurqānī.
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560
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: " مَا أُحِبُّ أَنْ أُدْفَنَ بِالْبَقِيعِ، لَأَنْ أُدْفَنَ فِي غَيْرِهِ أَحَبُّ إِلَيَّ مِنْ أَنْ أُدْفَنَ فِيهِ، إِنَّمَا هُوَ أَحَدُ رَجُلَيْنِ: إِمَّا ظَالِمٌ فَلَا أُحِبُّ أَنْ أُدْفَنَ مَعَهُ، وَإِمَّا صَالِحٌ فَلَا أُحِبُّ أَنْ تُنْبَشَ لِي عِظَامُهُ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père a dit : « Je n'aime pas être enterré à al-Baqīʿ. Être enterré ailleurs m'est préférable à y être enterré. Il ne peut s'agir que de l'un de deux hommes : ou bien un injuste, et je n'aime pas être enterré avec lui ; ou bien un vertueux, et je n'aime pas que l'on exhume ses ossements pour moi. »
- Se lever au passage des convois funèbres et s'asseoir sur les tombesبَابُ الْوُقُوفِ لِلْجَنَائِزِ، وَالْجُلُوسِ عَلَى الْمَقَابِرِ
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561
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ وَاقِدِ بْنِ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ، عَنْ نَافِعِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، عَنْ مَسْعُودِ بْنِ الْحَكَمِ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يَقُومُ فِي الْجَنَائِزِ، ثُمَّ جَلَسَ بَعْدُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Wāqid ibn Saʿd ibn Muʿādh, d'après Nāfiʿ ibn Jubayr ibn Muṭʿim, d'après Masʿūd ibn al-Ḥakam, d'après ʿAlī ibn Abī Ṭālib, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se levait pour les convois funèbres, puis il resta assis par la suite.
Une autre édition du texte porte « Wāqid ibn ʿAmr ibn Saʿd ibn Muʿādh ».
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562
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ كَانَ «يَتَوَسَّدُ الْقُبُورَ، وَيَضْطَجِعُ عَلَيْهَا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَإِنَّمَا نُهِيَ عَنِ الْقُعُودِ عَلَى الْقُبُورِ - فِيمَا نَرَى - لِلْمَذَاهِبِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAlī ibn Abī Ṭālib prenait les tombes pour oreiller et s'y étendait. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Il n'a été interdit de s'asseoir sur les tombes, à notre avis, que pour y faire ses besoins. »
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563
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ عُثْمَانَ بْنِ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا أُمَامَةَ بْنَ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ يَقُولُ: كُنَّا «نَشْهَدُ الْجَنَائِزَ فَمَا يَجْلِسُ آخِرُ النَّاسِ حَتَّى يُؤْذَنُوا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Bakr ibn ʿUthmān ibn Sahl ibn Ḥunayf, qu'il a entendu Abū Umāma ibn Sahl ibn Ḥunayf dire : « Nous assistions aux funérailles, et les derniers n'étaient pas encore assis que l'on donnait le signal. »
Le signal de la prière sur le mort, selon az-Zurqānī ; d'après un autre avis qu'il rapporte, la permission de se retirer après la prière.
