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Échap
الموطأ

al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas

· IIe s. h.
Avancé

Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.

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Dispositions diverses [al-Jāmiʿ]كِتَابُ الْجَامِعِ

  1. L'invocation en faveur de Médine et de ses habitantsبَابُ الدُّعَاءِ لِلْمَدِينَةِ وَأَهْلِهَا
  2. 1733

    حَدَّثَنِي يَحْيَى بَنُ يَحْيَى، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ الْأَنْصَارِيِّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " اللَّهُمَّ بَارِكْ لَهُمْ فِي مِكْيَالِهِمْ، وَبَارِكْ لَهُمْ فِي صَاعِهِمْ وَمُدِّهِمْ يَعْنِي أَهْلَ الْمَدِينَةِ

    Yaḥyā ibn Yaḥyā m'a rapporté : Mālik m'a rapporté, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa al-Anṣārī, d'après Anas ibn Mālik, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ô Allah, bénis-les dans leur mesure, bénis-les dans leur ṣāʿ et dans leur mudd », voulant dire les habitants de Médine.

    Le ṣāʿ et le mudd sont des mesures de capacité ; le ṣāʿ vaut quatre mudd (az-Zurqānī).

  3. 1734

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ: كَانَ النَّاسُ إِذَا رَأَوْا أَوَّلَ الثَّمَرِ جَاءُوا بِهِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَإِذَا أَخَذَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «اللَّهُمَّ بَارِكْ لَنَا فِي ثَمَرِنَا، وَبَارِكْ لَنَا فِي مَدِينَتِنَا، وَبَارِكْ لَنَا فِي صَاعِنَا، وَبَارِكْ لَنَا فِي مُدِّنَا، اللَّهُمَّ إِنَّ إِبْرَاهِيمَ عَبْدُكَ وَخَلِيلُكَ وَنَبِيُّكَ، وَإِنِّي عَبْدُكَ وَنَبِيُّكَ، وَإِنَّهُ دَعَاكَ لِمَكَّةَ، وَإِنِّي أَدْعُوكَ لِلْمَدِينَةِ بِمِثْلِ مَا دَعَاكَ بِهِ لِمَكَّةَ، وَمِثْلَهُ مَعَهُ»، ثُمَّ يَدْعُو أَصْغَرَ وَلِيدٍ يَرَاهُ فَيُعْطِيهِ ذَلِكَ الثَّمَرَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d'après son père, d'après Abū Hurayra, qui a dit : Lorsque les gens voyaient les premiers fruits, ils les apportaient au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Quand le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, les prenait, il disait : « Ô Allah, bénis-nous dans nos fruits, bénis-nous dans notre cité, bénis-nous dans notre ṣāʿ et bénis-nous dans notre mudd. Ô Allah, Ibrāhīm est Ton serviteur, Ton ami intime et Ton prophète, et je suis Ton serviteur et Ton prophète. Il T'a invoqué pour La Mecque, et moi je T'invoque pour Médine, par cela même qu'il T'a demandé pour La Mecque, et autant encore avec. » Puis il appelait le plus jeune enfant qu'il voyait et lui donnait ces fruits.

  4. Ce qui est rapporté sur le fait d'habiter Médine et d'en sortirبَابُ مَا جَاءَ فِي سُكْنَى الْمَدِينَةِ وَالْخُرُوجِ مِنْهَا
  5. 1735

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ قَطَنِ بْنِ وَهْبِ بْنِ عُمَيْرِ بْنِ الْأَجْدَعِ، أَنَّ يُحَنَّسَ، مَوْلَى الزُّبَيْرِ بْنِ الْعَوَّامِ أَخْبَرَهُ، أَنَّهُ كَانَ جَالِسًا عِنْدَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ فِي الْفِتْنَةِ، فَأَتَتْهُ مَوْلَاةٌ لَهُ تُسَلِّمُ عَلَيْهِ، فَقَالَتْ: إِنِّي أَرَدْتُ الْخُرُوجَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ اشْتَدَّ عَلَيْنَا الزَّمَانُ، فَقَالَ لَهَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: اقْعُدِي لُكَاعُ فَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «لَا يَصْبِرُ عَلَى لَأْوَائِهَا وَشِدَّتِهَا أَحَدٌ، إِلَّا كُنْتُ لَهُ شَفِيعًا أَوْ شَهِيدًا يَوْمَ الْقِيَامَةِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Qaṭan ibn Wahb ibn ʿUmayr ibn al-Ajdaʿ, que Yuḥannas, mawlā [affranchi] d'az-Zubayr ibn al-ʿAwwām, l'a informé qu'il était assis auprès de ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, au temps de la discorde [fitna], lorsqu'une mawlāt [affranchie] de celui-ci vint le saluer et dit : « Je veux partir, ô Abū ʿAbd ar-Raḥmān ; les temps nous sont devenus durs. » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar lui dit : « Reste donc, sotte ! Car j'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : “Nul n'endure avec patience ses privations et sa rigueur sans que je sois pour lui intercesseur, ou témoin, le Jour de la Résurrection.” »

  6. 1736

    وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ أَعْرَابِيًّا بَايَعَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى الْإِسْلَامِ، فَأَصَابَ الْأَعْرَابِيَّ وَعْكٌ بِالْمَدِينَةِ، فَأَتَى رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَقِلْنِي بَيْعَتِي، فَأَبَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، ثُمَّ جَاءَهُ، فَقَالَ: أَقِلْنِي بَيْعَتِي، فَأَبَى، ثُمَّ جَاءَهُ، فَقَالَ: أَقِلْنِي بَيْعَتِي، فَأَبَى، فَخَرَجَ الْأَعْرَابِيُّ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّمَا الْمَدِينَةُ كَالْكِيرِ تَنْفِي خَبَثَهَا، وَيَنْصَعُ طِيبُهَا»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn al-Munkadir, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, qu'un bédouin prêta allégeance au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sur l'islam. Le bédouin fut pris de fièvre à Médine. Il vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, délie-moi de mon allégeance. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, refusa. Il revint le trouver et dit : « Délie-moi de mon allégeance. » Il refusa. Il revint encore le trouver et dit : « Délie-moi de mon allégeance. » Il refusa. Le bédouin quitta alors [Médine], et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Médine est comme le soufflet de forge : elle expulse ses scories, et ce qu'elle a de bon y resplendit dans sa pureté. »

  7. 1737

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ أَبَا الْحُبَابِ سَعِيدَ بْنَ يَسَارٍ يَقُولُ: سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أُمِرْتُ بِقَرْيَةٍ تَأْكُلُ الْقُرَى، يَقُولُونَ يَثْرِبُ وَهِيَ الْمَدِينَةُ، تَنْفِي النَّاسَ كَمَا يَنْفِي الْكِيرُ خَبَثَ الْحَدِيدِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : J'ai entendu Abū al-Ḥubāb Saʿīd ibn Yasār dire : J'ai entendu Abū Hurayra dire : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Il m'a été ordonné [d'émigrer vers] une cité qui dévore les cités. Ils disent Yathrib, alors que c'est Médine. Elle expulse les gens [mauvais] comme le soufflet de forge expulse les scories du fer. »

  8. 1738

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَخْرُجُ أَحَدٌ مِنَ الْمَدِينَةِ رَغْبَةً عَنْهَا، إِلَّا أَبْدَلَهَا اللَّهُ خَيْرًا مِنْهُ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Nul ne sort de Médine par désaffection pour elle sans qu'Allah donne à celle-ci, à sa place, meilleur que lui. »

  9. 1739

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ سُفْيَانَ بْنِ أَبِي زُهَيْرٍ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «تُفْتَحُ الْيَمَنُ فَيَأْتِي قَوْمٌ يَبُسُّونَ فَيَتَحَمَّلُونَ بِأَهْلِيهِمْ وَمَنْ أَطَاعَهُمْ، وَالْمَدِينَةُ خَيْرٌ لَهُمْ لَوْ كَانُوا يَعْلَمُونَ، وَتُفْتَحُ الشَّامُ فَيَأْتِي قَوْمٌ يُبِسُّونَ فَيَتَحَمَّلُونَ بِأَهْلِيهِمْ وَمَنْ أَطَاعَهُمْ، وَالْمَدِينَةُ خَيْرٌ لَهُمْ لَوْ كَانُوا يَعْلَمُونَ، وَتُفْتَحُ الْعِرَاقُ فَيَأْتِي قَوْمٌ يُبِسُّونَ فَيَتَحَمَّلُونَ بِأَهْلِيهِمْ، وَمَنْ أَطَاعَهُمْ وَالْمَدِينَةُ خَيْرٌ لَهُمْ لَوْ كَانُوا يَعْلَمُونَ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr, d'après Sufyān ibn Abī Zuhayr, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Le Yémen sera conquis, et il viendra des gens qui se mettront en route, emmenant leurs familles et ceux qui leur obéiront ; or Médine est meilleure pour eux, si seulement ils savaient. Le Shām sera conquis, et il viendra des gens qui se mettront en route, emmenant leurs familles et ceux qui leur obéiront ; or Médine est meilleure pour eux, si seulement ils savaient. L'Irak sera conquis, et il viendra des gens qui se mettront en route, emmenant leurs familles et ceux qui leur obéiront ; or Médine est meilleure pour eux, si seulement ils savaient. »

    « Se mettront en route » rend yabussūn, selon l'explication de Mālik que rapporte az-Zurqānī ; d'autres y voient le fait de hâter la marche ou d'exciter les bêtes de la voix.

  10. 1740

    وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ حِمَاسٍ، عَنْ عَمِّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَتُتْرَكَنَّ الْمَدِينَةُ عَلَى أَحْسَنِ مَا كَانَتْ، حَتَّى يَدْخُلَ الْكَلْبُ أَوِ الذِّئْبُ فَيُغَذِّي عَلَى بَعْضِ سَوَارِي الْمَسْجِدِ أَوْ الْمِنْبَرِ»، فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَلِمَنْ يَكُونُ الثِّمَارُ ذَلِكَ الزَّمَانَ، فَقَالَ: «لِلْعَوَافِي الطَّيْرِ وَالسِّبَاعِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Ḥimās, d'après son oncle paternel, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Médine sera assurément délaissée, dans le meilleur état où elle ait été, au point que le chien ou le loup y entrera et urinera sur l'une des colonnes de la mosquée ou sur le minbar. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, à qui reviendront donc les fruits en ce temps-là ? » Il dit : « À ceux qui viennent chercher pâture : les oiseaux et les fauves. »

  11. 1741

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ عَبْدِ الْعَزِيزِ حِينَ خَرَجَ مِنَ الْمَدِينَةِ الْتَفَتَ إِلَيْهَا فَبَكَى، ثُمَّ قَالَ: «يَا مُزَاحِمُ، أَتَخْشَى أَنْ نَكُونَ مِمَّنْ نَفَتِ الْمَدِينَةُ؟»

    Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz, lorsqu'il sortit de Médine, se retourna vers elle et pleura, puis dit : « Ô Muzāḥim, crains-tu que nous soyons de ceux que Médine a expulsés ? »

  12. Ce qui est rapporté sur le caractère sacré de Médineبَابُ مَا جَاءَ فِي تَحْرِيمِ الْمَدِينَةِ
  13. 1742

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَمْرٍو، مَوْلَى الْمُطَّلِبِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ طَلَعَ لَهُ أُحُدٌ فَقَالَ: «هَذَا جَبَلٌ يُحِبُّنَا وَنُحِبُّهُ، اللَّهُمَّ إِنَّ إِبْرَاهِيمَ حَرَّمَ مَكَّةَ، وَأَنَا أُحَرِّمُ مَا بَيْنَ لَابَتَيْهَا»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAmr, mawlā d'al-Muṭṭalib, d'après Anas ibn Mālik, que le mont Uḥud apparut au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et qu'il dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. Ô Allah, Ibrāhīm a rendu La Mecque sacrée, et moi je rends sacré ce qui est entre ses deux champs de lave. »

    Les deux champs de lave [lāba] sont les étendues de pierres noires qui bordent Médine à l'est et à l'ouest.

  14. 1743

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: لَوْ رَأَيْتُ الظِّبَاءَ بِالْمَدِينَةِ تَرْتَعُ مَا ذَعَرْتُهَا، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا بَيْنَ لَابَتَيْهَا حَرَامٌ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, d'après Abū Hurayra, qui disait : Si je voyais les gazelles paître à Médine, je ne les effraierais pas. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ce qui est entre ses deux champs de lave est sacré. »

  15. 1744

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يُونُسَ بْنِ يُوسُفَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي أَيُّوبَ الْأَنْصَارِيِّ، «أَنَّهُ وَجَدَ غِلْمَانًا قَدْ أَلْجَئُوا ثَعْلَبًا إِلَى زَاوِيَةٍ، فَطَرَدَهُمْ عَنْهُ»، قَالَ مَالِكٌ: " لَا أَعْلَمُ إِلَّا أَنَّهُ قَالَ: أَفِي حَرَمِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُصْنَعُ هَذَا؟ "

    Mālik m'a rapporté, d'après Yūnus ibn Yūsuf, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d'après Abū Ayyūb al-Anṣārī, qu'il trouva des garçons qui avaient acculé un renard dans un recoin, et qu'il les en chassa. Mālik a dit : « Je crois bien qu'il a dit : “Est-ce dans le territoire sacré du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que l'on fait cela ?” »

  16. 1745

    وحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عنْ رَجُلٍ قَالَ: دَخَلَ عَلَيَّ زَيْدُ بْنُ ثَابِتٍ وَأَنَا بِالْأَسْوَافِ، قَدِ اصْطَدْتُ نُهَسًا، فَأَخَذَهُ مِنْ يَدِي فَأَرْسَلَهُ "

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après un homme qui a dit : Zayd ibn Thābit entra auprès de moi alors que j'étais à al-Aswāf et que j'avais pris un nuhas ; il me le prit de la main et le relâcha.

    Selon az-Zurqānī, al-Aswāf est un lieu des abords de Médine, entre ses deux champs de lave, et le nuhas est un oiseau proche de la pie-grièche.

  17. Ce qui est rapporté sur l'épidémie de Médineبَابُ مَا جَاءَ فِي وَبَاءِ الْمَدِينَةِ
  18. 1746

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، أَنَّهَا قَالَتْ: لَمَّا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمَدِينَةَ وُعِكَ أَبُو بَكْرٍ وَبِلَالٌ، قَالَتْ: فَدَخَلْتُ عَلَيْهِمَا، فَقُلْتُ: يَا أَبَتِ، كَيْفَ تَجِدُكَ؟ وَيَا بِلَالُ، كَيْفَ تَجِدُكَ؟ قَالَتْ: فَكَانَ أَبُو بَكْرٍ إِذَا أَخَذَتْهُ الْحُمَّى يَقُولُ: كُلُّ امْرِئٍ مُصَبَّحٌ فِي أَهْلِهِ ... وَالْمَوْتُ أَدْنَى مِنْ شِرَاكِ نَعْلِهِ، وَكَانَ بِلَالٌ إِذَا أُقْلِعَ عَنْهُ يَرْفَعُ عَقِيرَتَهُ فَيَقُولُ: أَلَا لَيْتَ شِعْرِي هَلْ أَبِيتَنَّ لَيْلَةً ... بِوَادٍ وَحَوْلِي إِذْخِرٌ وَجَلِيلُ؟ وَهَلْ أَرِدَنْ يَوْمًا مِيَاهَ مَجِنَّةٍ ... وَهَلْ يَبْدُوَنْ لِي شَامَةٌ وَطَفِيلُ؟ قَالَتْ عَائِشَةُ: فَجِئْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَخْبَرْتُهُ، فَقَالَ: " اللَّهُمَّ حَبِّبْ إِلَيْنَا الْمَدِينَةَ كَحُبِّنَا مَكَّةَ، أَوْ أَشَدَّ، وَصَحِّحْهَا لَنَا، وَبَارِكْ لَنَا فِي صَاعِهَا وَمُدِّهَا، وَانْقُلْ حُمَّاهَا فَاجْعَلْهَا بِالْجُحْفَةِ.

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, mère des croyants, qui a dit : Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, arriva à Médine, Abū Bakr et Bilāl furent pris de fièvre. Elle a dit : J'entrai auprès d'eux et je dis : « Père, comment te sens-tu ? Bilāl, comment te sens-tu ? » Elle a dit : Abū Bakr, lorsque la fièvre le saisissait, disait : « Tout homme reçoit au matin le salut parmi les siens, alors que la mort est plus près de lui que la lanière de sa sandale. » Et Bilāl, lorsqu'elle le quittait, élevait la voix et disait : « Ah, si je savais ! Passerai-je encore une nuit dans une vallée, entouré d'idhkhir et de jalīl ? Irai-je un jour boire aux eaux de Majanna ? Shāma et Ṭafīl m'apparaîtront-ils encore ? » ʿĀʾisha a dit : J'allai trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et je l'en informai. Il dit : « Ô Allah, fais-nous aimer Médine comme nous aimons La Mecque, ou davantage. Rends-la saine pour nous, bénis-nous dans son ṣāʿ et dans son mudd, et emporte sa fièvre pour la placer à al-Juḥfa. »

    L'idhkhir et le jalīl sont deux plantes de La Mecque ; Majanna est un lieu à quelques milles de La Mecque ; Shāma et Ṭafīl sont deux montagnes proches d'elle.

  19. 1747

    قَالَ مَالِكٌ: وحَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَتْ: وَكَانَ عَامِرُ بْنُ فُهَيْرَةَ يَقُولُ: قَدْ رَأَيْتُ الْمَوْتَ قَبْلَ ذَوْقِهْ ... إِنَّ الْجَبَانَ حَتْفُهُ مِنْ فَوْقِهْ "

    Mālik a dit : Yaḥyā ibn Saʿīd m'a rapporté que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : Et ʿĀmir ibn Fuhayra disait : « J'ai vu la mort avant de la goûter ; le lâche, c'est d'en haut que son trépas fond sur lui. »

  20. 1748

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نُعَيْمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْمُجْمِرِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «عَلَى أَنْقَابِ الْمَدِينَةِ مَلَائِكَةٌ، لَا يَدْخُلُهَا الطَّاعُونُ، وَلَا الدَّجَّالُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nuʿaym ibn ʿAbd Allāh al-Mujmir, d'après Abū Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Aux accès de Médine se tiennent des anges : ni la peste ni le Dajjāl [l'Imposteur] n'y entreront. »

  21. Ce qui est rapporté sur les juifsبَابُ مَا جَاءَ فِي الْيَهُودِ
  22. 1749

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي حَكِيمٍ، أَنَّهُ سَمِعَ عُمَرَ بْنَ عَبْدِ الْعَزِيزِ يَقُولُ: كَانَ مِنْ آخِرِ مَا تَكَلَّمَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ قَالَ: «قَاتَلَ اللَّهُ الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ، لَا يَبْقَيَنَّ دِينَانِ بِأَرْضِ الْعَرَبِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ismāʿīl ibn Abī Ḥakīm, qu'il a entendu ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz dire : Parmi les dernières paroles que prononça le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, il y eut celles-ci : « Qu'Allah combatte les juifs et les chrétiens : ils ont pris les tombes de leurs prophètes pour lieux de prosternation. Que deux religions ne subsistent pas sur la terre des Arabes. »

  23. 1750

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَجْتَمِعُ دِينَانِ فِي جَزِيرَةِ الْعَرَبِ» قَالَ مَالِكٌ: قَالَ ابْنُ شِهَابٍ: فَفَحَصَ عَنْ ذَلِكَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ حَتَّى أَتَاهُ الثَّلَجُ وَالْيَقِينُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَجْتَمِعُ دِينَانِ فِي جَزِيرَةِ الْعَرَبِ»، فَأَجْلَى يَهُودَ خَيْبَرَ.

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Deux religions ne coexisteront pas dans la péninsule des Arabes. » Mālik a dit : Ibn Shihāb a dit : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb enquêta là-dessus jusqu'à ce que lui vînt la certitude sereine que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avait bien dit : « Deux religions ne coexisteront pas dans la péninsule des Arabes. » Il expulsa alors les juifs de Khaybar.

  24. 1751

    قَالَ مَالِكٌ: «وَقَدْ أَجْلَى عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ يَهُودَ نَجْرَانَ وَفَدَكَ، فَأَمَّا يَهُودُ خَيْبَرَ فَخَرَجُوا مِنْهَا لَيْسَ لَهُمْ مِنَ الثَّمَرِ، وَلَا مِنَ الْأَرْضِ شَيْءٌ، وَأَمَّا يَهُودُ فَدَكَ فَكَانَ لَهُمْ نِصْفُ الثَّمَرِ وَنِصْفُ الْأَرْضِ، لِأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ صَالَحَهُمْ عَلَى نِصْفِ الثَّمَرِ وَنِصْفِ الْأَرْضِ، فَأَقَامَ لَهُمْ عُمَرُ نِصْفَ الثَّمَرِ وَنِصْفَ الْأَرْضِ، قِيمَةً مِنْ ذَهَبٍ وَوَرِقٍ وَإِبِلٍ وَحِبَالٍ، وَأَقْتَابٍ ثُمَّ أَعْطَاهُمُ الْقِيمَةَ وَأَجْلَاهُمْ مِنْهَا»

    Mālik a dit : « ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a expulsé les juifs de Najrān et de Fadak. Quant aux juifs de Khaybar, ils en sortirent sans avoir aucune part ni des fruits ni de la terre. Quant aux juifs de Fadak, ils avaient la moitié des fruits et la moitié de la terre, parce que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avait conclu la paix avec eux moyennant la moitié des fruits et la moitié de la terre. ʿUmar leur fit donc estimer la moitié des fruits et la moitié de la terre, pour une valeur en or, en argent, en chameaux, en cordes et en bâts ; puis il leur remit cette valeur et les en expulsa. »

  25. Dispositions diverses au sujet de Médineبَابُ جَامِعِ مَا جَاءَ فِي أَمْرِ الْمَدِينَةِ
  26. 1752

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ طَلَعَ لَهُ أُحُدٌ فَقَالَ: «هَذَا جَبَلٌ يُحِبُّنَا وَنُحِبُّهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le mont Uḥud apparut au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et qu'il dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. »

  27. 1753

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، أَنَّ أَسْلَمَ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ أَخْبَرَهُ، أَنَّهُ زَارَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَيَّاشٍ الْمَخْزُومِيَّ فَرَأَى عِنْدَهُ نَبِيذًا، وَهُوَ بِطَرِيقِ مَكَّةَ، فَقَالَ لَهُ أَسْلَمُ: إِنَّ هَذَا الشَّرَابَ يُحِبُّهُ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ، فَحَمَلَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَيَّاشٍ الْمَخْزُومِيُّ قَدَحًا عَظِيمًا، فَجَاءَ بِهِ إِلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فَوَضَعَهُ فِي يَدَيْهِ، فَقَرَّبَهُ عُمَرُ إِلَى فِيهِ، ثُمَّ رَفَعَ رَأْسَهُ فَقَالَ عُمَرُ: «إِنَّ هَذَا لَشَرَابٌ طَيِّبٌ»، فَشَرِبَ مِنْهُ، ثُمَّ نَاوَلَهُ رَجُلًا عَنْ يَمِينِهِ، فَلَمَّا أَدْبَرَ عَبْدُ اللَّهِ نَادَاهُ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَقَالَ: «أَنْتَ الْقَائِلُ لَمَكَّةُ خَيْرٌ مِنَ الْمَدِينَةِ»؟ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ، فَقُلْتُ: هِيَ حَرَمُ اللَّهِ وَأَمْنُهُ، وَفِيهَا بَيْتُهُ، فَقَالَ عُمَرُ: «لَا أَقُولُ فِي بَيْتِ اللَّهِ وَلَا فِي حَرَمِهِ شَيْئًا»، ثُمَّ قَالَ عُمَرُ: «أَنْتَ الْقَائِلُ لَمَكَّةُ خَيْرٌ مِنَ الْمَدِينَةِ»، قَالَ فَقُلْتُ: هِيَ حَرَمُ اللَّهِ وَأَمْنُهُ، وَفِيهَا بَيْتُهُ، فَقَالَ عُمَرُ: «لَا أَقُولُ فِي حَرَمِ اللَّهِ وَلَا فِي بَيْتِهِ شَيْئًا» ثُمَّ انْصَرَفَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, qu'Aslam, mawlā de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, l'a informé qu'il rendit visite à ʿAbd Allāh ibn ʿAyyāsh al-Makhzūmī et vit chez lui du nabīdh [boisson de fruits macérés dans l'eau], alors qu'il était sur la route de La Mecque. Aslam lui dit : « Cette boisson, ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb l'aime. » ʿAbd Allāh ibn ʿAyyāsh al-Makhzūmī en porta une grande coupe, vint la présenter à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb et la lui mit entre les mains. ʿUmar l'approcha de sa bouche, puis releva la tête et dit : « Voilà certes une bonne boisson. » Il en but, puis la tendit à un homme qui se trouvait à sa droite. Lorsque ʿAbd Allāh s'en retourna, ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb l'appela et dit : « Est-ce toi qui dis : “La Mecque est assurément meilleure que Médine” ? » ʿAbd Allāh a dit : Je dis : « Elle est le territoire sacré d'Allah et Son lieu de sûreté, et Sa Maison s'y trouve. » ʿUmar dit : « Je ne dis rien de la Maison d'Allah ni de Son territoire sacré. » Puis ʿUmar dit : « Est-ce toi qui dis : “La Mecque est assurément meilleure que Médine” ? » Il a dit : Je dis : « Elle est le territoire sacré d'Allah et Son lieu de sûreté, et Sa Maison s'y trouve. » ʿUmar dit : « Je ne dis rien du territoire sacré d'Allah ni de Sa Maison. » Puis il [ʿAbd Allāh] s'en alla.

  28. Ce qui est rapporté sur la pesteبَابُ مَا جَاءَ فِي الطَّاعُونِ
  29. 1754

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الْحَمِيدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ زَيْدِ بْنِ الْخَطَّابِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ نَوْفَلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، خَرَجَ إِلَى الشَّامِ حَتَّى إِذَا كَانَ بِسَرْغَ لَقِيَهُ أُمَرَاءُ الْأَجْنَادِ أَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ وَأَصْحَابُهُ، فَأَخْبَرُوهُ أَنَّ الْوَبَأَ قَدْ وَقَعَ بِالشَّامِ. فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ: ادْعُ لِي الْمُهَاجِرِينَ الْأَوَّلِينَ فَدَعَاهُمْ فَاسْتَشَارَهُمْ، وَأَخْبَرَهُمْ أَنَّ الْوَبَأَ قَدْ وَقَعَ بِالشَّامِ فَاخْتَلَفُوا، فَقَالَ بَعْضُهُمْ: قَدْ خَرَجْتَ لِأَمْرٍ وَلَا نَرَى أَنْ تَرْجِعَ عَنْهُ، وَقَالَ بَعْضُهُمْ مَعَكَ بَقِيَّةُ النَّاسِ وَأَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَلَا نَرَى أَنْ تُقْدِمَهُمْ عَلَى هَذَا الْوَبَإِ، فَقَالَ: ارْتَفِعُوا عَنِّي، ثُمَّ قَالَ: ادْعُ لِي الْأَنْصَارَ، فَدَعَاهُمْ فَاسْتَشَارَهُمْ فَسَلَكُوا سَبِيلَ الْمُهَاجِرِينَ، وَاخْتَلَفُوا كَاخْتِلَافِهِمْ، فَقَالَ: ارْتَفِعُوا عَنِّي، ثُمَّ قَالَ: ادْعُ لِي مَنْ كَانَ هَاهُنَا مِنْ مَشْيَخَةِ قُرَيْشٍ مِنْ مُهَاجِرَةِ الْفَتْحِ، فَدَعَاهُمْ فَلَمْ يَخْتَلِفْ عَلَيْهِ مِنْهُمُ رَجُلَانِ، فَقَالُوا: نَرَى أَنْ تَرْجِعَ بِالنَّاسِ، وَلَا تُقْدِمَهُمْ عَلَى هَذَا الْوَبَإِ، فَنَادَى عُمَرُ فِي النَّاسِ: إِنِّي مُصْبِحٌ عَلَى ظَهْرٍ فَأَصْبِحُوا عَلَيْهِ، فَقَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ: أَفِرَارًا مِنْ قَدَرِ اللَّهِ؟ فَقَالَ عُمَرُ: لَوْ غَيْرُكَ قَالَهَا يَا أَبَا عُبَيْدَةَ؟ نَعَمْ نَفِرُّ مِنْ قَدَرِ اللَّهِ إِلَى قَدَرِ اللَّهِ، أَرَأَيْتَ لَوْ كَانَ لَكَ إِبِلٌ فَهَبَطَتْ وَادِيًا لَهُ عُدْوَتَانِ إِحْدَاهُمَا مُخْصِبَةٌ، وَالْأُخْرَى جَدْبَةٌ، أَلَيْسَ إِنْ رَعَيْتَ الْخَصِيبَةَ رَعَيْتَهَا بِقَدَرِ اللَّهِ، وَإِنْ رَعَيْتَ الْجَدْبَةَ رَعَيْتَهَا بِقَدَرِ اللَّهِ، فَجَاءَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ، وَكَانَ غَائِبًا فِي بَعْضِ حَاجَتِهِ، فَقَالَ: إِنَّ عِنْدِي مِنْ هَذَا عِلْمًا سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «إِذَا سَمِعْتُمْ بِهِ بِأَرْضٍ فَلَا تَقْدَمُوا عَلَيْهِ، وَإِذَا وَقَعَ بِأَرْضٍ وَأَنْتُمْ بِهَا فَلَا تَخْرُجُوا فِرَارًا مِنْهُ»، قَالَ: فَحَمِدَ اللَّهَ عُمَرُ، ثُمَّ انْصَرَفَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAbd al-Ḥamīd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Zayd ibn al-Khaṭṭāb, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ḥārith ibn Nawfal, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb partit pour le Shām. Lorsqu'il fut à Sargh, les commandants des armées, Abū ʿUbayda ibn al-Jarrāḥ et ses compagnons, vinrent à sa rencontre et l'informèrent que l'épidémie s'était déclarée au Shām. Ibn ʿAbbās a dit : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit : « Appelle-moi les premiers Émigrés. » Il les appela ; ʿUmar les consulta et les informa que l'épidémie s'était déclarée au Shām. Ils divergèrent. Certains dirent : « Tu es sorti pour une affaire, et nous ne sommes pas d'avis que tu y renonces. » D'autres dirent : « Tu as avec toi ce qui reste des gens et les Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et nous ne sommes pas d'avis que tu les exposes à cette épidémie. » Il dit : « Retirez-vous. » Puis il dit : « Appelle-moi les Anṣār. » Il les appela ; il les consulta, et ils suivirent la voie des Émigrés et divergèrent comme eux. Il dit : « Retirez-vous. » Puis il dit : « Appelle-moi ceux qui sont ici des anciens de Quraysh, parmi ceux qui ont émigré lors de la Conquête. » Il les appela, et pas deux d'entre eux ne divergèrent devant lui. Ils dirent : « Nous sommes d'avis que tu t'en retournes avec les gens et que tu ne les exposes pas à cette épidémie. » ʿUmar fit alors proclamer parmi les gens : « Je serai en selle au matin ; soyez-y donc aussi. » Abū ʿUbayda dit : « Est-ce fuir le décret d'Allah ? » ʿUmar dit : « Si un autre que toi l'avait dit, ô Abū ʿUbayda ! Oui, nous fuyons le décret d'Allah vers le décret d'Allah. Dis-moi : si tu avais des chameaux et qu'ils descendent dans une vallée à deux versants, l'un fertile et l'autre aride, n'est-ce pas par le décret d'Allah que tu les ferais paître si tu les menais sur le versant fertile, et par le décret d'Allah encore si tu les menais sur le versant aride ? » ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf arriva alors, lui qui était absent pour une affaire, et dit : « J'ai de cela une science. J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : “Lorsque vous apprenez qu'elle sévit dans une terre, ne vous y rendez pas ; et lorsqu'elle se déclare dans une terre où vous êtes, n'en sortez pas pour la fuir.” » Il a dit : ʿUmar loua Allah, puis s'en retourna.

    Sargh est, selon az-Zurqānī, un village de la vallée de Tabūk, à treize étapes de Médine.

  30. 1755

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، وَعَنْ سَالِمٍ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَهُ يَسْأَلُ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ مَا سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الطَّاعُونِ؟ فَقَالَ أُسَامَةُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «الطَّاعُونُ رِجْزٌ أُرْسِلَ عَلَى طَائِفَةٍ مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ - أَوْ عَلَى مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ - فَإِذَا سَمِعْتُمْ بِهِ بِأَرْضٍ فَلَا تَدْخُلُوا عَلَيْهِ، وَإِذَا وَقَعَ بِأَرْضٍ، وَأَنْتُمْ بِهَا فَلَا تَخْرُجُوا فِرَارًا مِنْهُ» قَالَ يَحْيَى: وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: قَالَ أَبُو النَّضْرِ: «لَا يُخْرِجُكُمْ إِلَّا فِرَارٌ مِنْهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn al-Munkadir et d'après Sālim Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après ʿĀmir ibn Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, d'après son père, qu'il l'a entendu demander à Usāma ibn Zayd : « Qu'as-tu entendu du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, au sujet de la peste ? » Usāma dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La peste est un châtiment qui fut envoyé sur un groupe des Fils d'Israël, ou sur ceux qui vous ont précédés. Lorsque vous apprenez qu'elle sévit dans une terre, n'y entrez pas ; et lorsqu'elle se déclare dans une terre où vous êtes, n'en sortez pas pour la fuir. » Yaḥyā a dit : Et j'ai entendu Mālik dire : Abū an-Naḍr a dit [dans sa version] : « [N'en sortez pas] quand rien ne vous en fait sortir que la fuite devant elle. »

    Le Qāḍī ʿIyāḍ, cité par az-Zurqānī, explique : ce qui est visé, c'est de sortir par seule volonté de fuir, car sortir pour un voyage ou un besoin reste permis ; cette version rejoint donc celle d'Ibn al-Munkadir.

  31. 1756

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ خَرَجَ إِلَى الشَّامِ، فَلَمَّا جَاءَ سَرْغَ بَلَغَهُ أَنَّ الْوَبَأَ قَدْ وَقَعَ بِالشَّامِ، فَأَخْبَرَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا سَمِعْتُمْ بِهِ بِأَرْضٍ فَلَا تَقْدَمُوا عَلَيْهِ، وَإِذَا وَقَعَ بِأَرْضٍ وَأَنْتُمْ بِهَا فَلَا تَخْرُجُوا فِرَارًا مِنْهُ» فَرَجَعَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ مِنْ سَرْغَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir ibn Rabīʿa, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb partit pour le Shām. Lorsqu'il arriva à Sargh, il lui parvint que l'épidémie s'était déclarée au Shām. ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf l'informa alors que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque vous apprenez qu'elle sévit dans une terre, ne vous y rendez pas ; et lorsqu'elle se déclare dans une terre où vous êtes, n'en sortez pas pour la fuir. » ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb s'en retourna donc de Sargh.

  32. 1757

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ إِنَّمَا رَجَعَ بِالنَّاسِ عَنْ حَدِيثِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb ne s'en retourna avec les gens que sur la foi du hadith de ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf.

  33. 1758

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، أَنَّهُ قَالَ: بَلَغَنِي أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «لَبَيْتٌ بِرُكْبَةَ أَحَبُّ إِلَيَّ مِنْ عَشَرَةِ أَبْيَاتٍ بِالشَّامِ» قَالَ مَالِكٌ: «يُرِيدُ لِطُولِ الْأَعْمَارِ وَالْبَقَاءِ، وَلِشِدَّةِ الْوَبَإِ بِالشَّامِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qui a dit : Il m'est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Une maison à Rukba m'est plus chère que dix maisons au Shām. » Mālik a dit : « Il veut dire : en raison de la longueur des vies et de la durée [qu'on y trouve], et en raison de la violence de l'épidémie au Shām. »

    Rukba est, selon Ibn ʿAbd al-Barr cité par az-Zurqānī, une vallée de la région d'aṭ-Ṭāʾif.

