al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas
Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.
Le texte est affiché livre par livre, en arabe et en français. Dans chaque livre, cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seules les unités qui le contiennent restent affichées. La recherche du site parcourt l’ouvrage entier.
Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens, relue une seconde fois contre le texte arabe et les commentaires. Elle aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. La numérotation continue des unités est celle du site. Quand une autre édition du texte porte une leçon qui change le sens, une note le dit.
Partie 8 sur 32 · la recherche ci-dessus porte sur cette partie. Chercher dans tout le livre
Aucun passage ne contient ces mots. Essayez un autre mot, en arabe ou en français.
Le pèlerinage (ḥajj)كِتَابُ الْحَجِّ
- Le ghusl pour l'ihlālبَابُ الْغُسْلِ لِلْإِهْلَالِ
-
724
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَسْمَاءَ بِنْتِ عُمَيْسٍ أَنَّهَا وَلَدَتْ مُحَمَّدَ بْنَ أَبِي بَكْرٍ بِالْبَيْدَاءِ، فَذَكَرَ ذَلِكَ أَبُو بَكْرٍ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: «مُرْهَا فَلْتَغْتَسِلْ ثُمَّ لِتُهْلِلْ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après Asmāʾ bint ʿUmays, qu'elle mit au monde Muḥammad ibn Abī Bakr à al-Baydāʾ. Abū Bakr en fit part au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui dit : « Ordonne-lui de faire le ghusl [lavage complet du corps], puis de prononcer l'ihlāl [la talbiya dite à voix haute, par laquelle on entre en iḥrām]. »
-
725
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّ أَسْمَاءَ بِنْتَ عُمَيْسٍ وَلَدَتْ مُحَمَّدَ بْنَ أَبِي بَكْرٍ بِذِي الْحُلَيْفَةِ فَأَمَرَهَا أَبُو بَكْرٍ أَنْ «تَغْتَسِلَ ثُمَّ تُهِلَّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'Asmāʾ bint ʿUmays mit au monde Muḥammad ibn Abī Bakr à Dhū al-Ḥulayfa, et qu'Abū Bakr lui ordonna de faire le ghusl puis de prononcer l'ihlāl.
-
726
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَغْتَسِلُ لِإِحْرَامِهِ قَبْلَ أَنْ يُحْرِمَ، وَلِدُخُولِهِ مَكَّةَ، وَلِوُقُوفِهِ عَشِيَّةَ عَرَفَةَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar faisait le ghusl pour son iḥrām avant d'entrer en iḥrām, pour son entrée à La Mecque et pour sa station de l'après-midi de ʿArafa.
- Le muḥrim qui se laveبَابُ غُسْلِ الْمُحْرِمِ
-
727
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ حُنَيْنٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ، وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ اخْتَلَفَا بِالْأَبْوَاءِ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ: يَغْسِلُ الْمُحْرِمُ رَأْسَهُ. وَقَالَ الْمِسْوَرُ بْنُ مَخْرَمَةَ لَا يَغْسِلُ الْمُحْرِمُ رَأْسَهُ. قَالَ فَأَرْسَلَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ إِلَى أَبِي أَيُّوبَ الْأَنْصَارِيِّ قَالَ: فَوَجَدْتُهُ يَغْتَسِلُ بَيْنَ الْقَرْنَيْنِ وَهُوَ يُسْتَرُ بِثَوْبٍ فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ، فَقَالَ: مَنْ هَذَا؟ فَقُلْتُ: أَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ حُنَيْنٍ. أَرْسَلَنِي إِلَيْكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ أَسْأَلُكَ: كَيْفَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَغْسِلُ رَأْسَهُ وَهُوَ مُحْرِمٌ؟ قَالَ، فَوَضَعَ أَبُو أَيُّوبَ يَدَهُ عَلَى الثَّوْبِ فَطَأْطَأَهُ حَتَّى بَدَا لِي رَأْسُهُ، ثُمَّ قَالَ لِإِنْسَانٍ يَصُبُّ عَلَيْهِ: " اصْبُبْ. فَصَبَّ عَلَى رَأْسِهِ. ثُمَّ حَرَّكَ رَأْسَهُ بِيَدَيْهِ، فَأَقْبَلَ بِهِمَا وَأَدْبَرَ، ثُمَّ قَالَ: هَكَذَا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَفْعَلُ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après Nāfiʿ, d'après Ibrāhīm ibn ʿAbd Allāh ibn Ḥunayn, d'après son père, que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās et al-Miswar ibn Makhrama furent en désaccord à al-Abwāʾ. ʿAbd Allāh dit : « Le muḥrim se lave la tête. » Al-Miswar ibn Makhrama dit : « Le muḥrim ne se lave pas la tête. » Il a dit : ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās m'envoya alors auprès d'Abū Ayyūb al-Anṣārī. Je le trouvai en train de se laver entre les deux montants [du puits], dissimulé par une étoffe. Je le saluai et il dit : « Qui est-ce ? » Je répondis : « Je suis ʿAbd Allāh ibn Ḥunayn. ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās m'envoie te demander comment le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se lavait la tête alors qu'il était en iḥrām. » Il a dit : Abū Ayyūb posa la main sur l'étoffe et l'abaissa jusqu'à ce que sa tête m'apparaisse, puis il dit à quelqu'un qui lui versait l'eau : « Verse. » Celui-ci versa sur sa tête. Puis il se frotta la tête de ses deux mains, les ramenant d'avant en arrière et d'arrière en avant, et il dit : « C'est ainsi que j'ai vu faire le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. »
Une autre édition du texte ne porte pas « d'après Nāfiʿ » dans la chaîne.
-
728
وحَدَّثَنِي مَالِكٌ عَنْ حُمَيْدِ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ أَبِي رَبَاحٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ لِيَعْلَى بْنِ مُنْيَةَ وَهُوَ يَصُبُّ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ مَاءً، وَهُوَ يَغْتَسِلُ: «اصْبُبْ عَلَى رَأْسِي»، فَقَالَ يَعْلَى: أَتُرِيدُ أَنْ تَجْعَلَهَا بِي؟ إِنْ أَمَرْتَنِي صَبَبْتُ. فَقَالَ لَهُ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ: «اصْبُبْ فَلَنْ يَزِيدَهُ الْمَاءُ إِلَّا شَعَثًا»
Mālik m'a rapporté, d'après Ḥumayd ibn Qays, d'après ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit à Yaʿlā ibn Munya, qui versait de l'eau sur ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb pendant que celui-ci se lavait : « Verse sur ma tête. » Yaʿlā dit : « Veux-tu m'en faire porter la charge ? Si tu me l'ordonnes, je verse. » ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb lui dit : « Verse : l'eau ne fera que la rendre plus hirsute. »
« M'en faire porter la charge » : faire de moi celui qui en donne l'avis, selon az-Zurqānī.
-
729
وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا دَنَا مِنْ مَكَّةَ بَاتَ بِذِي طُوًى بَيْنَ الثَّنِيَّتَيْنِ حَتَّى يُصْبِحَ. ثُمَّ يُصَلِّي الصُّبْحَ. ثُمَّ يَدْخُلُ مِنَ الثَّنِيَّةِ الَّتِي بِأَعْلَى مَكَّةَ. وَلَا يَدْخُلُ إِذَا خَرَجَ حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا، حَتَّى يَغْتَسِلَ، قَبْلَ أَنْ يَدْخُلَ مَكَّةَ، إِذَا دَنَا مِنْ مَكَّةَ بِذِي طُوًى، وَيَأْمُرُ مَنْ مَعَهُ فَيَغْتَسِلُونَ قَبْلَ أَنْ يَدْخُلُوا»
Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il approchait de La Mecque, passait la nuit à Dhū Ṭuwā, entre les deux cols, jusqu'au matin. Puis il accomplissait la prière du ṣubḥ, puis il entrait par le col qui se trouve dans le haut de La Mecque. Et lorsqu'il partait pour le ḥajj ou la ʿumra [visite pieuse à La Mecque], il n'entrait pas avant d'avoir fait le ghusl, avant d'entrer à La Mecque, lorsqu'il en approchait, à Dhū Ṭuwā ; et il ordonnait à ceux qui étaient avec lui de faire le ghusl avant d'entrer.
-
730
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «لَا يَغْسِلُ رَأْسَهُ وَهُوَ مُحْرِمٌ إِلَّا مِنِ احْتِلَامٍ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: سَمِعْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ يَقُولُونَ: «لَا بَأْسَ أَنْ يَغْسِلَ الرَّجُلُ الْمُحْرِمُ رَأْسَهُ بِالْغَسُولِ بَعْدَ أَنْ يَرْمِيَ جَمْرَةَ الْعَقَبَةِ، وَقَبْلَ أَنْ يَحْلِقَ رَأْسَهُ، وَذَلِكَ أَنَّهُ إِذَا رَمَى جَمْرَةَ الْعَقَبَةِ فَقَدْ حَلَّ لَهُ قَتْلُ الْقَمْلِ، وَحَلْقُ الشَّعْرِ، وَإِلْقَاءُ التَّفَثِ، وَلُبْسُ الثِّيَابِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne se lavait la tête, étant en iḥrām, qu'en cas de pollution nocturne. Mālik a dit : J'ai entendu les gens de science dire : « Il n'y a pas de mal à ce que l'homme en iḥrām se lave la tête avec le ghasūl après avoir lapidé la jamrat al-ʿAqaba et avant de se raser la tête ; car, lorsqu'il a lapidé la jamrat al-ʿAqaba, il lui est devenu licite de tuer les poux, de se raser les cheveux, d'ôter la crasse et de revêtir les vêtements. »
Ghasūl : ce avec quoi on se lave la tête, feuilles de jujubier, guimauve et autres, selon az-Zurqānī.
- Les vêtements qu'il est interdit de porter en iḥrāmبَابُ مَا يُنْهَى عَنْهُ مِنْ لُبْسِ الثِّيَابِ فِي الْإِحْرَامِ
-
731
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: مَا يَلْبَسُ الْمُحْرِمُ مِنَ الثِّيَابِ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا تَلْبَسُوا الْقُمُصَ وَلَا الْعَمَائِمَ وَلَا السَّرَاوِيلَاتِ وَلَا الْبَرَانِسَ وَلَا الْخِفَافَ. إِلَّا أَحَدٌ لَا يَجِدُ نَعْلَيْنِ، فَلْيَلْبَسْ خُفَّيْنِ وَلْيَقْطَعْهُمَا أَسْفَلَ مِنَ الْكَعْبَيْنِ، وَلَا تَلْبَسُوا مِنَ الثِّيَابِ شَيْئًا مَسَّهُ الزَّعْفَرَانُ وَلَا الْوَرْسُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'un homme demanda au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Quels vêtements le muḥrim porte-t-il ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « Ne portez ni les tuniques, ni les turbans, ni les pantalons, ni les burnous, ni les khuff [chaussons de cuir couvrant la cheville], sauf celui qui ne trouve pas de sandales : qu'il porte alors des khuff et qu'il les coupe plus bas que les chevilles. Et ne portez aucun vêtement que le safran ou le wars a touché. »
Wars : plante jaune et odorante qui sert de teinture, selon az-Zurqānī.
-
732
قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَمَّا ذُكِرَ عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ قَالَ: مَنْ لَمْ يَجِدْ إِزَارًا فَلْيَلْبَسْ سَرَاوِيلَ، فَقَالَ: «لَمْ أَسْمَعْ بِهَذَا. وَلَا أَرَى أَنْ يَلْبَسَ الْمُحْرِمُ سَرَاوِيلَ لِأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَهَى عَنْ لُبْسِ السَّرَاوِيلَاتِ، فِيمَا نَهَى عَنْهُ مِنْ لُبْسِ الثِّيَابِ الَّتِي لَا يَنْبَغِي لِلْمُحْرِمِ أَنْ يَلْبَسَهَا، وَلَمْ يَسْتَثْنِ فِيهَا كَمَا اسْتَثْنَى فِي الْخُفَّيْنِ»
Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur ce qui est rapporté du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à savoir qu'il aurait dit : « Que celui qui ne trouve pas d'izār [pagne] porte un pantalon. » Il répondit : « Je n'ai pas entendu cela, et je ne suis pas d'avis que le muḥrim porte un pantalon, car le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit de porter les pantalons, parmi les vêtements qu'il a interdits et que le muḥrim ne doit pas porter, et il n'a pas fait d'exception pour eux comme il en a fait une pour les khuff. »
- Le port de vêtements teints en iḥrāmبَابُ لُبْسِ الثِّيَابِ الْمُصَبَّغَةِ فِي الْإِحْرَامِ
-
733
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ قَالَ: «نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يَلْبَسَ الْمُحْرِمُ ثَوْبًا مَصْبُوغًا بِزَعْفَرَانٍ أَوْ وَرْسٍ»، وَقَالَ: «مَنْ لَمْ يَجِدْ نَعْلَيْنِ فَلْيَلْبَسْ خُفَّيْنِ وَلْيَقْطَعْهُمَا أَسْفَلَ مِنَ الْكَعْبَيْنِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit que le muḥrim porte un vêtement teint au safran ou au wars. » Et il a dit : « Que celui qui ne trouve pas de sandales porte des khuff et les coupe plus bas que les chevilles. »
-
734
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَسْلَمَ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ يُحَدِّثُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ رَأَى عَلَى طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ ثَوْبًا مَصْبُوغًا وَهُوَ مُحْرِمٌ. فَقَالَ عُمَرُ: «مَا هَذَا الثَّوْبُ الْمَصْبُوغُ يَا طَلْحَةُ؟» فَقَالَ طَلْحَةُ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. إِنَّمَا هُوَ مَدَرٌ، فَقَالَ عُمَرُ: " إِنَّكُمْ أَيُّهَا الرَّهْطُ أَئِمَّةٌ يَقْتَدِي بِكُمُ النَّاسُ. فَلَوْ أَنَّ رَجُلًا جَاهِلًا رَأَى هَذَا الثَّوْبَ، لَقَالَ: إِنَّ طَلْحَةَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ قَدْ كَانَ يَلْبَسُ الثِّيَابَ الْمُصَبَّغَةَ فِي الْإِحْرَامِ، فَلَا تَلْبَسُوا أَيُّهَا الرَّهْطُ شَيْئًا مِنْ هَذِهِ الثِّيَابِ الْمُصَبَّغَةِ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'il a entendu Aslam, mawlā de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, rapporter à ʿAbd Allāh ibn ʿUmar que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb vit sur Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh un vêtement teint, alors qu'il était en iḥrām. ʿUmar dit : « Qu'est-ce que ce vêtement teint, ô Ṭalḥa ? » Ṭalḥa répondit : « Ô Commandeur des croyants, ce n'est que de la terre rouge. » ʿUmar dit : « Vous autres, les gens de ce groupe, vous êtes des imams que les gens prennent pour modèles. Si un ignorant voyait ce vêtement, il dirait : “Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh portait des vêtements teints en iḥrām.” Ne portez donc, vous autres, aucun de ces vêtements teints. »
-
735
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ أَنَّهَا كَانَتْ «تَلْبَسُ الْمُعَصْفَرَاتِ الْمُشَبَّعَاتِ وَهِيَ مُحْرِمَةٌ لَيْسَ فِيهَا زَعْفَرَانٌ» قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنْ ثَوْبٍ مَسَّهُ طِيبٌ، ثُمَّ ذَهَبَ رِيحُ الطِّيبِ، مِنْهُ، هَلْ يُحْرِمُ فِيهِ؟ فَقَالَ: " نَعَمْ. مَا لَمْ يَكُنْ فِيهِ صِبَاغٌ: زَعْفَرَانٌ أَوْ وَرْسٌ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après Asmāʾ bint Abī Bakr, qu'elle portait, étant en iḥrām, des [vêtements] teints au carthame d'une teinte saturée, où il n'y avait pas de safran. Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik au sujet d'un vêtement qui a été touché par du parfum, puis dont l'odeur du parfum s'en est allée : peut-on entrer en iḥrām avec lui ? Il répondit : « Oui, tant qu'il n'y reste pas de teinture, safran ou wars. »
- Le port de la ceinture par le muḥrimبَابُ لُبْسِ الْمُحْرِمِ الْمِنْطَقَةِ
-
736
حَدَّثَنِي يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَكْرَهُ لُبْسَ الْمِنْطَقَةِ لِلْمُحْرِمِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar réprouvait le port de la ceinture pour le muḥrim.
-
737
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ يَقُولُ فِي الْمِنْطَقَةِ يَلْبَسُهَا الْمُحْرِمُ تَحْتَ ثِيَابِهِ، أَنَّهُ «لَا بَأْسَ بِذَلِكَ إِذَا جَعَلَ فِي طَرَفَيْهَا جَمِيعًا سُيُورَةً يَعْقِدُ بَعْضَهَا إِلَى بَعْضٍ» قَالَ مَالِكٌ: وَهَذَا أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a entendu Saʿīd ibn al-Musayyib dire, au sujet de la ceinture que le muḥrim porte sous ses vêtements : « Il n'y a pas de mal à cela, s'il met à ses deux extrémités des lanières qu'il noue les unes aux autres. » Mālik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »
- Le muḥrim qui se couvre le visageبَابُ تَخْمِيرِ الْمُحْرِمِ وَجْهَهُ
-
738
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ أَنَّهُ قَالَ: أَخْبَرَنِي الْفُرَافِصَةُ بْنُ عُمَيْرٍ الْحَنَفِيُّ، أَنَّهُ «رَأَى عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ بِالْعَرْجِ يُغَطِّي وَجْهَهُ وَهُوَ مُحْرِمٌ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, qu'il a dit : Al-Furāfiṣa ibn ʿUmayr al-Ḥanafī m'a informé qu'il a vu ʿUthmān ibn ʿAffān, à al-ʿArj, se couvrir le visage alors qu'il était en iḥrām.
-
739
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «مَا فَوْقَ الذَّقَنِ مِنَ الرَّأْسِ فَلَا يُخَمِّرْهُ الْمُحْرِمُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Ce qui est au-dessus du menton fait partie de la tête ; que le muḥrim ne le couvre donc pas. »
-
740
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَفَّنَ ابْنَهُ وَاقِدَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ وَمَاتَ بِالْجُحْفَةِ مُحْرِمًا وَخَمَّرَ رَأْسَهُ وَوَجْهَهُ، وَقَالَ: «لَوْلَا أَنَّا حُرُمٌ لَطَيَّبْنَاهُ» قَالَ مَالِكٌ: «وَإِنَّمَا يَعْمَلُ الرَّجُلُ مَا دَامَ حَيًّا، فَإِذَا مَاتَ فَقَدِ انْقَطَعَ الْعَمَلُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ensevelit son fils Wāqid ibn ʿAbd Allāh, mort à al-Juḥfa en état d'iḥrām ; il lui couvrit la tête et le visage et dit : « Si nous n'étions pas en iḥrām, nous l'aurions parfumé. » Mālik a dit : « L'homme n'œuvre que tant qu'il est en vie ; lorsqu'il meurt, l'œuvre a cessé. »
-
741
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «لَا تَنْتَقِبُ الْمَرْأَةُ الْمُحْرِمَةُ، وَلَا تَلْبَسُ الْقُفَّازَيْنِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « La femme en iḥrām ne porte pas le niqāb [voile du visage] et ne met pas de gants. »
-
742
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ الْمُنْذِرِ أَنَّهَا قَالَتْ: كُنَّا «نُخَمِّرُ وُجُوهَنَا وَنَحْنُ مُحْرِمَاتٌ، وَنَحْنُ مَعَ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après Fāṭima bint al-Mundhir, qu'elle a dit : « Nous nous couvrions le visage alors que nous étions en iḥrām, en compagnie d'Asmāʾ bint Abī Bakr aṣ-Ṣiddīq. »
- Ce qui est rapporté sur le parfum pendant le ḥajjبَابُ مَا جَاءَ فِي الطِّيبِ فِي الْحَجِّ
-
743
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا قَالَتْ: كُنْتُ «أُطَيِّبُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِإِحْرَامِهِ قَبْلَ أَنْ يُحْرِمَ، وَلِحِلِّهِ قَبْلَ أَنْ يَطُوفَ بِالْبَيْتِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Je parfumais le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pour son iḥrām avant qu'il n'entre en iḥrām, et pour sa sortie de l'iḥrām avant qu'il ne fasse le ṭawāf [les sept tours] autour de la Maison. »
-
744
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ أَبِي رَبَاحٍ، أَنَّ أَعْرَابِيًّا جَاءَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ بِحُنَيْنٍ، وَعَلَى الْأَعْرَابِيِّ قَمِيصٌ. وَبِهِ أَثَرُ صُفْرَةٍ، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي أَهْلَلْتُ بِعُمْرَةٍ. فَكَيْفَ تَأْمُرُنِي أَنْ أَصْنَعَ؟ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «انْزَعْ قَمِيصَكَ، وَاغْسِلْ هَذِهِ الصُّفْرَةَ عَنْكَ، وَافْعَلْ فِي عُمْرَتِكَ مَا تَفْعَلُ فِي حَجِّكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḥumayd ibn Qays, d'après ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ, qu'un bédouin vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors qu'il était à Ḥunayn. Le bédouin portait une tunique et il y avait sur lui une trace de teinture jaune. Il dit : « Ô Messager d'Allah, j'ai prononcé l'ihlāl pour une ʿumra ; que m'ordonnes-tu de faire ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Ôte ta tunique, lave cette teinture jaune de sur toi, et fais dans ta ʿumra ce que tu fais dans ton ḥajj. »
-
745
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ أَسْلَمَ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَجَدَ رِيحَ طِيبٍ وَهُوَ بِالشَّجَرَةِ فَقَالَ: «مِمَّنْ رِيحُ هَذَا الطِّيبِ؟» فَقَالَ مُعَاوِيَةُ بْنُ أَبِي سُفْيَانَ: مِنِّي يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. فَقَالَ: «مِنْكَ؟ لَعَمْرُ اللَّهِ». فَقَالَ مُعَاوِيَةُ إِنَّ أُمَّ حَبِيبَةَ طَيَّبَتْنِي يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، فَقَالَ عُمَرُ «عَزَمْتُ عَلَيْكَ لَتَرْجِعَنَّ فَلْتَغْسِلَنَّهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Aslam, mawlā de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb sentit une odeur de parfum alors qu'il était à ash-Shajara. Il dit : « De qui vient cette odeur de parfum ? » Muʿāwiya ibn Abī Sufyān répondit : « De moi, ô Commandeur des croyants. » Il dit : « De toi ? Par la vie d'Allah ! » Muʿāwiya dit : « C'est Umm Ḥabība qui m'a parfumé, ô Commandeur des croyants. » ʿUmar dit : « Je t'adjure de t'en retourner [auprès d'elle], et qu'elle le lave ! »
Ash-Shajara : un acacia à Dhū al-Ḥulayfa, à six milles de Médine, selon az-Zurqānī.
-
746
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ الصَّلْتِ بْنِ زُيَيْدٍ، عَنْ غَيْرِ وَاحِدٍ مِنْ أَهْلِهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَجَدَ رِيحَ طِيبٍ وَهُوَ بِالشَّجَرَةِ، وَإِلَى جَنْبِهِ كَثِيرُ بْنُ الصَّلْتِ، فَقَالَ عُمَرُ: «مِمَّنْ رِيحُ هَذَا الطِّيبِ؟» فَقَالَ كَثِيرٌ: مِنِّي. لَبَّدْتُ رَأْسِي، وَأَرَدْتُ أَنْ أَحْلِقَ. فَقَالَ عُمَرُ: «فَاذْهَبْ إِلَى شَرَبَةٍ. فَادْلُكْ رَأْسَكَ حَتَّى تُنْقِيَهُ فَفَعَلَ كَثِيرُ بْنُ الصَّلْتِ» قَالَ مَالِكٌ: «الشَّرَبَةُ حَفِيرٌ يَكُونُ عِنْدَ أَصْلِ النَّخْلَةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après aṣ-Ṣalt ibn Zuyayd, d'après plus d'un membre de sa famille, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb sentit une odeur de parfum alors qu'il était à ash-Shajara, ayant à son côté Kathīr ibn aṣ-Ṣalt. ʿUmar dit : « De qui vient cette odeur de parfum ? » Kathīr répondit : « De moi. J'ai enduit mes cheveux pour les agglomérer, et je voulais me raser. » ʿUmar dit : « Va donc à une sharaba et frotte-toi la tête jusqu'à la rendre nette. » Kathīr ibn aṣ-Ṣalt le fit. Mālik a dit : « La sharaba est une cuvette creusée au pied du palmier. »
Une autre édition du texte porte « je voulais ne pas me raser ». Al-Bājī explique, dans al-Muntaqā, que celui qui agglomère ainsi ses cheveux est tenu de se raser.
-
747
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، وَرَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ الْوَلِيدَ بْنَ عَبْدِ الْمَلِكِ سَأَلَ سَالِمَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، وَخَارِجَةَ بْنَ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ بَعْدَ أَنْ رَمَى الْجَمْرَةَ، وَحَلَقَ رَأْسَهُ، وَقَبْلَ أَنْ يُفِيضَ عَنِ الطِّيبِ؟ «فَنَهَاهُ سَالِمٌ، وَأَرْخَصَ لَهُ خَارِجَةُ بْنُ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ» قَالَ مَالِكٌ: «لَا بَأْسَ بِأَنْ يَدَّهِنَ الرَّجُلُ بِدُهْنٍ لَيْسَ فِيهِ طِيبٌ قَبْلَ أَنْ يُحْرِمَ. وَقَبْلَ أَنْ يُفِيضَ مِنْ مِنًى بَعْدَ رَمْيِ الْجَمْرَةِ» قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنْ طَعَامٍ فِيهِ زَعْفَرَانٌ هَلْ يَأْكُلُهُ الْمُحْرِمُ؟ فَقَالَ: " أَمَّا مَا تَمَسُّهُ النَّارُ مِنْ ذَلِكَ فَلَا بَأْسَ بِهِ أَنْ يَأْكُلَهُ الْمُحْرِمُ، وَأَمَّا مَا لَمْ تَمَسَّهُ النَّارُ مِنْ ذَلِكَ فَلَا يَأْكُلُهُ الْمُحْرِمُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr et Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, qu'al-Walīd ibn ʿAbd al-Malik interrogea Sālim ibn ʿAbd Allāh et Khārija ibn Zayd ibn Thābit, après avoir lapidé la jamra et s'être rasé la tête, et avant d'accomplir l'ifāḍa [la descente de Minā vers La Mecque pour le ṭawāf], au sujet du parfum. Sālim le lui interdit, et Khārija ibn Zayd ibn Thābit le lui permit. Mālik a dit : « Il n'y a pas de mal à ce que l'homme s'enduise d'une huile où il n'y a pas de parfum avant d'entrer en iḥrām, et avant de quitter Minā pour l'ifāḍa, après la lapidation de la jamra. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik au sujet d'une nourriture contenant du safran : le muḥrim peut-il en manger ? Il répondit : « Celle que le feu a touchée, il n'y a pas de mal à ce que le muḥrim en mange ; quant à celle que le feu n'a pas touchée, le muḥrim n'en mange pas. »
- Les lieux fixés pour l'ihlāl (mawāqīt)بَابُ مَوَاقِيتِ الْإِهْلَالِ "
-
748
وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «يُهِلُّ أَهْلُ الْمَدِينَةِ مِنْ ذِي الْحُلَيْفَةِ، وَيُهِلُّ أَهْلُ الشَّامِ مِنَ الْجُحْفَةِ، وَيُهِلُّ أَهْلُ نَجْدٍ مِنْ قَرْنٍ»، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ وَبَلَغَنِي أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «وَيُهِلُّ أَهْلُ الْيَمَنِ مِنْ يَلَمْلَمَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Les gens de Médine prononcent l'ihlāl à partir de Dhū al-Ḥulayfa, les gens du Shām à partir d'al-Juḥfa, et les gens du Najd à partir de Qarn. » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar a dit : Et il m'est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Et les gens du Yémen prononcent l'ihlāl à partir de Yalamlam. »
-
749
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: «أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَهْلَ الْمَدِينَةِ أَنْ يُهِلُّوا مِنْ ذِي الْحُلَيْفَةِ، وَأَهْلَ الشَّامِ مِنَ الْجُحْفَةِ، وَأَهْلَ نَجْدٍ مِنْ قَرْنٍ»، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: أَمَّا هَؤُلَاءِ الثَّلَاثُ فَسَمِعْتُهُنَّ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَأُخْبِرْتُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «وَيُهِلُّ أَهْلُ الْيَمَنِ مِنْ يَلَمْلَمَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a ordonné aux gens de Médine de prononcer l'ihlāl à partir de Dhū al-Ḥulayfa, aux gens du Shām à partir d'al-Juḥfa, et aux gens du Najd à partir de Qarn. » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar a dit : « Ces trois-là, je les ai entendus du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; et l'on m'a informé que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : “Et les gens du Yémen prononcent l'ihlāl à partir de Yalamlam.” »
-
750
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «أَهَلَّ مِنَ الْفُرُعِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar prononça l'ihlāl à partir d'al-Furʿ.
-
751
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ عَنْ الثِّقَةِ عِنْدَهُ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ أَهَلَّ مِنْ إِيلِيَاءَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après quelqu'un qu'il tient pour digne de confiance, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar prononça l'ihlāl à partir d'Īliyāʾ [Jérusalem].
-
752
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَهَلَّ مِنَ الْجِعِرَّانَةِ بِعُمْرَةٍ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prononça l'ihlāl pour une ʿumra à partir d'al-Jiʿirrāna.
- La manière de faire l'ihlālبَابُ الْعَمَلِ فِي الْإِهْلَالِ
-
753
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ تَلْبِيَةَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَبَّيْكَ اللَّهُمَّ لَبَّيْكَ، لَبَّيْكَ لَا شَرِيكَ لَكَ لَبَّيْكَ، إِنَّ الْحَمْدَ وَالنِّعْمَةَ لَكَ وَالْمُلْكَ، لَا شَرِيكَ لَكَ». قَالَ وَكَانَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ يَزِيدُ فِيهَا: لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ وَسَعْدَيْكَ، وَالْخَيْرُ بِيَدَيْكَ لَبَّيْكَ، وَالرَّغْبَاءُ إِلَيْكَ وَالْعَمَلُ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que la talbiya du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était : « Me voici, ô Allah, me voici ! Me voici, Tu n'as pas d'associé, me voici ! La louange et le bienfait sont à Toi, ainsi que la royauté. Tu n'as pas d'associé. » Il a dit : Et ʿAbd Allāh ibn ʿUmar y ajoutait : « Me voici, me voici, me voici, pour Ton service et Ton bon plaisir ! Le bien est entre Tes mains, me voici ! Vers Toi vont le désir et l'œuvre. »
-
754
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ: «يُصَلِّي فِي مَسْجِدِ ذِي الْحُلَيْفَةِ رَكْعَتَيْنِ. فَإِذَا اسْتَوَتْ بِهِ رَاحِلَتُهُ أَهَلَّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait deux rakʿa [unités de prière] dans la mosquée de Dhū al-Ḥulayfa ; puis, lorsque sa monture s'était redressée avec lui, il prononçait l'ihlāl.
-
755
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَاهُ يَقُولُ: «بَيْدَاؤُكُمْ هَذِهِ الَّتِي تَكْذِبُونَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِيهَا». «مَا أَهَلَّ رَسُولُ اللَّهِ إِلَّا مِنْ عِنْدِ الْمَسْجِدِ». يَعْنِي مَسْجِدَ ذِي الْحُلَيْفَةِ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Mūsā ibn ʿUqba, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, qu'il a entendu son père dire : « Votre Baydāʾ que voici, au sujet de laquelle vous attribuez mensongèrement [une chose] au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ! Le Messager d'Allah n'a prononcé l'ihlāl que d'auprès de la mosquée », c'est-à-dire la mosquée de Dhū al-Ḥulayfa.
-
756
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ بْنِ جُرَيْجٍ أَنَّهُ قَالَ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ: يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ. رَأَيْتُكَ تَصْنَعُ أَرْبَعًا لَمْ أَرَ أَحَدًا مِنْ أَصْحَابِكَ يَصْنَعُهَا. قَالَ: «وَمَا هُنَّ يَا ابْنَ جُرَيْجٍ؟» قَالَ: رَأَيْتُكَ لَا تَمَسُّ مِنَ الْأَرْكَانِ إِلَّا الْيَمَانِيَّيْنِ، وَرَأَيْتُكَ تَلْبَسُ النِّعَالَ السِّبْتِيَّةَ، وَرَأَيْتُكَ تَصْبُغُ بِالصُّفْرَةِ، وَرَأَيْتُكَ إِذَا كُنْتَ بِمَكَّةَ أَهَلَّ النَّاسُ إِذَا رَأَوُا الْهِلَالَ، وَلَمْ تُهْلِلْ أَنْتَ حَتَّى كَانَ يَوْمُ التَّرْوِيَةِ. فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: «أَمَّا الْأَرْكَانُ فَإِنِّي لَمْ أَرَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَمَسُّ إِلَّا الْيَمَانِيَّيْنِ، وَأَمَّا النِّعَالُ السِّبْتِيَّةُ فَإِنِّي رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَلْبَسُ النِّعَالَ الَّتِي لَيْسَ فِيهَا شَعَرٌ، وَيَتَوَضَّأُ فِيهَا، فَأَنَا أُحِبُّ أَنْ أَلْبَسَهَا. وَأَمَّا الصُّفْرَةُ فَإِنِّي رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَصْبُغُ بِهَا، فَأَنَا أُحِبُّ أَنْ أَصْبُغَ بِهَا. وَأَمَّا الْإِهْلَالُ فَإِنِّي لَمْ أَرَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُهِلُّ حَتَّى تَنْبَعِثَ بِهِ رَاحِلَتُهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, d'après ʿUbayd ibn Jurayj, qu'il dit à ʿAbd Allāh ibn ʿUmar : « Ô Abū ʿAbd ar-Raḥmān, je t'ai vu faire quatre choses que je n'ai vu faire à aucun de tes compagnons. » Il dit : « Et quelles sont-elles, ô Ibn Jurayj ? » Il répondit : « Je t'ai vu ne toucher, parmi les angles [de la Kaʿba], que les deux angles yéménites ; je t'ai vu porter les sandales sibtiyya ; je t'ai vu te teindre en jaune ; et je t'ai vu, lorsque tu étais à La Mecque, alors que les gens prononçaient l'ihlāl dès qu'ils voyaient le croissant, ne pas le prononcer toi-même avant le jour de la tarwiya [le huit de dhū al-ḥijja]. » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dit : « Pour ce qui est des angles, je n'ai vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, toucher que les deux angles yéménites. Pour ce qui est des sandales sibtiyya, j'ai vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, porter les sandales qui n'ont pas de poil et faire le wuḍūʾ [ablutions mineures] en les portant ; j'aime donc à les porter. Pour ce qui est de la teinture jaune, j'ai vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'en teindre ; j'aime donc à m'en teindre. Et pour ce qui est de l'ihlāl, je n'ai vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le prononcer que lorsque sa monture se levait avec lui pour partir. »
Sibtiyya : sandales de cuir sans poil, selon az-Zurqānī. Les deux angles yéménites : l'angle yéménite et celui de la Pierre noire.
-
757
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُصَلِّي فِي مَسْجِدِ ذِي الْحُلَيْفَةِ. ثُمَّ يَخْرُجُ فَيَرْكَبُ. فَإِذَا اسْتَوَتْ بِهِ رَاحِلَتُهُ أَحْرَمَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar priait dans la mosquée de Dhū al-Ḥulayfa, puis sortait et montait en selle ; lorsque sa monture s'était redressée avec lui, il entrait en iḥrām.
-
758
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَبْدَ الْمَلِكِ بْنَ مَرْوَانَ «أَهَلَّ مِنْ عِنْدِ مَسْجِدِ ذِي الْحُلَيْفَةِ، حِينَ اسْتَوَتْ بِهِ رَاحِلَتُهُ»، «وَأَنَّ أَبَانَ بْنَ عُثْمَانَ أَشَارَ عَلَيْهِ بِذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd al-Malik ibn Marwān prononça l'ihlāl d'auprès de la mosquée de Dhū al-Ḥulayfa, lorsque sa monture se fut redressée avec lui, et que c'est Abān ibn ʿUthmān qui le lui avait conseillé.
- Élever la voix en prononçant l'ihlālبَابُ رَفْعِ الصَّوْتِ بِالْإِهْلَالِ
-
759
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ، عَنْ خَلَّادِ بْنِ السَّائِبِ الْأَنْصَارِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «أَتَانِي جِبْرِيلُ فَأَمَرَنِي أَنْ آمُرَ أَصْحَابِي - أَوْ مَنْ مَعِي - أَنْ يَرْفَعُوا أَصْوَاتَهُمْ بِالتَّلْبِيَةِ أَوْ بِالْإِهْلَالِ» يُرِيدُ أَحَدَهُمَا.
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, d'après ʿAbd al-Malik ibn Abī Bakr ibn al-Ḥārith ibn Hishām, d'après Khallād ibn as-Sāʾib al-Anṣārī, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Jibrīl est venu à moi et m'a ordonné d'ordonner à mes Compagnons, ou à ceux qui sont avec moi, d'élever la voix par la talbiya, ou par l'ihlāl. » Il voulait dire l'un des deux.
-
760
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَهْلَ الْعِلْمِ يَقُولُونَ: «لَيْسَ عَلَى النِّسَاءِ رَفْعُ الصَّوْتِ بِالتَّلْبِيَةِ. لِتُسْمِعِ الْمَرْأَةُ نَفْسَهَا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَرْفَعُ الْمُحْرِمُ صَوْتَهُ بِالْإِهْلَالِ فِي مَسَاجِدِ الْجَمَاعَاتِ يُسْمِعُ نَفْسَهُ وَمَنْ يَلِيهِ، إِلَّا فِي الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ وَمَسْجِدِ مِنًى فَإِنَّهُ يَرْفَعُ صَوْتَهُ فِيهِمَا» قَالَ مَالِكٌ: سَمِعْتُ بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ «يَسْتَحِبُّ التَّلْبِيَةَ دُبُرَ كُلِّ صَلَاةٍ، وَعَلَى كُلِّ شَرَفٍ مِنَ الْأَرْضِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu les gens de science dire : « Les femmes n'ont pas à élever la voix par la talbiya ; que la femme se fasse entendre d'elle-même. » Mālik a dit : « Le muḥrim n'élève pas la voix par l'ihlāl dans les mosquées où l'on prie en assemblée ; il se fait entendre de lui-même et de ceux qui sont près de lui, sauf dans la Mosquée sacrée et dans la mosquée de Minā, où il élève la voix. » Mālik a dit : J'ai entendu certains des gens de science recommander la talbiya à la suite de chaque prière et sur chaque hauteur du terrain.
- L'ifrād : le ḥajj accompli seulبَابُ إِفْرَادِ الْحَجِّ
-
761
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الْأَسْوَدِ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا قَالَتْ: «خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ، فَمِنَّا مَنْ أَهَلَّ بِعُمْرَةٍ، وَمِنَّا مَنْ أَهَلَّ بِحَجَّةٍ وَعُمْرَةٍ، وَمِنَّا مَنْ أَهَّلَ بِالْحَجِّ،»، «وَأَهَلَّ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالْحَجِّ»، فَأَمَّا مَنْ أَهَلَّ بِعُمْرَةٍ فَحَلَّ، وَأَمَّا مَنْ أَهَلَّ بِحَجٍّ أَوْ جَمَعَ الْحَجَّ وَالْعُمْرَةَ فَلَمْ يُحِلُّوا حَتَّى كَانَ يَوْمُ النَّحْرِ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū al-Aswad Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Nous sommes sortis avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'année du pèlerinage de l'Adieu. Certains d'entre nous prononcèrent l'ihlāl pour une ʿumra, d'autres pour un ḥajj et une ʿumra, et d'autres pour le ḥajj. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prononça l'ihlāl pour le ḥajj. Ceux qui avaient prononcé l'ihlāl pour une ʿumra sortirent de l'iḥrām ; quant à ceux qui l'avaient prononcé pour un ḥajj, ou qui avaient réuni le ḥajj et la ʿumra, ils ne sortirent pas de l'iḥrām avant le jour du sacrifice. »
-
762
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «أَفْرَدَ الْحَجَّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, Mère des croyants, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a accompli le ḥajj seul (ifrād).
-
763
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الْأَسْوَدِ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالَ: وَكَانَ يَتِيمًا فِي حِجْرِ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «أَفْرَدَ الْحَجَّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū al-Aswad Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān (il a dit : il était orphelin, élevé sous la garde de ʿUrwa ibn az-Zubayr), d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, Mère des croyants, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a accompli le ḥajj seul (ifrād).
-
764
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَهْلَ الْعِلْمِ يَقُولُونَ: " مَنْ أَهَلَّ بِحَجٍّ مُفْرَدٍ، ثُمَّ بَدَا لَهُ أَنْ يُهِلَّ بَعْدُ بِعُمْرَةٍ، فَلَيْسَ لَهُ ذَلِكَ، قَالَ مَالِكٌ: وَذَلِكَ الَّذِي أَدْرَكْتُ عَلَيْهِ أَهْلَ الْعِلْمِ بِبَلَدِنَا "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu les gens de science dire : « Celui qui prononce l'ihlāl pour un ḥajj seul, puis à qui il vient à l'idée de prononcer ensuite l'ihlāl pour une ʿumra, n'en a pas le droit. » Mālik a dit : « C'est ce sur quoi j'ai trouvé les gens de science de notre cité. »
- Le qirān : le ḥajj et la ʿumra réunisبَابُ الْقِرَانِ فِي الْحَجِّ
-
765
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ الْمِقْدَادَ بْنَ الْأَسْوَدِ دَخَلَ عَلَى عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ بِالسُّقْيَا وَهُوَ يَنْجَعُ بَكَرَاتٍ لَهُ دَقِيقًا وَخَبَطًا، فَقَالَ هَذَا عُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ يَنْهَى عَنْ أَنْ يُقْرَنَ بَيْنَ الْحَجِّ وَالْعُمْرَةِ، فَخَرَجَ عَلِيٌّ وَعَلَى يَدَيْهِ أَثَرُ الدَّقِيقِ وَالْخَبَطِ - فَمَا أَنْسَى أَثَرَ الدَّقِيقِ وَالْخَبَطِ عَلَى ذِرَاعَيْهِ - حَتَّى دَخَلَ عَلَى عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ فَقَالَ: أَنْتَ تَنْهَى عَنْ أَنْ يُقْرَنَ بَيْنَ الْحَجِّ وَالْعُمْرَةِ؟ فَقَالَ عُثْمَانُ: ذَلِكَ رَأْيِي. فَخَرَجَ عَلِيٌّ مُغْضَبًا وَهُوَ يَقُولُ: «لَبَّيْكَ اللَّهُمَّ لَبَّيْكَ بِحَجَّةٍ وَعُمْرَةٍ مَعًا» قَالَ مَالِكٌ: «الْأَمْرُ عِنْدَنَا أَنَّ مَنْ قَرَنَ الْحَجَّ وَالْعُمْرَةَ لَمْ يَأْخُذْ مِنْ شَعَرِهِ شَيْئًا، وَلَمْ يَحْلِلْ مِنْ شَيْءٍ حَتَّى يَنْحَرَ هَدْيًا إِنْ كَانَ مَعَهُ، وَيَحِلَّ بِمِنًى يَوْمَ النَّحْرِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père, qu'al-Miqdād ibn al-Aswad entra auprès de ʿAlī ibn Abī Ṭālib à as-Suqyā, alors que celui-ci faisait boire à de jeunes chamelles à lui une eau mêlée de farine et de feuilles battues. Il dit : « Voilà ʿUthmān ibn ʿAffān qui interdit de réunir le ḥajj et la ʿumra. » ʿAlī sortit, avec sur les mains la trace de la farine et des feuilles (et je n'oublie pas la trace de la farine et des feuilles sur ses avant-bras), et entra auprès de ʿUthmān ibn ʿAffān. Il dit : « Est-ce toi qui interdis de réunir le ḥajj et la ʿumra ? » ʿUthmān répondit : « C'est mon avis. » ʿAlī sortit en colère en disant : « Me voici, ô Allah, me voici, pour un ḥajj et une ʿumra ensemble ! » Mālik a dit : « La règle chez nous est que celui qui réunit le ḥajj et la ʿumra ne prend rien de ses cheveux et ne sort de l'iḥrām en rien avant d'avoir immolé un hady [bête offerte en sacrifice au Territoire sacré], s'il en a un avec lui ; et il sort de l'iḥrām à Minā le jour du sacrifice. »
As-Suqyā : bourgade sur la route de La Mecque, selon az-Zurqānī.
-
766
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ «خَرَجَ إِلَى الْحَجِّ». فَمِنْ أَصْحَابِهِ مَنْ أَهَلَّ بِحَجٍّ، وَمِنْهُمْ مَنْ جَمَعَ الْحَجَّ وَالْعُمْرَةَ، وَمِنْهُمْ مَنْ أَهَلَّ بِعُمْرَةٍ، فَأَمَّا مَنْ أَهَلَّ بِحَجٍّ أَوْ جَمَعَ الْحَجَّ وَالْعُمْرَةَ فَلَمْ يَحْلِلْ، وَأَمَّا مَنْ كَانَ أَهَلَّ بِعُمْرَةٍ فَحَلَّ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Sulaymān ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'année du pèlerinage de l'Adieu, sortit pour le ḥajj. Parmi ses Compagnons, certains prononcèrent l'ihlāl pour un ḥajj, d'autres réunirent le ḥajj et la ʿumra, et d'autres prononcèrent l'ihlāl pour une ʿumra. Ceux qui avaient prononcé l'ihlāl pour un ḥajj, ou qui avaient réuni le ḥajj et la ʿumra, ne sortirent pas de l'iḥrām ; quant à ceux qui avaient prononcé l'ihlāl pour une ʿumra, ils en sortirent.
