al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas
Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.
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Le jeûneكِتَابُ الصِّيَامِ
- Ce qui est rapporté sur la vision du croissant pour le jeûne et pour la rupture en ramaḍānبَابُ مَا جَاءَ فِي رُؤْيَةِ الْهِلَالِ لِلصَّوْمِ وَالْفِطْرِ فِي رَمَضَانَ
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646
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَكَرَ رَمَضَانَ، فَقَالَ: «لَا تَصُومُوا حَتَّى تَرَوُا الْهِلَالَ، وَلَا تُفْطِرُوا حَتَّى تَرَوْهُ، فَإِنْ غُمَّ عَلَيْكُمْ فَاقْدُرُوا لَهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mentionna ramaḍān et dit : « Ne jeûnez pas avant d'avoir vu le croissant, et ne rompez pas le jeûne avant de l'avoir vu. S'il vous est voilé, faites-en l'estimation. »
« Faites-en l'estimation » (fa-qdurū lahu) : selon az-Zurqānī, comptez trente jours, comme le précise le hadith de ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās qui suit.
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647
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «الشَّهْرُ تِسْعَةٌ وَعِشْرُونَ، فَلَا تَصُومُوا حَتَّى تَرَوُا الْهِلَالَ، وَلَا تُفْطِرُوا حَتَّى تَرَوْهُ، فَإِنْ غُمَّ عَلَيْكُمْ فَاقْدُرُوا لَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le mois compte vingt-neuf [jours]. Ne jeûnez pas avant d'avoir vu le croissant, et ne rompez pas le jeûne avant de l'avoir vu. S'il vous est voilé, faites-en l'estimation. »
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648
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ الدِّيلِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَكَرَ رَمَضَانَ فَقَالَ: «لَا تَصُومُوا حَتَّى تَرَوُا الْهِلَالَ، وَلَا تُفْطِرُوا حَتَّى تَرَوْهُ، فَإِنْ غُمَّ عَلَيْكُمْ فَأَكْمِلُوا الْعِدَّةَ ثَلَاثِينَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Thawr ibn Zayd ad-Dīlī, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mentionna ramaḍān et dit : « Ne jeûnez pas avant d'avoir vu le croissant, et ne rompez pas le jeûne avant de l'avoir vu. S'il vous est voilé, complétez le nombre de trente. »
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649
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، «أَنَّ الْهِلَالَ رُئِيَ فِي زَمَانِ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ بِعَشِيٍّ فَلَمْ يُفْطِرْ عُثْمَانُ حَتَّى أَمْسَى وَغَابَتِ الشَّمْسُ» قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: فِي الَّذِي يَرَى هِلَالَ رَمَضَانَ وَحْدَهُ: " أَنَّهُ يَصُومُ. لِأَنَّهُ لَا يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يُفْطِرَ، وَهُوَ يَعْلَمُ أَنَّ ذَلِكَ الْيَوْمَ مِنْ رَمَضَانَ. قَالَ: وَمَنْ رَأَى هِلَالَ شَوَّالٍ وَحْدَهُ، فَإِنَّهُ لَا يُفْطِرُ. لِأَنَّ النَّاسَ يَتَّهِمُونَ عَلَى أَنْ يُفْطِرَ مِنْهُمْ مَنْ لَيْسَ مَأْمُونًا، وَيَقُولُ أُولَئِكَ إِذَا ظَهَرَ عَلَيْهِمْ: قَدْ رَأَيْنَا الْهِلَالَ. وَمَنْ رَأَى هِلَالَ شَوَّالٍ نَهَارًا فَلَا يُفْطِرْ. وَلْيُتَمِّمْ صِيَامَ يَوْمِهِ ذَلِكَ. فَإِنَّمَا هُوَ هِلَالُ اللَّيْلَةِ الَّتِي تَأْتِي " قَالَ يَحْيَى: وسَمِعْتُ مَالكا يَقُولُ: «إِذَا صَامَ النَّاسُ يَوْمَ الْفِطْرِ، وَهُمْ يَظُنُّونَ أَنَّهُ مِنْ رَمَضَانَ، فَجَاءَهُمْ ثَبَتٌ أَنَّ هِلَالَ رَمَضَانَ قَدْ رُئِيَ قَبْلَ أَنْ يَصُومُوا بِيَوْمٍ، وَأَنَّ يَوْمَهُمْ ذَلِكَ أَحَدٌ وَثَلَاثُونَ، فَإِنَّهُمْ يُفْطِرُونَ مِنْ ذَلِكَ الْيَوْمِ. أَيَّةَ سَاعَةٍ جَاءَهُمُ الْخَبَرُ. غَيْرَ أَنَّهُمْ لَا يُصَلُّونَ صَلَاةَ الْعِيدِ، إِنْ كَانَ ذَلِكَ جَاءَهُمْ بَعْدَ زَوَالِ الشَّمْسِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le croissant fut aperçu, du temps de ʿUthmān ibn ʿAffān, dans l'après-midi, et que ʿUthmān ne rompit pas le jeûne avant le soir, une fois le soleil couché. Yaḥyā a dit : j'ai entendu Mālik dire, au sujet de celui qui voit seul le croissant de ramaḍān : « Il jeûne, car il ne lui convient pas de ne pas jeûner alors qu'il sait que ce jour fait partie de ramaḍān. » Il a dit : « Celui qui voit seul le croissant de shawwāl ne rompt pas le jeûne, car on se défie des gens : ceux d'entre eux qui ne sont pas dignes de confiance rompraient le jeûne et diraient, une fois découverts : “Nous avons vu le croissant.” Celui qui voit le croissant de shawwāl en plein jour ne rompt pas le jeûne, et qu'il achève le jeûne de ce jour-là, car ce n'est que le croissant de la nuit qui vient. » Yaḥyā a dit : j'ai entendu Mālik dire : « Lorsque les gens jeûnent le jour de la rupture en pensant qu'il fait partie de ramaḍān, puis que leur parvient une preuve sûre que le croissant de ramaḍān avait été vu un jour avant qu'ils ne commencent à jeûner, et que ce jour est donc le trente et unième, ils rompent le jeûne ce jour-là, à quelque heure que la nouvelle leur parvienne. Toutefois, ils n'accomplissent pas la prière de la fête si cela leur est parvenu après que le soleil a quitté le zénith. »
- Celui qui a résolu de jeûner avant l'aubeبَابُ مَنْ أَجْمَعَ الصِّيَامَ قَبْلَ الْفَجْرِ
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650
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «لَا يَصُومُ إِلَّا مَنْ أَجْمَعَ الصِّيَامَ قَبْلَ الْفَجْرِ»، وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَائِشَةَ، وَحَفْصَةَ زَوْجَيِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِثْلَ ذَلِكَ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il disait : « Ne jeûne que celui qui a résolu de jeûner avant l'aube. » Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿĀʾisha et Ḥafṣa, épouses du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, la même chose.
- Ce qui est rapporté sur le fait de hâter la rupture du jeûneبَابُ مَا جَاءَ فِي تَعْجِيلِ الْفِطْرِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي حَازِمِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَزَالُ النَّاسُ بِخَيْرٍ مَا عَجَّلُوا الْفِطْرَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Ḥāzim ibn Dīnār, d'après Sahl ibn Saʿd as-Sāʿidī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Les gens ne cesseront d'être dans le bien tant qu'ils hâteront la rupture du jeûne. »
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652
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَرْملَةَ الْأَسْلَمِيِّ عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَزَالُ النَّاسُ بِخَيْرٍ مَا عَجَّلُوا الْفِطْرَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥarmala al-Aslamī, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Les gens ne cesseront d'être dans le bien tant qu'ils hâteront la rupture du jeûne. »
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653
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَعُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ كَانَا «يُصَلِّيَانِ الْمَغْرِبَ حِينَ يَنْظُرَانِ إِلَى اللَّيْلِ الْأَسْوَدِ، قَبْلَ أَنْ يُفْطِرَا، ثُمَّ يُفْطِرَانِ بَعْدَ الصَّلَاةِ»، وَذَلِكَ فِي رَمَضَانَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb et ʿUthmān ibn ʿAffān accomplissaient la prière du maghrib [prière du coucher du soleil] lorsqu'ils voyaient la nuit noire [se lever à l'orient], avant de rompre le jeûne, puis rompaient le jeûne après la prière ; et cela en ramaḍān.