  34. L'interdiction de tenir le discours [des négateurs] du décretبَابُ النَّهْيِ عَنِ الْقَوْلِ بِالْقَدَرِ
  35. 1759

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " تَحَاجَّ آدَمُ وَمُوسَى، فَحَجَّ آدَمُ مُوسَى فَقَالَ لَهُ مُوسَى: أَنْتَ آدَمُ الَّذِي أَغْوَيْتَ النَّاسَ وَأَخْرَجْتَهُمْ مِنَ الْجَنَّةِ، فَقَالَ لَهُ آدَمُ: أَنْتَ مُوسَى الَّذِي أَعْطَاهُ اللَّهُ عِلْمَ كُلِّ شَيْءٍ، وَاصْطَفَاهُ عَلَى النَّاسِ بِرِسَالَتِهِ قَالَ: نَعَمْ قَالَ: أَفَتَلُومُنِي عَلَى أَمْرٍ قَدْ قُدِّرَ عَلَيَّ قَبْلَ أَنْ أُخْلَقَ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ādam et Mūsā argumentèrent l'un contre l'autre, et Ādam l'emporta sur Mūsā. Mūsā lui dit : “Tu es Ādam, celui qui a égaré les gens et les a fait sortir du Paradis.” Ādam lui dit : “Tu es Mūsā, à qui Allah a donné la science de toute chose et qu'Il a élu d'entre les gens par Son message.” Il dit : “Oui.” Il dit : “Me blâmes-tu donc pour une chose qui a été décrétée contre moi avant que je ne sois créé ?” »

  36. 1760

    وحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَبِي أُنَيْسَةَ، عَنْ عَبْدِ الْحَمِيدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ زَيْدِ بْنِ الْخَطَّابِ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ عَنْ مُسْلِمِ بْنِ يَسَارٍ الْجُهَنِيِّ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، سُئِلَ عَنْ هَذِهِ الْآيَةِ: {وَإِذْ أَخَذَ رَبُّكَ مِنْ بَنِي آدَمَ مِنْ ظُهُورِهِمْ ذُرِّيَّاتِهِمْ وَأَشْهَدَهُمْ عَلَى أَنْفُسِهِمْ أَلَسْتُ بِرَبِّكُمْ قَالُوا بَلَى شَهِدْنَا أَنْ تَقُولُوا يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّا كُنَّا عَنْ هَذَا غَافِلِينَ} [الأعراف: 172] فَقَالَ عُمَرُ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُسْأَلُ عَنْهَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " إِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى خَلَقَ آدَمَ، ثُمَّ مَسَحَ ظَهْرَهُ بِيَمِينِهِ، فَاسْتَخْرَجَ مِنْهُ ذُرِّيَّةً، فَقَالَ: خَلَقْتُ هَؤُلَاءِ لِلْجَنَّةِ، وَبِعَمَلِ أَهْلِ الْجَنَّةِ يَعْمَلُونَ، ثُمَّ مَسَحَ ظَهْرَهُ فَاسْتَخْرَجَ مِنْهُ ذُرِّيَّةً، فَقَالَ: خَلَقْتُ هَؤُلَاءِ لِلنَّارِ، وَبِعَمَلِ أَهْلِ النَّارِ يَعْمَلُونَ "، فَقَالَ رَجُلٌ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَفِيمَ الْعَمَلُ؟ قَالَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: إِنَّ اللَّهَ إِذَا خَلَقَ الْعَبْدَ لِلْجَنَّةِ، اسْتَعْمَلَهُ بِعَمَلِ أَهْلِ الْجَنَّةِ حَتَّى يَمُوتَ عَلَى عَمَلٍ مِنْ أَعْمَالِ أَهْلِ الْجَنَّةِ، فَيُدْخِلُهُ بِهِ الْجَنَّةَ، وَإِذَا خَلَقَ الْعَبْدَ لِلنَّارِ، اسْتَعْمَلَهُ بِعَمَلِ أَهْلِ النَّارِ، حَتَّى يَمُوتَ عَلَى عَمَلٍ مِنْ أَعْمَالِ أَهْلِ النَّارِ فَيُدْخِلُهُ بِهِ النَّارَ "

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Abī Unaysa, d'après ʿAbd al-Ḥamīd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Zayd ibn al-Khaṭṭāb, qui l'a informé, d'après Muslim ibn Yasār al-Juhanī, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb fut interrogé sur ce verset : « Et lorsque ton Seigneur tira des fils d'Ādam, de leurs reins, leurs descendances, et les fit témoigner contre eux-mêmes : “Ne suis-Je pas votre Seigneur ?” Ils dirent : “Si, nous en témoignons.” [Cela] afin que vous ne disiez pas, le Jour de la Résurrection : “Nous étions inattentifs à cela.” » [7 : 172]. ʿUmar dit : J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, être interrogé à son sujet, et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Allah, béni et exalté soit-Il, créa Ādam, puis passa Sa main droite sur son dos et en fit sortir une descendance. Il dit : “J'ai créé ceux-ci pour le Paradis, et c'est l'œuvre des gens du Paradis qu'ils accompliront.” Puis Il passa la main sur son dos et en fit sortir une descendance. Il dit : “J'ai créé ceux-ci pour le Feu, et c'est l'œuvre des gens du Feu qu'ils accompliront.” » Un homme dit : « Ô Messager d'Allah, à quoi bon alors les œuvres ? » Il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Lorsqu'Allah crée le serviteur pour le Paradis, Il l'emploie à l'œuvre des gens du Paradis, jusqu'à ce qu'il meure sur l'une des œuvres des gens du Paradis, par laquelle Il le fait entrer au Paradis. Et lorsqu'Il crée le serviteur pour le Feu, Il l'emploie à l'œuvre des gens du Feu, jusqu'à ce qu'il meure sur l'une des œuvres des gens du Feu, par laquelle Il le fait entrer dans le Feu. »

  37. 1761

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " تَرَكْتُ فِيكُمْ أَمْرَيْنِ، لَنْ تَضِلُّوا مَا تَمَسَّكْتُمْ بِهِمَا: كِتَابَ اللَّهِ وَسُنَّةَ نَبِيِّهِ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « J'ai laissé parmi vous deux choses ; vous ne vous égarerez pas tant que vous vous y tiendrez fermement : le Livre d'Allah et la sunna de Son prophète. »

  38. 1762

    وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زِيَادِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مُسْلِمٍ، عَنْ طَاوُوسٍ الْيَمَانِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: " أَدْرَكْتُ نَاسًا مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُونَ: كُلُّ شَيْءٍ بِقَدَرٍ " قَالَ طَاوُوسٌ: وَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ يَقُولُ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «كُلُّ شَيْءٍ بِقَدَرٍ حَتَّى الْعَجْزِ وَالْكَيْسِ، أَوِ الْكَيْسِ وَالْعَجْزِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ziyād ibn Saʿd, d'après ʿAmr ibn Muslim, d'après Ṭāwūs al-Yamānī, qui a dit : « J'ai connu des hommes d'entre les Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui disaient : “Toute chose est par décret.” » Ṭāwūs a dit : Et j'ai entendu ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dire : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Toute chose est par décret, jusqu'à l'incapacité et la sagacité », ou bien : « la sagacité et l'incapacité ».

  39. 1763

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زِيَادِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ يَقُولُ فِي خُطْبَتِهِ: «إِنَّ اللَّهَ هُوَ الْهَادِي وَالْفَاتِنُ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Ziyād ibn Saʿd, d'après ʿAmr ibn Dīnār, qui a dit : J'ai entendu ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr dire dans son sermon : « C'est Allah qui guide et c'est Lui qui égare. »

    « Qui égare » rend al-fātin, littéralement « celui qui éprouve », qu'az-Zurqānī explique par « celui qui égare ».

  40. 1764

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ: كُنْتُ أَسِيرُ مَعَ عُمَرَ بْنِ عَبْدِ الْعَزِيزِ فَقَالَ: مَا رَأْيُكَ فِي هَؤُلَاءِ الْقَدَرِيَّةِ؟ فَقُلْتُ: «رَأْيِي أَنْ تَسْتَتِيبَهُمْ فَإِنْ تَابُوا، وَإِلَّا عَرَضْتَهُمْ عَلَى السَّيْفِ» فَقَالَ عُمَرُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ: «وَذَلِكَ رَأْيِي» قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ رَأْيِي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, qui a dit : Je cheminais avec ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz, et il dit : « Quel est ton avis sur ces Qadarites ? » Je dis : « Mon avis est que tu les appelles au repentir ; s'ils se repentent, [tant mieux], sinon tu les passes au fil de l'épée. » ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz dit : « Tel est mon avis. » Mālik a dit : « Et tel est mon avis. »

    Les Qadarites [Qadariyya] sont, selon un avis que rapporte al-Bājī, appelés ainsi parce qu'ils nient le décret.

  41. Dispositions diverses sur les gens du décretبَابُ جَامِعِ مَا جَاءَ فِي أَهْلِ الْقَدَرِ
  42. 1765

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا تَسْأَلِ الْمَرْأَةُ طَلَاقَ أُخْتِهَا لِتَسْتَفْرِغَ صَحْفَتَهَا، وَلِتَنْكِحَ فَإِنَّمَا لَهَا مَا قُدِّرَ لَهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Que la femme ne demande pas la répudiation de sa sœur pour vider l'écuelle de celle-ci [à son profit] ; qu'elle se marie, car elle n'aura que ce qui lui a été décrété. »

  43. 1766

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ زِيَادٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ كَعْبٍ الْقُرَظِيِّ قَالَ: قَالَ مُعَاوِيَةُ بْنُ أَبِي سُفْيَانَ وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ: «أَيُّهَا النَّاسُ، إِنَّهُ لَا مَانِعَ لِمَا أَعْطَى اللَّهُ، وَلَا مُعْطِيَ لِمَا مَنَعَ، وَلَا يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْهُ الْجَدُّ مَنْ يُرِدِ اللَّهُ بِهِ خَيْرًا يُفَقِّهْهُ فِي الدِّينِ» ثُمَّ قَالَ سَمِعْتُ هَؤُلَاءِ الْكَلِمَاتِ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى هَذِهِ الْأَعْوَادِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn Ziyād, d'après Muḥammad ibn Kaʿb al-Quraẓī, qui a dit : Muʿāwiya ibn Abī Sufyān a dit, alors qu'il était sur le minbar : « Ô gens, nul ne peut retenir ce qu'Allah donne, nul ne peut donner ce qu'Il retient, et la fortune du fortuné ne lui sert de rien auprès de Lui. Celui à qui Allah veut du bien, Il lui donne l'intelligence de la religion. » Puis il dit : « J'ai entendu ces paroles du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sur ce bois-ci. »

  44. 1767

    وحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّهُ كَانَ يُقَالُ: «الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي خَلَقَ كُلَّ شَيْءٍ كَمَا يَنْبَغِي، الَّذِي لَا يَعْجَلُ شَيْءٌ أَنَاهُ وَقَدَّرَهُ، حَسْبِيَ اللَّهُ وَكَفَى، سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ دَعَا، لَيْسَ وَرَاءَ اللَّهِ مَرْمَى»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que l'on disait : « Louange à Allah, qui a créé toute chose comme il convient, Lui dont rien ne devance le terme et la mesure qu'Il a fixés. Allah me suffit, et Il suffit. Allah exauce celui qui L'invoque. Il n'est pas de but au-delà d'Allah. »

  45. 1768

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّهُ يُقَالُ: «إِنَّ أَحَدًا لَنْ يَمُوتَ حَتَّى يَسْتَكْمِلَ رِزْقَهُ فَأَجْمِلُوا فِي الطَّلَبِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que l'on disait : « Nul ne mourra avant d'avoir reçu toute sa subsistance ; cherchez-la donc avec mesure. »

  46. Ce qui est rapporté sur le bon caractèreبَابُ مَا جَاءَ فِي حُسْنِ الْخُلُقِ
  47. 1769

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّ مُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ قَالَ: آخِرُ مَا أَوْصَانِي بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ وَضَعْتُ رِجْلِي فِي الْغَرْزِ أَنْ قَالَ: «أَحْسِنْ خُلُقَكَ لِلنَّاسِ مُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, que Muʿādh ibn Jabal a dit : La dernière recommandation que me fit le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsque je mis le pied à l'étrier, fut de dire : « Aie un bon caractère envers les gens, ô Muʿādh ibn Jabal. »

  48. 1770

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا قَالَتْ: «مَا خُيِّرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي أَمْرَيْنِ قَطُّ إِلَّا أَخَذَ أَيْسَرَهُمَا، مَا لَمْ يَكُنْ إِثْمًا، فَإِنْ كَانَ إِثْمًا كَانَ أَبْعَدَ النَّاسِ مِنْهُ، وَمَا انْتَقَمَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِنَفْسِهِ إِلَّا أَنْ تُنْتَهَكَ حُرْمَةُ اللَّهِ فَيَنْتَقِمُ لِلَّهِ بِهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui a dit : « Jamais le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'eut à choisir entre deux choses sans prendre la plus facile des deux, tant que ce n'était pas un péché ; et si c'était un péché, il en était le plus éloigné des hommes. Et jamais le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ne se vengea pour lui-même, à moins que ne fût violé ce qu'Allah a rendu sacré : il se vengeait alors pour Allah. »

  49. 1771

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مِنْ حُسْنِ إِسْلَامِ الْمَرْءِ تَرْكُهُ مَا لَا يَعْنِيهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAlī ibn Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Fait partie du bel islam de l'homme le fait de délaisser ce qui ne le concerne pas. »

  50. 1772

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا قَالَتِ: اسْتَأْذَنَ رَجُلٌ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَتْ عَائِشَةُ وَأَنَا مَعَهُ فِي الْبَيْتِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «بِئْسَ ابْنُ الْعَشِيرَةِ»، ثُمَّ أَذِنَ لَهُ قَالَتْ عَائِشَةُ: فَلَمْ أَنْشَبْ أَنْ سَمِعْتُ ضَحِكَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَعَهُ، فَلَمَّا خَرَجَ الرَّجُلُ، قُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، قُلْتَ فِيهِ مَا قُلْتَ، ثُمَّ لَمْ تَنْشَبْ أَنْ ضَحِكْتَ مَعَهُ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّ مِنْ شَرِّ النَّاسِ مَنِ اتَّقَاهُ النَّاسُ لِشَرِّهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : Un homme demanda la permission d'entrer auprès du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. ʿĀʾisha a dit : J'étais avec lui dans la maison. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Quel mauvais fils de son clan ! » Puis il lui permit d'entrer. ʿĀʾisha a dit : Je ne tardai pas à entendre le rire du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avec lui. Lorsque l'homme fut sorti, je dis : « Ô Messager d'Allah, tu as dit de lui ce que tu as dit, puis tu n'as pas tardé à rire avec lui ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Parmi les pires des gens est celui que les gens ménagent par crainte de son mal. »

  51. 1773

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ كَعْبِ الْأَحْبَارِ، أَنَّهُ قَالَ: «إِذَا أَحْبَبْتُمْ أَنْ تَعْلَمُوا مَا لِلْعَبْدِ عِنْدَ رَبِّهِ، فَانْظُرُوا مَاذَا يَتْبَعُهُ مِنْ حُسْنِ الثَّنَاءِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, d'après son père, d'après Kaʿb al-Aḥbār, qui a dit : « Si vous voulez savoir ce que le serviteur a auprès de son Seigneur, regardez quel bel éloge l'accompagne. »

  52. 1774

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ قَالَ: بَلَغَنِي: «أَنَّ الْمَرْءَ لَيُدْرِكُ بِحُسْنِ خُلُقِهِ دَرَجَةَ الْقَائِمِ بِاللَّيْلِ الظَّامِئِ بِالْهَوَاجِرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : Il m'est parvenu que l'homme atteint, par son bon caractère, le degré de celui qui veille en prière la nuit et endure la soif [du jeûne] aux heures brûlantes du jour.

  53. 1775

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ يَقُولُ: «أَلَا أُخْبِرُكُمْ بِخَيْرٍ مِنْ كَثِيرٍ مِنَ الصَّلَاةِ وَالصَّدَقَةِ؟» قَالُوا: بَلَى، قَالَ: «صُلْحُ ذَاتِ الْبَيْنِ وَإِيَّاكُمْ وَالْبِغْضَةَ، فَإِنَّهَا هِيَ الْحَالِقَةُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : J'ai entendu Saʿīd ibn al-Musayyib dire : « Ne vous informerai-je pas de ce qui vaut mieux que beaucoup de prière et d'aumône ? » Ils dirent : « Si. » Il dit : « La concorde entre les gens. Et gardez-vous de la haine, car c'est elle qui rase tout. »

  54. 1776

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «بُعِثْتُ لِأُتَمِّمَ حُسْنَ الْأَخْلَاقِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « J'ai été envoyé pour parfaire la beauté des caractères. »

  55. Ce qui est rapporté sur la pudeurبَابُ مَا جَاءَ فِي الْحَيَاءِ
  56. 1777

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سَلَمَةَ بْنِ صَفْوَانَ بْنِ سَلَمَةَ الزُّرَقِيِّ، عَنْ زَيْدِ بْنِ طَلْحَةَ بْنِ رُكَانَةَ، يَرْفَعُهُ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لِكُلِّ دِينٍ خُلُقٌ، وَخُلُقُ الْإِسْلَامِ الْحَيَاءُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Salama ibn Ṣafwān ibn Salama az-Zuraqī, d'après Zayd ibn Ṭalḥa ibn Rukāna, qui le fait remonter au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Chaque religion a un caractère, et le caractère de l'islam est la pudeur. »

  57. 1778

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَرَّ عَلَى رَجُلٍ وَهُوَ يَعِظُ أَخَاهُ فِي الْحَيَاءِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «دَعْهُ فَإِنَّ الْحَيَاءَ مِنَ الْإِيمَانِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, passa près d'un homme qui sermonnait son frère au sujet de la pudeur. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Laisse-le, car la pudeur fait partie de la foi. »

  58. Ce qui est rapporté sur la colèreبَابُ مَا جَاءَ فِي الْغَضَبِ
  59. 1779

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّ رَجُلًا أَتَى إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، عَلِّمْنِي كَلِمَاتٍ أَعِيشُ بِهِنَّ، وَلَا تُكْثِرْ عَلَيَّ فَأَنْسَى، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا تَغْضَبْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, qu'un homme vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, enseigne-moi des paroles par lesquelles je vivrai, et ne m'en dis pas trop, de peur que j'oublie. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Ne te mets pas en colère. »

  60. 1780

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَيْسَ الشَّدِيدُ بِالصُّرَعَةِ، إِنَّمَا الشَّدِيدُ الَّذِي يَمْلِكُ نَفْسَهُ عِنْدَ الْغَضَبِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le fort n'est pas celui qui terrasse [les autres] ; le fort est celui qui se maîtrise au moment de la colère. »

  61. Ce qui est rapporté sur la rupture des relationsبَابُ مَا جَاءَ فِي الْمُهَاجَرَةِ
  62. 1781

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي أَيُّوبَ الْأَنْصَارِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَحِلُّ لِمُسْلِمٍ أَنْ يُهَاجِرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلَاثِ لَيَالٍ، يَلْتَقِيَانِ فَيُعْرِضُ هَذَا، وَيُعْرِضُ هَذَا، وَخَيْرُهُمَا الَّذِي يَبْدَأُ بِالسَّلَامِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAṭāʾ ibn Yazīd al-Laythī, d'après Abū Ayyūb al-Anṣārī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Il n'est pas permis à un musulman de rompre avec son frère au-delà de trois nuits : ils se rencontrent, l'un se détourne et l'autre se détourne. Le meilleur des deux est celui qui salue le premier. »

  63. 1782

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا تَبَاغَضُوا، وَلَا تَحَاسَدُوا، وَلَا تَدَابَرُوا، وَكُونُوا عِبَادَ اللَّهِ إِخْوَانًا، وَلَا يَحِلُّ لِمُسْلِمٍ أَنْ يُهَاجِرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلَاثِ لَيَالٍ» قَالَ مَالِكٌ: «لَا أَحْسِبُ التَّدَابُرَ إِلَّا الْإِعْرَاضَ عَنْ أَخِيكَ الْمُسْلِمِ فَتُدْبِرَ عَنْهُ بِوَجْهِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Anas ibn Mālik, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ne vous haïssez pas, ne vous enviez pas, ne vous tournez pas le dos, et soyez, serviteurs d'Allah, des frères. Il n'est pas permis à un musulman de rompre avec son frère au-delà de trois nuits. » Mālik a dit : « Je ne pense pas que “se tourner le dos” soit autre chose que le fait de te détourner de ton frère musulman, en détournant de lui ton visage. »

  64. 1783

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِيَّاكُمْ وَالظَّنَّ، فَإِنَّ الظَّنَّ أَكْذَبُ الْحَدِيثِ، وَلَا تَحَسَّسُوا، وَلَا تَجَسَّسُوا، وَلَا تَنَافَسُوا، وَلَا تَحَاسَدُوا، وَلَا تَبَاغَضُوا، وَلَا تَدَابَرُوا، وَكُونُوا عِبَادَ اللَّهِ إِخْوَانًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Gardez-vous de la conjecture, car la conjecture est le plus mensonger des propos. Ne cherchez pas à surprendre [ce qui est caché], n'espionnez pas, ne rivalisez pas, ne vous enviez pas, ne vous haïssez pas, ne vous tournez pas le dos, et soyez, serviteurs d'Allah, des frères. »

  65. 1784

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْخُرَاسَانِيِّ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «تَصَافَحُوا يَذْهَبِ الْغِلُّ، وَتَهَادَوْا تَحَابُّوا، وَتَذْهَبِ الشَّحْنَاءُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAṭāʾ ibn ʿAbd Allāh al-Khurāsānī, qui a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Serrez-vous la main, la rancœur s'en ira ; échangez des présents, vous vous aimerez et l'animosité s'en ira. »

  66. 1785

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " تُفْتَحُ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ يَوْمَ الْإِثْنَيْنِ وَيَوْمَ الْخَمِيسِ، فَيُغْفَرُ لِكُلِّ عَبْدٍ مُسْلِمٍ لَا يُشْرِكُ بِاللَّهِ شَيْئًا إِلَّا رَجُلٌ كَانَتْ بَيْنَهُ وَبَيْنَ أَخِيهِ شَحْنَاءُ، فَيُقَالُ: أَنْظِرُوا هَذَيْنِ حَتَّى يَصْطَلِحَا، أَنْظِرُوا هَذَيْنِ حَتَّى يَصْطَلِحَا

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d'après son père, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Les portes du Paradis sont ouvertes le lundi et le jeudi, et il est pardonné à tout serviteur musulman qui n'associe rien à Allah, sauf à un homme entre qui et son frère il y a une animosité. Il est dit : “Faites attendre ces deux-là jusqu'à ce qu'ils se réconcilient ; faites attendre ces deux-là jusqu'à ce qu'ils se réconcilient.” »

  67. 1786

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُسْلِمِ بْنِ أَبِي مَرْيَمَ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ: " تُعْرَضُ أَعْمَالُ النَّاسِ كُلَّ جُمُعَةٍ مَرَّتَيْنِ: يَوْمَ الْإِثْنَيْنِ وَيَوْمَ الْخَمِيسِ، فَيُغْفَرُ لِكُلِّ عَبْدٍ مُؤْمِنٍ، إِلَّا عَبْدًا كَانَتْ بَيْنَهُ وَبَيْنَ أَخِيهِ شَحْنَاءُ، فَيُقَالُ: اتْرُكُوا هَذَيْنِ حَتَّى يَفِيئَا، أَوِ ارْكُوا هَذَيْنِ حَتَّى يَفِيئَا """""""

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muslim ibn Abī Maryam, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, d'après Abū Hurayra, qui a dit : « Les œuvres des gens sont présentées deux fois chaque semaine, le lundi et le jeudi, et il est pardonné à tout serviteur croyant, sauf à un serviteur entre qui et son frère il y a une animosité. Il est dit : “Laissez ces deux-là jusqu'à ce qu'ils reviennent [l'un vers l'autre]”, ou bien : “Différez [le cas de] ces deux-là jusqu'à ce qu'ils reviennent.” »

  68. Ce qui est rapporté sur le fait de porter des vêtements pour s'en embellirبَابُ مَا جَاءَ فِي لُبْسِ الثِّيَابِ لِلْجَمَالِ بِهَا""""""
  69. 1787

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْأَنْصَارِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي غَزْوَةِ بَنِي أَنْمَارٍ. قَالَ جَابِرٌ: فَبَيْنَا أَنَا نَازِلٌ تَحْتَ شَجَرَةٍ، إِذَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَ: فَقُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَلُمَّ إِلَى الظِّلِّ، قَالَ: فَنَزَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقُمْتُ إِلَى غِرَارَةٍ لَنَا، فَالْتَمَسْتُ فِيهَا فَوَجَدْتُ جِرْوَ قِثَّاءٍ فَكَسَرْتُهُ، ثُمَّ قَرَّبْتُهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ: «مِنْ أَيْنَ لَكُمْ هَذَا؟» فَقُلْتُ: خَرَجْنَا بِهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ مِنَ الْمَدِينَةِ، قَالَ جَابِرٌ: وَعِنْدَنَا صَاحِبٌ لَنَا نُجَهِّزُهُ، يَذْهَبُ يَرْعَى ظَهْرَنَا، قَالَ: فَجَهَّزْتُهُ ثُمَّ أَدْبَرَ يَذْهَبُ فِي الظَّهْرِ، وَعَلَيْهِ بُرْدَانِ لَهُ قَدْ خَلَقَا، قَالَ: فَنَظَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَيْهِ فَقَالَ: «أَمَا لَهُ ثَوْبَانِ غَيْرُ هَذَيْنِ؟» فَقُلْتُ: بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَهُ ثَوْبَانِ فِي الْعَيْبَةِ كَسَوْتُهُ إِيَّاهُمَا، قَالَ: «فَادْعُهُ فَمُرْهُ فَلْيَلْبَسْهُمَا»، قَالَ: فَدَعَوْتُهُ فَلَبِسَهُمَا، ثُمَّ وَلَّى يَذْهَبُ، قَالَ: فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا لَهُ ضَرَبَ اللَّهُ عُنُقَهُ، أَلَيْسَ هَذَا خَيْرًا؟» قَالَ: فَسَمِعَهُ الرَّجُلُ، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، فِي سَبِيلِ اللَّهِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «فِي سَبِيلِ اللَّهِ»، قَالَ: فَقُتِلَ الرَّجُلُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ""""""

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī, qui a dit : Nous sortîmes avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lors de l'expédition des Banū Anmār. Jābir a dit : Tandis que j'avais fait halte sous un arbre, voici le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Il a dit : Je dis : « Ô Messager d'Allah, viens à l'ombre. » Il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fit halte. Je me levai vers un sac que nous avions, j'y cherchai et je trouvai un petit concombre ; je le rompis, puis je le présentai au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Il dit : « D'où tenez-vous cela ? » Il a dit : Je dis : « Nous l'avons emporté de Médine, ô Messager d'Allah. » Jābir a dit : Nous avions avec nous un compagnon que nous équipions pour qu'il aille faire paître nos montures. Il a dit : Je l'équipai, puis il s'en retourna pour aller auprès des montures, portant deux manteaux à lui, tout usés. Il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le regarda et dit : « N'a-t-il pas deux vêtements autres que ceux-là ? » Je dis : « Si, ô Messager d'Allah, il a deux vêtements dans le coffre à habits, dont je l'ai vêtu. » Il dit : « Appelle-le et ordonne-lui de les revêtir. » Il a dit : Je l'appelai, il les revêtit, puis il fit demi-tour pour s'en aller. Il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Qu'a-t-il donc, qu'Allah lui tranche le cou ! Cela n'est-il pas meilleur pour lui ? » Il a dit : L'homme l'entendit et dit : « Ô Messager d'Allah, dans le sentier d'Allah ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Dans le sentier d'Allah. » Il a dit : L'homme fut tué dans le sentier d'Allah.

    « Qu'Allah lui tranche le cou » : al-Bājī, cité par az-Zurqānī, y voit une formule que les Arabes disent pour désapprouver une chose, sans vouloir d'imprécation.

  70. 1788

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «إِنِّي لَأُحِبُّ أَنْ أَنْظُرَ إِلَى الْقَارِئِ أَبْيَضَ الثِّيَابِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « J'aime à voir le récitateur [du Coran] vêtu de blanc. »

  71. 1789

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ أَبِي تَمِيمَةَ، عَنِ ابْنِ سِيرِينَ، قَالَ: قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ: «إِذَا أَوْسَعَ اللَّهُ عَلَيْكُمْ، فَأَوْسِعُوا عَلَى أَنْفُسِكُمْ جَمَعَ رَجُلٌ عَلَيْهِ ثِيَابَهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ayyūb ibn Abī Tamīma, d'après Ibn Sīrīn, qui a dit : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Lorsqu'Allah vous met au large, mettez-vous au large vous-mêmes. Que l'homme réunisse sur lui ses vêtements. »

    La seconde phrase est, selon Ibn Baṭṭāl cité par az-Zurqānī, une information qui vaut ordre : que l'homme porte ensemble plusieurs vêtements.

  72. Ce qui est rapporté sur le port des vêtements teints et de l'orبَابُ مَا جَاءَ فِي لُبْسِ الثِّيَابِ الْمُصَبَّغَةِ وَالذَّهَبِ
  73. 1790

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ: «كَانَ يَلْبَسُ الثَّوْبَ الْمَصْبُوغَ بِالْمِشْقِ وَالْمَصْبُوغَ بِالزَّعْفَرَانِ» قَالَ يَحْيَى: وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «وَأَنَا أَكْرَهُ أَنْ يَلْبَسَ الْغِلْمَانُ شَيْئًا مِنَ الذَّهَبِ، لِأَنَّهُ بَلَغَنِي» أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَهَى عَنْ تَخَتُّمِ الذَّهَبِ، «فَأَنَا أَكْرَهُهُ لِلرِّجَالِ لِلْكَبِيرِ مِنْهُمْ وَالصَّغِيرِ» قَالَ: وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: " فِي الْمَلَاحِفِ الْمُعَصْفَرَةِ فِي الْبُيُوتِ لِلرِّجَالِ، وَفِي الْأَفْنِيَةِ قَالَ: لَا أَعْلَمُ مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا حَرَامًا، وَغَيْرُ ذَلِكَ مِنَ اللِّبَاسِ أَحَبُّ إِلَيَّ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar portait le vêtement teint à l'ocre rouge et celui teint au safran. Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire : « Je réprouve que les garçons portent quoi que ce soit en or, car il m'est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit de porter une bague d'or ; je le réprouve donc pour les hommes, qu'ils soient grands ou petits. » Il a dit : J'ai entendu Mālik dire, au sujet des grandes pièces d'étoffe teintes au carthame [que portent] les hommes dans les maisons et dans les cours : « Je ne connais rien d'interdit en cela, mais un autre vêtement m'est préférable. »

  74. Ce qui est rapporté sur le port du khazzبَابُ مَا جَاءَ فِي لُبْسِ الْخَزِّ
  75. 1791

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «أَنَّهَا كَسَتْ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ مِطْرَفَ خَزٍّ كَانَتْ عَائِشَةُ تَلْبَسُهُ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle revêtit ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr d'un châle de khazz que ʿĀʾisha portait.

    Le khazz est, selon al-Bājī, une étoffe dont on fait des vêtements ; le miṭraf est, selon az-Zurqānī, un vêtement de khazz orné de bandes, ou un vêtement carré de khazz.

  76. Les vêtements qu'il est réprouvé aux femmes de porterبَابُ مَا يُكْرَهُ لِلنِّسَاءِ لُبْسُهُ مِنَ الثِّيَابِ
  77. 1792

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ أَبِي عَلْقَمَةَ، عَنْ أُمِّهِ، أَنَّهَا قَالَتْ: «دَخَلَتْ حَفْصَةُ بِنْتُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَلَى عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَعَلَى حَفْصَةَ خِمَارٌ رَقِيقٌ، فَشَقَّتْهُ عَائِشَةُ وَكَسَتْهَا خِمَارًا كَثِيفًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAlqama ibn Abī ʿAlqama, d'après sa mère, qui a dit : Ḥafṣa bint ʿAbd ar-Raḥmān entra auprès de ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors que Ḥafṣa portait un voile de tête [khimār] fin. ʿĀʾisha le déchira et la revêtit d'un voile épais.