-
767
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ يَقُولُ: «مَنْ أَهَلَّ بِعُمْرَةٍ، ثُمَّ بَدَا لَهُ أَنْ يُهِلَّ بِحَجٍّ مَعَهَا، فَذَلِكَ لَهُ. مَا لَمْ يَطُفْ بِالْبَيْتِ وَبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ» وَقَدْ صَنَعَ ذَلِكَ عَبْدُ اللَّهِ ابْنُ عُمَرَ حِينَ قَالَ: «إِنْ صُدِدْتُ عَنِ الْبَيْتِ صَنَعْنَا كَمَا صَنَعْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ». ثُمَّ الْتَفَتَ إِلَى أَصْحَابِهِ فَقَالَ: «مَا أَمْرُهُمَا إِلَّا وَاحِدٌ أُشْهِدُكُمْ أَنِّي قَدْ أَوْجَبْتُ الْحَجَّ مَعَ الْعُمْرَةِ» قَالَ: وَقَدْ أَهَلَّ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ بِالْعُمْرَةِ. ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَنْ كَانَ مَعَهُ هَدْيٌ فَلْيُهْلِلْ بِالْحَجِّ مَعَ الْعُمْرَةِ، ثُمَّ لَا يَحِلُّ حَتَّى يَحِلَّ مِنْهُمَا جَمِيعًا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu certains des gens de science dire : « Celui qui prononce l'ihlāl pour une ʿumra, puis à qui il vient à l'idée de prononcer l'ihlāl pour un ḥajj avec elle, en a le droit, tant qu'il n'a pas fait le ṭawāf autour de la Maison et [le parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. » C'est ce qu'a fait ʿAbd Allāh ibn ʿUmar lorsqu'il a dit : « Si l'on m'empêche d'atteindre la Maison, nous ferons comme nous avons fait avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Puis il se tourna vers ses compagnons et dit : « Leur cas à toutes deux n'est qu'un. Je vous prends à témoin que je me suis imposé le ḥajj avec la ʿumra. » Il a dit : Les Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prononcèrent l'ihlāl pour la ʿumra l'année du pèlerinage de l'Adieu. Puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Que celui qui a un hady avec lui prononce l'ihlāl pour le ḥajj avec la ʿumra, puis qu'il ne sorte pas de l'iḥrām avant d'en sortir pour les deux à la fois. »
- La cessation de la talbiyaبَابُ قَطْعِ التَّلْبِيَةِ
-
768
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ الثَّقَفِيِّ أَنَّهُ سَأَلَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ وَهُمَا غَادِيَانِ مِنْ مِنًى إِلَى عَرَفَةَ: كَيْفَ كُنْتُمْ تَصْنَعُونَ فِي هَذَا الْيَوْمِ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ؟ قَالَ: «كَانَ يُهِلُّ الْمُهِلُّ مِنَّا فَلَا يُنْكَرُ عَلَيْهِ، وَيُكَبِّرُ الْمُكَبِّرُ فَلَا يُنْكَرُ عَلَيْهِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn Abī Bakr ath-Thaqafī, qu'il interrogea Anas ibn Mālik, alors que tous deux se rendaient au matin de Minā à ʿArafa : « Comment faisiez-vous en ce jour avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ? » Il répondit : « Celui d'entre nous qui prononçait l'ihlāl le prononçait sans qu'on le lui reproche, et celui qui prononçait le takbīr [la formule Allāhu akbar] le prononçait sans qu'on le lui reproche. »
-
769
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ كَانَ «يُلَبِّي فِي الْحَجِّ. حَتَّى إِذَا زَاغَتِ الشَّمْسُ مِنْ يَوْمِ عَرَفَةَ قَطَعَ التَّلْبِيَةَ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ الْأَمْرُ الَّذِي لَمْ يَزَلْ عَلَيْهِ أَهْلُ الْعِلْمِ بِبَلَدِنَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père, que ʿAlī ibn Abī Ṭālib prononçait la talbiya pendant le ḥajj jusqu'à ce que le soleil décline, le jour de ʿArafa ; il cessait alors la talbiya. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « C'est la règle que n'ont cessé de suivre les gens de science de notre cité. »
-
770
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا كَانَتْ «تَتْرُكُ التَّلْبِيَةَ إِذَا رَاحَتْ إِلَى الْمَوْقِفِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle délaissait la talbiya lorsqu'elle partait pour le lieu de la station [de ʿArafa].
Az-Zurqānī précise : à ʿArafa, après le déclin du soleil. Une autre édition du texte porte « lorsqu'elle retournait ».
-
771
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَقْطَعُ التَّلْبِيَةَ فِي الْحَجِّ إِذَا انْتَهَى إِلَى الْحَرَمِ حَتَّى يَطُوفَ بِالْبَيْتِ وَبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، ثُمَّ يُلَبِّي حَتَّى يَغْدُوَ مِنْ مِنًى إِلَى عَرَفَةَ فَإِذَا غَدَا تَرَكَ التَّلْبِيَةَ وَكَانَ يَتْرُكُ التَّلْبِيَةَ فِي الْعُمْرَةِ إِذَا دَخَلَ الْحَرَمَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar cessait la talbiya, pendant le ḥajj, lorsqu'il parvenait au Ḥaram [Territoire sacré], jusqu'à ce qu'il ait fait le ṭawāf autour de la Maison et [le parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa ; puis il prononçait la talbiya jusqu'à ce qu'il parte au matin de Minā pour ʿArafa. Lorsqu'il partait, il délaissait la talbiya. Et il délaissait la talbiya, pendant la ʿumra, lorsqu'il entrait dans le Ḥaram.
-
772
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: كَانَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ «لَا يُلَبِّي وَهُوَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, qu'il disait : « ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne prononçait pas la talbiya pendant qu'il faisait le ṭawāf autour de la Maison. »
-
773
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ أَبِي عَلْقَمَةَ، عَنْ أُمِّهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهَا كَانَتْ " تَنْزِلُ مِنْ عَرَفَةَ بِنَمِرَةَ ثُمَّ تَحَوَّلَتْ إِلَى الْأَرَاكِ قَالَتْ: وَكَانَتْ عَائِشَةُ «تُهِلُّ مَا كَانَتْ فِي مَنْزِلِهَا، وَمَنْ كَانَ مَعَهَا، فَإِذَا رَكِبَتْ فَتَوَجَّهَتْ إِلَى الْمَوْقِفِ تَرَكَتِ الْإِهْلَالَ» قَالَتْ: وَكَانَتْ عَائِشَةُ «تَعْتَمِرُ بَعْدَ الْحَجِّ مِنْ مَكَّةَ فِي ذِي الْحِجَّةِ، ثُمَّ تَرَكَتْ ذَلِكَ، فَكَانَتْ تَخْرُجُ قَبْلَ هِلَالِ الْمُحَرَّمِ. حَتَّى تَأْتِيَ الْجُحْفَةَ فَتُقِيمَ بِهَا حَتَّى تَرَى الْهِلَالَ، فَإِذَا رَأَتِ الْهِلَالَ، أَهَلَّتْ بِعُمْرَةٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAlqama ibn Abī ʿAlqama, d'après sa mère, d'après ʿĀʾisha, Mère des croyants, qu'elle campait, à ʿArafa, à Namira, puis qu'elle se transporta à al-Arāk. Elle a dit : ʿĀʾisha prononçait l'ihlāl tant qu'elle était dans son campement, ainsi que ceux qui étaient avec elle ; lorsqu'elle montait en selle et se dirigeait vers le lieu de la station, elle délaissait l'ihlāl. Elle a dit : ʿĀʾisha faisait la ʿumra après le ḥajj, à partir de La Mecque, en dhū al-ḥijja. Puis elle délaissa cela : elle sortait avant le croissant de muḥarram, jusqu'à arriver à al-Juḥfa, où elle demeurait jusqu'à voir le croissant ; lorsqu'elle voyait le croissant, elle prononçait l'ihlāl pour une ʿumra.
Al-Arāk : lieu de ʿArafa, du côté du Shām, selon az-Zurqānī.
-
774
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ عَبْدِ الْعَزِيزِ غَدَا يَوْمَ عَرَفَةَ مِنْ مِنًى فَسَمِعَ التَّكْبِيرَ عَالِيًا، فَبَعَثَ الْحَرَسَ يَصِيحُونَ فِي النَّاسِ «أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّهَا التَّلْبِيَةُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz partit de Minā au matin du jour de ʿArafa et entendit le takbīr s'élever. Il envoya alors les gardes crier parmi les gens : « Ô gens, c'est la talbiya [qu'il faut dire] ! »
- L'ihlāl des habitants de La Mecque et de ceux qui s'y trouvent sans en êtreبَابُ إِهْلَالِ أَهْلِ مَكَّةَ وَمَنْ بِهَا مِنْ غَيْرِهِمْ
-
775
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «يَا أَهْلَ مَكَّةَ مَا شَأْنُ النَّاسِ يَأْتُونَ شُعْثًا وَأَنْتُمْ مُدَّهِنُونَ أَهِلُّوا إِذَا رَأَيْتُمُ الْهِلَالَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Ô gens de La Mecque ! Comment se fait-il que les gens arrivent hirsutes alors que vous êtes enduits d'huile ? Prononcez l'ihlāl lorsque vous voyez le croissant. »
-
776
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ أَقَامَ بِمَكَّةَ تِسْعَ سِنِينَ، «يُهِلُّ بِالْحَجِّ لِهِلَالِ ذِي الْحِجَّةِ»، وَعُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ مَعَهُ يَفْعَلُ ذَلِكَ قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَإِنَّمَا يُهِلُّ أَهْلُ مَكَّةَ وَغَيْرُهُمْ بِالْحَجِّ إِذَا كَانُوا بِهَا، وَمَنْ كَانَ مُقِيمًا بِمَكَّةَ مِنْ غَيْرِ أَهْلِهَا مِنْ جَوْفِ مَكَّةَ لَا يَخْرُجُ مِنَ الْحَرَمِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَمَنْ أَهَلَّ مِنْ مَكَّةَ بِالْحَجِّ، فَلْيُؤَخِّرِ الطَّوَافَ بِالْبَيْتِ وَالسَّعْيَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ حَتَّى يَرْجِعَ مِنْ مِنًى وَكَذَلِكَ صَنَعَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ» وَسُئِلَ مَالِكٌ عَمَّنْ أَهَلَّ بِالْحَجِّ مِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ أَوْ غَيْرِهِمْ مِنْ مَكَّةَ، لِهِلَالِ ذِي الْحِجَّةِ، كَيْفَ يَصْنَعُ فِي الطَّوَافِ؟ قَالَ مَالِكٌ: «أَمَّا الطَّوَافُ الْوَاجِبُ فَلْيُؤَخِّرْهُ، وَهُوَ الَّذِي يَصِلُ بَيْنَهُ وَبَيْنَ السَّعْيِ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. وَلْيَطُفْ مَا بَدَا لَهُ. وَلْيُصَلِّ رَكْعَتَيْنِ كُلَّمَا طَافَ سُبْعًا. وَقَدْ فَعَلَ ذَلِكَ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الَّذِينَ أَهَلُّوا بِالْحَجِّ مِنْ مَكَّةَ، فَأَخَّرُوا الطَّوَافَ بِالْبَيْتِ وَالسَّعْيَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ حَتَّى رَجَعُوا مِنْ مِنًى. وَفَعَلَ ذَلِكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ فَكَانَ يُهِلُّ لِهِلَالِ ذِي الْحِجَّةِ بِالْحَجِّ مِنْ مَكَّةَ وَيُؤَخِّرُ الطَّوَافَ بِالْبَيْتِ وَالسَّعْيَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ حَتَّى يَرْجِعَ مِنْ مِنًى» وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ. هَلْ يُهِلُّ مِنْ جَوْفِ مَكَّةَ بِعُمْرَةٍ؟ قَالَ: «بَلْ يَخْرُجُ إِلَى الْحِلِّ فَيُحْرِمُ مِنْهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr demeura à La Mecque neuf ans, prononçant l'ihlāl pour le ḥajj au croissant de dhū al-ḥijja, et que ʿUrwa ibn az-Zubayr, avec lui, faisait de même. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Les gens de La Mecque, les autres lorsqu'ils s'y trouvent, et celui qui réside à La Mecque sans être de ses habitants, ne prononcent l'ihlāl pour le ḥajj que de l'intérieur de La Mecque ; on ne sort pas du Ḥaram. » Mālik a dit : « Celui qui prononce l'ihlāl pour le ḥajj à partir de La Mecque doit retarder le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy [parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa jusqu'à son retour de Minā. C'est ainsi qu'a fait ʿAbd Allāh ibn ʿUmar. » On interrogea Mālik au sujet de celui, parmi les gens de Médine ou d'ailleurs, qui prononce l'ihlāl pour le ḥajj à partir de La Mecque, au croissant de dhū al-ḥijja : comment fait-il pour le ṭawāf ? Il répondit : « Le ṭawāf obligatoire, qu'il le retarde : c'est celui auquel il enchaîne le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. Et qu'il fasse autant de ṭawāf qu'il lui plaît, en priant deux rakʿa chaque fois qu'il a accompli sept tours. C'est ce qu'ont fait les Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui avaient prononcé l'ihlāl pour le ḥajj à partir de La Mecque : ils retardèrent le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa jusqu'à leur retour de Minā. Et c'est ce qu'a fait ʿAbd Allāh ibn ʿUmar : il prononçait l'ihlāl pour le ḥajj au croissant de dhū al-ḥijja, à partir de La Mecque, et retardait le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa jusqu'à son retour de Minā. » On interrogea Mālik au sujet d'un homme des gens de La Mecque : prononce-t-il l'ihlāl pour une ʿumra de l'intérieur de La Mecque ? Il répondit : « Non, il sort vers le ḥill [territoire extérieur au Ḥaram] et entre en iḥrām à partir de là. »
- Parer le hady d'un collier n'entraîne pas l'iḥrāmبَابُ مَا لَا يُوجِبُ الْإِحْرَامَ مِنْ تَقْلِيدِ الْهَدْيِ
-
777
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ: أَنَّ زِيَادَ بْنَ أَبِي سُفْيَانَ كَتَبَ إِلَى عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ قَالَ: مَنْ أَهْدَى هَدْيًا حَرُمَ عَلَيْهِ مَا يَحْرُمُ عَلَى الْحَاجِّ، حَتَّى يُنْحَرَ الْهَدْيُ، وَقَدْ بَعَثْتُ بِهَدْيٍ. فَاكْتُبِي إِلَيَّ بِأَمْرِكِ أَوْ مُرِي صَاحِبَ الْهَدْيِ. قَالَتْ: عَمْرَةُ، فَقَالَتْ عَائِشَةُ: «لَيْسَ كَمَا قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ أَنَا فَتَلْتُ قَلَائِدَ هَدْيِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِيَدَيَّ. ثُمَّ قَلَّدَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِيَدِهِ، ثُمَّ بَعَثَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَعَ أَبِي فَلَمْ يَحْرُمْ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ شَيْءٌ أَحَلَّهُ اللَّهُ لَهُ حَتَّى نُحِرَ الْهَدْيُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, qu'elle l'a informé que Ziyād ibn Abī Sufyān écrivit à ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās a dit : “Celui qui envoie un hady, il lui est interdit ce qui est interdit au pèlerin, jusqu'à ce que le hady soit immolé.” Or j'ai envoyé un hady. Écris-moi donc ce que tu ordonnes, ou donne tes ordres à celui qui conduit le hady. » ʿAmra a dit : ʿĀʾisha dit : « Il n'en est pas comme l'a dit Ibn ʿAbbās. J'ai moi-même tressé de mes mains les colliers du hady du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, les lui a passés de sa main ; puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'a envoyé avec mon père. Et rien de ce qu'Allah lui avait rendu licite ne fut interdit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, jusqu'à ce que le hady fût immolé. »
-
778
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: سَأَلْتُ عَمْرَةَ بِنْتَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنِ الَّذِي يَبْعَثُ بِهَدْيِهِ وَيُقِيمُ، هَلْ يَحْرُمُ عَلَيْهِ شَيْءٌ؟ فَأَخْبَرَتْنِي أَنَّهَا سَمِعَتْ عَائِشَةَ تَقُولُ: «لَا يَحْرُمُ إِلَّا مَنْ أَهَلَّ وَلَبَّى»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : J'ai interrogé ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān au sujet de celui qui envoie son hady et reste [chez lui] : quelque chose lui est-il interdit ? Elle m'informa qu'elle avait entendu ʿĀʾisha dire : « N'entre dans l'état d'interdit que celui qui a prononcé l'ihlāl et la talbiya. »
-
779
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْهُدَيْرِ، أَنَّهُ رَأَى رَجُلًا مُتَجَرِّدًا بِالْعِرَاقِ فَسَأَلَ النَّاسَ عَنْهُ. فَقَالُوا: إِنَّهُ أَمَرَ بِهَدْيِهِ أَنْ يُقَلَّدَ، فَلِذَلِكَ تَجَرَّدَ. قَالَ رَبِيعَةُ فَلَقِيتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ فَذَكَرْتُ لَهُ ذَلِكَ فَقَالَ: «بِدْعَةٌ وَرَبِّ الْكَعْبَةِ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مالكٌ عَمَّنْ خَرَجَ بِهَدْيٍ لِنَفْسِهِ، فَأَشْعَرَهُ وَقَلَّدَهُ بِذِي الْحُلَيْفَةِ، وَلَمْ يُحْرِمْ هُوَ حَتَّى جَاءَ الْجُحْفَةَ؟ قَالَ: «لَا أُحِبُّ ذَلِكَ. وَلَمْ يُصِبْ مَنْ فَعَلَهُ. وَلَا يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يُقَلِّدَ الْهَدْيَ، وَلَا يُشْعِرَهُ إِلَّا عِنْدَ الْإِهْلَالِ. إِلَّا رَجُلٌ لَا يُرِيدُ الْحَجَّ. فَيَبْعَثُ بِهِ وَيُقِيمُ فِي أَهْلِهِ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مالكٌ هَلْ يَخْرُجُ بِالْهَدْيِ غَيْرُ مُحْرِمٍ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ. لَا بَأْسَ بِذَلِكَ» وسُئِلَ مَالِكٌ: عَمَّا اخْتَلَفَ فِيهِ النَّاسُ مِنَ الْإِحْرَامِ لِتَقْلِيدِ الْهَدْيِ، مِمَّنْ لَا يُرِيدُ الْحَجَّ وَلَا الْعُمْرَةَ. فَقَالَ: «الْأَمْرُ عِنْدَنَا الَّذِي نَأْخُذُ بِهِ فِي ذَلِكَ، قَوْلُ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعَثَ بِهَدْيِهِ ثُمَّ أَقَامَ. فَلَمْ يَحْرُمْ عَلَيْهِ شَيْءٌ مِمَّا أَحَلَّهُ اللَّهُ لَهُ، حَتَّى نُحِرَ الْهَدْيُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī, d'après Rabīʿa ibn ʿAbd Allāh ibn al-Hudayr, qu'il vit en Irak un homme qui s'était dépouillé [de ses vêtements cousus]. Il interrogea les gens à son sujet, et ils dirent : « Il a ordonné que l'on pare son hady d'un collier ; c'est pour cela qu'il s'est dépouillé. » Rabīʿa a dit : Je rencontrai ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr et lui en fis part. Il dit : « Une innovation, par le Seigneur de la Kaʿba ! » On interrogea Mālik au sujet de celui qui part avec un hady pour lui-même, le marque [par l'incision] et le pare d'un collier à Dhū al-Ḥulayfa, mais n'entre lui-même en iḥrām qu'une fois arrivé à al-Juḥfa. Il répondit : « Je n'aime pas cela, et celui qui le fait n'a pas bien agi. Il ne convient pas qu'il pare le hady d'un collier ni qu'il le marque, si ce n'est au moment de l'ihlāl, sauf un homme qui ne veut pas faire le ḥajj, l'envoie et reste parmi les siens. » On interrogea Mālik : celui qui n'est pas en iḥrām peut-il partir avec le hady ? Il répondit : « Oui, il n'y a pas de mal à cela. » On interrogea Mālik sur ce en quoi les gens ont divergé, à savoir l'iḥrām du fait d'avoir paré le hady d'un collier, pour celui qui ne veut faire ni le ḥajj ni la ʿumra. Il répondit : « La règle chez nous, celle que nous retenons en cela, est la parole de ʿĀʾisha, Mère des croyants : “Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a envoyé son hady puis est resté, et rien de ce qu'Allah lui avait rendu licite ne lui fut interdit jusqu'à ce que le hady fût immolé.” »
Marquer le hady (ishʿār) : lui entailler la bosse pour le signaler comme offrande, selon az-Zurqānī.
- Ce que fait la femme en règles pendant le ḥajjبَابُ مَا تَفْعَلُ الْحَائِضُ فِي الْحَجِّ
-
780
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «الْمَرْأَةُ الْحَائِضُ الَّتِي تُهِلُّ بِالْحَجِّ أَوِ الْعُمْرَةِ، إِنَّهَا تُهِلُّ بِحَجِّهَا أَوْ عُمْرَتِهَا إِذَا أَرَادَتْ. وَلَكِنْ لَا تَطُوفُ بِالْبَيْتِ، وَلَا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، وَهِيَ تَشْهَدُ الْمَنَاسِكَ كُلَّهَا مَعَ النَّاسِ. غَيْرَ أَنَّهَا لَا تَطُوفُ بِالْبَيْتِ، وَلَا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ وَلَا تَقْرَبُ الْمَسْجِدَ حَتَّى تَطْهُرَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « La femme en règles qui prononce l'ihlāl pour le ḥajj ou la ʿumra prononce l'ihlāl pour son ḥajj ou sa ʿumra si elle le veut. Mais elle ne fait ni le ṭawāf autour de la Maison ni [le parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. Elle assiste à tous les rites avec les gens, si ce n'est qu'elle ne fait ni le ṭawāf autour de la Maison ni [le parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, et qu'elle n'approche pas de la mosquée avant d'être purifiée. »
- La ʿumra pendant les mois du ḥajjبَابُ الْعُمْرَةِ فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ
-
781
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «اعْتَمَرَ ثَلَاثًا عَامَ الْحُدَيْبِيَةِ، وَعَامَ الْقَضِيَّةِ، وَعَامَ الْجِعِرَّانَةِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a fait trois ʿumra : l'année d'al-Ḥudaybiya, l'année de l'accord (al-qaḍiyya) et l'année d'al-Jiʿirrāna.
Al-qaḍiyya : l'accord conclu avec Quraysh à al-Ḥudaybiya, qui prévoyait cette ʿumra pour l'année suivante, selon al-Bājī et az-Zurqānī.
-
782
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ " لَمْ يَعْتَمِرْ إِلَّا ثَلَاثًا: إِحْدَاهُنَّ فِي شَوَّالٍ، وَاثْنَتَيْنِ فِي ذِي الْقَعْدَةِ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'a fait que trois ʿumra : l'une en shawwāl et deux en dhū al-qaʿda.
-
783
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَرْمَلَةَ الْأَسْلَمِيِّ أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ فَقَالَ: أَعْتَمِرُ قَبْلَ أَنْ أَحُجَّ؟ فَقَالَ سَعِيدٌ: نَعَمْ. قَدِ «اعْتَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَبْلَ أَنْ يَحُجَّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥarmala al-Aslamī, qu'un homme interrogea Saʿīd ibn al-Musayyib : « Puis-je faire la ʿumra avant de faire le ḥajj ? » Saʿīd répondit : « Oui. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a fait la ʿumra avant de faire le ḥajj. »
-
784
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ أَبِي سَلَمَةَ اسْتَأْذَنَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ أَنْ يَعْتَمِرَ فِي شَوَّالٍ. فَأَذِنَ لَهُ. «فَاعْتَمَرَ ثُمَّ قَفَلَ إِلَى أَهْلِهِ وَلَمْ يَحْجُجْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, que ʿUmar ibn Abī Salama demanda à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb la permission de faire la ʿumra en shawwāl. Il la lui accorda. Il fit donc la ʿumra, puis s'en retourna auprès des siens sans faire le ḥajj.
- La cessation de la talbiya pendant la ʿumraبَابُ قَطْعِ التَّلْبِيَةِ فِي الْعُمْرَةِ
-
785
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ كَانَ «يَقْطَعُ التَّلْبِيَةَ فِي الْعُمْرَةِ إِذَا دَخَلَ الْحَرَمَ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِيمَنْ اعْتَمَرَ مِنَ التَّنْعِيمِ «إِنَّهُ يَقْطَعُ التَّلْبِيَةَ حِينَ يَرَى الْبَيْتَ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنِ الرَّجُلِ يَعْتَمِرُ مِنْ بَعْضِ الْمَوَاقِيتِ وَهُوَ مِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ أَوْ غَيْرِهِمْ. مَتَى يَقْطَعُ التَّلْبِيَةَ؟ قَالَ: " أَمَّا الْمُهِلُّ مِنَ الْمَوَاقِيتِ فَإِنَّهُ يَقْطَعُ التَّلْبِيَةَ إِذَا انْتَهَى إِلَى الْحَرَمِ، قَالَ: وَبَلَغَنِي أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَصْنَعُ ذَلِكَ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il cessait la talbiya, pendant la ʿumra, lorsqu'il entrait dans le Ḥaram. Mālik a dit, au sujet de celui qui fait la ʿumra à partir d'at-Tanʿīm : « Il cesse la talbiya lorsqu'il voit la Maison. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik au sujet de l'homme qui fait la ʿumra à partir de l'un des mīqāt [lieux fixés pour l'entrée en iḥrām], étant des gens de Médine ou d'ailleurs : quand cesse-t-il la talbiya ? Il répondit : « Celui qui prononce l'ihlāl à partir des mīqāt cesse la talbiya lorsqu'il parvient au Ḥaram. » Il a dit : « Et il m'est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar faisait ainsi. »
- Ce qui est rapporté sur le tamattuʿبَابُ مَا جَاءَ فِي التَّمَتُّعِ
-
786
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ نَوْفَلِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، أَنَّهُ حَدَّثَهُ أَنَّهُ سَمِعَ سَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ، وَالضَّحَّاكَ بْنَ قَيْسٍ عَامَ حَجَّ مُعَاوِيَةُ بْنُ أَبِي سُفْيَانَ، وَهُمَا يَذْكُرَانِ التَّمَتُّعَ بِالْعُمْرَةِ إِلَى الْحَجِّ. فَقَالَ الضَّحَّاكُ بْنُ قَيْسٍ لَا يَفْعَلُ ذَلِكَ إِلَّا مَنْ جَهِلَ أَمْرَ اللَّهِ قَالَ سَعْدٌ «بِئْسَ مَا قُلْتَ يَا ابْنَ أَخِي». فَقَالَ الضَّحَّاكُ: فَإِنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَدْ نَهَى عَنْ ذَلِكَ. فَقَالَ سَعْدٌ قَدْ «صَنَعَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَصَنَعْنَاهَا مَعَهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ḥārith ibn Nawfal ibn ʿAbd al-Muṭṭalib, qu'il lui a rapporté avoir entendu Saʿd ibn Abī Waqqāṣ et aḍ-Ḍaḥḥāk ibn Qays, l'année où Muʿāwiya ibn Abī Sufyān fit le ḥajj, évoquer le tamattuʿ [le fait de jouir de la sortie de l'iḥrām] par la ʿumra jusqu'au ḥajj. Aḍ-Ḍaḥḥāk ibn Qays dit : « Ne fait cela que celui qui ignore l'ordre d'Allah. » Saʿd dit : « Quelle mauvaise parole tu viens de dire, ô fils de mon frère ! » Aḍ-Ḍaḥḥāk dit : « ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb l'a pourtant interdit. » Saʿd dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'a fait, et nous l'avons fait avec lui. »
-
787
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَدَقَةَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: وَاللَّهِ. «لَأَنْ أَعْتَمِرَ قَبْلَ الْحَجِّ وَأُهْدِيَ، أَحَبُّ إِلَيَّ مِنْ أَنْ أَعْتَمِرَ بَعْدَ الْحَجِّ فِي ذِي الْحِجَّةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣadaqa ibn Yasār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : « Par Allah ! Faire la ʿumra avant le ḥajj et offrir un hady m'est préférable à faire la ʿumra après le ḥajj, en dhū al-ḥijja. »
-
788
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «مَنِ اعْتَمَرَ فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ فِي شَوَّالٍ، أَوْ ذِي الْقَعْدَةِ، أَوْ ذِي الْحِجَّةِ، قَبْلَ الْحَجِّ. ثُمَّ أَقَامَ بِمَكَّةَ حَتَّى يُدْرِكَهُ الْحَجُّ، فَهُوَ مُتَمَتِّعٌ، إِنْ حَجَّ. وَعَلَيْهِ مَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ فَإِنْ لَمْ يَجِدْ فَصِيَامُ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ فِي الْحَجِّ، وَسَبْعَةٍ إِذَا رَجَعَ» قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ إِذَا أَقَامَ حَتَّى الْحَجِّ، ثُمَّ حَجَّ» قَالَ مَالِكٌ: فِي رَجُلٍ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ انْقَطَعَ إِلَى غَيْرِهَا، وَسَكَنَ سِوَاهَا، ثُمَّ قَدِمَ مُعْتَمِرًا فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ، ثُمَّ أَقَامَ بِمَكَّةَ حَتَّى أَنْشَأَ الْحَجَّ مِنْهَا: «إِنَّهُ مُتَمَتِّعٌ يَجِبُ عَلَيْهِ الْهَدْيُ أَوِ الصِّيَامُ إِنْ لَمْ يَجِدْ هَدْيًا، وَأَنَّهُ لَا يَكُونُ مِثْلَ أَهْلِ مَكَّةَ» وَسُئِلَ مالكٌ، عَنْ رَجُلٍ مِنْ غَيْرِ أَهْلِ مَكَّةَ. دَخَلَ مَكَّةَ بِعُمْرَةٍ فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ. وَهُوَ يُرِيدُ الْإِقَامَةَ بِمَكَّةَ حَتَّى يُنْشِئَ الْحَجَّ. أَمُتَمَتِّعٌ هُوَ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ. هُوَ مُتَمَتِّعٌ. وَلَيْسَ هُوَ مِثْلَ أَهْلِ مَكَّةَ. وَإِنْ أَرَادَ الْإِقَامَةَ. وَذَلِكَ أَنَّهُ دَخَلَ مَكَّةَ، وَلَيْسَ مِنْ أَهْلِهَا وَإِنَّمَا الْهَدْيُ أَوِ الصِّيَامُ عَلَى مَنْ لَمْ يَكُنْ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ، وَأَنَّ هَذَا الرَّجُلَ يُرِيدُ الْإِقَامَةَ. وَلَا يَدْرِي مَا يَبْدُو لَهُ بَعْدَ ذَلِكَ. وَلَيْسَ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il disait : « Celui qui fait la ʿumra pendant les mois du ḥajj, en shawwāl, en dhū al-qaʿda ou en dhū al-ḥijja, avant le ḥajj, puis demeure à La Mecque jusqu'à ce que le ḥajj l'y trouve, est en tamattuʿ s'il fait le ḥajj. Il doit ce qui lui est aisé en fait de hady ; s'il n'en trouve pas, [il doit] un jeûne de trois jours pendant le ḥajj et de sept lorsqu'il est de retour. » Mālik a dit : « Cela vaut s'il demeure jusqu'au ḥajj, puis fait le ḥajj. » Mālik a dit, au sujet d'un homme des gens de La Mecque qui s'est établi ailleurs et a pris demeure hors d'elle, puis arrive pour une ʿumra pendant les mois du ḥajj, puis demeure à La Mecque jusqu'à entreprendre le ḥajj à partir d'elle : « Il est en tamattuʿ ; il doit le hady, ou le jeûne s'il ne trouve pas de hady, et il n'est pas comme les gens de La Mecque. » On interrogea Mālik au sujet d'un homme qui n'est pas des gens de La Mecque, qui entre à La Mecque pour une ʿumra pendant les mois du ḥajj, avec l'intention d'y demeurer jusqu'à entreprendre le ḥajj : est-il en tamattuʿ ? Il répondit : « Oui, il est en tamattuʿ, et il n'est pas comme les gens de La Mecque, même s'il a l'intention de s'y établir. Car il est entré à La Mecque sans être de ses habitants, et le hady ou le jeûne n'incombent qu'à celui qui n'est pas des gens de La Mecque. Cet homme a l'intention de s'établir, mais il ne sait pas ce qui lui viendra à l'idée par la suite ; il n'est pas des gens de La Mecque. »
-
789
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ يَقُولُ: «مَنِ اعْتَمَرَ فِي شَوَّالٍ، أَوْ ذِي الْقِعْدَةِ أَوْ ذِي الْحِجَّةِ، ثُمَّ أَقَامَ بِمَكَّةَ حَتَّى يُدْرِكَهُ الْحَجُّ، فَهُوَ مُتَمَتِّعٌ. إِنْ حَجَّ. وَعَلَيْهِ مَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ فَمَنْ لَمْ يَجِدْ فَصِيَامُ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ فِي الْحَجِّ وَسَبْعَةٍ إِذَا رَجَعَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a entendu Saʿīd ibn al-Musayyib dire : « Celui qui fait la ʿumra en shawwāl, en dhū al-qaʿda ou en dhū al-ḥijja, puis demeure à La Mecque jusqu'à ce que le ḥajj l'y trouve, est en tamattuʿ s'il fait le ḥajj. Il doit ce qui lui est aisé en fait de hady ; celui qui n'en trouve pas, un jeûne de trois jours pendant le ḥajj et de sept lorsqu'il est de retour. »
- Les cas où le tamattuʿ n'entraîne pas d'obligationبَابُ مَا لَا يَجِبُ فِيهِ التَّمَتُّعُ
-
790
قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «مَنِ اعْتَمَرَ فِي شَوَّالٍ أَوْ ذِي الْقَعْدَةِ، أَوْ ذِي الْحِجَّةِ، ثُمَّ رَجَعَ إِلَى أَهْلِهِ ثُمَّ حَجَّ مِنْ عَامِهِ ذَلِكَ. فَلَيْسَ عَلَيْهِ هَدْيٌ. إِنَّمَا الْهَدْيُ عَلَى مَنِ اعْتَمَرَ فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ. ثُمَّ أَقَامَ حَتَّى الْحَجِّ. ثُمَّ حَجَّ» قَالَ مَالِكٌ: «وَكُلُّ مَنِ انْقَطَعَ إِلَى مَكَّةَ مِنْ أَهْلِ الْآفَاقِ وَسَكَنَهَا. ثُمَّ اعْتَمَرَ فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ. ثُمَّ أَنْشَأَ الْحَجَّ مِنْهَا، فَلَيْسَ بِمُتَمَتِّعٍ. وَلَيْسَ عَلَيْهِ هَدْيٌ وَلَا صِيَامٌ. وَهُوَ بِمَنْزِلَةِ أَهْلِ مَكَّةَ إِذَا كَانَ مِنْ سَاكِنِيهَا» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ: عَنْ رَجُلٍ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ خَرَجَ إِلَى الرِّبَاطِ أَوْ إِلَى سَفَرٍ مِنَ الْأَسْفَارِ، ثُمَّ رَجَعَ إِلَى مَكَّةَ. وَهُوَ يُرِيدُ الْإِقَامَةَ بِهَا. كَانَ لَهُ أَهْل /60ٌ بِمَكَّةَ أَوْ لَا أَهْلَ لَهُ بِهَا. فَدَخَلَهَا بِعُمْرَةٍ فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ، ثُمَّ أَنْشَأَ الْحَجَّ، وَكَانَتْ عُمْرَتُهُ الَّتِي دَخَلَ بِهَا مِنْ مِيقَاتِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَوْ دُونَهُ، أَمُتَمَتِّعٌ مَنْ كَانَ عَلَى تِلْكَ الْحَالِ؟ فَقَالَ مَالِكٌ: " لَيْسَ عَلَيْهِ مَا عَلَى الْمُتَمَتِّعِ مِنَ الْهَدْيِ أَوِ الصِّيَامِ وَذَلِكَ أَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى يَقُولُ فِي كِتَابِهِ {ذَلِكَ لِمَنْ لَمْ يَكُنْ أَهْلُهُ حَاضِرِي الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ} [البقرة: 196] "
Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Celui qui fait la ʿumra en shawwāl, en dhū al-qaʿda ou en dhū al-ḥijja, puis retourne auprès des siens, puis fait le ḥajj cette même année, ne doit pas de hady. Le hady n'incombe qu'à celui qui fait la ʿumra pendant les mois du ḥajj, puis demeure jusqu'au ḥajj, puis fait le ḥajj. Et quiconque, parmi les gens des contrées lointaines, s'est établi à La Mecque et y a pris demeure, puis fait la ʿumra pendant les mois du ḥajj, puis entreprend le ḥajj à partir d'elle, n'est pas en tamattuʿ ; il ne doit ni hady ni jeûne, et il a le statut des gens de La Mecque, dès lors qu'il compte parmi ceux qui y demeurent. » On interrogea Mālik au sujet d'un homme des gens de La Mecque qui est parti pour le ribāṭ [la garde des frontières] ou pour quelque voyage, puis revient à La Mecque avec l'intention d'y demeurer, qu'il y ait ou non de la famille, et qui y entre pour une ʿumra pendant les mois du ḥajj, puis entreprend le ḥajj, sa ʿumra, celle par laquelle il est entré, ayant été entreprise à partir du mīqāt du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ou en deçà : celui qui est dans cette situation est-il en tamattuʿ ? Mālik répondit : « Il ne doit pas ce que doit celui qui est en tamattuʿ, hady ou jeûne, car Allah, béni et exalté soit-Il, dit dans Son Livre : “Cela est pour celui dont la famille ne réside pas auprès de la Mosquée sacrée” [2 : 196]. »
- Dispositions diverses sur la ʿumraبَابُ جَامِعِ مَا جَاءَ فِي الْعُمْرَةِ
-
791
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «الْعُمْرَةُ إِلَى الْعُمْرَةِ كَفَّارَةٌ لِمَا بَيْنَهُمَا، وَالْحَجُّ الْمَبْرُورُ لَيْسَ لَهُ جَزَاءٌ إِلَّا الْجَنَّةُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La ʿumra jusqu'à la ʿumra [suivante] est une expiation de ce qu'il y a entre elles, et le ḥajj agréé n'a d'autre récompense que le Paradis. »
-
792
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرِ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا بَكْرِ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ يَقُولُ: جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَتْ: إِنِّي كُنْتُ تَجَهَّزْتُ لِلْحَجِّ. فَاعْتَرَضَ لِي. فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «اعْتَمِرِي فِي رَمَضَانَ. فَإِنَّ عُمْرَةً فِيهِ كَحِجَّةٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, qu'il a entendu Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān dire : Une femme vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Je m'étais préparée pour le ḥajj, puis un empêchement m'est survenu. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Fais la ʿumra en ramaḍān, car une ʿumra en ce mois est comme un ḥajj. »
-
793
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «افْصِلُوا بَيْنَ حَجِّكُمْ وَعُمْرَتِكُمْ، فَإِنَّ ذَلِكَ أَتَمُّ لِحَجِّ أَحَدِكُمْ، وَأَتَمُّ لِعُمْرَتِهِ أَنْ يَعْتَمِرَ فِي غَيْرِ أَشْهُرِ الْحَجِّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Séparez votre ḥajj de votre ʿumra : cela rend plus complet le ḥajj de l'un de vous, et plus complète sa ʿumra, qu'il fasse la ʿumra en dehors des mois du ḥajj. »
-
794
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ كَانَ «إِذَا اعْتَمَرَ رُبَّمَا لَمْ يَحْطُطْ عَنْ رَاحِلَتِهِ حَتَّى يَرْجِعَ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «الْعُمْرَةُ سُنَّةٌ. وَلَا نَعْلَمُ أَحَدًا مِنَ الْمُسْلِمِينَ أَرْخَصَ فِي تَرْكِهَا» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا أَرَى لِأَحَدٍ أَنْ يَعْتَمِرَ فِي السَّنَةِ مِرَارًا» قَالَ مَالِكٌ: فِي الْمُعْتَمِرِ يَقَعُ بِأَهْلِهِ: «إِنَّ عَلَيْهِ فِي ذَلِكَ الْهَدْيَ. وَعُمْرَةً أُخْرَى يَبْتَدِئُهَا بَعْدَ إِتْمَامِهِ الَّتِي أَفْسَدَ. وَيُحْرِمُ مِنْ حَيْثُ أَحْرَمَ بِعُمْرَتِهِ الَّتِي أَفْسَدَ. إِلَّا أَنْ يَكُونَ أَحْرَمَ مِنْ مَكَانٍ أَبْعَدَ مِنْ مِيقَاتِهِ. فَلَيْسَ عَلَيْهِ أَنْ يُحْرِمَ إِلَّا مِنْ مِيقَاتِهِ» قَالَ مَالِكٌ: " وَمَنْ دَخَلَ مَكَّةَ بِعُمْرَةٍ فَطَافَ بِالْبَيْتِ، وَسَعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ وَهُوَ جُنُبٌ أَوْ عَلَى غَيْرِ وُضُوءٍ. ثُمَّ وَقَعَ بِأَهْلِهِ. ثُمَّ ذَكَرَ قَالَ: يَغْتَسِلُ أَوْ يَتَوَضَّأُ ثُمَّ يَعُودُ فَيَطُوفُ بِالْبَيْتِ وَبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ وَيَعْتَمِرُ عُمْرَةً أُخْرَى، وَيُهْدِي. وَعَلَى الْمَرْأَةِ، إِذَا أَصَابَهَا زَوْجُهَا وَهِيَ مُحْرِمَةٌ. مِثْلُ ذَلِكَ " قَالَ مَالِكٌ: «فَأَمَّا الْعُمْرَةُ مِنَ التَّنْعِيمِ، فَإِنَّهُ مَنْ شَاءَ أَنْ يَخْرُجَ مِنَ الْحَرَمِ ثُمَّ يُحْرِمَ، فَإِنَّ ذَلِكَ مُجْزِئٌ عَنْهُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ. وَلَكِنِ الْفَضْلُ أَنْ يُهِلَّ مِنَ الْمِيقَاتِ الَّذِي وَقَّتَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَوْ مَا هُوَ أَبْعَدُ مِنَ التَّنْعِيمِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUthmān ibn ʿAffān, lorsqu'il faisait la ʿumra, il arrivait qu'il ne déchargeât pas sa monture avant de s'en retourner. Mālik a dit : « La ʿumra est une sunna, et nous ne connaissons aucun musulman qui ait autorisé de la délaisser. » Mālik a dit : « Je ne suis pas d'avis que quelqu'un fasse la ʿumra plusieurs fois dans l'année. » Mālik a dit, au sujet de celui qui, faisant la ʿumra, a un rapport avec sa femme : « Il doit pour cela le hady, ainsi qu'une autre ʿumra, qu'il entreprend après avoir achevé celle qu'il a viciée. Il entre en iḥrām à partir de l'endroit où il était entré en iḥrām pour la ʿumra qu'il a viciée, sauf s'il était entré en iḥrām à partir d'un lieu plus éloigné que son mīqāt : il n'est alors tenu d'entrer en iḥrām qu'à partir de son mīqāt. » Mālik a dit : « Celui qui entre à La Mecque pour une ʿumra, fait le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa alors qu'il est en état de janāba [impureté majeure] ou sans wuḍūʾ, puis a un rapport avec sa femme, puis s'en souvient, fait le ghusl ou le wuḍūʾ, puis revient faire le ṭawāf autour de la Maison et [le parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa ; il fait une autre ʿumra et offre un hady. Et la femme dont le mari a eu un rapport avec elle alors qu'elle est en iḥrām doit la même chose. » Mālik a dit : « Quant à la ʿumra à partir d'at-Tanʿīm : celui qui le veut sort du Ḥaram puis entre en iḥrām, et cela lui suffit, si Allah le veut. Mais le mérite est de prononcer l'ihlāl à partir du mīqāt qu'a fixé le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ou d'un lieu plus éloigné qu'at-Tanʿīm. »
- Le mariage du muḥrimبَابُ نِكَاحِ الْمُحْرِمِ
-
795
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «بَعَثَ أَبَا رَافِعٍ مَوْلَاهُ وَرَجُلًا مِنَ الْأَنْصَارِ فَزَوَّجَاهُ مَيْمُونَةَ بِنْتَ الْحَارِثِ»، وَرَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالْمَدِينَةِ قَبْلَ أَنْ يَخْرُجَ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Sulaymān ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, envoya Abū Rāfiʿ, son mawlā, et un homme des Anṣār, qui le marièrent à Maymūna bint al-Ḥārith, alors que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était à Médine, avant qu'il n'en sorte.