- L'interdiction de pleurer le mortبَابُ النَّهْيِ عَنِ الْبُكَاءِ عَلَى الْمَيِّتِ
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564
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَابِرِ بْنِ عَتِيكٍ، عَنْ عَتِيكِ بْنِ الْحَارِثِ، وَهُوَ جَدُّ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَابِرٍ أَبُو أُمِّهِ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ: أَنَّ جَابِرَ بْنَ عَتِيكٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ جَاءَ يَعُودُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ ثَابِتٍ فَوَجَدَهُ قَدْ غُلِبَ عَلَيْهِ فَصَاحَ بِهِ فَلَمْ يُجِبْهُ، فَاسْتَرْجَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَالَ: «غُلِبْنَا عَلَيْكَ يَا أَبَا الرَّبِيعِ»، فَصَاحَ النِّسْوَةُ وَبَكَيْنَ، فَجَعَلَ جَابِرٌ يُسَكِّتُهُنَّ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «دَعْهُنَّ فَإِذَا وَجَبَ فَلَا تَبْكِيَنَّ بَاكِيَةٌ»، قَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ وَمَا الْوُجُوبُ؟ قَالَ: «إِذَا مَاتَ»، فَقَالَتِ ابْنَتُهُ: وَاللَّهِ إِنْ كُنْتُ لَأَرْجُو أَنْ تَكُونَ شَهِيدًا، فَإِنَّكَ كُنْتَ قَدْ قَضَيْتَ جِهَازَكَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّ اللَّهَ قَدْ أَوْقَعَ أَجْرَهُ عَلَى قَدْرِ نِيَّتِهِ، وَمَا تَعُدُّونَ الشَّهَادَةَ؟» قَالُوا: الْقَتْلُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " الشُّهَدَاءُ سَبْعَةٌ، سِوَى الْقَتْلِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ: الْمَطْعُونُ شَهِيدٌ، وَالْغَرِقُ شَهِيدٌ، وَصَاحِبُ ذَاتِ الْجَنْبِ شَهِيدٌ، وَالْمَبْطُونُ شَهِيدٌ، وَالْحَرِقُ شَهِيدٌ، وَالَّذِي يَمُوتُ تَحْتَ الْهَدْمِ شَهِيدٌ، وَالْمَرْأَةُ تَمُوتُ بِجُمْعٍ شَهِيدٌ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn Jābir ibn ʿAtīk, que ʿAtīk ibn al-Ḥārith, qui est le grand-père maternel de ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn Jābir, l'a informé que Jābir ibn ʿAtīk l'a informé que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vint visiter ʿAbd Allāh ibn Thābit et le trouva terrassé [par l'agonie]. Il l'appela à voix haute, mais il ne lui répondit pas. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prononça alors la formule du retour à Allah [« Nous sommes à Allah et c'est à Lui que nous retournons »] et dit : « Tu nous es enlevé malgré nous, ô Abū ar-Rabīʿ. » Les femmes poussèrent des cris et pleurèrent, et Jābir se mit à les faire taire. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Laisse-les. Mais lorsque ce sera accompli, qu'aucune ne pleure plus. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, que veut dire “accompli” ? » Il répondit : « Lorsqu'il sera mort. » Sa fille dit alors : « Par Allah, j'espérais bien que tu serais martyr, car tu avais achevé tes préparatifs [pour l'expédition]. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Allah lui a accordé sa récompense à la mesure de son intention. Et que tenez-vous pour le martyre ? » Ils répondirent : « Être tué dans le sentier d'Allah. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Les martyrs sont sept, en dehors de celui qui est tué dans le sentier d'Allah : celui qui meurt de la peste est martyr, le noyé est martyr, celui qui meurt de pleurésie est martyr, celui qui meurt d'un mal de ventre est martyr, celui qui meurt brûlé est martyr, celui qui meurt sous les décombres est martyr, et la femme qui meurt avec son enfant en son sein est martyre. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ: أَنَّهَا سَمِعَتْ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ تَقُولُ: وَذُكِرَ لَهَا أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ يَقُولُ: «إِنَّ الْمَيِّتَ لَيُعَذَّبُ بِبُكَاءِ الْحَيِّ»، فَقَالَتْ عَائِشَةُ: يَغْفِرُ اللَّهُ لِأَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَمَا إِنَّهُ لَمْ يَكْذِبْ، وَلَكِنَّهُ نَسِيَ أَوْ أَخْطَأَ، إِنَّمَا مَرَّ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِيَهُودِيَّةٍ يَبْكِي عَلَيْهَا أَهْلُهَا، فَقَالَ: «إِنَّكُمْ لَتَبْكُونَ عَلَيْهَا، وَإِنَّهَا لَتُعَذَّبُ فِي قَبْرِهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après son père, que ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān l'a informé qu'elle a entendu ʿĀʾisha, Mère des croyants, dire, alors qu'on lui rapportait que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Le mort est châtié par les pleurs du vivant » : « Qu'Allah pardonne à Abū ʿAbd ar-Raḥmān ! Il n'a certes pas menti, mais il a oublié ou s'est trompé. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, passa seulement près d'une juive que les siens pleuraient, et il dit : “Vous la pleurez, alors qu'elle est châtiée dans sa tombe.” »
- Espérer la récompense d'Allah dans le malheurبَابُ الْحِسْبَةِ فِي الْمُصِيبَةِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَمُوتُ لِأَحَدٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ ثَلَاثَةٌ مِنَ الْوَلَدِ، فَتَمَسَّهُ النَّارُ، إِلَّا تَحِلَّةَ الْقَسَمِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Aucun musulman à qui meurent trois enfants ne sera touché par le Feu, si ce n'est le temps d'acquitter le serment. »
Az-Zurqānī rapporte que ce serment est rattaché à la parole d'Allah : « Il n'est aucun de vous qui n'y arrivera » [19 : 71].
