al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas
Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.
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La retraite pieuse (iʿtikāf)كِتَابُ الِاعْتِكَافِ
- Mention de l'iʿtikāfبَابُ ذِكْرِ الِاعْتِكَافِ
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707
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «إِذَا اعْتَكَفَ يُدْنِي إِلَيَّ رَأْسَهُ فَأُرَجِّلُهُ وَكَانَ لَا يَدْخُلُ الْبَيْتَ إِلَّا لِحَاجَةِ الْإِنْسَانِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, faisait l'iʿtikāf [retraite pieuse dans la mosquée], il approchait sa tête de moi et je le peignais ; et il n'entrait dans la maison que pour les besoins naturels de l'homme. »
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708
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ عَائِشَةَ كَانَتْ «إِذَا اعْتَكَفَتْ لَا تَسْأَلُ عَنِ الْمَرِيضِ إِلَّا وَهِيَ تَمْشِي لَا تَقِفُ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَأْتِي الْمُعْتَكِفُ حَاجَةً. وَلَا يَخْرُجُ لَهَا. وَلَا يُعِينُ أَحَدًا. إِلَّا أَنْ يَخْرُجَ لِحَاجَةِ الْإِنْسَانِ. وَلَوْ كَانَ خَارِجًا لِحَاجَةِ أَحَدٍ، لَكَانَ أَحَقَّ مَا يُخْرَجُ إِلَيْهِ عِيَادَةُ الْمَرِيضِ، وَالصَّلَاةُ عَلَى الْجَنَائِزِ وَاتِّبَاعُهَا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَكُونُ الْمُعْتَكِفُ مُعْتَكِفًا حَتَّى يَجْتَنِبَ مَا يَجْتَنِبُ الْمُعْتَكِفُ مِنْ عِيَادَةِ الْمَرِيضِ. وَالصَّلَاةِ عَلَى الْجَنَائِزِ. وَدُخُولِ الْبَيْتِ إِلَّا لِحَاجَةِ الْإِنْسَانِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, que ʿĀʾisha, lorsqu'elle faisait l'iʿtikāf, ne prenait des nouvelles du malade qu'en marchant, sans s'arrêter. Mālik a dit : « Celui qui est en iʿtikāf ne va à aucune affaire, ne sort pour aucune et n'aide personne ; il ne sort que pour les besoins naturels de l'homme. S'il devait sortir pour le besoin de quelqu'un, ce pour quoi il serait le plus fondé à sortir serait la visite du malade, la prière sur les morts et l'accompagnement de leurs convois. » Mālik a dit : « Celui qui fait l'iʿtikāf n'est véritablement en iʿtikāf que s'il s'abstient de ce dont s'abstient celui qui est en iʿtikāf : visiter le malade, prier sur les morts et entrer dans la maison, sauf pour les besoins naturels de l'homme. »
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709
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ عَنِ الرَّجُلِ يَعْتَكِفُ هَلْ يَدْخُلُ لِحَاجَتِهِ تَحْتَ سَقْفٍ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ لَا بَأْسَ بِذَلِكَ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: " الْأَمْرُ عِنْدَنَا الَّذِي لَا اخْتِلَافَ فِيهِ. أَنَّهُ لَا يُكْرَهُ الْاعْتِكَافُ فِي كُلِّ مَسْجِدٍ يُجَمَّعُ فِيهِ، وَلَا أُرَاهُ كُرِهَ الْاعْتِكَافُ فِي الْمَسَاجِدِ الَّتِي لَا يُجَمَّعُ فِيهَا، إِلَّا كَرَاهِيَةَ أَنْ يَخْرُجَ الْمُعْتَكِفُ مِنْ مَسْجِدِهِ الَّذِي اعْتَكَفَ فِيهِ، إِلَى الْجُمُعَةِ أَوْ يَدَعَهَا. فَإِنْ كَانَ مَسْجِدًا لَا تُجَمَّعُ فِيهِ الْجُمُعَةُ وَلَا يَجِبُ عَلَى صَاحِبِهِ إِتْيَانُ الْجُمُعَةِ فِي مَسْجِدٍ سِوَاهُ، فَإِنِّي لَا أَرَى بَأْسًا