  78. 1793

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُسْلِمِ بْنِ أَبِي مَرْيَمَ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ: «نِسَاءٌ كَاسِيَاتٌ عَارِيَاتٌ، مَائِلَاتٌ مُمِيلَاتٌ لَا يَدْخُلْنَ الْجَنَّةَ، وَلَا يَجِدْنَ رِيحَهَا، وَرِيحُهَا يُوجَدُ مِنْ مَسِيرَةِ خَمْسِمِائَةِ سَنَةٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muslim ibn Abī Maryam, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra, qui a dit : « Des femmes vêtues et pourtant nues, qui dévient et font dévier, n'entreront pas au Paradis et n'en sentiront pas le parfum, alors que son parfum se perçoit à une distance de cinq cents ans de marche. »

  79. 1794

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَامَ مِنَ اللَّيْلِ فَنَظَرَ فِي أُفُقِ السَّمَاءِ فَقَالَ: «مَاذَا فُتِحَ اللَّيْلَةَ مِنَ الْخَزَائِنِ؟ وَمَاذَا وَقَعَ مِنَ الْفِتَنِ؟ كَمْ مِنْ كَاسِيَةٍ فِي الدُّنْيَا عَارِيَةٌ يَوْمَ الْقِيَامَةِ؟ أَيْقِظُوا صَوَاحِبَ الْحُجَرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Ibn Shihāb, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se leva une nuit, regarda l'horizon du ciel et dit : « Que de trésors ont été ouverts cette nuit ! Que d'épreuves sont survenues ! Combien de femmes vêtues en ce bas monde seront nues le Jour de la Résurrection ! Réveillez celles qui occupent les chambres. »

  80. Ce qui est rapporté sur le fait, pour l'homme, de laisser traîner son vêtementبَابُ مَا جَاءَ فِي إِسْبَالِ الرَّجُلِ ثَوْبَهُ
  81. 1795

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «الَّذِي يَجُرُّ ثَوْبَهُ خُيَلَاءَ، لَا يَنْظُرُ اللَّهُ إِلَيْهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Celui qui traîne son vêtement par orgueil, Allah ne le regardera pas le Jour de la Résurrection. »

  82. 1796

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ،، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَنْظُرُ اللَّهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِلَى مَنْ يَجُرُّ إِزَارَهُ بَطَرًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Allah ne regardera pas, le Jour de la Résurrection, celui qui traîne son izār [pagne noué à la taille] par arrogance. »

  83. 1797

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، وَزَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، كُلُّهُمْ يُخْبِرُهُ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَنْظُرُ اللَّهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِلَى مَنْ يَجُرُّ ثَوْبَهُ خُيَلَاءَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, ʿAbd Allāh ibn Dīnār et Zayd ibn Aslam, qui tous l'informent, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Allah ne regardera pas, le Jour de la Résurrection, celui qui traîne son vêtement par orgueil. »

  84. 1798

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ الْعَلَاءِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: سَأَلْتُ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ عَنِ الْإِزَارِ، فَقَالَ: أَنَا أُخْبِرُكَ بِعِلْمٍ، سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «إِزْرَةُ الْمُسْلِمِ إِلَى أَنْصَافِ سَاقَيْهِ، لَا جُنَاحَ عَلَيْهِ فِيمَا بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْكَعْبَيْنِ، مَا أَسْفَلَ مِنْ ذَلِكَ فَفِي النَّارِ، مَا أَسْفَلَ مِنْ ذَلِكَ فَفِي النَّارِ، لَا يَنْظُرُ اللَّهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِلَى مَنْ جَرَّ إِزَارَهُ بَطَرًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après al-ʿAlāʾ ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après son père, qui a dit : J'interrogeai Abū Saʿīd al-Khudrī au sujet de l'izār. Il dit : Je vais t'en informer en connaissance de cause. J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « L'izār du musulman se porte jusqu'à mi-jambe. Il n'y a pas de faute pour lui dans ce qui est entre cela et les chevilles. Ce qui est plus bas que cela est dans le Feu, ce qui est plus bas que cela est dans le Feu. Allah ne regardera pas, le Jour de la Résurrection, celui qui a traîné son izār par arrogance. »

  85. Ce qui est rapporté sur le fait, pour la femme, de laisser traîner son vêtementبَابُ مَا جَاءَ فِي إِسْبَالِ الْمَرْأَةِ ثَوْبَهَا
  86. 1799

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ نَافِعٍ، عَنْ أَبِيهِ نَافِعٍ مَوْلَى ابْنِ عُمَرَ، عَنْ صَفِيَّةَ بِنْتِ أَبِي عُبَيْدٍ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ حِينَ ذُكِرَ الْإِزَارُ، فَالْمَرْأَةُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قَالَ: «تُرْخِيهِ شِبْرًا»، قَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ: إِذًا يَنْكَشِفُ عَنْهَا، قَالَ: «فَذِرَاعًا لَا تَزِيدُ عَلَيْهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Bakr ibn Nāfiʿ, d'après son père Nāfiʿ, mawlā d'Ibn ʿUmar, d'après Ṣafiyya bint Abī ʿUbayd, qui l'a informé, d'après Umm Salama, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle dit, lorsque l'izār fut évoqué : « Et la femme, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Elle le laisse descendre d'un empan. » Umm Salama dit : « Alors elle se découvrira. » Il dit : « D'une coudée donc, sans qu'elle y ajoute. »

  87. Ce qui est rapporté sur le port des sandalesبَابُ مَا جَاءَ فِي الِانْتِعَالِ
  88. 1800

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَمْشِيَنَّ أَحَدُكُمْ فِي نَعْلٍ وَاحِدَةٍ لِيُنْعِلْهُمَا جَمِيعًا أَوْ لِيُحْفِهِمَا جَمِيعًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Que nul d'entre vous ne marche avec une seule sandale : qu'il chausse les deux pieds ensemble, ou qu'il les déchausse tous les deux. »

  89. 1801

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا انْتَعَلَ أَحَدُكُمْ فَلْيَبْدَأْ بِالْيَمِينِ، وَإِذَا نَزَعَ فَلْيَبْدَأْ بِالشِّمَالِ، وَلْتَكُنِ الْيُمْنَى أَوَّلَهُمَا تُنْعَلُ، وَآخِرَهُمَا تُنْزَعُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous se chausse, qu'il commence par le pied droit, et lorsqu'il se déchausse, qu'il commence par le gauche. Que le droit soit le premier des deux à être chaussé et le dernier à être déchaussé. »

  90. 1802

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ كَعْبِ الْأَحْبَارِ، أَنَّ رَجُلًا نَزَعَ نَعْلَيْهِ، فَقَالَ: " لِمَ خَلَعْتَ نَعْلَيْكَ؟ لَعَلَّكَ تَأَوَّلْتَ هَذِهِ الْآيَةَ: {فَاخْلَعْ نَعْلَيْكَ إِنَّكَ بِالْوَادِ الْمُقَدَّسِ طُوًى} "، ثُمَّ قَالَ كَعْبٌ: «أَتَدْرِي مَا كَانَتَا نَعْلَا مُوسَى؟» - قَالَ مَالِكٌ: لَا أَدْرِي مَا أَجَابَهُ الرَّجُلُ - قَالَ كَعْبٌ: «كَانَتَا مِنْ جِلْدِ حِمَارٍ مَيِّتٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, d'après son père, d'après Kaʿb al-Aḥbār, qu'un homme ôta ses sandales et qu'il [Kaʿb] lui dit : « Pourquoi as-tu retiré tes sandales ? Peut-être as-tu ainsi compris ce verset : “Retire tes sandales, car tu es dans la vallée sanctifiée de Ṭuwā” [20 : 12]. » Puis Kaʿb dit : « Sais-tu ce qu'étaient les sandales de Mūsā ? » Mālik a dit : Je ne sais pas ce que l'homme lui répondit. Kaʿb dit : « Elles étaient faites de la peau d'un âne mort. »

  91. Ce qui est rapporté sur le port des vêtementsبَابُ مَا جَاءَ فِي لُبْسِ الثِّيَابِ
  92. 1803

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ قَالَ: «نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ لِبْسَتَيْنِ، وَعَنْ بَيْعَتَيْنِ، عَنِ الْمُلَامَسَةِ، وَعَنِ الْمُنَابَذَةِ، وَعَنْ أَنْ يَحْتَبِيَ الرَّجُلُ فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ، لَيْسَ عَلَى فَرْجِهِ مِنْهُ شَيْءٌ، وَعَنْ أَنْ يَشْتَمِلَ الرَّجُلُ بِالثَّوْبِ الْوَاحِدِ عَلَى أَحَدِ شِقَّيْهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit deux manières de se vêtir et deux ventes : la mulāmasa [vente au toucher] et la munābadha [vente au jet] ; et que l'homme s'assoie, genoux relevés, enveloppé dans un seul vêtement, sans que rien de ce vêtement ne couvre son sexe ; et que l'homme s'enveloppe d'un seul vêtement jeté sur l'un de ses deux côtés.

  93. 1804

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ رَأَى حُلَّةً سِيَرَاءَ تُبَاعُ عِنْدَ بَابِ الْمَسْجِدِ، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَوِ اشْتَرَيْتَ هَذِهِ الْحُلَّةَ فَلَبِسْتَهَا يَوْمَ الْجُمُعَةِ، وَلِلْوَفْدِ إِذَا قَدِمُوا عَلَيْكَ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذِهِ مَنْ لَا خَلَاقَ لَهُ فِي الْآخِرَةِ»، ثُمَّ جَاءَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْهَا حُلَلٌ، فَأَعْطَى عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ مِنْهَا حُلَّةً، فَقَالَ عُمَرُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَكَسَوْتَنِيهَا وَقَدْ قُلْتَ فِي حُلَّةِ عُطَارِدٍ مَا قُلْتَ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَمْ أَكْسُكَهَا لِتَلْبَسَهَا»، فَكَسَاهَا عُمَرُ أَخًا لَهُ مُشْرِكًا بِمَكَّةَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb vit une parure de soie [ḥulla siyarāʾ] que l'on vendait à la porte de la mosquée. Il dit : « Ô Messager d'Allah, si tu achetais cette parure pour la revêtir le vendredi et pour les délégations lorsqu'elles viennent à toi ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Ne porte cela que celui qui n'a aucune part dans l'au-delà. » Puis il parvint au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, des parures de cette sorte, et il en donna une à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. ʿUmar dit : « Ô Messager d'Allah, m'en revêts-tu, alors que tu as dit ce que tu as dit de la parure de ʿUṭārid ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Je ne te l'ai pas donnée pour que tu la portes. » ʿUmar en revêtit alors un frère à lui, polythéiste, à La Mecque.

    Mālik explique siyarāʾ par la soie ; pour al-Aṣmaʿī, ce sont des étoffes à bandes de soie (az-Zurqānī).

  94. 1805

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ قَالَ: قَالَ أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ: «رَأَيْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَهُوَ يَوْمَئِذٍ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ، وَقَدْ رَقَعَ بَيْنَ كَتِفَيْهِ بِرِقَاعٍ ثَلَاثٍ لَبَّدَ بَعْضَهَا فَوْقَ بَعْضٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, qui a dit : Anas ibn Mālik a dit : « J'ai vu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, alors qu'il était émir des croyants, portant entre les épaules trois pièces rapiécées, cousues les unes par-dessus les autres. »

    Une autre édition du texte porte « émir de Médine » au lieu de « émir des croyants » ; az-Zurqānī commente « émir des croyants », al-Bājī « émir de Médine ».

  95. La description du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur luiبَابُ صِفَةِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
  96. 1806

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ: «كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَيْسَ بِالطَّوِيلِ الْبَائِنِ، وَلَا بِالْقَصِيرِ، وَلَيْسَ بِالْأَبْيَضِ الْأَمْهَقِ، وَلَا بِالْآدَمِ، وَلَا بِالْجَعْدِ الْقَطَطِ، وَلَا بِالسَّبِطِ، بَعَثَهُ اللَّهُ عَلَى رَأْسِ أَرْبَعِينَ سَنَةً، فَأَقَامَ بِمَكَّةَ عَشْرَ سِنِينَ، وَبِالْمَدِينَةِ عَشْرَ سِنِينَ، وَتَوَفَّاهُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ عَلَى رَأْسِ سِتِّينَ سَنَةً، وَلَيْسَ فِي رَأْسِهِ وَلِحْيَتِهِ عِشْرُونَ شَعْرَةً بَيْضَاءَ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Anas ibn Mālik, qu'il l'a entendu dire : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'était ni d'une taille démesurée ni petit ; il n'était ni d'un blanc blafard ni brun foncé ; [ses cheveux n'étaient] ni très crépus ni raides. Allah l'envoya au terme de ses quarante ans ; il demeura dix ans à La Mecque et dix ans à Médine, et Allah, Puissant et Majestueux, le rappela à Lui au terme de ses soixante ans, alors qu'il n'y avait pas vingt poils blancs sur sa tête et dans sa barbe, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. »

  97. La description de ʿĪsā, fils de Maryam, et du Dajjālبَابُ صِفَةِ عِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ وَالدَّجَّالِ
  98. 1807

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " أَرَانِي اللَّيْلَةَ عِنْدَ الْكَعْبَةِ، فَرَأَيْتُ رَجُلًا آدَمَ كَأَحْسَنِ مَا أَنْتَ رَاءٍ مِنْ أُدْمِ الرِّجَالِ، لَهُ لِمَّةٌ كَأَحْسَنِ مَا أَنْتَ رَاءٍ مِنَ اللِّمَمِ قَدْ رَجَّلَهَا، فَهِيَ تَقْطُرُ مَاءً مُتَّكِئًا عَلَى رَجُلَيْنِ أَوْ عَوَاتِقِ رَجُلَيْنِ، يَطُوفُ بِالْكَعْبَةِ، فَسَأَلْتُ مَنْ هَذَا؟ فَقِيلَ: هَذَا الْمَسِيحُ ابْنُ مَرْيَمَ، ثُمَّ إِذَا أَنَا بِرَجُلٍ جَعْدٍ قَطَطٍ أَعْوَرِ الْعَيْنِ الْيُمْنَى، كَأَنَّهَا عِنَبَةٌ طَافِيَةٌ، فَسَأَلْتُ: مَنْ هَذَا؟ فَقِيلَ هَذَا الْمَسِيحُ الدَّجَّالُ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Je me suis vu cette nuit [en songe] près de la Kaʿba. J'ai vu un homme brun, du plus beau brun que tu puisses voir chez les hommes ; il avait une chevelure tombant vers les épaules [limma], la plus belle que tu puisses voir, qu'il avait peignée et qui dégouttait d'eau. Appuyé sur deux hommes, ou sur les épaules de deux hommes, il tournait autour de la Kaʿba. J'ai demandé : “Qui est-ce ?” On répondit : “C'est le Messie, fils de Maryam.” Puis voici que je me trouvai devant un homme aux cheveux très crépus, borgne de l'œil droit, lequel ressemblait à un grain de raisin saillant. J'ai demandé : “Qui est-ce ?” On me répondit : “C'est le Faux Messie [al-Masīḥ ad-Dajjāl].” »

  99. Ce qui est rapporté sur la sunna relative à la fiṭraبَابُ مَا جَاءَ فِي السُّنَّةِ فِي الْفِطْرَةِ
  100. 1808

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ: " خَمْسٌ مِنَ الْفِطْرَةِ: تَقْلِيمُ الْأَظْفَارِ، وَقَصُّ الشَّارِبِ، وَنَتْفُ الْإِبْطِ، وَحَلْقُ الْعَانَةِ، وَالْاخْتِتَانُ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, d'après son père, d'après Abū Hurayra, qui a dit : « Cinq choses relèvent de la fiṭra [la disposition naturelle première] : tailler les ongles, raccourcir la moustache, épiler les aisselles, raser le pubis et la circoncision. »

  101. 1809

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ قَالَ: " كَانَ إِبْرَاهِيمُ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَوَّلَ النَّاسِ ضَيَّفَ الضَّيْفَ، وَأَوَّلَ النَّاسِ اخْتَتَنَ، وَأَوَّلَ النَّاسِ قَصَّ شَارِبَهُ، وَأَوَّلَ النَّاسِ رَأَى الشَّيْبَ، فَقَالَ: يَا رَبِّ مَا هَذَا؟ فَقَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: وَقَارٌ يَا إِبْرَاهِيمُ، فَقَالَ: رَبِّ زِدْنِي وَقَارًا " قَالَ يَحْيَى: وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «يُؤْخَذُ مِنَ الشَّارِبِ حَتَّى يَبْدُوَ طَرَفُ الشَّفَةِ، وَهُوَ الْإِطَارُ، وَلَا يَجُزُّهُ فَيُمَثِّلُ بِنَفْسِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il a dit : « Ibrāhīm, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut le premier des hommes à offrir l'hospitalité à l'hôte, le premier des hommes à se circoncire, le premier des hommes à raccourcir sa moustache et le premier des hommes à voir les cheveux blancs. Il dit : “Seigneur, qu'est-ce que cela ?” Allah, Béni et Exalté, dit : “Une marque de dignité, ô Ibrāhīm.” Il dit : “Seigneur, accrois-moi en dignité.” » Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire : « On prend de la moustache jusqu'à ce qu'apparaisse le bord de la lèvre, c'est-à-dire son pourtour [al-iṭār] ; on ne la rase pas entièrement, car ce serait se défigurer soi-même. »

  102. L'interdiction de manger de la main gaucheبَابُ النَّهْيِ عَنِ الْأَكْلِ بِالشِّمَالِ
  103. 1810

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ السَّلَمِيِّ، «أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَهَى عَنْ أَنْ يَأْكُلَ الرَّجُلُ بِشِمَالِهِ، أَوْ يَمْشِيَ فِي نَعْلٍ وَاحِدَةٍ، وَأَنْ يَشْتَمِلَ الصَّمَّاءَ، وَأَنْ يَحْتَبِيَ فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ كَاشِفًا عَنْ فَرْجِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū z-Zubayr, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh as-Salamī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit que l'homme mange de la main gauche, ou marche avec une seule sandale, qu'il s'enveloppe à la manière dite aṣ-ṣammāʾ [dans un seul vêtement qui enserre le corps sans laisser d'issue aux mains], et qu'il s'assoie les genoux relevés et enserrés [iḥtibāʾ] dans un seul vêtement en découvrant ses parties intimes.

  104. 1811

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا أَكَلَ أَحَدُكُمْ فَلْيَأْكُلْ بِيَمِينِهِ، وَلْيَشْرَبْ بِيَمِينِهِ، فَإِنَّ الشَّيْطَانَ يَأْكُلُ بِشِمَالِهِ، وَيَشْرَبُ بِشِمَالِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Bakr ibn ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, d'après Ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous mange, qu'il mange de la main droite, et qu'il boive de la main droite, car le diable mange de la main gauche et boit de la main gauche. »

  105. Ce qui est rapporté sur les pauvresبَابُ مَا جَاءَ فِي الْمَسَاكِينِ
  106. 1812

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَيْسَ الْمِسْكِينُ بِهَذَا الطَّوَّافِ الَّذِي يَطُوفُ عَلَى النَّاسِ، فَتَرُدُّهُ اللُّقْمَةُ وَاللُّقْمَتَانِ، وَالتَّمْرَةُ وَالتَّمْرَتَانِ»، قَالُوا: فَمَا الْمِسْكِينُ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ قَالَ: «الَّذِي لَا يَجِدُ غِنًى يُغْنِيهِ، وَلَا يَفْطُنُ النَّاسُ لَهُ فَيُتَصَدَّقَ عَلَيْهِ، وَلَا يَقُومُ فَيَسْأَلَ النَّاسَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū z-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le pauvre [miskīn] n'est pas ce quémandeur qui fait le tour des gens et que renvoient une bouchée ou deux, une datte ou deux. » Ils dirent : Qui est donc le pauvre, ô Messager d'Allah ? Il dit : « Celui qui ne trouve pas de quoi se suffire, dont les gens ne s'aperçoivent pas pour lui faire l'aumône, et qui ne se lève pas pour demander aux gens. »

  107. 1813

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنِ ابْنِ بُجَيْدٍ الْأَنْصَارِيِّ ثُمَّ الْحَارِثِيِّ، عَنْ جَدَّتِهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «رُدُّوا الْمِسْكِينَ وَلَوْ بِظِلْفٍ مُحْرَقٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après Ibn Bujayd al-Anṣārī, des Banū Ḥāritha, d'après sa grand-mère, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ne laissez repartir le pauvre qu'avec quelque chose, fût-ce un sabot [de bête] brûlé. »

  108. Ce qui est rapporté sur l'intestin du mécréantبَابُ مَا جَاءَ فِي مِعَى الْكَافِرِ
  109. 1814

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «يَأْكُلُ الْمُسْلِمُ فِي مِعًى وَاحِدٍ، وَالْكَافِرُ يَأْكُلُ فِي سَبْعَةِ أَمْعَاءٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū z-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le musulman mange dans un seul intestin, et le mécréant mange dans sept intestins. »

  110. 1815

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ضَافَهُ ضَيْفٌ كَافِرٌ، فَأَمَرَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِشَاةٍ فَحُلِبَتْ، فَشَرِبَ حِلَابَهَا، ثُمَّ أُخْرَى فَشَرِبَهُ، ثُمَّ أُخْرَى فَشَرِبَهُ، حَتَّى شَرِبَ حِلَابَ سَبْعِ شِيَاهٍ، ثُمَّ إِنَّهُ أَصْبَحَ فَأَسْلَمَ، فَأَمَرَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِشَاةٍ فَحُلِبَتْ، فَشَرِبَ حِلَابَهَا، ثُمَّ أَمَرَ لَهُ بِأُخْرَى فَلَمْ يَسْتَتِمَّهَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «الْمُؤْمِنُ يَشْرَبُ فِي مِعًى وَاحِدٍ، وَالْكَافِرُ يَشْرَبُ فِي سَبْعَةِ أَمْعَاءٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d'après son père, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, reçut pour hôte un mécréant. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna que l'on traie pour lui une brebis ; elle fut traite et il en but le lait ; puis une autre, et il le but ; puis une autre, et il le but, jusqu'à boire le lait de sept brebis. Au matin, il embrassa l'islam. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna que l'on traie pour lui une brebis ; elle fut traite et il en but le lait ; puis il en ordonna une autre pour lui, et il ne put la finir. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « Le croyant boit dans un seul intestin, et le mécréant boit dans sept intestins. »

  111. L'interdiction de boire dans des récipients d'argent et de souffler dans la boissonبَابُ النَّهْيِ عَنِ الشُّرْبِ فِي آنِيَةِ الْفِضَّةِ وَالنَّفْخِ فِي الشَّرَابِ
  112. 1816

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «الَّذِي يَشْرَبُ فِي آنِيَةِ الْفِضَّةِ، إِنَّمَا يُجَرْجِرُ فِي بَطْنِهِ نَارَ جَهَنَّمَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Zayd ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Bakr aṣ-Ṣiddīq, d'après Umm Salama, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Celui qui boit dans un récipient d'argent ne fait que faire gronder dans son ventre le feu de la Géhenne. »

  113. 1817

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ حَبِيبٍ، مَوْلَى سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِي الْمُثَنَّى الْجُهَنِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ عِنْدَ مَرْوَانَ بْنِ الْحَكَمِ، فَدَخَلَ عَلَيْهِ أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ، فَقَالَ لَهُ مَرْوَانُ بْنُ الْحَكَمِ: أَسَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ نَهَى عَنِ النَّفْخِ فِي الشَّرَابِ؟ فَقَالَ لَهُ أَبُو سَعِيدٍ: نَعَمْ، فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي لَا أَرْوَى مِنْ نَفَسٍ وَاحِدٍ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «فَأَبِنِ الْقَدَحَ عَنْ فِيكَ، ثُمَّ تَنَفَّسْ»، قَالَ: فَإِنِّي أَرَى الْقَذَاةَ فِيهِ، قَالَ: «فَأَهْرِقْهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ayyūb ibn Ḥabīb, mawlā [affranchi] de Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, d'après Abū l-Muthannā al-Juhanī, qu'il a dit : J'étais chez Marwān ibn al-Ḥakam lorsque Abū Saʿīd al-Khudrī entra auprès de lui. Marwān ibn al-Ḥakam lui dit : As-tu entendu du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'il a interdit de souffler dans la boisson ? Abū Saʿīd lui répondit : Oui ; un homme lui dit alors : Ô Messager d'Allah, je ne me désaltère pas d'une seule haleine. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Écarte alors la coupe de ta bouche, puis respire. » Il dit : Mais j'y vois un brin [tombé dedans]. Il dit : « Alors verse-la. »

  114. Ce qui est rapporté sur l'homme qui boit deboutبَابُ مَا جَاءَ فِي شُرْبِ الرَّجُلِ وَهُوَ قَائِمٌ
  115. 1818

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، وَعَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ، وَعُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ كَانُوا «يَشْرَبُونَ قِيَامًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, ʿAlī ibn Abī Ṭālib et ʿUthmān ibn ʿAffān buvaient debout.

  116. 1819

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ، وَسَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ «كَانَا لَا يَرَيَانِ بِشُرْبِ الْإِنْسَانِ وَهُوَ قَائِمٌ بَأْسًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que ʿĀʾisha, mère des croyants, et Saʿd ibn Abī Waqqāṣ ne voyaient aucun mal à ce que l'on boive debout.

  117. 1820

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ 6، عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ الْقَارِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «يَشْرَبُ قَائِمًا»

    Mālik m'a rapporté, d'après Abū Jaʿfar al-Qāriʾ, qu'il a dit : J'ai vu ʿAbd Allāh ibn ʿUmar boire debout.

  118. 1821

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ كَانَ «يَشْرَبُ قَائِمًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿĀmir ibn ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr, d'après son père, qu'il buvait debout.

  119. La sunna dans la boisson et le fait de la tendre par la droiteبَابُ السُّنَّةِ فِي الشُّرْبِ وَمُنَاوَلَتِهِ عَنِ الْيَمِينِ
  120. 1822

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أُتِيَ بِلَبَنٍ قَدْ شِيبَ بِمَاءٍ، وَعَنْ يَمِينِهِ أَعْرَابِيٌّ، وَعَنْ يَسَارِهِ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ، فَشَرِبَ ثُمَّ أَعْطَى الْأَعْرَابِيَّ، وَقَالَ: «الْأَيْمَنَ فَالْأَيْمَنَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Anas ibn Mālik, que l'on apporta au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, du lait coupé d'eau. Il avait à sa droite un bédouin et à sa gauche Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq. Il but, puis donna au bédouin et dit : « À celui de droite, puis à celui de droite. »

  121. 1823

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي حَازِمِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ الْأَنْصَارِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أُتِيَ بِشَرَابٍ فَشَرِبَ مِنْهُ، وَعَنْ يَمِينِهِ غُلَامٌ، وَعَنْ يَسَارِهِ الْأَشْيَاخُ، فَقَالَ لِلْغُلَامِ: «أَتَأْذَنُ لِي أَنْ أُعْطِيَ هَؤُلَاءِ»؟ فَقَالَ: لَا وَاللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَا أُوثِرُ بِنَصِيبِي مِنْكَ أَحَدًا، قَالَ: فَتَلَّهَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي يَدِهِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Ḥāzim ibn Dīnār, d'après Sahl ibn Saʿd al-Anṣārī, que l'on apporta au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, une boisson dont il but. Il avait à sa droite un jeune garçon et à sa gauche les hommes âgés. Il dit au jeune garçon : « Me permets-tu de donner à ceux-ci ? » Il dit : Non, par Allah, ô Messager d'Allah, je ne céderai à personne la part qui me revient de toi. Il dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, la lui mit alors dans la main.

  122. Dispositions diverses sur la nourriture et la boissonبَابُ جَامِعِ مَا جَاءَ فِي الطَّعَامِ وَالشَّرَابِ
  123. 1824

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ يَقُولُ: قَالَ أَبُو طَلْحَةَ لِأُمِّ سُلَيْمٍ: لَقَدْ سَمِعْتُ صَوْتَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ضَعِيفًا، أَعْرِفُ فِيهِ الْجُوعَ، فَهَلْ عِنْدَكِ مِنْ شَيْءٍ؟ فَقَالَتْ: نَعَمْ، فَأَخْرَجَتْ أَقْرَاصًا مِنْ شَعِيرٍ، ثُمَّ أَخَذَتْ خِمَارًا لَهَا، ثُمَّ لَفَّتِ الْخُبْزَ بِبَعْضِهِ، ثُمَّ دَسَّتْهُ تَحْتَ يَدِي، وَرَدَّتْنِي بِبَعْضِهِ، ثُمَّ أَرْسَلَتْنِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: فَذَهَبْتُ بِهِ، فَوَجَدْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ جَالِسًا فِي الْمَسْجِدِ، وَمَعَهُ النَّاسُ، فَقُمْتُ عَلَيْهِمْ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «آرْسَلَكَ أَبُو طَلْحَةَ؟» قَالَ فَقُلْتُ: نَعَمْ، قَالَ: «لِطَعَامٍ؟» قَالَ: قُلْتُ: نَعَمْ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِمَنْ مَعَهُ، قُومُوا، قَالَ: فَانْطَلَقَ وَانْطَلَقْتُ بَيْنَ أَيْدِيهِمْ حَتَّى جِئْتُ أَبَا طَلْحَةَ فَأَخْبَرْتُهُ، فَقَالَ أَبُو طَلْحَةَ: يَا أُمَّ سُلَيْمٍ، قَدْ جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالنَّاسِ، وَلَيْسَ عِنْدَنَا مِنَ الطَّعَامِ مَا نُطْعِمُهُمْ، فَقَالَتِ: اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ، قَالَ: فَانْطَلَقَ أَبُو طَلْحَةَ حَتَّى لَقِيَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَأَقْبَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَبُو طَلْحَةَ مَعَهُ، حَتَّى دَخَلَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «هَلُمِّي يَا أُمَّ سُلَيْمٍ مَا عِنْدَكِ؟» فَأَتَتْ بِذَلِكَ الْخُبْزِ، فَأَمَرَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَفُتَّ وَعَصَرَتْ عَلَيْهِ أُمُّ سُلَيْمٍ عُكَّةً لَهَا فَآدَمَتْهُ، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَقُولَ، ثُمَّ قَالَ: «ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ»، فَأَذِنَ لَهُمْ، فَأَكَلُوا حَتَّى شَبِعُوا، ثُمَّ خَرَجُوا، ثُمَّ قَالَ: «ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ»، فَأَذِنَ لَهُمْ، فَأَكَلُوا حَتَّى شَبِعُوا، ثُمَّ خَرَجُوا، ثُمَّ قَالَ: «ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ»، فَأَذِنَ لَهُمْ، فَأَكَلُوا حَتَّى شَبِعُوا ثُمَّ خَرَجُوا، ثُمَّ قَالَ: «ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ»، فَأَذِنَ لَهُمْ، فَأَكَلُوا حَتَّى شَبِعُوا، ثُمَّ خَرَجُوا، ثُمَّ قَالَ: «ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ» حَتَّى أَكَلَ الْقَوْمُ كُلُّهُمْ وَشَبِعُوا، وَالْقَوْمُ سَبْعُونَ رَجُلًا أَوْ ثَمَانُونَ رَجُلًا

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, qu'il a entendu Anas ibn Mālik dire : Abū Ṭalḥa dit à Umm Sulaym : J'ai entendu la voix du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, affaiblie ; j'y reconnais la faim. As-tu quelque chose ? Elle dit : Oui. Elle sortit des galettes d'orge, puis prit un voile [khimār] qui lui appartenait, enveloppa le pain dans une partie de celui-ci, le glissa sous mon bras et me couvrit de l'autre partie, puis elle m'envoya au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Il dit : Je l'emportai et trouvai le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, assis dans la mosquée, les gens avec lui. Je me tins debout devant eux. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Est-ce Abū Ṭalḥa qui t'envoie ? » Je dis : Oui. Il dit : « Pour un repas ? » Je dis : Oui. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit à ceux qui étaient avec lui : « Levez-vous. » Il dit : Il se mit en route, et je partis devant eux jusqu'à rejoindre Abū Ṭalḥa, que j'informai. Abū Ṭalḥa dit : Ô Umm Sulaym, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, arrive avec les gens, et nous n'avons pas de quoi les nourrir. Elle dit : Allah et Son Messager savent mieux. Il dit : Abū Ṭalḥa partit à la rencontre du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'avança, Abū Ṭalḥa avec lui, jusqu'à ce qu'ils entrent tous deux. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Apporte, ô Umm Sulaym, ce que tu as. » Elle apporta ce pain. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna qu'il soit émietté, et Umm Sulaym pressa dessus une outre à beurre [ʿukka] qu'elle avait, dont elle l'assaisonna. Puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prononça ce qu'Allah voulut qu'il prononce, puis dit : « Fais entrer dix personnes. » Il les fit entrer ; ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, puis sortirent. Puis il dit : « Fais entrer dix personnes. » Il les fit entrer ; ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, puis sortirent. Puis il dit : « Fais entrer dix personnes. » Il les fit entrer ; ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, puis sortirent. Puis il dit : « Fais entrer dix personnes. » Il les fit entrer ; ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, puis sortirent. Puis il dit : « Fais entrer dix personnes », jusqu'à ce que tous les gens aient mangé et soient rassasiés ; et ils étaient soixante-dix ou quatre-vingts hommes.

  124. 1825

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «طَعَامُ الِاثْنَيْنِ كَافِي الثَّلَاثَةِ وَطَعَامُ الثَّلَاثَةِ كَافِي الْأَرْبَعَةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū z-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La nourriture de deux suffit à trois, et la nourriture de trois suffit à quatre. »

  125. 1826

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «أَغْلِقُوا الْبَابَ، وَأَوْكُوا السِّقَاءَ، وَأَكْفِئُوا الْإِنَاءَ، أَوْ خَمِّرُوا الْإِنَاءَ، وَأَطْفِئُوا الْمِصْبَاحَ، فَإِنَّ الشَّيْطَانَ لَا يَفْتَحُ غَلَقًا، وَلَا يَحُلُّ وِكَاءً، وَلَا يَكْشِفُ إِنَاءً، وَإِنَّ الْفُوَيْسِقَةَ تُضْرِمُ عَلَى النَّاسِ بَيْتَهُمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū z-Zubayr al-Makkī, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Fermez la porte, nouez l'outre, renversez le récipient, ou couvrez le récipient, et éteignez la lampe, car le diable n'ouvre pas une porte close, ne dénoue pas un lien et ne découvre pas un récipient. Et la petite malfaisante [la souris] met le feu à la maison des gens. »

  126. 1827

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْكَعْبِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ، وَالْيَوْمِ الْآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَصْمُتْ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ فَلْيُكْرِمْ جَارَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ، جَائِزَتُهُ يَوْمٌ وَلَيْلَةٌ، وَضِيَافَتُهُ ثَلَاثَةُ أَيَّامٍ، فَمَا كَانَ بَعْدَ ذَلِكَ فَهُوَ صَدَقَةٌ، وَلَا يَحِلُّ لَهُ أَنْ يَثْوِيَ عِنْدَهُ حَتَّى يُحْرِجَهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, d'après Abū Shurayḥ al-Kaʿbī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise. Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier honore son voisin. Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier honore son invité : la faveur qui lui est due est d'un jour et d'une nuit, et l'hospitalité est de trois jours ; ce qui vient après cela est une aumône. Et il n'est pas permis à l'invité de demeurer chez lui au point de le mettre dans la gêne. »

  127. 1828

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ، مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " بَيْنَمَا رَجُلٌ يَمْشِي بِطَرِيقٍ، إِذِ اشْتَدَّ عَلَيْهِ الْعَطَشُ، فَوَجَدَ بِئْرًا فَنَزَلَ فِيهَا فَشَرِبَ، وَخَرَجَ، فَإِذَا كَلْبٌ يَلْهَثُ، يَأْكُلُ الثَّرَى مِنَ الْعَطَشِ، فَقَالَ الرَّجُلُ: لَقَدْ بَلَغَ هَذَا الْكَلْبَ مِنَ الْعَطَشِ مِثْلُ الَّذِي بَلَغَ مِنِّي، فَنَزَلَ الْبِئْرَ، فَمَلَأَ خُفَّهُ، ثُمَّ أَمْسَكَهُ بِفِيهِ، حَتَّى رَقِيَ، فَسَقَى الْكَلْبَ، فَشَكَرَ اللَّهُ لَهُ، فَغَفَرَ لَهُ " فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَإِنَّ لَنَا فِي الْبَهَائِمِ لَأَجْرًا؟ فَقَالَ: «فِي كُلِّ ذِي كَبِدٍ رَطْبَةٍ أَجْرٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Tandis qu'un homme marchait sur un chemin, la soif le pressa durement. Il trouva un puits, y descendit, but et ressortit. Voici qu'un chien haletait et mangeait la terre humide tant il avait soif. L'homme dit : “Ce chien souffre de la soif autant que j'en ai souffert.” Il descendit dans le puits, remplit sa bottine, puis la tint dans sa bouche jusqu'à remonter, et il abreuva le chien. Allah lui en sut gré et lui pardonna. » Ils dirent : Ô Messager d'Allah, avons-nous donc une récompense pour les bêtes ? Il dit : « Pour tout être au foie humide [tout être vivant], il y a une récompense. »

  128. 1829

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ قَالَ: " بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعْثًا قِبَلَ السَّاحِلِ، فَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ وَهُمْ ثَلَاثُمِائَةٍ، قَالَ: وَأَنَا فِيهِمْ، قَالَ: فَخَرَجْنَا حَتَّى إِذَا كُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ فَنِيَ الزَّادُ، فَأَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِأَزْوَادِ تِلْكَ الْجَيْشِ، فَجُمِعَ ذَلِكَ كُلُّهُ، فَكَانَ مِزْوَدَيْ تَمْرٍ، قَالَ: فَكَانَ يُقَوِّتُنَاهُ كُلَّ يَوْمٍ قَلِيلًا قَلِيلًا، حَتَّى فَنِيَ، وَلَمْ تُصِبْنَا إِلَّا تَمْرَةٌ تَمْرَةٌ، فَقُلْتُ: وَمَا تُغْنِي تَمْرَةٌ، فَقَالَ: لَقَدْ وَجَدْنَا فَقْدَهَا حَيْثُ فَنِيَتْ، قَالَ: ثُمَّ انْتَهَيْنَا إِلَى الْبَحْرِ، فَإِذَا حُوتٌ مِثْلُ الظَّرِبِ، فَأَكَلَ مِنْهُ ذَلِكَ الْجَيْشُ ثَمَانَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، ثُمَّ أَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِضِلْعَيْنِ مِنْ أَضْلَاعِهِ، فَنُصِبَا ثُمَّ أَمَرَ بِرَاحِلَةٍ فَرُحِلَتْ، ثُمَّ مَرَّتْ تَحْتَهُمَا وَلَمْ تُصِبْهُمَا " قَالَ مَالِكٌ: «الظَّرِبُ الْجُبَيْلُ الصَّغِيرُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Wahb ibn Kaysān, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, envoya un détachement vers le littoral et plaça à sa tête Abū ʿUbayda ibn al-Jarrāḥ ; ils étaient trois cents. Il dit : J'étais parmi eux. Il dit : Nous partîmes, et alors que nous étions en chemin, les vivres s'épuisèrent. Abū ʿUbayda ordonna de réunir les provisions de cette armée ; tout fut rassemblé, et cela faisait deux sacs de dattes. Il dit : Il nous en donnait chaque jour un peu pour subsister, jusqu'à ce qu'elles s'épuisent, et il ne nous revenait plus qu'une datte chacun. Je dis [à Jābir] : Et à quoi peut servir une datte ? Il dit : Nous avons bien ressenti son manque lorsqu'elles furent épuisées. Il dit : Puis nous parvînmes à la mer, et voici un poisson pareil au ẓarib. Cette armée en mangea dix-huit nuits. Puis Abū ʿUbayda ordonna de prendre deux de ses côtes, qui furent dressées ; puis il ordonna de seller une chamelle, qui fut sellée et passa sous elles sans les toucher. Mālik a dit : « Le ẓarib, c'est le petit monticule. »

    Selon az-Zurqānī, celui qui pose la question est Wahb ibn Kaysān, et il s'adresse à Jābir.