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567
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ السَّلَمِيّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَمُوتُ لِأَحَدٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ ثَلَاثَةٌ مِنَ الْوَلَدِ، فَيَحْتَسِبُهُمْ، إِلَّا كَانُوا لَهُ جُنَّةً مِنَ النَّارِ»، فَقَالَتِ امْرَأَةٌ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَوِ اثْنَانِ؟ قَالَ: «أَوِ اثْنَانِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, d'après son père, d'après Abū an-Naḍr as-Salamī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Aucun musulman ne perd trois enfants et n'en espère la récompense auprès d'Allah sans qu'ils soient pour lui un bouclier contre le Feu. » Une femme qui se trouvait auprès du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Ô Messager d'Allah, ou deux ? » Il répondit : « Ou deux. »
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568
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ أَبِي الْحُبَابِ سَعِيدِ بْنِ يَسَارٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَا يَزَالُ الْمُؤْمِنُ يُصَابُ فِي وَلَدِهِ وَحَامَّتِهِ حَتَّى يَلْقَى اللَّهَ وَلَيْسَتْ لَهُ خَطِيئَةٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après Abū al-Ḥubāb Saʿīd ibn Yasār, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le croyant ne cesse d'être éprouvé dans ses enfants et dans ses proches, jusqu'à ce qu'il rencontre Allah sans plus aucune faute. »
- Dispositions diverses sur l'espoir de la récompense dans le malheurبَابُ جَامِعِ الْحِسْبَةِ فِي الْمُصِيبَةِ
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569
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لِيُعَزِّ الْمُسْلِمِينَ فِي مَصَائِبِهِمُ، الْمُصِيبَةُ بِي»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Que les musulmans se consolent de leurs malheurs par le malheur de m'avoir perdu. »
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570
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " مَنْ أَصَابَتْهُ مُصِيبَةٌ فَقَالَ كَمَا أَمَرَ اللَّهُ {إِنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ} [البقرة: 156]، اللَّهُمَّ أْجُرْنِي فِي مُصِيبَتِي، وَأَعْقِبْنِي خَيْرًا مِنْهَا، إِلَّا فَعَلَ اللَّهُ ذَلِكَ بِهِ " قَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ: فَلَمَّا تُوُفِّيَ أَبُو سَلَمَةَ، قُلْتُ ذَلِكَ. ثُمَّ قُلْتُ: وَمَنْ خَيْرٌ مِنْ أَبِي سَلَمَةَ فَأَعْقَبَهَا اللَّهُ رَسُولَهُ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَتَزَوَّجَهَا
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Umm Salama, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Quiconque est frappé d'un malheur et dit, comme Allah l'a ordonné : “Nous sommes à Allah et c'est à Lui que nous retournons” [2 : 156], “Ô Allah, récompense-moi dans mon malheur et donne-moi en échange mieux que lui”, Allah le lui accorde. » Umm Salama a dit : Lorsqu'Abū Salama mourut, je dis cela. Puis je dis : « Et qui serait meilleur qu'Abū Salama ? » Allah lui donna alors en échange Son Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui l'épousa.