- Ce qui est rapporté sur le jeûne de celui qui se trouve au matin junubبَابُ مَا جَاءَ فِي صِيَامِ الَّذِي يُصْبِحُ جُنُبًا
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ مَعْمَرٍ الْأَنْصَارِيِّ، عَنْ أَبِي يُونُسَ مَوْلَى عَائِشَةَ، عَنْ عَائِشَةَ أَنَّ رَجُلًا قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ وَاقِفٌ عَلَى الْبَابِ، وَأَنَا أَسْمَعُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي أُصْبِحُ جُنُبًا وَأَنَا أُرِيدُ الصِّيَامَ. فَقَالَ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «وَأَنَا أُصْبِحُ جُنُبًا وَأَنَا أُرِيدُ الصِّيَامَ، فَأَغْتَسِلُ وَأَصُومُ»، فَقَالَ لَهُ الرَّجُلُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. إِنَّكَ لَسْتَ مِثْلَنَا. قَدْ غَفَرَ اللَّهُ لَكَ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ. فَغَضِبَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَالَ: «وَاللَّهِ إِنِّي لَأَرْجُو أَنْ أَكُونَ أَخْشَاكُمْ لِلَّهِ. وَأَعْلَمَكُمْ بِمَا أَتَّقِي»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Maʿmar al-Anṣārī, d'après Abū Yūnus, mawlā de ʿĀʾisha, d'après ʿĀʾisha, qu'un homme dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors qu'il se tenait à la porte et que j'entendais : « Ô Messager d'Allah, il m'arrive de me trouver au matin junub [en état d'impureté majeure] alors que je veux jeûner. » Il dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Moi aussi, il m'arrive de me trouver au matin junub alors que je veux jeûner : je fais alors le ghusl [lavage rituel complet du corps] et je jeûne. » L'homme lui dit : « Ô Messager d'Allah, tu n'es pas comme nous : Allah t'a pardonné tes fautes passées et à venir. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se mit en colère et dit : « Par Allah, j'espère bien être celui d'entre vous qui craint le plus Allah et qui sait le mieux ce dont je dois me garder. »
Une autre édition du texte ne porte pas « d'après ʿĀʾisha » dans la chaîne. Selon az-Zurqānī, tous les transmetteurs du Muwaṭṭaʾ la mentionnent, sauf ʿUbayd Allāh, le fils de Yaḥyā.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ رَبِّهِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ، عَنْ عَائِشَةَ، وَأُمِّ سَلَمَةَ زَوْجَيِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُمَا قَالَتَا: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «يُصْبِحُ جُنُبًا مِنْ جِمَاعٍ، غَيْرِ احْتِلَامٍ فِي رَمَضَانَ. ثُمَّ يَصُومُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Rabbih ibn Saʿīd, d'après Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Ḥārith ibn Hishām, d'après ʿĀʾisha et Umm Salama, épouses du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui ont dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se trouvait au matin junub à la suite d'un rapport charnel, non d'un rêve, en ramaḍān, puis il jeûnait. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا بَكْرِ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ يَقُولُ: كُنْتُ أَنَا وَأَبِي عِنْدَ مَرْوَانَ بْنِ الْحَكَمِ وَهُوَ أَمِيرُ الْمَدِينَةِ فَذُكِرَ لَهُ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: مَنْ أَصْبَحَ جُنُبًا أَفْطَرَ ذَلِكَ الْيَوْمَ، فَقَالَ مَرْوَانُ أَقْسَمْتُ عَلَيْكَ يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ لَتَذْهَبَنَّ إِلَى أُمَّيِ الْمُؤْمِنِينَ عَائِشَةَ وَأُمِّ سَلَمَةَ فَلْتَسْأَلَنَّهُمَا عَنْ ذَلِكَ. فَذَهَبَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ وَذَهَبْتُ مَعَهُ. حَتَّى دَخَلْنَا عَلَى عَائِشَةَ. فَسَلَّمَ عَلَيْهَا، ثُمَّ قَالَ: يَا أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ. إِنَّا كُنَّا عِنْدَ مَرْوَانَ بْنِ الْحَكَمِ فَذُكِرَ لَهُ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: مَنْ أَصْبَحَ جُنُبًا أَفْطَرَ ذَلِكَ الْيَوْمَ، قَالَتْ عَائِشَةُ لَيْسَ كَمَا قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ. يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ أَتَرْغَبُ عَمَّا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَصْنَعُ؟ فَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ لَا وَاللَّهِ. قَالَتْ: عَائِشَةُ: فَأَشْهَدُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ كَانَ «يُصْبِحُ جُنُبًا مِنْ جِمَاعٍ، غَيْرِ احْتِلَامٍ، ثُمَّ يَصُومُ ذَلِكَ الْيَوْمَ». قَالَ: ثُمَّ خَرَجْنَا حَتَّى دَخَلْنَا عَلَى أُمِّ سَلَمَةَ فَسَأَلَهَا عَنْ ذَلِكَ. فَقَالَتْ مِثْلَ مَا قَالَتْ عَائِشَةُ، قَالَ: فَخَرَجْنَا حَتَّى جِئْنَا مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ. فَذَكَرَ لَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ مَا قَالَتَا. فَقَالَ مَرْوَانُ أَقْسَمْتُ عَلَيْكَ يَا أَبَا مُحَمَّدٍ لَتَرْكَبَنَّ دَابَّتِي، فَإِنَّهَا بِالْبَابِ، فَلْتَذْهَبَنَّ إِلَى أَبِي هُرَيْرَةَ فَإِنَّهُ بِأَرْضِهِ بِالْعَقِيقِ فَلْتُخْبِرَنَّهُ ذَلِكَ. فَرَكِبَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ، وَرَكِبْتُ مَعَهُ، حَتَّى أَتَيْنَا أَبَا هُرَيْرَةَ فَتَحَدَّثَ مَعَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ سَاعَةً. ثُمَّ ذَكَرَ لَهُ ذَلِكَ. فَقَالَ لَهُ أَبُو هُرَيْرَةَ لَا عِلْمَ لِي بِذَلِكَ. إِنَّمَا أَخْبَرَنِيهِ مُخْبِرٌ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Ḥārith ibn Hishām, qu'il a entendu Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Ḥārith ibn Hishām dire : « J'étais avec mon père chez Marwān ibn al-Ḥakam, alors gouverneur de Médine. On lui rapporta qu'Abū Hurayra disait : “Celui qui se trouve au matin junub a rompu son jeûne ce jour-là.” Marwān dit : “Je t'en adjure, ʿAbd ar-Raḥmān, va trouver les deux mères des croyants, ʿĀʾisha et Umm Salama, et interroge-les à ce sujet.” ʿAbd ar-Raḥmān s'y rendit, et je m'y rendis avec lui. Nous entrâmes chez ʿĀʾisha ; il la salua, puis dit : “Ô mère des croyants, nous étions chez Marwān ibn al-Ḥakam, et on lui a rapporté qu'Abū Hurayra dit : ‘Celui qui se trouve au matin junub a rompu son jeûne ce jour-là.’” ʿĀʾisha dit : “Il n'en est pas comme l'a dit Abū Hurayra. ʿAbd ar-Raḥmān, te détournerais-tu de ce que faisait le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ?” ʿAbd ar-Raḥmān dit : “Non, par Allah.” ʿĀʾisha dit : “J'atteste que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se trouvait au matin junub à la suite d'un rapport charnel, non d'un rêve, puis jeûnait ce jour-là.” Puis nous sortîmes et entrâmes chez Umm Salama ; il l'interrogea à ce sujet, et elle dit la même chose que ʿĀʾisha. Nous sortîmes alors et revînmes auprès de Marwān ibn al-Ḥakam. ʿAbd ar-Raḥmān lui rapporta ce qu'elles avaient dit. Marwān dit : “Je t'en adjure, Abū Muḥammad, enfourche ma monture, qui est à la porte, va trouver Abū Hurayra, qui est sur sa terre à al-ʿAqīq, et informe-le de cela.” ʿAbd ar-Raḥmān monta, et je montai avec lui, jusqu'à ce que nous arrivions chez Abū Hurayra. ʿAbd ar-Raḥmān s'entretint un moment avec lui, puis lui rapporta la chose. Abū Hurayra lui dit : “Je n'ai pas de science de cela ; c'est seulement quelqu'un qui me l'a rapporté.” »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ، وَأُمِّ سَلَمَةَ زَوْجَيِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُمَا قَالَتَا: إِنْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «لَيُصْبِحُ جُنُبًا مِنْ جِمَاعٍ، غَيْرِ احْتِلَامٍ ثُمَّ يَصُومُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, d'après Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha et Umm Salama, épouses du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui ont dit : « Il arrivait bien au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de se trouver au matin junub à la suite d'un rapport charnel, non d'un rêve, puis de jeûner. »
- Ce qui est rapporté sur la tolérance du baiser pour le jeûneurبَابُ مَا جَاءَ فِي الرُّخْصَةِ فِي الْقُبْلَةِ لِلصَّائِمِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَجُلًا قَبَّلَ امْرَأَتَهُ وَهُوَ صَائِمٌ فِي رَمَضَانَ، فَوَجَدَ مِنْ ذَلِكَ وَجْدًا شَدِيدًا فَأَرْسَلَ امْرَأَتَهُ تَسْأَلُ لَهُ عَنْ ذَلِكَ. فَدَخَلَتْ عَلَى أُمِّ سَلَمَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَذَكَرَتْ ذَلِكَ لَهَا. فَأَخْبَرَتْهَا أُمُّ سَلَمَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «يُقَبِّلُ وَهُوَ صَائِمٌ». فَرَجَعَتْ فَأَخْبَرَتْ زَوْجَهَا ذَلِكَ. فَزَادَهُ ذَلِكَ شَرًّا. وَقَالَ: لَسْنَا مِثْلَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، اللَّهُ يُحِلُّ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا شَاءَ. ثُمَّ رَجَعَتِ امْرَأَتُهُ إِلَى أُمِّ سَلَمَةَ فَوَجَدَتْ عِنْدَهَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا لِهَذِهِ الْمَرْأَةِ؟» فَأَخْبَرَتْهُ أُمُّ سَلَمَةَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَلَا أَخْبَرْتِيهَا أَنِّي أَفْعَلُ ذَلِكَ»، فَقَالَتْ: قَدْ أَخْبَرْتُهَا، فَذَهَبَتْ إِلَى زَوْجِهَا فَأَخْبَرَتْهُ. فَزَادَهُ ذَلِكَ شَرًّا، وَقَالَ: لَسْنَا مِثْلَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. اللَّهُ يُحِلُّ لِرَسُولِهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا شَاءَ. فَغَضِبَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَالَ: وَاللَّهِ. «إِنِّي لَأَتْقَاكُمْ لِلَّهِ، وَأَعْلَمُكُمْ بِحُدُودِهِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, qu'un homme embrassa son épouse alors qu'il jeûnait, en ramaḍān. Il en éprouva une vive affliction et envoya son épouse interroger pour lui à ce sujet. Elle entra chez Umm Salama, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et lui rapporta la chose. Umm Salama l'informa que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, embrassait alors qu'il jeûnait. Elle revint en informer son mari, mais cela ne fit qu'aggraver son trouble, et il dit : « Nous ne sommes pas comme le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : Allah rend licite au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ce qu'Il veut. » Son épouse retourna alors chez Umm Salama et trouva auprès d'elle le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Qu'a donc cette femme ? » Umm Salama l'en informa. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Ne lui as-tu pas dit que je le fais ? » Elle dit : « Je le lui ai dit ; elle est allée en informer son mari, mais cela n'a fait qu'aggraver son trouble, et il a dit : “Nous ne sommes pas comme le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : Allah rend licite à Son Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ce qu'Il veut.” » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se mit en colère et dit : « Par Allah, je suis celui d'entre vous qui craint le plus Allah et qui connaît le mieux Ses limites. »
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659
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا أَنَّهَا قَالَتْ: إِنْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «لَيُقَبِّلُ بَعْضَ أَزْوَاجِهِ وَهُوَ صَائِمٌ». ثُمَّ تَضْحَكُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, mère des croyants, qu'Allah l'agrée, qui a dit : « Il arrivait bien au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, d'embrasser l'une de ses épouses alors qu'il jeûnait. » Puis elle riait.
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660
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عَاتِكَةَ ابْنَةَ سَعِيدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ نُفَيْلٍ امْرَأَةَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، كَانَتْ «تُقَبِّلُ رَأْسَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ وَهُوَ صَائِمٌ فَلَا يَنْهَاهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿĀtika bint Saʿīd ibn Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl, épouse de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, embrassait la tête de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb alors qu'il jeûnait, et il ne le lui interdisait pas.