  129. 1830

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ، عَنْ جَدَّتِهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «يَا نِسَاءَ الْمُؤْمِنَاتِ، لَا تَحْقِرَنَّ إِحْدَاكُنَّ لِجَارَتِهَا، وَلَوْ كُرَاعَ شَاةٍ مُحْرَقًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAmr ibn Saʿd ibn Muʿādh, d'après sa grand-mère, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ô femmes croyantes, qu'aucune de vous ne dédaigne [d'offrir quoi que ce soit] à sa voisine, fût-ce un pied de mouton brûlé. »

  130. 1831

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «قَاتَلَ اللَّهُ الْيَهُودَ نُهُوا عَنْ أَكْلِ الشَّحْمِ، فَبَاعُوهُ فَأَكَلُوا ثَمَنَهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Qu'Allah combatte les juifs ! Il leur fut interdit de manger la graisse ; ils la vendirent alors et en mangèrent le prix. »

  131. 1832

    وحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ " أَنَّ عِيسَى ابْنَ مَرْيَمَ كَانَ يَقُولُ: يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ، عَلَيْكُمْ بِالْمَاءِ الْقَرَاحِ، وَالْبَقْلِ الْبَرِّيِّ، وَخُبْزِ الشَّعِيرِ، وَإِيَّاكُمْ وَخُبْزَ الْبُرِّ، فَإِنَّكُمْ لَنْ تَقُومُوا بِشُكْرِهِ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿĪsā, fils de Maryam, disait : « Ô enfants d'Israël, tenez-vous-en à l'eau pure, aux herbes sauvages et au pain d'orge, et gardez-vous du pain de froment, car vous ne sauriez en rendre grâce comme il se doit. »

  132. 1833

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَوَجَدَ فِيهِ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ وَعُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ فَسَأَلَهُمَا، فَقَالَا: أَخْرَجَنَا الْجُوعُ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَنَا أَخْرَجَنِي الْجُوعُ، فَذَهَبُوا إِلَى أَبِي الْهَيْثَمِ بْنِ التَّيِّهَانِ الْأَنْصَارِيِّ، فَأَمَرَ لَهُمْ بِشَعِيرٍ عِنْدَهُ يُعْمَلُ، وَقَامَ يَذْبَحُ لَهُمْ شَاةً، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «نَكِّبْ عَنْ ذَاتِ الدَّرِّ»، فَذَبَحَ لَهُمْ شَاةً، وَاسْتَعْذَبَ لَهُمْ مَاءً، فَعُلِّقَ فِي نَخْلَةٍ، ثُمَّ أُتُوا بِذَلِكَ الطَّعَامِ، فَأَكَلُوا مِنْهُ، وَشَرِبُوا مِنْ ذَلِكَ الْمَاءِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَتُسْئَلُنَّ عَنْ نَعِيمِ هَذَا الْيَوْمِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entra dans la mosquée et y trouva Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq et ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. Il les interrogea, et ils dirent : C'est la faim qui nous a fait sortir. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Et moi aussi, c'est la faim qui m'a fait sortir. » Ils se rendirent chez Abū l-Haytham ibn at-Tayyihān al-Anṣārī. Il ordonna de leur préparer de l'orge qu'il avait, et se leva pour leur égorger une brebis. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Écarte-toi de celle qui donne du lait. » Il leur égorgea une brebis et alla leur chercher de l'eau douce, qui fut suspendue à un palmier. Puis on leur apporta ce repas ; ils en mangèrent et burent de cette eau. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « Vous serez assurément interrogés sur le bienfait de ce jour. »

  133. 1834

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، كَانَ يَأْكُلُ خُبْزًا بِسَمْنٍ، فَدَعَا رَجُلًا مِنْ أَهْلِ الْبَادِيَةِ فَجَعَلَ يَأْكُلُ وَيَتَّبِعُ بِاللُّقْمَةِ وَضَرَ الصَّحْفَةِ، فَقَالَ لَهُ عُمَرُ: «كَأَنَّكَ مُقْفِرٌ»، فَقَالَ: وَاللَّهِ مَا أَكَلْتُ سَمْنًا، وَلَا رَأَيْتُ أكْلًا بِهِ مُنْذُ كَذَا وَكَذَا، فَقَالَ عُمَرُ: «لَا آكُلُ السَّمْنَ حَتَّى يَحْيَا النَّاسُ مِنْ أَوَّلِ مَا يَحْيَوْنَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb mangeait du pain avec du beurre clarifié. Il invita un homme du désert, qui se mit à manger en ramassant avec sa bouchée le gras resté au fond du plat. ʿUmar dit : « On dirait que tu n'as rien pour accompagner ton pain. » Il dit : Par Allah, je n'ai pas mangé de beurre clarifié, ni vu quelqu'un en manger, depuis tant et tant. ʿUmar dit : « Je ne mangerai plus de beurre clarifié jusqu'à ce que les gens revivent, dès qu'ils commenceront à revivre. »

    Selon al-Bājī et az-Zurqānī, « revivre » signifie ici recevoir la pluie et retrouver l'abondance : c'était l'année de la grande sécheresse, et ʿUmar ne voulait pas se distinguer des gens.

  134. 1835

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ قَالَ: «رَأَيْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَهُوَ يَوْمَئِذٍ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ يُطْرَحُ لَهُ صَاعٌ مِنْ تَمْرٍ، فَيَأْكُلُهُ حَتَّى يَأْكُلَ حَشَفَهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, d'après Anas ibn Mālik, qu'il a dit : « J'ai vu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, alors Commandeur des croyants : on déposait devant lui un ṣāʿ [mesure de capacité valant quatre mudd] de dattes, et il le mangeait, jusqu'à en manger les dattes sèches et de mauvaise qualité. »

  135. 1836

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: سُئِلَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ عَنِ الْجَرَادِ؟ فَقَالَ: «وَدِدْتُ أَنَّ عِنْدِي قَفْعَةً نَأْكُلُ مِنْهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb fut interrogé sur les sauterelles. Il dit : « J'aimerais en avoir un panier, dont nous mangerions. »

    Qafʿa : sorte de couffin en feuilles de palmier, sans anses, selon Ibn al-Athīr que cite az-Zurqānī.

  136. 1837

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَلْحَلَةَ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ مَالِكِ بْنِ خُثَمٍ، أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ جَالِسًا مَعَ أَبِي هُرَيْرَةَ بِأَرْضِهِ بِالْعَقِيقِ، فَأَتَاهُ قَوْمٌ مِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ عَلَى دَوَابٍّ فَنَزَلُوا عِنْدَهُ، قَالَ حُمَيْدٌ: فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ: " اذْهَبْ إِلَى أُمِّي، فَقُلْ: إِنَّ ابْنَكِ يُقْرِئُكِ السَّلَامَ، وَيَقُولُ أَطْعِمِينَا شَيْئًا "، قَالَ: فَوَضَعَتْ ثَلَاثَةَ أَقْرَاصٍ فِي صَحْفَةٍ، وَشَيْئًا مِنْ زَيْتٍ وَمِلْحٍ، ثُمَّ وَضَعَتْهَا عَلَى رَأْسِي، وَحَمَلْتُهَا إِلَيْهِمْ، فَلَمَّا وَضَعْتُهَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ، كَبَّرَ أَبُو هُرَيْرَةَ وَقَالَ: " الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي أَشْبَعَنَا مِنَ الْخُبْزِ بَعْدَ أَنْ لَمْ يَكُنْ طَعَامُنَا إِلَّا الْأَسْوَدَيْنِ: الْمَاءَ وَالتَّمْرَ "، فَلَمْ يُصِبِ الْقَوْمُ مِنَ الطَّعَامِ شَيْئًا، فَلَمَّا انْصَرَفُوا، قَالَ: «يَا ابْنَ أَخِي، أَحْسِنْ إِلَى غَنَمِكَ، وَامْسَحِ الرُّعَامَ عَنْهَا، وَأَطِبْ مُرَاحَهَا، وَصَلِّ فِي نَاحِيَتِهَا، فَإِنَّهَا مِنْ دَوَابِّ الْجَنَّةِ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَيُوشِكُ أَنْ يَأْتِيَ عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ تَكُونُ الثَّلَّةُ مِنَ الْغَنَمِ أَحَبَّ إِلَى صَاحِبِهَا مِنْ دَارِ مَرْوَانَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥalḥala, d'après Ḥumayd ibn Mālik ibn Khutham, qu'il a dit : J'étais assis avec Abū Hurayra sur sa terre, à al-ʿAqīq, lorsque des gens de Médine vinrent à lui sur des montures et descendirent chez lui. Ḥumayd a dit : Abū Hurayra dit : « Va trouver ma mère et dis-lui : ton fils te transmet le salut et te dit : donne-nous quelque chose à manger. » Il dit : Elle posa trois galettes dans un plat, avec un peu d'huile et de sel, puis le posa sur ma tête, et je le leur portai. Lorsque je le posai devant eux, Abū Hurayra proclama la grandeur d'Allah et dit : « Louange à Allah, qui nous a rassasiés de pain alors que nous n'avions pour nourriture que les deux noirs : l'eau et les dattes. » Les gens ne prirent rien de ce repas. Lorsqu'ils furent repartis, il dit : « Fils de mon frère [en islam], prends soin de tes moutons, essuie-leur la morve, assainis leur enclos et prie dans un coin de celui-ci, car ils sont au nombre des bêtes du Paradis. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, un temps est près de venir sur les gens où un petit troupeau de moutons sera plus cher à son propriétaire que la demeure de Marwān. »

    Al-ʿAqīq : lieu proche de Médine, selon az-Zurqānī.

  137. 1838

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي نُعَيْمٍ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، قَالَ: أُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِطَعَامٍ وَمَعَهُ رَبِيبُهُ عُمَرُ بْنُ أَبِي سَلَمَةَ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «سَمِّ اللَّهَ وَكُلْ مِمَّا يَلِيكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Nuʿaym Wahb ibn Kaysān, qui a dit : On apporta un repas au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors qu'il avait avec lui son beau-fils ʿUmar ibn Abī Salama. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Mentionne le nom d'Allah et mange de ce qui est devant toi. »

  138. 1839

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ يَقُولُ: جَاءَ رَجُلٌ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ فَقَالَ لَهُ: إِنَّ لِي يَتِيمًا، وَلَهُ إِبِلٌ أَفَأَشْرَبُ مِنْ لَبَنِ إِبِلِهِ؟ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: «إِنْ كُنْتَ تَبْغِي ضَالَّةَ إِبِلِهِ، وَتَهْنَأُ جَرْبَاهَا، وَتَلُطُّ حَوْضَهَا، وَتَسْقِيهَا يَوْمَ وِرْدِهَا، فَاشْرَبْ غَيْرَ مُضِرٍّ بِنَسْلٍ، وَلَا نَاهِكٍ فِي الْحَلْبِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : J'ai entendu al-Qāsim ibn Muḥammad dire : Un homme vint trouver ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās et lui dit : J'ai un orphelin [à ma charge] qui possède des chameaux ; puis-je boire du lait de ses chameaux ? Ibn ʿAbbās dit : « Si tu recherches celles de ses bêtes qui s'égarent, si tu enduis de goudron celles qui ont la gale, si tu enduis d'argile leur abreuvoir [pour l'entretenir] et si tu les abreuves le jour où elles vont à l'eau, alors bois, sans nuire à leurs petits ni tarir le lait par la traite. »

  139. 1840

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ كَانَ لَا يُؤْتَى أَبَدًا بِطَعَامٍ، أَوْ شَرَابٍ حَتَّى الدَّوَاءُ فَيَطْعَمَهُ أَوْ يَشْرَبَهُ، حَتَّى يَقُولَ: «الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي هَدَانَا، وَأَطْعَمَنَا وَسَقَانَا، وَنَعَّمَنَا، اللَّهُ أَكْبَرُ، اللَّهُمَّ أَلْفَتْنَا نِعْمَتُكَ بِكُلِّ شَرٍّ، فَأَصْبَحْنَا مِنْهَا وَأَمْسَيْنَا بِكُلِّ خَيْرٍ، نَسْأَلُكَ تَمَامَهَا، وَشُكْرَهَا لَا خَيْرَ إِلَّا خَيْرُكَ، وَلَا إِلَهَ غَيْرُكَ، إِلَهَ الصَّالِحِينَ، وَرَبَّ الْعَالَمِينَ، الْحَمْدُ لِلَّهِ وَلَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ، مَا شَاءَ اللَّهُ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ، اللَّهُمَّ بَارِكْ لَنَا فِيمَا رَزَقْتَنَا وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que jamais on ne lui apportait une nourriture ou une boisson, fût-ce un remède, qu'il allait manger ou boire, sans qu'il dise : « Louange à Allah, qui nous a guidés, nourris, abreuvés et comblés. Allah est le plus grand. Ô Allah, Ton bienfait nous a trouvés en tout mal, et par lui nous voici, au matin et au soir, en tout bien. Nous Te demandons de le parfaire et de nous en rendre reconnaissants. Il n'est de bien que Ton bien, et il n'est de divinité que Toi, Dieu des vertueux et Seigneur des mondes. Louange à Allah, et il n'est de divinité qu'Allah. Il advient ce qu'Allah veut, et il n'est de force que par Allah. Ô Allah, bénis pour nous ce que Tu nous as accordé et préserve-nous du châtiment du Feu. »

    Selon az-Zurqānī, « Ton bienfait nous a trouvés en tout mal » signifie : alors que nous manquions à T'adorer et à Te rendre grâce.

  140. 1841

    وَسُئِلَ مَالِكٌ: هَلْ تَأْكُلُ الْمَرْأَةُ مَعَ غَيْرِ ذِي مَحْرَمٍ مِنْهَا أَوْ مَعَ غُلَامِهَا؟ قَالَ: " لَيْسَ بِذَلِكَ بَأْسٌ، إِذَا كَانَ ذَلِكَ عَلَى وَجْهِ مَا يُعْرَفُ لِلْمَرْأَةِ أَنْ تَأْكُلَ مَعَهُ مِنَ الرِّجَالِ، وَقَدْ تَأْكُلُ الْمَرْأَةُ مَعَ زَوْجِهَا، وَمَعَ غَيْرِهِ مِمَّنْ يُؤَاكِلُهُ، أَوْ مَعَ أَخِيهَا عَلَى مِثْلِ ذَلِكَ، وَيُكْرَهُ لِلْمَرْأَةِ أَنْ تَخْلُوَ مَعَ الرَّجُلِ لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهَا حُرْمَةٌ "

    On demanda à Mālik : La femme peut-elle manger avec quelqu'un qui n'est pas son maḥram [proche parent qu'elle ne peut épouser], ou avec son esclave ? Il dit : « Il n'y a pas de mal à cela, si cela se fait de la manière reconnue quant aux hommes avec lesquels la femme peut manger. La femme peut manger avec son mari et avec d'autres parmi ceux qui mangent avec lui [son mari], ou avec son frère de la même manière. Et il est réprouvé [makrūh] que la femme s'isole avec un homme alors qu'il n'y a entre elle et lui aucun lien qui interdit le mariage. »

    Selon az-Zurqānī, la réprobation vaut ici interdiction, et le lien visé est la parenté de sang, d'alliance ou d'allaitement.

  141. Ce qui est rapporté sur la consommation de viandeبَابُ مَا جَاءَ فِي أَكْلِ اللَّحْمِ
  142. 1842

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «إِيَّاكُمْ وَاللَّحْمَ، فَإِنَّ لَهُ ضَرَاوَةً كَضَرَاوَةِ الْخَمْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Gardez-vous de la viande, car elle crée une accoutumance pareille à celle du vin. »

  143. 1843

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ أَدْرَكَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ وَمَعَهُ حِمَالُ لَحْمٍ، فَقَالَ: «مَا هَذَا؟» فَقَالَ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، قَرِمْنَا إِلَى اللَّحْمِ، فَاشْتَرَيْتُ بِدِرْهَمٍ لَحْمًا، فَقَالَ عُمَرُ: " أَمَا يُرِيدُ أَحَدُكُمْ أَنْ يَطْوِيَ بَطْنَهُ عَنْ جَارِهِ، أَوِ ابْنِ عَمِّهِ، أَيْنَ تَذْهَبُ هَذِهِ الْآيَةُ: {أَذْهَبْتُمْ طَيِّبَاتِكُمْ فِي حَيَاتِكُمُ الدُّنْيَا وَاسْتَمْتَعْتُمْ بِهَا} [الأحقاف: 20]؟ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb rejoignit Jābir ibn ʿAbd Allāh, qui portait une charge de viande. Il dit : « Qu'est-ce que cela ? » Il dit : Ô Commandeur des croyants, nous avons eu grande envie de viande, et j'en ai acheté pour un dirham [pièce d'argent]. ʿUmar dit : « L'un de vous ne veut-il donc pas se serrer le ventre au profit de son voisin ou de son cousin ? Où donc s'en va ce verset : “Vous avez épuisé vos bonnes choses dans votre vie d'ici-bas et vous en avez joui” [46 : 20] ? »

  144. Ce qui est rapporté sur le port de la bagueبَابُ مَا جَاءَ فِي لُبْسِ الْخَاتَمِ
  145. 1844

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ: يَلْبَسُ خَاتَمًا مِنْ ذَهَبٍ، ثُمَّ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَنَبَذَهُ، وَقَالَ: «لَا أَلْبَسُهُ أَبَدًا»، قَالَ: فَنَبَذَ النَّاسُ خَوَاتِمَهِمْ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, portait une bague en or. Puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se leva, la jeta et dit : « Je ne la porterai plus jamais. » Il dit : Les gens jetèrent alors leurs bagues.

  146. 1845

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَدَقَةَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّهُ قَالَ: سَأَلْتُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ عَنْ لُبْسِ الْخَاتَمِ، فَقَالَ: «الْبَسْهُ وَأَخْبِرِ النَّاسَ أَنِّي أَفْتَيْتُكَ بِذَلِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣadaqa ibn Yasār, qu'il a dit : J'ai interrogé Saʿīd ibn al-Musayyib sur le port de la bague. Il dit : « Porte-la, et informe les gens que je t'ai donné cet avis. »

  147. Ce qui est rapporté sur le retrait des pendentifs et de la clochette [portés] contre le mauvais œilبَابُ مَا جَاءَ فِي نَزْعِ الْمَعَالِيقِ وَالْجَرَسِ مِنَ الْعَيْنِ
  148. 1846

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، أَنَّ أَبَا بَشِيرٍ الْأَنْصَارِيَّ أَخْبَرَهُ، أَنَّهُ كَانَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي بَعْضِ أَسْفَارِهِ، قَالَ: فَأَرْسَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَسُولًا، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ: حَسِبْتُ أَنَّهُ قَالَ وَالنَّاسُ فِي مَقِيلِهِمْ «لَا تَبْقَيَنَّ فِي رَقَبَةِ بَعِيرٍ قِلَادَةٌ مِنْ وَتَرٍ، أَوْ قِلَادَةٌ، إِلَّا قُطِعَتْ» قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مُالكا يَقُولُ: «أَرَى ذَلِكَ مِنَ الْعَيْنِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après ʿAbbād ibn Tamīm, qu'Abū Bashīr al-Anṣārī l'a informé qu'il était avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lors d'un de ses voyages. Il dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dépêcha un envoyé (ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr a dit : Je crois qu'il a dit : alors que les gens étaient à leur halte de la mi-journée) [pour annoncer] : « Qu'il ne reste au cou d'aucun chameau un collier fait d'une corde d'arc, ni aucun collier, qui ne soit coupé. » Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire : « Je suis d'avis que cela [se portait] à cause du mauvais œil. »

  149. Le wuḍūʾ contre le mauvais œilبَابُ الْوُضُوءِ مِنَ الْعَيْنِ
  150. 1847

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَاهُ يَقُولُ: اغْتَسَلَ أَبِي سَهْلُ بْنُ حُنَيْفٍ بِالْخَرَّارِ، فَنَزَعَ جُبَّةً كَانَتْ عَلَيْهِ، وَعَامِرُ بْنُ رَبِيعَةَ يَنْظُرُ، قَالَ: - وَكَانَ سَهْلٌ رَجُلًا أَبْيَضَ حَسَنَ الْجِلْدِ، قَالَ: فَقَالَ لَهُ عَامِرُ بْنُ رَبِيعَةَ: مَا رَأَيْتُ كَالْيَوْمِ، وَلَا جِلْدَ عَذْرَاءَ، فَوُعِكَ سَهْلٌ مَكَانَهُ، وَاشْتَدَّ وَعْكُهُ، فَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأُخْبِرَ أَنَّ سَهْلًا وُعِكَ، وَأَنَّهُ غَيْرُ رَائِحٍ مَعَكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَأَتَاهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَأَخْبَرَهُ سَهْلٌ بِالَّذِي كَانَ مِنْ شَأْنِ عَامِرٍ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «عَلَامَ يَقْتُلُ أَحَدُكُمْ أَخَاهُ، أَلَّا بَرَّكْتَ، إِنَّ الْعَيْنَ حَقٌّ، تَوَضَّأْ لَهُ»، فَتَوَضَّأَ لَهُ عَامِرٌ، فَرَاحَ سَهْلٌ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَيْسَ بِهِ بَأْسٌ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn Abī Umāma ibn Sahl ibn Ḥunayf, qu'il a entendu son père dire : Mon père, Sahl ibn Ḥunayf, se lava à al-Kharrār. Il ôta une tunique qu'il portait, tandis que ʿĀmir ibn Rabīʿa regardait. Il dit : Sahl était un homme blanc, à la belle peau. Il dit : ʿĀmir ibn Rabīʿa lui dit : Je n'ai jamais rien vu de tel qu'aujourd'hui, pas même la peau d'une vierge ! Il dit : Sahl fut pris de fièvre sur-le-champ, et sa fièvre s'aggrava. On vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et on l'informa que Sahl était pris de fièvre et [on lui dit] : Il ne partira pas avec toi, ô Messager d'Allah. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vint à lui, et Sahl l'informa de ce qui s'était passé avec ʿĀmir. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Pourquoi l'un de vous tue-t-il son frère ? Que n'as-tu invoqué la bénédiction [sur lui] ! Le mauvais œil est une réalité. Fais pour lui le wuḍūʾ [ablutions mineures]. » ʿĀmir fit pour lui le wuḍūʾ, et Sahl partit avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'ayant plus aucun mal.

    Al-Kharrār : lieu proche d'al-Juḥfa selon Ibn al-Athīr, ou lieu de Médine selon Ibn ʿAbd al-Barr ; az-Zurqānī rapporte les deux.

  151. 1848

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ، أَنَّهُ قَالَ: رَأَى عَامِرُ بْنُ رَبِيعَةَ سَهْلَ بْنَ حُنَيْفٍ يَغْتَسِلُ، فَقَالَ: مَا رَأَيْتُ كَالْيَوْمِ وَلَا جِلْدَ مُخْبَأَةٍ، فَلُبِطَ بِسَهْلٍ، فَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقِيلَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَلْ لَكَ فِي سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ؟ وَاللَّهِ مَا يَرْفَعُ رَأْسَهُ، فَقَالَ: «هَلْ تَتَّهِمُونَ بِهِ أَحَدًا؟» قَالُوا: نَتَّهِمُ عَامِرَ بْنَ رَبِيعَةَ، قَالَ: فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامِرًا فَتَغَيَّظَ عَلَيْهِ، وَقَالَ: «عَلَامَ يَقْتُلُ أَحَدُكُمْ أَخَاهُ، أَلَّا بَرَّكْتَ اغْتَسِلْ لَهُ»، فَغَسَلَ عَامِرٌ وَجْهَهُ وَيَدَيْهِ، وَمِرْفَقَيْهِ وَرُكْبَتَيْهِ، وَأَطْرَافَ رِجْلَيْهِ وَدَاخِلَةَ إِزَارِهِ فِي قَدَحٍ، ثُمَّ صُبَّ عَلَيْهِ، فَرَاحَ سَهْلٌ مَعَ النَّاسِ لَيْسَ بِهِ بَأْسٌ

    Mālik m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Umāma ibn Sahl ibn Ḥunayf, qu'il a dit : ʿĀmir ibn Rabīʿa vit Sahl ibn Ḥunayf se laver et dit : Je n'ai jamais rien vu de tel qu'aujourd'hui, pas même la peau d'une jeune fille tenue à l'abri des regards ! Sahl s'effondra à terre. On vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et on lui dit : Ô Messager d'Allah, peux-tu quelque chose pour Sahl ibn Ḥunayf ? Par Allah, il ne relève pas la tête. Il dit : « Soupçonnez-vous quelqu'un à son sujet ? » Ils dirent : Nous soupçonnons ʿĀmir ibn Rabīʿa. Il dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fit appeler ʿĀmir, s'emporta contre lui et dit : « Pourquoi l'un de vous tue-t-il son frère ? Que n'as-tu invoqué la bénédiction ! Lave-toi pour lui. » ʿĀmir lava son visage, ses mains, ses coudes, ses genoux, les extrémités de ses pieds et l'intérieur de son izār [pagne] dans un récipient, puis [cette eau] fut versée sur lui, et Sahl repartit avec les gens, n'ayant plus aucun mal.

  152. La ruqya contre le mauvais œilبَابُ الرُّقْيَةِ مِنَ الْعَيْنِ
  153. 1849

    حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ قَيْسٍ الْمَكِّيِّ، أَنَّهُ قَالَ: دُخِلَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِابْنَيْ جَعْفَرِ بْنِ أَبِي طَالِبٍ فَقَالَ لِحَاضِنَتِهِمَا: مَا لِي أَرَاهُمَا ضَارِعَيْنِ؟ فَقَالَتْ حَاضِنَتُهُمَا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّهُ تَسْرَعُ إِلَيْهِمَا الْعَيْنُ، وَلَمْ يَمْنَعْنَا أَنْ نَسْتَرْقِيَ لَهُمَا إِلَّا أَنَّا لَا نَدْرِي مَا يُوَافِقُكَ مِنْ ذَلِكَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «اسْتَرْقُوا لَهُمَا، فَإِنَّهُ لَوْ سَبَقَ شَيْءٌ الْقَدَرَ لَسَبَقَتْهُ الْعَيْنُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḥumayd ibn Qays al-Makkī, qu'il a dit : On fit entrer auprès du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, les deux fils de Jaʿfar ibn Abī Ṭālib. Il dit à celle qui en avait la garde : « Pourquoi les vois-je si chétifs ? » Celle qui en avait la garde dit : Ô Messager d'Allah, le mauvais œil les atteint vite, et rien ne nous a empêchés de demander pour eux une ruqya [paroles de protection et de guérison récitées sur quelqu'un], sinon que nous ne savons pas ce qui t'agrée en cela. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Demandez pour eux une ruqya, car si une chose devait devancer le destin, le mauvais œil le devancerait. »

  154. 1850

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ، حَدَّثَهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ دَخَلَ بَيْتَ أُمِّ سَلَمَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَفِي الْبَيْتِ صَبِيٌّ يَبْكِي، فَذَكَرُوا لَهُ أَنَّ بِهِ الْعَيْنَ، قَالَ عُرْوَةُ: فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَلَا تَسْتَرْقُونَ لَهُ مِنَ الْعَيْنِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Sulaymān ibn Yasār, que ʿUrwa ibn az-Zubayr lui a rapporté que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entra dans la maison d'Umm Salama, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors qu'il y avait dans la maison un enfant qui pleurait. On lui mentionna qu'il était atteint du mauvais œil. ʿUrwa a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Ne demandez-vous donc pas pour lui une ruqya contre le mauvais œil ? »

  155. Ce qui est rapporté sur la récompense du maladeبَابُ مَا جَاءَ فِي أَجْرِ الْمَرِيضِ
  156. 1851

    حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " إِذَا مَرِضَ الْعَبْدُ بَعَثَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى إِلَيْهِ مَلَكَيْنِ، فَقَالَ: انْظُرَا مَاذَا يَقُولُ لِعُوَّادِهِ، فَإِنْ هُوَ إِذَا جَاءُوهُ، حَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ، رَفَعَا ذَلِكَ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَهُوَ أَعْلَمُ، فَيَقُولُ: لِعَبْدِي عَلَيَّ إِنْ تَوَفَّيْتُهُ أَنْ أُدْخِلَهُ الْجَنَّةَ، وَإِنْ أَنَا شَفَيْتُهُ أَنْ أُبْدِلَهُ لَحْمًا خَيْرًا مِنْ لَحْمِهِ، وَدَمًا خَيْرًا مِنْ دَمِهِ، وَأَنْ أُكَفِّرَ عَنْهُ سَيِّئَاتِهِ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque le serviteur tombe malade, Allah, béni et exalté soit-Il, lui envoie deux anges et dit : “Regardez ce qu'il dit à ceux qui le visitent.” Si, lorsqu'ils viennent à lui, il loue Allah et fait Son éloge, ils rapportent cela à Allah, Puissant et Majestueux, qui le sait mieux qu'eux. Il dit alors : “Je dois à Mon serviteur, si Je reprends son âme, de le faire entrer au Paradis ; et si Je le guéris, de lui donner en échange une chair meilleure que sa chair et un sang meilleur que son sang, et d'effacer ses mauvaises actions.” »

  157. 1852

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ خُصَيْفَةَ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تَقُولُ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا يُصِيبُ الْمُؤْمِنَ مِنْ مُصِيبَةٍ، حَتَّى الشَّوْكَةُ إِلَّا قُصَّ بِهَا، أَوْ كُفِّرَ بِهَا مِنْ خَطَايَاهُ» لَا يَدْرِي يَزِيدُ أَيُّهُمَا قَالَ عُرْوَةُ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn Khuṣayfa, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, qu'il a dit : J'ai entendu ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Aucun malheur n'atteint le croyant, fût-ce une épine, sans que par lui une part de ses fautes lui soit retranchée, ou expiée. » Yazīd ne sait pas lequel des deux [mots] ʿUrwa a dit.

  158. 1853

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي صَعْصَعَةَ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ أَبَا الْحُبَابِ سَعِيدَ بْنَ يَسَارٍ يَقُولُ: سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَنْ يُرِدِ اللَّهُ بِهِ خَيْرًا يُصِبْ مِنْهُ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṣaʿṣaʿa, qu'il a dit : J'ai entendu Abū l-Ḥubāb Saʿīd ibn Yasār dire : J'ai entendu Abū Hurayra dire : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Celui à qui Allah veut du bien, Il l'éprouve. »

  159. 1854

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ رَجُلًا جَاءَهُ الْمَوْتُ فِي زَمَانِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ رَجُلٌ: هَنِيئًا لَهُ. مَاتَ وَلَمْ يُبْتَلَ بِمَرَضٍ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «وَيْحَكَ، وَمَا يُدْرِيكَ، لَوْ أَنَّ اللَّهَ ابْتَلَاهُ بِمَرَضٍ يُكَفِّرُ بِهِ مِنْ سَيِّئَاتِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'un homme fut atteint par la mort au temps du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Un homme dit : Heureux soit-il ! Il est mort sans avoir été éprouvé par une maladie. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Malheureux ! Qu'en sais-tu ? Si Allah l'avait éprouvé par une maladie, Il aurait par elle effacé certaines de ses mauvaises actions. »

  160. Chercher refuge [auprès d'Allah] et recourir à la ruqya dans la maladieبَابُ التَّعَوُّذِ وَالرُّقْيَةِ فِي الْمَرَضِ
  161. 1855

    حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ خُصَيْفَةَ، أَنَّ عَمْرَو بْنَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبٍ السَّلَمِيَّ أَخْبَرَهُ، أَنَّ نَافِعَ بْنَ جُبَيْرٍ أَخْبَرَهُ، عَنْ عُثْمَانَ بْنِ أَبِي الْعَاصِي، أَنَّهُ أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَ عُثْمَانُ: وَبِي وَجَعٌ قَدْ كَادَ يُهْلِكُنِي، قَالَ: فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «امْسَحْهُ بِيَمِينِكَ سَبْعَ مَرَّاتٍ، وَقُلْ أَعُوذُ بِعِزَّةِ اللَّهِ وَقُدْرَتِهِ، مِنْ شَرِّ مَا أَجِدُ» قَالَ: فَقُلْتُ ذَلِكَ، فَأَذْهَبَ اللَّهُ مَا كَانَ بِي، فَلَمْ أَزَلْ آمُرُ بِهَا أَهْلِي وَغَيْرَهُمْ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn Khuṣayfa, que ʿAmr ibn ʿAbd Allāh ibn Kaʿb as-Salamī l'a informé que Nāfiʿ ibn Jubayr l'a informé, d'après ʿUthmān ibn Abī l-ʿĀṣ, qu'il vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. ʿUthmān a dit : J'avais une douleur qui a failli me faire périr. Il dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Passe ta main droite dessus sept fois et dis : Je cherche refuge auprès de la puissance d'Allah et de Son pouvoir contre le mal que je ressens. » Il dit : Je dis cela, et Allah fit disparaître ce que j'avais. Je n'ai cessé depuis de l'ordonner aux miens et à d'autres.

  162. 1856

    وحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «إِذَا اشْتَكَى يَقْرَأُ عَلَى نَفْسِهِ بِالْمُعَوِّذَاتِ وَيَنْفِثُ»، قَالَتْ: «فَلَمَّا اشْتَدَّ وَجَعُهُ، كُنْتُ أَنَا أَقْرَأُ عَلَيْهِ، وَأَمْسَحُ عَلَيْهِ بِيَمِينِهِ رَجَاءَ بَرَكَتِهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il souffrait, récitait sur lui-même les sourates protectrices [al-muʿawwidhāt] et soufflait légèrement. Elle a dit : « Lorsque sa douleur s'aggrava, c'était moi qui récitais sur lui, et je passais sur lui sa propre main droite, dans l'espoir de sa bénédiction. »

  163. 1857

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ دَخَلَ عَلَى عَائِشَةَ وَهِيَ تَشْتَكِي وَيَهُودِيَّةٌ تَرْقِيهَا، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ «ارْقِيهَا بِكِتَابِ اللَّهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, qu'Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq entra auprès de ʿĀʾisha alors qu'elle était souffrante et qu'une juive lui faisait une ruqya. Abū Bakr dit : « Fais-lui la ruqya par le Livre d'Allah. »

  164. Les soins donnés au maladeبَابُ تَعَالُجِ الْمَرِيضِ
  165. 1858

    حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ رَجُلًا فِي زَمَانِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَصَابَهُ جُرْحٌ، فَاحْتَقَنَ الْجُرْحُ الدَّمَ، وَأَنَّ الرَّجُلَ دَعَا رَجُلَيْنِ مِنْ بَنِي أَنْمَارٍ فَنَظَرَا إِلَيْهِ، فَزَعَمَا أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَهُمَا: «أَيُّكُمَا أَطَبُّ»؟ فَقَالَا: أَوَ فِي الطِّبِّ خَيْرٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَزَعَمَ زَيْدٌ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «أَنْزَلَ الدَّوَاءَ الَّذِي أَنْزَلَ الْأَدْوَاءَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, qu'un homme, au temps du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut atteint d'une blessure, et le sang s'accumula dans la plaie. L'homme fit appeler deux hommes des Banū Anmār, qui l'examinèrent. Ils affirmèrent que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, leur dit : « Lequel de vous deux est le meilleur médecin ? » Ils dirent : Y a-t-il donc du bien dans la médecine, ô Messager d'Allah ? Zayd affirma que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Celui qui a fait descendre les maladies a fait descendre le remède. »

  166. 1859

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ قَالَ: بَلَغَنِي «أَنَّ سَعْدَ بْنَ زُرَارَةَ، اكْتَوَى فِي زَمَانِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنَ الذُّبْحَةِ فَمَاتَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : Il m'est parvenu que Saʿd ibn Zurāra se fit cautériser, au temps du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pour une affection de la gorge [adh-dhubḥa], et qu'il mourut.

    Ainsi dans la transmission de Yaḥyā. Les autres transmetteurs du Muwaṭṭaʾ nomment son frère, Asʿad ibn Zurāra, et des annotateurs anciens du texte tiennent cette leçon pour la bonne.

  167. 1860

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «اكْتَوَى مِنَ اللَّقْوَةِ، وَرُقِيَ مِنَ الْعَقْرَبِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar se fit cautériser pour une paralysie de la face [al-laqwa] et reçut une ruqya pour une piqûre de scorpion.