-
796
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ نُبَيْهِ بْنِ وَهْبٍ، أَخِي بَنِي عَبْدِ الدَّارِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ أَرْسَلَ إِلَى أَبَانَ بْنِ عُثْمَانَ، وَأَبَانُ يَوْمَئِذٍ أَمِيرُ الْحَاجِّ، وَهُمَا مُحْرِمَانِ، إِنِّي قَدْ أَرَدْتُ أَنْ أُنْكِحَ طَلْحَةَ بْنَ عُمَرَ بِنْتَ شَيْبَةَ بْنِ جُبَيْرٍ. وَأَرَدْتُ أَنْ تَحْضُرَ. فَأَنْكَرَ ذَلِكَ عَلَيْهِ أَبَانُ، وَقَالَ: سَمِعْتُ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ يَقُولُ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا يَنْكِحِ الْمُحْرِمُ، وَلَا يُنْكِحُ وَلَا يَخْطُبُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Nubayh ibn Wahb, des Banū ʿAbd ad-Dār, que ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh envoya dire à Abān ibn ʿUthmān (Abān était alors l'émir du pèlerinage, et tous deux étaient en iḥrām) : « Je veux marier Ṭalḥa ibn ʿUmar à la fille de Shayba ibn Jubayr, et je souhaite que tu sois présent. » Abān le lui reprocha et dit : J'ai entendu ʿUthmān ibn ʿAffān dire : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le muḥrim ne se marie pas, ne marie pas autrui et ne fait pas de demande en mariage. »
-
797
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ الْحُصَيْنِ، أَنَّ أَبَا غَطَفَانَ بْنَ طَرِيفٍ الْمُرِّيَّ أَخْبَرَهُ أَنَّ أَبَاهُ طَرِيفًا تَزَوَّجَ امْرَأَةً وَهُوَ مُحْرِمٌ «فَرَدَّ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ نِكَاحَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Dāwūd ibn al-Ḥuṣayn, qu'Abū Ghaṭafān ibn Ṭarīf al-Murrī l'a informé que son père Ṭarīf épousa une femme alors qu'il était en iḥrām, et que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb annula son mariage.
-
798
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «لَا يَنْكِحُ الْمُحْرِمُ وَلَا يَخْطُبُ عَلَى نَفْسِهِ، وَلَا عَلَى غَيْرِهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Le muḥrim ne se marie pas et ne fait de demande en mariage ni pour lui-même ni pour autrui. »
-
799
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ وَسَالِمَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ وَسُلَيْمَانَ بْنَ يَسَارٍ سُئِلُوا عَنْ نِكَاحِ الْمُحْرِمِ؟ فَقَالُوا: «لَا يَنْكِحُ الْمُحْرِمُ وَلَا يُنْكِحُ» قَالَ مَالِكٌ: فِي الرَّجُلِ الْمُحْرِمِ: «إِنَّهُ يُرَاجِعُ امْرَأَتَهُ إِنْ شَاءَ. إِذَا كَانَتْ فِي عِدَّةٍ مِنْهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Saʿīd ibn al-Musayyib, Sālim ibn ʿAbd Allāh et Sulaymān ibn Yasār furent interrogés sur le mariage du muḥrim. Ils répondirent : « Le muḥrim ne se marie pas et ne marie pas autrui. » Mālik a dit, au sujet de l'homme en iḥrām : « Il reprend sa femme s'il le veut, lorsqu'elle est dans la ʿidda [délai d'attente après la répudiation] qu'elle observe de son fait. »
- La ḥijāma du muḥrimبَابُ حِجَامَةِ الْمُحْرِمِ
-
800
حَدَّثَنِي يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «احْتَجَمَ وَهُوَ مُحْرِمٌ، فَوْقَ رَأْسِهِ، وَهُوَ يَوْمَئِذٍ بِلَحْيَيْ جَمَلٍ». مَكَانٌ بِطَرِيقِ مَكَّةَ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Sulaymān ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se fit pratiquer la ḥijāma [saignée par ventouses] alors qu'il était en iḥrām, au sommet de la tête ; il se trouvait ce jour-là à Laḥyay Jamal, un lieu sur la route de La Mecque.
-
801
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «لَا يَحْتَجِمُ الْمُحْرِمُ إِلَّا أَنْ يُضْطَرَّ إِلَيْهِ مِمَّا لَا بُدَّ لَهُ مِنْهُ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَحْتَجِمُ الْمُحْرِمُ إِلَّا مِنْ ضَرُورَةٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il disait : « Le muḥrim ne se fait pratiquer la ḥijāma que s'il y est contraint, pour ce dont il ne peut se dispenser. » Mālik a dit : « Le muḥrim ne se fait pratiquer la ḥijāma qu'en cas de nécessité. »
- Le gibier dont il est permis au muḥrim de mangerبَابُ مَا يَجُوزُ لِلْمُحْرِمِ أَكْلُهُ مِنَ الصَّيْدِ
-
802
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ التَّيْمِيِّ، عَنْ نَافِعٍ مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ الْأَنْصَارِيِّ، عَنْ أَبِي قَتَادَةَ أَنَّهُ كَانَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. حَتَّى إِذَا كَانُوا بِبَعْضِ طَرِيقِ مَكَّةَ. تَخَلَّفَ مَعَ أَصْحَابٍ لَهُ مُحْرِمِينَ. وَهُوَ غَيْرُ مُحْرِمٍ. فَرَأَى حِمَارًا وَحْشِيًّا. فَاسْتَوَى عَلَى فَرَسِهِ. فَسَأَلَ أَصْحَابَهُ أَنْ يُنَاوِلُوهُ سَوْطَهُ. فَأَبَوْا عَلَيْهِ. فَسَأَلَهُمْ رُمْحَهُ. فَأَبَوْا. فَأَخَذَهُ. ثُمَّ شَدَّ عَلَى الْحِمَارِ فَقَتَلَهُ. فَأَكَلَ مِنْهُ بَعْضُ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَأَبَى بَعْضُهُمْ. فَلَمَّا أَدْرَكُوا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، سَأَلُوهُ عَنْ ذَلِكَ. فَقَالَ: «إِنَّمَا هِيَ طُعْمَةٌ أَطْعَمَكُمُوهَا اللَّهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh at-Taymī, d'après Nāfiʿ, mawlā d'Abū Qatāda al-Anṣārī, d'après Abū Qatāda, qu'il était avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Lorsqu'ils furent en un point de la route de La Mecque, il resta en arrière avec des compagnons à lui qui étaient en iḥrām, alors que lui-même ne l'était pas. Il vit un âne sauvage. Il s'installa sur son cheval et demanda à ses compagnons de lui tendre son fouet ; ils refusèrent. Il leur demanda sa lance ; ils refusèrent. Il la prit lui-même, puis fondit sur l'âne et le tua. Certains des Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en mangèrent, et d'autres refusèrent. Lorsqu'ils rejoignirent le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ils l'interrogèrent à ce sujet. Il dit : « Ce n'est qu'une nourriture qu'Allah vous a donnée à manger. »
-
803
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ الزُّبَيْرَ بْنَ الْعَوَّامِ كَانَ «يَتَزَوَّدُ صَفِيفَ الظِّبَاءِ فِي الْإِحْرَامِ» قَالَ مَالِكٌ: «الصَّفِيفُ الْقَدِيدُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'az-Zubayr ibn al-ʿAwwām emportait comme provision du ṣafīf de gazelle alors qu'il était en iḥrām. Mālik a dit : « Le ṣafīf est la viande séchée. »
-
804
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ عَطَاءَ بْنَ يَسَارٍ أَخْبَرَهُ عَنْ أَبِي قَتَادَةَ فِي الْحِمَارِ الْوَحْشِيِّ، مِثْلَ حَدِيثِ أَبِي النَّضْرِ، إِلَّا أَنَّ فِي حَدِيثِ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «هَلْ مَعَكُمْ مِنْ لَحْمِهِ شَيْءٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, que ʿAṭāʾ ibn Yasār l'a informé, d'après Abū Qatāda, au sujet de l'âne sauvage, d'un récit semblable au hadith d'Abū an-Naḍr, si ce n'est que, dans le hadith de Zayd ibn Aslam, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Vous reste-t-il quelque chose de sa viande ? »
-
805
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: أَخْبَرَنِي مُحَمَّدُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيُّ، عَنْ عِيسَى بْنِ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ عُمَيْرِ بْنِ سَلَمَةَ الضَّمْرِيِّ، عَنِ الْبَهْزِيِّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَرَجَ يُرِيدُ مَكَّةَ، وَهُوَ مُحْرِمٌ. حَتَّى إِذَا كَانَ بِالرَّوْحَاءِ، إِذَا حِمَارٌ وَحْشِيٌّ عَقِيرٌ. فَذُكِرَ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: «دَعُوهُ، فَإِنَّهُ يُوشِكُ أَنْ يَأْتِيَ صَاحِبُهُ»، فَجَاءَ الْبَهْزِيُّ، وَهُوَ صَاحِبُهُ، إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ: شَأْنَكُمْ بِهَذَا الْحِمَارِ؟ «فَأَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَبَا بَكْرٍ فَقَسَمَهُ بَيْنَ الرِّفَاقِ»، ثُمَّ مَضَى، حَتَّى إِذَا كَانَ بِالْإِثَايَةِ بَيْنَ الرُّوَيْثَةِ وَالْعَرْجِ إِذَا ظَبْيٌ حَاقِفٌ فِي ظِلٍّ وَفِيهِ سَهْمٌ. فَزَعَمَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمَرَ رَجُلًا يَقِفُ عِنْدَهُ. «لَا يَرِيبُهُ أَحَدٌ مِنَ النَّاسِ، حَتَّى يُجَاوِزَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī m'a informé, d'après ʿĪsā ibn Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh, d'après ʿUmayr ibn Salama aḍ-Ḍamrī, d'après al-Bahzī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit en direction de La Mecque, en état d'iḥrām. Lorsqu'il fut à ar-Rawḥāʾ, voici qu'il y avait là un âne sauvage blessé. On en fit part au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui dit : « Laissez-le : celui à qui il appartient ne va pas tarder à venir. » Al-Bahzī, à qui il appartenait, vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, disposez de cet âne. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna alors à Abū Bakr de le partager entre les compagnons de route. Puis il poursuivit son chemin. Lorsqu'il fut à al-Ithāya, entre ar-Ruwaytha et al-ʿArj, voici qu'il y avait là une gazelle recroquevillée à l'ombre, une flèche fichée en elle. Il affirma que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna à un homme de se tenir auprès d'elle, afin que personne ne l'inquiète jusqu'à ce qu'on l'ait dépassée.
Ar-Rawḥāʾ : lieu entre La Mecque et Médine, selon az-Zurqānī. Az-Zurqānī fixe le second nom sous la forme al-Uthāya ; une autre édition du texte porte « al-Uthāba ».
-
806
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ، يُحَدِّثُ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ أَقْبَلَ مِنَ الْبَحْرَيْنِ حَتَّى إِذَا كَانَ بِالرَّبَذَةِ، وَجَدَ رَكْبًا مِنْ أَهْلِ الْعِرَاقِ مُحْرِمِينَ. فَسَأَلُوهُ عَنْ لَحْمِ صَيْدٍ وَجَدُوهُ عِنْدَ أَهْلِ الرَّبَذَةِ. فَأَمَرَهُمْ بِأَكْلِهِ. قَالَ: ثُمَّ إِنِّي شَكَكْتُ فِيمَا أَمَرْتُهُمْ بِهِ. فَلَمَّا قَدِمْتُ الْمَدِينَةَ ذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ. فَقَالَ عُمَرُ: مَاذَا أَمَرْتَهُمْ بِهِ؟ فَقَالَ: أَمَرْتُهُمْ بِأَكْلِهِ. فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ: لَوْ أَمَرْتَهُمْ بِغَيْرِ ذَلِكَ لَفَعَلْتُ بِكَ يَتَوَاعَدُهُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a entendu Saʿīd ibn al-Musayyib rapporter, d'après Abū Hurayra, qu'il revenait d'al-Baḥrayn. Lorsqu'il fut à ar-Rabadha, il trouva une caravane de gens d'Irak en iḥrām, qui l'interrogèrent au sujet d'une viande de gibier qu'ils avaient trouvée chez les gens d'ar-Rabadha. Il leur ordonna d'en manger. Il a dit : Puis je fus pris d'un doute sur ce que je leur avais ordonné. Lorsque j'arrivai à Médine, j'en fis part à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. ʿUmar dit : « Que leur as-tu ordonné ? » Il répondit : « Je leur ai ordonné d'en manger. » ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit : « Si tu leur avais ordonné autre chose, je t'aurais fait [ceci et cela] », le menaçant.
-
807
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ يُحَدِّثُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ أَنَّهُ مَرَّ بِهِ قَوْمٌ مُحْرِمُونَ بِالرَّبَذَةِ. فَاسْتَفْتَوْهُ فِي لَحْمِ صَيْدٍ، وَجَدُوا نَاسًا أَحِلَّةً يَأْكُلُونَهُ. فَأَفْتَاهُمْ بِأَكْلِهِ. قَالَ: ثُمَّ قَدِمْتُ الْمَدِينَةَ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، فَسَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ. فَقَالَ: «بِمَ أَفْتَيْتَهُمْ؟» قَالَ فَقُلْتُ: أَفْتَيْتُهُمْ بِأَكْلِهِ، قَالَ فَقَالَ عُمَرُ: «لَوْ أَفْتَيْتَهُمْ بِغَيْرِ ذَلِكَ لَأَوْجَعْتُكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, qu'il a entendu Abū Hurayra rapporter à ʿAbd Allāh ibn ʿUmar que des gens en iḥrām passèrent près de lui à ar-Rabadha et lui demandèrent un avis au sujet d'une viande de gibier qu'ils avaient trouvé des gens hors de l'iḥrām en train de manger. Il leur donna pour avis d'en manger. Il a dit : Puis j'arrivai à Médine auprès de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb et je l'interrogeai à ce sujet. Il dit : « Quel avis leur as-tu donné ? » Il a dit : Je répondis : « Je leur ai donné pour avis d'en manger. » Il a dit : ʿUmar dit alors : « Si tu leur avais donné un autre avis, je t'aurais fait mal. »
-
808
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ كَعْبَ الْأَحْبَارِ أَقْبَلَ مِنَ الشَّامِ فِي رَكْبٍ مُحْرِمِينَ، حَتَّى إِذَا كَانُوا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ، وَجَدُوا لَحْمَ صَيْدٍ. فَأَفْتَاهُمْ كَعْبٌ بِأَكْلِهِ. قَالَ: فَلَمَّا قَدِمُوا عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ذَكَرُوا ذَلِكَ لَهُ. فَقَالَ: «مَنْ أَفْتَاكُمْ بِهَذَا؟» قَالُوا: كَعْبٌ. قَالَ: «فَإِنِّي قَدْ أَمَّرْتُهُ عَلَيْكُمْ حَتَّى تَرْجِعُوا». ثُمَّ لَمَّا كَانُوا بِبَعْضِ طَرِيقِ مَكَّةَ مَرَّتْ بِهِمْ رِجْلٌ مِنْ جَرَادٍ. فَأَفْتَاهُمْ كَعْبٌ أَنْ يَأْخُذُوهُ، فَيَأْكُلُوهُ، فَلَمَّا قَدِمُوا عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ذَكَرُوا ذَلِكَ لَهُ فَقَالَ: «مَا حَمَلَكَ عَلَى أَنْ تُفْتِيَهُمْ بِهَذَا؟» قَالَ: هُوَ مِنْ صَيْدِ الْبَحْرِ. قَالَ: «وَمَا يُدْرِيكَ؟» قَالَ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ. إِنْ هِيَ إِلَّا نَثْرَةُ حُوتٍ يَنْثُرُهُ فِي كُلِّ عَامٍ مَرَّتَيْنِ وَسُئِلَ مالكٌ عَمَّا يُوجَدُ مِنْ لُحُومِ الصَّيْدِ عَلَى الطَّرِيقِ: هَلْ يَبْتَاعُهُ الْمُحْرِمُ؟ فَقَالَ: أَمَّا مَا كَانَ مِنْ ذَلِكَ يُعْتَرَضُ بِهِ الْحَاجُّ، وَمِنْ أَجْلِهِمْ صِيدَ، فَإِنِّي أَكْرَهُهُ. وَأَنْهَى عَنْهُ. وَأَمَّا أَنْ يَكُونَ عِنْدَ رَجُلٍ لَمْ يُرِدْ بِهِ الْمُحْرِمِينَ، فَوَجَدَهُ مُحْرِمٌ فَابْتَاعَهُ فَلَا بَأْسَ بِهِ قَالَ مَالِكٌ: فِيمَنْ أَحْرَمَ وَعِنْدَهُ صَيْدٌ قَدْ صَادَهُ، أَوِ ابْتَاعَهُ: «فَلَيْسَ عَلَيْهِ أَنْ يُرْسِلَهُ. وَلَا بَأْسَ أَنْ يَجْعَلَهُ عِنْدَ أَهْلِهِ» قَالَ مَالِكٌ: فِي صَيْدِ الْحِيتَانِ فِي الْبَحْرِ وَالْأَنْهَارِ وَالْبِرَكِ وَمَا أَشْبَهَ ذَلِكَ، «إِنَّهُ حَلَالٌ لِلْمُحْرِمِ أَنْ يَصْطَادَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, que Kaʿb al-Aḥbār revenait du Shām dans une caravane de gens en iḥrām. Lorsqu'ils furent en un point de la route, ils trouvèrent une viande de gibier, et Kaʿb leur donna pour avis d'en manger. Il a dit : Lorsqu'ils arrivèrent auprès de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, ils lui en firent part. Il dit : « Qui vous a donné cet avis ? » Ils répondirent : « Kaʿb. » Il dit : « Eh bien, je le fais votre émir jusqu'à votre retour. » Puis, lorsqu'ils furent en un point de la route de La Mecque, une nuée de sauterelles passa près d'eux. Kaʿb leur donna pour avis d'en prendre et d'en manger. Lorsqu'ils arrivèrent auprès de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, ils lui en firent part. Il dit : « Qu'est-ce qui t'a porté à leur donner cet avis ? » Il répondit : « C'est du gibier de la mer. » Il dit : « Et qu'en sais-tu ? » Il répondit : « Ô Commandeur des croyants, par Celui qui tient mon âme en Sa main, ce n'est que ce qu'un poisson rejette en éternuant, et qu'il disperse deux fois chaque année. » On interrogea Mālik au sujet de la viande de gibier que l'on trouve sur la route : le muḥrim peut-il l'acheter ? Il répondit : « Celle que l'on présente au passage des pèlerins et qui a été chassée pour eux, je la réprouve et je l'interdis. Mais si elle se trouve chez un homme qui ne la destinait pas aux muḥrim, et qu'un muḥrim la trouve et l'achète, il n'y a pas de mal à cela. » Mālik a dit, au sujet de celui qui entre en iḥrām en ayant chez lui un gibier qu'il a chassé ou acheté : « Il n'est pas tenu de le relâcher, et il n'y a pas de mal à ce qu'il le laisse chez les siens. » Mālik a dit, au sujet de la pêche des poissons dans la mer, les fleuves, les étangs et ce qui leur ressemble : « Il est licite au muḥrim de les pêcher. »
- Le gibier dont il n'est pas permis au muḥrim de mangerبَابُ مَا لَا يَجُوز لِلْمُحْرِمِ أَكْلُهُ مِنَ الصَّيْدِ
-
809
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ الصَّعْبِ بْنِ جَثَّامَةَ اللَّيْثِيِّ أَنَّهُ أَهْدَى لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِمَارًا وَحْشِيًّا، وَهُوَ بِالْأَبْوَاءِ أَوْ بِوَدَّانَ فَرَدَّهُ عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَ: فَلَمَّا رَأَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا فِي وَجْهِي قَالَ: «إِنَّا لَمْ نَرْدُدْهُ عَلَيْكَ إِلَّا أَنَّا حُرُمٌ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, d'après aṣ-Ṣaʿb ibn Jaththāma al-Laythī, qu'il offrit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, un âne sauvage, alors qu'il se trouvait à al-Abwāʾ ou à Waddān. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le lui rendit. Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vit ce qui paraissait sur mon visage, il dit : « Nous ne te l'avons rendu que parce que nous sommes en iḥrām. »
-
810
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ، قَالَ رَأَيْتُ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ بِالْعَرْجِ وَهُوَ مُحْرِمٌ، فِي يَوْمٍ صَائِفٍ قَدْ غَطَّى وَجْهَهُ بِقَطِيفَةِ أُرْجُوَانٍ، ثُمَّ أُتِيَ بِلَحْمِ صَيْدٍ، فَقَالَ لِأَصْحَابِهِ: كُلُوا، فَقَالُوا: أَوَلَا تَأْكُلُ أَنْتَ؟ فَقَالَ: «إِنِّي لَسْتُ كَهَيْئَتِكُمْ إِنَّمَا صِيدَ مِنْ أَجْلِي»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir ibn Rabīʿa, qu'il a dit : J'ai vu ʿUthmān ibn ʿAffān à al-ʿArj, en iḥrām, par un jour d'été ; il s'était couvert le visage d'une étoffe veloutée de couleur pourpre. Puis on lui apporta une viande de gibier, et il dit à ses compagnons : « Mangez. » Ils dirent : « Et toi, ne manges-tu pas ? » Il répondit : « Je ne suis pas dans votre situation : il n'a été chassé que pour moi. »
-
811
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهَا قَالَتْ لَهُ: يَا ابْنَ أُخْتِي «إِنَّمَا هِيَ عَشْرُ لَيَالٍ فَإِنْ تَخَلَّجَ فِي نَفْسِكَ شَيْءٌ فَدَعْهُ» تَعْنِي أَكْلَ لَحْمِ الصَّيْدِ قَالَ مَالِكٌ: فِي الرَّجُلِ الْمُحْرِمِ يُصَادُ مِنْ أَجْلِهِ صَيْدٌ، فَيُصْنَعُ لَهُ ذَلِكَ الصَّيْدُ، فَيَأْكُلُ مِنْهُ. وَهُوَ يَعْلَمُ، أَنَّهُ مِنْ أَجْلِهِ صِيدَ: «فَإِنَّ عَلَيْهِ جَزَاءَ ذَلِكَ الصَّيْدِ كُلِّهِ» وَسُئِلَ مالكٌ: عَنِ الرَّجُلِ يُضْطَرُّ إِلَى أَكْلِ الْمَيْتَةِ وَهُوَ مُحْرِمٌ. أَيَصِيدُ الصَّيْدَ فَيَأْكُلُهُ؟ أَمْ يَأْكُلُ الْمَيْتَةَ؟ فَقَالَ: «بَلْ يَأْكُلُ الْمَيْتَةَ. وَذَلِكَ أَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى لَمْ يُرَخِّصْ لِلْمُحْرِمِ فِي أَكْلِ الصَّيْدِ، وَلَا فِي أَخْذِهِ، عَلَى حَالٍ مِنَ الْأَحْوَالِ. وَقَدْ أَرْخَصَ فِي الْمَيْتَةِ عَلَى حَالِ الضَّرُورَةِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَأَمَّا مَا قَتَلَ الْمُحْرِمُ أَوْ ذَبَحَ مِنَ الصَّيْدِ، فَلَا يَحِلُّ أَكْلُهُ لِحَلَالٍ وَلَا لِمُحْرِمٍ. لِأَنَّهُ لَيْسَ بِذَكِيٍّ. كَانَ خَطَأً أَوْ عَمْدًا. فَأَكْلُهُ لَا يَحِلُّ» وَقَالَ مَالِكٌ: «وَقَدْ سَمِعْتُ ذَلِكَ مِنْ غَيْرِ وَاحِدٍ. قَالَ مَالِكُ فِي الَّذِي يَقْتُلُ الصَّيْدَ ثُمَّ يَأْكُلُهُ، إِنَّمَا عَلَيْهِ كَفَّارَةٌ وَاحِدَةٌ. مِثْلُ مَنْ قَتَلَهُ وَلَمْ يَأْكُلْ مِنْهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, Mère des croyants, qu'elle lui dit : « Ô fils de ma sœur, ce ne sont que dix nuits ; si quelque chose te trouble en ton for intérieur, laisse-le. » Elle voulait dire : manger la viande de gibier. Mālik a dit, au sujet de l'homme en iḥrām pour qui l'on chasse un gibier, à qui l'on apprête ce gibier et qui en mange tout en sachant qu'il a été chassé pour lui : « Il doit le jazāʾ [la compensation] de ce gibier en entier. » On interrogea Mālik au sujet de l'homme contraint de manger de la bête morte alors qu'il est en iḥrām : chasse-t-il un gibier pour le manger, ou mange-t-il la bête morte ? Il répondit : « Il mange la bête morte, car Allah, béni et exalté soit-Il, n'a accordé au muḥrim aucune permission de manger du gibier ni de le prendre, en quelque situation que ce soit, alors qu'Il a accordé une permission pour la bête morte en cas de nécessité. » Mālik a dit : « Quant au gibier que le muḥrim a tué ou égorgé, il n'est licite d'en manger ni à celui qui est hors de l'iḥrām ni au muḥrim, car il n'a pas été abattu de façon licite, que ce soit par erreur ou délibérément : en manger n'est pas licite. J'ai entendu cela de plus d'un. » Mālik a dit, au sujet de celui qui tue le gibier puis le mange : « Il ne doit qu'une seule expiation, comme celui qui l'a tué sans en manger. »
- Le statut du gibier dans le Ḥaramبَابُ أَمْرِ الصَّيْدِ فِي الْحَرَمِ
-
812
قَالَ مَالِكٌ: «كُلُّ شَيْءٍ صِيدَ فِي الْحَرَمِ، أَوْ أُرْسِلَ عَلَيْهِ كَلْبٌ فِي الْحَرَمِ، فَقُتِلَ ذَلِكَ الصَّيْدُ فِي الْحِلِّ، فَإِنَّهُ لَا يَحِلُّ أَكْلُهُ. وَعَلَى مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ جَزَاءُ ذَلِكَ الصَّيْدِ. فَأَمَّا الَّذِي يُرْسِلُ كَلْبَهُ عَلَى الصَّيْدِ فِي الْحِلِّ. فَيَطْلُبُهُ حَتَّى يَصِيدَهُ فِي الْحَرَمِ. فَإِنَّهُ لَا يُؤْكَلُ، وَلَيْسَ عَلَيْهِ فِي ذَلِكَ جَزَاءٌ. إِلَّا أَنْ يَكُونَ أَرْسَلَهُ عَلَيْهِ، وَهُوَ قَرِيبٌ مِنَ الْحَرَمِ فَإِنْ أَرْسَلَهُ قَرِيبًا مِنَ الْحَرَمِ فَعَلَيْهِ جَزَاؤُهُ»
Mālik a dit : « Tout gibier chassé dans le Ḥaram, ou sur lequel on a lâché un chien dans le Ḥaram et qui a été tué dans le ḥill, il n'est pas licite d'en manger, et celui qui a fait cela doit le jazāʾ du gibier. Quant à celui qui lâche son chien sur le gibier dans le ḥill, et le chien le poursuit jusqu'à le prendre dans le Ḥaram, on n'en mange pas, mais il ne doit pas de jazāʾ pour cela, à moins qu'il ne l'ait lâché sur lui tout près du Ḥaram : s'il l'a lâché près du Ḥaram, il en doit le jazāʾ. »
- Le jugement en matière de gibierبَابُ الْحُكْمِ فِي الصَّيْدِ
-
813
قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: قَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَقْتُلُوا الصَّيْدَ وَأَنْتُمْ حُرُمٌ. وَمَنْ قَتَلَهُ مِنْكُمْ مُتَعَمِّدًا. فَجَزَاءُ مِثْلِ مَا قَتَلَ مِنَ النَّعَمِ يَحْكُمُ بِهِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ، هَدْيًا بَالِغَ الْكَعْبَةِ، أَوْ كَفَّارَةٌ طَعَامُ مَسَاكِينَ، أَوْ عَدْلُ ذَلِكَ صِيَامًا لِيَذُوقَ وَبَالَ أَمْرِهِ} [المائدة: 95] قَالَ مَالِكٌ: «فَالَّذِي يَصِيدُ الصَّيْدَ وَهُوَ حَلَالٌ. ثُمَّ يَقْتُلُهُ وَهُوَ مُحْرِمٌ. بِمَنْزِلَةِ الَّذِي يَبْتَاعُهُ وَهُوَ مُحْرِمٌ. ثُمَّ يَقْتُلُهُ. وَقَدْ نَهَى اللَّهُ عَنْ قَتْلِهِ. فَعَلَيْهِ جَزَاؤُهُ» قَالَ مَالِكٌ: «وَالْأَمْرُ عِنْدَنَا أَنَّهُ مَنْ أَصَابَ الصَّيْدَ وَهُوَ مُحْرِمٌ حُكِمَ عَلَيْهِ» قَالَ مَالِكٌ: «أَحْسَنُ مَا سَمِعْتُ فِي الَّذِي يَقْتُلُ الصَّيْدَ فَيُحْكَمُ عَلَيْهِ فِيهِ، أَنْ يُقَوَّمَ الصَّيْدُ الَّذِي أَصَابَ، فَيُنْظَرَ كَمْ ثَمَنُهُ مِنَ الطَّعَامِ، فَيُطْعِمَ كُلَّ مِسْكِينٍ مُدًّا. أَوْ يَصُومَ مَكَانَ كُلِّ مُدٍّ يَوْمًا. وَيُنْظَرَ كَمْ عِدَّةُ الْمَسَاكِينِ. فَإِنْ كَانُوا عَشَرَةً صَامَ عَشَرَةَ أَيَّامٍ، وَإِنْ كَانُوا عِشْرِينَ مِسْكِينًا صَامَ عِشْرِينَ يَوْمًا عَدَدَهُمْ مَا كَانُوا، وَإِنْ كَانُوا أَكْثَرَ مِنْ سِتِّينَ مِسْكِينًا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: سَمِعْتُ أَنَّهُ «يُحْكَمُ عَلَى مَنْ قَتَلَ الصَّيْدَ فِي الْحَرَمِ وَهُوَ حَلَالٌ، بِمِثْلِ مَا يُحْكَمُ بِهِ عَلَى الْمُحْرِمِ الَّذِي يَقْتُلُ الصَّيْدَ فِي الْحَرَمِ وَهُوَ مُحْرِمٌ»
Yaḥyā a dit : Mālik a dit : Allah, béni et exalté soit-Il, a dit : « Ô vous qui croyez ! Ne tuez pas le gibier alors que vous êtes en iḥrām. Quiconque d'entre vous le tue délibérément, la compensation en sera une bête de troupeau semblable à ce qu'il a tué, selon le jugement de deux hommes intègres d'entre vous, en offrande parvenant à la Kaʿba ; ou bien une expiation : nourrir des pauvres ; ou l'équivalent de cela en jeûne, afin qu'il goûte la conséquence funeste de son acte » [5 : 95]. Mālik a dit : « Celui qui prend le gibier alors qu'il est hors de l'iḥrām, puis le tue alors qu'il est en iḥrām, est dans la situation de celui qui l'achète étant en iḥrām puis le tue. Allah a interdit de le tuer : il en doit donc le jazāʾ. Et la règle chez nous est que celui qui atteint le gibier alors qu'il est en iḥrām voit un jugement rendu contre lui. » Mālik a dit : « Ce que j'ai entendu de mieux, au sujet de celui qui tue le gibier et contre qui un jugement est rendu, est que l'on évalue le gibier qu'il a atteint et que l'on regarde combien il vaut en nourriture ; il donne alors à chaque pauvre un mudd, ou bien il jeûne un jour à la place de chaque mudd. On regarde quel est le nombre des pauvres : s'ils sont dix, il jeûne dix jours ; s'ils sont vingt pauvres, il jeûne vingt jours, selon leur nombre quel qu'il soit, fussent-ils plus de soixante pauvres. » Mālik a dit : « J'ai entendu dire que l'on rend, contre celui qui tue le gibier dans le Ḥaram alors qu'il est hors de l'iḥrām, le même jugement que contre le muḥrim qui tue le gibier dans le Ḥaram alors qu'il est en iḥrām. »
- Les bêtes que le muḥrim peut tuerبَابُ مَا يَقْتُلُ الْمُحْرِمُ مِنَ الدَّوَابِّ
-
814
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " خَمْسٌ مِنَ الدَّوَابِّ، لَيْسَ عَلَى الْمُحْرِمِ فِي قَتْلِهِنَّ جُنَاحٌ: الْغُرَابُ، وَالْحِدَأَةُ، وَالْعَقْرَبُ، وَالْفَأْرَةُ، وَالْكَلْبُ الْعَقُورُ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Il est cinq bêtes que le muḥrim peut tuer sans commettre de faute : le corbeau, le milan, le scorpion, la souris et le chien mordeur. »
-
815
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " خَمْسٌ مِنَ الدَّوَابِّ، مَنْ قَتَلَهُنَّ وَهُوَ مُحْرِمٌ فَلَا جُنَاحَ عَلَيْهِ: الْعَقْرَبُ، وَالْفَأْرَةُ، وَالْكَلْبُ الْعَقُورُ، وَالْغُرَابُ، وَالْحِدَأَةُ، "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Il est cinq bêtes que l'on peut tuer en état d'iḥrām sans commettre de faute : le scorpion, la souris, le chien mordeur, le corbeau et le milan. »
-
816
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " خَمْسٌ فَوَاسِقُ. يُقْتَلْنَ فِي الْحَرَمِ: الْفَأْرَةُ، وَالْعَقْرَبُ، وَالْغُرَابُ، وَالْحِدَأَةُ، وَالْكَلْبُ الْعَقُورُ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Cinq bêtes malfaisantes sont tuées dans le Ḥaram : la souris, le scorpion, le corbeau, le milan et le chien mordeur. »
-
817
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ: «أَمَرَ بِقَتْلِ الْحَيَّاتِ فِي الْحَرَمِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِي الْكَلْبِ الْعَقُورِ الَّذِي أُمِرَ بِقَتْلِهِ فِي الْحَرَمِ. " إِنَّ كُلَّ مَا عَقَرَ النَّاسَ وَعَدَا عَلَيْهِمْ، وَأَخَافَهُمْ، مِثْلُ: الْأَسَدِ، وَالنَّمِرِ، وَالْفَهْدِ، وَالذِّئْبِ، فَهُوَ الْكَلْبُ الْعَقُورُ. وَأَمَّا مَا كَانَ مِنَ السِّبَاعِ، لَا يَعْدُو. مِثْلُ: الضَّبُعِ، وَالثَّعْلَبِ وَالْهِرِّ، وَمَا أَشْبَهَهُنَّ مِنَ السِّبَاعِ. فَلَا يَقْتُلُهُنَّ الْمُحْرِمُ. فَإِنْ قَتَلَهُ فَدَاهُ. قَالَ مَالِكٌ: وَأَمَّا مَا ضَرَّ مِنَ الطَّيْرِ، فَإِنَّ الْمُحْرِمَ لَا يَقْتُلُهُ. إِلَّا مَا سَمَّى النَّبِيُّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: الْغُرَابُ وَالْحِدَأَةُ. وَإِنْ قَتَلَ الْمُحْرِمُ شَيْئًا مِنَ الطَّيْرِ سِوَاهُمَا، فَدَاهُ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb ordonna de tuer les serpents dans le Ḥaram. Mālik a dit, au sujet du chien mordeur qu'il a été ordonné de tuer dans le Ḥaram : « Tout ce qui mord les gens, les assaille et les effraie, comme le lion, la panthère, le guépard et le loup, est le chien mordeur. Quant aux fauves qui n'assaillent pas, comme l'hyène, le renard, le chat et les fauves qui leur ressemblent, le muḥrim ne les tue pas ; s'il en tue un, il en doit le rachat. Quant aux oiseaux nuisibles, le muḥrim ne les tue pas, sauf ceux que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a nommés : le corbeau et le milan. Si le muḥrim tue un oiseau autre que ces deux-là, il en doit le rachat. »
- Ce qu'il est permis au muḥrim de faireبَابُ مَا يَجُوزُ لِلْمُحْرِمِ أَنْ يَفْعَلَهُ
-
818
حَدَّثَنِي يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْهُدَيْرِ، أَنَّهُ «رَأَى عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ يُقَرِّدُ بَعِيرًا لَهُ فِي طِينٍ بِالسُّقْيَا وَهُوَ مُحْرِمٌ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَأَنَا أَكْرَهُهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī, d'après Rabīʿa ibn ʿAbd Allāh ibn al-Hudayr, qu'il a vu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb ôter les tiques d'un chameau à lui [et les jeter] dans la boue, à as-Suqyā, alors qu'il était en iḥrām. Mālik a dit : « Quant à moi, je réprouve cela. »
« Dans la boue » : il y jetait les tiques, selon al-Bājī. Une autre édition du texte porte « Rabīʿa ibn Abī ʿAbd Allāh ».
-
819
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ أَبِي عَلْقَمَةَ، عَنْ أُمِّهِ أَنَّهَا قَالَتْ: سَمِعْتُ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تُسْأَلُ عَنِ الْمُحْرِمِ. يَحُكُّ جَسَدَهُ؟ فَقَالَتْ: نَعَمْ. «فَلْيَحْكُكْهُ وَلْيَشْدُدْ، قَالَتْ عَائِشَةُ: وَلَوْ رُبِطَتْ يَدَايَ، وَلَمْ أَجِدْ إِلَّا رِجْلَيَّ لَحَكَكْتُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAlqama ibn Abī ʿAlqama, d'après sa mère, qu'elle a dit : J'ai entendu ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, être interrogée au sujet du muḥrim : peut-il se gratter le corps ? Elle répondit : « Oui, qu'il se gratte, et vigoureusement. » ʿĀʾisha a dit : « Si l'on me liait les mains et que je ne disposais que de mes pieds, je me gratterais. »
-
820
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ مُوسَى، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «نَظَرَ فِي الْمِرْآةِ لِشَكْوٍ كَانَ بِعَيْنَيْهِ، وَهُوَ مُحْرِمٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ayyūb ibn Mūsā, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar se regarda dans le miroir, pour un mal qu'il avait aux yeux, alors qu'il était en iḥrām.
-
821
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَكْرَهُ أَنْ يَنْزِعَ الْمُحْرِمُ حَلَمَةً أَوْ قُرَادًا عَنْ بَعِيرِهِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar réprouvait que le muḥrim ôte de son chameau une grosse tique ou une tique. Mālik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »
-
822
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي مَرْيَمَ، أَنَّهُ «سَأَلَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ عَنْ ظُفْرٍ لَهُ انْكَسَرَ وَهُوَ مُحْرِمٌ». فَقَالَ سَعِيدٌ: «اقْطَعْهُ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ: عَنِ الرَّجُلِ يَشْتَكِي أُذُنَهُ. أَيَقْطُرُ فِي أُذُنِهِ مِنَ الْبَانِ الَّذِي لَمْ يُطَيَّبْ، وَهُوَ مُحْرِمٌ؟ فَقَالَ: «لَا أَرَى بِذَلِكَ بَأْسًا. وَلَوْ جَعَلَهُ فِي فِيهِ لَمْ أَرَ بِذَلِكَ بَأْسًا» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا بَأْسَ بِأَنْ يَبُطَّ الْمُحْرِمُ جِرَاحَهُ، وَيَفْقَأَ دُمَّلَهُ، وَيَقْطَعَ عِرْقَهُ، إِذَا احْتَاجَ إِلَى ذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Maryam, qu'il interrogea Saʿīd ibn al-Musayyib au sujet d'un ongle à lui qui s'était cassé alors qu'il était en iḥrām. Saʿīd dit : « Coupe-le. » On interrogea Mālik au sujet de l'homme qui souffre de l'oreille : peut-il y instiller de l'huile de ben non parfumée, alors qu'il est en iḥrām ? Il répondit : « Je ne vois pas de mal à cela ; et s'il en mettait dans sa bouche, je n'y verrais pas de mal. » Mālik a dit : « Il n'y a pas de mal à ce que le muḥrim incise ses plaies, perce son furoncle et se fasse ouvrir la veine, s'il en a besoin. »
- Le ḥajj accompli pour autruiبَابُ الْحَجِّ عَمَّنْ يُحَجُّ عَنْهُ
-
823
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: كَانَ الْفَضْلُ بْنُ عَبَّاسٍ رَدِيفَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَجَاءَتْهُ امْرَأَةٌ مِنْ خَثْعَمَ تَسْتَفْتِيهِ، فَجَعَلَ الْفَضْلُ يَنْظُرُ إِلَيْهَا وَتَنْظُرُ إِلَيْهِ، فَجَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَصْرِفُ وَجْهَ الْفَضْلِ إِلَى الشِّقِّ الْآخَرِ. فَقَالَتْ: «يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ فَرِيضَةَ اللَّهِ فِي الْحَجِّ أَدْرَكَتْ أَبِي شَيْخًا كَبِيرًا. لَا يَسْتَطِيعُ أَنْ يَثْبُتَ عَلَى الرَّاحِلَةِ. أَفَأَحُجُّ عَنْهُ؟» قَالَ: «نَعَمْ». وَذَلِكَ فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sulaymān ibn Yasār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu'il a dit : Al-Faḍl ibn ʿAbbās était en croupe derrière le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'une femme de Khathʿam vint lui demander un avis. Al-Faḍl se mit à la regarder, et elle à le regarder ; le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se mit alors à détourner le visage d'al-Faḍl de l'autre côté. Elle dit : « Ô Messager d'Allah, l'obligation du ḥajj prescrite par Allah a atteint mon père alors qu'il est un vieillard avancé en âge, incapable de se tenir ferme sur la monture. Puis-je faire le ḥajj pour lui ? » Il répondit : « Oui. » C'était lors du pèlerinage de l'Adieu.
- Ce qui est rapporté sur celui qui est empêché par un ennemiبَابُ مَا جَاءَ فِيمَنْ أُحْصِرَ بِعَدُوٍّ
-
824
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ قَالَ: «مَنْ حُبِسَ بِعَدُوٍّ، فَحَالَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْبَيْتِ، فَإِنَّهُ يَحِلُّ مِنْ كُلِّ شَيْءٍ، وَيَنْحَرُ هَدْيَهُ، وَيَحْلِقُ رَأْسَهُ حَيْثُ حُبِسَ وَلَيْسَ عَلَيْهِ قَضَاءٌ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a dit : « Celui qui est retenu par un ennemi qui s'interpose entre lui et la Maison sort entièrement de l'iḥrām, immole son hady et se rase la tête là où il a été retenu ; et il ne doit pas de rattrapage. »
-
825
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «حَلَّ هُوَ وَأَصْحَابُهُ بِالْحُدَيْبِيَةِ. فَنَحَرُوا الْهَدْيَ، وَحَلَقُوا رُءُوسَهُمْ، وَحَلُّوا مِنْ كُلِّ شَيْءٍ قَبْلَ أَنْ يَطُوفُوا بِالْبَيْتِ. وَقَبْلَ أَنْ يَصِلَ إِلَيْهِ الْهَدْيُ» ثُمَّ لَمْ نَعْلَمْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمَرَ أَحَدًا مِنْ أَصْحَابِهِ، وَلَا مِمَّنْ كَانَ مَعَهُ، أَنْ يَقْضُوا شَيْئًا، وَلَا يَعُودُوا لِشَيْءٍ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit de l'iḥrām, lui et ses Compagnons, à al-Ḥudaybiya : ils immolèrent le hady, se rasèrent la tête et sortirent entièrement de l'iḥrām avant d'avoir fait le ṭawāf autour de la Maison et avant que le hady n'y parvienne. Puis nous ne sachons pas que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ait ordonné à aucun de ses Compagnons, ni à aucun de ceux qui étaient avec lui, de rattraper quoi que ce soit ni de recommencer quoi que ce soit.