Une autre édition du texte porte « ʿĀtika bint Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl ». Selon az-Zurqānī, elle est la fille de Zayd et la sœur de Saʿīd ibn Zayd.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ أَنَّ عَائِشَةَ بِنْتَ طَلْحَةَ أَخْبَرَتْهُ: أَنَّهَا كَانَتْ عِنْدَ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَدَخَلَ عَلَيْهَا زَوْجُهَا هُنَالِكَ، وَهُوَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ وَهُوَ صَائِمٌ. فَقَالَتْ لَهُ عَائِشَةُ: «مَا يَمْنَعُكَ أَنْ تَدْنُوَ مِنْ أَهْلِكَ فَتُقَبِّلَهَا وَتُلَاعِبَهَا؟» فَقَالَ: أُقَبِّلُهَا وَأَنَا صَائِمٌ؟ فَقَالَتْ: «نَعَمْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū n-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, que ʿĀʾisha bint Ṭalḥa l'a informé qu'elle se trouvait chez ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsque son mari [à elle, ʿĀʾisha bint Ṭalḥa], ʿAbd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Bakr aṣ-Ṣiddīq, entra là auprès d'elle, alors qu'il jeûnait. ʿĀʾisha lui dit : « Qu'est-ce qui t'empêche de t'approcher de ton épouse, de l'embrasser et de badiner avec elle ? » Il dit : « L'embrasser alors que je jeûne ? » Elle dit : « Oui. »
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662
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، وَسَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ كَانَا «يُرَخِّصَانِ فِي الْقُبْلَةِ لِلصَّائِمِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, qu'Abū Hurayra et Saʿd ibn Abī Waqqāṣ toléraient le baiser pour le jeûneur.
- Ce qui est rapporté sur la sévérité à l'égard du baiser pour le jeûneurبَابُ مَا جَاءَ فِي التَّشْدِيدِ فِي الْقُبْلَةِ لِلصَّائِمِ
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663
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَانَتْ إِذَا ذَكَرَتْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يُقَبِّلُ وَهُوَ صَائِمٌ»، تَقُولُ: «وَأَيُّكُمْ أَمْلَكُ لِنَفْسِهِ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'elle mentionnait que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, embrassait alors qu'il jeûnait, disait : « Et qui d'entre vous est plus maître de lui-même que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ? »
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قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: قَالَ هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ: قَالَ عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ «لَمْ أَرَ الْقُبْلَةَ لِلصَّائِمِ تَدْعُو إِلَى خَيْرٍ»
Yaḥyā a dit : Mālik a dit : Hishām ibn ʿUrwa a dit : ʿUrwa ibn az-Zubayr a dit : « Je ne vois pas que le baiser, pour le jeûneur, mène à un bien. »
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665
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ سُئِلَ عَنِ الْقُبْلَةِ لِلصَّائِمِ؟ «فَأَرْخَصَ فِيهَا لِلشَّيْخِ، وَكَرِهَهَا لِلشَّابِّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās fut interrogé sur le baiser pour le jeûneur : il le toléra pour le vieillard et le réprouva pour le jeune homme.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَنْهَى عَنِ الْقُبْلَةِ وَالْمُبَاشَرَةِ لِلصَّائِمِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar interdisait au jeûneur le baiser et les caresses [mubāshara, contact de peau à peau].
- Ce qui est rapporté sur le jeûne en voyageبَابُ مَا جَاءَ فِي الصِّيَامِ فِي السَّفَرِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، «خَرَجَ إِلَى مَكَّةَ عَامَ الْفَتْحِ فِي رَمَضَانَ، فَصَامَ حَتَّى بَلَغَ الْكَدِيدَ. ثُمَّ أَفْطَرَ، فَأَفْطَرَ النَّاسُ». وَكَانُوا يَأْخُذُونَ بِالْأَحْدَثِ، فَالْأَحْدَثِ، مِنْ أَمْرِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, partit pour La Mecque l'année de la Conquête, en ramaḍān. Il jeûna jusqu'à atteindre al-Kadīd, puis il rompit le jeûne, et les gens le rompirent. Ils s'en tenaient à ce qu'il y avait de plus récent, puis de plus récent, dans la conduite du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui.
Al-Kadīd : point d'eau entre Qudayd et ʿUsfān, sur la route de La Mecque. La dernière phrase est, selon az-Zurqānī, une parole d'Ibn Shihāb.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ " أَمَرَ النَّاسَ فِي سَفَرِهِ عَامَ الْفَتْحِ بِالْفِطْرِ، وَقَالَ: تَقَوَّوْا لِعَدُوِّكُمْ، وَصَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ أَبُو بَكْرٍ: قَالَ الَّذِي حَدَّثَنِي لَقَدْ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالْعَرْجِ «يَصُبُّ الْمَاءَ عَلَى رَأْسِهِ مِنَ الْعَطَشِ أَوْ مِنَ الْحَرِّ». ثُمَّ قِيلَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ طَائِفَةً مِنَ النَّاسِ قَدْ صَامُوا حِينَ صُمْتَ. قَالَ: فَلَمَّا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالْكَدِيدِ «دَعَا بِقَدَحٍ فَشَرِبَ فَأَفْطَرَ النَّاسُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après l'un des Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna aux gens, lors de son voyage de l'année de la Conquête, de rompre le jeûne, en disant : « Prenez des forces face à votre ennemi », tandis que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, jeûnait. Abū Bakr a dit : celui qui m'a rapporté cela a dit : « J'ai bien vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à al-ʿArj, se verser de l'eau sur la tête, à cause de la soif ou de la chaleur. Puis on dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : “Ô Messager d'Allah, un groupe de gens a jeûné lorsque tu as jeûné.” Il a dit : lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut à al-Kadīd, il demanda une coupe et but, et les gens rompirent le jeûne. »
Al-ʿArj : bourgade à environ trois étapes de Médine, selon az-Zurqānī.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ أَنَّهُ قَالَ: سَافَرْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي رَمَضَانَ «فَلَمْ يَعِبِ الصَّائِمُ عَلَى الْمُفْطِرِ، وَلَا الْمُفْطِرُ عَلَى الصَّائِمِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḥumayd aṭ-Ṭawīl, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit : « Nous avons voyagé avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en ramaḍān : celui qui jeûnait ne blâmait pas celui qui ne jeûnait pas, ni celui qui ne jeûnait pas celui qui jeûnait. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ حَمْزَةَ بْنَ عَمْرٍو الْأَسْلَمِيَّ قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. إِنِّي رَجُلٌ أَصُومُ. أَفَأَصُومُ فِي السَّفَرِ؟ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنْ شِئْتَ فَصُمْ. وَإِنْ شِئْتَ فَأَفْطِرْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que Ḥamza ibn ʿAmr al-Aslamī dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Ô Messager d'Allah, je suis un homme qui jeûne [souvent]. Dois-je jeûner en voyage ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Si tu veux, jeûne ; et si tu veux, ne jeûne pas. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «لَا يَصُومُ فِي السَّفَرِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne jeûnait pas en voyage.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ كَانَ «يُسَافِرُ فِي رَمَضَانَ، وَنُسَافِرُ مَعَهُ، فَيَصُومُ عُرْوَةُ وَنُفْطِرُ نَحْنُ فَلَا يَأْمُرُنَا بِالصِّيَامِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il voyageait en ramaḍān : « Nous voyagions avec lui ; ʿUrwa jeûnait et nous, nous ne jeûnions pas, et il ne nous ordonnait pas de jeûner. »
- Ce que fait celui qui revient de voyage ou veut partir en voyage en ramaḍānبَابُ مَا يَفْعَلُ مَنْ قَدِمَ مِنْ سَفَرٍ أَوْ أَرَادَهُ فِي رَمَضَانَ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ كَانَ «إِذَا كَانَ فِي سَفَرٍ فِي رَمَضَانَ، فَعَلِمَ أَنَّهُ دَاخِلٌ الْمَدِينَةَ مِنْ أَوَّلِ يَوْمِهِ دَخَلَ وَهُوَ صَائِمٌ» قَالَ يَحْيَى، قَالَ مَالِكٌ: «مَنْ كَانَ فِي سَفَرٍ، فَعَلِمَ أَنَّهُ دَاخِلٌ عَلَى أَهْلِهِ مِنْ أَوَّلِ يَوْمِهِ، وَطَلَعَ لَهُ الْفَجْرُ قَبْلَ أَنْ يَدْخُلَ. دَخَلَ وَهُوَ صَائِمٌ» قَالَ مَالِكٌ: «وَإِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ فِي رَمَضَانَ، فَطَلَعَ لَهُ الْفَجْرُ وَهُوَ بِأَرْضِهِ، قَبْلَ أَنْ يَخْرُجَ فَإِنَّهُ يَصُومُ ذَلِكَ الْيَوْمَ» قَالَ مَالِكٌ: فِي الرَّجُلِ يَقْدَمُ مِنْ سَفَرِهِ وَهُوَ مُفْطِرٌ، وَامْرَأَتُهُ مُفْطِرَةٌ، حِينَ طَهُرَتْ مِنْ حَيْضِهَا فِي رَمَضَانَ: «أَنَّ لِزَوْجِهَا أَنْ يُصِيبَهَا إِنْ شَاءَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, lorsqu'il était en voyage en ramaḍān et savait qu'il entrerait à Médine au début de la journée, y entrait en état de jeûne. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Celui qui est en voyage, sait qu'il arrivera chez les siens au début de la journée, et pour qui l'aube se lève avant qu'il n'arrive, arrive en état de jeûne. » Mālik a dit : « Et s'il veut partir [en voyage] en ramaḍān et que l'aube se lève alors qu'il est encore sur sa terre, avant son départ, il jeûne ce jour-là. » Mālik a dit, au sujet de l'homme qui revient de voyage sans jeûner, alors que son épouse ne jeûne pas non plus, venant de se purifier de ses menstrues en ramaḍān : « Son mari peut avoir commerce avec elle s'il le veut. »