بِالْاعْتِكَافِ فِيهِ. لِأَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى قَالَ: {وَأَنْتُمْ عَاكِفُونَ فِي الْمَسَاجِدِ} [البقرة: 187] فَعَمَّ اللَّهُ الْمَسَاجِدَ كُلَّهَا وَلَمْ يَخُصَّ شَيْئًا مِنْهَا " قَالَ مَالِكٌ: «فَمِنْ هُنَالِكَ جَازَ لَهُ أَنْ يَعْتَكِفَ فِي الْمَسَاجِدِ الَّتِي لَا تُجَمَّعُ فِيهَا الْجُمُعَةُ. إِذَا كَانَ لَا يَجِبُ عَلَيْهِ أَنْ يَخْرُجَ مِنْهُ إِلَى الْمَسْجِدِ الَّذِي تُجَمَّعُ فِيهِ الْجُمُعَةُ» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا يَبِيتُ الْمُعْتَكِفُ إِلَّا فِي الْمَسْجِدِ الَّذِي اعْتَكَفَ فِيهِ إِلَّا أَنْ يَكُونَ خِبَاؤُهُ فِي رَحَبَةٍ مِنْ رِحَابِ الْمَسْجِدِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَمْ أَسْمَعْ أَنَّ الْمُعْتَكِفَ يَضْرِبُ بِنَاءً يَبِيتُ فِيهِ. إِلَّا فِي الْمَسْجِدِ. أَوْ فِي رَحَبَةٍ مِنْ رِحَابِ الْمَسْجِدِ. وَمِمَّا يَدُلُّ عَلَى أَنَّهُ لَا يَبِيتُ إِلَّا فِي الْمَسْجِدِ، قَوْلُ عَائِشَةَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِذَا اعْتَكَفَ لَا يَدْخُلُ الْبَيْتَ إِلَّا لِحَاجَةِ الْإِنْسَانِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا يَعْتَكِفُ أَحَدٌ فَوْقَ ظَهْرِ الْمَسْجِدِ، وَلَا فِي الْمَنَارِ يَعْنِي الصَّوْمَعَةَ» قَالَ مَالِكٌ: «يَدْخُلُ الْمُعْتَكِفُ الْمَكَانَ الَّذِي يُرِيدُ أَنْ يَعْتَكِفَ فِيهِ، قَبْلَ غُرُوبِ الشَّمْسِ مِنَ اللَّيْلَةِ الَّتِي يُرِيدُ أَنْ يَعْتَكِفَ فِيهَا، حَتَّى يَسْتَقْبِلَ بِاعْتِكَافِهِ أَوَّلَ اللَّيْلَةِ الَّتِي يُرِيدُ أَنْ يَعْتَكِفَ فِيهَا» قَالَ مَالِكٌ: «وَالْمُعْتَكِفُ مُشْتَغِلٌ بِاعْتِكَافِهِ. لَا يَعْرِضُ لِغَيْرِهِ مِمَّا يَشْتَغِلُ بِهِ مِنَ التِّجَارَاتِ، أَوْ غَيْرِهَا. وَلَا بَأْسَ بِأَنْ يَأْمُرَ الْمُعْتَكِفُ بِبِعْضِ حَاجَتِهِ بِضَيْعَتِهِ، وَمَصْلَحَةِ أَهْلِهِ، وَبَيْعِ مَالِهِ. أَوْ بِشَيْءٍ لَا يَشْغَلُهُ فِي نَفْسِهِ، فَلَا بَأْسَ بِذَلِكَ إِذَا كَانَ خَفِيفًا، أَنْ يَأْمُرَ بِذَلِكَ مَنْ يَكْفِيهِ إِيَّاهُ» قَالَ مَالِكٌ: " لَمْ أَسْمَعْ أَحَدًا مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ يَذْكُرُ فِي الْاعْتِكَافِ شَرْطًا، وَإِنَّمَا الْاعْتِكَافُ عَمَلٌ مِنَ الْأَعْمَالِ مِثْلُ: الصَّلَاةِ وَالصِّيَامِ وَالْحَجِّ. وَمَا أَشْبَهَ ذَلِكَ مِنَ الْأَعْمَالِ. مَا كَانَ مِنْ ذَلِكَ فَرِيضَةً أَوْ نَافِلَةً. فَمَنْ دَخَلَ فِي شَيْءٍ مِنْ ذَلِكَ فَإِنَّمَا يَعْمَلُ بِمَا مَضَى مِنَ السُّنَّةِ. وَلَيْسَ لَهُ أَنْ يُحْدِثَ فِي ذَلِكَ غَيْرَ مَا مَضَى عَلَيْهِ الْمُسْلِمُونَ. لَا مِنْ شَرْطٍ يَشْتَرِطُهُ وَلَا يَبْتَدِعُهُ، وَقَدِ اعْتَكَفَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. وَعَرَفَ الْمُسْلِمُونَ سُنَّةَ الِاعْتِكَافِ " قَالَ مَالِكٌ: «وَالِاعْتِكَافُ وَالْجِوَارُ سَوَاءٌ. وَالِاعْتِكَافُ لِلْقَرَوِيِّ وَالْبَدَوِيِّ سَوَاءٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il interrogea Ibn Shihāb au sujet de l'homme qui fait l'iʿtikāf : peut-il, pour ses besoins, entrer sous un toit ? Il répondit : « Oui, il n'y a pas de mal à cela. » Mālik a dit : « La règle sur laquelle il n'y a pas de divergence chez nous est que l'iʿtikāf n'est réprouvé dans aucune mosquée où se tient la prière du vendredi. Et je ne pense pas que l'iʿtikāf ait été réprouvé dans les mosquées où ne se