-
826
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ، حِينَ خَرَجَ إِلَى مَكَّةَ مُعْتَمِرًا فِي الْفِتْنَةِ: «إِنْ صُدِدْتُ عَنِ الْبَيْتِ صَنَعْنَا كَمَا صَنَعْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَهَلَّ بِعُمْرَةٍ»، مِنْ أَجْلِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَهَلَّ بِعُمْرَةٍ عَامَ الْحُدَيْبِيَةِ، ثُمَّ إِنَّ عَبْدَ اللَّهِ نَظَرَ فِي أَمْرِهِ فَقَالَ: مَا أَمْرُهُمَا إِلَّا وَاحِدٌ. فَالْتَفَتَ إِلَى أَصْحَابِهِ فَقَالَ: «مَا أَمْرُهُمَا إِلَّا وَاحِدٌ. أُشْهِدُكُمْ أَنِّي قَدْ أَوْجَبْتُ الْحَجَّ مَعَ الْعُمْرَةِ». ثُمَّ نَفَذَ حَتَّى جَاءَ الْبَيْتَ فَطَافَ طَوَافًا وَاحِدًا، وَرَأَى ذَلِكَ مُجْزِيًا عَنْهُ وَأَهْدَى قَالَ مَالِكٌ: «فَهَذَا الْأَمْرُ عِنْدَنَا فِيمَنْ أُحْصِرَ بِعَدُوٍّ. كَمَا أُحْصِرَ النَّبِيُّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَصْحَابُهُ، فَأَمَّا مَنْ أُحْصِرَ بِغَيْرِ عَدُوٍّ، فَإِنَّهُ لَا يَحِلُّ دُونَ الْبَيْتِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il dit, lorsqu'il partit pour La Mecque en vue d'une ʿumra, pendant la fitna [la discorde] : « Si l'on m'empêche d'atteindre la Maison, nous ferons comme nous avons fait avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Il prononça donc l'ihlāl pour une ʿumra, parce que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avait prononcé l'ihlāl pour une ʿumra l'année d'al-Ḥudaybiya. Puis ʿAbd Allāh considéra son cas et dit : « Leur cas à toutes deux n'est qu'un. » Puis il se tourna vers ses compagnons et dit : « Leur cas à toutes deux n'est qu'un. Je vous prends à témoin que je me suis imposé le ḥajj avec la ʿumra. » Puis il poursuivit sa route jusqu'à arriver à la Maison ; il fit un seul ṭawāf, estima que cela lui suffisait, et offrit un hady. Mālik a dit : « Telle est la règle chez nous pour celui qui est empêché par un ennemi, comme le furent le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et ses Compagnons. Quant à celui qui est empêché par autre chose qu'un ennemi, il ne sort pas de l'iḥrām avant [d'avoir atteint] la Maison. »
- Ce qui est rapporté sur celui qui est empêché par autre chose qu'un ennemiبَابُ مَا جَاءَ فِيمَنْ أُحْصِرَ بِغَيْرِ عَدُوٍّ
-
827
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: «الْمُحْصَرُ بِمَرَضٍ لَا يَحِلُّ. حَتَّى يَطُوفَ بِالْبَيْتِ، وَبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. فَإِنِ اضْطُرَّ إِلَى لُبْسِ شَيْءٍ مِنَ الثِّيَابِ الَّتِي لَا بُدَّ لَهُ مِنْهَا، أَوِ الدَّوَاءِ، صَنَعَ ذَلِكَ وَافْتَدَى»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : « Celui qui est empêché par une maladie ne sort pas de l'iḥrām avant d'avoir fait le ṭawāf autour de la Maison et [le parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. S'il est contraint de porter quelque vêtement dont il ne peut se dispenser, ou de prendre un remède, il le fait et s'acquitte d'une fidya [rachat]. »
-
828
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا كَانَتْ تَقُولُ: «الْمُحْرِمُ لَا يُحِلُّهُ إِلَّا الْبَيْتُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il lui est parvenu de ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle disait : « Le muḥrim, seule la Maison le fait sortir de l'iḥrām. »
-
829
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ أَبِي تَمِيمَةَ السَّخْتِيَانِيِّ عَنْ رَجُلٍ مِنْ أَهْل /60ِ الْبَصْرَةِ كَانَ قَدِيمًا، أَنَّهُ قَالَ: خَرَجْتُ إِلَى مَكَّةَ حَتَّى إِذَا كُنْتُ بِبَعْضِ الطَّرِيقِ كُسِرَتْ فَخِذِي، فَأَرْسَلْتُ إِلَى مَكَّةَ وَبِهَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ وَالنَّاسُ. فَلَمْ يُرَخِّصْ لِي أَحَدٌ أَنْ أَحِلَّ فَأَقَمْتُ عَلَى ذَلِكَ الْمَاءِ سَبْعَةَ أَشْهُرٍ حَتَّى حَلَلْتُ بِعُمْرَةٍ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ayyūb ibn Abī Tamīma as-Sakhtiyānī, d'après un homme des gens de Baṣra, d'une génération ancienne, qu'il a dit : « Je partis pour La Mecque. Lorsque je fus en un point de la route, je me brisai la cuisse. J'envoyai [quelqu'un] à La Mecque, où se trouvaient ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, ʿAbd Allāh ibn ʿUmar et les gens ; personne ne m'autorisa à sortir de l'iḥrām. Je demeurai donc à ce point d'eau sept mois, jusqu'à sortir de l'iḥrām par une ʿumra. »
-
830
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ حُبِسَ دُونَ الْبَيْتِ بِمَرَضٍ، فَإِنَّهُ لَا يَحِلُّ حَتَّى يَطُوفَ بِالْبَيْتِ وَبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : « Celui qui est retenu loin de la Maison par une maladie ne sort pas de l'iḥrām avant d'avoir fait le ṭawāf autour de la Maison et [le parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. »
-
831
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ مَعْبَدَ بْنَ حُزَابَةَ الْمَخْزُومِيَّ صُرِعَ بِبَعْضِ طَرِيقِ مَكَّةَ وَهُوَ مُحْرِمٌ. فَسَأَلَ: مَنْ يَلِي عَلَى الْمَاءِ الَّذِي كَانَ عَلَيْهِ؟ فَوَجَدَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ وَمَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ فَذَكَرَ لَهُمِ الَّذِي عَرَضَ لَهُ فَكُلُّهُمْ أَمَرَهُ أَنْ يَتَدَاوَى بِمَا لَا بُدَّ لَهُ مِنْهُ وَيَفْتَدِيَ، فَإِذَا صَحَّ اعْتَمَرَ، فَحَلَّ مِنْ إِحْرَامِهِ، ثُمَّ عَلَيْهِ حَجُّ قَابِلٍ، وَيُهْدِي مَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ " قَالَ مَالِكٌ: «وَعَلَى ذَلِكَ الْأَمْرُ عِنْدَنَا فِيمَنْ أُحْصِرَ بِغَيْرِ عَدُوٍّ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: وَقَدْ أَمَرَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ، أَبَا أَيُّوبَ الْأَنْصَارِيَّ، وَهَبَّارَ بْنَ الْأَسْوَدِ، حِينَ فَاتَهُمَا الْحَجُّ، وَأَتَيَا يَوْمَ النَّحْرِ، «أَنْ يَحِلَّا بِعُمْرَةٍ، ثُمَّ يَرْجِعَانِ حَلَالًا. ثُمَّ يَحُجَّانِ عَامًا قَابِلًا. وَيُهْدِيَانِ فَمَنْ لَمْ يَجِدْ فَصِيَامُ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ فِي الْحَجِّ، وَسَبْعَةٍ إِذَا رَجَعَ إِلَى أَهْلِهِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَكُلُّ مَنْ حُبِسَ عَنِ الْحَجِّ بَعْدَ مَا يُحْرِمُ، إِمَّا بِمَرَضٍ أَوْ بِغَيْرِهِ، أَوْ بِخَطَإٍ مِنَ الْعَدَدِ. أَوْ خَفِيَ عَلَيْهِ الْهِلَالُ. فَهُوَ مُحْصَرٌ. عَلَيْهِ مَا عَلَى الْمُحْصَرِ» وسُئِلَ مَالِكٌ عَمَّنْ أَهَلَّ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ بِالْحَجِّ. ثُمَّ أَصَابَهُ كَسْرٌ، أَوْ بَطْنٌ مُنْخَرِقٌ، أَوِ امْرَأَةٌ تُطْلَقُ. قَالَ: «مَنْ أَصَابَهُ هَذَا مِنْهُمْ فَهُوَ مُحْصَرٌ يَكُونُ عَلَيْهِ مِثْلُ مَا يَكُونُ عَلَى أَهْلِ الْآفَاقِ، إِذَا هُمْ أُحْصِرُوا» قَالَ مَالِكٌ: فِي رَجُلٍ قَدِمَ مُعْتَمِرًا فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ حَتَّى إِذَا قَضَى عُمْرَتَهُ أَهَلَّ بِالْحَجِّ مِنْ مَكَّةَ ثُمَّ كُسِرَ أَوْ أَصَابَهُ أَمْرٌ لَا يَقْدِرُ عَلَى أَنْ يَحْضُرَ مَعَ النَّاسِ الْمَوْقِفَ. قَالَ: «أَرَى أَنْ يُقِيمَ. حَتَّى إِذَا بَرَأَ خَرَجَ إِلَى الْحِلِّ. ثُمَّ يَرْجِعُ إِلَى مَكَّةَ فَيَطُوفُ بِالْبَيْتِ. وبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. ثُمَّ يَحِلُّ. ثُمَّ عَلَيْهِ حَجُّ قَابِلٍ وَالْهَدْيُ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِيمَنْ أَهَلَّ بِالْحَجِّ مِنْ مَكَّةَ. ثُمَّ طَافَ بِالْبَيْتِ وَسَعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. ثُمَّ مَرِضَ فَلَمْ يَسْتَطِعْ أَنْ يَحْضُرَ مَعَ النَّاسِ الْمَوْقِفَ قَالَ: «إِذَا فَاتَهُ الْحَجُّ فَإِنَّهُ إِنِ اسْتَطَاعَ خَرَجَ إِلَى الْحِلِّ، فَدَخَلَ بِعُمْرَةٍ فَطَافَ بِالْبَيْتِ وَسَعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، لِأَنَّ الطَّوَافَ الْأَوَّلَ لَمْ يَكُنْ نَوَاهُ لِلْعُمْرَةِ. فَلِذَلِكَ يَعْمَلُ بِهَذَا. وَعَلَيْهِ حَجُّ قَابِلٍ وَالْهَدْيُ. قَالَ مَالِكٌ: وَإِنْ كَانَ مِنْ غَيْرِ أَهْلِ مَكَّةَ. فَأَصَابَهُ مَرَضٌ حَالَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْحَجِّ، وَطَافَ بِالْبَيْتِ وَسَعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ حَلَّ بِعُمْرَةٍ وَطَافَ بِالْبَيْتِ طَوَافًا آخَرَ، وَسَعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. لِأَنَّ طَوَافَهُ الْأَوَّلَ، وَسَعْيَهُ إِنَّمَا كَانَ نَوَاهُ لِلْحَجِّ. وَعَلَيْهِ حَجُّ قَابِلٍ وَالْهَدْيُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Sulaymān ibn Yasār, que Maʿbad ibn Ḥuzāba al-Makhzūmī fit une chute en un point de la route de La Mecque, alors qu'il était en iḥrām. Il demanda qui se trouvait [parmi les savants] au point d'eau où il était, et il y trouva ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr et Marwān ibn al-Ḥakam. Il leur fit part de ce qui lui était arrivé, et tous lui ordonnèrent de se soigner avec ce dont il ne pouvait se dispenser et de s'acquitter d'une fidya ; puis, une fois guéri, de faire une ʿumra et de sortir ainsi de son iḥrām ; puis il devait le ḥajj l'année suivante, et offrir ce qui lui serait aisé en fait de hady. Mālik a dit : « C'est sur cela que repose la règle chez nous pour celui qui est empêché par autre chose qu'un ennemi. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a d'ailleurs ordonné à Abū Ayyūb al-Anṣārī et à Habbār ibn al-Aswad, lorsqu'ils eurent manqué le ḥajj et arrivèrent le jour du sacrifice, de sortir de l'iḥrām par une ʿumra, puis de s'en retourner hors de l'iḥrām, puis de faire le ḥajj l'année suivante et d'offrir un hady ; et celui qui n'en trouve pas [doit] un jeûne de trois jours pendant le ḥajj et de sept lorsqu'il est de retour auprès des siens. Mālik a dit : « Quiconque est retenu loin du ḥajj après être entré en iḥrām, par une maladie ou par autre chose, par une erreur dans le compte [des jours], ou parce que le croissant lui est resté caché, est un empêché (muḥṣar) : il doit ce que doit l'empêché. » On interrogea Mālik au sujet de celui, parmi les gens de La Mecque, qui prononce l'ihlāl pour le ḥajj, puis est atteint d'une fracture ou d'un flux de ventre, ou de la femme prise des douleurs de l'enfantement. Il répondit : « Celui d'entre eux à qui cela arrive est un empêché ; il doit la même chose que les gens des contrées lointaines lorsqu'ils sont empêchés. » Mālik a dit, au sujet d'un homme arrivé pour une ʿumra pendant les mois du ḥajj, qui, une fois sa ʿumra accomplie, prononce l'ihlāl pour le ḥajj à partir de La Mecque, puis se fait une fracture ou est atteint d'un mal qui le rend incapable d'être présent avec les gens à la station [de ʿArafa]. Il a dit : « Je suis d'avis qu'il reste sur place ; puis, une fois rétabli, il sort vers le ḥill, puis revient à La Mecque, fait le ṭawāf autour de la Maison et [le parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, puis sort de l'iḥrām. Il doit ensuite le ḥajj l'année suivante, ainsi que le hady. » Mālik a dit, au sujet de celui qui prononce l'ihlāl pour le ḥajj à partir de La Mecque, puis fait le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, puis tombe malade et ne peut être présent avec les gens à la station. Il a dit : « Lorsque le ḥajj lui a échappé, s'il le peut, il sort vers le ḥill, entre pour une ʿumra, fait le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, car il n'avait pas fait le premier ṭawāf avec l'intention de la ʿumra ; c'est pour cela qu'il procède ainsi. Il doit le ḥajj l'année suivante, ainsi que le hady. S'il n'est pas des gens de La Mecque, qu'une maladie l'a atteint et s'est interposée entre lui et le ḥajj, alors qu'il avait fait le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, il sort de l'iḥrām par une ʿumra : il fait un autre ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, car son premier ṭawāf et son premier saʿy, il ne les avait faits qu'avec l'intention du ḥajj. Il doit le ḥajj l'année suivante, ainsi que le hady. »
« Parmi les savants » : précision d'az-Zurqānī. « Flux de ventre » : une diarrhée qui l'empêche, selon az-Zurqānī. Une autre édition du texte nomme cet homme Saʿīd ibn Ḥuzāba, comme le fait az-Zurqānī.
- Ce qui est rapporté sur la construction de la Kaʿbaبَابُ مَا جَاءَ فِي بِنَاءِ الْكَعْبَةِ
-
832
حَدَّثَنِي يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ أَخْبَرَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، عَنْ عَائِشَةَ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «أَلَمْ تَرَيْ أَنَّ قَوْمَكِ حِينَ بَنَوُا الْكَعْبَةَ اقْتَصَرُوا عَنْ قَوَاعِدِ إِبْرَاهِيمَ؟» قَالَتْ فَقُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. أَفَلَا تَرُدُّهَا عَلَى قَوَاعِدِ إِبْرَاهِيمَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَوْلَا حِدْثَانُ قَوْمِكِ بِالْكُفْرِ» قَالَ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: لَئِنْ كَانَتْ عَائِشَةُ سَمِعَتْ هَذَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، «مَا أُرَى رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تَرَكَ اسْتِلَامَ الرُّكْنَيْنِ اللَّذَيْنِ يَلِيَانِ الْحِجْرَ، إِلَّا أَنَّ الْبَيْتَ لَمْ يُتَمَّمْ عَلَى قَوَاعِدِ إِبْرَاهِيمَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Abī Bakr aṣ-Ṣiddīq informa ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, d'après ʿĀʾisha, que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « N'as-tu pas vu que ton peuple, lorsqu'il a bâti la Kaʿba, est resté en deçà des fondations d'Ibrāhīm ? » Elle a dit : Je dis : « Ô Messager d'Allah, ne la rétabliras-tu pas sur les fondations d'Ibrāhīm ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « Si ton peuple n'était pas sorti depuis peu de la mécréance, [je l'aurais fait]. » Il a dit : ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dit alors : « Si ʿĀʾisha a bien entendu cela du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, je ne pense pas que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ait délaissé le toucher des deux angles qui jouxtent le Ḥijr pour une autre raison que celle-ci : la Maison n'a pas été achevée sur les fondations d'Ibrāhīm. »
Le Ḥijr : l'espace en demi-cercle attenant à la Kaʿba, selon az-Zurqānī.
-
833
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عنْ أَبِيهِ، أَنَّ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ قَالَتْ: «مَا أُبَالِي أَصَلَّيْتُ فِي الْحِجْرِ أَمْ فِي الْبَيْتِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que ʿĀʾisha, Mère des croyants, a dit : « Peu m'importe d'avoir prié dans le Ḥijr ou dans la Maison. »
-
834
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ شِهَابٍ يَقُولُ: سَمِعْتُ بَعْضَ عُلَمَائِنَا يَقُولُ: «مَا حُجِرَ الْحِجْرُ، فَطَافَ النَّاسُ مِنْ وَرَائِهِ، إِلَّا إِرَادَةَ أَنْ يَسْتَوْعِبَ النَّاسُ الطَّوَافَ بِالْبَيْتِ كُلِّهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu Ibn Shihāb dire : J'ai entendu l'un de nos savants dire : « Le Ḥijr n'a été enclos, les gens faisant le ṭawāf par-derrière lui, que dans le but que les gens englobent dans leur ṭawāf la Maison tout entière. »
- Le ramal dans le ṭawāfبَابُ الرَّمَلِ فِي الطَّوَافِ
-
835
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «رَمَلَ مِنَ الْحَجَرِ الْأَسْوَدِ حَتَّى انْتَهَى إِلَيْهِ ثَلَاثَةَ أَطْوَافٍ» قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ الْأَمْرُ الَّذِي لَمْ يَزَلْ عَلَيْهِ أَهْلُ الْعِلْمِ بِبَلَدِنَا»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, qu'il a dit : « J'ai vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, faire le ramal [marche à pas pressés] depuis la Pierre noire jusqu'à y revenir, durant trois tours. » Mālik a dit : « C'est la règle que n'ont cessé de suivre les gens de science de notre cité. »
-
836
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَرْمُلُ مِنَ الْحَجَرِ الْأَسْوَدِ، إِلَى الْحَجَرِ الْأَسْوَدِ ثَلَاثَةَ أَطْوَافٍ. وَيَمْشِي أَرْبَعَةَ أَطْوَافٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar faisait le ramal de la Pierre noire à la Pierre noire durant trois tours, et marchait durant quatre tours.
-
837
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ أَبَاهُ عُرْوَةَ كَانَ " إِذَا طَافَ بِالْبَيْتِ يَسْعَى الْأَشْوَاطَ الثَّلَاثَةَ يَقُولُ: اللَّهُمَّ لَا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَا ... وَأَنْتَ تُحْيِي بَعْدَ مَا أَمَتَّا يَخْفِضُ صَوْتَهُ بِذَلِكَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père ʿUrwa, lorsqu'il faisait le ṭawāf autour de la Maison, pressait le pas durant les trois tours en disant : « Ô Allah, nulle divinité sinon Toi, et c'est Toi qui fais revivre après avoir fait mourir », en baissant la voix.
-
838
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ رَأَى عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ «أَحْرَمَ بِعُمْرَةٍ مِنَ التَّنْعِيمِ»، قَالَ: ثُمَّ رَأَيْتُهُ «يَسْعَى حَوْلَ الْبَيْتِ الْأَشْوَاطَ الثَّلَاثَةَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il a vu ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr entrer en iḥrām pour une ʿumra à partir d'at-Tanʿīm. Il a dit : « Puis je l'ai vu presser le pas autour de la Maison durant les trois tours. »
-
839
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا أَحْرَمَ مِنْ مَكَّةَ، لَمْ يَطُفْ بِالْبَيْتِ، وَلَا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، حَتَّى يَرْجِعَ مِنْ مِنًى. وَكَانَ لَا يَرْمُلُ إِذَا طَافَ حَوْلَ الْبَيْتِ، إِذَا أَحْرَمَ مِنْ مَكَّةَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il entrait en iḥrām à partir de La Mecque, ne faisait ni le ṭawāf autour de la Maison ni [le parcours] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa avant son retour de Minā ; et il ne faisait pas le ramal lorsqu'il faisait le ṭawāf autour de la Maison, quand il était entré en iḥrām à partir de La Mecque.
- Le toucher [des angles] pendant le ṭawāfبَابُ الِاسْتِلَامِ فِي الطَّوَافِ
-
840
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «إِذَا قَضَى طَوَافَهُ بِالْبَيْتِ، وَرَكَعَ الرَّكْعَتَيْنِ، وَأَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ إِلَى الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ اسْتَلَمَ الرُّكْنَ الْأَسْوَدَ قَبْلَ أَنْ يَخْرُجَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il avait achevé son ṭawāf autour de la Maison, prié les deux rakʿa et voulait sortir vers aṣ-Ṣafā et al-Marwa, touchait l'angle noir avant de sortir.
-
841
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ: «كَيْفَ صَنَعْتَ يَا أَبَا مُحَمَّدٍ فِي اسْتِلَامِ الرُّكْنِ؟» فَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ: «اسْتَلَمْتُ وَتَرَكْتُ»، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَصَبْتَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit à ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf : « Comment as-tu fait, ô Abū Muḥammad, pour le toucher de l'angle ? » ʿAbd ar-Raḥmān répondit : « J'ai touché [l'angle] et j'ai laissé [de le faire]. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Tu as bien fait. »
C'est-à-dire qu'il a touché l'angle une fois et s'en est abstenu une autre, selon al-Bājī.
-
842
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ أَبَاهُ عُرْوَةَ كَانَ «إِذَا طَافَ بِالْبَيْتِ يَسْتَلِمُ الْأَرْكَانَ كُلَّهَا، وَكَانَ لَا يَدَعُ الْيَمَانِيَ إِلَّا أَنْ يُغْلَبَ عَلَيْهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père ʿUrwa, lorsqu'il faisait le ṭawāf autour de la Maison, touchait tous les angles, et qu'il ne délaissait l'angle yéménite que s'il en était empêché.
- Embrasser l'angle noir [la Pierre noire] lorsqu'on le toucheبَابُ تَقْبِيلِ الرُّكْنِ الْأَسْوَدِ فِي الِاسْتِلَامِ
-
843
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ وَهُوَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ لِلرُّكْنِ الْأَسْوَدِ: " إِنَّمَا أَنْتَ حَجَرٌ، وَلَوْلَا أَنِّي رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: قَبَّلَكَ، مَا قَبَّلْتُكَ. ثُمَّ قَبَّلَهُ " قَالَ مَالِكٌ: سَمِعْتُ بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ «يَسْتَحِبُّ إِذَا رَفَعَ الَّذِي يَطُوفُ بِالْبَيْتِ يَدَهُ عَنِ الرُّكْنِ الْيَمَانِي أَنْ يَضَعَهَا عَلَى فِيهِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit à l'angle noir [la Pierre noire], alors qu'il accomplissait le ṭawāf [les tours rituels] autour de la Maison : « Tu n'es qu'une pierre, et si je n'avais pas vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, t'embrasser, je ne t'aurais pas embrassée. » Puis il l'embrassa. Mālik a dit : « J'ai entendu un des gens de science juger recommandé que celui qui accomplit le ṭawāf autour de la Maison, lorsqu'il retire sa main de l'angle yéménite, la porte à sa bouche. »
- Les deux rakʿa du ṭawāfبَابٌ: رَكْعَتَا الطَّوَافِ
-
844
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ كَانَ «لَا يَجْمَعُ بَيْنَ السُّبْعَيْنِ لَا يُصَلِّي بَيْنَهُمَا، وَلَكِنَّهُ كَانَ يُصَلِّي بَعْدَ كُلِّ سُبْعٍ رَكْعَتَيْنِ فَرُبَّمَا صَلَّى عِنْدَ الْمَقَامِ أَوْ عِنْدَ غَيْرِهِ» قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنِ الطَّوَافِ، إِنْ كَانَ أَخَفَّ عَلَى الرَّجُلِ أَنْ يَتَطَوَّعَ فَيَقْرُنَ بَيْنَ الْأُسْبُوعَيْنِ أَوْ أَكْثَرَ، ثُمَّ يَرْكَعُ مَا عَلَيْهِ مِنْ رُكُوعِ تِلْكَ السُّبُوعِ؟ قَالَ: «لَا يَنْبَغِي ذَلِكَ. وَإِنَّمَا السُّنَّةُ أَنْ يُتْبِعَ كُلَّ سُبْعٍ رَكْعَتَيْنِ» قَالَ مَالِكٌ: فِي الرَّجُلِ يَدْخُلُ فِي الطَّوَافِ فَيَسْهُو حَتَّى يَطُوفَ ثَمَانِيَةَ أَوْ تِسْعَةَ أَطْوَافٍ. قَالَ: «يَقْطَعُ، إِذَا عَلِمَ أَنَّهُ قَدْ زَادَ. ثُمَّ يُصَلِّي رَكْعَتَيْنِ. وَلَا يَعْتَدُّ بِالَّذِي كَانَ زَادَ. وَلَا يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يَبْنِيَ عَلَى السَّبْعَةِ، حَتَّى يَصِلَ سُبْعَيْنِ جَمِيعًا. لِأَنَّ السُّنَّةَ فِي الطَّوَافِ، أَنْ يُتْبِعَ كُلَّ سُبْعٍ رَكْعَتَيْنِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَمَنْ شَكَّ فِي طَوَافِهِ، بَعْدَمَا يَرْكَعُ رَكْعَتَيِ الطَّوَافِ، فَلْيَعُدْ. فَلْيُتَمِّمْ. طَوَافَهُ عَلَى الْيَقِينِ. ثُمَّ لِيُعِدِ الرَّكْعَتَيْنِ لِأَنَّهُ لَا صَلَاةَ لِطَوَافٍ، إِلَّا بَعْدَ إِكْمَالِ السُّبْعِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَمَنْ أَصَابَهُ شَيْءٌ يَنْقُضُ وُضُوئَهُ وَهُوَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ، أَوْ يَسْعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ أَوْ بَيْنَ ذَلِكَ. فَإِنَّهُ مَنْ أَصَابَهُ ذَلِكَ، وَقَدْ طَافَ بَعْضَ الطَّوَافِ، أَوْ كُلَّهُ. وَلَمْ يَرْكَعْ رَكْعَتَيِ الطَّوَافِ، فَإِنَّهُ يَتَوَضَّأُ. وَيَسْتَأْنِفُ الطَّوَافَ وَالرَّكْعَتَيْنِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَأَمَّا السَّعْيُ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. فَإِنَّهُ لَا يَقْطَعُ ذَلِكَ عَلَيْهِ، مَا أَصَابَهُ مِنِ انْتِقَاضِ وُضُوئِهِ. وَلَا يَدْخُلُ السَّعْيَ، إِلَّا وَهُوَ طَاهِرٌ بِوُضُوءٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il ne joignait pas deux séries de sept tours sans prier entre elles ; il priait au contraire deux rakʿa [unités de prière] après chaque série de sept tours, tantôt auprès du Maqām [la station d'Ibrāhīm], tantôt ailleurs. On interrogea Mālik au sujet du ṭawāf : s'il est plus aisé à l'homme, lorsqu'il l'accomplit à titre surérogatoire, d'enchaîner deux séries de sept tours ou davantage, puis d'accomplir les rakʿa dont il est redevable pour ces séries ? Il dit : « Cela ne convient pas. La sunna est seulement de faire suivre chaque série de sept tours de deux rakʿa. » Mālik a dit, au sujet de l'homme qui entame le ṭawāf puis, par inadvertance, accomplit huit ou neuf tours : « Il s'interrompt dès qu'il sait qu'il a ajouté, puis il prie deux rakʿa, et il ne tient pas compte de ce qu'il a ajouté. Il ne lui convient pas de poursuivre à partir des sept tours jusqu'à enchaîner deux séries de sept tours, car la sunna, dans le ṭawāf, est de faire suivre chaque série de sept tours de deux rakʿa. » Mālik a dit : « Celui qui doute de son ṭawāf après avoir accompli les deux rakʿa du ṭawāf, qu'il y revienne et complète son ṭawāf sur ce dont il est certain, puis qu'il refasse les deux rakʿa, car il n'y a de prière pour le ṭawāf qu'après l'achèvement des sept tours. Celui à qui survient ce qui annule son wuḍūʾ [ablutions mineures] alors qu'il accomplit le ṭawāf autour de la Maison, ou le saʿy [parcours rituel] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, ou entre l'un et l'autre : celui à qui cela survient alors qu'il a accompli une partie du ṭawāf, ou sa totalité, sans avoir encore accompli les deux rakʿa du ṭawāf, refait le wuḍūʾ et recommence le ṭawāf et les deux rakʿa. Quant au saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, la rupture de son wuḍūʾ ne le lui interrompt pas ; mais il n'entame le saʿy qu'en état de pureté, avec le wuḍūʾ. »
Une autre édition du texte porte « à partir des neuf tours jusqu'à prier deux séries de sept tours ».
- La prière après le ṣubḥ et après le ʿaṣr dans le ṭawāfبَابُ الصَّلَاةِ بَعْدَ الصُّبْحِ وَبَعْدَ الْعَصْرِ فِي الطَّوَافِ
-
845
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَبْدٍ الْقَارِيَّ أَخْبَرَهُ: أَنَّهُ طَافَ بِالْبَيْتِ مَعَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ بَعْدَ صَلَاةِ الصُّبْحِ، فَلَمَّا «قَضَى عُمَرُ طَوَافَهُ، نَظَرَ فَلَمْ يَرَ الشَّمْسَ فَرَكِبَ حَتَّى أَنَاخَ بِذِي طُوًى. فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, que ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd al-Qārī l'a informé qu'il accomplit le ṭawāf autour de la Maison avec ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb après la prière du ṣubḥ. Lorsque ʿUmar eut achevé son ṭawāf, il regarda et ne vit pas le soleil. Il monta alors [sa monture] et ne la fit agenouiller qu'à Dhū Ṭuwā, où il pria deux rakʿa.
-
846
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ «يَطُوفُ بَعْدَ صَلَاةِ الْعَصْرِ، ثُمَّ يَدْخُلُ حُجْرَتَهُ»، فَلَا أَدْرِي مَا يَصْنَعُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zubayr al-Makkī, qui a dit : « J'ai vu ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās accomplir le ṭawāf après la prière du ʿaṣr, puis entrer dans sa chambre, et je ne sais pas ce qu'il y faisait. »
-
847
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ أَنَّهُ قَالَ: «لَقَدْ رَأَيْتُ الْبَيْتَ يَخْلُو بَعْدَ صَلَاةِ الصُّبْحِ، وَبَعْدَ صَلَاةِ الْعَصْرِ. مَا يَطُوفُ بِهِ أَحَدٌ» قَالَ مَالِكٌ: " وَمَنْ طَافَ بِالْبَيْتِ بَعْضَ أُسْبُوعِهِ. ثُمَّ أُقِيمَتْ صَلَاةُ الصُّبْحِ، أَوْ صَلَاةُ الْعَصْرِ. فَإِنَّهُ يُصَلِّي مَعَ الْإِمَامِ. ثُمَّ يَبْنِي عَلَى مَا طَافَ، حَتَّى يُكْمِلَ سُبْعًا. ثُمَّ لَا يُصَلِّي حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ، أَوْ حَتَّى تَغْرُبَ. قَالَ مَالِكٌ: وَإِنْ أَخَّرَهُمَا حَتَّى يُصَلِّيَ الْمَغْرِبَ، فَلَا بَأْسَ بِذَلِكَ " قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا بَأْسَ أَنْ يَطُوفَ الرَّجُلُ طَوَافًا وَاحِدًا، بَعْدَ الصُّبْحِ وَبَعْدَ الْعَصْرِ، لَا يَزِيدُ عَلَى سُبْعٍ وَاحِدٍ. وَيُؤَخِّرُ الرَّكْعَتَيْنِ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ. كَمَا صَنَعَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ. وَيُؤَخِّرُهُمَا بَعْدَ الْعَصْرِ، حَتَّى تَغْرُبَ الشَّمْسُ، فَإِذَا غَرَبَتِ الشَّمْسُ صَلَّاهُمَا إِنْ شَاءَ. وَإِنْ شَاءَ أَخَّرَهُمَا، حَتَّى يُصَلِّيَ الْمَغْرِبَ. لَا بَأْسَ بِذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zubayr al-Makkī, qui a dit : « J'ai vu la Maison rester déserte après la prière du ṣubḥ et après la prière du ʿaṣr, sans que personne n'en fasse le tour. » Mālik a dit : « Celui qui a accompli une partie de ses sept tours autour de la Maison, puis qu'on annonce la prière du ṣubḥ ou celle du ʿaṣr, prie avec l'imām, puis reprend là où il en était de son ṭawāf jusqu'à compléter sept tours ; ensuite il ne prie pas avant que le soleil se lève, ou se couche. » Il a dit : « Et s'il retarde les deux [rakʿa] jusqu'après avoir prié le maghrib, il n'y a pas de mal à cela. » Mālik a dit : « Il n'y a pas de mal à ce que l'homme accomplisse un seul ṭawāf après le ṣubḥ et après le ʿaṣr, sans dépasser une seule série de sept tours, et qu'il retarde les deux rakʿa jusqu'au lever du soleil, comme l'a fait ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb ; et qu'il les retarde, après le ʿaṣr, jusqu'au coucher du soleil. Une fois le soleil couché, il les prie s'il le veut, ou, s'il le veut, il les retarde jusqu'après avoir prié le maghrib. Il n'y a pas de mal à cela. »
- Les adieux à la Maisonبَابُ وَدَاعِ الْبَيْتِ
-
848
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «لَا يَصْدُرَنَّ أَحَدٌ مِنَ الْحَاجِّ، حَتَّى يَطُوفَ بِالْبَيْتِ، فَإِنَّ آخِرَ النُّسُكِ الطَّوَافُ بِالْبَيْتِ» قَالَ مَالِكٌ: فِي قَوْلِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ " فَإِنَّ آخِرَ النُّسُكِ الطَّوَافُ بِالْبَيْتِ، إِنَّ ذَلِكَ فِيمَا نُرَى، وَاللَّهُ أَعْلَمُ، لِقَوْلِ اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: {وَمَنْ يُعَظِّمْ شَعَائِرَ اللَّهِ، فَإِنَّهَا مِنْ تَقْوَى الْقُلُوبِ} [الحج: 32]، وَقَالَ: {ثُمَّ مَحِلُّهَا إِلَى الْبَيْتِ الْعَتِيقِ} [الحج: 33]، فَمَحِلُّ الشَّعَائِرِ كُلِّهَا، وَانْقِضَاؤُهَا إِلَى الْبَيْتِ الْعَتِيقِ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Qu'aucun pèlerin ne reparte avant d'avoir accompli le ṭawāf autour de la Maison, car le dernier des rites est le ṭawāf autour de la Maison. » Mālik a dit, au sujet de la parole de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb « car le dernier des rites est le ṭawāf autour de la Maison » : « Cela tient, à notre avis, et Allah est plus savant, à la parole d'Allah, béni et exalté soit-Il : “Quiconque magnifie les rites d'Allah, cela relève de la piété des cœurs” [22 : 32], et Il a dit : “Puis leur lieu d'aboutissement est auprès de la Maison antique” [22 : 33]. Le lieu d'aboutissement de tous les rites, et leur terme, est donc auprès de la Maison antique. »
-
849
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ «رَدَّ رَجُلًا مِنْ مَرِّ ظَهْرَانَ لَمْ يَكُنْ وَدَّعَ الْبَيْتَ، حَتَّى وَدَّعَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb fit revenir de Marr aẓ-Ẓahrān un homme qui n'avait pas fait ses adieux à la Maison, jusqu'à ce qu'il les fît.
-
850
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ أَفَاضَ فَقَدْ قَضَى اللَّهُ حَجَّهُ. فَإِنَّهُ، إِنْ لَمْ يَكُنْ حَبَسَهُ شَيْءٌ، فَهُوَ حَقِيقٌ أَنْ يَكُونَ آخِرُ عَهْدِهِ الطَّوَافَ بِالْبَيْتِ، وَإِنْ حَبَسَهُ شَيْءٌ، أَوْ عَرَضَ لَهُ فَقَدْ قَضَى اللَّهُ حَجَّهُ» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَوْ أَنَّ رَجُلًا جَهِلَ أَنْ يَكُونَ آخِرُ عَهْدِهِ الطَّوَافَ بِالْبَيْتِ، حَتَّى صَدَرَ. لَمْ أَرَ عَلَيْهِ شَيْئًا. إِلَّا أَنْ يَكُونَ قَرِيبًا فَيَرْجِعَ فَيَطُوفَ بِالْبَيْتِ. ثُمَّ يَنْصَرِفَ إِذَا كَانَ قَدْ أَفَاضَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qui a dit : « Celui qui a accompli le ṭawāf al-ifāḍa [le ṭawāf obligatoire du ḥajj, après ʿArafa], Allah a parachevé son ḥajj. Si rien ne l'a retenu, il lui sied que son dernier acte soit le ṭawāf autour de la Maison ; et si quelque chose l'a retenu, ou lui est survenu, Allah a [tout de même] parachevé son ḥajj. » Mālik a dit : « Si un homme ignore que son dernier acte doit être le ṭawāf autour de la Maison, au point de repartir, je ne suis pas d'avis qu'il lui incombe quoi que ce soit, à moins qu'il ne soit proche : il revient alors, accomplit le ṭawāf autour de la Maison, puis s'en va, dès lors qu'il a accompli le ṭawāf al-ifāḍa. »
- Dispositions diverses sur le ṭawāfبَابُ جَامِعِ الطَّوَافِ
-
851
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الْأَسْوَدِ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ نَوْفَلٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ زَيْنَبَ بِنْتِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا قَالَتْ: شَكَوْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنِّي أَشْتَكِي فَقَالَ: " طُوفِي مِنْ وَرَاءِ النَّاسِ وَأَنْتِ رَاكِبَةٌ، قَالَتْ: فَطُفْتُ «. وَرَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَئِذٍ» يُصَلِّي إِلَى جَانِبِ الْبَيْتِ وَهُوَ يَقْرَأُ بِالطُّورِ وَكِتَابٍ مَسْطُورٍ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū al-Aswad Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Nawfal, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après Zaynab bint Abī Salama, d'après Umm Salama, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui a dit : « Je me plaignis au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, d'être souffrante. Il dit : “Accomplis le ṭawāf derrière les gens, sur ta monture.” Je fis donc le ṭawāf, tandis que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait alors à côté de la Maison en récitant “Par le Mont ! Et par un Livre tracé” [52 : 1-2]. »
Une autre édition du texte ajoute ici « montée sur mon chameau », glose d'az-Zurqānī passée dans le texte.
-
852
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ، أَنَّ أَبَا مَاعِزٍ الْأَسْلَمِيَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ سُفْيَانَ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ كَانَ جَالِسًا مَعَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ. فَجَاءَتْهُ امْرَأَةٌ تَسْتَفْتِيهِ. فَقَالَتْ: إِنِّي أَقْبَلْتُ، أُرِيدُ أَنْ أَطُوفَ بِالْبَيْتِ. حَتَّى إِذَا كُنْتُ عِنْدَ بَابِ الْمَسْجِدِ هَرَقْتُ الدِّمَاءَ. فَرَجَعْتُ حَتَّى ذَهَبَ ذَلِكَ عَنِّي. ثُمَّ أَقْبَلْتُ حَتَّى إِذَا كُنْتُ عِنْدَ بَابِ الْمَسْجِدِ هَرَقْتُ الدِّمَاءَ. فَرَجَعْتُ حَتَّى ذَهَبَ ذَلِكَ عَنِّي. ثُمَّ أَقْبَلْتُ، حَتَّى إِذَا كُنْتُ عِنْدَ بَابِ الْمَسْجِدِ هَرَقْتُ الدِّمَاءَ. فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: «إِنَّمَا ذَلِكِ رَكْضَةٌ مِنَ الشَّيْطَانِ. فَاغْتَسِلِي ثُمَّ اسْتَثْفِرِي بِثَوْبٍ ثُمَّ طُوفِي»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zubayr al-Makkī, qu'Abū Māʿiz al-Aslamī ʿAbd Allāh ibn Sufyān l'a informé qu'il était assis avec ʿAbd Allāh ibn ʿUmar lorsqu'une femme vint le consulter. Elle dit : « Je suis venue avec l'intention d'accomplir le ṭawāf autour de la Maison ; arrivée à la porte de la mosquée, j'ai perdu du sang. Je suis repartie jusqu'à ce que cela me quitte, puis je suis revenue ; arrivée à la porte de la mosquée, j'ai perdu du sang. Je suis repartie jusqu'à ce que cela me quitte, puis je suis revenue ; arrivée à la porte de la mosquée, j'ai perdu du sang. » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dit : « Ce n'est là qu'un coup de pied du diable. Accomplis le ghusl [lavage rituel du corps entier], puis bande-toi d'une étoffe, puis accomplis le ṭawāf. »
Ibn ʿUmar a jugé que ce sang n'était pas celui des menstrues (Ibn ʿAbd al-Barr, cité par az-Zurqānī).
-
853
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ سَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ كَانَ «إِذَا دَخَلَ مَكَّةَ مُرَاهِقًا خَرَجَ إِلَى عَرَفَةَ. قَبْلَ أَنْ يَطُوفَ بِالْبَيْتِ، وَبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ ثُمَّ يَطُوفُ بَعْدَ أَنْ يَرْجِعَ» قَالَ مَالِكٌ: " وَذَلِكَ وَاسِعٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ: هَلْ يَقِفُ الرَّجُلُ فِي الطَّوَافِ بِالْبَيْتِ الْوَاجِبِ عَلَيْهِ، يَتَحَدَّثُ مَعَ الرَّجُلِ؟ فَقَالَ: لَا أُحِبُّ ذَلِكَ لَهُ " قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَطُوفُ أَحَدٌ بِالْبَيْتِ، وَلَا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ إِلَّا وَهُوَ طَاهِرٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, lorsqu'il entrait à La Mecque pressé par le temps, partait pour ʿArafa avant d'accomplir le ṭawāf autour de la Maison et [le saʿy] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, puis accomplissait le ṭawāf après son retour. Mālik a dit : « Il y a de la latitude en cela, si Allah le veut. » On demanda à Mālik : « L'homme peut-il s'arrêter, pendant le ṭawāf autour de la Maison qui lui est obligatoire, pour converser avec quelqu'un ? » Il dit : « Je n'aime pas cela pour lui. » Mālik a dit : « Nul n'accomplit le ṭawāf autour de la Maison, ni [le saʿy] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, sans être en état de pureté. »
Pressé par le temps [murāhiq] : au point de craindre de manquer la station à ʿArafa (az-Zurqānī).
- Commencer par aṣ-Ṣafā dans le saʿyبَابُ الْبَدْءِ بِالصَّفَا فِي السَّعْيِ
-
854
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: حِينَ خَرَجَ مِنَ الْمَسْجِدِ وَهُوَ يُرِيدُ الصَّفَا، وَهُوَ يَقُولُ: «نَبْدَأُ بِمَا بَدَأَ اللَّهُ بِهِ» فَبَدَأَ بِالصَّفَا
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad ibn ʿAlī, d'après son père, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, qui a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire, lorsqu'il sortit de la mosquée en se dirigeant vers aṣ-Ṣafā : “Nous commençons par ce par quoi Allah a commencé.” » Et il commença par aṣ-Ṣafā.
-
855
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ إِذَا وَقَفَ عَلَى الصَّفَا يُكَبِّرُ ثَلَاثًا، وَيَقُولُ: «لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ. لَا شَرِيكَ لَهُ. لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ. يَصْنَعُ ذَلِكَ ثَلَاثَ مَرَّاتٍ. وَيَدْعُو». وَيَصْنَعُ عَلَى الْمَرْوَةِ مِثْلَ ذَلِكَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad ibn ʿAlī, d'après son père, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il se tenait sur aṣ-Ṣafā, prononçait trois fois le takbīr [« Allāhu akbar »] et disait : « Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé. À Lui la royauté et à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. » Il faisait cela trois fois, et il invoquait. Et il faisait de même sur al-Marwa.