- L'expiation de celui qui a rompu le jeûne en ramaḍānبَابُ كَفَّارَةِ مَنْ أَفْطَرَ فِي رَمَضَانَ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَجُلًا أَفْطَرَ فِي رَمَضَانَ، فَأَمَرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «أَنْ يُكَفِّرَ بِعِتْقِ رَقَبَةٍ، أَوْ صِيَامِ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ، أَوْ إِطْعَامِ سِتِّينَ مِسْكِينًا»، فَقَالَ: لَا أَجِدُ. فَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِعَرَقِ تَمْرٍ، فَقَالَ: «خُذْ هَذَا فَتَصَدَّقْ بِهِ»، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. مَا أَجِدُ أَحَدًا أَحْوَجَ مِنِّي، فَضَحِكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى بَدَتْ أَنْيَابُهُ، ثُمَّ قَالَ: «كُلْهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, d'après Abū Hurayra, qu'un homme rompit le jeûne en ramaḍān. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui ordonna d'expier par l'affranchissement d'un esclave, ou le jeûne de deux mois consécutifs, ou le fait de nourrir soixante pauvres. Il dit : « Je n'en ai pas les moyens. » On apporta au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, un ʿaraq [grand panier tressé] de dattes. Il dit : « Prends ceci et donne-le en aumône. » L'homme dit : « Ô Messager d'Allah, je ne trouve personne qui en ait plus besoin que moi. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, rit au point que ses canines apparurent, puis il dit : « Mange-le. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْخُرَاسَانِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ قَالَ: جَاءَ أَعْرَابِيٌّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَضْرِبُ نَحْرَهُ، وَيَنْتِفُ شَعْرَهُ، وَيَقُولُ: هَلَكَ الْأَبْعَدُ. فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «وَمَا ذَاكَ؟» فَقَالَ: أَصَبْتُ أَهْلِي، وَأَنَا صَائِمٌ فِي رَمَضَانَ. فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «هَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تُعْتِقَ رَقَبَةً؟» فَقَالَ: لَا. فَقَالَ: «هَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تُهْدِيَ بَدَنَةً»، قَالَ: لَا. قَالَ: «فَاجْلِسْ». فَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِعَرَقِ تَمْرٍ. فَقَالَ: «خُذْ هَذَا فَتَصَدَّقْ بِهِ»، فَقَالَ: مَا أَحَدٌ أَحْوَجَ مِنِّي، فَقَالَ: «كُلْهُ وَصُمْ يَوْمًا مَكَانَ مَا أَصَبْتَ» قَالَ مَالِكٌ قَالَ عَطَاءٌ فَسَأَلْتُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ: كَمْ فِي ذَلِكَ الْعَرَقِ مِنَ التَّمْرِ؟ فَقَالَ: مَا بَيْنَ خَمْسَةَ عَشَرَ صَاعًا إِلَى عِشْرِينَ قَالَ مَالِكٌ: سَمِعْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ يَقُولُونَ: «لَيْسَ عَلَى مَنْ أَفْطَرَ يَوْمًا فِي قَضَاءِ رَمَضَانَ بِإِصَابَةِ أَهْلِهِ نَهَارًا أَوْ غَيْرِ ذَلِكَ، الْكَفَّارَةُ الَّتِي تُذْكَرُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِيمَنْ أَصَابَ أَهْلَهُ نَهَارًا فِي رَمَضَانَ. وَإِنَّمَا عَلَيْهِ قَضَاءُ ذَلِكَ الْيَوْمِ». قَالَ مَالِكٌ: «وَهَذَا أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ فِيهِ إِلَيَّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAṭāʾ ibn ʿAbd Allāh al-Khurāsānī, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qui a dit : un bédouin vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en se frappant le haut de la poitrine et en s'arrachant les cheveux, et il disait : « Le misérable est perdu ! » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Qu'y a-t-il ? » Il dit : « J'ai eu commerce avec mon épouse alors que je jeûnais, en ramaḍān. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Peux-tu affranchir un esclave ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Peux-tu offrir une badana [chameau offert en sacrifice] ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Assieds-toi. » On apporta alors au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, un ʿaraq de dattes. Il dit : « Prends ceci et donne-le en aumône. » Il dit : « Nul n'en a plus besoin que moi. » Il dit : « Mange-le, et jeûne un jour à la place de celui où tu as fauté. » Mālik a dit : ʿAṭāʾ a dit : j'ai demandé à Saʿīd ibn al-Musayyib : « Combien de dattes contenait ce ʿaraq ? » Il dit : « Entre quinze et vingt ṣāʿ. » Mālik a dit : « J'ai entendu les gens de science dire : celui qui rompt un jour de rattrapage de ramaḍān, en ayant commerce avec son épouse en plein jour ou autrement, ne doit pas l'expiation que l'on rapporte du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, au sujet de celui qui a commerce avec son épouse en plein jour en ramaḍān ; il ne doit que le rattrapage de ce jour. » Mālik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »
« Le misérable » (al-abʿad, littéralement « le plus éloigné ») : il se désigne lui-même, selon az-Zurqānī.
- La ḥijāma du jeûneurبَابُ حِجَامَةِ الصَّائِمِ
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676
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ كَانَ «يَحْتَجِمُ وَهُوَ صَائِمٌ». قَالَ: «ثُمَّ تَرَكَ ذَلِكَ بَعْدُ. فَكَانَ إِذَا صَامَ لَمْ يَحْتَجِمْ حَتَّى يُفْطِرَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il se faisait pratiquer la ḥijāma [saignée par ventouses] alors qu'il jeûnait. [Nāfiʿ] a dit : « Puis il y renonça par la suite : lorsqu'il jeûnait, il ne se la faisait plus pratiquer avant d'avoir rompu le jeûne. »
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677
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ سَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَا «يَحْتَجِمَانِ وَهُمَا صَائِمَانِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que Saʿd ibn Abī Waqqāṣ et ʿAbd Allāh ibn ʿUmar se faisaient pratiquer la ḥijāma alors qu'ils jeûnaient.
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678
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ كَانَ «يَحْتَجِمُ وَهُوَ صَائِمٌ، ثُمَّ لَا يُفْطِرُ»، قَالَ: «وَمَا رَأَيْتُهُ احْتَجَمَ قَطُّ إِلَّا وَهُوَ صَائِمٌ» قَالَ مَالِكٌ: «لَا تُكْرَهُ الْحِجَامَةُ لِلصَّائِمِ إِلَّا خَشْيَةً مِنْ أَنْ يَضْعُفَ. وَلَوْلَا ذَلِكَ لَمْ تُكْرَهْ. وَلَوْ أَنَّ رَجُلًا احْتَجَمَ فِي رَمَضَانَ. ثُمَّ سَلِمَ مِنْ أَنْ يُفْطِرَ. لَمْ أَرَ عَلَيْهِ شَيْئًا. وَلَمْ آمُرْهُ بِالْقَضَاءِ، لِذَلِكَ الْيَوْمِ الَّذِي احْتَجَمَ فِيهِ. لِأَنَّ الْحِجَامَةَ إِنَّمَا تُكْرَهُ لِلصَّائِمِ لِمَوْضِعِ التَّغْرِيرِ بِالصِّيَامِ. فَمَنِ احْتَجَمَ وَسَلِمَ مِنْ أَنْ يُفْطِرَ، حَتَّى يُمْسِيَ فَلَا أَرَى عَلَيْهِ شَيْئًا. وَلَيْسَ عَلَيْهِ قَضَاءُ ذَلِكَ الْيَوْمِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il se faisait pratiquer la ḥijāma alors qu'il jeûnait, puis ne rompait pas le jeûne. [Hishām] a dit : « Je ne l'ai jamais vu se la faire pratiquer qu'en état de jeûne. » Mālik a dit : « La ḥijāma n'est réprouvée pour le jeûneur que par crainte qu'il ne s'affaiblisse ; sans cela, elle ne serait pas réprouvée. Si un homme se la fait pratiquer en ramaḍān, puis échappe à la rupture du jeûne, je ne suis pas d'avis qu'il doive quoi que ce soit, et je ne lui ordonne pas de rattraper ce jour où il se l'est fait pratiquer, car la ḥijāma n'est réprouvée pour le jeûneur qu'en raison du risque qu'elle fait courir au jeûne. Celui donc qui se la fait pratiquer et échappe à la rupture du jeûne jusqu'au soir, je ne suis pas d'avis qu'il doive quoi que ce soit, et il n'a pas à rattraper ce jour. »
- Le jeûne du jour de ʿĀshūrāʾبَابُ صِيَامِ يَوْمِ عَاشُورَاءَ
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679
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا قَالَتْ: كَانَ يَوْمُ عَاشُورَاءَ يَوْمًا تَصُومُهُ قُرَيْشٌ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَصُومُهُ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، فَلَمَّا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمَدِينَةَ صَامَهُ، وَأَمَرَ بِصِيَامِهِ، «فَلَمَّا فُرِضَ رَمَضَانُ، كَانَ هُوَ الْفَرِيضَةَ. وَتُرِكَ يَوْمُ عَاشُورَاءَ فَمَنْ شَاءَ صَامَهُ، وَمَنْ شَاءَ تَرَكَهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui a dit : « Le jour de ʿĀshūrāʾ [dixième jour de muḥarram] était un jour que les Quraysh jeûnaient à l'époque préislamique, et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le jeûnait à l'époque préislamique. Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, arriva à Médine, il le jeûna et ordonna de le jeûner. Puis, lorsque ramaḍān fut prescrit, c'est lui qui fut l'obligation, et le jour de ʿĀshūrāʾ fut délaissé : qui voulait le jeûnait, et qui voulait le délaissait. »
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680
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ أَنَّهُ سَمِعَ مُعَاوِيَةَ بْنَ أَبِي سُفْيَانَ يَوْمَ عَاشُورَاءَ عَامَ حَجَّ، وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ يَقُولُ: يَا أَهْلَ الْمَدِينَةِ أَيْنَ عُلَمَاؤُكُمْ؟ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ لِهَذَا الْيَوْمِ: «هَذَا يَوْمُ عَاشُورَاءَ وَلَمْ يُكْتَبْ عَلَيْكُمْ صِيَامُهُ، وَأَنَا صَائِمٌ فَمَنْ شَاءَ فَلْيَصُمْ، وَمَنْ شَاءَ فَلْيُفْطِرْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, qu'il a entendu Muʿāwiya ibn Abī Sufyān, le jour de ʿĀshūrāʾ, l'année où il fit le pèlerinage, dire du haut du minbar : « Ô gens de Médine, où sont vos savants ? J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire de ce jour : “Ceci est le jour de ʿĀshūrāʾ, et son jeûne ne vous a pas été prescrit. Moi, je jeûne : que celui qui veut jeûne, et que celui qui veut ne jeûne pas.” »
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681
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ أَرْسَلَ إِلَى الْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ: «أَنَّ غَدًا يَوْمُ عَاشُورَاءَ فَصُمْ، وَأْمُرْ أَهْلَكَ أَنْ يَصُومُوا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb envoya dire à al-Ḥārith ibn Hishām : « Demain est le jour de ʿĀshūrāʾ : jeûne, et ordonne aux tiens de jeûner. »
- Le jeûne du jour de la rupture, du jour du sacrifice, et le jeûne perpétuelبَابُ صِيَامِ يَوْمِ الْفِطْرِ وَالْأَضْحَى وَالدَّهْرِ
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682
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ " نَهَى عَنْ صِيَامِ يَوْمَيْنِ: يَوْمِ الْفِطْرِ وَيَوْمِ الْأَضْحَى "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit de jeûner deux jours : le jour de la rupture [al-fiṭr] et le jour du sacrifice [al-aḍḥā].