tient pas la prière du vendredi, si ce n'est par répugnance à ce que celui qui fait l'iʿtikāf sorte, pour le vendredi, de la mosquée où il s'est retiré, ou qu'il délaisse le vendredi. S'il s'agit d'une mosquée où ne se tient pas la prière du vendredi, et que celui qui s'y retire n'est pas tenu de se rendre au vendredi dans une autre mosquée, je ne vois pas de mal à y faire l'iʿtikāf, car Allah, béni et exalté soit-Il, a dit : “alors que vous êtes en retraite dans les mosquées” [2 : 187]. Allah a ainsi visé toutes les mosquées sans en distinguer aucune. » Mālik a dit : « C'est de là qu'il lui est permis de faire l'iʿtikāf dans les mosquées où ne se tient pas la prière du vendredi, dès lors qu'il n'est pas tenu d'en sortir pour se rendre à la mosquée où se tient le vendredi. » Mālik a dit : « Celui qui est en iʿtikāf ne passe la nuit que dans la mosquée où il fait son iʿtikāf, sauf si sa tente se trouve dans l'une des cours de la mosquée. Je n'ai pas entendu dire que celui qui fait l'iʿtikāf dresse un abri pour y passer la nuit ailleurs que dans la mosquée ou dans l'une des cours de la mosquée. Parmi ce qui indique qu'il ne passe la nuit que dans la mosquée, il y a la parole de ʿĀʾisha : “Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, faisait l'iʿtikāf, il n'entrait dans la maison que pour les besoins naturels de l'homme.” Nul ne fait l'iʿtikāf sur le toit de la mosquée, ni dans le manār, c'est-à-dire le minaret. » Mālik a dit : « Celui qui fait l'iʿtikāf entre dans le lieu où il veut se retirer avant le coucher du soleil qui ouvre la nuit où il veut commencer son iʿtikāf, afin d'aborder par son iʿtikāf le début de cette nuit. Celui qui est en iʿtikāf est tout occupé à son iʿtikāf ; il ne s'adonne à rien d'autre de ce qui occupe les gens, commerce ou autre. Il n'y a pas de mal à ce que celui qui est en iʿtikāf donne des ordres pour quelque affaire touchant à son domaine, à l'intérêt des siens et à la vente d'un bien à lui, ou pour une chose qui ne l'accapare pas lui-même. Il n'y a pas de mal à cela, si c'est chose légère, à ce qu'il en charge quelqu'un qui s'en acquitte pour lui. » Mālik a dit : « Je n'ai entendu aucun des gens de science mentionner de condition [que l'on pourrait stipuler] dans l'iʿtikāf. L'iʿtikāf n'est qu'une œuvre parmi les œuvres, comme la prière, le jeûne, le ḥajj et les œuvres semblables, qu'elles soient obligatoires ou surérogatoires. Quiconque s'engage dans l'une d'elles ne fait qu'agir selon la sunna établie, et il ne lui appartient pas d'y introduire autre chose que ce que les musulmans ont pratiqué, ni par une condition qu'il stipulerait ni par une chose qu'il innoverait. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a fait l'iʿtikāf, et les musulmans ont connu la sunna de l'iʿtikāf. » Mālik a dit : « L'iʿtikāf et le jiwār sont une même chose, et l'iʿtikāf est le même pour le villageois et pour le bédouin. »
Jiwār : le séjour pieux dans la mosquée. Il s'agit ici de celui que l'on observe sans interruption, à la manière de l'iʿtikāf, selon al-Bājī.