-
856
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّهُ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ وَهُوَ عَلَى الصَّفَا يَدْعُو يَقُولُ: " اللَّهُمَّ إِنَّكَ قُلْتَ: {ادْعُونِي أَسْتَجِبْ لَكُمْ} [غافر: 60]، وَإِنَّكَ لَا تُخْلِفُ الْمِيعَادَ، وَإِنِّي أَسْأَلُكَ كَمَا هَدَيْتَنِي لِلْإِسْلَامِ أَنْ لَا تَنْزِعَهُ مِنِّي. حَتَّى تَتَوَفَّانِي وَأَنَا مُسْلِمٌ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'il entendit ʿAbd Allāh ibn ʿUmar invoquer sur aṣ-Ṣafā en disant : « Ô Allah, Tu as dit : “Invoquez-Moi, Je vous exaucerai” [40 : 60], et Tu ne manques pas à la promesse. Je Te demande, de même que Tu m'as guidé vers l'islam, de ne pas me le retirer, jusqu'à ce que Tu me fasses mourir musulman. »
- Dispositions diverses sur le saʿyبَابُ جَامِعِ السَّعْيِ
-
857
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: قُلْتُ لِعَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ وَأَنَا يَوْمَئِذٍ حَدِيثُ السِّنِّ، أَرأَيْتِ قَوْلَ اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى {إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِنْ شَعَائِرِ اللَّهِ فَمَنْ حَجَّ الْبَيْتَ أَوِ اعْتَمَرَ فَلَا جُنَاحَ} [البقرة: 158] عَلَيْهِ أَنْ يَطَّوَّفَ بِهِمَا، فَمَا عَلَى الرَّجُلِ شَيْءٌ أَنْ لَا يَطَّوَّفَ بِهِمَا. فَقَالَتْ عَائِشَةُ كَلَّا. " لَوْ كَانَ كَمَا تَقُولُ، لَكَانَتْ فَلَا جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ لَا يَطَّوَّفَ بِهِمَا. إِنَّمَا نَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةُ فِي الْأَنْصَارِ كَانُوا يُهِلُّونَ لِمَنَاةَ وَكَانَتْ مَنَاةُ حَذْوَ قُدَيْدٍ وَكَانُوا يَتَحَرَّجُونَ أَنْ يَطُوفُوا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، فَلَمَّا جَاءَ الْإِسْلَامُ. سَأَلُوا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ ذَلِكَ. فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى {إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِنْ شَعَائِرِ اللَّهِ فَمَنْ حَجَّ الْبَيْتَ أَوِ اعْتَمَرَ فَلَا جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ يَطَّوَّفَ بِهِمَا} [البقرة: 158] "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qui a dit : « Je dis à ʿĀʾisha, mère des croyants, alors que j'étais jeune : “Que penses-tu de la parole d'Allah, béni et exalté soit-Il : ‘Aṣ-Ṣafā et al-Marwa sont parmi les rites d'Allah. Quiconque accomplit le ḥajj à la Maison ou la ʿumra [petit pèlerinage], nul grief à lui de faire le parcours entre les deux’ [2 : 158] ? Il n'y aurait donc rien à reprocher à l'homme qui ne ferait pas le parcours entre les deux.” ʿĀʾisha dit : “Nullement. S'il en était comme tu le dis, ce serait : ‘nul grief à lui de ne pas faire le parcours entre les deux’. Ce verset n'a été révélé qu'au sujet des Anṣār : ils se sacralisaient pour Manāt, et Manāt se trouvait en face de Qudayd, et ils éprouvaient de la gêne à faire le parcours entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. Lorsque l'islam vint, ils interrogèrent le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à ce sujet, et Allah, béni et exalté soit-Il, révéla : ‘Aṣ-Ṣafā et al-Marwa sont parmi les rites d'Allah. Quiconque accomplit le ḥajj à la Maison ou la ʿumra, nul grief à lui de faire le parcours entre les deux’ [2 : 158].” »
-
858
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ سَوْدَةَ بِنْتَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، كَانَتْ عِنْدَ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ «فَخَرَجَتْ تَطُوفُ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ فِي حَجٍّ أَوْ عُمْرَةٍ، مَاشِيَةً، وَكَانَتِ امْرَأَةً ثَقِيلَةً. فَجَاءَتْ حِينَ انْصَرَفَ النَّاسُ مِنَ الْعِشَاءِ. فَلَمْ تَقْضِ طَوَافَهَا. حَتَّى نُودِيَ بِالْأُولَى مِنَ الصُّبْحِ. فَقَضَتْ طَوَافَهَا فِيمَا بَيْنَهُ وَبَيْنَهَا» وَكَانَ عُرْوَةُ، إِذَا رَآهُمْ يَطُوفُونَ عَلَى الدَّوَابِّ، يَنْهَاهُمْ أَشَدَّ النَّهْيِ. فَيَعْتَلُّونَ لَهُ بِالْمَرَضِ حَيَاءً مِنْهُ، فَيَقُولُ لَنَا، فِيمَا بَيْنَنَا وَبَيْنَهُ: «لَقَدْ خَابَ هَؤُلَاءِ وَخَسِرُوا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مالِكٌ: " مَنْ نَسِيَ السَّعْيَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، فِي عُمْرَةٍ. فَلَمْ يَذْكُرْ حَتَّى يَسْتَبْعِدَ مِنْ مَكَّةَ: أَنَّهُ يَرْجِعُ فَيَسْعَى. وَإِنْ كَانَ قَدْ أَصَابَ النِّسَاءَ، فَلْيَرْجِعْ، فَلْيَسْعَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. حَتَّى يُتِمَّ مَا بَقِيَ عَلَيْهِ مِنْ تِلْكَ الْعُمْرَةِ ثُمَّ عَلَيْهِ عُمْرَةٌ أُخْرَى وَالْهَدْيُ " قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مالِكٌ عَنْ الرَّجُلِ يَلْقَاهُ الرَّجُلُ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، فَيَقِفُ مَعَهُ يُحَدِّثُهُ؟ فَقَالَ: «لَا أُحِبُّ لَهُ ذَلِكَ» قَالَ مالِكٍ: «وَمَنْ نَسِيَ مِنْ طَوَافِهِ شَيْئًا، أَوْ شَكَّ فِيهِ، فَلَمْ يَذْكُرْ إِلَّا وَهُوَ يَسْعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. فَإِنَّهُ يَقْطَعُ سَعْيَهُ. ثُمَّ يُتِمُّ طَوَافَهُ بِالْبَيْتِ عَلَى مَا يَسْتَيْقِنُ. وَيَرْكَعُ رَكْعَتَيِ الطَّوَافِ. ثُمَّ يَبْتَدِئُ سَعْيَهُ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que Sawda bint ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qui était l'épouse de ʿUrwa ibn az-Zubayr, sortit accomplir le parcours entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, lors d'un ḥajj ou d'une ʿumra, à pied ; c'était une femme corpulente. Elle arriva lorsque les gens se retiraient de [la prière du] ʿishāʾ, et elle n'avait pas achevé son parcours lorsqu'on fit le premier appel du ṣubḥ : elle acheva donc son parcours dans l'intervalle entre l'un et l'autre. ʿUrwa, lorsqu'il les voyait faire le parcours sur des montures, le leur interdisait avec la plus grande fermeté. Ils prétextaient alors la maladie, par pudeur envers lui, et il nous disait, entre nous et lui : « Ceux-là ont échoué et sont perdants. » Mālik a dit : « Celui qui oublie le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa lors d'une ʿumra et ne s'en souvient qu'une fois éloigné de La Mecque, revient et accomplit le saʿy. S'il a eu des rapports avec les femmes, qu'il revienne et accomplisse le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, afin d'achever ce qui lui restait de cette ʿumra ; puis il lui incombe une autre ʿumra et le hady [bête offerte en sacrifice à La Mecque]. » On interrogea Mālik au sujet de l'homme qu'un autre rencontre entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa et qui s'arrête avec lui pour converser. Il dit : « Je n'aime pas cela pour lui. » Mālik a dit : « Celui qui a oublié une partie de son ṭawāf, ou en doute, et ne s'en souvient qu'en accomplissant le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, interrompt son saʿy, puis complète son ṭawāf autour de la Maison sur ce dont il est certain, accomplit les deux rakʿa du ṭawāf, puis recommence son saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. »
-
859
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدِ، بْنِ عَلِيٍّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «إِذَا نَزَلَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، مَشَى حَتَّى إِذَا انْصَبَّتْ قَدَمَاهُ فِي بَطْنِ الْوَادِي، سَعَى حَتَّى يَخْرُجَ مِنْهُ» قَالَ مَالِكٌ: فِي رَجُلٍ جَهِلَ فَبَدَأَ بِالسَّعْيِ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، قَبْلَ أَنْ يَطُوفَ بِالْبَيْتِ؟ قَالَ: «لِيَرْجِعْ. فَلْيَطُفْ بِالْبَيْتِ. ثُمَّ لْيَسْعَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. وَإِنْ جَهِلَ ذَلِكَ حَتَّى يَخْرُجَ مِنْ مَكَّةَ وَيَسْتَبْعِدَ. فَإِنَّهُ يَرْجِعُ إِلَى مَكَّةَ فَيَطُوفُ بِالْبَيْتِ وَيَسْعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. وَإِنْ كَانَ أَصَابَ النِّسَاءَ رَجَعَ، فَطَافَ بِالْبَيْتِ وَسَعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. حَتَّى يُتِمَّ مَا بَقِيَ عَلَيْهِ مِنْ تِلْكَ الْعُمْرَةِ. ثُمَّ عَلَيْهِ عُمْرَةٌ أُخْرَى وَالْهَدْيُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad ibn ʿAlī, d'après son père, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il descendait entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, marchait ; puis, quand ses pieds descendaient au creux de la vallée, il pressait le pas jusqu'à en sortir. Mālik a dit, au sujet d'un homme qui, par ignorance, commence par le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa avant d'accomplir le ṭawāf autour de la Maison : « Qu'il revienne, accomplisse le ṭawāf autour de la Maison, puis le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. S'il l'ignore jusqu'à sortir de La Mecque et s'en éloigner, il revient à La Mecque, accomplit le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. S'il a eu des rapports avec les femmes, il revient, accomplit le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, afin d'achever ce qui lui restait de cette ʿumra ; puis il lui incombe une autre ʿumra et le hady. »
Ibn ʿAbd al-Barr, cité par az-Zurqānī : Yaḥyā dit « entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa », les autres transmetteurs du Muwaṭṭaʾ « d'aṣ-Ṣafā ».
- Le jeûne du jour de ʿArafaبَابُ صِيَامِ يَوْمِ عَرَفَةَ
-
860
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ عُمَيْرٍ مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ أُمِّ الْفَضْلِ بِنْتِ الْحَارِثِ، " أَنَّ نَاسًا تَمَارَوْا عِنْدَهَا يَوْمَ عَرَفَةَ فِي صِيَامِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَقَالَ بَعْضُهُمْ: هُوَ صَائِمٌ، وَقَالَ بَعْضُهُمْ: لَيْسَ بِصَائِمٍ. فَأَرْسَلْتُ إِلَيْهِ بِقَدَحِ لَبَنٍ وَهُوَ وَاقِفٌ عَلَى بَعِيرٍ بِعَرَفَةَ فَشَرِبَ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā [affranchi] de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après ʿUmayr, mawlā de ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, d'après Umm al-Faḍl bint al-Ḥārith, que des gens se disputèrent auprès d'elle, le jour de ʿArafa, au sujet du jeûne du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Certains dirent : « Il jeûne », et d'autres dirent : « Il ne jeûne pas. » « Je lui envoyai alors une coupe de lait, alors qu'il se tenait sur un chameau, à ʿArafa, et il but. »
-
861
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، أَنَّ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ كَانَتْ «تَصُومُ يَوْمَ عَرَفَةَ»، قَالَ الْقَاسِمُ: وَلَقَدْ رَأَيْتُهَا عَشِيَّةَ عَرَفَةَ، يَدْفَعُ الْإِمَامُ ثُمَّ تَقِفُ حَتَّى يَبْيَضَّ مَا بَيْنَهَا وَبَيْنَ النَّاسِ مِنَ الْأَرْضِ، ثُمَّ تَدْعُو بِشَرَابٍ فَتُفْطِرُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, que ʿĀʾisha, mère des croyants, jeûnait le jour de ʿArafa. Al-Qāsim a dit : « Je l'ai vue, le soir de ʿArafa : l'imām s'élançait [vers Muzdalifa], et elle restait sur place jusqu'à ce que le sol s'éclaircisse entre elle et les gens ; puis elle demandait une boisson et rompait le jeûne. »
Jusqu'à ce que le sol s'éclaircisse : jusqu'à ce qu'il se vide, les gens étant partis (az-Zurqānī).
- Ce qui est rapporté sur le jeûne des jours de Mināبَابُ مَا جَاءَ فِي صِيَامِ أَيَّامِ مِنًى
-
862
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «نَهَى عَنْ صِيَامِ أَيَّامِ مِنًى»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Sulaymān ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit de jeûner les jours de Minā.
-
863
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: بَعَثَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ حُذَافَةَ أَيَّامَ مِنًى يَطُوفُ. يَقُولُ: «إِنَّمَا هِيَ أَيَّامُ أَكْلٍ وَشُرْبٍ وَذِكْرِ اللَّهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, envoya ʿAbd Allāh ibn Ḥudhāfa, les jours de Minā, circuler [parmi les gens] en disant : « Ce ne sont que des jours où l'on mange, où l'on boit et où l'on évoque Allah. »
-
864
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " نَهَى عَنْ صِيَامِ يَوْمَيْنِ: يَوْمِ الْفِطْرِ، وَيَوْمِ الْأَضْحَى "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit de jeûner deux jours : le jour du Fiṭr et le jour de l'Aḍḥā.
-
865
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْهَادِي، عَنْ أَبِي مُرَّةَ مَوْلَى أُمِّ هَانِئٍ امْرَأَةِ عَقِيلِ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِي أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ دَخَلَ عَلَى أَبِيهِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِي فَوَجَدَهُ يَأْكُلُ. قَالَ: فَدَعَانِي. فَقُلْتُ لَهُ: إِنِّي صَائِمٌ. فَقَالَ: لِي: «هَذِهِ الْأَيَّامُ الَّتِي نَهَانَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ صِيَامِهِنَّ، وَأَمَرَنَا بِفِطْرِهِنَّ» قَالَ مَالِكٌ: «وَهِيَ أَيَّامُ التَّشْرِيقِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn ʿAbd Allāh ibn al-Hādī, d'après Abū Murra, mawlā d'Umm Hāniʾ, épouse de ʿAqīl ibn Abī Ṭālib, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ, qui l'a informé qu'il entra chez son père ʿAmr ibn al-ʿĀṣ et le trouva en train de manger. Il a dit : « Il m'invita [à manger]. Je lui dis : “Je jeûne.” Il me dit : “Ce sont les jours que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, nous a interdit de jeûner et où il nous a ordonné de rompre le jeûne.” » Mālik a dit : « Ce sont les jours du tashrīq [les trois jours qui suivent le jour du Sacrifice]. »
Une autre édition du texte porte « sœur de ʿAqīl ibn Abī Ṭālib ».
- Les bêtes qu'il est permis d'offrir en hadyبَابُ مَا يَجُوزُ مِنَ الْهَدْيِ
-
866
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَهْدَى جَمَلًا كَانَ لِأَبِي جَهْلِ بْنِ هِشَامٍ فِي حَجٍّ أَوْ عُمْرَةٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, offrit en hady un chameau mâle qui avait appartenu à Abū Jahl ibn Hishām, lors d'un ḥajj ou d'une ʿumra.
Ibn ʿAbd al-Barr, cité par az-Zurqānī : Yaḥyā est seul à mentionner Nāfiʿ dans cette chaîne ; les autres transmetteurs du Muwaṭṭaʾ disent « Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ».
-
867
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَأَى رَجُلًا يَسُوقُ بَدَنَةً، فَقَالَ: «ارْكَبْهَا»، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. إِنَّهَا بَدَنَةٌ. فَقَالَ: «ارْكَبْهَا»، «وَيْلَكَ» فِي الثَّانِيَةِ أَوِ الثَّالِثَةِ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vit un homme conduire une badana [chameau ou chamelle d'offrande] et dit : « Monte-la. » L'homme dit : « Ô Messager d'Allah, c'est une badana. » Il dit : « Monte-la, malheur à toi ! », à la deuxième ou à la troisième fois.
-
868
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّهُ كَانَ يَرَى عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «يُهْدِي فِي الْحَجِّ بَدَنَتَيْنِ بَدَنَتَيْنِ، وَفِي الْعُمْرَةِ بَدَنَةً بَدَنَةً». قَالَ: «وَرَأَيْتُهُ فِي الْعُمْرَةِ يَنْحَرُ بَدَنَةً وَهِيَ قَائِمَةٌ فِي دَارِ خَالِدِ بْنِ أَسِيدٍ». وَكَانَ فِيهَا مَنْزِلُهُ. قَالَ: «وَلَقَدْ رَأَيْتُهُ طَعَنَ فِي لَبَّةِ بَدَنَتِهِ، حَتَّى خَرَجَتِ الْحَرْبَةُ مِنْ تَحْتِ كَتِفِهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qu'il voyait ʿAbd Allāh ibn ʿUmar offrir en hady, lors du ḥajj, deux badana à chaque fois, et lors de la ʿumra, une badana à chaque fois. Il a dit : « Je l'ai vu, lors de la ʿumra, égorger une badana debout, dans la demeure de Khālid ibn Asīd, où il logeait. » Il a dit : « Et je l'ai vu frapper sa badana au haut du poitrail, au point que la lance ressortit par-dessous son épaule. »
-
869
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ عَبْدِ الْعَزِيزِ أَهْدَى جَمَلًا فِي حَجٍّ أَوْ عُمْرَةٍ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz offrit en hady un chameau mâle lors d'un ḥajj ou d'une ʿumra.
-
870
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ الْقَارِئِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَيَّاشِ بْنِ أَبِي رَبِيعَةَ الْمَخْزُومِيَّ: أَهْدَى بَدَنَتَيْنِ، إِحْدَاهُمَا نَجِيبَةٌ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Jaʿfar al-Qāriʾ, que ʿAbd Allāh ibn ʿAyyāsh ibn Abī Rabīʿa al-Makhzūmī offrit en hady deux badana, dont l'une était une najība.
Najība : chamelle de selle, rapide. Une autre édition du texte porte « bukhtiyya », chamelle de la race bukht, robuste et à deux bosses ; az-Zurqānī rapporte les deux leçons (d'après al-Mashāriq).
-
871
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «إِذَا نُتِجَتِ الْبَدَنَةُ، فَلْيُحْمَلْ وَلَدُهَا حَتَّى يُنْحَرَ مَعَهَا، فَإِنْ لَمْ يُوجَدْ لَهُ مَحْمَلٌ حُمِلَ عَلَى أُمِّهِ حَتَّى يُنْحَرَ مَعَهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Lorsque la badana met bas, que son petit soit porté jusqu'à être égorgé avec elle ; si l'on ne trouve pas de quoi le porter, il est porté sur sa mère jusqu'à être égorgé avec elle. »
-
872
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ أَبَاهُ قَالَ: «إِذَا اضْطُرِرْتَ إِلَى بَدَنَتِكَ فَارْكَبْهَا رُكُوبًا غَيْرَ فَادِحٍ، وَإِذَا اضْطُرِرْتَ إِلَى لَبَنِهَا فَاشْرَبْ، بَعْدَمَا يَرْوَى فَصِيلُهَا، فَإِذَا نَحَرْتَهَا فَانْحَرْ فَصِيلَهَا مَعَهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père a dit : « Si tu es contraint de recourir à ta badana, monte-la sans l'accabler ; si tu es contraint de recourir à son lait, bois-en après que son petit s'est désaltéré ; et lorsque tu l'égorges, égorge son petit avec elle. »
- La manière de faire avec le hady lorsqu'on le conduitبَابُ الْعَمَلِ فِي الْهَدْيِ حِينَ يُسَاقُ
-
873
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ كَانَ: «إِذَا أَهْدَى هَدْيًا مِنَ الْمَدِينَةِ، قَلَّدَهُ وَأَشْعَرَهُ بِذِي الْحُلَيْفَةِ. يُقَلِّدُهُ قَبْلَ أَنْ يُشْعِرَهُ. وَذَلِكَ فِي مَكَانٍ وَاحِدٍ. وَهُوَ مُوَجَّهٌ لِلْقِبْلَةِ. يُقَلِّدُهُ بِنَعْلَيْنِ، وَيُشْعِرُهُ مِنَ الشِّقِّ الْأَيْسَرِ. ثُمَّ يُسَاقُ مَعَهُ حَتَّى يُوقَفَ بِهِ مَعَ النَّاسِ بِعَرَفَةَ. ثُمَّ يَدْفَعُ بِهِ مَعَهُمْ إِذَا دَفَعُوا. فَإِذَا قَدِمَ مِنًى غَدَاةَ النَّحْرِ. نَحَرَهُ قَبْلَ أَنْ يَحْلِقَ أَوْ يُقَصِّرَ. وَكَانَ هُوَ يَنْحَرُ هَدْيَهُ بِيَدِهِ. يَصُفُّهُنَّ قِيَامًا، وَيُوَجِّهُهُنَّ الْقِبْلَةَ. ثُمَّ يَأْكُلُ وَيُطْعِمُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que lorsqu'il offrait un hady depuis Médine, il lui mettait le collier [taqlīd] et le marquait [ishʿār : incision de la bosse] à Dhū al-Ḥulayfa. Il lui mettait le collier avant de le marquer, cela en un même lieu, la bête étant tournée vers la qibla. Il lui suspendait deux sandales en collier et le marquait du côté gauche. Puis la bête était conduite avec lui jusqu'à être tenue en station avec les gens à ʿArafa ; puis il la faisait partir avec eux lorsqu'ils s'élançaient. Arrivé à Minā au matin du jour du Sacrifice, il l'égorgeait avant de se raser ou de se raccourcir les cheveux. Il égorgeait lui-même son hady, de sa main : il alignait les bêtes debout et les tournait vers la qibla. Puis il en mangeait et en donnait à manger.
-
874
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ إِذَا طَعَنَ فِي سَنَامِ هَدْيِهِ، وَهُوَ يُشْعِرُهُ قَالَ: «بِسْمِ اللَّهِ وَاللَّهُ أَكْبَرُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il entaillait la bosse de son hady en le marquant, disait : « Au nom d'Allah, et Allah est le plus grand. »
-
875
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «الْهَدْيُ مَا قُلِّدَ وَأُشْعِرَ وَوُقِفَ بِهِ بِعَرَفَةَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Le hady est ce qui a reçu le collier, a été marqué et a été tenu en station à ʿArafa. »
-
876
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُجَلِّلُ بُدْنَهُ الْقُبَاطِيَّ، وَالْأَنْمَاطَ وَالْحُلَلَ. ثُمَّ يَبْعَثُ بِهَا إِلَى الْكَعْبَةِ فَيَكْسُوهَا إِيَّاهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar couvrait ses badana de qubāṭī, d'anmāṭ et de ḥulal, puis les envoyait à la Kaʿba et l'en revêtait.
Qubāṭī : fines étoffes de lin d'Égypte ; anmāṭ : étoffes de laine colorées ; ḥulal : parures de deux pièces (az-Zurqānī).
-
877
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ دِينَارٍ، مَا كَانَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ يَصْنَعُ بِجِلَالِ بُدْنِهِ حِينَ كُسِيَتِ الْكَعْبَةُ هَذِهِ الْكِسْوَةَ؟ فَقَالَ: «كَانَ يَتَصَدَّقُ بِهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il demanda à ʿAbd Allāh ibn Dīnār : « Que faisait ʿAbd Allāh ibn ʿUmar des housses de ses badana lorsque la Kaʿba reçut ce revêtement-ci ? » Il dit : « Il les donnait en aumône. »
-
878
وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «فِي الضَّحَايَا وَالْبُدْنِ، الثَّنِيُّ فَمَا فَوْقَهُ»
Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Pour les bêtes de sacrifice [ḍaḥāyā] et les badana : le thanī [bête ayant ses incisives d'adulte] et ce qui est plus âgé. »
-
879
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «لَا يَشُقُّ جِلَالَ بُدْنِهِ وَلَا يُجَلِّلُهَا حَتَّى يَغْدُوَ مِنْ مِنًى إِلَى عَرَفَةَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne fendait pas les housses de ses badana, et ne les en couvrait pas avant de partir, au matin, de Minā vers ʿArafa.
-
880
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ لِبَنِيهِ: «يَا بَنِيَّ لَا يُهْدِيَنَّ أَحَدُكُمْ لِلَّهِ مِنَ الْبُدْنِ شَيْئًا يَسْتَحْيِي أَنْ يُهْدِيَهُ لِكَرِيمِةٍ. فَإِنَّ اللَّهَ أَكْرَمُ الْكُرَمَاءِ. وَأَحَقُّ مَنِ اخْتِيرَ لَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il disait à ses fils : « Mes fils, qu'aucun de vous n'offre à Allah en hady une badana qu'il aurait honte d'offrir à quelqu'un qu'il honore, car Allah est le plus noble des nobles et Celui pour qui il est le plus légitime de choisir [ce qu'il y a de meilleur]. »
- La manière de faire avec le hady lorsqu'il dépérit ou s'égareبَابُ الْعَمَلِ فِي الْهَدْيِ إِذَا عَطِبَ أَوْ ضَلَّ
-
881
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ صَاحِبَ هَدْيِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. كَيْفَ أَصْنَعُ بِمَا عَطِبَ مِنَ الْهَدْيِ؟ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «كُلُّ بَدَنَةٍ عَطِبَتْ مِنَ الْهَدْيِ فَانْحَرْهَا. ثُمَّ أَلْقِ قِلَادَتَهَا فِي دَمِهَا، ثُمَّ خَلِّ بَيْنَهَا وَبَيْنَ النَّاسِ يَأْكُلُونَهَا»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que celui qui avait la charge du hady du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Ô Messager d'Allah, que dois-je faire du hady qui dépérit [en route] ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Toute badana du hady qui dépérit, égorge-la, puis jette son collier dans son sang, puis laisse-la aux gens, qu'ils la mangent. »
-
882
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ سَاقَ بَدَنَةً تَطَوُّعًا فَعَطِبَتْ فَنَحَرَهَا ثُمَّ خَلَّى بَيْنَهَا وَبَيْنَ النَّاسِ يَأْكُلُونَهَا، فَلَيْسَ عَلَيْهِ شَيْءٌ. وَإِنْ أَكَلَ مِنْهَا، أَوْ أَمَرَ مَنْ يَأْكُلُ مِنْهَا، غَرِمَهَا،» وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ الدِّيلِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ مِثْلَ ذَلِكَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qui a dit : « Celui qui conduit une badana à titre surérogatoire, qu'elle dépérit, qu'il l'égorge puis la laisse aux gens pour qu'ils la mangent, il ne lui incombe rien. Mais s'il en mange, ou ordonne à quelqu'un d'en manger, il en doit le remplacement. » Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Thawr ibn Zayd ad-Dīlī, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, la même chose.
-
883
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ أَهْدَى بَدَنَةً، جَزَاءً أَوْ نَذْرًا. أَوْ هَدْيَ تَمَتُّعٍ، فَأُصِيبَتْ فِي الطَّرِيقِ فَعَلَيْهِ الْبَدَلُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, qui a dit : « Celui qui offre une badana en compensation [jazāʾ, pour un gibier tué], ou par vœu, ou comme hady du tamattuʿ [ʿumra accomplie pendant les mois du ḥajj, suivie du ḥajj la même année], et qu'il lui arrive malheur en route, en doit le remplacement. »
-
884
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ أَهْدَى بَدَنَةً ثُمَّ ضَلَّتْ أَوْ مَاتَتْ. فَإِنَّهَا إِنْ كَانَتْ نَذْرًا، أَبْدَلَهَا. وَإِنْ كَانَتْ تَطَوُّعًا، فَإِنْ شَاءَ أَبْدَلَهَا وَإِنْ شَاءَ تَرَكَهَا» وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَهْلَ الْعِلْمِ يَقُولُونَ: «لَا يَأْكُلُ صَاحِبُ الْهَدْيِ مِنَ الْجَزَاءِ وَالنُّسُكِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qui a dit : « Celui qui offre une badana, puis qu'elle s'égare ou meurt : si elle était due par vœu, il la remplace ; si elle était surérogatoire, il la remplace s'il le veut, ou y renonce s'il le veut. » Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu les gens de science dire : « Celui qui offre le hady ne mange pas de [celui de] la compensation [jazāʾ] ni de [celui du] nusuk [sacrifice dû au titre de la fidya, la compensation pour un interdit de l'iḥrām]. »
- Le hady du muḥrim qui a eu des rapports avec son épouseبَابُ هَدْيِ الْمُحْرِمِ إِذَا أَصَابَ أَهْلَهُ
-
885
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَعَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ وَأَبَا هُرَيْرَةَ سُئِلُوا: عَنْ رَجُلٍ أَصَابَ أَهْلَهُ وَهُوَ مُحْرِمٌ بِالْحَجِّ؟ فَقَالُوا: «يَنْفُذَانِ لِوَجْهِهِمَا حَتَّى يَقْضِيَا حَجَّهُمَا. ثُمَّ عَلَيْهِمَا حَجُّ قَابِلٍ وَالْهَدْيُ»، قَالَ وَقَالَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ: «وَإِذَا أَهَلَّا بِالْحَجِّ مِنْ عَامٍ قَابِلٍ تَفَرَّقَا حَتَّى يَقْضِيَا حَجَّهُمَا»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, ʿAlī ibn Abī Ṭālib et Abū Hurayra furent interrogés au sujet d'un homme qui avait eu des rapports avec son épouse alors qu'il était muḥrim [en état d'iḥrām, la sacralisation du pèlerin] pour le ḥajj. Ils dirent : « Ils poursuivent tous deux leur chemin jusqu'à achever leur ḥajj ; puis il leur incombe le ḥajj de l'année suivante et le hady. » Il a dit : ʿAlī ibn Abī Ṭālib a dit : « Et lorsqu'ils se sacralisent pour le ḥajj l'année suivante, ils se séparent jusqu'à achever leur ḥajj. »
-
886
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ يَقُولُ: مَا تَرَوْنَ فِي رَجُلٍ وَقَعَ بِامْرَأَتِهِ وَهُوَ مُحْرِمٌ؟ فَلَمْ يَقُلْ لَهُ الْقَوْمُ شَيْئًا. فَقَالَ سَعِيدٌ: إِنَّ رَجُلًا وَقَعَ بِامْرَأَتِهِ وَهُوَ مُحْرِمٌ، فَبَعَثَ إِلَى الْمَدِينَةِ يَسْأَلُ عَنْ ذَلِكَ. فَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ: يُفَرَّقُ بَيْنَهُمَا إِلَى عَامٍ قَابِلٍ، فَقَالَ سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيِّبِ: «لِيَنْفُذَا لِوَجْهِهِمَا. فَلْيُتِمَّا حَجَّهُمَا الَّذِي أَفْسَدَا. فَإِذَا فَرَغَا رَجَعَا. فَإِنْ أَدْرَكَهُمَا قَابِلٌ، فَعَلَيْهِمَا الْحَجُّ وَالْهَدْيُ. وَيُهِلَّانِ مِنْ حَيْثُ أَهَلَّا بِحَجِّهِمَا الَّذِي أَفْسَدَا. وَيَتَفَرَّقَانِ حَتَّى يَقْضِيَا حَجَّهُمَا» قَالَ مَالِكٌ: «يُهْدِيَانِ جَمِيعًا بَدَنَةً بَدَنَةً» قَالَ مَالِكٌ: فِي رَجُلٍ وَقَعَ بِامْرَأَتِهِ فِي الْحَجِّ، مَا بَيْنَهُ وَبَيْنَ أَنْ يَدْفَعَ مِنْ عَرَفَةَ وَيَرْمِيَ الْجَمْرَةَ: إِنَّهُ " يَجِبُ عَلَيْهِ الْهَدْيُ وَحَجُّ قَابِلٍ. قَالَ: فَإِنْ كَانَتْ إِصَابَتُهُ أَهْلَهُ بَعْدَ رَمْيِ الْجَمْرَةِ. فَإِنَّمَا عَلَيْهِ أَنْ يَعْتَمِرَ وَيُهْدِيَ. وَلَيْسَ عَلَيْهِ حَجُّ قَابِلٍ " قَالَ مَالِكٌ: " الَّذِي يُفْسِدُ الْحَجَّ أَوِ الْعُمْرَةَ. حَتَّى يَجِبَ فِي ذَلِكَ الْهَدْيُ فِي الْحَجِّ أَوِ الْعُمْرَةِ، الْتِقَاءُ الْخِتَانَيْنِ. وَإِنْ لَمْ يَكُنْ مَاءٌ دَافِقٌ، قَالَ: وَيُوجِبُ ذَلِكَ أَيْضًا الْمَاءُ الدَّافِقُ، إِذَا كَانَ مِنْ مُبَاشَرَةٍ. فَأَمَّا رَجُلٌ ذَكَرَ شَيْئًا، حَتَّى خَرَجَ مِنْهُ مَاءٌ دَافِقٌ، فَلَا أَرَى عَلَيْهِ شَيْئًا. قَالَ مَالِكٌ: وَلَوْ أَنَّ رَجُلًا قَبَّلَ امْرَأَتَهُ، وَلَمْ يَكُنْ مِنْ ذَلِكَ مَاءٌ دَافِقٌ، لَمْ يَكُنْ عَلَيْهِ فِي الْقُبْلَةِ إِلَّا الْهَدْيُ. قَالَ مَالِكٌ: لَيْسَ عَلَى الْمَرْأَةِ الَّتِي يُصِيبُهَا زَوْجُهَا، وَهِيَ مُحْرِمَةٌ مِرَارًا، فِي الْحَجِّ أَوِ الْعُمْرَةِ، وَهِيَ لَهُ فِي ذَلِكَ مُطَاوِعَةٌ. إِلَّا الْهَدْيُ وَحَجُّ قَابِلٍ. إِنْ أَصَابَهَا فِي الْحَجِّ. قَالَ: وَإِنْ كَانَ أَصَابَهَا فِي الْعُمْرَةِ، فَإِنَّمَا عَلَيْهَا قَضَاءُ الْعُمْرَةِ الَّتِي أَفْسَدَتْ وَالْهَدْيُ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il entendit Saʿīd ibn al-Musayyib dire : « Que pensez-vous d'un homme qui a eu des rapports avec sa femme alors qu'il était muḥrim ? » Les gens ne lui répondirent rien. Saʿīd dit : « Un homme eut des rapports avec sa femme alors qu'il était muḥrim, et il envoya quelqu'un à Médine interroger à ce sujet. Certains dirent : “On les sépare jusqu'à l'année suivante.” » Saʿīd ibn al-Musayyib dit : « Qu'ils poursuivent leur chemin et achèvent leur ḥajj qu'ils ont invalidé. Lorsqu'ils ont terminé, ils rentrent. Puis, si l'année suivante les trouve [en vie], il leur incombe le ḥajj et le hady. Ils se sacralisent à l'endroit où ils s'étaient sacralisés pour leur ḥajj qu'ils ont invalidé, et ils se séparent jusqu'à achever leur ḥajj. » Mālik a dit : « Ils offrent tous deux un hady, une badana chacun. » Mālik a dit, au sujet d'un homme qui a eu des rapports avec sa femme pendant le ḥajj, à quelque moment que ce soit avant d'avoir quitté ʿArafa et lapidé la jamra [stèle que l'on lapide à Minā] : « Il lui incombe le hady et le ḥajj de l'année suivante. » Il a dit : « Si ses rapports avec son épouse ont eu lieu après la lapidation de la jamra, il lui incombe seulement d'accomplir une ʿumra et d'offrir un hady, et il ne lui incombe pas le ḥajj de l'année suivante. » Mālik a dit : « Ce qui invalide le ḥajj ou la ʿumra, au point que le hady devienne obligatoire pour cela dans le ḥajj ou la ʿumra, c'est la rencontre des deux parties circoncises, même sans émission de liquide. » Il a dit : « L'émission de liquide l'entraîne aussi, lorsqu'elle résulte d'un contact charnel. Quant à l'homme qui a pensé à quelque chose jusqu'à ce que du liquide sorte de lui, je ne suis pas d'avis qu'il lui incombe quoi que ce soit. Si un homme embrasse sa femme sans qu'il en résulte d'émission, il ne lui incombe, pour le baiser, que le hady. Et la femme avec qui son mari a des rapports à plusieurs reprises alors qu'elle est muḥrima, pendant le ḥajj ou la ʿumra, et qui y consent, n'est tenue que du hady et du ḥajj de l'année suivante, s'il a eu ces rapports avec elle pendant le ḥajj ; s'il les a eus pendant la ʿumra, elle n'est tenue que de refaire la ʿumra qu'elle a invalidée, et du hady. »
- Le hady de celui qui a manqué le ḥajjبَابُ هَدْيِ مَنْ فَاتَهُ الْحَجُّ
-
887
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ قَالَ: أَخْبَرَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ يَسَارٍ، أَنَّ أَبَا أَيُّوبَ الْأَنْصَارِيَّ خَرَجَ حَاجًّا حَتَّى إِذَا كَانَ بِالنَّازِيَةِ مِنْ طَرِيقِ مَكَّةَ. أَضَلَّ رَوَاحِلَهُ. وَإِنَّهُ قَدِمَ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ يَوْمَ النَّحْرِ. فَذَكَرَ ذَلِكَ لَهُ. فَقَالَ عُمَرُ: «اصْنَعْ مَا يَصْنَعُ الْمُعْتَمِرُ. ثُمَّ قَدْ حَلَلْتَ. فَإِذَا أَدْرَكَكَ الْحَجُّ قَابِلًا فَاحْجُجْ. وَأَهْدِ مَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : Sulaymān ibn Yasār m'a informé qu'Abū Ayyūb al-Anṣārī partit en pèlerin ; arrivé à an-Nāziya, sur la route de La Mecque, il égara ses montures. Il arriva auprès de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb le jour du Sacrifice et lui rapporta cela. ʿUmar dit : « Fais ce que fait celui qui accomplit la ʿumra, et tu seras alors désacralisé. Puis, lorsque le ḥajj te trouvera l'année suivante, accomplis le ḥajj et offre ce qui t'est aisé comme hady. »
-
888
وحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ هَبَّارَ بْنَ الْأَسْوَدِ، جَاءَ يَوْمَ النَّحْرِ، وَعُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ يَنْحَرُ هَدْيَهُ. فَقَالَ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ أَخْطَأْنَا الْعِدَّةَ. كُنَّا نَرَى أَنَّ هَذَا الْيَوْمَ يَوْمُ عَرَفَةَ، فَقَالَ عُمَرُ: «اذْهَبْ إِلَى مَكَّةَ، فَطُفْ أَنْتَ وَمَنْ مَعَكَ. وَانْحَرُوا هَدْيًا إِنْ كَانَ مَعَكُمْ. ثُمَّ احْلِقُوا أَوْ قَصِّرُوا وَارْجِعُوا. فَإِذَا كَانَ عَامًا قَابِلًا فَحُجُّوا وَأَهْدُوا. فَمَنْ لَمْ يَجِدْ فَصِيَامُ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ فِي الْحَجِّ وَسَبْعَةٍ إِذَا رَجَعَ» قَالَ مَالِكٌ: " وَمَنْ قَرَنَ الْحَجَّ وَالْعُمْرَةَ. ثُمَّ فَاتَهُ الْحَجُّ فَعَلَيْهِ أَنْ يَحُجَّ قَابِلًا. وَيَقْرُنُ بَيْنَ الْحَجِّ وَالْعُمْرَةِ. وَيُهْدِي هَدْيَيْنِ: هَدْيًا لِقِرَانِهِ الْحَجَّ مَعَ الْعُمْرَةِ، وَهَدْيًا لِمَا فَاتَهُ مِنَ الْحَجِّ "
Mālik m'a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après Sulaymān ibn Yasār, que Habbār ibn al-Aswad arriva le jour du Sacrifice, alors que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb égorgeait son hady. Il dit : « Ô commandeur des croyants, nous nous sommes trompés dans le compte : nous pensions que ce jour était le jour de ʿArafa. » ʿUmar dit : « Va à La Mecque, accomplis le ṭawāf, toi et ceux qui sont avec toi, et égorgez un hady si vous en avez un avec vous ; puis rasez-vous ou raccourcissez-vous les cheveux, et rentrez. L'année suivante, accomplissez le ḥajj et offrez un hady. Celui qui n'en trouve pas jeûnera trois jours pendant le ḥajj et sept lorsqu'il sera rentré. » Mālik a dit : « Celui qui a joint le ḥajj et la ʿumra [qirān], puis a manqué le ḥajj, doit accomplir le ḥajj l'année suivante en joignant le ḥajj et la ʿumra, et offrir deux hady : un hady pour avoir joint le ḥajj à la ʿumra, et un hady pour le ḥajj qu'il a manqué. »
- Le hady de celui qui a eu des rapports avec son épouse avant le ṭawāf al-ifāḍaبَابُ هَدْيِ مَنْ أَصَابَ أَهْلَهُ قَبْلَ أَنْ يُفِيضَ
-
889
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ أَبِي رَبَاحٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ سُئِلَ عَنْ رَجُلٍ وَقَعَ بِأَهْلِهِ وَهُوَ بِمِنًى قَبْلَ أَنْ يُفِيضَ؟ «فَأَمَرَهُ أَنْ يَنْحَرَ بَدَنَةً»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zubayr al-Makkī, d'après ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu'il fut interrogé au sujet d'un homme qui avait eu des rapports avec son épouse à Minā avant d'accomplir le ṭawāf al-ifāḍa ; il lui ordonna d'égorger une badana.
-
890
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ الدِّيلِيِّ، عَنْ عِكْرِمَةَ مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ: لَا أَظُنُّهُ إِلَّا عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ قَالَ: «الَّذِي يُصِيبُ أَهْلَهُ قَبْلَ أَنْ يُفِيضَ يَعْتَمِرُ وَيُهْدِي».
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Thawr ibn Zayd ad-Dīlī, d'après ʿIkrima, mawlā d'Ibn ʿAbbās, [Thawr] a dit : je ne pense pas qu'il le tienne d'un autre que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu'il a dit : « Celui qui a des rapports avec son épouse avant d'accomplir le ṭawāf al-ifāḍa accomplit une ʿumra et offre un hady. »
-
891
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَ رَبِيعَةَ بْنَ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ يَقُولُ فِي ذَلِكَ مِثْلَ قَوْلِ: عِكْرِمَةَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ» وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ نَسِيَ الْإِفَاضَةَ حَتَّى خَرَجَ مِنْ مَكَّةَ وَرَجَعَ إِلَى بِلَادِهِ؟ فَقَالَ: «أَرَى إِنْ لَمْ يَكُنْ أَصَابَ النِّسَاءَ، أَنْ يَرْجِعَ فَيُفِيضَ. وَإِنْ كَانَ أَصَابَ النِّسَاءَ فَلْيَرْجِعْ فَلْيُفِضْ، ثُمَّ لْيَعْتَمِرْ وَلْيُهْدِ. وَلَا يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يَشْتَرِيَ هَدْيَهُ مِنْ مَكَّةَ وَيَنْحَرَهُ بِهَا، وَلَكِنَّهُ إِنْ لَمْ يَكُنْ سَاقَهُ مَعَهُ مِنْ حَيْثُ اعْتَمَرَ فَلْيَشْتَرِهِ بِمَكَّةَ. ثُمَّ لْيُخْرِجْهُ إِلَى الْحِلِّ. فَلْيَسُقْهُ مِنْهُ إِلَى مَكَّةَ ثُمَّ يَنْحَرُهُ بِهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān dire à ce sujet la même chose que ce que ʿIkrima rapporte d'Ibn ʿAbbās. Mālik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. » On interrogea Mālik au sujet d'un homme qui a oublié le ṭawāf al-ifāḍa jusqu'à sortir de La Mecque et rentrer dans son pays. Il dit : « Je suis d'avis que, s'il n'a pas eu de rapports avec les femmes, il revienne et accomplisse le ṭawāf al-ifāḍa ; et s'il a eu des rapports avec les femmes, qu'il revienne et accomplisse le ṭawāf al-ifāḍa, puis qu'il accomplisse une ʿumra et offre un hady. Il ne lui convient pas d'acheter son hady à La Mecque et de l'y égorger ; mais s'il ne l'a pas conduit avec lui depuis l'endroit où il a entamé sa ʿumra, qu'il l'achète à La Mecque, puis le fasse sortir vers le Ḥill [territoire extérieur au Ḥaram, le territoire sacré de La Mecque], qu'il le conduise de là jusqu'à La Mecque, puis l'y égorge. »
- Ce qui est aisé comme hadyبَابُ مَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ
-
892
وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ كَانَ يَقُولُ: «{مَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ}، شَاةٌ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père, que ʿAlī ibn Abī Ṭālib disait : « “Ce qui est aisé comme hady” [2 : 196] : une shāt [tête de petit bétail, ovin ou caprin]. »
-
893
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ كَانَ يَقُولُ: {مَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ} «شَاةٌ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: " وَذَلِكَ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ. لِأَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى يَقُولُ فِي كِتَابِهِ {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَقْتُلُوا الصَّيْدَ وَأَنْتُمْ حُرُمٌ، وَمَنْ قَتَلَهُ مِنْكُمْ مُتَعَمِّدًا فَجَزَاءٌ مِثْلُ مَا قَتَلَ مِنَ النَّعَمِ، يَحْكُمُ بِهِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ هَدْيًا بَالِغَ الْكَعْبَةِ} [المائدة: 95] فَمِمَّا يُحْكَمُ بِهِ فِي الْهَدْيِ شَاةٌ. وَقَدْ سَمَّاهَا اللَّهُ هَدْيًا وَذَلِكَ الَّذِي لَا اخْتِلَافَ فِيهِ عِنْدَنَا. وَكَيْفَ يَشُكُّ أَحَدٌ فِي ذَلِكَ؟ وَكُلُّ شَيْءٍ لَا يَبْلُغُ أَنْ يُحْكَمَ فِيهِ بِبَعِيرٍ أَوْ بَقَرَةٍ. فَالْحُكْمُ فِيهِ شَاةٌ. وَمَا لَا يَبْلُغُ أَنْ يُحْكَمَ فِيهِ بِشَاةٍ. فَهُوَ كَفَّارَةٌ مِنْ صِيَامٍ أَوْ إِطْعَامِ مَسَاكِينَ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās disait : « “Ce qui est aisé comme hady” [2 : 196] : une shāt. » Mālik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet, car Allah, béni et exalté soit-Il, dit dans Son Livre : “Ô vous qui croyez, ne tuez pas le gibier alors que vous êtes en état de sacralisation. Quiconque d'entre vous le tue délibérément, la compensation est un équivalent, en bétail, de ce qu'il a tué, selon le jugement de deux hommes intègres d'entre vous, en hady parvenant à la Kaʿba” [5 : 95]. Parmi ce qui est prononcé comme hady, il y a la shāt, et Allah l'a nommée hady. C'est ce sur quoi il n'y a pas de divergence chez nous. Comment quelqu'un pourrait-il en douter ? Tout ce qui n'atteint pas ce pour quoi l'on prononce un chameau ou une vache, le jugement y est d'une shāt ; et ce qui n'atteint pas ce pour quoi l'on prononce une shāt, c'est une expiation par le jeûne ou par la nourriture de pauvres. »
-
894
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «{فَمَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ} بَدَنَةٌ أَوْ بَقَرَةٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « “Ce qui est aisé comme hady” [2 : 196] : une badana ou une vache. »
-
895
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، أنَّ مَوْلَاةً لِعَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، يُقَالُ لَهَا رُقَيَّةُ أَخْبَرَتْهُ: أَنَّهَا خَرَجَتْ مَعَ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ إِلَى مَكَّةَ. قَالَتْ: فَدَخَلَتْ عَمْرَةُ مَكَّةَ يَوْمَ التَّرْوِيَةِ. وَأَنَا مَعَهَا فَطَافَتْ بِالْبَيْتِ وَبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. ثُمَّ دَخَلَتْ صُفَّةَ الْمَسْجِدِ. فَقَالَتْ: «أَمَعَكِ مِقَصَّانِ؟» فَقُلْتُ: لَا. قَالَتْ: «فَالْتَمِسِيهِ لِي»، فَالْتَمَسْتُهُ حَتَّى جِئْتُ بِهِ، فَأَخَذَتْ مِنْ قُرُونِ رَأْسِهَا فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ النَّحْرِ ذَبَحَتْ شَاةً
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, qu'une mawlāt [affranchie] de ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, nommée Ruqayya, l'a informé qu'elle partit avec ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān pour La Mecque. Elle a dit : « ʿAmra entra à La Mecque le jour de la tarwiya [8 dhū al-ḥijja], et j'étais avec elle. Elle accomplit le ṭawāf autour de la Maison et [le saʿy] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, puis entra dans la ṣuffa [partie couverte] de la mosquée et dit : “As-tu des ciseaux ?” Je dis : “Non.” Elle dit : “Cherches-en pour moi.” J'en cherchai jusqu'à lui en apporter, et elle coupa de ses tresses. Puis, le jour du Sacrifice, elle égorgea une shāt. »
- Dispositions diverses sur le hadyبَابُ جَامِعِ الْهَدْيِ
-
896
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَدَقَةَ بْنِ يَسَارٍ الْمَكِّيِّ، أَنَّ رَجُلًا مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ جَاءَ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ وَقَدْ ضَفَرَ رَأْسَهُ، فَقَالَ: يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ إِنِّي قَدِمْتُ بِعُمْرَةٍ مُفْرَدَةٍ. فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: لَوْ كُنْتُ مَعَكَ، أَوْ سَأَلْتَنِي، «لَأَمَرْتُكَ أَنْ تَقْرِنَ» فَقَالَ الْيَمَانِي: قَدْ كَانَ ذَلِكَ. فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ، «خُذْ مَا تَطَايَرَ مِنْ رَأْسِكَ، وَأَهْدِ». فَقَالَتِ امْرَأَةٌ مِنْ أَهْلِ الْعِرَاقِ: وَمَا هَدْيُهُ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ؟ فَقَالَ: «هَدْيُهُ». فَقَالَتْ لَهُ: مَا هَدْيُهُ؟ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: «لَوْ لَمْ أَجِدْ إِلَّا أَنْ أَذْبَحَ شَاةً، لَكَانَ أَحَبَّ إِلَيَّ مِنْ أَنْ أَصُومَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣadaqa ibn Yasār al-Makkī, qu'un homme du Yémen vint trouver ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, les cheveux tressés, et dit : « Ô Abū ʿAbd ar-Raḥmān, je suis venu pour une ʿumra seule. » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar lui dit : « Si j'avais été avec toi, ou si tu m'avais interrogé, je t'aurais ordonné de joindre [le ḥajj et la ʿumra]. » Le Yéménite dit : « C'est chose faite. » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dit : « Coupe ce qui dépasse de ta tête, et offre un hady. » Une femme d'Irak dit : « Quel est son hady, ô Abū ʿAbd ar-Raḥmān ? » Il dit : « Son hady. » Elle lui dit : « Quel est son hady ? » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dit : « Si je ne trouvais qu'une shāt à égorger, cela me serait préférable au jeûne. »
« C'est chose faite » : la ʿumra seule est déjà accomplie, il n'est plus temps de joindre (az-Zurqānī).