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683
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَهْلَ الْعِلْمِ يَقُولُونَ: «لَا بَأْسَ بِصِيَامِ الدَّهْرِ إِذَا أَفْطَرَ الْأَيَّامَ الَّتِي نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ صِيَامِهَا، وَهِيَ أَيَّامُ مِنًى، وَيَوْمُ الْأَضْحَى وَيَوْمُ الْفِطْرِ فِيمَا بَلَغَنَا، وَذَلِكَ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu les gens de science dire : « Il n'y a pas de mal à jeûner perpétuellement, pourvu que l'on ne jeûne pas les jours que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit de jeûner, à savoir les jours de Minā, le jour du sacrifice et le jour de la rupture, selon ce qui nous est parvenu. C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »
- L'interdiction du wiṣāl dans le jeûneبَابُ النَّهْيِ عَنِ الْوِصَالِ فِي الصِّيَامِ
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684
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «نَهَى عَنِ الْوِصَالِ»، فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَإِنَّكَ تُوَاصِلُ؟ فَقَالَ: «إِنِّي لَسْتُ كَهَيْئَتِكُمْ إِنِّي أُطْعَمُ وَأُسْقَى»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit le wiṣāl [jeûne continu, sans rupture entre deux journées]. Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, toi, tu le pratiques pourtant ? » Il dit : « Je ne suis pas comme vous : on me nourrit et on m'abreuve. »
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685
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِيَّاكُمْ وَالْوِصَالَ، إِيَّاكُمْ وَالْوِصَالَ»، قَالُوا: فَإِنَّكَ تُوَاصِلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ: «إِنِّي لَسْتُ كَهَيْئَتِكُمْ إِنِّي أَبِيتُ يُطْعِمُنِي رَبِّي وَيَسْقِينِي»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū z-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Gardez-vous du wiṣāl ! Gardez-vous du wiṣāl ! » Ils dirent : « Toi, tu le pratiques pourtant, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Je ne suis pas comme vous : je passe la nuit, mon Seigneur me nourrit et m'abreuve. »
- Le jeûne de celui qui tue par erreur ou prononce le ẓihārبَابُ صِيَامِ الَّذِي يَقْتُلُ خَطَأً أَوْ يَتَظَاهَرُ
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686
قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: " أَحْسَنُ مَا سَمِعْتُ فِيمَنْ وَجَبَ عَلَيْهِ صِيَامُ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ، فِي قَتْلِ خَطَأٍ أَوْ تَظَاهُرٍ فَعَرَضَ لَهُ مَرَضٌ يَغْلِبُهُ وَيَقْطَعُ عَلَيْهِ صِيَامَهُ، أَنَّهُ إِنْ صَحَّ مِنْ مَرَضِهِ، وَقَوِيَ عَلَى الصِّيَامِ، فَلَيْسَ لَهُ أَنْ يُؤَخِّرَ ذَلِكَ، وَهُوَ يَبْنِي عَلَى مَا قَدْ مَضَى مِنْ صِيَامِهِ، وَكَذَلِكَ الْمَرْأَةُ الَّتِي يَجِبُ عَلَيْهَا الصِّيَامُ فِي قَتْلِ النَّفْسِ. إِذَا حَاضَتْ بَيْنَ ظَهْرَيْ صِيَامِهَا أَنَّهَا، إِذَا طَهُرَتْ، لَا تُؤَخِّرُ الصِّيَامَ. وَهِيَ تَبْنِي عَلَى مَا قَدْ صَامَتْ. وَلَيْسَ لِأَحَدٍ وَجَبَ عَلَيْهِ صِيَامُ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ فِي كِتَابِ اللَّهِ، أَنْ يُفْطِرَ إِلَّا مِنْ عِلَّةٍ: مَرَضٍ أَوْ حَيْضَةٍ. وَلَيْسَ لَهُ أَنْ يُسَافِرَ فَيُفْطِرَ ". قَالَ مَالِكٍ: «وَهَذَا أَحْسَنُ مَا سَمِعْتُ فِي ذَلِكَ»
Yaḥyā a dit : j'ai entendu Mālik dire : « Ce que j'ai entendu de mieux, au sujet de celui à qui incombe le jeûne de deux mois consécutifs pour un homicide par erreur ou un ẓihār, puis à qui survient une maladie qui l'accable et interrompt son jeûne, est que, s'il guérit de sa maladie et retrouve la force de jeûner, il ne lui est pas permis de différer cela, et il poursuit sur ce qu'il a déjà accompli de son jeûne. Il en va de même de la femme à qui incombe le jeûne pour un homicide : si ses menstrues surviennent au cours de son jeûne, une fois purifiée elle ne diffère pas le jeûne, et elle poursuit sur ce qu'elle a déjà jeûné. Nul à qui incombe, dans le Livre d'Allah, le jeûne de deux mois consécutifs ne peut rompre, si ce n'est pour une cause : maladie ou menstrues. Et il ne lui est pas permis de voyager pour rompre alors le jeûne. » Mālik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »
- Ce que fait le malade pour son jeûneبَابُ مَا يَفْعَلُ الْمَرِيضُ فِي صِيَامِهِ
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687
قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: " الْأَمْرُ الَّذِي سَمِعْتُ مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ، أَنَّ الْمَرِيضَ إِذَا أَصَابَهُ الْمَرَضُ الَّذِي يَشُقُّ عَلَيْهِ الصِّيَامُ مَعَهُ، وَيُتْعِبُهُ، وَيَبْلُغُ ذَلِكَ مِنْهُ، فَإِنَّ لَهُ أَنْ يُفْطِرَ. وَكَذَلِكَ الْمَرِيضُ الَّذِي اشْتَدَّ عَلَيْهِ الْقِيَامُ فِي الصَّلَاةِ، وَبَلَغَ مِنْهُ، بِعُذْرِ ذَلِكَ مِنَ الْعَبْدِ، وَمِنْ ذَلِكَ مَا لَا تَبْلُغُ صِفَتُهُ، فَإِذَا بَلَغَ ذَلِكَ، مِنْهُ صَلَّى وَهُوَ جَالِسٌ. وَدِينُ اللَّهِ يُسْرٌ. وَقَدْ أَرْخَصَ اللَّهُ لِلْمُسَافِرِ، فِي الْفِطْرِ فِي السَّفَرِ. وَهُوَ أَقْوَى عَلَى الصِّيَامِ مِنَ الْمَرِيضِ. قَالَ اللَّهُ فِي كِتَابِهِ {فَمَنْ كَانَ مِنْكُمْ مَرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ} [البقرة: 184] فَأَرْخَصَ اللَّهُ لِلْمُسَافِرِ، فِي الْفِطْرِ فِي السَّفَرِ. وَهُوَ أَقْوَى عَلَى الصَّوْمِ مِنَ الْمَرِيضِ. فَهَذَا أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ وَهُوَ الْأَمْرُ الْمُجْتَمَعُ عَلَيْهِ «
Yaḥyā a dit : j'ai entendu Mālik dire : « La règle que j'ai entendue des gens de science est que le malade, lorsqu'il est atteint d'une maladie avec laquelle le jeûne lui est pénible, l'épuise et l'éprouve durement, peut rompre le jeûne. Il en va de même du malade pour qui la station debout dans la prière est devenue très pénible et l'éprouve au point que le serviteur en est excusé, et il est de ces états que l'on ne saurait décrire : lorsqu'il en arrive là, il prie assis. La religion d'Allah est facilité. Allah a accordé au voyageur la dispense de rompre le jeûne en voyage, alors qu'il est plus capable de jeûner que le malade. Allah dit dans Son Livre : “Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, alors un nombre égal d'autres jours” [2 : 184]. Allah a donc accordé au voyageur la dispense de rompre le jeûne en voyage, alors qu'il est plus capable de jeûner que le malade. C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet, et c'est la règle sur laquelle on s'accorde. »
Une autre édition du texte porte ici : « et l'éprouve durement, Allah sachant mieux quelle excuse le serviteur a en cela ». Al-Bājī lit « Allah sait mieux la mesure de cela chez le serviteur » et explique que le degré de maladie qui autorise la dispense ne peut être fixé d'avance.
- Le vœu de jeûne et le jeûne pour le compte du défuntبَابُ النَّذْرِ فِي الصِّيَامِ، وَالصِّيَامِ عَنِ الْمَيِّتِ
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688
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغهُ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ سُئِلَ عَنْ رَجُلٍ نَذَرَ صِيَامَ شَهْرٍ، هَلْ لَهُ أَنْ يَتَطَوَّعَ؟ فَقَالَ سَعِيدٌ» لِيَبْدَأْ بِالنَّذْرِ قَبْلَ أَنْ يَتَطَوَّعَ ". قَالَ مَالِكٌ: وَبَلَغَنِي عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ مِثْلُ ذَلِكَ قَالَ مَالِكٌ: «مَنْ مَاتَ وَعَلَيْهِ نَذْرٌ مِنْ رَقَبَةٍ يُعْتِقُهَا، أَوْ صِيَامٍ، أَوْ صَدَقَةٍ، أَوْ بَدَنَةٍ، فَأَوْصَى بِأَنْ يُوَفَّى ذَلِكَ عَنْهُ مِنْ مَالِهِ، فَإِنَّ الصَّدَقَةَ وَالْبَدَنَةَ فِي ثُلُثِهِ. وَهُوَ يُبَدَّى عَلَى مَا سِوَاهُ مِنَ الْوَصَايَا إِلَّا مَا كَانَ مِثْلَهُ. وَذَلِكَ أَنَّهُ لَيْسَ الْوَاجِبُ عَلَيْهِ مِنَ النُّذُورِ وَغَيْرِهَا، كَهَيْئَةِ مَا يَتَطَوَّعُ بِهِ مِمَّا لَيْسَ بِوَاجِبٍ. وَإِنَّمَا يُجْعَلُ ذَلِكَ فِي ثُلُثِهِ خَاصَّةً. دُونَ رَأْسِ مَالِهِ. لِأَنَّهُ لَوْ جَازَ لَهُ ذَلِكَ فِي رَأْسِ مَالِهِ لَأَخَّرَ الْمُتَوَفَّى مِثْلَ ذَلِكَ مِنَ الْأُمُورِ الْوَاجِبَةِ عَلَيْهِ، حَتَّى إِذَا حَضَرَتْهُ الْوَفَاةُ وَصَارَ الْمَالُ لِوَرَثَتِهِ سَمَّى مِثْلَ هَذِهِ الْأَشْيَاءِ الَّتِي لَمْ يَكُنْ يَتَقَاضَاهَا مِنْهُ مُتَقَاضٍ. فَلَوْ كَانَ ذَلِكَ جَائِزًا لَهُ، أَخَّرَ هَذِهِ الْأَشْيَاءَ. حَتَّى إِذَا كَانَ عِنْدَ مَوْتِهِ سَمَّاهَا. وَعَسَى أَنْ يُحِيطَ بِجَمِيعِ مَالِهِ. فَلَيْسَ ذَلِكَ لَهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, de Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il fut interrogé sur un homme ayant fait vœu [nadhr] de jeûner un mois : peut-il jeûner à titre surérogatoire ? Saʿīd dit : « Qu'il commence par le vœu avant de jeûner à titre surérogatoire. » Mālik a dit : « Il m'est parvenu la même chose de Sulaymān ibn Yasār. » Mālik a dit : « Celui qui meurt en étant tenu par un vœu, qu'il s'agisse d'un esclave à affranchir, d'un jeûne, d'une aumône ou d'une badana, et qui a prescrit par testament que cela soit acquitté pour lui sur ses biens : l'aumône et la badana sont prises sur son tiers [disponible], et cela a priorité sur les autres legs, sauf ceux de même nature. Car ce qui lui incombe, vœux et autres, n'est pas comme ce qu'il donne à titre surérogatoire sans y être tenu. Cela n'est imputé que sur son tiers, à l'exclusion de la totalité de ses biens, parce que, si cela lui était permis sur la totalité de ses biens, le défunt différerait de telles obligations jusqu'à ce que, la mort se présentant à lui et les biens revenant à ses héritiers, il déclare des choses de ce genre, que nul ne venait lui réclamer. Si donc cela lui était permis, il différerait ces choses jusqu'au moment de sa mort pour les déclarer alors, et elles pourraient absorber tous ses biens. Cela ne lui est donc pas permis. »
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689
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يُسْأَلُ: هَلْ يَصُومُ أَحَدٌ عَنْ أَحَدٍ أَوْ يُصَلِّي أَحَدٌ عَنْ أَحَدٍ؟ فَيَقُولُ: «لَا يَصُومُ أَحَدٌ عَنْ أَحَدٍ وَلَا يُصَلِّي أَحَدٌ عَنْ أَحَدٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar était interrogé : « Quelqu'un peut-il jeûner pour autrui, ou prier pour autrui ? » Il répondait : « Nul ne jeûne pour autrui, et nul ne prie pour autrui. »
- Ce qui est rapporté sur le rattrapage de ramaḍān et les expiationsبَابُ مَا جَاءَ فِي قَضَاءِ رَمَضَانَ وَالْكَفَّارَاتِ
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690
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَخِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ أَفْطَرَ ذَاتَ يَوْمٍ فِي رَمَضَانَ فِي يَوْمٍ ذِي غَيْمٍ، وَرَأَى أَنَّهُ قَدْ أَمْسَى وَغَابَتِ الشَّمْسُ. فَجَاءَهُ رَجُلٌ فَقَالَ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اطَّلَعَتِ الشَّمْسُ، قَالَ عُمَرُ: «الْخَطْبُ يَسِيرٌ وَقَدِ اجْتَهَدْنَا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ يُرِيدُ بِقَوْلِهِ: «الْخَطْبُ يَسِيرٌ» الْقَضَاءَ، فِيمَا نُرَى، وَاللَّهُ أَعْلَمُ. وَخِفَّةَ مَئُونَتِهِ وَيَسَارَتِهِ. يَقُولُ نَصُومُ يَوْمًا مَكَانَهُ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son frère, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb rompit un jour le jeûne en ramaḍān, par un jour nuageux, pensant que le soir était venu et que le soleil était couché. Un homme vint lui dire : « Ô Commandeur des croyants, le soleil est réapparu. » ʿUmar dit : « L'affaire est légère, et nous nous étions efforcés [d'apprécier l'heure]. » Mālik a dit : « Par “l'affaire est légère”, il veut dire le rattrapage [qaḍāʾ], à ce que nous pensons, et Allah est plus savant, ainsi que la légèreté de sa charge et sa facilité. Il veut dire : nous jeûnerons un jour à sa place. »
Une autre édition du texte nomme ce frère : Khālid ibn Aslam.