- Ce sans quoi l'iʿtikāf n'est pas valableبَابُ مَا لَا يَجُوزُ الِاعْتِكَافُ إِلَّا بِهِ
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710
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ وَنَافِعًا مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ قَالَا: " لَا اعْتِكَافَ إِلَّا بِصِيَامٍ لِقَوْلِ اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى فِي كِتَابِهِ {وَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الْأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الْأَسْوَدِ مِنَ الْفَجْرِ، ثُمَّ أَتِمُّوا الصِّيَامَ إِلَى اللَّيْلِ. وَلَا تُبَاشِرُوهُنَّ وَأَنْتُمْ عَاكِفُونَ فِي الْمَسَاجِدِ} [البقرة: 187] فَإِنَّمَا ذَكَرَ اللَّهُ الِاعْتِكَافَ مَعَ الصِّيَامِ " قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَعَلَى ذَلِكَ الْأَمْرُ عِنْدَنَا أَنَّهُ لَا اعْتِكَافَ إِلَّا بِصِيَامٍ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'al-Qāsim ibn Muḥammad et Nāfiʿ, mawlā [affranchi] de ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, ont dit : « Il n'y a d'iʿtikāf qu'avec le jeûne, en raison de la parole d'Allah, béni et exalté soit-Il, dans Son Livre : “Mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue pour vous le fil blanc du fil noir de l'aube, puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit. Et n'ayez pas de rapports avec elles alors que vous êtes en retraite dans les mosquées” [2 : 187]. Allah n'a mentionné l'iʿtikāf qu'avec le jeûne. » Mālik a dit : « C'est sur cela que repose la règle chez nous : il n'y a d'iʿtikāf qu'avec le jeûne. »
- La sortie de celui qui fait l'iʿtikāf pour la fêteبَابُ خُرُوجِ الْمُعْتَكِفِ لِلْعِيدِ
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711
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ زِيَادِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَا بَكْرِ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ «اعْتَكَفَ فَكَانَ يَذْهَبُ لِحَاجَتِهِ تَحْتَ سَقِيفَةٍ فِي حُجْرَةٍ مُغْلَقَةٍ فِي دَارِ خَالِدِ بْنِ الْوَلِيدِ ثُمَّ لَا يَرْجِعُ حَتَّى يَشْهَدَ الْعِيدَ مَعَ الْمُسْلِمِينَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Ziyād ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qu'Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān fit l'iʿtikāf ; il allait faire ses besoins sous un auvent, dans une pièce fermée de la maison de Khālid ibn al-Walīd, puis il ne rentrait [chez lui] qu'après avoir assisté à la fête avec les musulmans.
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712
وَحَدَّثَنِي عَنْ زِيَادٍ، عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ «رَأَى بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ إِذَا اعْتَكَفُوا الْعَشْرَ الْأَوَاخِرَ مِنْ رَمَضَانَ. لَا يَرْجِعُونَ إِلَى أَهْلِيهِمْ حَتَّى يَشْهَدُوا الْفِطْرَ مَعَ النَّاسِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ زِيَادٌ: قَالَ مَالِكٌ: «وَبَلَغَنِي ذَلِكَ عَنْ أَهْلِ الْفَضْلِ الَّذِينَ مَضَوْا وَهَذَا أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Ziyād, d'après Mālik, qu'il a vu certains des gens de science, lorsqu'ils faisaient l'iʿtikāf des dix derniers jours de ramaḍān, ne pas retourner auprès des leurs avant d'avoir assisté à la fête de la rupture avec les gens. Ziyād a dit : Mālik a dit : « Cela m'est parvenu des gens de mérite qui nous ont précédés, et c'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »
- Le rattrapage de l'iʿtikāfبَابُ قَضَاءِ الِاعْتِكَافِ
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713