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571
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، أَنَّهُ قَالَ: هَلَكَتِ امْرَأَةٌ لِي، فَأَتَانِي مُحَمَّدُ بْنُ كَعْبٍ الْقُرَظِيُّ يُعَزِّينِي بِهَا فَقَالَ: إِنَّهُ " كَانَ فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ رَجُلٌ فَقِيهٌ عَالِمٌ عَابِدٌ مُجْتَهِدٌ، وَكَانَتْ لَهُ امْرَأَةٌ. وَكَانَ بِهَا مُعْجَبًا وَلَهَا مُحِبًّا، فَمَاتَتْ فَوَجَدَ عَلَيْهَا وَجْدًا شَدِيدًا، وَلَقِيَ عَلَيْهَا أَسَفًا، حَتَّى خَلَا فِي بَيْتٍ، وَغَلَّقَ عَلَى نَفْسِهِ، وَاحْتَجَبَ مِنَ النَّاسِ. فَلَمْ يَكُنْ يَدْخُلُ عَلَيْهِ أَحَدٌ. وَإِنَّ امْرَأَةً سَمِعَتْ بِهِ فَجَاءَتْهُ، فَقَالَتْ: إِنَّ لِي إِلَيْهِ حَاجَةً أَسْتَفْتِيهِ فِيهَا. لَيْسَ يُجْزِينِي فِيهَا إِلَّا مُشَافَهَتُهُ، فَذَهَبَ النَّاسُ، وَلَزِمَتْ بَابَهُ. وَقَالَتْ: مَا لِي مِنْهُ بُدٌّ، فَقَالَ لَهُ قَائِلٌ: إِنَّ هَاهُنَا امْرَأَةً أَرَادَتْ أَنْ تَسْتَفْتِيَكَ، وَقَالَتْ: إِنْ أَرَدْتُ إِلَّا مُشَافَهَتَهُ وَقَدْ ذَهَبَ النَّاسُ. وَهِيَ لَا تُفَارِقُ الْبَابَ. فَقَالَ: ائْذَنُوا لَهَا. فَدَخَلَتْ عَلَيْهِ. فَقَالَتْ: إِنِّي جِئْتُكَ أَسْتَفْتِيكَ فِي أَمْرٍ. قَالَ: وَمَا هُوَ؟ قَالَتْ: إِنِّي اسْتَعَرْتُ مِنْ جَارَةٍ لِي حَلْيًا، فَكُنْتُ أَلْبَسُهُ وَأُعِيرُهُ زَمَانًا، ثُمَّ إِنَّهُمْ أَرْسَلُوا إِلَيَّ فِيهِ، أَفَأُؤَدِّيهِ إِلَيْهِمْ؟ فَقَالَ: نَعَمْ. وَاللَّهِ. فَقَالَتْ: إِنَّهُ قَدْ مَكَثَ عِنْدِي زَمَانًا، فَقَالَ: ذَلِكِ أَحَقُّ لِرَدِّكِ إِيَّاهُ إِلَيْهِمْ، حِينَ أَعَارُوكِيهِ زَمَانًا، فَقَالَتْ: إِي يَرْحَمُكَ اللَّهُ، أَفَتَأْسَفُ عَلَى مَا أَعَارَكَ اللَّهُ، ثُمَّ أَخَذَهُ مِنْكَ وَهُوَ أَحَقُّ بِهِ مِنْكَ؟ " فَأَبْصَرَ مَا كَانَ فِيهِ وَنَفَعَهُ اللَّهُ بِقَوْلِهَا
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'al-Qāsim ibn Muḥammad a dit : Une de mes épouses mourut, et Muḥammad ibn Kaʿb al-Quraẓī vint me présenter ses condoléances. Il dit : « Il y avait parmi les Fils d'Israël un homme versé dans le droit, savant, adorateur et plein de zèle. Il avait une épouse dont il était épris et qu'il aimait. Elle mourut, et il en éprouva un chagrin violent et une grande affliction, au point qu'il se retira dans une maison, s'y enferma et se déroba aux gens. Personne n'entrait plus chez lui. Une femme entendit parler de lui. Elle vint et dit : “J'ai besoin de lui pour une question sur laquelle je veux le consulter, et rien ne me suffira que de lui parler de vive voix.” Les gens s'en allèrent, mais elle resta à sa porte et dit : “Il me le faut absolument.” Quelqu'un lui dit : “Il y a ici une femme qui veut te consulter. Elle dit : je ne veux que lui parler de vive voix. Les gens sont partis, et elle ne quitte pas la porte.” Il dit : “Laissez-la entrer.” Elle entra chez lui et dit : “Je suis venue te consulter sur une affaire.” Il dit : “Laquelle ?” Elle dit : “J'ai emprunté à une voisine un bijou. Je l'ai porté et prêté pendant un certain temps. Puis ils me l'ont fait réclamer. Dois-je le leur rendre ?” Il répondit : “Oui, par Allah.” Elle dit : “C'est qu'il est resté longtemps chez moi.” Il dit : “Raison de plus pour que tu le leur rendes, puisqu'ils te l'ont prêté tout ce temps.” Elle dit alors : “Eh bien, qu'Allah te fasse miséricorde ! T'affliges-tu donc de ce qu'Allah t'a prêté, puis qu'Il t'a repris, alors qu'Il y a plus droit que toi ?” Il vit alors clair dans l'état où il se trouvait, et Allah lui fit tirer profit de sa parole. »
- Ce qui est rapporté sur la profanation des tombesبَابُ مَا جَاءَ فِي الِاخْتِفَاءِ
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572
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الرِّجَالِ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أُمِّهِ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ سَمِعَهَا تَقُولُ: «لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمُخْتَفِيَ وَالْمُخْتَفِيَةَ»، يَعْنِي نَبَّاشَ الْقُبُورِ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū ar-Rijāl Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après sa mère ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, qu'il l'a entendue dire : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a maudit le mukhtafī et la mukhtafiya », c'est-à-dire celui et celle qui fouillent les tombes.