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691
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «يَصُومُ قَضَاءَ رَمَضَانَ مُتَتَابِعًا، مَنْ أَفْطَرَهُ مِنْ مَرَضٍ أَوْ فِي سَفَرٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Celui qui n'a pas jeûné [des jours de] ramaḍān pour cause de maladie ou en voyage les rattrape de façon consécutive. »
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692
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ وَأَبَا هُرَيْرَةَ اخْتَلَفَا فِي قَضَاءِ رَمَضَانَ. فَقَالَ أَحَدُهُمَا: «يُفَرِّقُ بَيْنَهُ»، وَقَالَ الْآخَرُ: «لَا يُفَرِّقُ بَيْنَهُ». لَا أَدْرِي أَيَّهُمَا قَالَ: لَا يُفَرِّقُ بَيْنَهُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās et Abū Hurayra ont divergé sur le rattrapage de ramaḍān. L'un a dit : « On peut le fractionner », et l'autre a dit : « On ne le fractionne pas. » Je ne sais lequel des deux a dit qu'on ne le fractionne pas.
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693
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «مَنِ اسْتَقَاءَ وَهُوَ صَائِمٌ، فَعَلَيْهِ الْقَضَاءُ. وَمَنْ ذَرَعَهُ الْقَيْءُ فَلَيْسَ عَلَيْهِ الْقَضَاءُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il disait : « Celui qui se fait vomir alors qu'il jeûne doit le rattrapage ; et celui que le vomissement surprend malgré lui ne doit pas le rattrapage. »
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694
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ يُسْأَلُ عَنْ قَضَاءِ رَمَضَانَ. فَقَالَ سَعِيدٌ: «أَحَبُّ إِلَيَّ أَنْ لَا يُفَرَّقَ قَضَاءُ رَمَضَانَ، وَأَنْ يُوَاتَرَ» قَالَ يَحْيَى: وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: فِيمَنْ فَرَّقَ قَضَاءَ رَمَضَانَ «فَلَيْسَ عَلَيْهِ إِعَادَةٌ. وَذَلِكَ مُجْزِئٌ عَنْهُ. وَأَحَبُّ ذَلِكَ إِلَيَّ أَنْ يُتَابِعَهُ» قَالَ يَحْيَى: وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «مَنْ أَكَلَ أَوْ شَرِبَ فِي رَمَضَانَ، سَاهِيًا أَوْ نَاسِيًا، أَوْ مَا كَانَ مِنْ صِيَامٍ وَاجِبٍ عَلَيْهِ، أَنَّ عَلَيْهِ قَضَاءَ يَوْمٍ مَكَانَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a entendu Saʿīd ibn al-Musayyib être interrogé sur le rattrapage de ramaḍān. Saʿīd dit : « Je préfère que le rattrapage de ramaḍān ne soit pas fractionné et qu'il soit accompli à la suite. » Yaḥyā a dit : j'ai entendu Mālik dire, au sujet de celui qui a fractionné le rattrapage de ramaḍān : « Il n'a pas à recommencer, et cela lui suffit. Mais ce que je préfère est qu'il l'accomplisse de façon consécutive. » Yaḥyā a dit : j'ai aussi entendu Mālik dire : « Celui qui mange ou boit en ramaḍān par inadvertance ou par oubli, ou lors de tout autre jeûne qui lui est obligatoire, doit rattraper un jour à sa place. »
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695
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ قَيْسٍ الْمَكِّيِّ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ قَالَ: كُنْتُ مَعَ مُجَاهِدٍ وَهُوَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ. فَجَاءَهُ إِنْسَانٌ فَسَأَلَهُ عَنْ صِيَامِ أَيَّامِ الْكَفَّارَةِ أَمُتَتَابِعَاتٍ أَوْ يَقْطَعُهَا؟ قَالَ حُمَيْدٌ: فَقُلْتُ لَهُ: نَعَمْ. يَقْطَعُهَا إِنْ شَاءَ. قَالَ مُجَاهِدٌ: «لَا يَقْطَعُهَا فَإِنَّهَا فِي قِرَاءَةِ أُبَيِّ بْنِ كَعْبٍ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ مُتَتَابِعَاتٍ» قَالَ مَالِكٌ: «وَأَحَبُّ إِلَيَّ أَنْ يَكُونَ، مَا سَمَّى اللَّهُ فِي الْقُرْآنِ، يُصَامُ مُتَتَابِعًا» وَسُئِلَ مَالِكٌ، عَنِ الْمَرْأَةِ تُصْبِحُ صَائِمَةً فِي رَمَضَانَ، فَتَدْفَعُ دَفْعَةً مِنْ دَمٍ عَبِيطٍ فِي غَيْرِ أَوَانِ حَيْضَتِهَا. ثُمَّ تَنْتَظِرُ حَتَّى تُمْسِيَ أَنْ تَرَى مِثْلَ ذَلِكَ. فَلَا تَرَى شَيْئًا. ثُمَّ تُصْبِحُ يَوْمًا آخَرَ فَتَدْفَعُ دَفْعَةً أُخْرَى وَهِيَ دُونَ الْأُولَى. ثُمَّ يَنْقَطِعُ ذَلِكَ عَنْهَا قَبْلَ حَيْضَتِهَا بِأَيَّامٍ. فَسُئِلَ: كَيْفَ تَصْنَعُ فِي صِيَامِهَا وَصَلَاتِهَا؟ قَالَ مَالِكٌ: «ذَلِكَ الدَّمُ مِنَ الْحَيْضَةِ. فَإِذَا رَأَتْهُ فَلْتُفْطِرْ. وَلْتَقْضِ مَا أَفْطَرَتْ. فَإِذَا ذَهَبَ عَنْهَا الدَّمُ فَلْتَغْتَسِلْ. وَلْتَصُمْ» وسُئِلَ عَمَّنْ أَسْلَمَ فِي آخِرِ يَوْمٍ مِنْ رَمَضَانَ: هَلْ عَلَيْهِ قَضَاءُ رَمَضَانَ كُلِّهِ وَهَلْ يَجِبُ عَلَيْهِ قَضَاءُ الْيَوْمِ الَّذِي أَسْلَمَ فِيهِ؟ فَقَالَ: «لَيْسَ عَلَيْهِ قَضَاءُ مَا مَضَى. وَإِنَّمَا يَسْتَأْنِفُ الصِّيَامَ فِيمَا يُسْتَقْبَلُ. وَأَحَبُّ إِلَيَّ أَنْ يَقْضِيَ الْيَوْمَ الَّذِي أَسْلَمَ فِي بَعْضِهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḥumayd ibn Qays al-Makkī, qu'il l'a informé en disant : « J'étais avec Mujāhid alors qu'il accomplissait le ṭawāf [tours rituels] autour de la Maison. Quelqu'un vint l'interroger sur le jeûne des jours de l'expiation : doivent-ils être consécutifs, ou peut-il les fractionner ? » Ḥumayd a dit : « Je lui dis : oui, il les fractionne s'il le veut. » Mujāhid dit : « Il ne les fractionne pas, car dans la lecture d'Ubayy ibn Kaʿb il y a : “trois jours consécutifs”. » Mālik a dit : « Je préfère que tout ce qu'Allah a mentionné dans le Coran soit jeûné de façon consécutive. » Mālik fut interrogé sur la femme qui se trouve au matin en état de jeûne, en ramaḍān, puis a un écoulement de sang frais en dehors du temps de ses menstrues ; elle attend alors jusqu'au soir de voir la même chose, mais ne voit rien ; puis, un autre jour au matin, elle a un autre écoulement, moindre que le premier ; puis cela cesse, quelques jours avant ses menstrues. On lui demanda : que fait-elle pour son jeûne et sa prière ? Mālik dit : « Ce sang relève des menstrues. Lorsqu'elle le voit, qu'elle rompe le jeûne, et qu'elle rattrape ce qu'elle a rompu. Puis, lorsque le sang la quitte, qu'elle fasse le ghusl et qu'elle jeûne. » Il fut interrogé sur celui qui embrasse l'islam le dernier jour de ramaḍān : doit-il rattraper tout ramaḍān, et lui incombe-t-il de rattraper le jour où il a embrassé l'islam ? Il dit : « Il n'a pas à rattraper ce qui est passé ; il ne commence à jeûner que pour ce qui vient. Mais je préfère qu'il rattrape le jour dans une partie duquel il a embrassé l'islam. »
Il s'agit de l'expiation du serment [5 : 89], où la lecture reçue porte « trois jours » sans le mot « consécutifs ».