حَدَّثَنِي يَحْيَى عَنْ زِيَادٍ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَرَادَ أَنْ يَعْتَكِفَ فَلَمَّا انْصَرَفَ إِلَى الْمَكَانِ الَّذِي أَرَادَ أَنْ يَعْتَكِفَ فِيهِ. وَجَدَ أَخْبِيَةً خِبَاءَ عَائِشَةَ، وَخِبَاءَ حَفْصَةَ، وَخِبَاءَ زَيْنَبَ، فَلَمَّا رَآهَا سَأَلَ عَنْهَا. فَقِيلَ لَهُ: هَذَا خِبَاءُ عَائِشَةَ وَحَفْصَةَ وَزَيْنَبَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «آلْبِرَّ تَقُولُونَ بِهِنَّ؟» ثُمَّ انْصَرَفَ، فَلَمْ يَعْتَكِفْ حَتَّى اعْتَكَفَ عَشْرًا مِنْ شَوَّالٍ قَالَ يَحْيَى: قَالَ زِيَادٌ: وَسُئِلَ مَالِكٌ: عَنْ رَجُلٍ دَخَلَ الْمَسْجِدَ لِعُكُوفٍ فِي الْعَشْرِ الْأَوَاخِرِ مِنْ رَمَضَانَ. فَأَقَامَ يَوْمًا أَوْ يَوْمَيْنِ. ثُمَّ مَرِضَ فَخَرَجَ مِنَ الْمَسْجِدِ. أَيَجِبُ عَلَيْهِ أَنْ يَعْتَكِفَ مَا بَقِيَ مِنَ الْعَشْرِ، إِذَا صَحَّ أَمْ لَا يَجِبُ ذَلِكَ عَلَيْهِ؟ وَفِي أَيِّ شَهْرٍ يَعْتَكِفُ إِنْ وَجَبَ عَلَيْهِ ذَلِكَ؟ فَقَالَ مَالِكٌ: «يَقْضِي مَا وَجَبَ عَلَيْهِ مِنْ عُكُوفٍ إِذَا صَحَّ فِي رَمَضَانَ أَوْ غَيْرِهِ، وَقَدْ بَلَغَنِي أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَرَادَ الْعُكُوفَ فِي رَمَضَانَ، ثُمَّ رَجَعَ فَلَمْ يَعْتَكِفْ حَتَّى إِذَا ذَهَبَ رَمَضَانُ اعْتَكَفَ عَشْرًا مِنْ شَوَّالٍ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ زِيَادٌ: قَالَ مَالِكٌ: «وَالْمُتَطَوِّعُ فِي الِاعْتِكَافِ وَالَّذِي عَلَيْهِ الِاعْتِكَافُ، أَمْرُهُمَا وَاحِدٌ. فِيمَا يَحِلُّ لَهُمَا، وَيَحْرُمُ عَلَيْهِمَا. وَلَمْ يَبْلُغْنِي أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ اعْتِكَافُهُ إِلَّا تَطَوُّعًا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ زِيَادٌ: قَالَ مَالِكٌ: فِي الْمَرْأَةِ إِنَّهَا «إِذَا اعْتَكَفَتْ ثُمَّ حَاضَتْ فِي اعْتِكَافِهَا، إِنَّهَا تَرْجِعُ إِلَى بَيْتِهَا. فَإِذَا طَهُرَتْ رَجَعَتْ إِلَى الْمَسْجِدِ. أَيَّةَ سَاعَةٍ طَهُرَتْ. وَلَا تُؤَخِّرُ ذَلِكَ، ثُمَّ تَبْنِي عَلَى مَا مَضَى مِنَ اعْتِكَافِهَا، وَمِثْلُ ذَلِكَ الْمَرْأَةُ يَجِبُ عَلَيْهَا صِيَامُ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ. فَتَحِيضُ. ثُمَّ تَطْهُرُ فَتَبْنِي عَلَى مَا مَضَى مِنْ صِيَامِهَا. وَلَا تُؤَخِّرُ ذَلِكَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Ziyād, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, voulut faire l'iʿtikāf. Lorsqu'il se rendit à l'endroit où il voulait se retirer, il trouva des tentes : la tente de ʿĀʾisha, la tente de Ḥafṣa et la tente de Zaynab. Quand il les vit, il s'enquit d'elles. On lui dit : « Ce sont les tentes de ʿĀʾisha, de Ḥafṣa et de Zaynab. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « Est-ce la piété que vous leur prêtez ? » Puis il s'en alla et ne fit pas l'iʿtikāf, jusqu'à ce qu'il fît l'iʿtikāf de dix jours de shawwāl. Yaḥyā a dit : Ziyād a dit : On interrogea Mālik au sujet d'un homme entré à la mosquée pour une retraite durant les dix derniers jours de ramaḍān, qui y demeure un jour ou deux, puis tombe malade et sort de la mosquée : est-il tenu, une fois guéri, de faire l'iʿtikāf de ce qui restait des dix jours, ou n'y est-il pas tenu ? Et en quel mois fait-il cet iʿtikāf, s'il y est tenu ? Mālik répondit : « Il rattrape la retraite dont il était redevable une fois guéri, en ramaḍān ou en dehors. Il m'est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, voulut se retirer en ramaḍān, puis revint sur cela et ne fit pas l'iʿtikāf ; puis, ramaḍān passé, il fit l'iʿtikāf de dix jours de shawwāl. Celui qui fait un iʿtikāf surérogatoire et celui qui est redevable d'un iʿtikāf sont dans un seul et même cas quant à ce qui leur est licite et ce qui leur est interdit. Et il ne m'est pas parvenu que l'iʿtikāf du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ait été autre chose que surérogatoire. » Mālik a dit, au sujet de la femme : « Si elle fait l'iʿtikāf puis a ses règles au cours de son iʿtikāf, elle retourne chez elle. Lorsqu'elle est purifiée, elle revient à la mosquée, à quelque heure qu'elle soit purifiée, sans retarder cela, puis elle poursuit sur ce qui est déjà accompli de son iʿtikāf. Il en va de même de la femme redevable d'un jeûne de deux mois consécutifs, qui a ses règles puis se purifie : elle poursuit sur ce qui est déjà accompli de son jeûne, sans retarder cela. »
« Est-ce la piété que vous leur prêtez ? » : c'est-à-dire « pensez-vous que ce soit la piété qu'elles recherchent ? », selon az-Zurqānī. Une autre édition du texte porte dans la chaîne « d'après ʿĀʾisha », après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān.