-
897
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «الْمَرْأَةُ الْمُحْرِمَةُ إِذَا حَلَّتْ لَمْ تَمْتَشِطْ، حَتَّى تَأْخُذَ مِنْ قُرُونِ رَأْسِهَا. وَإِنْ كَانَ لَهَا هَدْيٌ لَمْ تَأْخُذْ مِنْ شَعْرِهَا شَيْئًا، حَتَّى تَنْحَرَ هَدْيًا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « La femme muḥrima, lorsqu'elle se désacralise, ne se peigne pas avant d'avoir coupé de ses tresses ; et si elle a un hady, elle ne coupe rien de ses cheveux avant d'avoir égorgé un hady. »
-
898
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ يَقُولُ: «لَا يَشْتَرِكُ الرَّجُلُ وَامْرَأَتُهُ فِي بَدَنَةٍ وَاحِدَةٍ. لِيُهْدِ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا بَدَنَةً بَدَنَةً» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ: عَمَّنْ بُعِثَ مَعَهُ هَدْيٌ يَنْحَرُهُ فِي حَجٍّ، وَهُوَ مُهِلٌّ بِعُمْرَةٍ. هَلْ يَنْحَرُهُ إِذَا حَلَّ؟ أَمْ يُؤَخِّرُهُ حَتَّى يَنْحَرَهُ فِي الْحَجِّ وَيُحِلُّ هُوَ مِنْ عُمْرَتِهِ؟ فَقَالَ: بَلْ «يُؤَخِّرُهُ حَتَّى يَنْحَرَهُ فِي الْحَجِّ، وَيُحِلُّ هُوَ مِنْ عُمْرَتِهِ» قَالَ مَالِكٌ: " وَالَّذِي يُحْكَمُ عَلَيْهِ بِالْهَدْيِ فِي قَتْلِ الصَّيْدِ، أَوْ يَجِبُ عَلَيْهِ هَدْيٌ فِي غَيْرِ ذَلِكَ. فَإِنَّ هَدْيَهُ لَا يَكُونُ إِلَّا بِمَكَّةَ كَمَا قَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: {هَدْيًا بَالِغَ الْكَعْبَةِ} [المائدة: 95] فَأَمَّا مَا عُدِلَ بِهِ الْهَدْيُ مِنَ الصِّيَامِ أَوِ الصَّدَقَةِ، فَإِنَّ ذَلِكَ يَكُونُ بِغَيْرِ مَكَّةَ حَيْثُ أَحَبَّ صَاحِبُهُ أَنْ يَفْعَلَهُ فَعَلَهُ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu un des gens de science dire : « L'homme et sa femme ne s'associent pas dans une même badana ; que chacun d'eux offre une badana. » On interrogea Mālik au sujet de celui à qui l'on a confié un hady pour qu'il l'égorge lors d'un ḥajj, alors que lui-même s'est sacralisé pour une ʿumra : l'égorge-t-il lorsqu'il se désacralise, ou le retarde-t-il pour l'égorger lors du ḥajj, tout en se désacralisant de sa ʿumra ? Il dit : « Il le retarde pour l'égorger lors du ḥajj, et il se désacralise de sa ʿumra. » Mālik a dit : « Celui contre qui est prononcé un hady pour avoir tué du gibier, ou à qui un hady incombe pour autre chose, son hady n'a lieu qu'à La Mecque, comme Allah, béni et exalté soit-Il, l'a dit : “en hady parvenant à la Kaʿba” [5 : 95]. Quant au jeûne ou à l'aumône qui tiennent lieu du hady, cela se fait ailleurs qu'à La Mecque : là où l'intéressé souhaite le faire, il le fait. »
-
899
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ يَعْقُوبَ بْنِ خَالِدٍ الْمَخْزُومِيِّ، عَنْ أَبِي أَسْمَاءَ مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَعْفَرٍ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ: أَنَّهُ كَانَ مَعَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَعْفَرٍ. فَخَرَجَ مَعَهُ مِنَ الْمَدِينَةِ. فَمَرُّوا عَلَى حُسَيْنِ بْنِ عَلِيٍّ وَهُوَ مَرِيضٌ بِالسُّقْيَا، فَأَقَامَ عَلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ، حَتَّى إِذَا خَافَ الْفَوْتَ خَرَجَ. وَبَعَثَ إِلَى عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، وَأَسْمَاءَ بِنْتِ عُمَيْسٍ وَهُمَا بِالْمَدِينَةِ، فَقَدِمَا عَلَيْهِ، ثُمَّ إِنَّ حُسَيْنًا أَشَارَ إِلَى رَأْسِهِ. «فَأَمَرَ عَلِيٌّ بِرَأْسِهِ فَحُلِّقَ، ثُمَّ نَسَكَ عَنْهُ بِالسُّقْيَا، فَنَحَرَ عَنْهُ بَعِيرًا»، قَالَ يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ: وَكَانَ حُسَيْنٌ خَرَجَ مَعَ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ فِي سَفَرِهِ ذَلِكَ إِلَى مَكَّةَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Yaʿqūb ibn Khālid al-Makhzūmī, d'après Abū Asmāʾ, mawlā de ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar, qui l'a informé qu'il était avec ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar et sortit avec lui de Médine. Ils passèrent auprès de Ḥusayn ibn ʿAlī, malade à as-Suqyā. ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar resta auprès de lui jusqu'à ce que, craignant de manquer [le ḥajj], il partît ; et il envoya prévenir ʿAlī ibn Abī Ṭālib et Asmāʾ bint ʿUmays, qui étaient à Médine. Ils vinrent le rejoindre. Puis Ḥusayn fit un signe vers sa tête [dont il souffrait] : ʿAlī ordonna qu'on lui rasât la tête, puis il sacrifia pour lui à as-Suqyā, égorgeant pour lui un chameau. Yaḥyā ibn Saʿīd a dit : « Ḥusayn était parti avec ʿUthmān ibn ʿAffān, lors de ce voyage-là vers La Mecque. »
- La station à ʿArafa et à Muzdalifaبَابُ الْوُقُوفِ بِعَرَفَةَ وَالْمُزْدَلِفَةِ
-
900
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ: أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «عَرَفَةُ كُلُّهَا مَوْقِفٌ، وَارْتَفِعُوا عَنْ بَطْنِ عُرَنَةَ، وَالْمُزْدَلِفَةُ كُلُّهَا مَوْقِفٌ، وَارْتَفِعُوا عَنْ بَطْنِ مُحَسِّرٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « ʿArafa est tout entière un lieu de station, mais écartez-vous du fond de [la vallée de] ʿUrana ; et Muzdalifa est tout entière un lieu de station, mais écartez-vous du fond de [la vallée de] Muḥassir. »
-
901
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: اعْلَمُوا أَنَّ «عَرَفَةَ كُلَّهَا مَوْقِفٌ، إِلَّا بَطْنَ عُرَنَةَ. وَأَنَّ الْمُزْدَلِفَةَ كُلَّهَا مَوْقِفٌ. إِلَّا بَطْنَ مُحَسِّرٍ» قَالَ مَالِكٌ: " قَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: {فَلَا رَفَثَ وَلَا فُسُوقَ وَلَا جِدَالَ فِي الْحَجِّ} [البقرة: 197] قَالَ: فَالرَّفَثُ إِصَابَةُ النِّسَاءِ، وَاللَّهُ أَعْلَمُ. قَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: {أُحِلَّ لَكُمْ لَيْلَةَ الصِّيَامِ الرَّفَثُ إِلَى نِسَائِكُمْ.} [البقرة: 187] قَالَ: وَالْفُسُوقُ: الذَّبْحُ لِلْأَنْصَابِ، وَاللَّهُ أَعْلَمُ. قَالَ اللَّهُ: {أَوْ فِسْقًا أُهِلَّ لِغَيْرِ اللَّهِ بِهِ} [الأنعام: 145]. قالَ: وَالْجِدَالُ فِي الْحَجِّ أَنَّ قُرَيْشًا كَانَتْ تَقِفُ عِنْدَ الْمَشْعَرِ الْحَرَامِ بِالْمُزْدَلِفَةِ بِقُزَحَ، وَكَانَتِ الْعَرَبُ وَغَيْرُهُمْ يَقِفُونَ بِعَرَفَةَ. فَكَانُوا يَتَجَادَلُونَ. يَقُولُ هَؤُلَاءِ: نَحْنُ أَصْوَبُ، وَيَقُولُ هَؤُلَاءِ: نَحْنُ أَصْوَبُ فَقَالَ اللَّهُ {لِكُلِّ أُمَّةٍ جَعَلْنَا مَنْسَكًا هُمْ نَاسِكُوهُ، فَلَا يُنَازِعُنَّكَ فِي الْأَمْرِ وَادْعُ إِلَى رَبِّكَ إِنَّكَ لَعَلَى هُدًى مُسْتَقِيمٍ} [الحج: 67] فَهَذَا الْجِدَالُ فِي الْحَجِّ فِيمَا نُرَى، وَاللَّهُ أَعْلَمُ. وَقَدْ سَمِعْتُ ذَلِكَ مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr, qu'il disait : « Sachez que ʿArafa est tout entière un lieu de station, sauf le fond de ʿUrana, et que Muzdalifa est tout entière un lieu de station, sauf le fond de Muḥassir. » Mālik a dit : « Allah, béni et exalté soit-Il, a dit : “Point de rafath, point de fusūq, point de jidāl pendant le ḥajj” [2 : 197]. » Il a dit : « Le rafath, c'est le rapport avec les femmes, et Allah est plus savant. Allah, béni et exalté soit-Il, a dit : “Il vous est permis, la nuit du jeûne, le rafath avec vos femmes” [2 : 187]. » Il a dit : « Le fusūq, c'est l'immolation pour les pierres dressées, et Allah est plus savant. Allah a dit : “ou une perversité [fisq] : ce sur quoi un autre nom que celui d'Allah a été invoqué” [6 : 145]. » Il a dit : « Le jidāl pendant le ḥajj, c'est que les Quraysh faisaient station auprès d'al-Mashʿar al-Ḥarām, à Muzdalifa, à Quzaḥ, tandis que les Arabes et les autres faisaient station à ʿArafa. Ils se disputaient : ceux-ci disaient : “Nous sommes plus dans le vrai”, et ceux-là disaient : “Nous sommes plus dans le vrai.” Allah a dit : “À chaque communauté Nous avons assigné un rite qu'elle observe. Qu'ils ne te disputent donc pas l'affaire. Et appelle à ton Seigneur : tu es assurément sur une direction droite” [22 : 67]. C'est là le jidāl pendant le ḥajj, à notre avis, et Allah est plus savant. J'ai entendu cela des gens de science. »
- La station de l'homme qui n'est pas en état de pureté, et sa station sur sa montureبَابُ وُقُوفِ الرَّجُلِ وَهُوَ غَيْرُ طَاهِرٍ، وَوُقُوفِهِ عَلَى دَابَّتِهِ
-
902
قَالَ يَحْيَى: وسُئِلَ مَالِكٌ: هَلْ يَقِفُ الرَّجُلُ بِعَرَفَةَ، أَوْ بِالْمُزْدَلِفَةِ، أَوْ يَرْمِي الْجِمَارَ، أَوْ يَسْعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، وَهُوَ غَيْرُ طَاهِرٍ؟ فَقَالَ: «كُلُّ أَمْرٍ تَصْنَعُهُ الْحَائِضُ مِنْ أَمْرِ الْحَجِّ، فَالرَّجُلُ يَصْنَعُهُ وَهُوَ غَيْرُ طَاهِرٍ، ثُمَّ لَا يَكُونُ عَلَيْهِ شَيْءٌ فِي ذَلِكَ. وَالْفَضْلُ أَنْ يَكُونَ الرَّجُلُ فِي ذَلِكَ كُلِّهِ طَاهِرًا. وَلَا يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يَتَعَمَّدَ ذَلِكَ» قَالَ: وَسُئِلَ مَالِكٌ: عَنِ الْوُقُوفِ بِعَرَفَةَ لِلرَّاكِبِ. أَيَنْزِلُ أَمْ يَقِفُ رَاكِبًا؟ فَقَالَ: «بَلْ يَقِفُ رَاكِبًا. إِلَّا أَنْ يَكُونَ بِهِ أَوْ بِدَابَّتِهِ، عِلَّةٌ. فَاللَّهُ أَعْذَرُ بِالْعُذْرِ»
Yaḥyā a dit : On demanda à Mālik : « L'homme peut-il faire station à ʿArafa ou à Muzdalifa, lapider les jamra ou accomplir le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa sans être en état de pureté ? » Il dit : « Tout ce que la femme en menstrues accomplit des actes du ḥajj, l'homme l'accomplit sans être en état de pureté, et il ne lui incombe rien pour cela. Mais le mérite est que l'homme soit, en tout cela, en état de pureté, et il ne lui convient pas de faire cela délibérément. » On interrogea Mālik au sujet de la station à ʿArafa pour celui qui est sur une monture : descend-il, ou fait-il station monté ? Il dit : « Il fait station monté, à moins que lui ou sa monture n'ait un mal ; Allah est le plus à même d'agréer l'excuse. »
- La station à ʿArafa de celui qui a manqué le ḥajjبَابُ وُقُوفِ مَنْ فَاتَهُ الْحَجُّ بِعَرَفَةَ
-
903
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ لَمْ يَقِفْ بِعَرَفَةَ، مِنْ لَيْلَةِ الْمُزْدَلِفَةِ، قَبْلَ أَنْ يَطْلُعَ الْفَجْرُ، فَقَدْ فَاتَهُ الْحَجُّ، وَمَنْ وَقَفَ بِعَرَفَةَ، مِنْ لَيْلَةِ الْمُزْدَلِفَةِ، مِنْ قَبْلِ أَنْ يَطْلُعَ الْفَجْرُ، فَقَدْ أَدْرَكَ الْحَجَّ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Celui qui n'a pas fait station à ʿArafa, la nuit de Muzdalifa, avant que l'aube ne se lève, a manqué le ḥajj ; et celui qui a fait station à ʿArafa, la nuit de Muzdalifa, avant que l'aube ne se lève, a atteint le ḥajj. »
-
904
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ أَدْرَكَهُ الْفَجْرُ مِنْ لَيْلَةِ الْمُزْدَلِفَةِ. وَلَمْ يَقِفْ بِعَرَفَةَ فَقَدْ فَاتَهُ الْحَجُّ. وَمَنْ وَقَفَ بِعَرَفَةَ مِنْ لَيْلَةِ الْمُزْدَلِفَةِ قَبْلَ أَنْ يَطْلُعَ الْفَجْرُ فَقَدْ أَدْرَكَ الْحَجَّ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِي الْعَبْدِ يُعْتَقُ فِي الْمَوْقِفِ بِعَرَفَةَ: فَإِنَّ ذَلِكَ «لَا يُجْزِئُ عَنْهُ مِنْ حَجَّةِ الْإِسْلَامِ. إِلَّا أَنْ يَكُونَ لَمْ يُحْرِمْ، فَيُحْرِمُ بَعْدَ أَنْ يُعْتَقَ. ثُمَّ يَقِفُ بِعَرَفَةَ مِنْ تِلْكَ اللَّيْلَةِ. قَبْلَ أَنْ يَطْلُعَ الْفَجْرُ. فَإِنْ فَعَلَ ذَلِكَ أجْزَأَ عَنْهُ. وَإِنْ لَمْ يُحْرِمْ حَتَّى يَطْلُعَ الْفَجْرُ، كَانَ بِمَنْزِلَةِ مَنْ فَاتَهُ الْحَجُّ. إِذَا لَمْ يُدْرِكِ الْوُقُوفَ بِعَرَفَةَ. قَبْلَ طُلُوعِ الْفَجْرِ مِنْ لَيْلَةِ الْمُزْدَلِفَةِ. وَيَكُونُ عَلَى الْعَبْدِ حَجَّةُ الْإِسْلَامِ يَقْضِيهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qui a dit : « Celui que l'aube atteint, la nuit de Muzdalifa, sans qu'il ait fait station à ʿArafa, a manqué le ḥajj ; et celui qui a fait station à ʿArafa, la nuit de Muzdalifa, avant que l'aube ne se lève, a atteint le ḥajj. » Mālik a dit, au sujet de l'esclave qui est affranchi sur le lieu de station à ʿArafa : « Cela ne lui tient pas lieu du ḥajj de l'islam, à moins qu'il ne se soit pas encore mis en iḥrām : il se met alors en iḥrām après avoir été affranchi, puis fait station à ʿArafa cette nuit-là, avant que l'aube ne se lève. S'il fait cela, cela lui suffit. S'il ne se met pas en iḥrām avant le lever de l'aube, il est dans la situation de celui qui a manqué le ḥajj, puisqu'il n'a pas atteint la station à ʿArafa avant le lever de l'aube de la nuit de Muzdalifa ; et l'esclave reste redevable du ḥajj de l'islam, qu'il devra accomplir. »
- Faire partir en avant les femmes et les enfantsبَابُ تَقْدِيمِ النِّسَاءِ وَالصِّبْيَانِ
-
905
حَدَّثَنِي، يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ سَالِمٍ، وَعُبَيْدِ اللَّهِ ابْنَيْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ أَبَاهُمَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُقَدِّمُ أَهْلَهُ وَصِبْيَانَهُ مِنَ الْمُزْدَلِفَةِ إِلَى مِنًى. حَتَّى يُصَلُّوا الصُّبْحَ بِمِنًى وَيَرْمُوا قَبْلَ أَنْ يَأْتِيَ النَّاسُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Sālim et ʿUbayd Allāh, les deux fils de ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que leur père ʿAbd Allāh ibn ʿUmar faisait partir en avant sa famille et ses enfants de Muzdalifa vers Minā, afin qu'ils prient le ṣubḥ à Minā et lapident avant l'arrivée des gens.
-
906
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ أَبِي رَبَاحٍ، أَنَّ مَوْلَاةً لِأَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ أَخْبَرَتْهُ. قَالَتْ: جِئْنَا مَعَ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ مِنًى بِغَلَسٍ. قَالَتْ: فَقُلْتُ لَهَا: " لَقَدْ جِئْنَا مِنًى بِغَلَسٍ. فَقَالَتْ: «قَدْ كُنَّا نَصْنَعُ ذَلِكَ مَعَ مَنْ هُوَ خَيْرٌ مِنْكِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ, qu'une mawlāt d'Asmāʾ bint Abī Bakr l'a informé ; elle a dit : « Nous arrivâmes à Minā avec Asmāʾ bint Abī Bakr dans l'obscurité de la fin de la nuit. Je lui dis : “Nous sommes arrivées à Minā dans l'obscurité.” Elle dit : “Nous faisions cela avec quelqu'un de meilleur que toi.” »
-
907
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ طَلْحَةَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ كَانَ «يُقَدِّمُ نِسَاءَهُ وَصِبْيَانَهُ مِنَ الْمُزْدَلِفَةِ إِلَى مِنًى»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh faisait partir en avant ses femmes et ses enfants de Muzdalifa vers Minā.
-
908
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ «يَكْرَهُ رَمْيَ الْجَمْرَةِ. حَتَّى يَطْلُعَ الْفَجْرُ مِنْ يَوْمِ النَّحْرِ. وَمَنْ رَمَى فَقَدْ حَلَّ لَهُ النَّحْرُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu un des gens de science réprouver que l'on lapide la jamra avant que l'aube ne se lève le jour du Sacrifice ; et celui qui a lapidé, l'égorgement lui est devenu licite.
-
909
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أنَّ فَاطِمَةَ بِنْتَ الْمُنْذِرِ، أَخْبَرَتْهُ: أَنَّهَا كَانَتْ تَرَى أَسْمَاءَ بِنْتَ أَبِي بَكْرٍ بِالْمُزْدَلِفَةِ «تَأْمُرُ الَّذِي يُصَلِّي لَهَا وَلِأَصْحَابِهَا الصُّبْحَ. يُصَلِّي لَهُمُ الصُّبْحَ حِينَ يَطْلُعُ الْفَجْرُ، ثُمَّ تَرْكَبُ فَتَسِيرُ إِلَى مِنًى وَلَا تَقِفُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que Fāṭima bint al-Mundhir l'a informé qu'elle voyait Asmāʾ bint Abī Bakr, à Muzdalifa, ordonner à celui qui dirigeait la prière du ṣubḥ pour elle et ses compagnons de la leur faire prier dès le lever de l'aube ; puis elle montait et se rendait à Minā, sans faire station.
- L'allure lors du départ [de ʿArafa]بَابُ السَّيْرِ فِي الدَّفْعَةِ
-
910
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: سُئِلَ أُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ، وَأَنَا جَالِسٌ مَعَهُ، كَيْفَ كَانَ يَسِيرُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ. حِينَ دَفَعَ؟ قَالَ: كَانَ «يَسِيرُ الْعَنَقَ. فَإِذَا وَجَدَ فُرْجَةً نَصَّ» قَالَ مَالِكٌ: " قَالَ هِشَامٌ: وَالنَّصُّ فَوْقَ الْعَنَقِ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qui a dit : « On interrogea Usāma ibn Zayd, alors que j'étais assis avec lui : “Comment le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avançait-il, lors du pèlerinage d'adieu, lorsqu'il quitta [ʿArafa] ?” Il dit : “Il allait au ʿanaq [allure moyenne, entre la lenteur et la hâte], et lorsqu'il trouvait une ouverture, il allait au naṣṣ [la plus vive allure].” » Mālik a dit : « Hishām a dit : le naṣṣ est au-dessus du ʿanaq. »
-
911
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُحَرِّكُ رَاحِلَتَهُ فِي بَطْنِ مُحَسِّرٍ» قَدْرَ رَمْيَةٍ بِحَجَرٍ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar pressait sa monture au fond de Muḥassir, sur la distance d'un jet de pierre.
- Ce qui est rapporté sur l'égorgement lors du ḥajjبَابُ مَا جَاءَ فِي النَّحْرِ فِي الْحَجِّ
-
912
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لِمِنًى: «هَذَا الْمَنْحَرُ وَكُلُّ مِنًى مَنْحَرٌ»، وَقَالَ فِي الْعُمْرَةِ: «هَذَا الْمَنْحَرُ - يَعْنِي الْمَرْوَةَ - وَكُلُّ فِجَاجِ مَكَّةَ وَطُرُقِهَا مَنْحَرٌ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit, au sujet de Minā : « Voici le lieu d'égorgement, et tout Minā est lieu d'égorgement. » Et il a dit, lors de la ʿumra : « Voici le lieu d'égorgement », désignant al-Marwa, « et tous les défilés de La Mecque et ses chemins sont lieu d'égorgement. »
-
913
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ: أَخْبَرَتْنِي عَمْرَةُ بِنْتُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّهَا سَمِعَتْ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ تَقُولُ: «خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِخَمْسِ لَيَالٍ بَقِينَ مِنْ ذِي الْقَعْدَةِ، وَلَا نُرَى إِلَّا أَنَّهُ الْحَجُّ، فَلَمَّا دَنَوْنَا مِنْ مَكَّةَ أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَنْ لَمْ يَكُنْ مَعَهُ هَدْيٌ إِذَا طَافَ بِالْبَيْتِ، وَسَعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، أَنْ يَحِلَّ». قَالَتْ عَائِشَةُ: «فَدُخِلَ عَلَيْنَا يَوْمَ النَّحْرِ بِلَحْمِ بَقَرٍ». فَقُلْتُ: مَا هَذَا؟ فَقَالُوا: «نَحَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ أَزْوَاجِهِ» قَالَ يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ فَذَكَرْتُ هَذَا الْحَدِيثَ لِلْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ فَقَالَ: أَتَتْكَ وَاللَّهِ بِالْحَدِيثِ عَلَى وَجْهِهِ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān m'a informé qu'elle a entendu ʿĀʾisha, mère des croyants, dire : « Nous partîmes avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, cinq nuits avant la fin de dhū al-qaʿda, et nous pensions qu'il ne s'agissait que du ḥajj. Lorsque nous approchâmes de La Mecque, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna à quiconque n'avait pas de hady avec lui de se désacraliser, une fois accomplis le ṭawāf autour de la Maison et le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. » ʿĀʾisha a dit : « On nous apporta, le jour du Sacrifice, de la viande de vache. Je dis : “Qu'est-ce que cela ?” Ils dirent : “Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a sacrifié pour ses épouses.” » Yaḥyā ibn Saʿīd a dit : « Je rapportai ce hadith à al-Qāsim ibn Muḥammad, qui dit : “Par Allah, elle te l'a rapporté tel qu'il est.” »
-
914
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، عَنْ حَفْصَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، أَنَّهَا قَالَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: مَا شَأْنُ النَّاسِ حَلُّوا، وَلَمْ تَحْلِلْ أَنْتَ مِنْ عُمْرَتِكَ؟ فَقَالَ: «إِنِّي لَبَّدْتُ رَأْسِي، وَقَلَّدْتُ هَدْيِي، فَلَا أَحِلُّ حَتَّى أَنْحَرَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, d'après Ḥafṣa, mère des croyants, qu'elle dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Qu'ont donc les gens à s'être désacralisés, alors que toi tu ne t'es pas désacralisé de ta ʿumra ? » Il dit : « J'ai enduit mes cheveux [talbīd : les agglutiner avec une gomme] et j'ai mis le collier à mon hady ; je ne me désacralise donc pas avant d'avoir égorgé. »
- La manière de procéder à l'égorgementبَابُ الْعَمَلِ فِي النَّحْرِ
-
915
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «نَحَرَ بَعْضَ هَدْيِهِ بِيَدِهِ، وَنَحَرَ غَيْرُهُ بَعْضَهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père, d'après ʿAlī ibn Abī Ṭālib, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, égorgea de sa main une partie de son hady, et qu'un autre que lui en égorgea une partie.
-
916
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ قَالَ: «مَنْ نَذَرَ بَدَنَةً، فَإِنَّهُ يُقَلِّدُهَا نَعْلَيْنِ، وَيُشْعِرُهَا، ثُمَّ يَنْحَرُهَا عِنْدَ الْبَيْتِ أَوْ بِمِنًى يَوْمَ النَّحْرِ. لَيْسَ لَهَا مَحِلٌّ دُونَ ذَلِكَ. وَمَنْ نَذَرَ جَزُورًا مِنَ الْإِبِلِ وَالْبَقَرِ فَلْيَنْحَرْهَا حَيْثُ شَاءَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar a dit : « Celui qui fait vœu d'une badana lui suspend deux sandales en collier et la marque, puis l'égorge auprès de la Maison, ou à Minā le jour du Sacrifice ; elle n'a pas d'autre lieu d'immolation que cela. Et celui qui fait vœu d'une bête à abattre [jazūr], parmi les chameaux et les vaches, qu'il l'égorge où il veut. »
-
917
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ أَبَاهُ كَانَ «يَنْحَرُ بُدْنَهُ قِيَامًا» قَالَ مَالِكٌ: " لَا يَجُوزُ لِأَحَدٍ أَنْ يَحْلِقَ رَأْسَهُ، حَتَّى يَنْحَرَ هَدْيَهُ. وَلَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ أَنْ يَنْحَرَ قَبْلَ الْفَجْرِ، يَوْمَ النَّحْرِ. وَإِنَّمَا الْعَمَلُ كُلُّهُ يَوْمَ النَّحْرِ: الذَّبْحُ وَلُبْسُ الثِّيَابِ، وَإِلْقَاءُ التَّفَثِ، وَالْحِلَاقُ. وَلَا يَكُونُ شَيْءٌ مِنْ ذَلِكَ قَبْلَ يَوْمِ النَّحْرِ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père égorgeait ses badana debout. Mālik a dit : « Il n'est permis à personne de se raser la tête avant d'avoir égorgé son hady, et il ne convient à personne d'égorger avant l'aube, le jour du Sacrifice. Tous ces actes n'ont lieu que le jour du Sacrifice : l'immolation, le port des vêtements, l'élimination du tafath et le rasage. Rien de cela ne se fait avant le jour du Sacrifice. »
- Le rasageبَابُ الْحِلَاقِ
-
918
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " اللَّهُمَّ ارْحَمِ الْمُحَلِّقِينَ. قَالُوا: وَالْمُقَصِّرِينَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ: اللَّهُمَّ ارْحَمِ الْمُحَلِّقِينَ ". قَالُوا وَالْمُقَصِّرِينَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ: «وَالْمُقَصِّرِينَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent. » Ils dirent : « Et à ceux qui se raccourcissent les cheveux, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent. » Ils dirent : « Et à ceux qui se raccourcissent les cheveux, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Et à ceux qui se raccourcissent les cheveux. »
-
919
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ كَانَ «يَدْخُلُ مَكَّةَ لَيْلًا وَهُوَ مُعْتَمِرٌ، فَيَطُوفُ بِالْبَيْتِ وَبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، وَيُؤَخِّرُ الْحِلَاقَ حَتَّى يُصْبِحَ»، قَالَ: " وَلَكِنَّهُ لَا يَعُودُ إِلَى الْبَيْتِ فَيَطُوفُ بِهِ حَتَّى يَحْلِقَ رَأْسَهُ. قَالَ: وَرُبَّمَا دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَأَوْتَرَ فِيهِ، وَلَا يَقْرَبُ الْبَيْتَ " قَالَ مَالِكٌ: " التَّفَثُ: حِلَاقُ الشَّعْرِ وَلُبْسُ الثِّيَابِ وَمَا يَتْبَعُ ذَلِكَ " وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ نَسِيَ الْحِلَاقَ بِمِنًى فِي الْحَجِّ. هَلْ لَهُ رُخْصَةٌ فِي أَنْ يَحْلِقَ بِمَكَّةَ قَالَ: «ذَلِكَ وَاسِعٌ. وَالْحِلَاقُ بِمِنًى أَحَبُّ إِلَيَّ» قَالَ مَالِكٌ: «الْأَمْرُ الَّذِي لَا اخْتِلَافَ فِيهِ عِنْدَنَا. أَنَّ أَحَدًا لَا يَحْلِقُ رَأْسَهُ، وَلَا يَأْخُذُ مِنْ شَعَرِهِ، حَتَّى يَنْحَرَ هَدْيًا. إِنْ كَانَ مَعَهُ. وَلَا يَحِلُّ مِنْ شَيْءٍ حَرُمَ عَلَيْهِ، حَتَّى يَحِلَّ بِمِنًى يَوْمَ النَّحْرِ. وَذَلِكَ أَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى قَالَ فِي كِتَابِهِ {وَلَا تَحْلِقُوا رُءُوسَكُمْ حَتَّى يَبْلُغَ الْهَدْيُ مَحِلَّهُ}»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, qu'il entrait à La Mecque de nuit, en ʿumra, accomplissait le ṭawāf autour de la Maison et [le saʿy] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, et retardait le rasage jusqu'au matin. Il a dit : « Mais il ne retournait pas à la Maison pour en faire le tour avant de s'être rasé la tête. » Il a dit : « Parfois il entrait dans la mosquée et y priait le witr, sans s'approcher de la Maison. » Mālik a dit : « Le tafath, c'est le rasage des cheveux, le port des vêtements et ce qui s'ensuit. » On interrogea Mālik au sujet d'un homme qui a oublié le rasage à Minā lors du ḥajj : lui est-il accordé, par dérogation, de se raser à La Mecque ? Il dit : « Il y a de la latitude en cela, mais le rasage à Minā m'est préférable. » Mālik a dit : « La règle sur laquelle il n'y a pas de divergence chez nous est que nul ne se rase la tête ni ne coupe de ses cheveux avant d'avoir égorgé un hady, s'il en a un avec lui, et que rien de ce qui lui était interdit ne lui devient licite avant qu'il ne se désacralise à Minā le jour du Sacrifice. Cela parce qu'Allah, béni et exalté soit-Il, a dit dans Son Livre : “Ne vous rasez pas la tête avant que le hady n'ait atteint son lieu d'immolation” [2 : 196]. »
- Le raccourcissement des cheveuxبَابُ التَّقْصِيرِ
-
920
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا أَفْطَرَ مِنْ رَمَضَانَ، وَهُوَ يُرِيدُ الْحَجَّ، لَمْ يَأْخُذْ مِنْ رَأْسِهِ وَلَا مِنْ لِحْيَتِهِ شَيْئًا، حَتَّى يَحُجَّ» قَالَ مَالِكٌ: وَلَيْسَ ذَلِكَ عَلَى النَّاسِ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il avait achevé le jeûne de ramaḍān et qu'il avait l'intention d'accomplir le ḥajj, ne coupait rien de ses cheveux ni de sa barbe jusqu'à ce qu'il eût accompli le ḥajj. Mālik a dit : « Cela ne s'impose pas aux gens. »
-
921
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا حَلَقَ فِي حَجٍّ أَوْ عُمْرَةٍ، أَخَذَ مِنْ لِحْيَتِهِ وَشَارِبِهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il se rasait lors d'un ḥajj ou d'une ʿumra, coupait de sa barbe et de sa moustache.
-
922
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ رَجُلًا أَتَى الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ. فَقَالَ: إِنِّي أَفَضْتُ. وَأَفَضْتُ مَعِي بِأَهْلِي. ثُمَّ عَدَلْتُ إِلَى شِعْبٍ. فَذَهَبْتُ لِأَدْنُوَ مِنْ أَهْلِي فَقَالَتْ: إِنِّي لَمْ أُقَصِّرْ مِنْ شَعَرِي بَعْدُ. فَأَخَذْتُ مِنْ شَعَرِهَا بِأَسْنَانِي. ثُمَّ وَقَعْتُ بِهَا. قَالَ: فَضَحِكَ الْقَاسِمُ. بْنُ مُحَمَّدٍ وَقَالَ: «مُرْهَا فَلْتَأْخُذْ مِنْ شَعَرِهَا بِالْجَلَمَيْنِ» قَالَ مَالِكٌ: " أَسْتَحِبُّ فِي مِثْلِ هَذَا أَنْ يُهْرِيقَ دَمًا، وَذَلِكَ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ قَالَ: مَنْ نَسِيَ مِنْ نُسُكِهِ شَيْئًا فَلْيُهْرِقْ دَمًا "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, qu'un homme vint trouver al-Qāsim ibn Muḥammad et dit : « J'ai accompli le ṭawāf al-ifāḍa, et mon épouse l'a accompli avec moi. Puis je me suis écarté vers un ravin et j'ai voulu m'approcher de mon épouse. Elle a dit : “Je n'ai pas encore raccourci mes cheveux.” J'ai alors coupé de ses cheveux avec mes dents, puis j'ai eu des rapports avec elle. » Al-Qāsim ibn Muḥammad rit et dit : « Ordonne-lui de couper de ses cheveux avec des ciseaux. » Mālik a dit : « Je juge recommandé, dans un cas pareil, qu'il fasse couler le sang [d'une bête], car ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās a dit : “Celui qui oublie quelque chose de ses rites, qu'il fasse couler le sang.” »
-
923
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ لَقِيَ رَجُلًا مِنْ أَهْلِهِ يُقَالُ لَهُ الْمُجَبَّرُ. قَدْ أَفَاضَ وَلَمْ يَحْلِقْ وَلَمْ يُقَصِّرْ. جَهِلَ ذَلِكَ. فَأَمَرَهُ عَبْدُ اللَّهِ أَنْ «يَرْجِعَ فَيَحْلِقَ أَوْ يُقَصِّرَ، ثُمَّ يَرْجِعَ إِلَى الْبَيْتِ فَيُفِيضَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il rencontra un homme de sa famille, appelé al-Mujabbar, qui avait accompli le ṭawāf al-ifāḍa sans s'être rasé ni raccourci les cheveux, par ignorance. ʿAbd Allāh lui ordonna de retourner se raser ou se raccourcir les cheveux, puis de revenir à la Maison accomplir le ṭawāf al-ifāḍa.
-
924
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ سَالِمَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ كَانَ إِذَا «أَرَادَ أَنْ يُحْرِمَ دَعَا بِالْجَلَمَيْنِ فَقَصَّ شَارِبَهُ. وَأَخَذَ مِنْ لِحْيَتِهِ. قَبْلَ أَنْ يَرْكَبَ. وَقَبْلَ أَنْ يُهِلَّ مُحْرِمًا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Sālim ibn ʿAbd Allāh, lorsqu'il voulait se mettre en iḥrām, demandait des ciseaux, taillait sa moustache et coupait de sa barbe, avant de monter [sa monture] et avant de proclamer la talbiya [formule « Labbayka Allāhumma labbayk »] en muḥrim.
- Le talbīdبَابُ التَّلْبِيدِ
-
925
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «مَنْ ضَفَرَ فَلْيَحْلِقْ. وَلَا تَشَبَّهُوا بِالتَّلْبِيدِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Celui qui tresse [ses cheveux], qu'il se rase ; et n'imitez pas le talbīd. »
Lecture qu'Ibn ʿAbd al-Barr tient pour la plus sûre. Az-Zurqānī glose aussi : « n'assimilez pas [le tressage] au talbīd ».
-
926
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «مَنْ عَقَصَ رَأْسَهُ أَوْ ضَفَرَ أَوْ لَبَّدَ فَقَدْ وَجَبَ عَلَيْهِ الْحِلَاقُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Celui qui noue ses cheveux, les tresse ou les enduit [talbīd], le rasage lui devient obligatoire. »
- La prière dans la Maison, le raccourcissement de la prière et la hâte du sermon à ʿArafaبَابُ الصَّلَاةِ فِي الْبَيْتِ وَقَصْرِ الصَّلَاةِ وَتَعْجِيلِ الْخُطْبَةِ بِعَرَفَةَ
-
927
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «دَخَلَ الْكَعْبَةَ» هُوَ وَأُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ وَبِلَالُ بْنُ رَبَاحٍ وَعُثْمَانُ بْنُ طَلْحَةَ الْحَجَبِيُّ فَأَغْلَقَهَا عَلَيْهِ، وَمَكَثَ فِيهَا. فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَسَأَلْتُ بِلَالًا حِينَ خَرَجَ مَا صَنَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ؟ فَقَالَ: «جَعَلَ عَمُودًا عَنْ يَسَارِهِ، وَعَمُودَيْنِ عَنْ يَمِينِهِ، وَثَلَاثَةَ أَعْمِدَةٍ وَرَاءَهُ»، وَكَانَ الْبَيْتُ يَوْمَئِذٍ عَلَى سِتَّةِ أَعْمِدَةٍ ثُمَّ صَلَّى
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entra dans la Kaʿba, lui, Usāma ibn Zayd, Bilāl ibn Rabāḥ et ʿUthmān ibn Ṭalḥa al-Ḥajabī ; [ʿUthmān] la referma sur lui, et il y demeura. ʿAbd Allāh a dit : « J'interrogeai Bilāl lorsqu'il sortit : “Qu'a fait le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ?” Il dit : “Il a laissé une colonne à sa gauche, deux colonnes à sa droite et trois colonnes derrière lui (la Maison reposait alors sur six colonnes), puis il a prié.” »
Une autre édition du texte porte l'inverse : une colonne à sa droite, deux à sa gauche, leçon qu'az-Zurqānī donne pour celle de Yaḥyā.
-
928
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ قَالَ: كَتَبَ عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ مَرْوَانَ إِلَى الْحَجَّاجِ بْنِ يُوسُفَ أَنْ لَا يُخَالِفَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ فِي شَيْءٍ مِنْ أَمْرِ الْحَجِّ. قَالَ: فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ عَرَفَةَ جَاءَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ حِينَ زَالَتِ الشَّمْسُ، وَأَنَا مَعَهُ، فَصَاحَ بِهِ عِنْدَ سُرَادِقِهِ: أَيْنَ هَذَا؟ فَخَرَجَ عَلَيْهِ الْحَجَّاجُ وَعَلَيْهِ مِلْحَفَةٌ مُعَصْفَرَةٌ فَقَالَ: مَا لَكَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ؟ فَقَالَ: «الرَّوَاحَ إِنْ كُنْتَ تُرِيدُ السُّنَّةَ»، فَقَالَ: أَهَذِهِ السَّاعَةَ؟ قَالَ: «نَعَمْ». قَالَ: فَأَنْظِرْنِي حَتَّى أُفِيضَ عَلَيَّ مَاءً، ثُمَّ أَخْرُجَ. فَنَزَلَ عَبْدُ اللَّهِ. حَتَّى خَرَجَ الْحَجَّاجُ. فَسَارَ بَيْنِي وَبَيْنَ أَبِي فَقُلْتُ لَهُ: «إِنْ كُنْتَ تُرِيدُ أَنْ تُصِيبَ السُّنَّةَ الْيَوْمَ، فَاقْصُرِ الْخُطْبَةِ وَعَجِّلِ الصَّلَاةَ». قَالَ: فَجَعَلَ يَنْظُرُ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ. كَيْمَا يَسْمَعَ ذَلِكَ مِنْهُ. فَلَمَّا رَأَى ذَلِكَ عَبْدُ اللَّهِ، قَالَ: «صَدَقَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, qui a dit : « ʿAbd al-Malik ibn Marwān écrivit à al-Ḥajjāj ibn Yūsuf de ne contredire ʿAbd Allāh ibn ʿUmar en rien de ce qui touche au ḥajj. Le jour de ʿArafa, ʿAbd Allāh ibn ʿUmar vint le trouver lorsque le soleil eut décliné, et j'étais avec lui. Il cria près de sa tente : “Où est-il, celui-là ?” Al-Ḥajjāj sortit vers lui, enveloppé d'un drap teint au carthame, et dit : “Qu'as-tu, ô Abū ʿAbd ar-Raḥmān ?” Il dit : “En route, si tu veux la sunna.” Il dit : “À cette heure-ci ?” Il dit : “Oui.” Il dit : “Accorde-moi le temps de verser de l'eau sur moi, puis je sors.” ʿAbd Allāh descendit [de sa monture] jusqu'à ce qu'al-Ḥajjāj sortît. Celui-ci marcha entre mon père et moi, et je lui dis : “Si tu veux te conformer à la sunna aujourd'hui, abrège le sermon et hâte la prière.” Il se mit à regarder ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, afin de l'entendre de lui. Voyant cela, ʿAbd Allāh dit : “Il a dit vrai.” »
- La prière de Minā le jour de la tarwiya, et le vendredi à Minā et à ʿArafaبَابُ صَلَاةُ مِنًى يَوْمَ التَّرْوِيَةِ وَالْجُمُعَةِ بِمِنًى وَعَرَفَةَ
-
929
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُصَلِّي الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ وَالْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ وَالصُّبْحَ بِمِنًى. ثُمَّ يَغْدُو إِذَا طَلَعَتِ الشَّمْسُ إِلَى عَرَفَةَ» قَالَ مَالِكٌ: «وَالْأَمْرُ الَّذِي لَا اخْتِلَافَ فِيهِ عِنْدَنَا، أَنَّ الْإِمَامَ لَا يَجْهَرُ بِالْقِرَاءَةِ فِي الظُّهْرِ يَوْمَ عَرَفَةَ وَأَنَّهُ يَخْطُبُ النَّاسَ يَوْمَ عَرَفَةَ. وَأَنَّ الصَّلَاةَ يَوْمَ عَرَفَةَ إِنَّمَا هِيَ ظُهْرٌ. وَإِنْ وَافَقَتِ الْجُمُعَةَ فَإِنَّمَا هِيَ ظُهْرٌ. وَلَكِنَّهَا قَصُرَتْ مِنْ أَجْلِ السَّفَرِ» قَالَ مَالِكٌ: فِي إِمَامِ الْحَاجِّ إِذَا وَافَقَ يَوْمُ الْجُمُعَةِ يَوْمَ عَرَفَةَ أَوْ يَوْمَ النَّحْرِ أَوْ بَعْضَ أَيَّامِ التَّشْرِيقِ إِنَّهُ «لَا يُجَمِّعُ فِي شَيْءٍ مِنْ تِلْكَ الْأَيَّامِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar priait le ẓuhr, le ʿaṣr, le maghrib, le ʿishāʾ et le ṣubḥ à Minā, puis partait, une fois le soleil levé, vers ʿArafa. Mālik a dit : « La règle sur laquelle il n'y a pas de divergence chez nous est que l'imām ne fait pas la récitation à voix haute au ẓuhr le jour de ʿArafa, qu'il adresse un sermon aux gens le jour de ʿArafa, et que la prière du jour de ʿArafa n'est qu'un ẓuhr ; même si elle coïncide avec le vendredi, elle n'est qu'un ẓuhr, mais elle a été raccourcie en raison du voyage. » Mālik a dit, au sujet de l'imām des pèlerins, lorsque le vendredi coïncide avec le jour de ʿArafa, le jour du Sacrifice ou l'un des jours du tashrīq : « Il ne célèbre la prière du vendredi en aucun de ces jours. »
- La prière de Muzdalifaبَابُ صَلَاةِ الْمُزْدَلِفَةِ
-
930
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «صَلَّى الْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ بِالْمُزْدَلِفَةِ جَمِيعًا»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pria le maghrib et le ʿishāʾ à Muzdalifa, réunis.