- Le rattrapage du jeûne surérogatoireبَابُ قَضَاءِ التَّطَوُّعِ
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696
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ عَائِشَةَ وَحَفْصَةَ زَوْجَيِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَصْبَحَتَا صَائِمَتَيْنِ مُتَطَوِّعَتَيْنِ فَأُهْدِيَ لَهُمَا طَعَامٌ. فَأَفْطَرَتَا عَلَيْهِ. فَدَخَلَ عَلَيْهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَ: قَالَتْ عَائِشَةُ، فَقَالَتْ حَفْصَةُ وَبَدَرَتْنِي بِالْكَلَامِ - وَكَانَتْ بِنْتَ أَبِيهَا - يَا رَسُولَ اللَّهِ. إِنِّي أَصْبَحْتُ أَنَا وَعَائِشَةُ صَائِمَتَيْنِ مُتَطَوِّعَتَيْنِ فَأُهْدِيَ لَنَا طَعَامٌ فَأَفْطَرْنَا عَلَيْهِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «اقْضِيَا مَكَانَهُ يَوْمًا آخَرَ» قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «مَنْ أَكَلَ أَوْ شَرِبَ سَاهِيًا أَوْ نَاسِيًا فِي صِيَامِ تَطَوُّعٍ فَلَيْسَ عَلَيْهِ قَضَاءٌ. وَلْيُتِمَّ يَوْمَهُ الَّذِي أَكَلَ فِيهِ أَوْ شَرِبَ وَهُوَ مُتَطَوِّعٌ. وَلَا يُفْطِرْهُ. وَلَيْسَ عَلَى مَنْ أَصَابَهُ أَمْرٌ، يَقْطَعُ صِيَامَهُ وَهُوَ مُتَطَوِّعٌ، قَضَاءٌ. إِذَا كَانَ إِنَّمَا أَفْطَرَ مِنْ عُذْرٍ، غَيْرَ مُتَعَمِّدٍ لِلْفِطْرِ. وَلَا أَرَى عَلَيْهِ قَضَاءَ صَلَاةِ نَافِلَةٍ. إِذَا هُوَ قَطَعَهَا مِنْ حَدَثٍ لَا يَسْتَطِيعُ حَبْسَهُ، مِمَّا يَحْتَاجُ فِيهِ إِلَى الْوُضُوءِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: " وَلَا يَنْبَغِي أَنْ يَدْخُلَ الرَّجُلُ فِي شَيْءٍ مِنَ الْأَعْمَالِ الصَّالِحَةِ: الصَّلَاةِ، وَالصِّيَامِ، وَالْحَجِّ، وَمَا أَشْبَهَ هَذَا مِنَ الْأَعْمَالِ الصَّالِحَةِ الَّتِي يَتَطَوَّعُ بِهَا النَّاسُ. فَيَقْطَعَهُ حَتَّى يُتِمَّهُ عَلَى سُنَّتِهِ: إِذَا كَبَّرَ لَمْ يَنْصَرِفْ حَتَّى يُصَلِّيَ رَكْعَتَيْنِ. وَإِذَا صَامَ لَمْ يُفْطِرْ حَتَّى يُتِمَّ صَوْمَ يَوْمِهِ. وَإِذَا أَهَلَّ لَمْ يَرْجِعْ حَتَّى يُتِمَّ حَجَّهُ، وَإِذَا دَخَلَ فِي الطَّوَافِ لَمْ يَقْطَعْهُ حَتَّى يُتِمَّ سُبُوعَهُ، وَلَا يَنْبَغِي أَنْ يَتْرُكَ شَيْئًا مِنْ هَذَا إِذَا دَخَلَ فِيهِ حَتَّى يَقْضِيَهُ. إِلَّا مِنْ أَمْرٍ يَعْرِضُ لَهُ مِمَّا يَعْرِضُ لِلنَّاسِ. مِنَ الْأَسْقَامِ وَالْأُمُورِ الَّتِي يُعْذَرُونَ بِهَا. وَذَلِكَ أَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى يَقُولُ فِي كِتَابِهِ {وَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الْأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الْأَسْوَدِ مِنَ الْفَجْرِ ثُمَّ أَتِمُّوا الصِّيَامَ إِلَى اللَّيْلِ} [البقرة: 187] فَعَلَيْهِ إِتْمَامُ الصِّيَامِ. كَمَا قَالَ اللَّهُ. وَقَالَ اللَّهُ تَعَالَى {وَأَتِمُّوا الْحَجَّ وَالْعُمْرَةَ لِلَّهِ} [البقرة: 196] فَلَوْ أَنَّ رَجُلًا أَهَلَّ بِالْحَجِّ تَطَوُّعًا وَقَدْ قَضَى الْفَرِيضَةَ. لَمْ يَكُنْ لَهُ أَنْ يَتْرُكَ الْحَجَّ بَعْدَ أَنْ دَخَلَ فِيهِ. وَيَرْجِعَ حَلَالًا مِنَ الطَّرِيقِ. وَكُلُّ أَحَدٍ دَخَلَ فِي نَافِلَةٍ فَعَلَيْهِ إِتْمَامُهَا إِذَا دَخَلَ فِيهَا. كَمَا يُتِمُّ الْفَرِيضَةَ. وَهَذَا أَحْسَنُ مَا سَمِعْتُ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que ʿĀʾisha et Ḥafṣa, épouses du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se trouvèrent un matin en état de jeûne surérogatoire. On leur offrit un mets, et elles rompirent le jeûne avec. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entra alors auprès d'elles. ʿĀʾisha a dit : « Ḥafṣa dit alors, me devançant dans la parole, car elle était bien la fille de son père : “Ô Messager d'Allah, ʿĀʾisha et moi étions ce matin en état de jeûne surérogatoire ; on nous a offert un mets et nous avons rompu le jeûne avec.” Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : “Rattrapez-le par un autre jour.” » Yaḥyā a dit : j'ai entendu Mālik dire : « Celui qui mange ou boit par inadvertance ou par oubli lors d'un jeûne surérogatoire n'a pas de rattrapage. Qu'il achève la journée où il a mangé ou bu alors qu'il jeûnait à titre surérogatoire, et qu'il ne la rompe pas. Celui à qui survient une chose qui interrompt son jeûne, alors qu'il jeûnait à titre surérogatoire, n'a pas de rattrapage, dès lors qu'il n'a rompu que pour une excuse, sans avoir rompu délibérément. Et je ne suis pas d'avis qu'il doive rattraper une prière surérogatoire s'il l'a interrompue à cause d'un ḥadath [cause d'annulation de la pureté rituelle] qu'il ne peut retenir et qui l'oblige au wuḍūʾ [ablutions mineures]. » Mālik a dit : « Il ne convient pas que l'homme entre dans l'une des œuvres pies, prière, jeûne, pèlerinage et autres œuvres pies semblables que les gens accomplissent à titre surérogatoire, puis l'interrompe avant de l'avoir achevée selon sa règle : s'il a prononcé le takbīr [« Allāhu akbar »], il ne s'en va pas avant d'avoir prié deux rakʿa [unités de prière] ; s'il jeûne, il ne rompt pas avant d'avoir achevé le jeûne de sa journée ; s'il a proclamé son entrée en état de sacralisation, il ne s'en retourne pas avant d'avoir achevé son pèlerinage ; et s'il est entré dans le ṭawāf, il ne l'interrompt pas avant d'en avoir achevé les sept tours. Il ne convient pas qu'il délaisse quoi que ce soit de cela, une fois qu'il y est entré, avant de l'avoir accompli, sauf pour une chose qui lui survient, de ce qui survient aux gens : les maladies et les circonstances qui les excusent. Cela parce qu'Allah, béni et exalté soit-Il, dit dans Son Livre : “Mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue pour vous le fil blanc du fil noir de l'aube, puis achevez le jeûne jusqu'à la nuit” [2 : 187]. Il lui incombe donc d'achever le jeûne, comme Allah l'a dit. Et Allah, exalté soit-Il, dit : “Achevez le pèlerinage et la ʿumra [petit pèlerinage] pour Allah” [2 : 196]. Si donc un homme entre en état de sacralisation pour un pèlerinage surérogatoire, alors qu'il s'est déjà acquitté de l'obligation, il ne lui est pas permis de délaisser le pèlerinage après y être entré et de s'en retourner, désacralisé, en cours de route. Quiconque entre dans une œuvre surérogatoire doit l'achever une fois qu'il y est entré, comme il achève l'œuvre obligatoire. C'est ce que j'ai entendu de mieux. »
« La fille de son père » : par son empressement au bien, selon az-Zurqānī ; par sa hardiesse à prendre la parole, selon al-Bājī. Son père est ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb.
- La fidya de celui qui a rompu le jeûne en ramaḍān pour une cause [légitime]بَابُ فِدْيَةِ مَنْ أَفْطَرَ فِي رَمَضَانَ مِنْ عِلَّةٍ
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697
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ «كَبِرَ حَتَّى كَانَ لَا يَقْدِرُ عَلَى الصِّيَامِ. فَكَانَ يَفْتَدِي» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا أَرَى ذَلِكَ وَاجِبًا. وَأَحَبُّ إِلَيَّ أَنْ يَفْعَلَهُ إِذَا كَانَ قَوِيًّا عَلَيْهِ. فَمَنْ فَدَى فَإِنَّمَا يُطْعِمُ مَكَانَ كُلِّ يَوْمٍ مُدًّا بِمُدِّ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'Anas ibn Mālik devint si âgé qu'il ne pouvait plus jeûner ; il s'acquittait alors de la fidya [compensation en nourriture]. Mālik a dit : « Je ne suis pas d'avis que cela soit obligatoire, mais je préfère qu'il le fasse s'il en a les moyens. Celui qui s'acquitte de la fidya donne en nourriture, pour chaque jour, un mudd selon le mudd du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. »
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698
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ سُئِلَ عَنِ الْمَرْأَةِ الْحَامِلِ، إِذَا خَافَتْ عَلَى وَلَدِهَا وَاشْتَدَّ عَلَيْهَا الصِّيَامُ؟ فَقَالَ: «تُفْطِرُ، وَتُطْعِمُ، مَكَانَ كُلِّ يَوْمٍ مِسْكِينًا. مُدًّا مِنْ حِنْطَةٍ بِمُدِّ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ» قَالَ مَالِكٌ: " وَأَهْلُ الْعِلْمِ يَرَوْنَ عَلَيْهَا الْقَضَاءَ كَمَا قَالَ اللَّهُ {فَمَنْ كَانَ مِنْكُمْ مَرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ} [البقرة: 184] وَيَرَوْنَ ذَلِكَ مَرَضًا مِنَ الْأَمْرَاضِ مَعَ الْخَوْفِ عَلَى وَلَدِهَا "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar fut interrogé sur la femme enceinte qui craint pour son enfant et pour qui le jeûne devient très pénible. Il dit : « Elle rompt le jeûne et nourrit, pour chaque jour, un pauvre : un mudd de froment, selon le mudd du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Mālik a dit : « Les gens de science sont d'avis qu'elle doit le rattrapage, comme Allah l'a dit : “Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, alors un nombre égal d'autres jours” [2 : 184]. Ils considèrent cela comme une maladie parmi les maladies, à laquelle s'ajoute la crainte pour son enfant. »
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699
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ كَانَ عَلَيْهِ قَضَاءُ رَمَضَانَ فَلَمْ يَقْضِهِ، وَهُوَ قَوِيٌّ عَلَى صِيَامِهِ، حَتَّى جَاءَ رَمَضَانُ آخَرُ، فَإِنَّهُ يُطْعِمُ، مَكَانَ كُلِّ يَوْمٍ، مِسْكِينًا، مُدًّا مِنْ حِنْطَةٍ، وَعَلَيْهِ مَعَ ذَلِكَ الْقَضَاءُ» وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ مِثْلُ ذَلِكَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, qu'il disait : « Celui qui doit un rattrapage de ramaḍān et ne l'a pas accompli, alors qu'il avait la force de jeûner, jusqu'à ce que vienne un autre ramaḍān, nourrit, pour chaque jour, un pauvre d'un mudd de froment, et il doit en outre le rattrapage. » Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu la même chose de Saʿīd ibn Jubayr.
- Dispositions diverses sur le rattrapage du jeûneبَابُ جَامِعِ قَضَاءِ الصِّيَامِ
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700
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ سَمِعَ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تَقُولُ: «إِنْ كَانَ لَيَكُونُ عَلَيَّ الصِّيَامُ مِنْ رَمَضَانَ، فَمَا أَسْتَطِيعُ أَصُومُهُ حَتَّى يَأْتِيَ شَعْبَانُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qu'il a entendu ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Il m'arrivait d'avoir à rattraper des jours de jeûne de ramaḍān et de ne pouvoir les jeûner avant que n'arrive shaʿbān. »
- Le jeûne du jour sur lequel il y a douteبَابُ صِيَامِ الْيَوْمِ الَّذِي يُشَكُّ فِيهِ
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701
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَهْلَ الْعِلْمِ " يَنْهَوْنَ أَنْ يُصَامَ الْيَوْمُ الَّذِي يُشَكُّ فِيهِ مِنْ شَعْبَانَ، إِذَا نَوَى بِهِ صِيَامَ رَمَضَانَ. وَيَرَوْنَ أَنَّ عَلَى مَنْ صَامَهُ، عَلَى غَيْرِ رُؤْيَةٍ، ثُمَّ جَاءَ الثَّبَتُ أَنَّهُ مِنْ رَمَضَانَ، أَنَّ عَلَيْهِ قَضَاءَهُ. وَلَا يَرَوْنَ بِصِيَامِهِ تَطَوُّعًا، بَأْسًا، قَالَ يَحْيَى: قَالَ مالِكٌ: «وَهَذَا الْأَمْرُ عِنْدَنَا وَالَّذِي أَدْرَكْتُ عَلَيْهِ أَهْلَ الْعِلْمِ بِبَلَدِنَا»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu les gens de science interdire de jeûner le jour de shaʿbān sur lequel il y a doute, si l'on a par là l'intention du jeûne de ramaḍān. Ils sont d'avis que celui qui l'a jeûné sans vision [du croissant], puis à qui parvient la preuve sûre qu'il faisait partie de ramaḍān, doit le rattraper. Et ils ne voient pas de mal à le jeûner à titre surérogatoire. Mālik a dit : « C'est la règle chez nous, et ce sur quoi j'ai trouvé les gens de science de notre cité. »
- Dispositions diverses sur le jeûneبَابُ جَامِعِ الصِّيَامِ
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702
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «يَصُومُ حَتَّى نَقُولَ لَا يُفْطِرُ، وَيُفْطِرُ حَتَّى نَقُولَ لَا يَصُومُ، وَمَا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اسْتَكْمَلَ صِيَامَ شَهْرٍ قَطُّ إِلَّا رَمَضَانَ، وَمَا رَأَيْتُهُ فِي شَهْرٍ أَكْثَرَ صِيَامًا مِنْهُ فِي شَعْبَانَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū n-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, jeûnait au point que nous disions : il ne rompra plus ; et il ne jeûnait pas, au point que nous disions : il ne jeûnera plus. Je n'ai jamais vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, jeûner un mois entier, si ce n'est ramaḍān, et je ne l'ai vu jeûner davantage en aucun mois qu'en shaʿbān. »
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703
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «الصِّيَامُ جُنَّةٌ فَإِذَا كَانَ أَحَدُكُمْ صَائِمًا، فَلَا يَرْفُثْ. وَلَا يَجْهَلْ. فَإِنِ امْرُؤٌ قَاتَلَهُ أَوْ شَاتَمَهُ، فَلْيَقُلْ إِنِّي صَائِمٌ إِنِّي صَائِمٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū z-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le jeûne est une protection [junna]. Lorsque l'un de vous jeûne, qu'il ne tienne pas de propos obscènes et ne se conduise pas en ignorant. Et si quelqu'un le combat ou l'insulte, qu'il dise : “Je jeûne, je jeûne.” »
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704
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَخُلُوفُ فَمِ الصَّائِمِ أَطْيَبُ عِنْدَ اللَّهِ مِنْ رِيحِ الْمِسْكِ» إِنَّمَا يَذَرُ شَهْوَتَهُ وَطَعَامَهُ وَشَرَابَهُ مِنْ أَجْلِي. فَالصِّيَامُ لِي وَأَنَا أَجْزِي بِهِ كُلُّ حَسَنَةٍ بِعَشْرِ أَمْثَالِهَا إِلَى سَبْعِمِائَةِ ضِعْفٍ. إِلَّا الصِّيَامَ فَهُوَ لِي وَأَنَا أَجْزِي بِهِ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū z-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, l'haleine altérée de la bouche du jeûneur est plus agréable auprès d'Allah que le parfum du musc. [Allah dit :] “Il ne délaisse son désir, sa nourriture et sa boisson que pour Moi. Le jeûne est à Moi, et c'est Moi qui en donne la rétribution. Toute bonne action vaut dix fois son équivalent, jusqu'à sept cents fois, sauf le jeûne : il est à Moi, et c'est Moi qui en donne la rétribution.” »
Selon az-Zurqānī, l'attribution à Allah de ce qui suit la phrase sur l'haleine du jeûneur n'est pas exprimée parce qu'elle va de soi.
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705
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ: «إِذَا دَخَلَ رَمَضَانُ فُتِّحَتْ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ، وَغُلِّقَتْ أَبْوَابُ النَّارِ وَصُفِّدَتِ الشَّيَاطِينُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, d'après son père, d'après Abū Hurayra, qui a dit : « Lorsque ramaḍān arrive, les portes du Paradis sont ouvertes, les portes du Feu sont fermées et les démons sont enchaînés. »
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706
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَهْلَ الْعِلْمِ «لَا يَكْرَهُونَ السِّوَاكَ لِلصَّائِمِ فِي رَمَضَانَ. فِي سَاعَةٍ مِنْ سَاعَاتِ النَّهَارِ لَا فِي أَوَّلِهِ وَلَا فِي آخِرِهِ، وَلَمْ أَسْمَعْ أَحَدًا مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ يَكْرَهُ ذَلِكَ وَلَا يَنْهَى عَنْهُ» قَالَ يَحْيَى: وسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: فِي صِيَامِ سِتَّةِ أَيَّامٍ بَعْدَ الْفِطْرِ مِنْ رَمَضَانَ، «إِنَّهُ لَمْ يَرَ أَحَدًا مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ وَالْفِقْهِ يَصُومُهَا. وَلَمْ يَبْلُغْنِي ذَلِكَ عَنْ أَحَدٍ مِنَ السَّلَفِ. وَإِنَّ أَهْلَ الْعِلْمِ يَكْرَهُونَ ذَلِكَ. وَيَخَافُونَ بِدْعَتَهُ. وَأَنْ يُلْحِقَ بِرَمَضَانَ مَا لَيْسَ مِنْهُ، أَهْلُ الْجَهَالَةِ وَالْجَفَاءِ. لَوْ رَأَوْا فِي ذَلِكَ رُخْصَةً عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ. وَرَأَوْهُمْ يَعْمَلُونَ ذَلِكَ» قَالَ يَحْيَى: وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «لَمْ أَسْمَعْ أَحَدًا مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ وَالْفِقْهِ. وَمَنْ يُقْتَدَى بِهِ. يَنْهَى عَنْ صِيَامِ يَوْمِ الْجُمُعَةِ. وَصِيَامُهُ حَسَنٌ. وَقَدْ رَأَيْتُ بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ يَصُومُهُ وَأُرَاهُ كَانَ يَتَحَرَّاهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu les gens de science ne pas réprouver le siwāk [bâtonnet servant à se frotter les dents] pour le jeûneur en ramaḍān, à quelque heure de la journée que ce soit, ni à son début ni à sa fin : « Et je n'ai entendu aucun des gens de science réprouver cela ni l'interdire. » Yaḥyā a dit : j'ai entendu Mālik dire, au sujet du jeûne de six jours après la rupture de ramaḍān, qu'il n'a vu aucun des gens de science et de fiqh [science du droit] les jeûner : « Cela ne m'est parvenu d'aucun des pieux prédécesseurs. Les gens de science réprouvent cela ; ils craignent que cela ne devienne une innovation, et que les gens d'ignorance et de rudesse ne rattachent à ramaḍān ce qui n'en fait pas partie, s'ils voyaient en cela une tolérance de la part des gens de science et les voyaient le pratiquer. » Yaḥyā a dit : j'ai entendu Mālik dire : « Je n'ai entendu aucun des gens de science et de fiqh, ni de ceux que l'on prend pour modèles, interdire de jeûner le vendredi. Le jeûner est une bonne chose. J'ai vu l'un des gens de science le jeûner, et je pense qu'il le recherchait à dessein. »