  168. Se laver à l'eau contre la fièvreبَابُ الْغَسْلِ بِالْمَاءِ مِنَ الْحُمَّى
  169. 1861

    حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ الْمُنْذِرِ، أَنَّ أَسْمَاءَ بِنْتَ أَبِي بَكْرٍ، كَانَتْ إِذَا أُتِيَتْ بِالْمَرْأَةِ وَقَدْ حُمَّتْ تَدْعُو لَهَا، أَخَذَتِ الْمَاءَ فَصَبَّتْهُ بَيْنَهَا وَبَيْنَ جَيْبِهَا، وَقَالَتْ: «إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَأْمُرُنَا أَنْ نُبْرِدَهَا بِالْمَاءِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après Fāṭima bint al-Mundhir, qu'Asmāʾ bint Abī Bakr, lorsqu'on lui amenait une femme prise de fièvre pour qu'elle invoque en sa faveur, prenait de l'eau et la versait entre son corps et l'encolure de son vêtement, et disait : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, nous ordonnait de rafraîchir [la fièvre] par l'eau. »

  170. 1862

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّ الْحُمَّى مِنْ فَيْحِ جَهَنَّمَ، فَابْرُدُوهَا بِالْمَاءِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La fièvre provient du souffle brûlant de la Géhenne ; rafraîchissez-la par l'eau. »

  171. La visite au malade et le mauvais présageبَابُ عِيَادَةِ الْمَرِيضِ وَالطِّيَرَةِ
  172. 1863

    حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا عَادَ الرَّجُلُ الْمَرِيضَ، خَاضَ الرَّحْمَةَ حَتَّى إِذَا قَعَدَ عِنْدَهُ قَرَّتْ فِيهِ» أَوْ نَحْوَ هَذَا

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'homme rend visite au malade, il s'avance dans la miséricorde [comme on entre dans l'eau], et lorsqu'il s'assoit auprès de lui, elle s'établit en lui », ou quelque chose d'approchant.

  173. 1864

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْأَشَجِّ، عَنِ ابْنِ عَطِيَّةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا عَدْوَى، وَلَا هَامَ، وَلَا صَفَرَ، وَلَا يَحُلَّ الْمُمْرِضُ عَلَى الْمُصِحِّ، وَلْيَحْلُلِ الْمُصِحُّ حَيْثُ شَاءَ»، فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَمَا ذَاكَ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّهُ أَذًى»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après Bukayr ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ashajj, d'après Ibn ʿAṭiyya, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Point de contagion, point de hām, point de ṣafar. Que celui dont les bêtes sont malades ne s'installe pas auprès de celui dont les bêtes sont saines, et que celui dont les bêtes sont saines s'installe où il veut. » Ils dirent : Ô Messager d'Allah, pourquoi cela ? Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « C'est une nuisance. »

    Une autre édition du texte porte « Abū ʿAṭiyya al-Ashjaʿī » au lieu de « Ibn ʿAṭiyya ». Hām : oiseau de nuit dont on tirait mauvais présage. Ṣafar : le mois de ce nom, selon l'explication rapportée de Mālik, ou un mal du ventre que l'on croyait contagieux.

  174. La sunna concernant les cheveuxبَابُ السُّنَّةِ فِي الشَّعَرِ
  175. 1865

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ نَافِعٍ، عَنْ أَبِيهِ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، «أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمَرَ بِإِحْفَاءِ الشَّوَارِبِ، وَإِعْفَاءِ اللِّحَى»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Bakr ibn Nāfiʿ, d'après son père Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a ordonné de tailler court les moustaches et de laisser croître les barbes.

  176. 1866

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّهُ سَمِعَ مُعَاوِيَةَ بْنَ أَبِي سُفْيَانَ عَامَ حَجَّ وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ، وَتَنَاوَلَ قُصَّةً مِنْ شَعَرٍ كَانَتْ فِي يَدِ حَرَسِيٍّ يَقُولُ: يَا أَهْلَ الْمَدِينَةِ أَيْنَ عُلَمَاؤُكُمْ؟ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَنْهَى عَنْ مِثْلِ هَذِهِ وَيَقُولُ: «إِنَّمَا هَلَكَتْ بَنُو إِسْرَائِيلَ حِينَ اتَّخَذَ هَذِهِ نِسَاؤُهُمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, qu'il a entendu Muʿāwiya ibn Abī Sufyān, l'année où il accomplit le pèlerinage, alors qu'il était sur le minbar [chaire] et qu'il avait pris une mèche de cheveux [postiche] qui se trouvait dans la main d'un garde, dire : Ô gens de Médine, où sont vos savants ? J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, interdire une chose pareille et dire : « Les enfants d'Israël n'ont péri que lorsque leurs femmes ont adopté cela. »

  177. 1867

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زِيَادِ بْنِ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ: «سَدَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَاصِيَتَهُ مَا شَاءَ اللَّهُ، ثُمَّ فَرَقَ بَعْدَ ذَلِكَ» قَالَ مَالِكٌ: «لَيْسَ عَلَى الرَّجُلِ يَنْظُرُ إِلَى شَعَرِ امْرَأَةِ ابْنِهِ، أَوْ شَعَرِ أُمِّ امْرَأَتِهِ بَأْسٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ziyād ibn Saʿd, d'après Ibn Shihāb, qu'il l'a entendu dire : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, laissa retomber ses cheveux sur son front aussi longtemps qu'Allah le voulut, puis, après cela, il les sépara par une raie. » Mālik a dit : « Il n'y a pas de mal à ce que l'homme regarde les cheveux de l'épouse de son fils ou les cheveux de la mère de son épouse. »

  178. 1868

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، «أَنَّهُ كَانَ يَكْرَهُ الْخِصَاءَ، وَيَقُولُ فِيهِ تَمَامُ الْخَلْقِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il réprouvait la castration et disait : « C'est [en s'en abstenant] que la création reste entière. »

    Selon az-Zurqānī, d'après Ibn ʿAbd al-Barr : c'est en s'abstenant de castrer que la création reste entière ; une variante porte « l'accroissement de la création ».

  179. 1869

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ سُلَيْمٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «أَنَا وَكَافِلُ الْيَتِيمِ لَهُ أَوْ لِغَيْرِهِ فِي الْجَنَّةِ كَهَاتَيْنِ إِذَا اتَّقَى»، وَأَشَارَ بِإِصْبُعَيْهِ الْوُسْطَى وَالَّتِي تَلِي الْإِبْهَامَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣafwān ibn Sulaym, qu'il lui est parvenu que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Moi et celui qui prend en charge l'orphelin, qu'il soit des siens ou d'autrui, serons au Paradis comme ces deux-là, s'il craint Allah », et il fit signe de ses deux doigts, le majeur et celui qui suit le pouce.

  180. Le soin des cheveuxبَابُ إِصْلَاحِ الشَّعَرِ
  181. 1870

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ أَبَا قَتَادَةَ الْأَنْصَارِيَّ قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: إِنَّ لِي جُمَّةً أَفَأُرَجِّلُهَا؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «نَعَمْ وَأَكْرِمْهَا»، فَكَانَ أَبُو قَتَادَةَ رُبَّمَا دَهَنَهَا فِي الْيَوْمِ مَرَّتَيْنِ، لَمَّا قَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: وَأَكْرِمْهَا

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'Abū Qatāda al-Anṣārī dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : J'ai une chevelure qui tombe aux épaules [jumma] ; dois-je la peigner ? Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Oui, et honore-la. » Il arrivait alors à Abū Qatāda de l'oindre deux fois dans la journée, parce que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui avait dit : « Et honore-la. »

  182. 1871

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ عَطَاءَ بْنَ يَسَارٍ، أَخْبَرَهُ قَالَ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الْمَسْجِدِ، فَدَخَلَ رَجُلٌ ثَائِرَ الرَّأْسِ وَاللِّحْيَةِ، فَأَشَارَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِيَدِهِ أَنِ اخْرُجْ - كَأَنَّهُ يَعْنِي إِصْلَاحَ شَعَرِ رَأْسِهِ وَلِحْيَتِهِ - فَفَعَلَ الرَّجُلُ، ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَلَيْسَ هَذَا خَيْرًا مِنْ أَنْ يَأْتِيَ أَحَدُكُمْ ثَائِرَ الرَّأْسِ كَأَنَّهُ شَيْطَانٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, que ʿAṭāʾ ibn Yasār l'a informé et a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était dans la mosquée lorsqu'un homme entra, les cheveux et la barbe en désordre. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui fit signe de la main de sortir, comme s'il voulait dire d'arranger ses cheveux et sa barbe. L'homme le fit, puis revint. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Cela n'est-il pas meilleur que de voir l'un de vous venir la tête en désordre, tel un diable ? »

  183. Ce qui est rapporté sur la teinture des cheveuxبَابُ مَا جَاءَ فِي صَبْغِ الشَّعَرِ
  184. 1872

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ قَالَ: أَخْبَرَنِي مُحَمَّدُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيُّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الْأَسْوَدِ بْنِ عَبْدِ يَغُوثَ قَالَ - وَكَانَ جَلِيسًا لَهُمْ، وَكَانَ أَبْيَضَ اللِّحْيَةِ وَالرَّأْسِ قَالَ -: فَغَدَا عَلَيْهِمْ ذَاتَ يَوْمٍ وَقَدْ حَمَّرَهُمَا، قَالَ: فَقَالَ لَهُ الْقَوْمُ: هَذَا أَحْسَنُ، فَقَالَ: إِنَّ أُمِّي عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَرْسَلَتْ إِلَيَّ الْبَارِحَةَ جَارِيَتَهَا نُخَيْلَةَ «فَأَقْسَمَتْ عَلَيَّ لَأَصْبُغَنَّ، وَأَخْبَرَتْنِي أَنَّ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ كَانَ يَصْبُغُ» قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: " فِي صَبْغِ الشَّعَرِ بِالسَّوَادِ لَمْ أَسْمَعْ فِي ذَلِكَ شَيْئًا مَعْلُومًا، وَغَيْرُ ذَلِكَ مِنَ الصِّبْغِ أَحَبُّ إِلَيَّ، قَالَ: وَتَرْكُ الصَّبْغِ كُلِّهِ وَاسِعٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، لَيْسَ عَلَى النَّاسِ فِيهِ ضِيقٌ " قَالَ: وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «فِي هَذَا الْحَدِيثِ بَيَانُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَمْ يَصْبُغْ، وَلَوْ صَبَغَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَأَرْسَلَتْ بِذَلِكَ عَائِشَةُ إِلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْأَسْوَدِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : Muḥammad ibn Ibrāhīm at-Taymī m'a informé, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, que ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Aswad ibn ʿAbd Yaghūth, qui s'asseyait en leur compagnie et qui avait la barbe et la tête blanches, vint les trouver un matin après les avoir teintes en rouge. Il dit : Les gens lui dirent : C'est mieux ainsi. Il dit : Ma mère ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, m'a envoyé hier soir son esclave Nukhayla ; elle m'a adjuré de me teindre et m'a informé qu'Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq se teignait. Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire, au sujet de la teinture des cheveux en noir : « Je n'ai rien entendu d'établi à ce sujet, et une autre teinture que celle-là m'est préférable. » Il a dit : « Renoncer à toute teinture est chose laissée à la latitude de chacun, si Allah le veut ; il n'y a là aucune contrainte pour les gens. » Il a dit : J'ai entendu Mālik dire : « Ce hadith montre que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ne s'est pas teint ; si le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'était teint, ʿĀʾisha l'aurait fait savoir à ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Aswad. »

  185. Les formules de protection qu'il est ordonné de direبَابُ مَا يُؤْمَرُ بِهِ مِنَ التَّعَوُّذِ
  186. 1873

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ قَالَ: بَلَغَنِي أَنَّ خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: إِنِّي أُرَوَّعُ فِي مَنَامِي، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «قُلْ أَعُوذُ بِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّةِ، مِنْ غَضَبِهِ وَعِقَابِهِ، وَشَرِّ عِبَادِهِ، وَمِنْ هَمَزَاتِ الشَّيَاطِينِ وَأَنْ يَحْضُرُونِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : Il m'est parvenu que Khālid ibn al-Walīd dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : Je suis pris de frayeur dans mon sommeil. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Dis : Je cherche refuge auprès des paroles parfaites d'Allah contre Sa colère et Son châtiment, contre le mal de Ses serviteurs, contre les suggestions des diables et contre leur présence auprès de moi. »

  187. 1874

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: " أُسْرِيَ بِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَرَأَى عِفْرِيتًا مِنَ الْجِنِّ يَطْلُبُهُ بِشُعْلَةٍ مِنْ نَارٍ، كُلَّمَا الْتَفَتَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَآهُ، فَقَالَ جِبْرِيلُ: أَفَلَا أُعَلِّمُكَ كَلِمَاتٍ تَقُولُهُنَّ، إِذَا قُلْتَهُنَّ طَفِئَتْ شُعْلَتُهُ، وَخَرَّ لِفِيهِ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: بَلَى، فَقَالَ جِبْرِيلُ فَقُلْ: أَعُوذُ بِوَجْهِ اللَّهِ الْكَرِيمِ، وَبِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّاتِ اللَّاتِي لَا يُجَاوِزُهُنَّ بَرٌّ وَلَا فَاجِرٌ، مِنْ شَرِّ مَا يَنْزِلُ مِنَ السَّمَاءِ، وَشَرِّ مَا يَعْرُجُ فِيهَا، وَشَرِّ مَا ذَرَأَ فِي الْأَرْضِ، وَشَرِّ مَا يَخْرُجُ مِنْهَا، وَمِنْ فِتَنِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ، وَمِنْ طَوَارِقِ اللَّيْلِ، إِلَّا طَارِقٍ يَطْرُقُ بِخَيْرٍ يَا رَحْمَنُ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut transporté de nuit, et il vit un ʿifrīt d'entre les djinns qui le poursuivait avec une torche de feu ; chaque fois que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se retournait, il le voyait. Jibrīl dit : “Ne t'enseignerai-je pas des paroles que tu diras et qui, lorsque tu les auras dites, éteindront sa torche et le feront tomber face contre terre ?” Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : “Si.” Jibrīl dit : “Dis : Je cherche refuge auprès de la noble Face d'Allah et auprès des paroles parfaites d'Allah, que ne peut outrepasser ni homme de bien ni pervers, contre le mal de ce qui descend du ciel et le mal de ce qui y monte, contre le mal de ce qu'Il a disséminé sur la terre et le mal de ce qui en sort, contre les épreuves de la nuit et du jour, et contre ce qui survient de nuit, sauf ce qui survient avec un bien, ô Tout Miséricordieux.” »

  188. 1875

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَجُلًا مِنْ أَسْلَمَ قَالَ: مَا نِمْتُ هَذِهِ اللَّيْلَةَ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مِنْ أَيِّ شَيْءٍ؟» فَقَالَ: لَدَغَتْنِي عَقْرَبٌ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَمَا إِنَّكَ لَوْ قُلْتَ حِينَ أَمْسَيْتَ أَعُوذُ بِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّاتِ مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ، لَمْ تَضُرَّكَ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d'après son père, d'après Abū Hurayra, qu'un homme de [la tribu d']Aslam dit : Je n'ai pas dormi cette nuit. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Pour quelle raison ? » Il dit : Un scorpion m'a piqué. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Si tu avais dit, à la tombée du soir : Je cherche refuge auprès des paroles parfaites d'Allah contre le mal de ce qu'Il a créé, il ne t'aurait pas nui. »

  189. 1876

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ، عَنِ الْقَعْقَاعِ بْنِ حَكِيمٍ، أَنَّ كَعْبَ الْأَحْبَارِ قَالَ: «لَوْلَا كَلِمَاتٌ أَقُولُهُنَّ لَجَعَلَتْنِي يَهُودُ حِمَارًا»، فَقِيلَ لَهُ: وَمَا هُنَّ؟ فَقَالَ: «أَعُوذُ بِوَجْهِ اللَّهِ الْعَظِيمِ، الَّذِي لَيْسَ شَيْءٌ أَعْظَمَ مِنْهُ، وَبِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّاتِ الَّتِي لَا يُجَاوِزُهُنَّ بَرٌّ وَلَا فَاجِرٌ، وَبِأَسْمَاءِ اللَّهِ الْحُسْنَى كُلِّهَا مَا عَلِمْتُ مِنْهَا وَمَا لَمْ أَعْلَمْ، مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ وَبَرَأَ وَذَرَأَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, d'après al-Qaʿqāʿ ibn Ḥakīm, que Kaʿb al-Aḥbār a dit : « Sans des paroles que je prononce, les juifs auraient fait de moi un âne. » On lui dit : Quelles sont-elles ? Il dit : « Je cherche refuge auprès de l'immense Face d'Allah, plus immense que laquelle il n'est rien, auprès des paroles parfaites d'Allah, que ne peut outrepasser ni homme de bien ni pervers, et auprès de tous les plus beaux noms d'Allah, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas, contre le mal de ce qu'Il a créé, façonné et disséminé. »

  190. Ce qui est rapporté sur ceux qui s'aiment en Allahبَابُ مَا جَاءَ فِي الْمُتَحَابِّينَ فِي اللَّهِ
  191. 1877

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ مَعْمَرٍ، عَنْ أَبِي الْحُبَابِ سَعِيدِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " إِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى يَقُولُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ: أَيْنَ الْمُتَحَابُّونَ لِجَلَالِي، الْيَوْمَ أُظِلُّهُمْ فِي ظِلِّي يَوْمَ لَا ظِلَّ إِلَّا ظِلِّي "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Maʿmar, d'après Abū l-Ḥubāb Saʿīd ibn Yasār, d'après Abū Hurayra, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Allah, Béni et Exalté, dira le Jour de la Résurrection : “Où sont ceux qui s'aimaient pour Ma majesté ? Aujourd'hui, Je les abrite sous Mon ombre, le jour où il n'est d'ombre que Mon ombre.” »

  192. 1878

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ خُبَيْبِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْأَنْصَارِيِّ، عَنْ حَفْصِ بْنِ عَاصِمٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَوْ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " سَبْعَةٌ يُظِلُّهُمُ اللَّهُ فِي ظِلِّهِ، يَوْمَ لَا ظِلَّ إِلَّا ظِلُّهُ: إِمَامٌ عَادِلٌ، وَشَابٌّ نَشَأَ فِي عِبَادَةِ اللَّهِ، وَرَجُلٌ قَلْبُهُ مُتعَلِّقٌ بالْمَسْجِدِ إِذَا خَرَجَ مِنْهُ حَتَّى يَعُودَ إِلَيْهِ، وَرَجُلَانِ تَحَابَّا فِي اللَّهِ اجْتَمَعَا عَلَى ذَلِكَ وَتَفَرَّقَا، وَرَجُلٌ ذَكَرَ اللَّهَ خَالِيًا فَفَاضَتْ عَيْنَاهُ، وَرَجُلٌ دَعَتْهُ ذَاتُ حَسَبٍ وَجَمَالٍ فَقَالَ: إِنِّي أَخَافُ اللَّهَ، وَرَجُلٌ تَصَدَّقَ بِصَدَقَةٍ فَأَخْفَاهَا حَتَّى لَا تَعْلَمَ شِمَالُهُ مَا تُنْفِقُ يَمِينُهُ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Khubayb ibn ʿAbd ar-Raḥmān al-Anṣārī, d'après Ḥafṣ ibn ʿĀṣim, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, ou d'après Abū Hurayra, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Il en est sept qu'Allah abritera sous Son ombre, le jour où il n'est d'ombre que Son ombre : un dirigeant juste ; un jeune homme qui a grandi dans l'adoration d'Allah ; un homme dont le cœur reste attaché à la mosquée lorsqu'il en sort, jusqu'à ce qu'il y revienne ; deux hommes qui se sont aimés en Allah, se sont réunis sur cela et se sont séparés ; un homme qui a évoqué Allah dans la solitude et dont les yeux ont débordé de larmes ; un homme qu'une femme de haut rang et de beauté a sollicité et qui a dit : “Je crains Allah” ; et un homme qui a fait une aumône et l'a cachée, au point que sa main gauche ne sait pas ce que dépense sa main droite. »

  193. 1879

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " إِذَا أَحَبَّ اللَّهُ الْعَبْدَ، قَالَ لِجِبْرِيلَ قَدْ أَحْبَبْتُ فُلَانًا، فَأَحِبَّهُ، فَيُحِبُّهُ جِبْرِيلُ، ثُمَّ يُنَادِي فِي أَهْلِ السَّمَاءِ: إِنَّ اللَّهَ قَدْ أَحَبَّ فُلَانًا، فَأَحِبُّوهُ، فَيُحِبُّهُ أَهْلُ السَّمَاءِ، ثُمَّ يَضَعُ لَهُ الْقَبُولُ فِي الْأَرْضِ، وَإِذَا أَبْغَضَ اللَّهُ الْعَبْدَ " قَالَ مَالِكٌ: «لَا أَحْسِبُهُ إِلَّا أَنَّهُ قَالَ فِي الْبُغْضِ مِثْلَ ذَلِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d'après son père, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsqu'Allah aime le serviteur, Il dit à Jibrīl : “J'aime Untel, aime-le donc.” Jibrīl l'aime alors, puis il proclame parmi les habitants du ciel : “Allah aime Untel, aimez-le donc.” Les habitants du ciel l'aiment alors, puis Il lui accorde l'agrément sur la terre. Et lorsqu'Allah déteste le serviteur… » Mālik a dit : « Je pense bien qu'il a dit, au sujet de la détestation, la même chose. »

  194. 1880

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي حَازِمِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِي إِدْرِيسَ الْخَوْلَانِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: دَخَلْتُ فِي مَسْجِدِ دِمَشْقَ فَإِذَا فَتًى شَابٌّ بَرَّاقُ الثَّنَايَا، وَإِذَا النَّاسُ مَعَهُ إِذَا اخْتَلَفُوا فِي شَيْءٍ أَسْنَدُوا إِلَيْهِ، وَصَدَرُوا عَنْ قَوْلِهِ، فَسَأَلْتُ عَنْهُ، فَقِيلَ هَذَا مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ، فَلَمَّا كَانَ الْغَدُ هَجَّرْتُ فَوَجَدْتُهُ قَدْ سَبَقَنِي بِالتَّهْجِيرِ، وَوَجَدْتُهُ يُصَلِّي، قَالَ: فَانْتَظَرْتُهُ حَتَّى قَضَى صَلَاتَهُ، ثُمَّ جِئْتُهُ مِنْ قِبَلِ وَجْهِهِ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ، ثُمَّ قُلْتُ: وَاللَّهِ إِنِّي لَأُحِبُّكَ لِلَّهِ، فَقَالَ: آللَّهِ؟ قَالَ: فَقُلْتُ: آللَّهِ، فَقَالَ: آللَّهِ؟ فَقُلْتُ: آللَّهِ، فَقَالَ: آللَّهِ؟ فَقُلْتُ: آللَّهِ. قَالَ: فَأَخَذَ بِحُبْوَةِ رِدَائِي فَجَبَذَنِي إِلَيْهِ، وَقَالَ: أَبْشِرْ فَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: " قَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: وَجَبَتْ مَحَبَّتِي لِلْمُتَحَابِّينَ فِيَّ، وَالْمُتَجَالِسِينَ فِيَّ، وَالْمُتَزَاوِرِينَ فِيَّ، وَالْمُتَبَاذِلِينَ فِيَّ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Ḥāzim ibn Dīnār, d'après Abū Idrīs al-Khawlānī, qu'il a dit : J'entrai dans la mosquée de Damas, et voici un jeune homme aux dents éclatantes, entouré de gens qui, lorsqu'ils divergeaient sur une chose, s'en remettaient à lui et s'en tenaient à sa parole. Je m'enquis de lui, et l'on me dit : C'est Muʿādh ibn Jabal. Le lendemain, je vins de bonne heure et trouvai qu'il m'avait devancé, et je le trouvai en prière. Il dit : J'attendis qu'il ait achevé sa prière, puis je vins à lui de face, le saluai et lui dis : Par Allah, je t'aime pour Allah. Il dit : Par Allah ? Je dis : Par Allah. Il dit : Par Allah ? Je dis : Par Allah. Il dit : Par Allah ? Je dis : Par Allah. Il dit : Il saisit alors le pan de mon manteau [ridāʾ], m'attira à lui et dit : Réjouis-toi, car j'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Allah, Béni et Exalté, a dit : “Mon amour est acquis à ceux qui s'aiment en Moi, à ceux qui s'assoient ensemble en Moi, à ceux qui se rendent visite en Moi et à ceux qui se font des dons les uns aux autres en Moi.” »

  195. 1881

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «الْقَصْدُ وَالتُّؤَدَةُ وَحُسْنُ السَّمْتِ جُزْءٌ مِنْ خَمْسَةٍ وَعِشْرِينَ جُزْءًا مِنَ النُّبُوَّةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu'il disait : « La modération, la pondération et la belle tenue sont une part des vingt-cinq parts de la prophétie. »

  196. Le songeبَابُ الرُّؤْيَا
  197. 1882

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ الْأَنْصَارِيِّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «الرُّؤْيَا الْحَسَنَةُ مِنَ الرَّجُلِ الصَّالِحِ جُزْءٌ مِنْ سِتَّةٍ وَأَرْبَعِينَ جُزْءًا مِنَ النُّبُوَّةِ»، وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِثْلَ ذَلِكَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa al-Anṣārī, d'après Anas ibn Mālik, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le bon songe de l'homme vertueux est une part des quarante-six parts de la prophétie. » Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū z-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, d'après le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, la même chose.

  198. 1883

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ زُفَرَ بْنِ صَعْصَعَةَ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ إِذَا انْصَرَفَ مِنْ صَلَاةِ الْغَدَاةِ يَقُولُ: «هَلْ رَأَى أَحَدٌ مِنْكُمُ اللَّيْلَةَ رُؤْيَا»، وَيَقُولُ: «لَيْسَ يَبْقَى بَعْدِي مِنَ النُّبُوَّةِ إِلَّا الرُّؤْيَا الصَّالِحَةُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, d'après Zufar ibn Ṣaʿṣaʿa ibn Mālik, d'après son père, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il avait achevé la prière du matin, disait : « L'un de vous a-t-il vu un songe cette nuit ? », et il disait : « Il ne restera après moi, de la prophétie, que le songe vertueux. »

  199. 1884

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَنْ يَبْقَى بَعْدِي مِنَ النُّبُوَّةِ إِلَّا الْمُبَشِّرَاتُ»، فَقَالُوا: وَمَا الْمُبَشِّرَاتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ قَالَ: «الرُّؤْيَا الصَّالِحَةُ يَرَاهَا الرَّجُلُ الصَّالِحُ أَوْ تُرَى لَهُ، جُزْءٌ مِنْ سِتَّةٍ وَأَرْبَعِينَ جُزْءًا مِنَ النُّبُوَّةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Il ne restera après moi, de la prophétie, que les annonces heureuses [al-mubashshirāt]. » Ils dirent : Que sont les annonces heureuses, ô Messager d'Allah ? Il dit : « Le songe vertueux que voit l'homme vertueux, ou que l'on voit pour lui : une part des quarante-six parts de la prophétie. »

  200. 1885

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ أَبَا قَتَادَةَ بْنَ رِبْعِيٍّ يَقُولُ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «الرُّؤْيَا الصَّالِحَةُ مِنَ اللَّهِ، وَالْحُلْمُ مِنَ الشَّيْطَانِ، فَإِذَا رَأَى أَحَدُكُمُ الشَّيْءَ يَكْرَهُهُ، فَلْيَنْفُثْ عَنْ يَسَارِهِ ثَلَاثَ مَرَّاتٍ إِذَا اسْتَيْقَظَ، وَلْيَتَعَوَّذْ بِاللَّهِ مِنْ شَرِّهَا، فَإِنَّهَا لَنْ تَضُرَّهُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ» قَالَ أَبُو سَلَمَةَ: «إِنْ كُنْتُ لَأَرَى الرُّؤْيَا هِيَ أَثْقَلُ عَلَيَّ مِنَ الْجَبَلِ فَلَمَّا سَمِعْتُ هَذَا الْحَدِيثَ فَمَا كُنْتُ أُبَالِيهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qu'il a dit : J'ai entendu Abū Qatāda ibn Ribʿī dire : J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Le songe vertueux vient d'Allah, et le mauvais rêve [ḥulm] vient du diable. Lorsque l'un de vous voit une chose qui lui déplaît, qu'il souffle légèrement à sa gauche trois fois à son réveil et qu'il cherche refuge auprès d'Allah contre son mal : elle ne lui nuira pas, si Allah le veut. » Abū Salama a dit : « Il m'arrivait de voir un songe qui me pesait plus qu'une montagne ; depuis que j'ai entendu ce hadith, je ne m'en soucie plus. »

  201. 1886

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: فِي هَذِهِ الْآيَةِ: {لَهُمُ الْبُشْرَى فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الْآخِرَةِ} [يونس: 64] قَالَ: «هِيَ الرُّؤْيَا الصَّالِحَةُ يَرَاهَا الرَّجُلُ الصَّالِحُ أَوْ تُرَى لَهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il disait au sujet de ce verset : « À eux la bonne nouvelle dans la vie d'ici-bas et dans l'au-delà » [10 : 64] : « C'est le songe vertueux que voit l'homme vertueux, ou que l'on voit pour lui. »

  202. Ce qui est rapporté sur le nardبَابُ مَا جَاءَ فِي النَّرْدِ
  203. 1887

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُوسَى بْنِ مَيْسَرَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي هِنْدٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى الْأَشْعَرِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ لَعِبَ بِالنَّرْدِ فَقَدْ عَصَى اللَّهَ وَرَسُولَهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Mūsā ibn Maysara, d'après Saʿīd ibn Abī Hind, d'après Abū Mūsā al-Ashʿarī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Quiconque joue au nard [jeu de pions] a désobéi à Allah et à Son Messager. »

  204. 1888

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ أَبِي عَلْقَمَةَ، عَنْ أُمِّهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ بَلَغَهَا: «أَنَّ أَهْلَ بَيْتٍ فِي دَارِهَا كَانُوا سُكَّانًا فِيهَا، عِنْدَهُمْ نَرْدٌ فَأَرْسَلَتْ إِلَيْهِمْ لَئِنْ لَمْ تُخْرِجُوهَا لَأُخْرِجَنَّكُمْ مِنْ دَارِي، وَأَنْكَرَتْ ذَلِكَ عَلَيْهِمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAlqama ibn Abī ʿAlqama, d'après sa mère, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'il lui est parvenu que les gens d'une maisonnée qui logeaient dans sa demeure avaient chez eux un nard. Elle leur fit dire : « Si vous ne le faites pas sortir, je vous ferai sortir de ma demeure », et elle les en blâma.

  205. 1889

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، «أَنَّهُ كَانَ إِذَا وَجَدَ أَحَدًا مِنْ أَهْلِهِ يَلْعَبُ بِالنَّرْدِ ضَرَبَهُ وَكَسَرَهَا» قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: " لَا خَيْرَ فِي الشَّطْرَنْجِ، وَكَرِهَهَا، وَسَمِعْتُهُ يَكْرَهُ اللَّعِبَ بِهَا، وَبِغَيْرِهَا مِنَ الْبَاطِلِ، وَيَتْلُو هَذِهِ الْآيَةَ: {فَمَاذَا بَعْدَ الْحَقِّ إِلَّا الضَّلَالُ} [يونس: 32] "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que lorsqu'il trouvait l'un des siens en train de jouer au nard, il le frappait et brisait le jeu. Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire : « Il n'y a aucun bien dans les échecs », et il les réprouvait. Je l'ai entendu réprouver que l'on y joue, ainsi qu'à tout autre jeu vain, et il récitait ce verset : « Qu'y a-t-il après la vérité, sinon l'égarement ? » [10 : 32].

  206. La manière de saluerبَابُ الْعَمَلِ فِي السَّلَامِ
  207. 1890

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «يُسَلِّمُ الرَّاكِبُ عَلَى الْمَاشِي، وَإِذَا سَلَّمَ مِنَ الْقَوْمِ وَاحِدٌ أَجْزَأَ عَنْهُمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Celui qui est sur une monture salue celui qui marche, et lorsqu'un seul homme du groupe salue, cela suffit pour eux tous. »

  208. 1891

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ عَطَاءٍ، أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ جَالِسًا عِنْدَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ فَدَخَلَ عَلَيْهِ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ فَقَالَ: السَّلَامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، ثُمَّ زَادَ شَيْئًا مَعَ ذَلِكَ أَيْضًا، قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ، وَهُوَ يَوْمَئِذٍ قَدْ ذَهَبَ بَصَرُهُ، مَنْ هَذَا؟ قَالُوا: هَذَا الْيَمَانِي الَّذِي يَغْشَاكَ فَعَرَّفُوهُ إِيَّاهُ، قَالَ: فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: «إِنَّ السَّلَامَ انْتَهَى إِلَى الْبَرَكَةِ» قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ، هَلْ يُسَلَّمُ عَلَى الْمَرْأَةِ؟ فَقَالَ: «أَمَّا الْمُتَجَالَّةُ فَلَا أَكْرَهُ ذَلِكَ، وَأَمَّا الشَّابَّةُ فَلَا أُحِبُّ ذَلِكَ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Wahb ibn Kaysān, d'après Muḥammad ibn ʿAmr ibn ʿAṭāʾ, qu'il a dit : J'étais assis auprès de ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās lorsqu'un homme du Yémen entra chez lui et dit : « Que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions », puis il ajouta encore quelque chose à cela. Ibn ʿAbbās, qui avait alors perdu la vue, dit : « Qui est-ce ? » Ils dirent : « C'est le Yéménite qui te fréquente », et ils le lui firent reconnaître. Il dit : Ibn ʿAbbās dit alors : « Le salut s'arrête à la bénédiction. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik : salue-t-on la femme ? Il répondit : « Pour la femme âgée [al-mutajālla], je ne réprouve pas cela ; quant à la jeune femme, je n'aime pas cela. »

  209. Ce qui est rapporté sur le salut adressé aux juifs et aux chrétiensبَابُ مَا جَاءَ فِي السَّلَامِ عَلَى الْيَهُودِ وَالنَّصَارَى
  210. 1892

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " إِنَّ الْيَهُودَ إِذَا سَلَّمَ عَلَيْكُمْ أَحَدُهُمْ، فَإِنَّمَا يَقُولُ: السَّامُ عَلَيْكُمْ، فَقُلْ: عَلَيْكَ " وَسُئِلَ مَالِكٌ عَمَّنْ سَلَّمَ عَلَى الْيَهُودِيِّ أَوِ النَّصْرَانِيِّ هَلْ يَسْتَقِيلُهُ ذَلِكَ؟ فَقَالَ: «لَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un des juifs vous salue, il dit seulement : “Que la mort [as-sām] soit sur vous” ; réponds donc : “Sur toi”. » On interrogea Mālik sur celui qui a salué un juif ou un chrétien : doit-il lui demander de tenir ce salut pour non avenu ? Il répondit : « Non. »

  211. Dispositions diverses sur le salutبَابُ جَامِعِ السَّلَامِ
  212. 1893

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ أَبِي مُرَّةَ مَوْلَى عَقِيلِ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، عَنْ أَبِي وَاقِدٍ اللَّيْثِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَيْنَمَا هُوَ جَالِسٌ فِي الْمَسْجِدِ، وَالنَّاسُ مَعَهُ إِذْ أَقْبَلَ نَفَرٌ ثَلَاثَةٌ، فَأَقْبَلَ اثْنَانِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَذَهَبَ وَاحِدٌ، فَلَمَّا وَقَفَا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَلَّمَا، فَأَمَّا أَحَدُهُمَا فَرَأَى فُرْجَةً فِي الْحَلْقَةِ فَجَلَسَ فِيهَا، وَأَمَّا الْآخَرُ فَجَلَسَ خَلْفَهُمْ، وَأَمَّا الثَّالِثُ فَأَدْبَرَ ذَاهِبًا، فَلَمَّا فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " أَلَا أُخْبِرُكُمْ عَنِ النَّفَرِ الثَّلَاثَةِ: أَمَّا أَحَدُهُمْ فَأَوَى إِلَى اللَّهِ فَآوَاهُ اللَّهُ، وَأَمَّا الْآخَرُ فَاسْتَحْيَا فَاسْتَحْيَا اللَّهُ مِنْهُ، وَأَمَّا الْآخَرُ فَأَعْرَضَ فَأَعْرَضَ اللَّهُ عَنْهُ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, d'après Abū Murra, mawlā [affranchi] de ʿAqīl ibn Abī Ṭālib, d'après Abū Wāqid al-Laythī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était assis dans la mosquée, les gens avec lui, lorsque trois hommes arrivèrent. Deux d'entre eux s'avancèrent vers le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et l'un s'en alla. Lorsque les deux hommes s'arrêtèrent devant le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ils saluèrent. L'un d'eux vit un espace libre dans le cercle et s'y assit ; l'autre s'assit derrière eux ; quant au troisième, il tourna le dos et partit. Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, eut terminé, il dit : « Ne vous informerai-je pas au sujet de ces trois hommes ? L'un d'eux a cherché refuge auprès d'Allah, et Allah lui a donné refuge ; l'autre a eu de la pudeur, et Allah a eu de la pudeur à son égard ; quant au dernier, il s'est détourné, et Allah s'est détourné de lui. »

  213. 1894

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، وَسَلَّمَ عَلَيْهِ رَجُلٌ، فَرَدَّ عَلَيْهِ السَّلَامَ، ثُمَّ سَأَلَ عُمَرُ الرَّجُلَ: «كَيْفَ أَنْتَ؟» فَقَالَ: أَحْمَدُ إِلَيْكَ اللَّهَ، فَقَالَ عُمَرُ: «ذَلِكَ الَّذِي أَرَدْتُ مِنْكَ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, d'après Anas ibn Mālik, qu'il a entendu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, qu'un homme venait de saluer et qui lui avait rendu son salut, demander ensuite à cet homme : « Comment vas-tu ? » Il répondit : « Je loue Allah auprès de toi. » ʿUmar dit : « C'est ce que j'attendais de toi. »

  214. 1895

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّ الطُّفَيْلَ بْنَ أُبَيِّ بْنِ كَعْبٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ كَانَ يَأْتِي عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ فَيَغْدُو مَعَهُ إِلَى السُّوقِ، قَالَ: فَإِذَا غَدَوْنَا إِلَى السُّوقِ، لَمْ يَمْرُرْ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ عَلَى سَقَاطٍ، وَلَا صَاحِبِ بِيعَةٍ، وَلَا مِسْكِينٍ، وَلَا أَحَدٍ إِلَّا سَلَّمَ عَلَيْهِ، قَالَ الطُّفَيْلُ: فَجِئْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ يَوْمًا فَاسْتَتْبَعَنِي إِلَى السُّوقِ، فَقُلْتُ لَهُ: وَمَا تَصْنَعُ فِي السُّوقِ؟ وَأَنْتَ لَا تَقِفُ عَلَى الْبَيِّعِ، وَلَا تَسْأَلُ عَنِ السِّلَعِ، وَلَا تَسُومُ بِهَا، وَلَا تَجْلِسُ فِي مَجَالِسِ السُّوقِ؟ قَالَ: وَأَقُولُ اجْلِسْ بِنَا هَاهُنَا نَتَحَدَّثُ، قَالَ فَقَالَ لِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: «يَا أَبَا بَطْنٍ - وَكَانَ الطُّفَيْلُ ذَا بَطْنٍ - إِنَّمَا نَغْدُو مِنْ أَجْلِ السَّلَامِ، نُسَلِّمُ عَلَى مَنْ لَقِيَنَا»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, qu'aṭ-Ṭufayl ibn Ubayy ibn Kaʿb l'a informé qu'il se rendait chez ʿAbd Allāh ibn ʿUmar et partait le matin avec lui au marché. Il a dit : Lorsque nous allions au marché, ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne passait devant aucun revendeur de menus objets [saqqāṭ], ni devant aucun vendeur, ni devant un pauvre, ni devant qui que ce soit, sans le saluer. Aṭ-Ṭufayl a dit : Un jour, je vins chez ʿAbd Allāh ibn ʿUmar et il me demanda de le suivre au marché. Je lui dis : « Que vas-tu faire au marché, alors que tu ne t'arrêtes pas devant le vendeur, que tu ne t'enquiers pas des marchandises, que tu n'en discutes pas le prix et que tu ne t'assieds pas dans les assemblées du marché ? » Il a dit : Et je lui disais : « Assieds-toi ici avec nous, que nous conversions. » Il a dit : ʿAbd Allāh ibn ʿUmar me répondit alors : « Ô homme au ventre [Abū Baṭn] (aṭ-Ṭufayl avait du ventre), nous ne sortons le matin que pour le salut : nous saluons ceux que nous rencontrons. »

    Saqqāṭ : celui qui vend des marchandises de peu de valeur.