-
931
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ كُرَيْبٍ مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ: دَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ عَرَفَةَ حَتَّى إِذَا كَانَ بِالشِّعْبِ نَزَلَ فَبَالَ فَتَوَضَّأَ، فَلَمْ يُسْبِغِ الْوُضُوءَ. فَقُلْتُ لَهُ: الصَّلَاةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ: «الصَّلَاةُ أَمَامَكَ»، فَرَكِبَ فَلَمَّا جَاءَ الْمُزْدَلِفَةَ نَزَلَ فَتَوَضَّأَ فَأَسْبَغَ الْوُضُوءَ، ثُمَّ أُقِيمَتِ الصَّلَاةُ فَصَلَّى الْمَغْرِبَ. ثُمَّ أَنَاخَ كُلُّ إِنْسَانٍ بَعِيرَهُ فِي مَنْزِلِهِ. ثُمَّ أُقِيمَتِ الْعِشَاءُ فَصَلَّاهَا، وَلَمْ يُصَلِّ بَيْنَهُمَا شَيْئًا
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Mūsā ibn ʿUqba, d'après Kurayb, mawlā d'Ibn ʿAbbās, d'après Usāma ibn Zayd, qu'il l'entendit dire : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, quitta ʿArafa ; arrivé au défilé, il descendit, urina, puis fit le wuḍūʾ sans le parfaire. Je lui dis : “La prière, ô Messager d'Allah.” Il dit : “La prière est devant toi.” Il remonta, et lorsqu'il arriva à Muzdalifa, il descendit, fit le wuḍūʾ et le parfit. Puis on annonça la prière et il pria le maghrib. Puis chacun fit agenouiller son chameau à son emplacement. Puis on annonça le ʿishāʾ et il le pria, sans rien prier entre les deux. »
-
932
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ ثَابِتٍ الْأَنْصَارِيِّ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ يَزِيدَ الْخَطْمِيَّ أَخْبَرَهُ: أَنَّ أَبَا أَيُّوبَ الْأَنْصَارِيَّ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ «صَلَّى مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ الْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ بِالْمُزْدَلِفَةِ جَمِيعًا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAdī ibn Thābit al-Anṣārī, que ʿAbd Allāh ibn Yazīd al-Khaṭmī l'a informé qu'Abū Ayyūb al-Anṣārī l'a informé qu'il pria avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lors du pèlerinage d'adieu, le maghrib et le ʿishāʾ à Muzdalifa, réunis.
-
933
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُصَلِّي الْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ بِالْمُزْدَلِفَةِ جَمِيعًا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar priait le maghrib et le ʿishāʾ à Muzdalifa, réunis.
- La prière à Mināبَابُ صَلَاةِ مِنًى
-
934
قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِي أَهْلِ مَكَّةَ. «إِنَّهُمْ يُصَلُّونَ بِمِنًى إِذَا حَجُّوا رَكْعَتَيْنِ رَكْعَتَيْنِ. حَتَّى يَنْصَرِفُوا إِلَى مَكَّةَ»
Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet des gens de La Mecque : « Ils prient à Minā, lorsqu'ils accomplissent le ḥajj, deux rakʿa par prière, jusqu'à leur retour à La Mecque. »
-
935
وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «صَلَّى الصَّلَاةَ بِمِنًى رَكْعَتَيْنِ» وَأَنَّ أَبَا بَكْرٍ صَلَّاهَا بِمِنًى رَكْعَتَيْنِ وَأَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ صَلَّاهَا بِمِنًى رَكْعَتَيْنِ وَأَنَّ عُثْمَانَ صَلَّاهَا بِمِنًى رَكْعَتَيْنِ شَطْرَ إِمَارَتِهِ ثُمَّ أَتَمَّهَا بَعْدُ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pria la prière [de quatre rakʿa] à Minā en deux rakʿa, qu'Abū Bakr la pria à Minā en deux rakʿa, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb la pria à Minā en deux rakʿa, et que ʿUthmān la pria à Minā en deux rakʿa durant la [première] moitié de son gouvernement, puis la pria complète par la suite.
-
936
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ لَمَّا قَدِمَ مَكَّةَ، صَلَّى بِهِمْ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ انْصَرَفَ. فَقَالَ: «يَا أَهْلَ مَكَّةَ أَتِمُّوا صَلَاتَكُمْ فَإِنَّا قَوْمٌ سَفْرٌ»، ثُمَّ صَلَّى عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ رَكْعَتَيْنِ بِمِنًى، وَلَمْ يَبْلُغْنَا أَنَّهُ قَالَ لَهُمْ شَيْئًا
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, lorsqu'il arriva à La Mecque, dirigea pour eux une prière de deux rakʿa, puis, ayant terminé, dit : « Ô gens de La Mecque, complétez votre prière, car nous sommes des voyageurs. » Puis ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb pria deux rakʿa à Minā, et il ne nous est pas parvenu qu'il leur ait dit quoi que ce soit.
-
937
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ صَلَّى لِلنَّاسِ بِمَكَّةَ رَكْعَتَيْنِ. فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ: " يَا أَهْلَ مَكَّةَ: أَتِمُّوا صَلَاتَكُمْ فَإِنَّا قَوْمٌ سَفْرٌ "، ثُمَّ صَلَّى عُمَرُ رَكْعَتَيْنِ بِمِنًى، وَلَمْ يَبْلُغْنَا أَنَّهُ قَالَ لَهُمْ شَيْئًا وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ أَهْلِ مَكَّةَ كَيْفَ صَلَاتُهُمْ بِعَرَفَةَ؟ أَرَكْعَتَانِ أَمْ أَرْبَعٌ؟ وَكَيْفَ بِأَمِيرِ الْحَاجِّ إِنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ؟ أَيُصَلِّي الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ بِعَرَفَةَ أَرْبَعَ رَكَعَاتٍ أَمْ رَكْعَتَيْنِ؟ وَكَيْفَ صَلَاةُ أَهْلِ مَكَّةَ بِمِنًى فِي إِقَامَتِهِمْ؟ فَقَالَ مَالِكٌ: " يُصَلِّي أَهْلُ مَكَّةَ بِعَرَفَةَ وَبِمِنًى، مَا أَقَامُوا بِهَا، رَكْعَتَيْنِ رَكْعَتَيْنِ. يَقْصُرُونَ الصَّلَاةَ حَتَّى يَرْجِعُوا إِلَى مَكَّةَ. قَالَ مَالِكٌ: وَأَمِيرُ الْحَاجِّ أَيْضًا. إِذَا كَانَ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ قَصَرَ الصَّلَاةَ بِعَرَفَةَ، وَأَيَّامَ مِنًى. قَالَ مَالِكٌ: وَإِنْ كَانَ أَحَدٌ سَاكِنًا بِمِنًى مُقِيمًا بِهَا. فَإِنَّ ذَلِكَ يُتِمُّ الصَّلَاةَ بِمِنًى. قَالَ: وَإِنْ كَانَ أَحَدٌ سَاكِنًا بِعَرَفَةَ مُقِيمًا بِهَا، فَإِنَّ ذَلِكَ يُتِمُّ الصَّلَاةَ بِهَا أَيْضًا "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dirigea pour les gens, à La Mecque, une prière de deux rakʿa. Lorsqu'il eut terminé, il dit : « Ô gens de La Mecque, complétez votre prière, car nous sommes des voyageurs. » Puis ʿUmar pria deux rakʿa à Minā, et il ne nous est pas parvenu qu'il leur ait dit quoi que ce soit. On interrogea Mālik au sujet des gens de La Mecque : comment est leur prière à ʿArafa, deux rakʿa ou quatre ? Et qu'en est-il de l'émir du pèlerinage, s'il est des gens de La Mecque : prie-t-il le ẓuhr et le ʿaṣr à ʿArafa en quatre rakʿa ou en deux ? Et comment est la prière des gens de La Mecque à Minā durant leur séjour ? Mālik dit : « Les gens de La Mecque prient à ʿArafa et à Minā, tant qu'ils y séjournent, deux rakʿa par prière ; ils raccourcissent la prière jusqu'à leur retour à La Mecque. » Il a dit : « De même l'émir du pèlerinage : s'il est des gens de La Mecque, il raccourcit la prière à ʿArafa et pendant les jours de Minā. Si quelqu'un habite Minā et y réside, celui-là prie la prière complète à Minā ; et si quelqu'un habite ʿArafa et y réside, celui-là y prie aussi la prière complète. »
- La prière de celui qui séjourne à La Mecque et à Mināبَابُ صَلَاةِ الْمُقِيمِ بِمَكَّةَ وَمِنًى
-
938
قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «مَنْ قَدِمَ مَكَّةَ لِهِلَالِ ذِي الْحِجَّةِ. فَأَهَلَّ بِالْحَجِّ فَإِنَّهُ يُتِمُّ الصَّلَاةَ. حَتَّى يَخْرُجَ مِنْ مَكَّةَ إِلَى مِنًى، فَيَقْصُرَ. وَذَلِكَ أَنَّهُ قَدْ أَجْمَعَ عَلَى مُقَامٍ، أَكْثَرَ مِنْ أَرْبَعِ لَيَالٍ»
Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Celui qui arrive à La Mecque à la nouvelle lune de dhū al-ḥijja et se sacralise pour le ḥajj prie la prière complète jusqu'à ce qu'il sorte de La Mecque vers Minā ; alors il raccourcit. Cela parce qu'il a résolu d'y séjourner plus de quatre nuits. »
- Le takbīr des jours du tashrīqبَابُ تَكْبِيرِ أَيَّامِ التَّشْرِيقِ
-
939
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ «خَرَجَ الْغَدَ مِنْ يَوْمِ النَّحْرِ حِينَ ارْتَفَعَ النَّهَارُ شَيْئًا. فَكَبَّرَ فَكَبَّرَ النَّاسُ بِتَكْبِيرِهِ. ثُمَّ خَرَجَ الثَّانِيَةَ مِنْ يَوْمِهِ ذَلِكَ بَعْدَ ارْتِفَاعِ النَّهَارِ. فَكَبَّرَ، فَكَبَّرَ النَّاسُ بِتَكْبِيرِهِ. ثُمَّ خَرَجَ الثَّالِثَةَ حِينَ زَاغَتِ الشَّمْسُ فَكَبَّرَ، فَكَبَّرَ النَّاسُ بِتَكْبِيرِهِ». حَتَّى يَتَّصِلَ التَّكْبِيرُ وَيَبْلُغَ الْبَيْتَ. فَيُعْرَفُ أَنَّ عُمَرَ قَدْ خَرَجَ يَرْمِي قَالَ مَالِكٌ: «الْأَمْرُ عِنْدَنَا أَنَّ التَّكْبِيرَ فِي أَيَّامِ التَّشْرِيقِ دُبُرَ الصَّلَوَاتِ. وَأَوَّلُ ذَلِكَ تَكْبِيرُ الْإِمَامِ وَالنَّاسُ مَعَهُ. دُبُرَ صَلَاةِ الظُّهْرِ مِنْ يَوْمِ النَّحْرِ وَآخِرُ ذَلِكَ تَكْبِيرُ الْإِمَامِ وَالنَّاسُ مَعَهُ. دُبُرَ صَلَاةِ الصُّبْحِ مِنْ آخِرِ أَيَّامِ التَّشْرِيقِ. ثُمَّ يَقْطَعُ التَّكْبِيرَ» قَالَ مَالِكٌ: «وَالتَّكْبِيرُ فِي أَيَّامِ التَّشْرِيقِ عَلَى الرِّجَالِ وَالنِّسَاءِ. مَنْ كَانَ فِي جَمَاعَةٍ أَوْ وَحْدَهُ. بِمِنًى أَوْ بِالْآفَاقِ. كُلُّهَا وَاجِبٌ. وَإِنَّمَا يَأْتَمُّ النَّاسُ فِي ذَلِكَ بِإِمَامِ الْحَاجِّ. وَبِالنَّاسِ بِمِنًى. لِأَنَّهُمْ إِذَا رَجَعُوا وَانْقَضَى الْإِحْرَامُ ائْتَمُّوا بِهِمْ. حَتَّى يَكُونُوا مِثْلَهُمْ فِي الْحِلِّ. فَأَمَّا مَنْ لَمْ يَكُنْ حَاجًّا، فَإِنَّهُ لَا يَأْتَمُّ بِهِمْ إِلَّا فِي تَكْبِيرِ أَيَّامِ التَّشْرِيقِ» قَالَ مَالِكٌ: «الْأَيَّامُ الْمَعْدُودَاتُ أَيَّامُ التَّشْرِيقِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb sortit, le lendemain du jour du Sacrifice, lorsque le jour se fut quelque peu levé, et prononça le takbīr ; les gens prononcèrent le takbīr à sa suite. Puis il sortit une deuxième fois, ce même jour, après que le jour se fut levé, et prononça le takbīr ; les gens prononcèrent le takbīr à sa suite. Puis il sortit une troisième fois, lorsque le soleil eut décliné, et prononça le takbīr ; les gens prononcèrent le takbīr à sa suite, au point que le takbīr se propageait jusqu'à atteindre la Maison, et que l'on savait que ʿUmar était sorti lapider. Mālik a dit : « La règle chez nous est que le takbīr, pendant les jours du tashrīq, se fait à la suite des prières. Le premier est le takbīr de l'imām, et des gens avec lui, à la suite de la prière du ẓuhr du jour du Sacrifice ; et le dernier est le takbīr de l'imām, et des gens avec lui, à la suite de la prière du ṣubḥ du dernier des jours du tashrīq ; puis il cesse le takbīr. » Mālik a dit : « Le takbīr des jours du tashrīq incombe aux hommes et aux femmes, que l'on soit en groupe ou seul, à Minā ou dans les contrées lointaines : tout cela est obligatoire. Les gens ne suivent en cela que l'imām du pèlerinage et les gens qui sont à Minā, car, lorsqu'ils reviennent et que l'iḥrām a pris fin, ils les suivent afin d'être comme eux dans l'état de désacralisation. Quant à celui qui n'est pas en pèlerinage, il ne les suit que pour le takbīr des jours du tashrīq. » Mālik a dit : « Les jours comptés [al-ayyām al-maʿdūdāt] sont les jours du tashrīq. »
« Obligatoire » [wājib] : az-Zurqānī l'explique ici par « recommandé de façon appuyée ».
- La prière à al-Muʿarras et à al-Muḥaṣṣabبَابُ صَلَاةِ الْمُعَرَّسِ وَالْمُحَصَّبِ
-
940
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَنَاخَ بِالْبَطْحَاءِ الَّتِي بِذِي الْحُلَيْفَةِ. فَصَلَّى بِهَا» قَالَ نَافِعٌ: وَكَانَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ يَفْعَلُ ذَلِكَ قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ أَنْ يُجَاوِزَ الْمُعَرَّسَ إِذَا قَفَلَ، حَتَّى يُصَلِّيَ فِيهِ. وَإِنْ مَرَّ بِهِ فِي غَيْرِ وَقْتِ صَلَاةٍ، فَلْيُقِمْ حَتَّى تَحِلَّ الصَّلَاةُ. ثُمَّ صَلَّى مَا بَدَا لَهُ، لِأَنَّهُ بَلَغَنِي أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَرَّسَ بِهِ، وَأَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ أَنَاخَ بِهِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fit agenouiller [sa monture] à al-Baṭḥāʾ qui se trouve à Dhū al-Ḥulayfa, et y pria. Nāfiʿ a dit : « ʿAbd Allāh ibn ʿUmar faisait de même. » Mālik a dit : « Il ne convient à personne de dépasser al-Muʿarras, lorsqu'il rentre, sans y prier. S'il y passe en dehors d'un temps de prière, qu'il y reste jusqu'à ce que la prière soit permise, puis qu'il prie ce que bon lui semble, car il m'est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, y fit halte de nuit, et que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar y fit agenouiller [sa monture]. »
-
941
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُصَلِّي الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ وَالْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ بِالْمُحَصَّبِ، ثُمَّ يَدْخُلُ مَكَّةَ مِنَ اللَّيْلِ فَيَطُوفُ بِالْبَيْتِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar priait le ẓuhr, le ʿaṣr, le maghrib et le ʿishāʾ à al-Muḥaṣṣab, puis entrait à La Mecque de nuit et accomplissait le ṭawāf autour de la Maison.
- Passer la nuit à La Mecque pendant les nuits de Mināبَابُ الْبَيْتُوتَةِ بِمَكَّةَ لَيَالِيَ مِنًى
-
942
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّهُ قَالَ زَعَمُوا أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ كَانَ «يَبْعَثُ رِجَالًا يُدْخِلُونَ النَّاسَ مِنْ وَرَاءِ الْعَقَبَةِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qui a dit : « On rapporte que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb envoyait des hommes faire rentrer [à Minā] les gens qui se trouvaient au-delà d'al-ʿAqaba. »
Al-ʿAqaba marque la limite de Minā du côté de La Mecque (az-Zurqānī).
-
943
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّهُ قَالَ: زَعَمُوا أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «لَا يَبِيتَنَّ أَحَدٌ مِنَ الْحَاجِّ لَيَالِيَ مِنًى مِنْ وَرَاءِ الْعَقَبَةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'il a dit : On affirme que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Qu'aucun pèlerin ne passe les nuits de Minā au-delà d'al-ʿAqaba. »
Une autre édition du texte porte la chaîne « d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ».
-
944
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: فِي الْبَيْتُوتَةِ بِمَكَّةَ لَيَالِيَ مِنًى، «لَا يَبِيتَنَّ أَحَدٌ إِلَّا بِمِنًى»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qui a dit, au sujet du fait de passer la nuit à La Mecque pendant les nuits de Minā : « Que personne ne passe la nuit ailleurs qu'à Minā. »
- La lapidation des jamraبَابُ رَمْيِ الْجِمَارِ
-
945
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ كَانَ «يَقِفُ عِنْدَ الْجَمْرَتَيْنِ الْأُولَيَيْنِ وُقُوفًا طَوِيلًا حَتَّى يَمَلَّ الْقَائِمُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb se tenait longuement debout auprès des deux premières jamra, au point que celui qui se tenait debout s'en lassait.
-
946
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَقِفُ عِنْدَ الْجَمْرَتَيْنِ الْأُولَيَيْنِ وُقُوفًا طَوِيلًا. يُكَبِّرُ اللَّهَ، وَيُسَبِّحُهُ وَيَحْمَدُهُ، وَيَدْعُو اللَّهَ. وَلَا يَقِفُ عِنْدَ جَمْرَةِ الْعَقَبَةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar se tenait longuement debout auprès des deux premières jamra, proclamant la grandeur d'Allah, Le glorifiant, Le louant et invoquant Allah ; et il ne s'arrêtait pas auprès de la jamra d'al-ʿAqaba.
-
947
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُكَبِّرُ عِنْدَ رَمْيِ الْجَمْرَةِ كُلَّمَا رَمَى بِحَصَاةٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar prononçait le takbīr lors de la lapidation de la jamra, à chaque caillou qu'il lançait.
-
948
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ يَقُولُ: «الْحَصَى الَّذِي تُرْمَى بِهِ الْجِمَارُ مِثْلُ حَصَى الْخَذْفِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَأَكْبَرُ مِنْ ذَلِكَ قَلِيلًا أَعْجَبُ إِلَيَّ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu un des gens de science dire : « Les cailloux avec lesquels on lapide les jamra sont comme les cailloux du khadhf [petits cailloux que l'on lance du bout des doigts]. » Mālik a dit : « Un peu plus gros que cela me plaît davantage. »
-
949
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ غَرَبَتْ لَهُ الشَّمْسُ مِنْ أَوْسَطِ أَيَّامِ التَّشْرِيقِ وَهُوَ بِمِنًى فَلَا يَنْفِرَنَّ حَتَّى يَرْمِيَ الْجِمَارَ مِنَ الْغَدِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Celui pour qui le soleil se couche, au jour médian des jours du tashrīq, alors qu'il est à Minā, qu'il ne reparte pas avant d'avoir lapidé les jamra le lendemain. »
-
950
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ النَّاسَ كَانُوا، «إِذَا رَمَوُا الْجِمَارَ، مَشَوْا ذَاهِبِينَ وَرَاجِعِينَ. وَأَوَّلُ مَنْ رَكِبَ، مُعَاوِيَةُ بْنُ أَبِي سُفْيَانَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, que les gens, lorsqu'ils lapidaient les jamra, allaient et revenaient à pied, et que le premier à s'y rendre sur une monture fut Muʿāwiya ibn Abī Sufyān.
-
951
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الْقَاسِمِ: " مِنْ أَيْنَ كَانَ الْقَاسِمُ يَرْمِي جَمْرَةَ الْعَقَبَةِ؟ فَقَالَ: مِنْ حَيْثُ تَيَسَّرَ " قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ: هَلْ يُرْمَى عَنِ الصَّبِيِّ وَالْمَرِيضِ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ. وَيَتَحَرَّى الْمَرِيضُ حِينَ يُرْمَى عَنْهُ فَيُكَبِّرُ وَهُوَ فِي مَنْزِلِهِ وَيُهَرِيقُ دَمًا. فَإِنْ صَحَّ الْمَرِيضُ فِي أَيَّامِ التَّشْرِيقِ رَمَى الَّذِي رُمِيَ عَنْهُ. وَأَهْدَى» قَالَ مَالِكٌ: «لَا أَرَى عَلَى الَّذِي يَرْمِي الْجِمَارَ، أَوْ يَسْعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ وَهُوَ غَيْرُ مُتَوَضٍّ، إِعَادَةً. وَلَكِنْ لَا يَتَعَمَّدُ ذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il demanda à ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim : « D'où al-Qāsim lapidait-il la jamra d'al-ʿAqaba ? » Il dit : « De là où cela lui était aisé. » Yaḥyā a dit : On demanda à Mālik : « Lapide-t-on pour l'enfant et pour le malade ? » Il dit : « Oui. Le malade s'efforce de repérer le moment où l'on lapide pour lui, et il prononce le takbīr là où il loge, et il fait couler le sang [d'une bête]. Si le malade guérit pendant les jours du tashrīq, il lapide ce que l'on a lapidé pour lui, et il offre un hady. » Mālik a dit : « Je ne suis pas d'avis que celui qui lapide les jamra, ou accomplit le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, sans wuḍūʾ, ait à recommencer ; mais qu'il ne fasse pas cela délibérément. »
-
952
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «لَا تُرْمَى الْجِمَارُ فِي الْأَيَّامِ الثَّلَاثَةِ حَتَّى تَزُولَ الشَّمْسُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « On ne lapide pas les jamra, durant les trois jours, avant que le soleil n'ait décliné. »
- La dérogation dans la lapidation des jamraبَابُ الرُّخْصَةِ فِي رَمْيِ الْجِمَارِ
-
953
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ أَبَا الْبَدَّاحِ بْنَ عَاصِمِ بْنِ عَدِيٍّ، أَخْبَرَهُ: عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «أَرْخَصَ لِرِعَاءِ الْإِبِلِ فِي الْبَيْتُوتَةِ. عَنْ مِنًى. يَرْمُونَ يَوْمَ النَّحْرِ. ثُمَّ يَرْمُونَ الْغَدَ، وَمِنْ بَعْدِ الْغَدِ لِيَوْمَيْنِ. ثُمَّ يَرْمُونَ يَوْمَ النَّفْرِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, d'après son père, qu'Abū al-Baddāḥ ibn ʿĀṣim ibn ʿAdī l'a informé, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, accorda une dérogation aux gardiens de chameaux pour passer la nuit hors de Minā : ils lapident le jour du Sacrifice, puis ils lapident le lendemain et le surlendemain, pour deux jours, puis ils lapident le jour du départ [nafr].
-
954
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ أَبِي رَبَاحٍ أَنَّهُ سَمِعَهُ يَذْكُرُ أَنَّهُ «أُرْخِصَ لِلرِّعَاءِ أَنْ يَرْمُوا بِاللَّيْلِ». يَقُولُ: فِي الزَّمَانِ الْأَوَّلِ قَالَ مَالِكٌ: «وَتَفْسِيرُ الْحَدِيثِ الَّذِي أَرْخَصَ فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِرِعَاءِ الْإِبِلِ فِي رَمْيِ الْجِمَارِ فِيمَا نُرَى وَاللَّهُ أَعْلَمُ، أَنَّهُمْ يَرْمُونَ يَوْمَ النَّحْرِ. فَإِذَا مَضَى الْيَوْمُ الَّذِي يَلِي يَوْمَ النَّحْرِ رَمَوْا مِنَ الْغَدِ. وَذَلِكَ يَوْمُ النَّفْرِ الْأَوَّلِ. يَرْمُونَ لِلْيَوْمِ الَّذِي مَضَى. ثُمَّ يَرْمُونَ لِيَوْمِهِمْ ذَلِكَ. لِأَنَّهُ لَا يَقْضِي أَحَدٌ شَيْئًا حَتَّى يَجِبَ عَلَيْهِ. فَإِذَا وَجَبَ عَلَيْهِ وَمَضَى كَانَ الْقَضَاءُ بَعْدَ ذَلِكَ. فَإِنْ بَدَا لَهُمُ النَّفْرُ فَقَدْ فَرَغُوا وَإِنْ أَقَامُوا إِلَى الْغَدِ، رَمَوْا مَعَ النَّاسِ يَوْمَ النَّفْرِ الْآخِرِ، وَنَفَرُوا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ, qu'il l'entendit mentionner qu'il a été accordé aux gardiens, par dérogation, de lapider de nuit ; il disait : aux premiers temps. Mālik a dit : « L'explication du hadith dans lequel le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a accordé une dérogation aux gardiens de chameaux pour [retarder] la lapidation des jamra est, à notre avis, et Allah est plus savant, qu'ils lapident le jour du Sacrifice ; puis, une fois écoulé le jour qui suit le jour du Sacrifice, ils lapident le lendemain, qui est le jour du premier départ : ils lapident pour le jour écoulé, puis ils lapident pour ce jour-là. Car nul ne rattrape une chose avant qu'elle ne lui soit devenue obligatoire ; lorsqu'elle lui est devenue obligatoire et que [son temps] est passé, le rattrapage vient après cela. S'ils décident de partir, ils en ont terminé ; et s'ils restent jusqu'au lendemain, ils lapident avec les gens le jour du dernier départ, puis ils partent. »
-
955
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ نَافِعٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ بِنْتَ أَخٍ لِصَفِيَّةَ بِنْتِ أَبِي عُبَيْدٍ نُفِسَتْ بِالْمُزْدَلِفَةِ. فَتَخَلَّفَتْ هِيَ وَصَفِيَّةُ حَتَّى أَتَتَا مِنًى، بَعْدَ أَنْ غَرَبَتِ الشَّمْسُ مِنْ يَوْمِ النَّحْرِ. فَأَمَرَهُمَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ أَنْ «تَرْمِيَا الْجَمْرَةَ حِينَ أَتَتَا وَلَمْ يَرَ عَلَيْهِمَا شَيْئًا» سُئِلَ مَالِكٌ عَمَّنْ نَسِيَ رَمْيَ جَمْرَةٍ مِنَ الْجِمَارِ فِي بَعْضِ أَيَّامِ مِنًى حَتَّى يُمْسِيَ؟ قَالَ: «لِيَرْمِ أَيَّ سَاعَةٍ ذَكَرَ مِنْ لَيْلٍ أَوْ نَهَارٍ. كَمَا يُصَلِّي الصَّلَاةَ إِذَا نَسِيَهَا ثُمَّ ذَكَرَهَا لَيْلًا أَوْ نَهَارًا، فَإِنْ كَانَ ذَلِكَ بَعْدَمَا صَدَرَ وَهُوَ بِمَكَّةَ، أَوْ بَعْدَمَا يَخْرُجُ مِنْهَا، فَعَلَيْهِ الْهَدْيُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Bakr ibn Nāfiʿ, d'après son père, qu'une fille du frère de Ṣafiyya bint Abī ʿUbayd accoucha à Muzdalifa. Elle et Ṣafiyya restèrent en arrière et n'arrivèrent à Minā qu'après le coucher du soleil du jour du Sacrifice. ʿAbd Allāh ibn ʿUmar leur ordonna de lapider la jamra dès leur arrivée, et il ne fut pas d'avis qu'il leur incombât quoi que ce soit. On interrogea Mālik au sujet de celui qui oublie de lapider l'une des jamra, l'un des jours de Minā, jusqu'au soir. Il dit : « Qu'il lapide à quelque heure qu'il s'en souvienne, de nuit ou de jour, de même qu'il prie la prière lorsqu'il l'a oubliée puis s'en souvient, de nuit ou de jour. Si cela a lieu après qu'il est reparti, alors qu'il est à La Mecque, ou après qu'il en est sorti, il lui incombe le hady. »
- Le ṭawāf al-ifāḍaبَابُ الْإِفَاضَةِ
-
956
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ خَطَبَ النَّاسَ بِعَرَفَةَ، وَعَلَّمَهُمْ أَمْرَ الْحَجِّ، وَقَالَ لَهُمْ فِيمَا قَالَ: «إِذَا جِئْتُمْ مِنًى، فَمَنْ رَمَى الْجَمْرَةَ، فَقَدْ حَلَّ لَهُ مَا حَرُمَ عَلَى الْحَاجِّ. إِلَّا النِّسَاءَ وَالطِّيبَ. لَا يَمَسَّ أَحَدٌ نِسَاءً وَلَا طِيبًا، حَتَّى يَطُوفَ بِالْبَيْتِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ et ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb adressa un sermon aux gens à ʿArafa, leur enseigna les règles du ḥajj et leur dit, entre autres : « Lorsque vous arriverez à Minā, celui qui aura lapidé la jamra, ce qui était interdit au pèlerin lui sera devenu licite, sauf les femmes et le parfum. Que personne ne touche ni femme ni parfum avant d'avoir accompli le ṭawāf autour de la Maison. »
-
957
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «مَنْ رَمَى الْجَمْرَةَ، ثُمَّ حَلَقَ أَوْ قَصَّرَ، وَنَحَرَ هَدْيًا، إِنْ كَانَ مَعَهُ، فَقَدْ حَلَّ لَهُ مَا حَرُمَ عَلَيْهِ. إِلَّا النِّسَاءَ وَالطِّيبَ، حَتَّى يَطُوفَ بِالْبَيْتِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ et ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Celui qui a lapidé la jamra, puis s'est rasé ou raccourci les cheveux et a égorgé un hady, s'il en avait un avec lui, ce qui lui était interdit lui est devenu licite, sauf les femmes et le parfum, jusqu'à ce qu'il accomplisse le ṭawāf autour de la Maison. »
- L'entrée à La Mecque de la femme en menstruesبَابُ دُخُولِ الْحَائِضِ مَكَّةَ
-
958
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهَا قَالَتْ: خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ. فَأَهْلَلْنَا بِعُمْرَةٍ. ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَنْ كَانَ مَعَهُ هَدْيٌ فَلْيُهْلِلْ بِالْحَجِّ مَعَ الْعُمْرَةِ، ثُمَّ لَا يَحِلُّ حَتَّى يَحِلَّ مِنْهُمَا جَمِيعًا»، قَالَتْ: فَقَدِمْتُ مَكَّةَ وَأَنَا حَائِضٌ. فَلَمْ أَطُفْ بِالْبَيْتِ وَلَا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. فَشَكَوْتُ ذَلِكَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَقَالَ: «انْقُضِي رَأْسَكِ وَامْتَشِطِي وَأَهِلِّي بِالْحَجِّ وَدَعِي الْعُمْرَةَ»، قَالَتْ: فَفَعَلْتُ. فَلَمَّا قَضَيْنَا الْحَجَّ، أَرْسَلَنِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَعَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ إِلَى التَّنْعِيمِ، فَاعْتَمَرْتُ. فَقَالَ: «هَذَا مَكَانُ عُمْرَتِكِ»، فَطَافَ الَّذِينَ أَهَلُّوا بِالْعُمْرَةِ بِالْبَيْتِ وَبَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ ثُمَّ حَلُّوا ثُمَّ طَافُوا طَوَافًا آخَرَ. بَعْدَ أَنْ رَجَعُوا مِنْ مِنًى لِحَجِّهِمْ، وَأَمَّا الَّذِينَ كَانُوا أَهَلُّوا بِالْحَجِّ أَوْ جَمَعُوا الْحَجَّ وَالْعُمْرَةَ، فَإِنَّمَا طَافُوا طَوَافًا وَاحِدًا وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ بِمِثْلِ ذَلِكَ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, mère des croyants, qui a dit : « Nous partîmes avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'année du pèlerinage d'adieu, et nous nous sacralisâmes pour une ʿumra. Puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : “Que celui qui a un hady avec lui se sacralise pour le ḥajj avec la ʿumra, puis qu'il ne se désacralise pas avant de s'être désacralisé des deux ensemble.” J'arrivai à La Mecque en état de menstrues ; je n'accomplis ni le ṭawāf autour de la Maison ni [le saʿy] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. Je m'en plaignis au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui dit : “Défais ta chevelure, peigne-toi, sacralise-toi pour le ḥajj et laisse la ʿumra.” Je le fis. Lorsque nous eûmes achevé le ḥajj, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, m'envoya avec ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Bakr aṣ-Ṣiddīq à at-Tanʿīm, et j'accomplis une ʿumra. Il dit : “Celle-ci tient lieu de ta ʿumra.” Ceux qui s'étaient sacralisés pour la ʿumra accomplirent le ṭawāf autour de la Maison et [le saʿy] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, puis se désacralisèrent ; puis ils accomplirent un autre ṭawāf, après leur retour de Minā, pour leur ḥajj. Quant à ceux qui s'étaient sacralisés pour le ḥajj, ou avaient joint le ḥajj et la ʿumra, ils n'accomplirent qu'un seul ṭawāf. » Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, la même chose.
-
959
حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهَا قَالَتْ: قَدِمْتُ مَكَّةَ وَأَنَا حَائِضٌ. فَلَمْ أَطُفْ بِالْبَيْتِ، وَلَا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ. فَشَكَوْتُ ذَلِكَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: «افْعَلِي مَا يَفْعَلُ الْحَاجُّ غَيْرَ أَنْ لَا تَطُوفِي بِالْبَيْتِ، وَلَا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ حَتَّى تَطْهُرِي» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِي الْمَرْأَةِ الَّتِي تُهِلُّ بِالْعُمْرَةِ، ثُمَّ تَدْخُلُ مَكَّةَ مُوَافِيَةً لِلْحَجِّ وَهِيَ حَائِضٌ. لَا تَسْتَطِيعُ الطَّوَافَ بِالْبَيْتِ: إِنَّهَا «إِذَا خَشِيَتِ الْفَوَاتَ، أَهَلَّتْ بِالْحَجِّ وَأَهْدَتْ، وَكَانَتْ مِثْلَ مَنْ قَرَنَ الْحَجَّ وَالْعُمْرَةَ، وَأَجْزَأَ عَنْهَا طَوَافٌ وَاحِدٌ. وَالْمَرْأَةُ الْحَائِضُ إِذَا كَانَتْ قَدْ طَافَتْ بِالْبَيْتِ، وَصَلَّتْ قَبْلَ أَنْ تَحِيضَ، فَإِنَّهَا تَسْعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، وَتَقِفُ بِعَرَفَةَ وَالْمُزْدَلِفَةِ. وَتَرْمِي الْجِمَارَ. غَيْرَ أَنَّهَا لَا تُفِيضُ، حَتَّى تَطْهُرَ مِنْ حَيْضَتِهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, mère des croyants, qui a dit : « J'arrivai à La Mecque en état de menstrues ; je n'accomplis ni le ṭawāf autour de la Maison ni [le saʿy] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa. Je m'en plaignis au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui dit : “Fais ce que fait le pèlerin, si ce n'est que tu n'accompliras ni le ṭawāf autour de la Maison ni [le saʿy] entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa avant d'être purifiée.” » Mālik a dit, au sujet de la femme qui se sacralise pour la ʿumra, puis entre à La Mecque au moment du ḥajj, en état de menstrues, sans pouvoir accomplir le ṭawāf autour de la Maison : « Lorsqu'elle craint de manquer [le ḥajj], elle se sacralise pour le ḥajj et offre un hady ; elle est comme celui qui a joint le ḥajj et la ʿumra, et un seul ṭawāf lui suffit. Et la femme en menstrues, si elle avait déjà accompli le ṭawāf autour de la Maison et prié [les deux rakʿa] avant d'avoir ses menstrues, accomplit le saʿy entre aṣ-Ṣafā et al-Marwa, fait station à ʿArafa et à Muzdalifa et lapide les jamra ; mais elle n'accomplit pas le ṭawāf al-ifāḍa avant d'être purifiée de ses menstrues. »
- Le ṭawāf al-ifāḍa de la femme en menstruesبَابُ إِفَاضَةِ الْحَائِضِ
-
960
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّ صَفِيَّةَ بِنْتَ حُيَيٍّ حَاضَتْ. فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: «أَحَابِسَتُنَا هِيَ؟» فَقِيلَ: إِنَّهَا قَدْ أَفَاضَتْ فَقَالَ: «فَلَا إِذًا»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, mère des croyants, que Ṣafiyya bint Ḥuyayy eut ses menstrues. « Je le rapportai au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui dit : “Va-t-elle nous retenir ?” On dit : “Elle a accompli le ṭawāf al-ifāḍa.” Il dit : “Alors non.” »
-
961
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، أَنَّهَا قَالَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. إِنَّ صَفِيَّةَ بِنْتَ حُيَيٍّ قَدْ حَاضَتْ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَعَلَّهَا تَحْبِسُنَا». أَلَمْ تَكُنْ طَافَتْ مَعَكُنَّ بِالْبَيْتِ؟ قُلْنَ: بَلَى، قَالَ: «فَاخْرُجْنَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, d'après son père, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha, mère des croyants, qu'elle dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Ô Messager d'Allah, Ṣafiyya bint Ḥuyayy a eu ses menstrues. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Peut-être va-t-elle nous retenir. N'a-t-elle pas accompli le ṭawāf autour de la Maison avec vous ? » Elles dirent : « Si. » Il dit : « Alors partez. »
-
962
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الرِّجَالِ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ كَانَتْ «إِذَا حَجَّتْ، وَمَعَهَا نِسَاءٌ تَخَافُ أَنْ يَحِضْنَ، قَدَّمَتْهُنَّ يَوْمَ النَّحْرِ فَأَفَضْنَ. فَإِنْ حِضْنَ بَعْدَ ذَلِكَ لَمْ تَنْتَظِرْهُنَّ تَنْفِرُ بِهِنَّ، وَهُنَّ حُيَّضٌ إِذَا كُنَّ قَدْ أَفَضْنَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū ar-Rijāl Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, que ʿĀʾisha, mère des croyants, lorsqu'elle accomplissait le ḥajj accompagnée de femmes dont elle craignait qu'elles n'aient leurs menstrues, les faisait partir en avant le jour du Sacrifice, et elles accomplissaient le ṭawāf al-ifāḍa. Si elles avaient ensuite leurs menstrues, elle ne les attendait pas : elle repartait avec elles alors qu'elles étaient en menstrues, dès lors qu'elles avaient accompli le ṭawāf al-ifāḍa.
-
963
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَكَرَ صَفِيَّةَ بِنْتَ حُيَيٍّ. فَقِيلَ لَهُ: إنَّهَا قَدْ حَاضَتْ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَعَلَّهَا حَابِسَتُنَا؟» فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهَا قَدْ طَافَتْ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «فَلَا إِذًا» قَالَ مَالِكٌ: قَالَ هِشَامٌ، قَالَ عُرْوَةُ، قَالَتْ عَائِشَةُ. وَنَحْنُ نَذْكُرُ ذَلِكَ. فَلِمَ يُقَدِّمُ النَّاسُ نِسَاءَهُمْ إِنْ كَانَ ذَلِكَ لَا يَنْفَعُهُنَّ. وَلَوْ كَانَ الَّذِي يَقُولُونَ لَأَصْبَحَ بِمِنًى أَكْثَرُ مِنْ سِتَّةِ آلَافِ امْرَأَةٍ حَائِضٍ، كُلُّهُنَّ قَدْ أَفَاضَتْ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, mère des croyants, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mentionna Ṣafiyya bint Ḥuyayy. On lui dit : « Elle a eu ses menstrues. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Peut-être va-t-elle nous retenir ? » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, elle a accompli le ṭawāf. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Alors non. » Mālik a dit : Hishām a dit : ʿUrwa a dit : ʿĀʾisha a dit, alors que nous évoquions cela : « Pourquoi donc les gens font-ils partir leurs femmes en avant, si cela ne leur sert à rien ? S'il en était comme ils le disent, il y aurait au matin, à Minā, plus de six mille femmes en menstrues, ayant toutes accompli le ṭawāf al-ifāḍa. »
« Comme ils le disent » : que le ṭawāf d'adieu serait obligatoire, même pour la femme en menstrues (az-Zurqānī).
-
964
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ أَبَا سَلَمَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَخْبَرَهُ: أَنَّ أُمَّ سُلَيْمٍ بِنْتَ مِلْحَانَ «اسْتَفْتَتْ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَحَاضَتْ أَوْ وَلَدَتْ بَعْدَمَا أَفَاضَتْ يَوْمَ النَّحْرِ فَأَذِنَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَخَرَجَتْ» قَالَ مَالِكٌ: " وَالْمَرْأَةُ الَّتِي تَحِيضُ بمِنًى تُقِيمُ حَتَّى تَطُوفَ بِالْبَيْتِ. لَا بُدَّ لَهَا مِنْ ذَلِكَ. وَإِنْ كَانَتْ قَدْ أَفَاضَتْ، فَحَاضَتْ بَعْدَ الْإِفَاضَةِ، فَلْتَنْصَرِفْ إِلَى بَلَدِهَا. فَإِنَّهُ قَدْ بَلَغَنَا فِي ذَلِكَ رُخْصَةٌ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِلْحَائِضِ، قَالَ: وَإِنْ حَاضَتِ الْمَرْأَةُ بِمِنًى، قَبْلَ أَنْ تُفِيضَ فَإِنَّ كَرِيَّهَا يُحْبَسُ عَلَيْهَا أَكْثَرَ مَا يَحْبِسُ النِّسَاءَ الدَّمُ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après son père, qu'Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān l'a informé qu'Umm Sulaym bint Milḥān consulta le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors qu'elle avait eu ses menstrues, ou avait accouché, après avoir accompli le ṭawāf al-ifāḍa le jour du Sacrifice ; le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'autorisa [à partir], et elle partit. Mālik a dit : « La femme qui a ses menstrues à Minā reste jusqu'à accomplir le ṭawāf autour de la Maison ; elle ne peut s'en dispenser. Si elle a accompli le ṭawāf al-ifāḍa puis a eu ses menstrues après, qu'elle reparte vers son pays, car il nous est parvenu à ce sujet une dérogation du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en faveur de la femme en menstrues. » Il a dit : « Si la femme a ses menstrues à Minā avant d'accomplir le ṭawāf al-ifāḍa, son loueur de montures est retenu pour elle pendant la durée la plus longue durant laquelle le sang retient les femmes. »
La durée la plus longue des menstrues : quinze jours (az-Zurqānī).