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714
وحَدَّثَنِي زِيَادٌ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابنِ شِهَابٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَذْهَبُ لِحَاجَةِ الْإِنْسَانِ فِي الْبُيُوتِ وَهُوَ مُعْتَكِفٌ قَالَ زِيَادٌ: قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَخْرُجُ الْمُعْتَكِفُ مَعَ جَنَازَةِ أَبَوَيْهِ، وَلَا مَعَ غَيْرِهِمَا»
Ziyād m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, allait faire ses besoins naturels dans les maisons alors qu'il était en iʿtikāf. Ziyād a dit : Mālik a dit : « Celui qui est en iʿtikāf ne sort pas pour suivre le convoi funèbre de ses père et mère, ni pour suivre celui d'un autre qu'eux. »
- Le mariage pendant l'iʿtikāfبَابُ النِّكَاحِ فِي الِاعْتِكَافِ
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715
قَالَ يَحْيَى: قَالَ زِيَادٌ: قَالَ مَالِكٌ: «لَا بَأْسَ بِنِكَاحِ الْمُعْتَكِفِ نِكَاحَ الْمِلْكِ. مَا لَمْ يَكُنِ الْمَسِيسُ، وَالْمَرْأَةُ الْمُعْتَكِفَةُ أَيْضًا، تُنْكَحُ نِكَاحَ الْخِطْبَةِ. مَا لَمْ يَكُنِ الْمَسِيسُ» قَالَ: «وَيَحْرُمُ عَلَى الْمُعْتَكِفِ مِنْ أَهْلِهِ، بِاللَّيْلِ مَا يَحْرُمُ عَلَيْهِ مِنْهُنَّ بِالنَّهَارِ» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا يَحِلُّ لِرَجُلٍ أَنْ يَمَسَّ امْرَأَتَهُ وَهُوَ مُعْتَكِفٌ. وَلَا يَتَلَذَّذُ مِنْهَا بِشَيْءٍ بِقُبْلَةٍ وَلَا غَيْرِهَا» قَالَ زِيَادٌ: قَالَ مَالِكٌ: «وَلَمْ أَسْمَعْ أَحَدًا يَكْرَهُ لِلْمُعْتَكِفِ وَلَا لِلْمُعْتَكِفَةِ أَنْ يَنْكِحَا فِي اعْتِكَافِهِمَا. مَا لَمْ يَكُنِ الْمَسِيسُ. وَلَا يُكْرَهُ لِلصَّائِمِ أَنْ يَنْكِحَ فِي صِيَامِهِ، وَفَرْقٌ بَيْنَ نِكَاحِ الْمُعْتَكِفِ، وَبَيْنَ نِكَاحِ الْمُحْرِمِ. أَنَّ الْمُحْرِمَ يَأْكُلُ وَيَشْرَبُ، وَيَعُودُ الْمَرِيضَ، وَيَشْهَدُ الْجَنَائِزَ، وَلَا يَتَطَيَّبُ. وَالْمُعْتَكِفُ وَالْمُعْتَكِفَةُ يَدَّهِنَانِ، وَيَتَطَيَّبَانِ، وَيَأْخُذُ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا مِنْ شَعَرِهِ، وَلَا يَشْهَدَانِ الْجَنَائِزَ، وَلَا يُصَلِّيَانِ عَلَيْهَا، وَلَا يَعُودَانِ الْمَرِيضَ، فَأَمْرُهُمَا فِي النِّكَاحِ مُخْتَلِفٌ. وَذَلِكَ لِمَا مَضَى مِنَ السُّنَّةِ، فِي نِكَاحِ الْمُحْرِمِ، وَالْمُعْتَكِفِ وَالصَّائِمِ»
Yaḥyā a dit : Ziyād a dit : Mālik a dit : « Il n'y a pas de mal à ce que celui qui est en iʿtikāf se marie, s'agissant de la conclusion du contrat, tant qu'il n'y a pas de rapport charnel. De même, la femme en iʿtikāf peut être demandée en mariage et épousée, tant qu'il n'y a pas de rapport charnel. Et il est interdit à celui qui est en iʿtikāf, de la part de ses femmes, la nuit, ce qui lui est interdit d'elles le jour. » Mālik a dit : « Il n'est pas licite à un homme de toucher sa femme alors qu'il est en iʿtikāf, ni de prendre d'elle le moindre plaisir, par un baiser ou autrement. » Ziyād a dit : Mālik a dit : « Je n'ai entendu personne réprouver que