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573
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَتْ تَقُولُ: «كَسْرُ عَظْمِ الْمُسْلِمِ مَيْتًا كَكَسْرِهِ وَهُوَ حَيٌّ». تَعْنِي فِي الْإِثْمِ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, disait : « Briser l'os du musulman mort, c'est comme le briser de son vivant. » Elle veut dire : quant au péché.
- Dispositions diverses sur les funéraillesبَابُ جَامِعِ الْجَنَائِزِ
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574
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا سَمِعَتْ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَبْلَ أَنْ يَمُوتَ وَهُوَ مُسْتَنِدٌ إِلَى صَدْرِهَا وَأَصْغَتْ إِلَيْهِ يَقُولُ: «اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي، وَارْحَمْنِي، وَأَلْحِقْنِي بِالرَّفِيقِ الْأَعْلَى»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après ʿAbbād ibn ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr, que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'a informé qu'elle a entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avant qu'il ne meure, alors qu'il était adossé à sa poitrine et qu'elle lui prêtait l'oreille, dire : « Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre le Compagnon suprême. »
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575
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَائِشَةَ، قَالَتْ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: مَا مِنْ نَبِيٍّ يَمُوتُ حَتَّى يُخَيَّرَ، قَالَتْ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ: «اللَّهُمَّ الرَّفِيقَ الْأَعْلَى»، فَعَرَفْتُ أَنَّهُ ذَاهِبٌ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿĀʾisha a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Aucun prophète ne meurt sans qu'on lui ait donné le choix. » Elle a dit : Je l'ai alors entendu dire : « Ô Allah, le Compagnon suprême. » Je sus alors qu'il s'en allait.
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576
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ قَالَ: إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " إِنَّ أَحَدَكُمْ إِذَا مَاتَ عُرِضَ عَلَيْهِ مَقْعَدُهُ بِالْغَدَاةِ وَالْعَشِيِّ. إِنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ، فَمِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ. وَإِنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ النَّارِ، فَمِنْ أَهْلِ النَّارِ. يُقَالُ لَهُ: هَذَا مَقْعَدُكَ حَتَّى يَبْعَثَكَ اللَّهُ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous meurt, on lui présente sa place matin et soir. S'il est des gens du Paradis, c'est parmi les gens du Paradis ; et s'il est des gens du Feu, c'est parmi les gens du Feu. On lui dit : “Voici ta place, jusqu'à ce qu'Allah te ressuscite au Jour de la Résurrection.” »
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577
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «كُلُّ ابْنِ آدَمَ تَأْكُلُهُ الْأَرْضُ، إِلَّا عَجْبَ الذَّنَبِ مِنْهُ خُلِقَ، وَفِيهِ يُرَكَّبُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le fils d'Adam est tout entier mangé par la terre, sauf le coccyx [ʿajb adh-dhanab] : c'est de lui qu'il a été créé et c'est sur lui qu'il sera recomposé. »
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578