- La fidya due pour les oiseaux et les bêtes sauvages atteintsبَابُ فِدْيَةِ مَا أُصِيبَ مِنَ الطَّيْرِ وَالْوَحْشِ
-
965
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ، الْمَكِّيِّ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ «قَضَى فِي الضَّبُعِ بِكَبْشٍ، وَفِي الْغَزَالِ بِعَنْزٍ، وَفِي الْأَرْنَبِ بِعَنَاقٍ، وَفِي الْيَرْبُوعِ بِجَفْرَةٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zubayr al-Makkī, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb jugea qu'il est dû, pour l'hyène, un bélier ; pour la gazelle, une chèvre ; pour le lièvre, une ʿanāq [chevrette de moins d'un an] ; et pour la gerboise, une jafra [petite femelle du petit bétail, agnelle ou chevrette].
-
966
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ قُرَيْرٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ، أَنَّ رَجُلًا جَاءَ إِلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، فَقَالَ: إِنِّي أَجْرَيْتُ أَنَا وَصَاحِبٌ لِي فَرَسَيْنِ. نَسْتَبِقُ إِلَى ثُغْرَةِ ثَنِيَّةٍ، فَأَصَبْنَا ظَبْيًا وَنَحْنُ مُحْرِمَانِ، فَمَاذَا تَرَى؟ فَقَالَ عُمَرُ لِرَجُلٍ إِلَى جَنْبِهِ: «تَعَالَ حَتَّى أَحْكُمَ أَنَا وَأَنْتَ»، قَالَ: فَحَكَمَا عَلَيْهِ بِعَنْزٍ، فَوَلَّى الرَّجُلُ وَهُوَ يَقُولُ: هَذَا أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ لَا يَسْتَطِيعُ أَنْ يَحْكُمَ فِي ظَبْيٍ، حَتَّى دَعَا رَجُلًا يَحْكُمُ مَعَهُ. فَسَمِعَ عُمَرُ قَوْلَ الرَّجُلِ، فَدَعَاهُ فَسَأَلَهُ: «هَلْ تَقْرَأُ سُورَةَ الْمَائِدَةِ؟» قَالَ: لَا، قَالَ: «فَهَلْ تَعْرِفُ هَذَا الرَّجُلَ الَّذِي حَكَمَ مَعِي؟» فَقَالَ: لَا. فَقَالَ: عُمَرُ: «لَوْ أَخْبَرْتَنِي أَنَّكَ تَقْرَأُ سُورَةَ الْمَائِدَةِ لَأَوْجَعْتُكَ ضَرْبًا». ثُمَّ قَالَ: " إِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى يَقُولُ فِي كِتَابِهِ {يَحْكُمُ بِهِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ هَدْيًا بَالِغَ الْكَعْبَةِ} [المائدة: 95] " وَهَذَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd al-Malik ibn Qurayr, d'après Muḥammad ibn Sīrīn, qu'un homme vint trouver ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb et dit : « Un compagnon et moi avons lancé nos deux chevaux à la course vers la brèche d'un col, et nous avons atteint une gazelle alors que nous étions muḥrim. Qu'en penses-tu ? » ʿUmar dit à un homme qui était à côté de lui : « Viens, que nous jugions, toi et moi. » Ils prononcèrent contre lui une chèvre. L'homme s'en retourna en disant : « Voilà le commandeur des croyants, qui ne peut juger d'une gazelle sans appeler un homme pour juger avec lui ! » ʿUmar entendit les paroles de l'homme, l'appela et lui demanda : « Récites-tu la sourate al-Māʾida ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Connais-tu cet homme qui a jugé avec moi ? » Il dit : « Non. » ʿUmar dit : « Si tu m'avais dit que tu récites la sourate al-Māʾida, je t'aurais roué de coups. » Puis il dit : « Allah, béni et exalté soit-Il, dit dans Son Livre : “selon le jugement de deux hommes intègres d'entre vous, en hady parvenant à la Kaʿba” [5 : 95], et celui-ci est ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf. »
-
967
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ أَبَاهُ كَانَ يَقُولُ: «فِي الْبَقَرَةِ مِنَ الْوَحْشِ بَقَرَةٌ، وَفِي الشَّاةِ مِنَ الظِّبَاءِ شَاةٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père disait : « Pour la vache sauvage, une vache ; et pour une tête de gazelle, une shāt. »
-
968
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «فِي حَمَامِ مَكَّةَ إِذَا قُتِلَ شَاةٌ» وقَالَ مَالِكٌ: فِي الرَّجُلِ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ، يُحْرِمُ بِالْحَجِّ أَوِ بِالْعُمْرَةِ، وَفِي بَيْتِهِ فِرَاخٌ مِنْ حَمَامِ مَكَّةَ، فَيُغْلَقُ عَلَيْهَا فَتَمُوتُ. فَقَالَ: «أَرَى بِأَنْ يَفْدِيَ ذَلِكَ عَنْ كُلِّ فَرْخٍ بِشَاةٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il disait : « Pour le pigeon de La Mecque, lorsqu'il est tué, une shāt. » Mālik a dit, au sujet de l'homme de La Mecque qui se met en iḥrām pour le ḥajj ou la ʿumra, alors qu'il y a dans sa maison des oisillons de pigeons de La Mecque, que l'on enferme et qui meurent : « Je suis d'avis qu'il compense cela, pour chaque oisillon, par une shāt. »
-
969
قَالَ مَالِكٌ: «وَلَمْ أَزَلْ أَسْمَعُ أَنَّ فِي النَّعَامَةِ إِذَا قَتَلَهَا الْمُحْرِمُ بَدَنَةً» قَالَ مَالِكٌ: «أَرَى فِي بَيْضَةِ النَّعَامَةِ عُشْرَ ثَمَنِ الْبَدَنَةِ، كَمَا يَكُونُ فِي جَنِينِ الْحُرَّةِ، غُرَّةٌ، عَبْدٌ أَوْ وَلِيدَةٌ» قَالَ مَالِكٌ: «وَقِيمَةُ الْغُرَّةِ خَمْسُونَ دِينَارًا، وَذَلِكَ عُشْرُ دِيَةِ أُمِّهِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَكُلُّ شَيْءٍ مِنَ النُّسُورِ أَوِ الْعِقْبَانِ أَوِ الْبُزَاةِ أَوِ الرَّخَمِ، فَإِنَّهُ صَيْدٌ يُودَى كَمَا يُودَى الصَّيْدُ. إِذَا قَتَلَهُ الْمُحْرِمُ» قَالَ مَالِكٌ: «وَكُلُّ شَيْءٍ فُدِيَ، فَفِي صِغَارِهِ مِثْلُ مَا يَكُونُ فِي كِبَارِهِ. وَإِنَّمَا مَثَلُ ذَلِكَ مَثَلُ دِيَةِ الْحُرِّ الصَّغِيرِ وَالْكَبِيرِ. فَهُمَا، بِمَنْزِلَةٍ وَاحِدَةٍ سَوَاءٌ»
Mālik a dit : « Je n'ai cessé d'entendre que, pour l'autruche, lorsque le muḥrim la tue, il est dû une badana. » Mālik a dit : « Je suis d'avis que, pour l'œuf d'autruche, il est dû le dixième du prix de la badana, de même que, pour le fœtus de la femme libre, il est dû une ghurra [indemnité du fœtus], un esclave ou une servante. La valeur de la ghurra est de cinquante dīnār, soit le dixième de la diya [prix du sang] de sa mère. Tout ce qui relève des vautours, des aigles, des faucons ou des percnoptères est un gibier que l'on compense comme on compense le gibier, lorsque le muḥrim le tue. Et tout animal donnant lieu à compensation, il est dû pour ses petits ce qui est dû pour ses adultes. Il en est de cela comme de la diya de l'homme libre, petit ou grand : tous deux sont sur un même rang, à égalité. »
- La fidya due par celui qui atteint des sauterelles alors qu'il est muḥrimبَابُ فِدْيَةِ مَنْ أَصَابَ شَيْئًا مِنَ الْجَرَادِ وَهُوَ مُحْرِمٌ
-
970
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ رَجُلًا جَاءَ إِلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، فَقَالَ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. إِنِّي أَصَبْتُ جَرَادَاتٍ بِسَوْطِي وَأَنَا مُحْرِمٌ. فَقَالَ لَهُ عُمَرُ: «أَطْعِمْ قَبْضَةً مِنْ طَعَامٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, qu'un homme vint trouver ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb et dit : « Ô commandeur des croyants, j'ai atteint des sauterelles avec mon fouet alors que j'étais muḥrim. » ʿUmar lui dit : « Donne en nourriture une poignée de denrée. »
-
971
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ رَجُلًا جَاءَ إِلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، فَسَأَلَهُ عَنْ جَرَادَةٍ قَتَلَهَا وَهُوَ مُحْرِمٌ. فَقَالَ عُمَرُ لِكَعْبٍ: «تَعَالَ حَتَّى نَحْكُمَ». فَقَالَ كَعْبٌ: دِرْهَمٌ. فَقَالَ عُمَرُ لِكَعْبٍ: «إِنَّكَ لَتَجِدُ الدَّرَاهِمَ، لَتَمْرَةٌ خَيْرٌ مِنْ جَرَادَةٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'un homme vint trouver ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb et l'interrogea au sujet d'une sauterelle qu'il avait tuée alors qu'il était muḥrim. ʿUmar dit à Kaʿb : « Viens, que nous jugions. » Kaʿb dit : « Un dirham. » ʿUmar dit à Kaʿb : « Tu trouves donc facilement les dirhams ! Une datte vaut mieux qu'une sauterelle. »
- La fidya due par celui qui se rase avant d'égorgerبَابُ فِدْيَةِ مَنْ حَلَقَ قَبْلَ أَنْ يَنْحَرَ
-
972
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الْكَرِيمِ بْنِ مَالِكٍ الْجَزَرِيِّ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي لَيْلَى، عَنْ كَعْبِ بْنِ عُجْرَةَ، أَنَّهُ كَانَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مُحْرِمًا، فَآذَاهُ الْقَمْلُ فِي رَأْسِهِ، فَأَمَرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يَحْلِقَ رَأْسَهُ. وَقَالَ: لَهُ: «صُمْ ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ. أَوْ أَطْعِمْ سِتَّةَ مَسَاكِينَ، مُدَّيْنِ مُدَّيْنِ لِكُلِّ إِنْسَانٍ. أَوِ انْسُكْ بِشَاةٍ. أَيَّ ذَلِكَ فَعَلْتَ أَجْزَأَ عَنْكَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd al-Karīm ibn Mālik al-Jazarī, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Laylā, d'après Kaʿb ibn ʿUjra, qu'il était avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en état d'iḥrām, et que les poux l'incommodèrent à la tête. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui ordonna de se raser la tête et lui dit : « Jeûne trois jours, ou nourris six pauvres, à raison de deux mudd [mesure de capacité] par personne, ou sacrifie une shāt. Quoi que tu fasses de cela, cela te suffira. »
-
973
حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ مُجَاهِدِ بْنِ الْحَجَّاجِ، عَنِ ابْنِ أَبِي لَيْلَى، عَنْ كَعْبِ بْنِ عُجْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَعَلَّكَ آذَاكَ هَوَامُّكَ؟» فَقُلْتُ: نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «احْلِقْ رَأْسَكَ، وَصُمْ ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ، أَوْ أَطْعِمْ سِتَّةَ مَسَاكِينَ، أَوِ انْسُكْ بِشَاةٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḥumayd ibn Qays, d'après Mujāhid ibn al-Ḥajjāj, d'après Ibn Abī Laylā, d'après Kaʿb ibn ʿUjra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Peut-être ta vermine t'incommode-t-elle ? » Je dis : « Oui, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Rase-toi la tête, et jeûne trois jours, ou nourris six pauvres, ou sacrifie une shāt. »
Une autre édition du texte porte « Mujāhid Abū al-Ḥajjāj ».
-
974
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْخُرَاسَانِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: حَدَّثَنِي شَيْخٌ بِسُوقِ الْبُرَمِ بِالْكُوفَةِ، عَنْ كَعْبِ بْنِ عُجْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ: جَاءَنِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَنَا أَنْفُخُ تَحْتَ قِدْرٍ لِأَصْحَابِي وَقَدِ امْتَلَأَ رَأْسِي وَلِحْيَتِي قَمْلًا، فَأَخَذَ بِجَبْهَتِي، ثُمَّ قَالَ: «احْلِقْ هَذَا الشَّعَرَ، وَصُمْ ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ، أَوْ أَطْعِمْ سِتَّةَ مَسَاكِينَ»، وَقَدْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلِمَ أَنَّهُ لَيْسَ عِنْدِي مَا أَنْسُكُ بِهِ قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ فِي فِدْيَةِ الْأَذَى: «إِنَّ الْأَمْرَ فِيهِ أَنَّ أَحَدًا لَا يَفْتَدِي حَتَّى يَفْعَلَ مَا يُوجِبُ عَلَيْهِ الْفِدْيَةَ، وَإِنَّ الْكَفَّارَةَ إِنَّمَا تَكُونُ بَعْدَ وُجُوبِهَا عَلَى صَاحِبِهَا. وَأَنَّهُ يَضَعُ فِدْيَتَهُ حَيْثُ مَا شَاءَ. النُّسُكَ، أَوِ الصِّيَامَ، أَوِ الصَّدَقَةَ بِمَكَّةَ، أَوْ بِغَيْرِهَا مِنَ الْبِلَادِ» قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَصْلُحُ لِلْمُحْرِمِ أَنْ يَنْتِفَ مِنْ شَعَرِهِ شَيْئًا، وَلَا يَحْلِقَهُ، وَلَا يُقَصِّرَهُ، حَتَّى يَحِلَّ. إِلَّا أَنْ يُصِيبَهُ أَذًى فِي رَأْسِهِ. فَعَلَيْهِ فِدْيَةٌ. كَمَا أَمَرَهُ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى. وَلَا يَصْلُحُ لَهُ أَنْ يُقَلِّمَ أَظْفَارَهُ، وَلَا يَقْتُلَ قَمْلَةً، وَلَا يَطْرَحَهَا مِنْ رَأْسِهِ إِلَى الْأَرْضِ، وَلَا مِنْ جِلْدِهِ وَلَا مِنْ ثَوْبِهِ. فَإِنْ طَرَحَهَا الْمُحْرِمُ مِنْ جِلْدِهِ أَوْ مِنْ ثَوْبِهِ، فَلْيُطْعِمْ حَفْنَةً مِنْ طَعَامٍ» قَالَ مَالِكٌ: " مَنْ نَتَفَ شَعَرًا مِنْ أَنْفِهِ، أَوْ مِنْ إِبْطِهِ، أَوِ طَلَى جَسَدَهُ بِنُورَةٍ، أَوْ يَحْلِقُ عَنْ شَجَّةٍ فِي رَأْسِهِ لِضَرُورَةٍ، أَوْ يَحْلِقُ قَفَاهُ لِمَوْضِعِ الْمَحَاجِمِ وَهُوَ مُحْرِمٌ، نَاسِيًا أَوْ جَاهِلًا: إِنَّ مَنْ فَعَلَ شَيْئًا مِنْ ذَلِكَ فَعَلَيْهِ فِي ذَلِكَ كُلِّهِ الْفِدْيَةُ. وَلَا يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يَحْلِقَ مَوْضِعَ الْمَحَاجِمِ. قَالَ مَالِكٌ: مَنْ جَهِلَ فَحَلَقَ رَأْسَهُ قَبْلَ أَنْ يَرْمِيَ الْجَمْرَةَ، افْتَدَى "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAṭāʾ ibn ʿAbd Allāh al-Khurāsānī, qui a dit : Un vieil homme m'a rapporté, au marché des marmites [sūq al-buram] à Kūfa, d'après Kaʿb ibn ʿUjra, qui a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vint à moi alors que je soufflais sous une marmite pour mes compagnons, la tête et la barbe pleines de poux. Il me prit par le front, puis dit : “Rase ces cheveux, et jeûne trois jours, ou nourris six pauvres.” Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, savait que je n'avais pas de quoi sacrifier. » Mālik a dit, au sujet de la fidya due pour un mal [fidyat al-adhā] : « La règle y est que nul ne s'acquitte de la fidya avant d'avoir fait ce qui la lui rend obligatoire, que l'expiation n'a lieu qu'après être devenue obligatoire pour celui qui la doit, et qu'il place sa fidya là où il veut : le sacrifice, le jeûne ou l'aumône, à La Mecque ou dans un autre pays. » Mālik a dit : « Il ne convient pas au muḥrim d'arracher quoi que ce soit de ses cheveux, ni de les raser, ni de les raccourcir, avant de se désacraliser, sauf s'il est atteint d'un mal à la tête : il lui incombe alors une fidya, comme Allah, béni et exalté soit-Il, le lui a ordonné. Il ne lui convient pas non plus de se couper les ongles, ni de tuer un pou, ni de le jeter à terre de sa tête, ni de sa peau, ni de son vêtement. Si le muḥrim le jette de sa peau ou de son vêtement, qu'il donne en nourriture une poignée de denrée. » Mālik a dit : « Celui qui arrache des poils de son nez ou de son aisselle, ou enduit son corps de nūra [pâte dépilatoire], ou rase autour d'une plaie à la tête par nécessité, ou rase sa nuque pour l'emplacement des ventouses, alors qu'il est muḥrim, par oubli ou par ignorance : celui qui fait quoi que ce soit de cela doit la fidya dans tous ces cas. Il ne lui convient pas de raser l'emplacement des ventouses. Et celui qui, par ignorance, se rase la tête avant de lapider la jamra doit la fidya. »
- Ce que fait celui qui a oublié quelque chose de ses ritesبَابُ مَا يَفْعَلُ مَنْ نَسِيَ مِنْ نُسُكِهِ شَيْئًا
-
975
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ أَبِي تَمِيمَةَ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ قَالَ: «مَنْ نَسِيَ مِنْ نُسُكِهِ شَيْئًا، أَوْ تَرَكَهُ فَلْيُهْرِقْ دَمًا». قَالَ أَيُّوبُ: لَا أَدْرِي أَقَالَ: تَرَكَ أَمْ نَسِيَ قَالَ مَالِكٌ: «مَا كَانَ مِنْ ذَلِكَ هَدْيًا فَلَا يَكُونُ إِلَّا بِمَكَّةَ. وَمَا كَانَ مِنْ ذَلِكَ نُسُكًا، فَهُوَ يَكُونُ حَيْثُ أَحَبَّ صَاحِبُ النُّسُكِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ayyūb ibn Abī Tamīma, d'après Saʿīd ibn Jubayr, que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās a dit : « Celui qui oublie quelque chose de ses rites, ou le délaisse, qu'il fasse couler le sang. » Ayyūb a dit : « Je ne sais pas s'il a dit “délaisse” ou “oublie”. » Mālik a dit : « Ce qui, de cela, est un hady n'a lieu qu'à La Mecque ; et ce qui, de cela, est un nusuk a lieu là où le souhaite celui qui doit ce nusuk. »
- Dispositions diverses sur la fidyaبَابُ جَامِعِ الْفِدْيَةِ
-
976
قَالَ مَالِكٌ: فِيمَنْ أَرَادَ أَنْ يَلْبَسَ شَيْئًا مِنَ الثِّيَابِ الَّتِي لَا يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يَلْبَسَهَا وَهُوَ مُحْرِمٌ، أَوْ يُقَصِّرَ شَعَرَهُ، أَوْ يَمَسَّ طِيبًا مِنْ غَيْرِ ضَرُورَةٍ، لِيَسَارَةِ مُؤْنَةِ الْفِدْيَةِ عَلَيْهِ. قَالَ: «لَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ أَنْ يَفْعَلَ ذَلِكَ وَإِنَّمَا أُرْخِصَ فِيهِ لِلضَّرُورَةِ. وَعَلَى مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ الْفِدْيَةُ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ: عَنِ الْفِدْيَةِ مِنَ الصِّيَامِ، أَوِ الصَّدَقَةِ، أَوِ النُّسُكِ، أَصَاحِبُهُ بِالْخِيَارِ فِي ذَلِكَ؟ وَمَا النُّسُكُ؟ وَكَمِ الطَّعَامُ؟ وَبِأَيِّ مُدٍّ هُوَ؟ وَكَمِ الصِّيَامُ؟ وَهَلْ يُؤَخِّرُ شَيْئًا مِنْ ذَلِكَ أَمْ يَفْعَلُهُ فِي فَوْرِهِ ذَلِكَ؟ قَالَ مَالِكٌ: " كُلُّ شَيْءٍ فِي كِتَابِ اللَّهِ فِي الْكَفَّارَاتِ، كَذَا أَوْ كَذَا فَصَاحِبُهُ مُخَيَّرٌ فِي ذَلِكَ. أَيَّ شَيْءٍ أَحَبَّ أَنْ يَفْعَلَ ذَلِكَ فَعَلَ. وَأَمَّا النُّسُكُ فَشَاةٌ. وَأَمَّا الصِّيَامُ فَثَلَاثَةُ أَيَّامٍ. وَأَمَّا الطَّعَامُ فَيُطْعِمُ سِتَّةَ مَسَاكِينَ. لِكُلِّ مِسْكِينٍ مُدَّانِ بِالْمُدِّ الْأَوَّلِ مُدِّ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ " قَالَ مَالِكٌ: وَسَمِعْتُ بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ يَقُولُ: " إِذَا رَمَى الْمُحْرِمُ شَيْئًا، فَأَصَابَ شَيْئًا مِنَ الصَّيْدِ لَمْ يُرِدْهُ، فَقَتَلَهُ: إِنَّ عَلَيْهِ أَنْ يَفْتَدِيَهُ. وَكَذَلِكَ الْحَلَالُ يَرْمِي فِي الْحَرَمِ شَيْئًا، فَيُصِيبُ صَيْدًا لَمْ يُرِدْهُ، فَيَقْتُلُهُ: إِنَّ عَلَيْهِ أَنْ يَفْتَدِيَهُ. لِأَنَّ الْعَمْدَ وَالْخَطَأَ فِي ذَلِكَ بِمَنْزِلَةٍ، سَوَاءٌ " قَالَ مَالِكٌ: فِي الْقَوْمِ يُصِيبُونَ الصَّيْدَ جَمِيعًا وَهُمْ مُحْرِمُونَ. أَوْ فِي الْحَرَمِ. قَالَ: «أَرَى أَنَّ عَلَى كُلِّ إِنْسَانٍ مِنْهُمْ جَزَاءَهُ. إِنْ حُكِمَ عَلَيْهِمْ بِالْهَدْيِ، فَعَلَى كُلِّ إِنْسَانٍ مِنْهُمْ هَدْيٌ. وَإِنْ حُكِمَ عَلَيْهِمْ بِالصِّيَامِ، كَانَ عَلَى كُلِّ إِنْسَانٍ مِنْهُمُ الصِّيَامُ، وَمِثْلُ ذَلِكَ، الْقَوْمُ يَقْتُلُونَ الرَّجُلَ خَطَأً. فَتَكُونُ كَفَّارَةُ ذَلِكَ عِتْقَ رَقَبَةٍ عَلَى كُلِّ إِنْسَانٍ مِنْهُمْ. أَوْ صِيَامَ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ عَلَى كُلِّ إِنْسَانٍ مِنْهُمْ» قَالَ مَالِكٌ: " مَنْ رَمَى صَيْدًا أَوْ صَادَهُ بَعْدَ رَمْيِهِ الْجَمْرَةَ، وَحِلَاقِ رَأْسِهِ، غَيْرَ أَنَّهُ لَمْ يُفِضْ: إِنَّ عَلَيْهِ جَزَاءَ ذَلِكَ الصَّيْدِ. لِأَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى قَالَ {وَإِذَا حَلَلْتُمْ فَاصْطَادُوا} [المائدة: 2]. وَمَنْ لَمْ يُفِضْ فَقَدْ بَقِيَ عَلَيْهِ مَسُّ النِّسَاءِ وَالطِّيبِ " قَالَ مَالِكٌ: «لَيْسَ عَلَى الْمُحْرِمِ فِيمَا قَطَعَ مِنَ الشَّجَرِ فِي الْحَرَمِ شَيْءٌ. وَلَمْ يَبْلُغْنَا أَنَّ أَحَدًا حَكَمَ عَلَيْهِ فِيهِ بِشَيْءٍ. وَبِئْسَ مَا صَنَعَ» قَالَ مَالِكٌ: فِي الَّذِي يَجْهَلُ، أَوْ يَنْسَى صِيَامَ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ فِي الْحَجِّ، أَوْ يَمْرَضُ فِيهَا فَلَا يَصُومُهَا حَتَّى يَقْدَمَ بَلَدَهُ. قَالَ: «لِيُهْدِ إِنْ وَجَدَ هَدْيًا وَإِلَّا فَلْيَصُمْ ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ فِي أَهْلِهِ، وَسَبْعَةً بَعْدَ ذَلِكَ»
Mālik a dit, au sujet de celui qui veut porter l'un des vêtements qu'il ne lui convient pas de porter en état d'iḥrām, ou raccourcir ses cheveux, ou toucher du parfum sans nécessité, parce que la charge de la fidya lui est légère : « Il ne convient à personne de faire cela ; la dérogation n'en a été accordée que pour la nécessité, et celui qui le fait doit la fidya. » On interrogea Mālik au sujet de la fidya par le jeûne, l'aumône ou le sacrifice : celui qui la doit a-t-il le choix entre cela ? Qu'est-ce que le sacrifice ? Combien de nourriture ? Avec quel mudd ? Combien de jeûne ? Peut-il en retarder quelque chose, ou le fait-il sur-le-champ ? Mālik dit : « Tout ce qui, dans le Livre d'Allah, en matière d'expiations, est énoncé par “ceci ou cela”, celui qui le doit a le choix : ce qu'il préfère faire, il le fait. Le sacrifice est une shāt ; le jeûne est de trois jours ; quant à la nourriture, il nourrit six pauvres, à raison de deux mudd par pauvre, selon le premier mudd, le mudd du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Mālik a dit : « J'ai entendu un des gens de science dire : “Lorsque le muḥrim lance [un projectile] sur une chose et atteint un gibier qu'il ne visait pas, et le tue, il lui incombe de le compenser. De même celui qui est hors iḥrām et qui lance sur une chose dans le Ḥaram, atteint un gibier qu'il ne visait pas et le tue : il lui incombe de le compenser, car l'acte délibéré et l'erreur sont, en cela, sur un même rang, à égalité.” » Mālik a dit, au sujet des gens qui atteignent ensemble un gibier alors qu'ils sont muḥrim, ou dans le Ḥaram : « Je suis d'avis que chacun d'eux en doit la compensation. Si un hady est prononcé contre eux, chacun d'eux doit un hady ; si le jeûne est prononcé contre eux, chacun d'eux doit le jeûne. Il en est de même des gens qui tuent un homme par erreur : l'expiation en est l'affranchissement d'un esclave pour chacun d'eux, ou le jeûne de deux mois consécutifs pour chacun d'eux. » Mālik a dit : « Celui qui tire sur un gibier, ou le chasse, après avoir lapidé la jamra et s'être rasé la tête, mais sans avoir accompli le ṭawāf al-ifāḍa, doit la compensation de ce gibier, car Allah, béni et exalté soit-Il, a dit : “Et lorsque vous êtes désacralisés, chassez” [5 : 2] ; or celui qui n'a pas accompli le ṭawāf al-ifāḍa reste soumis à l'interdiction de toucher les femmes et le parfum. » Mālik a dit : « Le muḥrim ne doit rien pour ce qu'il coupe des arbres dans le Ḥaram, et il ne nous est pas parvenu que quelqu'un ait prononcé quoi que ce soit contre lui à ce sujet ; mais quel mal il a fait ! » Mālik a dit, au sujet de celui qui ignore, ou oublie, le jeûne de trois jours pendant le ḥajj, ou tombe malade durant ceux-ci et ne les jeûne pas avant de rentrer dans son pays : « Qu'il offre un hady s'il en trouve un ; sinon, qu'il jeûne trois jours parmi les siens, puis sept après cela. »
- Dispositions diverses sur le pèlerinageبَابُ جَامِعِ الْحَجِّ
-
977
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عِيسَى بْنِ طَلْحَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِي، أَنَّهُ قَالَ: وَقَفَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِلنَّاسِ بِمِنًى. وَالنَّاسُ يَسْأَلُونَهُ فَجَاءَهُ رَجُلٌ فَقَالَ لَهُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. لَمْ أَشْعُرْ فَحَلَقْتُ قَبْلَ أَنْ أَنْحَرَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «انْحَرْ وَلَا حَرَجَ»، ثُمَّ جَاءَهُ آخَرُ فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. لَمْ أَشْعُرْ فَنَحَرْتُ قَبْلَ أَنْ أَرْمِيَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «ارْمِ وَلَا حَرَجَ»، قَالَ: فَمَا سُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ شَيْءٍ، قُدِّمَ وَلَا أُخِّرَ، إِلَّا قَالَ: «افْعَلْ وَلَا حَرَجَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿĪsā ibn Ṭalḥa, que ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se tint à Minā à la disposition des gens, qui l'interrogeaient. Un homme vint à lui et lui dit : "Ô Messager d'Allah, je n'y ai pas pris garde et je me suis rasé avant d'égorger [mon offrande]." Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : "Égorge, et il n'y a pas de gêne." Puis un autre vint à lui et dit : "Ô Messager d'Allah, je n'y ai pas pris garde et j'ai égorgé avant de lancer [les cailloux]." Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : "Lance, et il n'y a pas de gêne." » Il ajouta : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ne fut alors interrogé sur aucune chose avancée ou retardée sans répondre : "Fais-le, et il n'y a pas de gêne." »
-
978
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ إِذَا قَفَلَ مِنْ غَزْوٍ أَوْ حَجٍّ أَوْ عُمْرَةٍ يُكَبِّرُ عَلَى كُلِّ شَرَفٍ مِنَ الْأَرْضِ ثَلَاثَ تَكْبِيرَاتٍ ثُمَّ يَقُولُ: «لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ، وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ، آيِبُونَ تَائِبُونَ عَابِدُونَ سَاجِدُونَ. لِرَبِّنَا حَامِدُونَ. صَدَقَ اللَّهُ وَعْدَهُ. وَنَصَرَ عَبْدَهُ. وَهَزَمَ الْأَحْزَابَ وَحْدَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il revenait d'une expédition, d'un pèlerinage ou d'une ʿumra [petit pèlerinage], prononçait trois fois le takbīr [« Allah est le plus grand »] sur chaque hauteur du terrain, puis disait : « Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Nous revenons, repentants, adorateurs, prosternés, louant notre Seigneur. Allah a tenu Sa promesse, Il a secouru Son serviteur et Il a mis en déroute les coalisés, Lui seul. »
-
979
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ كُرَيْبٍ مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَرَّ بِامْرَأَةٍ وَهِيَ فِي مِحَفَّتِهَا فَقِيلَ لَهَا: هَذَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَخَذَتْ بِضَبْعَيْ صَبِيٍّ كَانَ مَعَهَا. فَقَالَتْ: أَلِهَذَا حَجٌّ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ وَلَكِ أَجْرٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibrāhīm ibn ʿUqba, d'après Kurayb, mawlā [affranchi] de ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, passa près d'une femme qui se trouvait dans sa litière. On lui dit : « Voici le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Elle saisit par les bras un petit garçon qui était avec elle et dit : « Celui-ci a-t-il un pèlerinage, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Oui, et toi tu as une récompense. »
Une autre édition du texte ajoute à la chaîne « d'après Ibn ʿAbbās ». Az-Zurqānī signale que la plupart des transmetteurs du Muwaṭṭaʾ s'arrêtent à Kurayb, d'autres ajoutant Ibn ʿAbbās.
-
980
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي عَبْلَةَ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ كَرِيزٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَا رُئِيَ الشَّيْطَانُ يَوْمًا، هُوَ فِيهِ أَصْغَرُ وَلَا أَدْحَرُ وَلَا أَحْقَرُ وَلَا أَغْيَظُ، مِنْهُ فِي يَوْمِ عَرَفَةَ. وَمَا ذَاكَ إِلَّا لِمَا رَأَى مِنْ تَنَزُّلِ الرَّحْمَةِ، وَتَجَاوُزِ اللَّهِ عَنِ الذُّنُوبِ الْعِظَامِ، إِلَّا مَا رَأَى يَوْمَ بَدْرٍ». قِيلَ وَمَا رَأَى يَوْمَ بَدْرٍ؟ قَالَ: «أَمَا إِنَّهُ قَدْ رَأَى جِبْرِيلَ يَزَعُ الْمَلَائِكَةَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibrāhīm ibn ʿAbd Allāh ibn Abī ʿAbla, d'après Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh ibn Karīz, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « On n'a jamais vu Satan, en un jour, plus petit, plus repoussé, plus méprisable ni plus enragé que le jour de ʿArafa. Et cela n'est dû qu'à ce qu'il voit de la descente de la miséricorde et du pardon qu'Allah accorde aux grands péchés. [Il en est ainsi] excepté ce qu'il vit le jour de Badr. » On demanda : « Et que vit-il le jour de Badr ? » Il dit : « Eh bien, il vit Jibrīl ranger les anges en ordre de bataille. »
-
981
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زِيَادِ بْنِ أَبِي زِيَادٍ مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَيَّاشِ بْنِ أَبِي رَبِيعَةَ، الْمَخْزُومِيِّ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ كَرِيزٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «أَفْضَلُ الدُّعَاءِ دُعَاءُ يَوْمِ عَرَفَةَ»، وَأَفْضَلُ مَا قُلْتُ أَنَا وَالنَّبِيُّونَ مِنْ قَبْلِي: لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ziyād ibn Abī Ziyād, mawlā de ʿAbd Allāh ibn ʿAyyāsh ibn Abī Rabīʿa al-Makhzūmī, d'après Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh ibn Karīz, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La meilleure invocation est l'invocation du jour de ʿArafa, et la meilleure parole que nous ayons dite, moi et les prophètes avant moi, est : "Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé." »
-
982
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «دَخَلَ مَكَّةَ عَامَ الْفَتْحِ، وَعَلَى رَأْسِهِ الْمِغْفَرُ». فَلَمَّا نَزَعَهُ جَاءَهُ رَجُلٌ فَقَالَ لَهُ: ابْنُ خَطَلٍ مُتَعَلِّقٌ بِأَسْتَارِ الْكَعْبَةِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «اقْتُلُوهُ» قَالَ مَالِكٌ: قَالَ ابْنُ شِهَابٍ: «وَلَمْ يَكُنْ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، يَوْمَئِذٍ مُحْرِمًا. وَاللَّهُ أَعْلَمُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Anas ibn Mālik, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entra à La Mecque l'année de la Conquête avec le mighfar sur la tête. Lorsqu'il l'eut ôté, un homme vint à lui et lui dit : « Ibn Khaṭal est accroché aux tentures de la Kaʿba. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Tuez-le. » Mālik a dit : Ibn Shihāb a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'était pas ce jour-là en état d'iḥrām [état de sacralisation du pèlerin]. Et Allah est plus savant. »
Le mighfar est une coiffe faite de mailles de fer qui couvre la tête (az-Zurqānī).
-
983
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «أَقْبَلَ مِنْ مَكَّةَ. حَتَّى إِذَا كَانَ بِقُدَيْدٍ جَاءَهُ خَبَرٌ مِنَ الْمَدِينَةِ. فَرَجَعَ فَدَخَلَ مَكَّةَ بِغَيْرِ إِحْرَامٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar revenait de La Mecque lorsque, arrivé à Qudayd, une nouvelle lui parvint de Médine. Il rebroussa chemin et entra à La Mecque sans iḥrām.
Qudayd est une localité sur la route de La Mecque à Médine. La nouvelle était celle de troubles survenus à Médine (az-Zurqānī).
-
984
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ مِثْلَ ذَلِكَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, la même chose.
-
985
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَلْحَلَةَ الدِّيلِيِّ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِمْرَانَ الْأَنْصَارِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: عَدَلَ إِلَيَّ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ وَأَنَا نَازِلٌ تَحْتَ سَرْحَةٍ بِطَرِيقِ مَكَّةَ. فَقَالَ: «مَا أَنْزَلَكَ تَحْتَ هَذِهِ السَّرْحَةِ؟» فَقُلْتُ: أَرَدْتُ ظِلَّهَا. فَقَالَ: «هَلْ غَيْرُ ذَلِكَ؟» فَقُلْتُ: لَا مَا أَنْزَلَنِي إِلَّا ذَلِكَ. فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِذَا كُنْتَ بَيْنَ الْأَخْشَبَيْنِ مِنْ مِنًى، وَنَفَخَ بِيَدِهِ نَحْوَ الْمَشْرِقِ، فَإِنَّ هُنَاكَ وَادِيًا يُقَالُ لَهُ السِّرَرُ. بِهِ سَرْحَةٌ سُرَّ تَحْتَهَا سَبْعُونَ نَبِيًّا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥalḥala ad-Dīlī, d'après Muḥammad ibn ʿImrān al-Anṣārī, que son père a dit : « ʿAbd Allāh ibn ʿUmar fit un détour vers moi alors que j'avais fait halte sous un grand arbre, sur la route de La Mecque. Il dit : "Qu'est-ce qui t'a fait t'arrêter sous cet arbre ?" Je dis : "J'ai voulu son ombre." Il dit : "Y a-t-il autre chose ?" Je dis : "Non, rien d'autre ne m'y a fait m'arrêter." ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dit alors : "Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : Lorsque tu te trouves entre les deux Akhshab de Minā [et il fit un geste de la main vers l'orient], il y a là une vallée appelée as-Sirar, où se trouve un grand arbre sous lequel soixante-dix prophètes ont eu le cordon ombilical coupé." »
Les deux Akhshab sont deux montagnes de Minā. « Ont eu le cordon coupé » : y sont nés, selon l'explication que retient az-Zurqānī ; il rapporte aussi de Mālik un autre sens : « y ont reçu une annonce qui les a réjouis ».
-
986
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ مَرَّ بِامْرَأَةٍ مَجْذُومَةٍ وَهِيَ تَطُوفُ بِالْبَيْتِ، فَقَالَ لَهَا: «يَا أَمَةَ اللَّهِ. لَا تُؤْذِي النَّاسَ. لَوْ جَلَسْتِ فِي بَيْتِكِ». فَجَلَسَتْ. فَمَرَّ بِهَا رَجُلٌ بَعْدَ ذَلِكَ. فَقَالَ لَهَا: إِنَّ الَّذِي كَانَ قَدْ نَهَاكِ قَدْ مَاتَ، فَاخْرُجِي. فَقَالَتْ: «مَا كُنْتُ لِأُطِيعَهُ حَيًّا وَأَعْصِيَهُ مَيِّتًا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, d'après Ibn Abī Mulayka, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb passa près d'une femme lépreuse qui accomplissait le ṭawāf [tournées rituelles] autour de la Maison. Il lui dit : « Ô servante d'Allah, ne fais pas de tort aux gens. Si tu restais chez toi ! » Elle resta donc chez elle. Par la suite, un homme passa près d'elle et lui dit : « Celui qui te l'avait interdit est mort, sors donc. » Elle dit : « Je ne suis pas femme à lui obéir vivant et à lui désobéir mort. »
-
987
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ كَانَ يَقُولُ: «مَا بَيْنَ الرُّكْنِ وَالْمَقَامِ الْمُلْتَزَمُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās disait : « Ce qui est entre l'Angle [de la Pierre noire] et le Maqām [la station d'Ibrāhīm] est le Multazam. »
Le Multazam est l'endroit de la Kaʿba contre lequel on se serre pour invoquer. Une autre édition du texte porte « والباب » [et la porte de la Kaʿba].
-
988
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، أَنَّهُ سَمِعَهُ يَذْكُرُ أَنَّ رَجُلًا مَرَّ عَلَى أَبِي ذَرٍّ بِالرَّبَذَةِ، وَأَنَّ أَبَا ذَرٍّ سَأَلَهُ: «أَيْنَ تُرِيدُ؟» فَقَالَ: أَرَدْتُ الْحَجَّ. فَقَالَ: «هَلْ نَزَعَكَ غَيْرُهُ؟» فَقَالَ: لَا، قَالَ: «فَأْتَنِفِ الْعَمَلَ». قَالَ الرَّجُلُ: فَخَرَجْتُ حَتَّى قَدِمْتُ مَكَّةَ. فَمَكَثْتُ مَا شَاءَ اللَّهُ. ثُمَّ إِذَا أَنَا بِالنَّاسِ مُنْقَصِفِينَ عَلَى رَجُلٍ فَضَاغَطْتُ عَلَيْهِ النَّاسَ. فَإِذَا الشَّيْخُ الَّذِي وَجَدْتُ بِالرَّبَذَةِ يَعْنِي أَبَا ذَرٍّ قَالَ: فَلَمَّا رَآنِي عَرَفَنِي، فَقَالَ: «هُوَ الَّذِي حَدَّثْتُكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān, qu'il l'a entendu mentionner qu'un homme passa auprès d'Abū Dharr à ar-Rabadha, et qu'Abū Dharr lui demanda : « Où veux-tu aller ? » Il dit : « Je veux accomplir le pèlerinage. » Il dit : « Est-ce autre chose qui t'a fait partir ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Alors, reprends tes œuvres à neuf. » L'homme dit : « Je partis et j'arrivai à La Mecque, où je demeurai le temps qu'Allah voulut. Puis voici que je vis les gens se presser en foule autour d'un homme. Je jouai des coudes parmi eux pour l'approcher, et voici que c'était le vieil homme que j'avais trouvé à ar-Rabadha [c'est-à-dire Abū Dharr]. Lorsqu'il me vit, il me reconnut et dit : "C'est bien ce que je t'avais dit." »
Ar-Rabadha est une localité à l'est de Médine. « Reprends tes œuvres à neuf » : car tes fautes passées sont pardonnées.
-
989
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ، عَنِ الِاسْتِثْنَاءِ فِي الْحَجِّ. فَقَالَ: «أَوَيَصْنَعُ ذَلِكَ أَحَدٌ؟» وَأَنْكَرَ ذَلِكَ قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ: " هَلْ يَحْتَشُّ الرَّجُلُ لِدَابَّتِهِ مِنَ الْحَرَمِ؟ فَقَالَ: لَا "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il interrogea Ibn Shihāb sur le fait de poser une réserve dans le pèlerinage. Il dit : « Quelqu'un fait-il donc cela ? » et il le réprouva. On demanda à Mālik : « L'homme peut-il couper de l'herbe pour sa monture dans le Ḥaram [territoire sacré] ? » Il dit : « Non. »
La réserve consiste, pour celui qui entre en iḥrām, à stipuler qu'il s'en dégagera là où un empêchement le retiendra.
- Le pèlerinage de la femme sans proche parent interdit en mariageبَابُ حَجِّ الْمَرْأَةِ بِغَيْرِ ذِي مَحْرَمٍ
-
990
قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِي الصَّرُورَةِ مِنَ النِّسَاءِ الَّتِي لَمْ تَحْجُجْ قَطُّ: إِنَّهَا، " إِنْ لَمْ يَكُنْ لَهَا ذُو مَحْرَمٍ يَخْرُجُ مَعَهَا، أَوْ كَانَ لَهَا، فَلَمْ يَسْتَطِعْ أَنْ يَخْرُجَ مَعَهَا: أَنَّهَا لَا تَتْرُكُ فَرِيضَةَ اللَّهِ عَلَيْهَا فِي الْحَجِّ. وَلْتَخْرُجْ فِي جَمَاعَةِ النِّسَاءِ "
Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet de la femme qui n'a encore jamais accompli le pèlerinage : « Si elle n'a pas de maḥram [proche parent qu'elle ne peut épouser] qui parte avec elle, ou si elle en a un mais qu'il ne peut partir avec elle, elle ne délaisse pas pour autant l'obligation qu'Allah lui a prescrite en matière de pèlerinage. Qu'elle parte dans un groupe de femmes. »
- Le jeûne de celui qui fait le tamattuʿبَابُ صِيَامِ الْمُتَمَتِّعِ
-
991
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهَا كَانَتْ تَقُولُ: «الصِّيَامُ لِمَنْ تَمَتَّعَ بِالْعُمْرَةِ إِلَى الْحَجِّ، لِمَنْ لَمْ يَجِدْ هَدْيًا. مَا بَيْنَ أَنْ يُهِلَّ بِالْحَجِّ، إِلَى يَوْمِ عَرَفَةَ. فَإِنْ لَمْ يَصُمْ، صَامَ أَيَّامَ مِنًى»،
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, que ʿĀʾisha, la mère des croyants, disait : « Le jeûne, pour celui qui a accompli le tamattuʿ [jouissance de la désacralisation entre la ʿumra et le pèlerinage] et qui ne trouve pas de hady [bête d'offrande], se place entre le moment où il entre en iḥrām pour le pèlerinage et le jour de ʿArafa. S'il n'a pas jeûné, il jeûne les jours de Minā. »
-
992
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ فِي ذَلِكَ، مِثْلَ قَوْلِ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ تَعَالَى عَنْهَا [428] [430] [432] [434] [436] [438] [440] [442]-
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait à ce sujet la même chose que ʿĀʾisha, qu'Allah le Très-Haut l'agrée.