l'homme ou la femme en iʿtikāf contractent mariage au cours de leur iʿtikāf, tant qu'il n'y a pas de rapport charnel. Et il n'est pas réprouvé que le jeûneur contracte mariage pendant son jeûne. Il y a une différence entre le mariage de celui qui est en iʿtikāf et le mariage du muḥrim [la personne en état d'iḥrām, la sacralisation du pèlerin] : le muḥrim mange, boit, visite le malade et assiste aux funérailles, mais ne se parfume pas ; tandis que l'homme et la femme en iʿtikāf s'enduisent d'huile, se parfument et se coupent les cheveux, mais n'assistent pas aux funérailles, ne prient pas sur les morts et ne visitent pas le malade. Leur cas, en matière de mariage, est donc différent, et cela en raison de la sunna établie pour le mariage du muḥrim, de celui qui est en iʿtikāf et du jeûneur. »
- Ce qui est rapporté sur la nuit du Destin (laylat al-qadr)بَابُ مَا جَاءَ فِي لَيْلَةِ الْقَدْرِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْهَادِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَعْتَكِفُ الْعَشْرَ الْوُسُطَ مِنْ رَمَضَانَ، فَاعْتَكَفَ عَامًا. حَتَّى إِذَا كَانَ لَيْلَةَ إِحْدَى وَعِشْرِينَ وَهِيَ اللَّيْلَةُ الَّتِي يَخْرُجُ فِيهَا مِنْ صُبْحِهَا مِنِ اعْتِكَافِهِ، قَالَ: «مَنِ كَانَ اعْتَكَفَ مَعِيَ، فَلْيَعْتَكِفِ الْعَشْرَ الْأَوَاخِرَ. وَقَدْ رَأَيْتُ هَذِهِ اللَّيْلَةَ. ثُمَّ أُنْسِيتُهَا. وَقَدْ رَأَيْتُنِي أَسْجُدُ مِنْ صُبْحِهَا فِي مَاءٍ وَطِينٍ، فَالْتَمِسُوهَا فِي الْعَشْرِ الْأَوَاخِرِ. وَالْتَمِسُوهَا فِي كُلِّ وِتْرٍ»، قَالَ أَبُو سَعِيدٍ: فَأُمْطِرَتِ السَّمَاءُ تِلْكَ اللَّيْلَةَ، وَكَانَ الْمَسْجِدُ عَلَى عَرِيشٍ فَوَكَفَ الْمَسْجِدُ "، قَالَ أَبُو سَعِيدٍ فَأَبْصَرَتْ عَيْنَايَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ انْصَرَفَ وَعَلَى جَبِينِهِ وَأَنْفِهِ أَثَرُ الْمَاءِ وَالطِّينِ. مِنْ صُبْحِ لَيْلَةِ إِحْدَى وَعِشْرِينَ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn ʿAbd Allāh ibn al-Hād, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, faisait l'iʿtikāf des dix jours du milieu de ramaḍān. Une année, il fit l'iʿtikāf ; puis, lorsque vint la nuit du vingt et un, qui est la nuit au matin de laquelle il sortait de son iʿtikāf, il dit : « Que celui qui avait fait l'iʿtikāf avec moi fasse l'iʿtikāf des dix derniers jours. J'ai vu cette nuit, puis on me l'a fait oublier. Je me suis vu, au matin de cette nuit, me prosterner dans l'eau et la boue. Cherchez-la donc dans les dix derniers jours, et cherchez-la dans chaque nuit impaire. » Abū Saʿīd a dit : Le ciel versa la pluie cette nuit-là ; la mosquée était couverte de palmes, et elle se mit à goutter. Abū Saʿīd a dit : Mes deux yeux ont vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, quitter [la prière] avec, sur le côté du front et le nez, la trace de l'eau et de la boue, au matin de la nuit du vingt et un.