  215. 1896

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ رَجُلًا سَلَّمَ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، فَقَالَ: السَّلَامُ عَلَيْكَ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، وَالْغَادِيَاتُ وَالرَّائِحَاتُ، فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: «وَعَلَيْكَ أَلْفًا، ثُمَّ كَأَنَّهُ كَرِهَ ذَلِكَ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'un homme salua ʿAbd Allāh ibn ʿUmar en disant : « Que la paix soit sur toi, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions, et celles qui partent au matin et celles qui reviennent au soir. » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar lui répondit : « Et sur toi, mille [fois autant]. » Puis ce fut comme s'il avait réprouvé cela.

    « Celles qui partent au matin et celles qui reviennent au soir » : les oiseaux, selon ʿĪsā ibn Dīnār ; al-Bājī y voit peut-être les anges gardiens. Ibn ʿUmar réprouve que l'on ajoute au salut après « Ses bénédictions ».

  216. 1897

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ " إِذَا دُخِلَ الْبَيْتُ غَيْرُ الْمَسْكُونِ يُقَالُ: السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ "

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que, lorsqu'on entre dans une maison inhabitée, on dit : « Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. »

  217. La demande de permission d'entrerبَابُ الِاسْتِئْذَانِ
  218. 1898

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ سُلَيْمٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَأَلَهُ رَجُلٌ، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَسْتَأْذِنُ عَلَى أُمِّي؟ فَقَالَ: «نَعَمْ»، فَقَالَ الرَّجُلُ: إِنِّي مَعَهَا فِي الْبَيْتِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «اسْتَأْذِنْ عَلَيْهَا»، فَقَالَ الرَّجُلُ: إِنِّي خَادِمُهَا، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «اسْتَأْذِنْ عَلَيْهَا، أَتُحِبُّ أَنْ تَرَاهَا عُرْيَانَةً؟» قَالَ: لَا، قَالَ: «فَاسْتَأْذِنْ عَلَيْهَا»

    Mālik m'a rapporté, d'après Ṣafwān ibn Sulaym, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, qu'un homme interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, dois-je demander la permission d'entrer auprès de ma mère ? » Il répondit : « Oui. » L'homme dit : « Je vis avec elle dans la maison. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Demande-lui la permission. » L'homme dit : « C'est moi qui la sers. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Demande-lui la permission. Aimerais-tu la voir nue ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Alors demande-lui la permission. »

  219. 1899

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٍ، عَنِ الثِّقَةِ عِنْدَهُ، عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْأَشَجِّ، عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، عَنْ أَبِي مُوسَى الْأَشْعَرِيِّ أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «الِاسْتِئْذَانُ ثَلَاثٌ، فَإِنْ أُذِنَ لَكَ فَادْخُلْ وَإِلَّا فَارْجِعْ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après quelqu'un qu'il tient pour digne de confiance, d'après Bukayr ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ashajj, d'après Busr ibn Saʿīd, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, d'après Abū Mūsā al-Ashʿarī, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La demande de permission se fait trois fois : si l'on te l'accorde, entre ; sinon, retourne-t'en. »

  220. 1900

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ غَيْرِ وَاحِدٍ مِنْ عُلَمَائِهِمْ، أَنَّ أَبَا مُوسَى الْأَشْعَرِيَّ جَاءَ يَسْتَأْذِنُ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فَاسْتَأْذَنَ ثَلَاثًا ثُمَّ رَجَعَ، فَأَرْسَلَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فِي أَثَرِهِ، فَقَالَ: مَا لَكَ لَمْ تَدْخُلْ؟ فَقَالَ أَبُو مُوسَى سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «الِاسْتِئْذَانُ ثَلَاثٌ، فَإِنْ أُذِنَ لَكَ فَادْخُلْ، وَإِلَّا فَارْجِعْ» فَقَالَ عُمَرُ: وَمَنْ يَعْلَمُ هَذَا لَئِنْ لَمْ تَأْتِنِي بِمَنْ يَعْلَمُ ذَلِكَ لَأَفْعَلَنَّ بِكَ كَذَا وَكَذَا، فَخَرَجَ أَبُو مُوسَى حَتَّى جَاءَ مَجْلِسًا فِي الْمَسْجِدِ يُقَالُ لَهُ مَجْلِسُ الْأَنْصَارِ، فَقَالَ إِنِّي أَخْبَرْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ أَنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «الِاسْتِئْذَانُ ثَلَاثٌ، فَإِنْ أُذِنَ لَكَ فَادْخُلْ، وَإِلَّا فَارْجِعْ»، فَقَالَ: لَئِنْ لَمْ تَأْتِنِي بِمَنْ يَعْلَمُ هَذَا لَأَفْعَلَنَّ بِكَ كَذَا وَكَذَا، فَإِنْ كَانَ سَمِعَ ذَلِكَ أَحَدٌ مِنْكُمْ فَلْيَقُمْ مَعِي، فَقَالُوا لِأَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ: قُمْ مَعَهُ، وَكَانَ أَبُو سَعِيدٍ أَصْغَرَهُمْ، فَقَامَ مَعَهُ فَأَخْبَرَ بِذَلِكَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، فَقَالَ عُمَرُ لِأَبِي مُوسَى: أَمَا إِنِّي لَمْ أَتَّهِمْكَ، وَلَكِنِّي خَشِيتُ أَنْ يَتَقَوَّلَ النَّاسُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, d'après plus d'un de leurs savants, qu'Abū Mūsā al-Ashʿarī vint demander la permission d'entrer chez ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. Il la demanda trois fois, puis s'en retourna. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb envoya quelqu'un à sa suite et dit : « Qu'as-tu à ne pas être entré ? » Abū Mūsā répondit : « J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : “La demande de permission se fait trois fois : si l'on te l'accorde, entre ; sinon, retourne-t'en.” » ʿUmar dit : « Et qui [d'autre] sait cela ? Si tu ne m'amènes pas quelqu'un qui le sait, je te ferai telle et telle chose. » Abū Mūsā sortit et parvint à une assemblée, dans la mosquée, que l'on appelait l'assemblée des Anṣār. Il dit : « J'ai informé ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb que j'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : “La demande de permission se fait trois fois : si l'on te l'accorde, entre ; sinon, retourne-t'en”, et il a dit : “Si tu ne m'amènes pas quelqu'un qui sait cela, je te ferai telle et telle chose.” Si l'un de vous a entendu cela, qu'il se lève avec moi. » Ils dirent à Abū Saʿīd al-Khudrī : « Lève-toi avec lui. » Abū Saʿīd était le plus jeune d'entre eux. Il se leva avec lui et en informa ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. ʿUmar dit alors à Abū Mūsā : « Certes, je ne te soupçonnais pas, mais j'ai craint que les gens n'attribuent au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, des paroles qu'il n'a pas dites. »

  221. La formule adressée à celui qui éternueبَابُ التَّشْمِيتِ فِي الْعُطَاسِ
  222. 1901

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " إِنْ عَطَسَ فَشَمِّتْهُ، ثُمَّ إِنْ عَطَسَ فَشَمِّتْهُ، ثُمَّ إِنْ عَطَسَ فَشَمِّتْهُ، ثُمَّ إِنْ عَطَسَ فَقُلْ: إِنَّكَ مَضْنُوكٌ " قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ لَا أَدْرِي أَبَعْدَ الثَّالِثَةِ أَوِ الرَّابِعَةِ

    Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « S'il éternue, adresse-lui la formule [de miséricorde] ; puis s'il éternue, adresse-lui la formule ; puis s'il éternue, adresse-lui la formule ; puis s'il éternue, dis : “Tu es enrhumé.” » ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr a dit : Je ne sais pas si c'est après la troisième fois ou après la quatrième.

    La formule [tashmīt] consiste à dire à celui qui éternue : « Qu'Allah te fasse miséricorde. »

  223. 1902

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ إِذَا عَطَسَ، فَقِيلَ لَهُ: يَرْحَمُكَ اللَّهُ؟ قَالَ: «يَرْحَمُنَا اللَّهُ وَإِيَّاكُمْ، وَيَغْفِرُ لَنَا وَلَكُمْ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il éternuait et qu'on lui disait : « Qu'Allah te fasse miséricorde », répondait : « Qu'Allah nous fasse miséricorde, à nous et à vous, et qu'Il nous pardonne, à nous et à vous. »

  224. Ce qui est rapporté sur les imagesبَابُ مَا جَاءَ فِي الصُّوَرِ
  225. 1903

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّ رَافِعَ بْنَ إِسْحَاقَ، مَوْلَى الشِّفَاءِ، أَخْبَرَهُ قَالَ: دَخَلْتُ أَنَا وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي طَلْحَةَ، عَلَى أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ نَعُودُهُ، فَقَالَ لَنَا أَبُو سَعِيدٍ: أَخْبَرَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَنَّ الْمَلَائِكَةَ لَا تَدْخُلُ بَيْتًا فِيهِ تَمَاثِيلُ أَوْ تَصَاوِيرُ» يَشُكُّ إِسْحَاقُ لَا يَدْرِي أَيَّتَهُمَا قَالَ أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ.

    Mālik m'a rapporté, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, que Rāfiʿ ibn Isḥāq, mawlā d'ash-Shifāʾ, l'a informé en disant : Nous sommes entrés, ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa et moi, chez Abū Saʿīd al-Khudrī pour le visiter dans sa maladie. Abū Saʿīd nous dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, nous a informés que « les anges n'entrent pas dans une maison où se trouvent des statues ou des images ». Isḥāq doute : il ne sait pas lequel des deux mots Abū Saʿīd al-Khudrī a dit.

  226. 1904

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، أَنَّهُ دَخَلَ عَلَى أَبِي طَلْحَةَ الْأَنْصَارِيِّ يَعُودُهُ، قَالَ: فَوَجَدَ عِنْدَهُ سَهْلَ بْنَ حُنَيْفٍ فَدَعَا أَبُو طَلْحَةَ إِنْسَانًا، فَنَزَعَ نَمَطًا مِنْ تَحْتِهِ، فَقَالَ لَهُ سَهْلُ بْنُ حُنَيْفٍ: لِمَ تَنْزِعُهُ؟ قَالَ: لِأَنَّ فِيهِ تَصَاوِيرَ، وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِيهَا مَا قَدْ عَلِمْتَ، فَقَالَ سَهْلٌ: أَلَمْ يَقُلْ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «إِلَّا مَا كَانَ رَقْمًا فِي ثَوْبٍ»، قَالَ: بَلَى، وَلَكِنَّهُ أَطْيَبُ لِنَفْسِي

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Abū an-Naḍr, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, qu'il entra chez Abū Ṭalḥa al-Anṣārī pour le visiter dans sa maladie. Il a dit : Il trouva auprès de lui Sahl ibn Ḥunayf. Abū Ṭalḥa appela quelqu'un, qui retira un tapis [namaṭ] de dessous lui. Sahl ibn Ḥunayf lui dit : « Pourquoi le retires-tu ? » Il répondit : « Parce qu'il porte des images, et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit à leur sujet ce que tu sais. » Sahl dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'a-t-il pas dit : “Sauf ce qui est un motif sur une étoffe” ? » Il répondit : « Si, mais cela met mon âme plus à l'aise. »

  227. 1905

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا اشْتَرَتْ نُمْرُقَةً فِيهَا تَصَاوِيرُ، فَلَمَّا رَآهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَامَ عَلَى الْبَابِ فَلَمْ يَدْخُلْ، فَعَرَفَتْ فِي وَجْهِهِ الْكَرَاهِيَةَ، وَقَالَتْ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَتُوبُ إِلَى اللَّهِ، وَإِلَى رَسُولِهِ، فَمَاذَا أَذْنَبْتُ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا بَالُ هَذِهِ النُّمْرُقَةِ»؟ قَالَتِ: اشْتَرَيْتُهَا لَكَ تَقْعُدُ عَلَيْهَا، وَتَوَسَّدُهَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " إِنَّ أَصْحَابَ هَذِهِ الصُّوَرِ يُعَذَّبُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ يُقَالُ لَهُمْ: أَحْيُوا مَا خَلَقْتُمْ "، ثُمَّ قَالَ: «إِنَّ الْبَيْتَ الَّذِي فِيهِ الصُّوَرُ لَا تَدْخُلُهُ الْمَلَائِكَةُ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle acheta un coussin [numruqa] portant des images. Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le vit, il s'arrêta à la porte et n'entra pas. Elle reconnut la réprobation sur son visage et dit : « Ô Messager d'Allah, je me repens à Allah et à Son Messager. Quelle faute ai-je commise ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Qu'en est-il de ce coussin ? » Elle répondit : « Je l'ai acheté pour toi, pour que tu t'y assoies et que tu t'y accoudes. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Les auteurs de ces images seront châtiés le Jour de la Résurrection ; il leur sera dit : “Donnez vie à ce que vous avez créé.” » Puis il dit : « La maison où se trouvent des images, les anges n'y entrent pas. »

  228. Ce qui est rapporté sur la consommation du ḍabbبَابُ مَا جَاءَ فِي أَكْلِ الضَّبِّ
  229. 1906

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي صَعْصَعَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّهُ قَالَ: دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَيْتَ مَيْمُونَةَ بِنْتِ الْحَارِثِ فَإِذَا ضِبَابٌ فِيهَا بَيْضٌ، وَمَعَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ وَخَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ فَقَالَ: مِنْ أَيْنَ لَكُمْ هَذَا؟ فَقَالَتْ: أَهْدَتْهُ لِي أُخْتِي هُزَيْلَةُ بِنْتُ الْحَارِثِ، فَقَالَ: لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ وَخَالِدِ بْنِ الْوَلِيدِ: «كُلَا»، فَقَالَا: وَلَا تَأْكُلُ أَنْتَ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَقَالَ: «إِنِّي تَحْضُرُنِي مِنَ اللَّهِ حَاضِرَةٌ»، فَقَالَتْ مَيْمُونَةُ: أَنَسْقِيكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مِنْ لَبَنٍ عِنْدَنَا؟ فَقَالَ: «نَعَمْ»، فَلَمَّا شَرِبَ قَالَ: مِنْ أَيْنَ لَكُمْ هَذَا؟ فَقَالَتْ: أَهْدَتْهُ لِي أُخْتِي هُزَيْلَةُ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَرَأَيْتِكِ جَارِيَتَكِ الَّتِي كُنْتِ اسْتَأْمَرْتِنِي فِي عِتْقِهَا، أَعْطِيهَا أُخْتَكِ، وَصِلِي بِهَا رَحِمَكِ، تَرْعَى عَلَيْهَا فَإِنَّهُ خَيْرٌ لَكِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Ṣaʿṣaʿa, d'après Sulaymān ibn Yasār, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entra dans la demeure de Maymūna bint al-Ḥārith, et il y avait là des ḍabb [lézards du désert] avec des œufs. Il était accompagné de ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās et de Khālid ibn al-Walīd. Il dit : « D'où tenez-vous cela ? » Elle répondit : « C'est ma sœur Huzayla bint al-Ḥārith qui me l'a offert. » Il dit à ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās et à Khālid ibn al-Walīd : « Mangez. » Ils dirent : « Et toi, ne manges-tu pas, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Une présence venue d'Allah me visite. » Maymūna dit : « Te donnerons-nous à boire, ô Messager d'Allah, d'un lait que nous avons ? » Il répondit : « Oui. » Lorsqu'il eut bu, il dit : « D'où tenez-vous cela ? » Elle répondit : « C'est ma sœur Huzayla qui me l'a offert. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « Dis-moi, ta servante au sujet de laquelle tu m'avais consulté pour l'affranchir : donne-la à ta sœur et entretiens par elle ton lien de parenté ; elle fera paître [ses bêtes] pour elle. Cela vaut mieux pour toi. »

    « Une présence venue d'Allah » : l'ange qui descend auprès de lui avec la révélation, selon l'une des explications que rapporte az-Zurqānī.

  230. 1907

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ خَالِدِ بْنِ الْوَلِيدِ بْنِ الْمُغِيرَةِ، أَنَّهُ دَخَلَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَيْتَ مَيْمُونَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأُتِيَ بِضَبٍّ مَحْنُوذٍ، فَأَهْوَى إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِيَدِهِ، فَقَالَ بَعْضُ النِّسْوَةِ اللَّاتِي فِي بَيْتِ مَيْمُونَةَ: أَخْبِرُوا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِمَا يُرِيدُ أَنْ يَأْكُلَ مِنْهُ؟ فَقِيلَ: هُوَ ضَبٌّ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَرَفَعَ يَدَهُ، فَقُلْتُ: أَحَرَامٌ هُوَ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَقَالَ: «لَا، وَلَكِنَّهُ لَمْ يَكُنْ بِأَرْضِ قَوْمِي، فَأَجِدُنِي أَعَافُهُ» فَاجْتَرَرْتُهُ فَأَكَلْتُهُ، وَرَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَنْظُرُ

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Umāma ibn Sahl ibn Ḥunayf, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, d'après Khālid ibn al-Walīd ibn al-Mughīra, qu'il entra avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans la demeure de Maymūna, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. On apporta un ḍabb rôti, et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, tendit la main vers lui. L'une des femmes qui se trouvaient dans la demeure de Maymūna dit : « Informez le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de ce qu'il s'apprête à manger. » On dit : « C'est un ḍabb, ô Messager d'Allah. » Il retira sa main. Je dis : « Est-il illicite, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Non, mais il n'y en avait pas sur la terre de mon peuple, et je me trouve à y répugner. » Je le tirai alors à moi et je le mangeai, tandis que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, regardait.

  231. 1908

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَجُلًا نَادَى رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا تَرَى فِي الضَّبِّ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَسْتُ بِآكِلِهِ، وَلَا بِمُحَرِّمِهِ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'un homme interpella le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, que penses-tu du ḍabb ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « Je n'en mange pas et je ne l'interdis pas. »

  232. Ce qui est rapporté au sujet des chiensبَابُ مَا جَاءَ فِي أَمْرِ الْكِلَابِ
  233. 1909

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ خُصَيْفَةَ، أَنَّ السَّائِبَ بْنَ يَزِيدَ أَخْبَرَهُ، أَنَّهُ سَمِعَ سُفْيَانَ بْنَ أَبِي زُهَيْرٍ، وَهُوَ رَجُلٌ مِنْ شَنُوءَةَ مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَهُوَ يُحَدِّثُ نَاسًا مَعَهُ عِنْدَ بَابِ الْمَسْجِدِ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «مَنِ اقْتَنَى كَلْبًا لَا يُغْنِي عَنْهُ زَرْعًا، وَلَا ضَرْعًا، نَقَصَ مِنْ عَمَلِهِ كُلَّ يَوْمٍ قِيرَاطٌ» قَالَ: أَنْتَ سَمِعْتَ هَذَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: إِي وَرَبِّ هَذَا الْمَسْجِدِ

    Mālik m'a rapporté, d'après Yazīd ibn Khuṣayfa, qu'as-Sāʾib ibn Yazīd l'a informé qu'il a entendu Sufyān ibn Abī Zuhayr, un homme de Shanūʾa, l'un des Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, parler à des gens qui étaient avec lui près de la porte de la mosquée. Il dit : J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Quiconque détient un chien qui ne lui sert ni pour une culture ni pour un troupeau, il est retranché de ses œuvres, chaque jour, un qīrāṭ. » [As-Sāʾib] demanda : « Tu as entendu cela, toi, du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ? » Il répondit : « Oui, par le Seigneur de cette mosquée. »

    Qīrāṭ : ici, une part de la récompense des œuvres, dont Allah seul connaît la mesure, selon al-Bājī.

  234. 1910

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنِ اقْتَنَى إِلَّا كَلْبًا ضَارِيًا أَوْ كَلْبَ مَاشِيَةٍ، نَقَصَ مِنْ عَمَلِهِ كُلَّ يَوْمٍ قِيرَاطَانِ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Quiconque détient [un chien], hormis un chien dressé à la chasse ou un chien de troupeau, il est retranché de ses œuvres, chaque jour, deux qīrāṭ. »

  235. 1911

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، " أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: أَمَرَ بِقَتْلِ الْكِلَابِ "

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a ordonné de tuer les chiens.

  236. Ce qui est rapporté au sujet des moutonsبَابُ مَا جَاءَ فِي أَمْرِ الْغَنَمِ
  237. 1912

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «رَأْسُ الْكُفْرِ نَحْوَ الْمَشْرِقِ، وَالْفَخْرُ وَالْخُيَلَاءُ فِي أَهْلِ الْخَيْلِ وَالْإِبِلِ، الْفَدَّادِينَ أَهْلِ الْوَبَرِ، وَالسَّكِينَةُ فِي أَهْلِ الْغَنَمِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La tête de la mécréance est du côté de l'orient ; l'orgueil et la vanité sont chez les gens des chevaux et des chameaux, les criards [al-faddādūn], gens des tentes de poil ; et la sérénité est chez les gens des moutons. »

  238. 1913

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي صَعْصَعَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «يُوشِكُ أَنْ يَكُونَ خَيْرُ مَالِ الْمُسْلِمِ غَنَمًا يَتْبَعُ بِهَا شُعَبَ الْجِبَالِ، وَمَوَاقِعَ الْقَطْرِ يَفِرُّ بِدِينِهِ مِنَ الْفِتَنِ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Ṣaʿṣaʿa, d'après son père, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le temps est proche où le meilleur bien du musulman sera des moutons avec lesquels il suivra les gorges des montagnes et les lieux où tombe la pluie, fuyant avec sa religion loin des troubles. »

    Une autre édition du texte porte « les cimes des montagnes » (shaʿaf) au lieu de « les gorges des montagnes » (shuʿab).

  239. 1914

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَحْتَلِبَنَّ أَحَدٌ مَاشِيَةَ أَحَدٍ بِغَيْرِ إِذْنِهِ، أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَنْ تُؤْتَى مَشْرُبَتُهُ، فَتُكْسَرَ خِزَانَتُهُ فَيُنْتَقَلَ طَعَامُهُ، وَإِنَّمَا تَخْزُنُ لَهُمْ ضُرُوعُ مَوَاشِيهِمْ أَطْعِمَاتِهِمْ، فَلَا يَحْتَلِبَنَّ أَحَدٌ مَاشِيَةَ أَحَدٍ إِلَّا بِإِذْنِهِ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Que nul ne traie la bête d'autrui sans sa permission. L'un de vous aimerait-il que l'on vienne à sa chambre haute [mashruba], que l'on brise son garde-manger et que l'on emporte sa nourriture ? Or les mamelles de leurs bêtes ne font que garder pour eux leur nourriture. Que nul ne traie donc la bête d'autrui si ce n'est avec sa permission. »

  240. 1915

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَا مِنْ نَبِيٍّ إِلَّا وَقَدْ رَعَى غَنَمًا»، قِيلَ: وَأَنْتَ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ قَالَ: «وَأَنَا»

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Il n'est pas de prophète qui n'ait gardé des moutons. » On dit : « Toi aussi, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Moi aussi. »

  241. Ce qui est rapporté sur la souris qui tombe dans le beurre clarifié, et sur le fait de commencer par manger avant la prièreبَابُ مَا جَاءَ فِي الْفَأْرَةِ تَقَعُ فِي السَّمْنِ، وَالْبَدْءِ بِالْأَكْلِ قَبْلَ الصَّلَاةِ
  242. 1916

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللهِ بْنَ عُمَرَ، «كَانَ يُقَرَّبُ إِلَيْهِ عَشَاؤُهُ، فَيَسْمَعُ قِرَاءَةَ الْإِمَامِ وَهُوَ فِي بَيْتِهِ، فَلَا يَعْجَلُ عَنْ طَعَامِهِ حَتَّى يَقْضِيَ حَاجَتَهُ مِنْهُ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, qu'on présentait à ʿAbd Allāh ibn ʿUmar son dîner, qu'il entendait la récitation de l'imām alors qu'il était chez lui, et qu'il ne se hâtait pas de quitter son repas avant d'en avoir pris ce dont il avait besoin.

  243. 1917

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ مَيْمُونَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سُئِلَ عَنِ الْفَأْرَةِ تَقَعُ فِي السَّمْنِ؟ فَقَالَ: «انْزِعُوهَا وَمَا حَوْلَهَا فَاطْرَحُوهُ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, d'après Maymūna, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut interrogé sur la souris qui tombe dans le beurre clarifié. Il répondit : « Retirez-la, ainsi que ce qui l'entoure, et jetez-le. »

  244. Ce dont on se garde en fait de mauvais présageبَابُ مَا يُتَّقَى مِنَ الشُّؤْمِ
  245. 1918

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي حَازِمِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنْ كَانَ، فَفِي الْفَرَسِ، وَالْمَرْأَةِ، وَالْمَسْكَنِ» يَعْنِي الشُّؤْمَ

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Abū Ḥāzim ibn Dīnār, d'après Sahl ibn Saʿd as-Sāʿidī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « S'il existe, c'est dans le cheval, la femme et la demeure. » Il voulait dire le mauvais présage.

  246. 1919

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حَمْزَةَ، وَسَالِمٍ، ابْنَيْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " الشُّؤْمُ: فِي الدَّارِ وَالْمَرْأَةِ وَالْفَرَسِ "

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥamza et Sālim, les deux fils de ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le mauvais présage est dans la maison, la femme et le cheval. »

  247. 1920

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَتْ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، دَارٌ سَكَنَّاهَا، وَالْعَدَدُ كَثِيرٌ، وَالْمَالُ وَافِرٌ، فَقَلَّ الْعَدَدُ، وَذَهَبَ الْمَالُ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «دَعُوهَا ذَمِيمَةً»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : Une femme vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, c'est une maison que nous avons habitée alors que nous étions nombreux et que les biens étaient abondants ; puis le nombre a diminué et les biens s'en sont allés. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Quittez-la, blâmée qu'elle est. »

  248. Les noms réprouvésبَابُ مَا يُكْرَهُ مِنَ الْأَسْمَاءِ
  249. 1921

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لِلَقْحَةٍ: «مَنْ يَحْلُبُ هَذِهِ؟» فَقَامَ رَجُلٌ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا اسْمُكَ؟» فَقَالَ لَهُ الرَّجُلُ: مُرَّةُ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: اجْلِسْ، ثُمَّ قَالَ: «مَنْ يَحْلُبُ هَذِهِ؟» فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا اسْمُكَ؟»، فَقَالَ حَرْبٌ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «اجْلِسْ»، ثُمَّ قَالَ: «مَنْ يَحْلُبُ هَذِهِ؟» فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا اسْمُكَ؟»، فَقَالَ: يَعِيشُ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «احْلُبْ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit, au sujet d'une chamelle laitière : « Qui va traire celle-ci ? » Un homme se leva. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Quel est ton nom ? » L'homme lui répondit : « Murra [amertume]. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Assieds-toi. » Puis il dit : « Qui va traire celle-ci ? » Un homme se leva. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Ḥarb [guerre]. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Assieds-toi. » Puis il dit : « Qui va traire celle-ci ? » Un homme se leva. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Yaʿīsh [il vit]. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Trais-la. »

  250. 1922

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، قَالَ لِرَجُلٍ: «مَا اسْمُكَ؟» فَقَالَ جَمْرَةُ، قَالَ: «ابْنُ مَنْ؟»، قَالَ: ابْنُ شِهَابٍ: قَالَ: «مِمَّنْ؟» قَالَ: مِنَ الْحُرَقَةِ، قَالَ: «أَيْنَ مَسْكَنُكَ؟» قَالَ: بِحَرَّةِ النَّارِ، قَالَ: «بِأَيِّهَا؟»، قَالَ: بِذَاتِ لَظًى، قَالَ عُمَرُ: «أَدْرِكْ أَهْلَكَ فَقَدِ احْتَرَقُوا»، قَالَ: فَكَانَ كَمَا قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit à un homme : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Jamra [braise]. » Il dit : « Fils de qui ? » Il répondit : « Fils de Shihāb [flamme]. » Il dit : « De quelle tribu ? » Il répondit : « Des Ḥuraqa [brûlure]. » Il dit : « Où est ta demeure ? » Il répondit : « À Ḥarrat an-Nār [le champ de lave du feu]. » Il dit : « En quel endroit ? » Il répondit : « À Dhāt Laẓā [celle de la fournaise]. » ʿUmar dit : « Rejoins les tiens, car ils ont brûlé. » Il a dit : Et il en fut comme l'avait dit ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, qu'Allah l'agrée.

  251. Ce qui est rapporté sur la ḥijāma et le salaire de celui qui la pratiqueبَابُ مَا جَاءَ فِي الْحِجَامَةِ وَإِجَارَةِ الْحَجَّامِ
  252. 1923

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ قَالَ: «احْتَجَمَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - حَجَمَهُ أَبُو طَيْبَةَ -» فَأَمَرَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِصَاعٍ مِنْ تَمْرٍ، وَأَمَرَ أَهْلَهُ أَنْ يُخَفِّفُوا عَنْهُ مِنْ خَرَاجِهِ "

    Mālik m'a rapporté, d'après Ḥumayd aṭ-Ṭawīl, d'après Anas ibn Mālik, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se fit pratiquer la ḥijāma [saignée par ventouses] ; c'est Abū Ṭayba qui la lui pratiqua. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna de lui remettre un ṣāʿ de dattes et ordonna à ses maîtres d'alléger sa redevance [kharāj].

    Ṣāʿ : mesure de capacité valant quatre mudd. Kharāj : somme que le maître impose à son esclave de lui verser sur son gain.

  253. 1924

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنْ كَانَ دَوَاءٌ يَبْلُغُ الدَّاءَ، فَإِنَّ الْحِجَامَةَ تَبْلُغُهُ»

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « S'il est un remède qui atteint le mal, la ḥijāma l'atteint. »

  254. 1925

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ ابْنِ مُحَيِّصَةَ الْأَنْصَارِيِّ، أَحَدِ بَنِي حَارِثَةَ، أَنَّهُ اسْتَأْذَنَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي إِجَارَةِ الْحَجَّامِ، فَنَهَاهُ عَنْهَا فَلَمْ يَزَلْ يَسْأَلُهُ وَيَسْتَأْذِنُهُ حَتَّى قَالَ: «اعْلِفْهُ نُضَّاحَكَ» يَعْنِي رَقِيقَكَ "

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après Ibn Muḥayyiṣa al-Anṣārī, l'un des Banū Ḥāritha, qu'il demanda la permission au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, au sujet du salaire de celui qui pratique la ḥijāma. Il le lui interdit. Il ne cessa de l'interroger et de lui demander la permission, jusqu'à ce qu'il dise : « Donnes-en le fourrage à tes chameaux d'arrosage [nuḍḍāḥ] », c'est-à-dire à tes esclaves.

    Nuḍḍāḥ : chameaux qui servent à tirer l'eau. Az-Zurqānī signale que d'autres transmetteurs du Muwaṭṭaʾ rapportent : « à tes chameaux d'arrosage et à tes esclaves ».

  255. Ce qui est rapporté sur l'orientبَابُ مَا جَاءَ فِي الْمَشْرِقِ
  256. 1926

    وَحَدَّثَنِي مالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُشِيرُ إِلَى الْمَشْرِقِ وَيَقُولُ: «هَا إِنَّ الْفِتْنَةَ هَاهُنَا، هَا! إِنَّ الْفِتْنَةَ مِنْ حَيْثُ يَطْلُعُ قَرْنُ الشَّيْطَانِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : J'ai vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, désigner l'orient et dire : « Voici, le trouble est ici ; voici, le trouble est là d'où se lève la corne du Shayṭān. »

  257. 1927

    وحَدَّثَنِي مَالِكٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ أَرَادَ الْخُرُوجَ إِلَى الْعِرَاقِ فَقَالَ لَهُ كَعْبُ الْأَحْبَارِ: «لَا تَخْرُجْ إِلَيْهَا يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، فَإِنَّ بِهَا تِسْعَةَ أَعْشَارِ السِّحْرِ، وَبِهَا فَسَقَةُ الْجِنِّ، وَبِهَا الدَّاءُ الْعُضَالُ»

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb voulut se rendre en Irak, et que Kaʿb al-Aḥbār lui dit : « N'y va pas, ô Commandeur des croyants, car il s'y trouve les neuf dixièmes de la sorcellerie, il s'y trouve les pervers d'entre les djinns, et il s'y trouve le mal incurable. »

  258. Ce qui est rapporté sur la mise à mort des serpents et ce que l'on dit à ce sujetبَابُ مَا جَاءَ فِي قَتْلِ الْحَيَّاتِ وَمَا يُقَالُ فِي ذَلِكَ
  259. 1928

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ أَبِي لُبَابَةَ، «أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَهَى عَنْ قَتْلِ الْحَيَّاتِ الَّتِي فِي الْبُيُوتِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après Abū Lubāba, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit de tuer les serpents qui se trouvent dans les maisons.