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ كَعْبِ الْأَنْصَارِيِّ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ أَبَاهُ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ كَانَ يُحَدِّثُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّمَا نَسَمَةُ الْمُؤْمِنِ طَيْرٌ يَعْلَقُ فِي شَجَرِ الْجَنَّةِ، حَتَّى يَرْجِعَهُ اللَّهُ إِلَى جَسَدِهِ يَوْمَ يَبْعَثُهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que ʿAbd ar-Raḥmān ibn Kaʿb al-Anṣārī l'a informé que son père Kaʿb ibn Mālik rapportait que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « L'âme du croyant n'est qu'un oiseau qui se nourrit aux arbres du Paradis, jusqu'à ce qu'Allah la rende à son corps le jour où Il le ressuscitera. »
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579
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: قَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: «إِذَا أَحَبَّ عَبْدِي لِقَائِي أَحْبَبْتُ لِقَاءَهُ وَإِذَا كَرِهَ لِقَائِي كَرِهْتُ لِقَاءَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : Allah, Béni et Exalté, a dit : « Lorsque Mon serviteur aime Me rencontrer, J'aime le rencontrer ; et lorsqu'il déteste Me rencontrer, Je déteste le rencontrer. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: قَالَ رَجُلٌ لَمْ يَعْمَلْ حَسَنَةً قَطُّ، لِأَهْلِهِ إِذَا مَاتَ فَحَرِّقُوهُ. ثُمَّ أَذْرُوا نِصْفَهُ فِي الْبَرِّ، وَنِصْفَهُ فِي الْبَحْرِ، فَوَاللَّهِ لَئِنْ قَدَرَ اللَّهُ عَلَيْهِ لَيُعَذِّبَنَّهُ عَذَابًا لَا يُعَذِّبُهُ أَحَدًا مِنَ الْعَالَمِينَ. فَلَمَّا مَاتَ الرَّجُلُ، فَعَلُوا مَا أَمَرَهُمْ بِهِ. فَأَمَرَ اللَّهُ الْبَرَّ فَجَمَعَ مَا فِيهِ، وَأَمَرَ الْبَحْرَ فَجَمَعَ مَا فِيهِ، ثُمَّ قَالَ: «لِمَ فَعَلْتَ هَذَا؟» قَالَ: مِنْ خَشْيَتِكَ يَا رَبِّ، وَأَنْتَ أَعْلَمُ، قَالَ: «فَغَفَرَ لَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : Un homme qui n'avait jamais accompli de bonne action dit aux siens : « Lorsqu'il sera mort, brûlez-le, puis dispersez la moitié [de ses cendres] sur la terre ferme et l'autre moitié dans la mer. Car, par Allah, si Allah le décrète contre lui, Il lui infligera un châtiment qu'Il n'infligera à personne d'autre dans les mondes. » Lorsque l'homme mourut, ils firent ce qu'il leur avait ordonné. Allah ordonna alors à la terre ferme de rassembler ce qu'elle contenait, et ordonna à la mer de rassembler ce qu'elle contenait. Puis Il dit : « Pourquoi as-tu fait cela ? » Il répondit : « Par crainte de Toi, Seigneur, et Tu le sais mieux [que quiconque]. » Il a dit : « Et Il lui pardonna. »
« Le décrète » : az-Zurqānī rattache le verbe au décret (qadar) et non à la puissance ; il rapporte aussi le sens de « mettre à l'étroit ».
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «كُلُّ مَوْلُودٍ يُولَدُ عَلَى الْفِطْرَةِ، فَأَبَوَاهُ يُهَوِّدَانِهِ أَوْ يُنَصِّرَانِهِ كَمَا تُنَاتَجُ الْإِبِلُ مِنْ بَهِيمَةٍ جَمْعَاءَ، هَلْ تُحِسُّ مِنْ جَدْعَاءَ؟» قَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ الَّذِي يَمُوتُ وَهُوَ صَغِيرٌ؟ قَالَ: «اللَّهُ أَعْلَمُ بِمَا كَانُوا عَامِلِينَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Tout nouveau-né naît selon la fiṭra [nature originelle]. Ce sont ses parents qui en font un juif ou un chrétien, de même que les chamelles mettent bas un petit entier : en vois-tu un seul de mutilé ? » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, qu'en est-il de celui qui meurt en bas âge ? » Il répondit : « Allah sait mieux ce qu'ils auraient fait. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " لَا تَقُومُ السَّاعَةُ حَتَّى يَمُرَّ الرَّجُلُ بِقَبْرِ الرَّجُلِ فَيَقُولُ: يَا لَيْتَنِي مَكَانَهُ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « L'Heure ne viendra pas avant que l'homme ne passe près de la tombe d'un autre et ne dise : “Ah ! Que ne suis-je à sa place !” »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَلْحَلَةَ، عَنْ مَعْبَدِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي قَتَادَةَ بْنِ رِبْعِيٍّ أَنَّهُ كَانَ يُحَدِّثُ: أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مُرَّ عَلَيْهِ بِجَنَازَةٍ، فَقَالَ: «مُسْتَرِيحٌ وَمُسْتَرَاحٌ مِنْهُ»، قَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا الْمُسْتَرِيحُ وَالْمُسْتَرَاحُ مِنْهُ؟ قَالَ: «الْعَبْدُ الْمُؤْمِنُ يَسْتَرِيحُ مِنْ نَصَبِ الدُّنْيَا وَأَذَاهَا، إِلَى رَحْمَةِ اللَّهِ. وَالْعَبْدُ الْفَاجِرُ يَسْتَرِيحُ مِنْهُ الْعِبَادُ وَالْبِلَادُ، وَالشَّجَرُ وَالدَّوَابُّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥalḥala, d'après Maʿbad ibn Kaʿb ibn Mālik, qu'Abū Qatāda ibn Ribʿī rapportait que l'on fit passer un convoi funèbre près du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et qu'il dit : « Un homme qui trouve le repos, et un homme dont on est délivré. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, qu'est-ce que celui qui trouve le repos et celui dont on est délivré ? » Il répondit : « Le serviteur croyant trouve le repos, loin de la peine de ce bas monde et de ses maux, auprès de la miséricorde d'Allah. Quant au serviteur pervers, ce sont les hommes et les contrées, les arbres et les bêtes qui sont délivrés de lui. »
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584
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، لَمَّا مَاتَ عُثْمَانُ بْنُ مَظْعُونٍ وَمُرَّ بِجَنَازَتِهِ: «ذَهَبْتَ وَلَمْ تَلَبَّسْ مِنْهَا بِشَيْءٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit, lorsque ʿUthmān ibn Maẓʿūn mourut et que l'on fit passer sa dépouille : « Tu t'en es allé sans t'être mêlé en rien à elle [la vie d'ici-bas]. »
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585
وَحَدَّثَنِي مَالِكٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ أَبِي عَلْقَمَةَ، عَنْ أُمِّهِ أَنَّهَا قَالَتْ: سَمِعْتُ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تَقُولُ: قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَاتَ لَيْلَةٍ، فَلَبِسَ ثِيَابَهُ، ثُمَّ خَرَجَ. قَالَتْ: فَأَمَرْتُ جَارِيَتِي بَرِيرَةَ تَتْبَعُهُ. فَتَبِعَتْهُ، حَتَّى جَاءَ الْبَقِيعَ فَوَقَفَ فِي أَدْنَاهُ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَقِفَ، ثُمَّ انْصَرَفَ فَسَبَقَتْهُ بَرِيرَةُ فَأَخْبَرَتْنِي فَلَمْ أَذْكُرْ لَهُ شَيْئًا حَتَّى أَصْبَحَ. ثُمَّ ذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ، فَقَالَ: «إِنِّي بُعِثْتُ إِلَى أَهْلِ الْبَقِيعِ لِأُصَلِّيَ عَلَيْهِمْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAlqama ibn Abī ʿAlqama, que sa mère a dit : J'ai entendu ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se leva une nuit, mit ses vêtements, puis sortit. Elle a dit : J'ordonnai à ma servante Barīra de le suivre. Elle le suivit jusqu'à ce qu'il arrive à al-Baqīʿ. Il se tint à son extrémité la plus proche aussi longtemps qu'Allah voulut qu'il s'y tienne, puis il s'en retourna. Barīra le devança et m'en informa. Je ne lui en dis rien jusqu'au matin. Puis je lui en parlai, et il dit : « J'ai été envoyé auprès des gens d'al-Baqīʿ pour prier pour eux. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ قَالَ: «أَسْرِعُوا بِجَنَائِزِكُمْ، فَإِنَّمَا هُوَ خَيْرٌ تُقَدِّمُونَهُ إِلَيْهِ، أَوْ شَرٌّ تَضَعُونَهُ عَنْ رِقَابِكُمْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'Abū Hurayra a dit : « Hâtez-vous avec vos morts : ce n'est qu'un bien vers lequel vous les faites avancer, ou un mal que vous déposez de vos nuques. »