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717
وحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «تَحَرَّوْا لَيْلَةَ الْقَدْرِ فِي الْعَشْرِ الْأَوَاخِرِ مِنْ رَمَضَانَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Recherchez la nuit du Destin dans les dix derniers jours de ramaḍān. »
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718
وحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «تَحَرَّوْا لَيْلَةَ الْقَدْرِ فِي السَّبْعِ الْأَوَاخِرِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Recherchez la nuit du Destin dans les sept derniers jours. »
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وحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُنَيْسٍ الْجُهَنِيَّ قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ. إِنِّي رَجُلٌ شَاسِعُ الدَّارِ فَمُرْنِي لَيْلَةً أَنْزِلُ لَهَا. فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «انْزِلْ لَيْلَةَ ثَلَاثٍ وَعِشْرِينَ مِنْ رَمَضَانَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, que ʿAbd Allāh ibn Unays al-Juhanī dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Ô Messager d'Allah, je suis un homme dont la demeure est éloignée ; ordonne-moi donc une nuit pour laquelle je descendrai [à Médine]. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Descends la nuit du vingt-trois de ramaḍān. »
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720
وحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ أَنَّهُ قَالَ: خَرَجَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَقَالَ: «إِنِّي أُرِيتُ هَذِهِ اللَّيْلَةَ فِي رَمَضَانَ». حَتَّى تَلَاحَى رَجُلَانِ فَرُفِعَتْ. «فَالْتَمِسُوهَا فِي التَّاسِعَةِ وَالسَّابِعَةِ وَالْخَامِسَةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḥumayd aṭ-Ṭawīl, d'après Anas ibn Mālik, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit vers nous et dit : « On m'a fait voir cette nuit en ramaḍān, jusqu'à ce que deux hommes se querellent, et elle fut retirée. Cherchez-la donc dans la neuvième, la septième et la cinquième. »
« Elle fut retirée » : la connaissance de sa date lui fut retirée, selon az-Zurqānī.
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721
وحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رِجَالًا مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أُرُوا لَيْلَةَ الْقَدْرِ فِي الْمَنَامِ. فِي السَّبْعِ الْأَوَاخِرِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنِّي أَرَى رُؤْيَاكُمْ قَدْ تَوَاطَأَتْ فِي السَّبْعِ الْأَوَاخِرِ. فَمَنْ كَانَ مُتَحَرِّيَهَا فَلْيَتَحَرَّهَا فِي السَّبْعِ الْأَوَاخِرِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que des hommes parmi les Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se virent montrer en songe la nuit du Destin dans les sept derniers jours. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « Je vois que vos songes concordent sur les sept derniers jours. Que celui qui la recherche la recherche donc dans les sept derniers jours. »
Une autre édition du texte porte la chaîne « d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar ». Az-Zurqānī précise que c'est la transmission d'autres rapporteurs du Muwaṭṭaʾ et que Yaḥyā rapporte « qu'il lui est parvenu ».
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وحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَ مَنْ يَثِقُ بِهِ مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ يَقُولُ: إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أُرِيَ أَعْمَارَ النَّاسِ قَبْلَهُ. أَوْ مَا شَاءَ اللَّهُ مِنْ ذَلِكَ. فَكَأَنَّهُ تَقَاصَرَ أَعْمَارَ أُمَّتِهِ أَنْ لَا يَبْلُغُوا مِنَ الْعَمَلِ، مِثْلَ الَّذِي بَلَغَ غَيْرُهُمْ فِي طُولِ الْعُمْرِ، فَأَعْطَاهُ اللَّهُ لَيْلَةَ الْقَدْرِ، خَيْرٌ مِنْ أَلْفِ شَهْرٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu quelqu'un en qui il a confiance parmi les gens de science dire que l'on fit voir au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, les durées de vie des gens d'avant lui, ou ce qu'Allah a voulu de cela. Ce fut comme s'il trouvait courtes les vies de sa communauté, [craignant] qu'ils n'atteignent pas, en œuvres, ce que d'autres avaient atteint grâce à la longueur de leur vie. Allah lui donna alors la nuit du Destin, meilleure que mille mois.
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723
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ شَهِدَ الْعِشَاءَ مِنْ لَيْلَةِ الْقَدْرِ، فَقَدْ أَخَذَ بِحَظِّهِ مِنْهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Saʿīd ibn al-Musayyib disait : « Quiconque assiste à la prière du ʿishāʾ [prière de la nuit] lors de la nuit du Destin en a pris sa part. »