  260. 1929

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ سَائِبَةَ مَوْلَاةٍ لِعَائِشَةَ «أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَهَى عَنْ قَتْلِ الْجِنَّانِ الَّتِي فِي الْبُيُوتِ، إِلَّا ذَا الطُّفْيَتَيْنِ، وَالْأَبْتَرَ فَإِنَّهُمَا يَخْطِفَانِ الْبَصَرَ، وَيَطْرَحَانِ مَا فِي بُطُونِ النِّسَاءِ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après Sāʾiba, une mawlā [affranchie] de ʿĀʾisha, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit de tuer les serpents des maisons [jinnān], sauf celui qui porte deux raies sur le dos [dhū ṭ-ṭufyatayn] et celui à la queue tronquée [al-abtar], car ces deux-là ravissent la vue et font tomber ce que portent les ventres des femmes.

  261. 1930

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ صَيْفِيٍّ، مَوْلَى ابْنِ أَفْلَحَ، عَنْ أَبِي السَّائِبِ، مَوْلَى هِشَامِ بْنِ زُهْرَةَ أَنَّهُ قَالَ: دَخَلْتُ عَلَى أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ فَوَجَدْتُهُ يُصَلِّي، فَجَلَسْتُ أَنْتَظِرُهُ حَتَّى قَضَى صَلَاتَهُ، فَسَمِعْتُ تَحْرِيكًا تَحْتَ سَرِيرٍ فِي بَيْتِهِ، فَإِذَا حَيَّةٌ فَقُمْتُ لِأَقْتُلَهَا، فَأَشَارَ إِلَيَّ أَبُو سَعِيدٍ أَنِ اجْلِسْ، فَلَمَّا انْصَرَفَ أَشَارَ إِلَى بَيْتٍ فِي الدَّارِ، قَالَ: أَتَرَى هَذَا الْبَيْتَ؟ فَقُلْتُ: نَعَمْ، فَقَالَ: إِنَّهُ قَدْ كَانَ فِيهِ فَتًى حَدِيثُ عَهْدُهُ بِعُرْسٍ، فَخَرَجَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَى الْخَنْدَقِ، فَبَيْنَا هُوَ بِهِ إِذْ أَتَاهُ الْفَتَى يَسْتَأْذِنُهُ، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، ائْذَنْ لِي أُحْدِثُ بِأَهْلِي عَهْدًا، فَأَذِنَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَقَالَ: «خُذْ عَلَيْكَ سِلَاحَكَ، فَإِنِّي أَخْشَى عَلَيْكَ بَنِي قُرَيْظَةَ»، فَانْطَلَقَ الْفَتَى إِلَى أَهْلِهِ، فَوَجَدَ امْرَأَتَهُ قَائِمَةً بَيْنَ الْبَابَيْنِ، فَأَهْوَى إِلَيْهَا بِالرُّمْحِ لِيَطْعُنَهَا، وَأَدْرَكَتْهُ غَيْرَةٌ، فَقَالَتْ: لَا تَعْجَلْ حَتَّى تَدْخُلَ وَتَنْظُرَ مَا فِي بَيْتِكَ، فَدَخَلَ فَإِذَا هُوَ بِحَيَّةٍ مُنْطَوِيَةٍ عَلَى فِرَاشِهِ، فَرَكَزَ فِيهَا رُمْحَهُ، ثُمَّ خَرَجَ بِهَا فَنَصَبَهُ فِي الدَّارِ، فَاضْطَرَبَتِ الْحَيَّةُ فِي رَأْسِ الرُّمْحِ، وَخَرَّ الْفَتَى مَيِّتًا، فَمَا يُدْرَى أَيُّهُمَا كَانَ أَسْرَعَ مَوْتًا الْفَتَى أَمِ الْحَيَّةُ؟ فَذُكِرَ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: «إِنَّ بِالْمَدِينَةِ جِنًّا قَدْ أَسْلَمُوا، فَإِذَا رَأَيْتُمْ مِنْهُمْ شَيْئًا، فَآذِنُوهُ ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ، فَإِنْ بَدَا لَكُمْ بَعْدَ ذَلِكَ فَاقْتُلُوهُ، فَإِنَّمَا هُوَ شَيْطَانٌ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Ṣayfī, mawlā d'Ibn Aflaḥ, d'après Abū as-Sāʾib, mawlā de Hishām ibn Zuhra, qu'il a dit : J'entrai chez Abū Saʿīd al-Khudrī et je le trouvai en prière. Je m'assis pour l'attendre jusqu'à ce qu'il ait achevé sa prière. J'entendis alors un mouvement sous un lit, dans sa chambre : c'était un serpent. Je me levai pour le tuer, mais Abū Saʿīd me fit signe de m'asseoir. Lorsqu'il eut terminé, il désigna une chambre de la maison et dit : « Vois-tu cette chambre ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Il s'y trouvait un jeune homme marié depuis peu. Il sortit avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vers le Fossé [al-Khandaq]. Tandis qu'il s'y trouvait, le jeune homme vint lui demander permission et dit : “Ô Messager d'Allah, permets-moi d'aller revoir ma famille.” Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le lui permit et dit : “Prends tes armes avec toi, car je crains pour toi les Banū Qurayẓa.” Le jeune homme partit vers les siens et trouva sa femme debout entre les deux portes. Il pointa la lance vers elle pour la frapper, saisi de jalousie. Elle dit : “Ne te hâte pas, entre d'abord et regarde ce qu'il y a dans ta chambre.” Il entra et se trouva devant un serpent enroulé sur sa couche. Il y planta sa lance, puis sortit avec lui et la dressa dans la maison. Le serpent se débattit au bout de la lance et le jeune homme tomba mort ; on ne sait lequel des deux mourut le plus vite, le jeune homme ou le serpent. On rapporta cela au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui dit : “Il y a à Médine des djinns qui ont embrassé l'islam. Lorsque vous voyez l'un d'eux, avertissez-le pendant trois jours ; s'il vous apparaît encore après cela, tuez-le, car ce n'est qu'un shayṭān.” »

  262. Les paroles qu'il est ordonné de dire en voyageبَابُ مَا يُؤْمَرُ بِهِ مِنَ الْكَلَامِ فِي السَّفَرِ
  263. 1931

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ إِذَا وَضَعَ رِجْلَهُ فِي الْغَرْزِ، وَهُوَ يُرِيدُ السَّفَرَ يَقُولُ: «بِاسْمِ اللَّهِ، اللَّهُمَّ أَنْتَ الصَّاحِبُ فِي السَّفَرِ، وَالْخَلِيفَةُ فِي الْأَهْلِ، اللَّهُمَّ ازْوِ لَنَا الْأَرْضَ، وَهَوِّنْ عَلَيْنَا السَّفَرَ، اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ وَعْثَاءِ السَّفَرِ، وَمِنْ كَآبَةِ الْمُنْقَلَبِ، وَمِنْ سُوءِ الْمَنْظَرِ فِي الْمَالِ وَالْأَهْلِ»

    Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il posait le pied dans l'étrier [gharz] en voulant partir en voyage, disait : « Au nom d'Allah. Ô Allah, Tu es le Compagnon dans le voyage et le Remplaçant auprès de la famille. Ô Allah, replie pour nous la terre et rends-nous le voyage aisé. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la peine du voyage, contre la tristesse du retour et contre un spectacle affligeant dans les biens et la famille. »

  264. 1932

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ الثِّقَةِ عِنْدَهُ، عَنْ يَعْقُوبَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْأَشَجِّ، عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ خَوْلَةَ بِنْتِ حَكِيمٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ نَزَلَ مَنْزِلًا، فَلْيَقُلْ أَعُوذُ بِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّاتِ مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ، فَإِنَّهُ لَنْ يَضُرَّهُ شَيْءٌ حَتَّى يَرْتَحِلَ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après quelqu'un qu'il tient pour digne de confiance, d'après Yaʿqūb ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ashajj, d'après Busr ibn Saʿīd, d'après Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, d'après Khawla bint Ḥakīm, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Quiconque fait halte en un lieu, qu'il dise : “Je cherche refuge dans les paroles parfaites d'Allah contre le mal de ce qu'Il a créé” ; rien ne lui nuira alors jusqu'à ce qu'il reparte. »

  265. Ce qui est rapporté sur le fait de voyager seul, pour les hommes et pour les femmesبَابُ مَا جَاءَ فِي الْوَحْدَةِ فِي السَّفَرِ لِلرِّجَالِ وَالنِّسَاءِ
  266. 1933

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَرْمَلَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «الرَّاكِبُ شَيْطَانٌ، وَالرَّاكِبَانِ شَيْطَانَانِ، وَالثَّلَاثَةُ رَكْبٌ»

    Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥarmala, d'après ʿAmr ibn Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le voyageur [seul] est un shayṭān, deux voyageurs sont deux shayṭān, et trois forment une caravane. »

  267. 1934

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَرْمَلَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «الشَّيْطَانُ يَهُمُّ بِالْوَاحِدِ وَالْاثْنَيْنِ، فَإِذَا كَانُوا ثَلَاثَةً لَمْ يَهُمَّ بِهِمْ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥarmala, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il disait : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le Shayṭān a des visées sur celui qui est seul et sur les deux ; mais lorsqu'ils sont trois, il n'a pas de visées sur eux. »

  268. 1935

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَحِلُّ لِامْرَأَةٍ تُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ، تُسَافِرُ مَسِيرَةَ يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ إِلَّا مَعَ ذِي مَحْرَمٍ مِنْهَا»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Il n'est pas licite à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de voyager la distance d'un jour et d'une nuit, si ce n'est avec un maḥram [proche parent qu'elle ne peut épouser]. »

  269. La conduite qu'il est ordonné de tenir en voyageبَابُ مَا يُؤْمَرُ مِنَ الْعَمَلِ فِي السَّفَرِ
  270. 1936

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي عُبَيْدٍ، مَوْلَى سُلَيْمَانَ بْنِ عَبْدِ الْمَلِكِ، عَنْ خَالِدِ بْنِ مَعْدَانَ يَرْفَعُهُ، قَالَ: «إِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى رَفِيقٌ يُحِبُّ الرِّفْقَ، وَيَرْضَى بِهِ، وَيُعِينُ عَلَيْهِ مَا لَا يُعِينُ عَلَى الْعُنْفِ، فَإِذَا رَكِبْتُمْ هَذِهِ الدَّوَابَّ الْعُجْمَ فَأَنْزِلُوهَا مَنَازِلَهَا، فَإِنْ كَانَتِ الْأَرْضُ جَدْبَةً فَانْجُوا عَلَيْهَا بِنِقْيِهَا، وَعَلَيْكُمْ بِسَيْرِ اللَّيْلِ، فَإِنَّ الْأَرْضَ تُطْوَى بِاللَّيْلِ، مَا لَا تُطْوَى بِالنَّهَارِ، وَإِيَّاكُمْ وَالتَّعْرِيسَ عَلَى الطَّرِيقِ، فَإِنَّهَا طُرُقُ الدَّوَابِّ، وَمَأْوَى الْحَيَّاتِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Abū ʿUbayd, mawlā de Sulaymān ibn ʿAbd al-Malik, d'après Khālid ibn Maʿdān, qui le fait remonter [au Prophète] : « Allah, béni et exalté soit-Il, est doux, Il aime la douceur, Il l'agrée et Il accorde pour elle une aide qu'Il n'accorde pas pour la rudesse. Lorsque vous montez ces bêtes muettes, faites-leur faire halte à leurs étapes. Si la terre est aride, hâtez-vous de la leur faire traverser tant qu'elles ont leur graisse [niqy]. Voyagez de nuit, car la terre se replie la nuit comme elle ne se replie pas le jour. Et gardez-vous de faire halte pour la nuit [taʿrīs] sur la route, car elle est le chemin des bêtes et le refuge des serpents. »

  271. 1937

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ سُمَيٍّ، مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «السَّفَرُ قِطْعَةٌ مِنَ الْعَذَابِ، يَمْنَعُ أَحَدَكُمْ نَوْمَهُ وَطَعَامَهُ وَشَرَابَهُ، فَإِذَا قَضَى أَحَدُكُمْ نَهْمَتَهُ مِنْ وِجْهَتِهِ، فَلْيُعَجِّلْ إِلَى أَهْلِهِ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le voyage est une part du tourment : il prive l'un de vous de son sommeil, de sa nourriture et de sa boisson. Lorsque l'un de vous a accompli ce qu'il recherchait par son déplacement, qu'il se hâte de retourner auprès des siens. »

  272. L'ordre de traiter l'esclave avec douceurبَابُ الْأَمْرِ بِالرِّفْقِ بِالْمَمْلُوكِ
  273. 1938

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لِلْمَمْلُوكِ طَعَامُهُ، وَكِسْوَتُهُ بِالْمَعْرُوفِ، وَلَا يُكَلَّفُ مِنَ الْعَمَلِ إِلَّا مَا يُطِيقُ»

    Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu qu'Abū Hurayra a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « À l'esclave reviennent sa nourriture et son vêtement, selon l'usage convenable, et l'on ne lui impose, en fait de travail, que ce qu'il peut supporter. »

  274. 1939

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ «كَانَ يَذْهَبُ إِلَى الْعَوَالِي كُلَّ يَوْمِ سَبْتٍ، فَإِذَا وَجَدَ عَبْدًا فِي عَمَلٍ لَا يُطِيقُهُ وَضَعَ عَنْهُ مِنْهُ»

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb se rendait chaque samedi à al-ʿAwālī et que, lorsqu'il trouvait un esclave à une tâche qu'il ne pouvait supporter, il l'en allégeait.

    Al-ʿAwālī : les villages des hauteurs de Médine.

  275. 1940

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ، وَهُوَ يَخْطُبُ وَهُوَ يَقُولُ: «لَا تُكَلِّفُوا الْأَمَةَ غَيْرَ ذَاتِ الصَّنْعَةِ، الْكَسْبَ، فَإِنَّكُمْ مَتَى مَا كَلَّفْتُمُوهَا ذَلِكَ، كَسَبَتْ بِفَرْجِهَا، وَلَا تُكَلِّفُوا الصَّغِيرَ الْكَسْبَ، فَإِنَّهُ إِذَا لَمْ يَجِدْ سَرَقَ، وَعِفُّوا إِذْ أَعَفَّكُمُ اللَّهُ، وَعَلَيْكُمْ مِنَ الْمَطَاعِمِ مِمَّا طَابَ مِنْهَا»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, d'après son père, qu'il a entendu ʿUthmān ibn ʿAffān dire, alors qu'il prononçait un sermon : « N'imposez pas à la servante qui n'a pas de métier de rapporter un gain, car lorsque vous le lui imposez, elle gagne par son sexe. Et n'imposez pas au jeune [esclave] de rapporter un gain, car s'il ne trouve rien, il vole. Abstenez-vous-en, puisqu'Allah vous a mis à l'abri du besoin, et tenez-vous-en, en fait de nourritures, à ce qui en est licite et bon. »

  276. Ce qui est rapporté sur l'esclave et sa tenueبَابُ مَا جَاءَ فِي الْمَمْلُوكِ وَهَيْئَتِهِ
  277. 1941

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «الْعَبْدُ إِذَا نَصَحَ لِسَيِّدِهِ، وَأَحْسَنَ عِبَادَةَ اللَّهِ فَلَهُ أَجْرُهُ مَرَّتَيْنِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « L'esclave, lorsqu'il est loyal envers son maître et qu'il adore Allah de la meilleure façon, a sa récompense deux fois. »

  278. 1942

    وحَدَّثَنِي مَالِكٌ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ أَمَةً كَانَتْ لِعُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ رَآهَا عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ وَقَدْ تَهَيَّأَتْ بِهَيْئَةِ الْحَرَائِرِ، فَدَخَلَ عَلَى ابْنَتِهِ حَفْصَةَ فَقَالَ: «أَلَمْ أَرَ جَارِيَةَ أَخِيكِ تَحُوسُ النَّاسَ، وَقَدْ تَهَيَّأَتْ بِهَيْئَةِ الْحَرَائِرِ» وَأَنْكَرَ ذَلِكَ عُمَرُ

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu qu'une servante appartenant à ʿUbayd Allāh ibn ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb fut vue par ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb alors qu'elle s'était apprêtée à la manière des femmes libres. Il entra chez sa fille Ḥafṣa et dit : « N'ai-je pas vu la servante de ton frère circuler parmi les gens, apprêtée à la manière des femmes libres ? » Et ʿUmar réprouva cela.

  279. Ce qui est rapporté sur l'allégeanceبَابُ مَا جَاءَ فِي الْبَيْعَةِ
  280. 1943

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ قَالَ: كُنَّا إِذَا بَايَعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى السَّمْعِ وَالطَّاعَةِ، يَقُولُ لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «فِيمَا اسْتَطَعْتُمْ»

    Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar a dit : Lorsque nous prêtions allégeance [bayʿa] au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sur l'écoute et l'obéissance, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, nous disait : « Dans la mesure de ce que vous pouvez. »

  281. 1944

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ أُمَيْمَةَ بِنْتِ رُقَيْقَةَ، أَنَّهَا قَالَتْ: أَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي نِسْوَةٍ بَايَعْنَهُ عَلَى الْإِسْلَامِ، فَقُلْنَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، نُبَايِعُكَ عَلَى أَنْ لَا نُشْرِكَ بِاللَّهِ شَيْئًا، وَلَا نَسْرِقَ، وَلَا نَزْنِيَ، وَلَا نَقْتُلَ أَوْلَادَنَا، وَلَا نَأْتِيَ بِبُهْتَانٍ نَفْتَرِيهِ بَيْنَ أَيْدِينَا وَأَرْجُلِنَا، وَلَا نَعْصِيَكَ فِي مَعْرُوفٍ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «فِيمَا اسْتَطَعْتُنَّ وَأَطَقْتُنَّ»، قَالَتْ: فَقُلْنَ: اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَرْحَمُ بِنَا مِنْ أَنْفُسِنَا، هَلُمَّ نُبَايِعْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنِّي لَا أُصَافِحُ النِّسَاءَ، إِنَّمَا قَوْلِي لِمِائَةِ امْرَأَةٍ كَقَوْلِي لِامْرَأَةٍ وَاحِدَةٍ أَوْ مِثْلِ قَوْلِي لِامْرَأَةٍ وَاحِدَةٍ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Muḥammad ibn al-Munkadir, d'après Umayma bint Ruqayqa, qu'elle a dit : Je vins trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, parmi des femmes qui lui prêtèrent allégeance sur l'islam. Elles dirent : « Ô Messager d'Allah, nous te prêtons allégeance en nous engageant à ne rien associer à Allah, à ne pas voler, à ne pas commettre la fornication, à ne pas tuer nos enfants, à n'apporter aucune calomnie que nous aurions forgée entre nos mains et nos pieds, et à ne pas te désobéir dans ce qui est convenable [cf. 60 : 12]. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Dans la mesure de ce que vous pouvez et de ce que vous supportez. » Elle a dit : Elles dirent alors : « Allah et Son Messager sont plus miséricordieux envers nous que nous-mêmes. Allons, que nous te prêtions allégeance, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Je ne serre pas la main des femmes. Ma parole à cent femmes n'est que comme ma parole à une seule femme », ou : « pareille à ma parole à une seule femme ».

  282. 1945

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، كَتَبَ إِلَى عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ مَرْوَانَ يُبَايِعُهُ، فَكَتَبَ إِلَيْهِ: " بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ، أَمَّا بَعْدُ: لِعَبْدِ اللَّهِ عَبْدِ الْمَلِكِ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ، سَلَامٌ عَلَيْكَ، فَإِنِّي أَحْمَدُ إِلَيْكَ اللَّهَ الَّذِي لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ، وَأُقِرُّ لَكَ بِالسَّمْعِ وَالطَّاعَةِ عَلَى سُنَّةِ اللَّهِ، وَسُنَّةِ رَسُولِهِ فِيمَا اسْتَطَعْتُ "

    Et Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar écrivit à ʿAbd al-Malik ibn Marwān pour lui prêter allégeance. Il lui écrivit : « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ensuite : au serviteur d'Allah ʿAbd al-Malik, Commandeur des croyants. Que la paix soit sur toi. Je loue auprès de toi Allah, en dehors de qui il n'y a pas de divinité, et je te reconnais l'écoute et l'obéissance, selon la sunna d'Allah et la sunna de Son Messager, dans la mesure de ce que je peux. »

  283. Les paroles réprouvéesبَابُ مَا يُكْرَهُ مِنَ الْكَلَامِ
  284. 1946

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ قَالَ لِأَخِيهِ كَافِرٌ فَقَدْ بَاءَ بِهَا أَحَدُهُمَا»

    Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Quiconque dit à son frère : “Ô mécréant”, l'un des deux s'en retourne chargé de cette parole. »

  285. 1947

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا سَمِعْتَ الرَّجُلَ يَقُولُ هَلَكَ النَّاسُ فَهُوَ أَهْلَكُهُمْ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d'après son père, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque tu entends un homme dire : “Les gens sont perdus”, c'est lui le plus perdu d'entre eux. »

  286. 1948

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " لَا يَقُولَنَّ أَحَدُكُمْ: يَا خَيْبَةَ الدَّهْرِ، فَإِنَّ اللَّهَ هُوَ الدَّهْرُ "

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Que l'un de vous ne dise pas : “Ô déception du temps !”, car Allah est le temps [ad-dahr]. »

  287. 1949

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، " أَنَّ عِيسَى ابْنَ مَرْيَمَ لَقِيَ خِنْزِيرًا عَلَى الطَّرِيقِ فَقَالَ لَهُ: انْفُذْ بِسَلَامٍ، فَقِيلَ لَهُ: تَقُولُ هَذَا لِخِنْزِيرٍ؟ فَقَالَ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ: إِنِّي أَخَافُ أَنْ أُعَوِّدَ لِسَانِي الْمَنْطِقَ بِالسُّوءِ "

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿĪsā fils de Maryam rencontra un porc sur le chemin et lui dit : « Passe en paix. » On lui dit : « Tu dis cela à un porc ? » ʿĪsā fils de Maryam répondit : « Je crains d'habituer ma langue à mal parler. »

  288. La retenue qu'il est ordonné d'observer dans la paroleبَابُ مَا يُؤْمَرُ بِهِ مِنَ التَّحَفُّظِ فِي الْكَلَامِ
  289. 1950

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ عَلْقَمَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ بِلَالِ بْنِ الْحَارِثِ الْمُزَنِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّ الرَّجُلَ لَيَتَكَلَّمُ بِالْكَلِمَةِ مِنْ رِضْوَانِ اللَّهِ، مَا كَانَ يَظُنُّ أَنْ تَبْلُغَ مَا بَلَغَتْ، يَكْتُبُ اللَّهُ لَهُ بِهَا رِضْوَانَهُ إِلَى يَوْمِ يَلْقَاهُ، وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيَتَكَلَّمُ بِالْكَلِمَةِ مِنْ سَخَطِ اللَّهِ، مَا كَانَ يَظُنُّ أَنْ تَبْلُغَ مَا بَلَغَتْ يَكْتُبُ اللَّهُ لَهُ بِهَا سَخَطَهُ إِلَى يَوْمِ يَلْقَاهُ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Muḥammad ibn ʿAmr ibn ʿAlqama, d'après son père, d'après Bilāl ibn al-Ḥārith al-Muzanī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « L'homme prononce une parole qui plaît à Allah sans penser qu'elle atteindrait ce qu'elle a atteint, et Allah lui inscrit pour elle Son agrément jusqu'au jour où il Le rencontrera. Et l'homme prononce une parole qui courrouce Allah sans penser qu'elle atteindrait ce qu'elle a atteint, et Allah lui inscrit pour elle Son courroux jusqu'au jour où il Le rencontrera. »

  290. 1951

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ قَالَ: «إِنَّ الرَّجُلَ لَيَتَكَلَّمُ بِالْكَلِمَةِ مَا يُلْقِي لَهَا بَالًا، يَهْوِي بِهَا فِي نَارِ جَهَنَّمَ، وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيَتَكَلَّمُ بِالْكَلِمَةِ مَا يُلْقِي لَهَا بَالًا، يَرْفَعُهُ اللَّهُ بِهَا فِي الْجَنَّةِ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, qu'il l'a informé qu'Abū Hurayra a dit : « L'homme prononce une parole à laquelle il ne prête pas attention et par laquelle il tombe dans le feu de la Géhenne ; et l'homme prononce une parole à laquelle il ne prête pas attention et par laquelle Allah l'élève dans le Paradis. »

  291. Les paroles réprouvées en dehors de l'évocation d'Allahبَابُ مَا يُكْرَهُ مِنَ الْكَلَامِ بِغَيْرِ ذِكْرِ اللَّهِ
  292. 1952

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّهُ قَالَ: قَدِمَ رَجُلَانِ مِنَ الْمَشْرِقِ فَخَطَبَا، فَعَجِبَ النَّاسُ لِبَيَانِهِمَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّ مِنَ الْبَيَانِ لَسِحْرًا» - أَوْ «إِنَّ بَعْضَ الْبَيَانِ لَسِحْرٌ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Zayd ibn Aslam, qu'il a dit : Deux hommes arrivèrent de l'orient et prononcèrent un discours. Les gens s'émerveillèrent de leur éloquence. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « Il y a dans l'éloquence de la magie », ou il a dit : « Une part de l'éloquence est magie. »

    Dans la transmission de Yaḥyā, la chaîne ne nomme pas ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ; les autres transmetteurs du Muwaṭṭaʾ le nomment, et c'est ce qui est juste, selon az-Zurqānī.

  293. 1953

    وحَدَّثَنِي مَالِكٌ أَنَّهُ بَلَغَهُ " أَنَّ عِيسَى ابْنَ مَرْيَمَ كَانَ يَقُولُ: «لَا تُكْثِرُوا الْكَلَامَ بِغَيْرِ ذِكْرِ اللَّهِ فَتَقْسُوَ قُلُوبُكُمْ، فَإِنَّ الْقَلْبَ الْقَاسِيَ بَعِيدٌ مِنَ اللَّهِ، وَلَكِنْ لَا تَعْلَمُونَ، وَلَا تَنْظُرُوا فِي ذُنُوبِ النَّاسِ كَأَنَّكُمْ أَرْبَابٌ، وَانْظُرُوا فِي ذُنُوبِكُمْ كَأَنَّكُمْ عَبِيدٌ، فَإِنَّمَا النَّاسُ مُبْتَلًى، وَمُعَافًى، فَارْحَمُوا أَهْلَ الْبَلَاءِ، وَاحْمَدُوا اللَّهَ عَلَى الْعَافِيَةِ»

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que ʿĪsā fils de Maryam disait : « Ne multipliez pas les paroles en dehors de l'évocation d'Allah, car vos cœurs s'endurciraient ; or le cœur endurci est loin d'Allah, mais vous ne le savez pas. Ne regardez pas les péchés des gens comme si vous étiez des seigneurs ; regardez vos propres péchés comme si vous étiez des serviteurs. Les gens ne sont qu'éprouvés ou préservés : soyez miséricordieux envers ceux qui sont éprouvés et louez Allah pour la préservation. »

  294. 1954

    وحَدَّثَنِي مَالِكٌ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَتْ تُرْسِلُ إِلَى بَعْضِ أَهْلِهَا، بَعْدَ الْعَتَمَةِ فَتَقُولُ: «أَلَا تُرِيحُونَ الْكُتَّابَ»

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, envoyait dire à certains des siens, après la prière de la nuit [al-ʿatama, c'est-à-dire al-ʿishāʾ] : « Ne laisserez-vous pas se reposer les scribes ? »

    Les scribes : les anges qui consignent les paroles, selon az-Zurqānī.

  295. Ce qui est rapporté sur la médisanceبَابُ مَا جَاءَ فِي الْغِيبَةِ
  296. 1955

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ الْوَلِيدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيَّادٍ، أَنَّ الْمُطَّلِبَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ حُوَيْطِبٍ الْمَخْزُومِيَّ أَخْبَرَهُ، أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: مَا الْغِيبَةُ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَنْ تَذْكُرَ مِنَ الْمَرْءِ مَا يَكْرَهُ أَنْ يَسْمَعَ»، قَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَإِنْ كَانَ حَقًّا؟ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِذَا قُلْتَ بَاطِلًا فَذَلِكَ الْبُهْتَانُ»

    Mālik m'a rapporté, d'après al-Walīd ibn ʿAbd Allāh ibn Ṣayyād, qu'al-Muṭṭalib ibn ʿAbd Allāh ibn Ḥuwayṭib al-Makhzūmī l'a informé qu'un homme demanda au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Qu'est-ce que la médisance [ghība] ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « Que tu mentionnes d'une personne ce qu'elle détesterait entendre. » Il dit : « Ô Messager d'Allah, même si c'est vrai ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « Si tu dis une chose fausse, c'est alors la calomnie [buhtān]. »

    Une autre édition du texte porte « Ibn Ḥanṭab » au lieu de « Ibn Ḥuwayṭib ».

  297. Ce qui est rapporté sur ce que l'on redoute de la langueبَابُ مَا جَاءَ فِيمَا يُخَافُ مِنَ اللِّسَانِ
  298. 1956

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ وَقَاهُ اللَّهُ شَرَّ اثْنَتَيْنِ، وَلَجَ الْجَنَّةَ»، فَقَالَ رَجُلٌ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَا تُخْبِرْنَا، فَسَكَتَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، ثُمَّ عَادَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ مِثْلَ مَقَالَتِهِ الْأُولَى، فَقَالَ لَهُ الرَّجُلُ: لَا تُخْبِرْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَسَكَتَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِثْلَ ذَلِكَ أَيْضًا، فَقَالَ الرَّجُلُ: لَا تُخْبِرْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِثْلَ ذَلِكَ أَيْضًا، ثُمَّ ذَهَبَ الرَّجُلُ يَقُولُ مِثْلَ مَقَالَتِهِ الْأُولَى، فَأَسْكَتَهُ رَجُلٌ إِلَى جَنْبِهِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَنْ وَقَاهُ اللَّهُ شَرَّ اثْنَتَيْنِ وَلَجَ الْجَنَّةَ، مَا بَيْنَ لَحْيَيْهِ وَمَا بَيْنَ رِجْلَيْهِ، مَا بَيْنَ لَحْيَيْهِ وَمَا بَيْنَ رِجْلَيْهِ، مَا بَيْنَ لَحْيَيْهِ وَمَا بَيْنَ رِجْلَيْهِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Celui qu'Allah préserve du mal de deux choses entrera au Paradis. » Un homme dit : « Ô Messager d'Allah, ne nous l'apprends pas. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se tut. Puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, reprit et dit la même chose que la première fois. L'homme lui dit : « Ne nous l'apprends pas, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se tut. Puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit encore la même chose. L'homme dit : « Ne nous l'apprends pas, ô Messager d'Allah. » Puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit encore la même chose. L'homme allait redire ce qu'il avait dit la première fois, mais un homme à son côté le fit taire. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « Celui qu'Allah préserve du mal de deux choses entrera au Paradis : ce qui est entre ses deux mâchoires et ce qui est entre ses deux jambes, ce qui est entre ses deux mâchoires et ce qui est entre ses deux jambes, ce qui est entre ses deux mâchoires et ce qui est entre ses deux jambes. »

    Az-Zurqānī lit la parole de l'homme comme une défense, et signale qu'un autre transmetteur du Muwaṭṭaʾ rapporte : « Ne nous l'apprendras-tu pas ? »

  299. 1957

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ دَخَلَ عَلَى أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ وَهُوَ يَجْبِذُ لِسَانَهُ، فَقَالَ لَهُ عُمَرُ: مَهْ غَفَرَ اللَّهُ لَكَ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ: «إِنَّ هَذَا أَوْرَدَنِي الْمَوَارِدَ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb entra chez Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq alors qu'il tirait sur sa langue. ʿUmar lui dit : « Arrête, qu'Allah te pardonne ! » Abū Bakr répondit : « C'est elle qui m'a mené en des lieux périlleux. »

  300. Ce qui est rapporté sur l'aparté de deux personnes à l'exclusion d'une troisièmeبَابُ مَا جَاءَ فِي مُنَاجَاةِ اثْنَيْنِ دُونَ وَاحِدٍ
  301. 1958

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، قَالَ: كُنْتُ أَنَا وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ عِنْدَ دَارِ خَالِدِ بْنِ عُقْبَةَ الَّتِي بِالسُّوقِ، فَجَاءَ رَجُلٌ يُرِيدُ أَنْ يُنَاجِيَهُ، وَلَيْسَ مَعَ عَبْدِ اللَّهِ أَحَدٌ غَيْرِي، وَغَيْرُ الرَّجُلِ الَّذِي يُرِيدُ أَنْ يُنَاجِيَهُ، فَدَعَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ رَجُلًا آخَرَ حَتَّى كُنَّا أَرْبَعَةً، فَقَالَ لِي وَلِلرَّجُلِ الَّذِي دَعَاهُ: اسْتَرْخِيَا شَيْئًا، فَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «لَا يَتَنَاجَى اثْنَانِ دُونَ وَاحِدٍ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qu'il a dit : Nous étions, ʿAbd Allāh ibn ʿUmar et moi, près de la maison de Khālid ibn ʿUqba, celle qui est au marché. Un homme vint, qui voulait lui parler en aparté, et il n'y avait avec ʿAbd Allāh personne d'autre que moi et l'homme qui voulait lui parler en aparté. ʿAbd Allāh ibn ʿUmar appela alors un autre homme, de sorte que nous fûmes quatre, et il dit, à moi et à l'homme qu'il avait appelé : « Restez un peu en retrait, car j'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : “Que deux personnes ne s'entretiennent pas en aparté à l'exclusion d'une seule.” »

  302. 1959

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا كَانُوا ثَلَاثَةً فَلَا يَتَنَاجَى اثْنَانِ دُونَ وَاحِدٍ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsqu'ils sont trois, que deux ne s'entretiennent pas en aparté à l'exclusion d'un seul. »

  303. Ce qui est rapporté sur la véracité et le mensongeبَابُ مَا جَاءَ فِي الصِّدْقِ وَالْكَذِبِ
  304. 1960

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ سُلَيْمٍ، أَنَّ رَجُلًا قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: أَأَكْذِبُ امْرَأَتِي؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا خَيْرَ فِي الْكَذِبِ»، فَقَالَ الرَّجُلُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ أَعِدُهَا، وَأَقُولُ لَهَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا جُنَاحَ عَلَيْكَ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Ṣafwān ibn Sulaym, qu'un homme dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Puis-je mentir à ma femme ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « Il n'y a aucun bien dans le mensonge. » L'homme dit : « Ô Messager d'Allah, [puis-je] lui faire des promesses et lui dire [que je ferai pour elle telle et telle chose] ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « Il n'y a pas de faute sur toi. »

  305. 1961

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مَسْعُودٍ كَانَ يَقُولُ: " عَلَيْكُمْ بِالصِّدْقِ، فَإِنَّ الصِّدْقَ يَهْدِي إِلَى الْبِرِّ، وَالْبِرَّ يَهْدِي إِلَى الْجَنَّةِ، وَإِيَّاكُمْ وَالْكَذِبَ، فَإِنَّ الْكَذِبَ يَهْدِي إِلَى الْفُجُورِ، وَالْفُجُورَ يَهْدِي إِلَى النَّارِ، أَلَا تَرَى أَنَّهُ يُقَالُ: صَدَقَ وَبَرَّ وَكَذَبَ وَفَجَرَ "

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn Masʿūd disait : « Attachez-vous à la véracité, car la véracité guide vers la bonté pieuse [birr] et la bonté pieuse guide vers le Paradis. Et gardez-vous du mensonge, car le mensonge guide vers la dépravation [fujūr] et la dépravation guide vers le Feu. Ne vois-tu pas que l'on dit : “Il a dit vrai et a bien agi”, et : “Il a menti et s'est dépravé” ? »

  306. 1962

    وحَدَّثَنِي مَالِكٌ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّهُ قِيلَ لِلُقْمَانَ: مَا بَلَغَ بِكَ مَا نَرَى؟ يُرِيدُونَ الْفَضْلَ فَقَالَ لُقْمَانُ: «صِدْقُ الْحَدِيثِ، وَأَدَاءُ الْأَمَانَةِ، وَتَرْكُ مَا لَا يَعْنِينِي»

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu qu'on dit à Luqmān : « Qu'est-ce qui t'a fait atteindre ce que nous voyons ? », ils voulaient dire le mérite. Luqmān répondit : « La véracité dans la parole, la restitution du dépôt et l'abandon de ce qui ne me regarde pas. »

  307. 1963

    وحَدَّثَنِي مَالِكٌ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مَسْعُودٍ كَانَ يَقُولُ: «لَا يَزَالُ الْعَبْدُ يَكْذِبُ، وَتُنْكَتُ فِي قَلْبِهِ نُكْتَةٌ سَوْدَاءُ حَتَّى يَسْوَدَّ قَلْبُهُ، فَيُكْتَبَ عِنْدَ اللَّهِ مِنَ الْكَاذِبِينَ»

    Et Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn Masʿūd disait : « Le serviteur ne cesse de mentir, et un point noir se marque dans son cœur, jusqu'à ce que son cœur devienne noir ; il est alors inscrit auprès d'Allah parmi les menteurs. »

  308. 1964

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ سُلَيْمٍ، أَنَّهُ قِيلَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: أَيَكُونُ الْمُؤْمِنُ جَبَانًا؟ فَقَالَ: «نَعَمْ»، فَقِيلَ لَهُ: أَيَكُونُ الْمُؤْمِنُ بَخِيلًا؟ فَقَالَ: «نَعَمْ»، فَقِيلَ لَهُ: «أَيَكُونُ الْمُؤْمِنُ كَذَّابًا»؟ فَقَالَ: «لَا»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Ṣafwān ibn Sulaym, qu'il a dit : On demanda au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Le croyant peut-il être lâche ? » Il répondit : « Oui. » On lui demanda : « Le croyant peut-il être avare ? » Il répondit : « Oui. » On lui demanda : « Le croyant peut-il être menteur ? » Il répondit : « Non. »

  309. Ce qui est rapporté sur la dilapidation des biens et sur l'homme à deux visagesبَابُ مَا جَاءَ فِي إِضَاعَةِ الْمَالِ، وَذِي الْوَجْهَيْنِ
  310. 1965

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّ اللَّهَ يَرْضَى لَكُمْ ثَلَاثًا، وَيَسْخَطُ لَكُمْ ثَلَاثًا، يَرْضَى لَكُمْ أَنْ تَعْبُدُوهُ، وَلَا تُشْرِكُوا بِهِ شَيْئًا، وَأَنْ تَعْتَصِمُوا بِحَبْلِ اللَّهِ جَمِيعًا، وَأَنْ تَنَاصَحُوا مَنْ وَلَّاهُ اللَّهُ أَمْرَكُمْ، وَيَسْخَطُ لَكُمْ قِيلَ وَقَالَ، وَإِضَاعَةَ الْمَالِ، وَكَثْرَةَ السُّؤَالِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Allah agrée pour vous trois choses et Il a en aversion pour vous trois choses. Il agrée pour vous que vous L'adoriez sans rien Lui associer, que vous vous attachiez tous ensemble au câble d'Allah, et que vous soyez de bon conseil envers celui à qui Allah a confié votre affaire. Et Il a en aversion pour vous les on-dit [qīl wa-qāl], la dilapidation des biens et l'excès de questions. »

    Yaḥyā et plusieurs transmetteurs du Muwaṭṭaʾ ne nomment pas Abū Hurayra dans cette chaîne ; la plupart le nomment, d'après Ibn ʿAbd al-Barr que cite az-Zurqānī.

