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Échap
الموطأ

al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas

· IIe s. h.
Avancé

Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.

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Le texte, en arabe et en français

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La ʿaqīqaكِتَابُ الْعَقِيقَةِ

  1. Ce qui est rapporté sur la ʿaqīqaبَابُ مَا جَاءَ فِي الْعَقِيقَةِ
  2. 1109

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ رَجُلٍ مِنْ بَنِي ضَمْرَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ قَالَ: سُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنِ الْعَقِيقَةِ؟ فَقَالَ: «لَا أُحِبُّ الْعُقُوقَ» , وَكَأَنَّهُ إِنَّمَا كَرِهَ الِاسْمَ، وَقَالَ: «مَنْ وُلِدَ لَهُ وَلَدٌ فَأَحَبَّ أَنْ يَنْسُكَ عَنْ وَلَدِهِ فَلْيَفْعَلْ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après un homme des Banū Ḍamra, que son père a dit : On interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, au sujet de la ʿaqīqa [bête égorgée pour le nouveau-né]. Il dit : « Je n'aime pas le ʿuqūq », comme s'il n'en réprouvait que le nom, et il dit : « Celui à qui naît un enfant et qui aime offrir un sacrifice pour son enfant, qu'il le fasse. »

    ʿUqūq : le manquement envers les parents ; le mot est de la même racine que ʿaqīqa.

  3. 1110

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ قَالَ: «وَزَنَتْ فَاطِمَةُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ شَعَرَ حَسَنٍ وَحُسَيْنٍ، وَزَيْنَبَ وَأُمِّ كُلْثُومٍ، فَتَصَدَّقَتْ بِزِنَةِ ذَلِكَ فِضَّةً»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, que son père a dit : « Fāṭima, fille du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pesa les cheveux de Ḥasan, de Ḥusayn, de Zaynab et d'Umm Kulthūm, et elle donna en aumône leur poids en argent. »

  4. 1111

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ، أَنَّهُ قَالَ: «وَزَنَتْ فَاطِمَةُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ شَعَرَ حَسَنٍ وَحُسَيْنٍ فَتَصَدَّقَتْ بِزِنَتِهِ فِضَّةً»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, que Muḥammad ibn ʿAlī ibn al-Ḥusayn a dit : « Fāṭima, fille du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pesa les cheveux de Ḥasan et de Ḥusayn, et elle donna en aumône leur poids en argent. »

  5. La manière d'accomplir la ʿaqīqaبَابُ الْعَمَلِ فِي الْعَقِيقَةِ
  6. 1112

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «لَمْ يَكُنْ يَسْأَلُهُ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِهِ عَقِيقَةً، إِلَّا أَعْطَاهُ إِيَّاهَا، وَكَانَ يَعُقُّ عَنْ وَلَدِهِ بِشَاةٍ شَاةٍ عَنِ الذُّكُورِ وَالْإِنَاثِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que nul parmi les siens ne demandait une ʿaqīqa à ʿAbd Allāh ibn ʿUmar sans qu'il la lui donne, et qu'il faisait la ʿaqīqa pour ses enfants avec une brebis chacun, pour les garçons comme pour les filles.

  7. 1113

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ أَنَّهُ قَالَ سَمِعْتُ أَبِي يَقُولُ: «تُسْتَحَبُّ الْعَقِيقَةُ وَلَوْ بِعُصْفُورٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, que Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī a dit : J'ai entendu mon père dire : « La ʿaqīqa est recommandée, ne fût-ce qu'avec un passereau. »

  8. 1114

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّهُ: «عُقَّ عَنْ حَسَنٍ وَحُسَيْنٍ ابْنَيْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que la ʿaqīqa fut faite pour Ḥasan et Ḥusayn, les deux fils de ʿAlī ibn Abī Ṭālib.

  9. 1115

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ أَبَاهُ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ كَانَ: «يَعُقُّ عَنْ بَنِيهِ الذُّكُورِ وَالْإِنَاثِ بِشَاةٍ شَاةٍ» قَالَ مَالِكٌ: " الْأَمْرُ عِنْدَنَا فِي الْعَقِيقَةِ أَنَّ: مَنْ عَقَّ فَإِنَّمَا يَعُقُّ عَنْ وَلَدِهِ بِشَاةٍ شَاةٍ الذُّكُورِ وَالْإِنَاثِ، وَلَيْسَتِ الْعَقِيقَةُ بِوَاجِبَةٍ، وَلَكِنَّهَا يُسْتَحَبُّ الْعَمَلُ بِهَا، وَهِيَ مِنَ الْأَمْرِ الَّذِي لَمْ يَزَلْ عَلَيْهِ النَّاسُ عِنْدَنَا، فَمَنْ عَقَّ عَنْ وَلَدِهِ، فَإِنَّمَا هِيَ بِمَنْزِلَةِ النُّسُكِ وَالضَّحَايَا لَا يَجُوزُ فِيهَا عَوْرَاءُ وَلَا عَجْفَاءُ، وَلَا مَكْسُورَةٌ وَلَا مَرِيضَةٌ، وَلَا يُبَاعُ مِنْ لَحْمِهَا شَيْءٌ، وَلَا جِلْدُهَا وَتُكْسَرُ عِظَامُهَا، وَيَأْكُلُ أَهْلُهَا مِنْ لَحْمِهَا، وَيَتَصَدَّقُونَ مِنْهَا، وَلَا يُمَسُّ الصَّبِيُّ بِشَيْءٍ مِنْ دَمِهَا "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père, ʿUrwa ibn az-Zubayr, faisait la ʿaqīqa pour ses enfants, garçons et filles, avec une brebis chacun. Mālik a dit : « La règle chez nous, au sujet de la ʿaqīqa, est que celui qui la fait la fait pour ses enfants avec une brebis chacun, garçons et filles. La ʿaqīqa n'est pas obligatoire, mais il est recommandé de la pratiquer, et elle fait partie de ce que les gens n'ont cessé de pratiquer chez nous. Celui qui fait la ʿaqīqa pour son enfant, elle a le statut des offrandes rituelles et des sacrifices : n'y sont admises ni la borgne, ni la décharnée, ni celle qui a un membre brisé, ni la malade. On ne vend rien de sa viande, ni sa peau. On en brise les os. Les siens mangent de sa viande et en font l'aumône. Et l'on ne touche l'enfant avec rien de son sang. »

Autres ouvrages

al-Murshid al-muʿīn, Ibn ʿĀshiral-Muqaddima al-ʿAshmāwiyya, al-ʿAshmāwīal-Mukhtaṣar, Khalīl