  311. 1966

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " مِنْ شَرِّ النَّاسِ ذُو الْوَجْهَيْنِ: الَّذِي يَأْتِي هَؤُلَاءِ بِوَجْهٍ، وَهَؤُلَاءِ بِوَجْهٍ "

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Parmi les pires des gens se trouve l'homme à deux visages, qui vient aux uns avec un visage et aux autres avec un autre visage. »

  312. Ce qui est rapporté sur le châtiment de l'ensemble pour l'acte de quelques-unsبَابُ مَا جَاءَ فِي عَذَابِ الْعَامَّةِ بِعَمَلِ الْخَاصَّةِ
  313. 1967

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ أُمَّ سَلَمَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَتْ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَنَهْلِكُ، وَفِينَا الصَّالِحُونَ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «نَعَمْ، إِذَا كَثُرَ الْخَبَثُ»

    Mālik m'a rapporté qu'il lui est parvenu qu'Umm Salama, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ô Messager d'Allah, périrons-nous alors qu'il y a parmi nous les vertueux ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « Oui, lorsque la perversité [khabath] se multiplie. »

  314. 1968

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي حَكِيمٍ، أَنَّهُ سَمِعَ عُمَرَ بْنَ عَبْدِ الْعَزِيزِ يَقُولُ: كَانَ يُقَالُ: «إِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى لَا يُعَذِّبُ الْعَامَّةَ بِذَنْبِ الْخَاصَّةِ، وَلَكِنْ إِذَا عُمِلَ الْمُنْكَرُ جِهَارًا، اسْتَحَقُّوا الْعُقُوبَةَ كُلُّهُمْ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Ismāʿīl ibn Abī Ḥakīm, qu'il a entendu ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz dire : On disait : « Allah, béni et exalté soit-Il, ne châtie pas l'ensemble pour le péché de quelques-uns ; mais lorsque le blâmable est commis ouvertement, ils méritent tous la sanction. »

  315. Ce qui est rapporté sur la crainte d'Allahبَابُ مَا جَاءَ فِي التُّقَى
  316. 1969

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَ: سَمِعْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَخَرَجْتُ مَعَهُ، حَتَّى دَخَلَ حَائِطًا فَسَمِعْتُهُ وَهُوَ يَقُولُ: وَبَيْنِي وَبَيْنَهُ جِدَارٌ وَهُوَ فِي جَوْفِ الْحَائِطِ: «عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ، بَخٍ بَخٍ، وَاللَّهِ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ لَتَتَّقِيَنَّ اللَّهَ أَوْ لَيُعَذِّبَنَّكَ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, d'après Anas ibn Mālik, qu'il a dit : J'ai entendu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, alors que j'étais sorti avec lui et qu'il était entré dans un verger clos [ḥāʾiṭ] ; je l'entendis dire, alors qu'un mur me séparait de lui et qu'il se trouvait à l'intérieur du verger : « ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, Commandeur des croyants ! Quelle affaire, quelle affaire [bakh, bakh] ! Par Allah, ô fils d'al-Khaṭṭāb, tu craindras Allah, ou bien Il te châtiera. »

    Bakh : mot que l'on dit pour marquer la grandeur d'une chose.

  317. 1970

    قَالَ مَالِكٌ بَلَغَنِي أَنَّ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ كَانَ يَقُولُ: «أَدْرَكْتُ النَّاسَ وَمَا يَعْجَبُونَ بِالْقَوْلِ». قَالَ مَالِكٌ: «يُرِيدُ بِذَلِكَ الْعَمَلَ، إِنَّمَا يُنْظَرُ إِلَى عَمَلِهِ، وَلَا يُنْظَرُ إِلَى قَوْلِهِ»

    Mālik a dit : Il m'est parvenu qu'al-Qāsim ibn Muḥammad disait : « J'ai connu les gens : ils ne se satisfaisaient pas des paroles. » Mālik a dit : « Il veut dire par là les actes : on ne regarde que les actes de l'homme, on ne regarde pas ses paroles. »

  318. Ce que l'on dit lorsqu'on entend le tonnerreبَابُ الْقَوْلِ إِذَا سَمِعْتَ الرَّعْدَ
  319. 1971

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ عَامِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّهُ كَانَ " إِذَا سَمِعَ الرَّعْدَ تَرَكَ الْحَدِيثَ، وَقَالَ: «سُبْحَانَ الَّذِي يُسَبِّحُ الرَّعْدُ بِحَمْدِهِ، وَالْمَلَائِكَةُ مِنْ خِيفَتِهِ»، ثُمَّ يَقُولُ: «إِنَّ هَذَا لَوَعِيدٌ لِأَهْلِ الْأَرْضِ شَدِيدٌ»

    Mālik m'a rapporté, d'après ʿĀmir ibn ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr, que, lorsqu'il entendait le tonnerre, il cessait la conversation et disait : « Gloire à Celui dont le tonnerre proclame la gloire par Sa louange, ainsi que les anges, par crainte de Lui » [cf. 13 : 13]. Puis il disait : « C'est là une menace sévère pour les habitants de la terre. »

  320. Ce qui est rapporté sur ce qu'a laissé le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur luiبَابُ مَا جَاءَ فِي تَرِكَةِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
  321. 1972

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، أَنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَرَدْنَ أَنْ يَبْعَثْنَ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ فَيَسْأَلْنَهُ مِيرَاثَهُنَّ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَتْ عَائِشَةُ: أَلَيْسَ قَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا نُورَثُ مَا تَرَكْنَا فَهُوَ صَدَقَةٌ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, mère des croyants, que les épouses du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mourut, voulurent envoyer ʿUthmān ibn ʿAffān auprès d'Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq pour lui demander leur part d'héritage du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. ʿĀʾisha dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'a-t-il pas dit : “On n'hérite pas de nous ; ce que nous laissons est aumône” ? »

  322. 1973

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَقْتَسِمُ وَرَثَتِي دَنَانِيرَ، مَا تَرَكْتُ بَعْدَ نَفَقَةِ نِسَائِي، وَمُؤْنَةِ عَامِلِي، فَهُوَ صَدَقَةٌ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Mes héritiers ne se partageront pas de dīnār. Ce que je laisse, après l'entretien de mes épouses et l'entretien de mon agent [ʿāmil], est aumône. »

    Selon az-Zurqānī, cet agent est le calife qui lui succède ; al-Bājī l'entend de quiconque est chargé d'une affaire des musulmans.

  323. Ce qui est rapporté sur la description de la Géhenneبَابُ مَا جَاءَ فِي صِفَةِ جَهَنَّمَ
  324. 1974

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «نَارُ بَنِي آدَمَ الَّتِي يُوقِدُونَ جُزْءٌ مِنْ سَبْعِينَ جُزْءًا مِنْ نَارِ جَهَنَّمَ» فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنْ كَانَتْ لَكَافِيَةً قَالَ: «إِنَّهَا فُضِّلَتْ عَلَيْهَا بِتِسْعَةٍ وَسِتِّينَ جُزْءًا»

    Mālik m'a rapporté, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le feu des fils d'Ādam, celui qu'ils allument, est une part sur soixante-dix parts du feu de la Géhenne. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, celui-ci aurait pourtant suffi. » Il dit : « Il le surpasse de soixante-neuf parts. »

  325. 1975

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ قَالَ: «أَتُرَوْنَهَا حَمْرَاءَ كَنَارِكُمْ هَذِهِ، لَهِيَ أَسْوَدُ مِنَ الْقَارِ وَالْقَارُ الزِّفْتُ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, d'après son père, d'après Abū Hurayra, qu'il a dit : « La croyez-vous rouge comme votre feu que voici ? Elle est plus noire que le qār. » Et le qār, c'est la poix.

  326. L'incitation à l'aumôneبَابُ التَّرْغِيبِ فِي الصَّدَقَةِ
  327. 1976

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي الْحُبَابِ سَعِيدِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ تَصَدَّقَ بِصَدَقَةٍ مِنْ كَسْبٍ طَيِّبٍ، وَلَا يَقْبَلُ اللَّهُ إِلَّا طَيِّبًا، كَانَ إِنَّمَا يَضَعُهَا فِي كَفِّ الرَّحْمَنِ، يُرَبِّيهَا كَمَا يُرَبِّي أَحَدُكُمْ فَلُوَّهُ أَوْ فَصِيلَهُ حَتَّى يَكُونَ مِثْلَ الْجَبَلِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Abū al-Ḥubāb Saʿīd ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Quiconque fait une aumône [ṣadaqa] tirée d'un gain licite et bon, et Allah n'accepte que ce qui est bon, c'est comme s'il la déposait dans la paume du Tout Miséricordieux, qui la fait croître comme l'un de vous élève son poulain ou son chamelon, jusqu'à ce qu'elle soit pareille à la montagne. »

  328. 1977

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ يَقُولُ: كَانَ أَبُو طَلْحَةَ أَكْثَرَ أَنْصَارِيٍّ بِالْمَدِينَةِ مَالًا مِنْ نَخْلٍ، وَكَانَ أَحَبَّ أَمْوَالِهِ إِلَيْهِ بَيْرُحَاءَ، وَكَانَتْ مُسْتَقْبِلَةَ الْمَسْجِدِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَدْخُلُهَا وَيَشْرَبُ مِنْ مَاءٍ فِيهَا طَيِّبٍ، قَالَ أَنَسٌ، فَلَمَّا أُنْزِلَتْ هَذِهِ الْآيَةُ: {لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ} [آل عمران: 92] قَامَ أَبُو طَلْحَةَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى يَقُولُ: {لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ} [آل عمران: 92]، وَإِنَّ أَحَبَّ أَمْوَالِي إِلَيَّ بَيْرُحَاءَ، وَإِنَّهَا صَدَقَةٌ لِلَّهِ أَرْجُو بِرَّهَا، وَذُخْرَهَا عِنْدَ اللَّهِ، فَضَعْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ حَيْثُ شِئْتَ، قَالَ: فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «فَبَخْ ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ، ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ، وَقَدْ سَمِعْتُ مَا قُلْتَ فِيهِ، وَإِنِّي أَرَى أَنْ تَجْعَلَهُ فِي الْأَقْرَبِينَ»، فَقَالَ أَبُو طَلْحَةَ: أَفْعَلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ، وَبَنِي عَمِّهِ "

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, qu'il a entendu Anas ibn Mālik dire : Abū Ṭalḥa était, parmi les Anṣār de Médine, celui qui possédait le plus de biens en palmiers, et le bien qui lui était le plus cher était Bayruḥāʾ. Elle faisait face à la mosquée, et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, y entrait et buvait d'une eau agréable qui s'y trouvait. Anas a dit : Lorsque ce verset fut révélé : « Vous n'atteindrez pas la bonté pieuse tant que vous ne dépenserez pas de ce que vous aimez » [3 : 92], Abū Ṭalḥa se leva, alla trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, Allah, béni et exalté soit-Il, dit : “Vous n'atteindrez pas la bonté pieuse tant que vous ne dépenserez pas de ce que vous aimez” [3 : 92], et le bien qui m'est le plus cher est Bayruḥāʾ. Elle est une aumône pour Allah, dont j'espère le bienfait et la réserve auprès d'Allah. Place-la donc, ô Messager d'Allah, là où tu veux. » Il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « Bravo ! Voilà un bien qui rapporte, voilà un bien qui rapporte. J'ai entendu ce que tu en as dit, et je suis d'avis que tu le places parmi tes proches. » Abū Ṭalḥa dit : « Je le ferai, ô Messager d'Allah. » Et Abū Ṭalḥa la partagea entre ses proches et les fils de son oncle paternel.

    Bayruḥāʾ : palmeraie d'Abū Ṭalḥa à Médine.

  329. 1978

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «أَعْطُوا السَّائِلَ، وَإِنْ جَاءَ عَلَى فَرَسٍ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Zayd ibn Aslam, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Donnez à celui qui demande, même s'il vient sur un cheval. »

  330. 1979

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مُعَاذٍ الْأَشْهَلِيِّ الْأَنْصَارِيِّ، عَنْ جَدَّتِهِ، أَنَّهَا قَالَتْ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «يَا نِسَاءَ الْمُؤْمِنَاتِ، لَا تَحْقِرَنَّ إِحْدَاكُنَّ لِجَارَتِهَا، وَلَوْ كُرَاعَ شَاةٍ مُحْرَقٍ»

    Et Mālik m'a rapporté, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAmr ibn Muʿādh al-Ashhalī al-Anṣārī, d'après sa grand-mère, qu'elle a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ô femmes croyantes, qu'aucune de vous ne dédaigne [d'offrir] à sa voisine, ne serait-ce qu'un pied de mouton brûlé. »

  331. 1980

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٌ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّ مِسْكِينًا سَأَلَهَا، وَهِيَ صَائِمَةٌ، وَلَيْسَ فِي بَيْتِهَا إِلَّا رَغِيفٌ، فَقَالَتْ لِمَوْلَاةٍ لَهَا: «أَعْطِيهَا إِيَّاهُ»، فَقَالَتْ: لَيْسَ لَكِ مَا تُفْطِرِينَ عَلَيْهِ، فَقَالَتْ: «أَعْطِيهَا إِيَّاهُ»، قَالَتْ: فَفَعَلْتُ، قَالَتْ: فَلَمَّا أَمْسَيْنَا أَهْدَى لَنَا أَهْلُ بَيْتٍ أَوْ إِنْسَانٌ مَا كَانَ يُهْدِي لَنَا شَاةً وَكَفَنَهَا، فَدَعَتْنِي عَائِشَةُ فَقَالَتْ: «كُلِي مِنْ هَذَا، هَذَا خَيْرٌ مِنْ قُرْصِكِ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'un pauvre lui demanda l'aumône alors qu'elle jeûnait et qu'il n'y avait chez elle qu'une galette de pain. Elle dit à l'une de ses mawlāt [affranchies] : « Donne-la-lui. » Celle-ci dit : « Tu n'auras pas de quoi rompre ton jeûne. » Elle dit : « Donne-la-lui. » Elle a dit : Je le fis. Elle a dit : Lorsque vint le soir, une maisonnée, ou une personne, qui ne nous offrait rien [d'ordinaire], nous offrit un mouton avec ce qui l'enveloppait. ʿĀʾisha m'appela et dit : « Mange de ceci, cela vaut mieux que ta galette. »

    « Avec ce qui l'enveloppait » [wa-kafanahā] : c'est-à-dire cuit, prêt à être mangé, selon az-Zurqānī.

  332. 1981

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، قَالَ: بَلَغَنِي أَنَّ مِسْكِينًا اسْتَطْعَمَ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ وَبَيْنَ يَدَيْهَا عِنَبٌ، فَقَالَتْ لِإِنْسَانٍ: " خُذْ حَبَّةً، فَأَعْطِهِ إِيَّاهَا، فَجَعَلَ يَنْظُرُ إِلَيْهَا وَيَعْجَبُ، فَقَالَتْ عَائِشَةُ: «أَتَعْجَبُ كَمْ تَرَى فِي هَذِهِ الْحَبَّةِ مِنْ مِثْقَالِ ذَرَّةٍ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a dit : Il m'est parvenu qu'un pauvre demanda à manger à ʿĀʾisha, mère des croyants, alors qu'elle avait du raisin devant elle. Elle dit à quelqu'un : « Prends un grain et donne-le-lui. » Celui-ci se mit à la regarder, étonné. ʿĀʾisha dit : « Tu t'étonnes ? Combien de poids d'atome vois-tu dans ce grain ! »

  333. Ce qui est rapporté sur le fait de s'abstenir de demanderبَابُ مَا جَاءَ فِي التَّعَفُّفِ عَنِ الْمَسْأَلَةِ
  334. 1982

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّ نَاسًا مِنَ الْأَنْصَارِ سَأَلُوا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَعْطَاهُمْ، ثُمَّ سَأَلُوهُ فَأَعْطَاهُمْ، حَتَّى نَفِدَ مَا عِنْدَهُ، ثُمَّ قَالَ: «مَا يَكُونُ عِنْدِي مِنْ خَيْرٍ فَلَنْ أَدَّخِرَهُ عَنْكُمْ، وَمَنْ يَسْتَعْفِفْ يُعِفَّهُ اللَّهُ، وَمَنْ يَسْتَغْنِ يُغْنِهِ اللَّهُ، وَمَنْ يَتَصَبَّرْ يُصَبِّرْهُ اللَّهُ، وَمَا أُعْطِيَ أَحَدٌ عَطَاءً هُوَ خَيْرٌ وَأَوْسَعُ مِنَ الصَّبْرِ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAṭāʾ ibn Yazīd al-Laythī, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, que des gens d'entre les Anṣār demandèrent au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et il leur donna ; puis ils lui demandèrent, et il leur donna, jusqu'à ce que s'épuise ce qu'il avait. Il dit alors : « Ce que j'ai de bien, je ne le mettrai pas en réserve à votre détriment. Quiconque recherche la retenue, Allah le rend retenu ; quiconque cherche à se suffire, Allah le met à l'abri du besoin ; quiconque s'efforce à la patience, Allah lui donne la patience. Et nul n'a reçu de don meilleur et plus vaste que la patience. »

  335. 1983

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ: وَهُوَ يَذْكُرُ الصَّدَقَةَ وَالتَّعَفُّفَ عَنِ الْمَسْأَلَةِ - «الْيَدُ الْعُلْيَا خَيْرٌ مِنَ الْيَدِ السُّفْلَى»، «وَالْيَدُ الْعُلْيَا هِيَ الْمُنْفِقَةُ وَالسُّفْلَى هِيَ السَّائِلَةُ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit, alors qu'il était sur le minbar et qu'il évoquait l'aumône et le fait de s'abstenir de demander : « La main haute vaut mieux que la main basse. La main haute est celle qui dépense, et la main basse est celle qui demande. »

  336. 1984

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَرْسَلَ إِلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ بِعَطَائِهِ، فَرَدَّهُ عُمَرُ، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِمَ رَدَدْتَهُ؟ فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلَيْسَ أَخْبَرْتَنَا أَنَّ خَيْرًا لِأَحَدِنَا أَنْ لَا يَأْخُذَ مِنْ أَحَدٍ شَيْئًا؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّمَا ذَلِكَ عَنِ الْمَسْأَلَةِ، فَأَمَّا مَا كَانَ مِنْ غَيْرِ مَسْأَلَةٍ، فَإِنَّمَا هُوَ رِزْقٌ يَرْزُقُكَهُ اللَّهُ» فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ: «أَمَا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَا أَسْأَلُ أَحَدًا شَيْئًا، وَلَا يَأْتِينِي شَيْءٌ مِنْ غَيْرِ مَسْأَلَةٍ إِلَّا أَخَذْتُهُ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, envoya son don à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, et ʿUmar le renvoya. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Pourquoi l'as-tu renvoyé ? » Il répondit : « Ô Messager d'Allah, ne nous as-tu pas informés qu'il vaut mieux pour l'un de nous ne rien prendre de personne ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Cela ne vaut que pour ce qui est demandé. Quant à ce qui vient sans demande, ce n'est qu'une subsistance qu'Allah t'accorde. » ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit alors : « Eh bien, par Celui qui tient mon âme en Sa main, je ne demanderai rien à personne, et rien ne me viendra sans demande que je ne le prenne. »

  337. 1985

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَيَأْخُذُ أَحَدُكُمْ حَبْلَهُ، فَيَحْطِبُ عَلَى ظَهْرِهِ، خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَأْتِيَ رَجُلًا أَعْطَاهُ اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ، فَيَسْأَلَهُ أَعْطَاهُ أَوْ مَنَعَهُ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, que l'un de vous prenne sa corde et rapporte du bois sur son dos vaut mieux pour lui que d'aller trouver un homme à qui Allah a donné de Sa faveur et de lui demander, qu'il lui donne ou qu'il lui refuse. »

  338. 1986

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ رَجُلٍ، مِنْ بَنِي أَسَدٍ أَنَّهُ قَالَ: نَزَلْتُ أَنَا وَأَهْلِي بِبَقِيعِ الْغَرْقَدِ فَقَالَ لِي أَهْلِي: اذْهَبْ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَاسْأَلْهُ لَنَا شَيْئًا نَأْكُلُهُ، وَجَعَلُوا يَذْكُرُونَ مِنْ حَاجَتِهِمْ، فَذَهَبْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَوَجَدْتُ عِنْدَهُ رَجُلًا يَسْأَلُهُ، وَرَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «لَا أَجِدُ مَا أُعْطِيكَ»، فَتَوَلَّى الرَّجُلُ عَنْهُ وَهُوَ مُغْضَبٌ، وَهُوَ يَقُولُ: لَعَمْرِي إِنَّكَ لَتُعْطِي مَنْ شِئْتَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّهُ لَيَغْضَبُ عَلَيَّ أَنْ لَا أَجِدَ مَا أُعْطِيهِ، مَنْ سَأَلَ مِنْكُمْ وَلَهُ أُوقِيَّةٌ أَوْ عَدْلُهَا، فَقَدْ سَأَلَ إِلْحَافًا» قَالَ الْأَسَدِيُّ: فَقُلْتُ: لَلَقْحَةٌ لَنَا خَيْرٌ مِنْ أُوقِيَّةٍ - وَالْأُوقِيَّةُ: أَرْبَعُونَ دِرْهَمًا -، قَالَ: فَرَجَعْتُ وَلَمْ أَسْأَلْهُ، فَقُدِمَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعْدَ ذَلِكَ بِشَعِيرٍ وَزَبِيبٍ، فَقَسَمَ لَنَا مِنْهُ حَتَّى أَغْنَانَا اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d'après un homme des Banū Asad, qu'il a dit : Je fis halte, ma famille et moi, à Baqīʿ al-Gharqad. Ma famille me dit : « Va trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et demande-lui pour nous quelque chose à manger », et ils se mirent à évoquer leur besoin. J'allai trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et je trouvai auprès de lui un homme qui lui demandait, tandis que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, disait : « Je ne trouve rien à te donner. » L'homme se détourna de lui, en colère, en disant : « Par ma vie, tu donnes à qui tu veux. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Il se fâche contre moi parce que je ne trouve rien à lui donner. Quiconque d'entre vous demande alors qu'il possède une ūqiyya ou son équivalent a demandé avec insistance [ilḥāf]. » L'homme des Banū Asad a dit : Je me dis : « Une chamelle laitière que nous avons vaut mieux qu'une ūqiyya. » L'ūqiyya, c'est quarante dirhams. Il a dit : Je m'en retournai sans lui avoir rien demandé. Par la suite, on apporta au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de l'orge et des raisins secs, et il nous en donna une part, jusqu'à ce qu'Allah, puissant et majestueux, nous mette à l'abri du besoin.

  339. 1987

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ الْعَلَاءِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ: «مَا نَقَصَتْ صَدَقَةٌ مِنْ مَالٍ، وَمَا زَادَ اللَّهُ عَبْدًا بِعَفْوٍ إِلَّا عِزًّا، وَمَا تَوَاضَعَ عَبْدٌ إِلَّا رَفَعَهُ اللَّهُ» قَالَ مَالِكٌ: «لَا أَدْرِي أَيُرْفَعُ هَذَا الْحَدِيثُ عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمْ لَا»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après al-ʿAlāʾ ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qu'il l'a entendu dire : « Jamais une aumône n'a diminué un bien ; Allah n'ajoute au serviteur, pour un pardon accordé, que de l'honneur ; et nul serviteur ne se fait humble sans qu'Allah l'élève. » Mālik a dit : « Je ne sais pas si ce hadith est élevé jusqu'au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ou non. »

  340. Ce qui est réprouvé en matière d'aumôneبَابُ مَا يُكْرَهُ مِنَ الصَّدَقَةِ
  341. 1988

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا تَحِلُّ الصَّدَقَةُ لِآلِ مُحَمَّدٍ إِنَّمَا هِيَ أَوْسَاخُ النَّاسِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « L'aumône n'est pas licite pour la famille de Muḥammad ; elle n'est que les impuretés des gens. »

  342. 1989

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اسْتَعْمَلَ رَجُلًا مِنْ بَنِي عَبْدِ الْأَشْهَلِ عَلَى الصَّدَقَةِ، فَلَمَّا قَدِمَ سَأَلَهُ إِبِلًا مِنَ الصَّدَقَةِ. فَغَضِبَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى عُرِفَ الْغَضَبُ فِي وَجْهِهِ، وَكَانَ مِمَّا يُعْرَفُ بِهِ الْغَضَبُ فِي وَجْهِهِ، أَنْ تَحْمَرَّ عَيْنَاهُ، ثُمَّ قَالَ: «إِنَّ الرَّجُلَ لَيَسْأَلُنِي مَا لَا يَصْلُحُ لِي، وَلَا لَهُ، فَإِنْ مَنَعْتُهُ كَرِهْتُ الْمَنْعَ، وَإِنْ أَعْطَيْتُهُ أَعْطَيْتُهُ مَا لَا يَصْلُحُ لِي وَلَا لَهُ»، فَقَالَ الرَّجُلُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَا أَسْأَلُكَ مِنْهَا شَيْئًا أَبَدًا

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, chargea un homme des Banū ʿAbd al-Ashhal de [la collecte de] l'aumône. À son retour, celui-ci lui demanda des chameaux pris sur l'aumône. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se mit en colère, au point que la colère se reconnut sur son visage ; et ce à quoi l'on reconnaissait la colère sur son visage, c'est que ses yeux rougissaient. Puis il dit : « Cet homme me demande ce qui ne convient ni à moi ni à lui. Si je le lui refuse, il me déplaît de refuser ; et si je le lui donne, je lui donne ce qui ne convient ni à moi ni à lui. » L'homme dit : « Ô Messager d'Allah, je ne t'en demanderai plus jamais rien. »

  343. 1990

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: قَالَ لِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْأَرْقَمِ: «ادْلُلْنِي عَلَى بَعِيرٍ مِنَ الْمَطَايَا أَسْتَحْمِلُ عَلَيْهِ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ»، فَقُلْتُ: نَعَمْ جَمَلًا مِنَ الصَّدَقَةِ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْأَرْقَمِ: «أَتُحِبُّ أَنَّ رَجُلًا بَادِنًا فِي يَوْمٍ حَارٍّ غَسَلَ لَكَ مَا تَحْتَ إِزَارِهِ وَرُفْغَيْهِ، ثُمَّ أَعْطَاكَهُ فَشَرِبْتَهُ» قَالَ: فَغَضِبْتُ، وَقُلْتُ: يَغْفِرُ اللَّهُ لَكَ، أَتَقُولُ لِي مِثْلَ هَذَا؟ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْأَرْقَمِ: «إِنَّمَا الصَّدَقَةُ أَوْسَاخُ النَّاسِ يَغْسِلُونَهَا عَنْهُمْ»

    Et il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, qu'il a dit : ʿAbd Allāh ibn al-Arqam me dit : « Indique-moi un chameau de monte, que je demanderai au Commandeur des croyants de me donner pour monture. » Je dis : « Oui, un chameau de l'aumône. » ʿAbd Allāh ibn al-Arqam dit : « Aimerais-tu qu'un homme corpulent, par un jour de chaleur, lave pour toi ce qui est sous son pagne [izār] et les plis de ses aines, puis te donne cette eau et que tu la boives ? » Il a dit : Je me mis en colère et je dis : « Qu'Allah te pardonne ! Me dis-tu une chose pareille ? » ʿAbd Allāh ibn al-Arqam dit : « L'aumône n'est que les impuretés des gens, dont ils se lavent. »

  344. Ce qui est rapporté sur la quête de la scienceبَابُ مَا جَاءَ فِي طَلَبِ الْعِلْمِ
  345. 1991

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ " أَنَّ لُقْمَانَ الْحَكِيمَ أَوْصَى ابْنَهُ فَقَالَ: يَا بُنَيَّ جَالِسِ الْعُلَمَاءَ، وَزَاحِمْهُمْ بِرُكْبَتَيْكَ، فَإِنَّ اللَّهَ يُحْيِي الْقُلُوبَ بِنُورِ الْحِكْمَةِ، كَمَا يُحْيِي اللَّهُ الْأَرْضَ الْمَيْتَةَ بِوَابِلِ السَّمَاءِ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Luqmān le Sage fit une recommandation à son fils et dit : « Mon cher fils, assieds-toi auprès des savants et presse-toi contre eux de tes genoux, car Allah fait vivre les cœurs par la lumière de la sagesse comme Allah fait vivre la terre morte par la pluie abondante du ciel. »

  346. Ce qu'il faut craindre de l'invocation de l'oppriméبَابُ مَا يُتَّقَى مِنْ دَعْوَةِ الْمَظْلُومِ
  347. 1992

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ اسْتَعْمَلَ مَوْلًى لَهُ يُدْعَى هُنَيًّا عَلَى الْحِمَى، فَقَالَ: " يَا هُنَيُّ، اضْمُمْ جَنَاحَكَ عَنِ النَّاسِ، وَاتَّقِ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ، فَإِنَّ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ مُجَابَةٌ، وَأَدْخِلْ رَبَّ الصُّرَيْمَةِ وَالْغُنَيْمَةِ، وَإِيَّايَ وَنَعَمَ ابْنِ عَفَّانَ وَابْنِ عَوْفٍ فَإِنَّهُمَا إِنْ تَهْلِكْ مَاشِيَتُهُمَا يَرْجِعَانِ إِلَى الْمَدِينَةِ، إِلَى زَرْعٍ وَنَخْلٍ، وَإِنَّ رَبَّ الصُّرَيْمَةِ وَرَبَّ الْغُنَيْمَةِ إِنْ تَهْلِكْ مَاشِيَتُهُ يَأْتِنِي بِبَنِيهِ، فَيَقُولُ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، أَفَتَارِكُهُمْ أَنَا لَا أَبَا لَكَ فَالْمَاءُ وَالْكَلَأُ أَيْسَرُ عَلَيَّ مِنَ الذَّهَبِ وَالْوَرِقِ، وَايْمُ اللَّهِ إِنَّهُمْ لَيَرَوْنَ أَنْ قَدْ ظَلَمْتُهُمْ، إِنَّهَا لَبِلَادُهُمْ وَمِيَاهُهُمْ، قَاتَلُوا عَلَيْهَا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَأَسْلَمُوا عَلَيْهَا فِي الْإِسْلَامِ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَوْلَا الْمَالُ الَّذِي أَحْمِلُ عَلَيْهِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ مَا حَمَيْتُ عَلَيْهِمْ مِنْ بِلَادِهِمْ شِبْرًا "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb chargea du pâturage réservé [ḥimā] un mawlā [affranchi] à lui, appelé Hunayy, et lui dit : « Ô Hunayy, replie ton aile loin des gens et crains l'invocation de l'opprimé, car l'invocation de l'opprimé est exaucée. Laisse entrer le maître du petit troupeau de chameaux [ṣurayma] et du petit troupeau de moutons [ghunayma], et épargne-moi [d'y voir entrer] les bêtes d'Ibn ʿAffān et d'Ibn ʿAwf : si leurs troupeaux à tous deux périssent, ils reviendront à Médine, à des cultures et à des palmiers. Quant au maître du petit troupeau de chameaux et au maître du petit troupeau de moutons, si son troupeau périt, il viendra à moi avec ses enfants en disant : “Ô Commandeur des croyants ! Ô Commandeur des croyants !” Vais-je donc les abandonner, moi ? Malheureux que tu es ! L'eau et l'herbe me coûtent moins que l'or et l'argent. Par Allah, ils estiment que je leur ai fait tort : ce sont bien leurs terres et leurs eaux, ils ont combattu pour elles au temps de l'ignorance [jāhiliyya] et ils sont entrés dans l'islam en les possédant. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, n'étaient les bêtes sur lesquelles je fais monter [les combattants] dans le sentier d'Allah, je n'aurais pas mis en réserve, à leurs dépens, un empan de leurs terres. »

    Ḥimā : terre que le chef de la communauté réserve, notamment aux bêtes de l'aumône, et dont l'accès est interdit aux autres. « Replie ton aile » : garde ta main de leur faire tort, selon az-Zurqānī. « Malheureux que tu es » : tournure d'insistance, qui n'est pas prise au sens propre, selon az-Zurqānī.

  348. Les noms du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur luiبَابُ أَسْمَاءِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
  349. 1993

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " لِي خَمْسَةُ أَسْمَاءٍ: أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَنَا أَحْمَدُ، وَأَنَا الْمَاحِي، الَّذِي يَمْحُو اللَّهُ بِيَ الْكُفْرَ، وَأَنَا الْحَاشِرُ الَّذِي يُحْشَرُ النَّاسُ عَلَى قَدَمِي، وَأَنَا الْعَاقِبُ "

    Mālik m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭʿim, que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « J'ai cinq noms : je suis Muḥammad, je suis Aḥmad, je suis al-Māḥī [celui qui efface], par qui Allah efface la mécréance, je suis al-Ḥāshir [celui qui rassemble], sur les pas de qui les gens seront rassemblés, et je suis al-ʿĀqib [celui qui vient en dernier]. »

    « Sur les pas de qui » : à sa suite, car il sera le premier ressuscité ; ou bien : en son temps, aucun prophète ne venant après lui. Le premier sens est rapporté d'al-Khaṭṭābī par az-Zurqānī, le second par al-Bājī dans al-Muntaqā. Al-ʿĀqib : le dernier des prophètes.

Autres ouvrages

al-Mukhtaṣar, al-AkhḍarīAqrab al-masālik, ad-Dardīrar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī