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Échap
الموطأ

al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas

· IIe s. h.
Avancé

Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.

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Le texte, en arabe et en français

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L'abattage rituelكِتَابُ الذَّبَائِحِ

  1. La mention du nom d'Allah sur la bête égorgéeبَابُ التَّسْمِيَةِ عَلَى الذَّبِيحَةِ
  2. 1080

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ قَالَ: سُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقِيلَ لَهُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ نَاسًا مِنْ أَهْلِ الْبَادِيَةِ يَأْتُونَنَا بِلُحْمَانٍ وَلَا نَدْرِي هَلْ سَمَّوُا اللَّهَ عَلَيْهَا أَمْ لَا؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " سَمُّوا اللَّهَ عَلَيْهَا ثُمَّ كُلُوهَا قَالَ مَالِكٌ: وَذَلِكَ فِي أَوَّلِ الْإِسْلَامِ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père a dit : On interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en lui disant : « Ô Messager d'Allah, des gens du désert nous apportent des viandes, et nous ne savons pas s'ils ont mentionné le nom d'Allah sur elles ou non. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Mentionnez le nom d'Allah sur elles, puis mangez-les. » Mālik a dit : « Cela était au début de l'islam. »

  3. 1081

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَيَّاشِ بْنِ أَبِي رَبِيعَةَ الْمَخْزُومِيَّ أَمَرَ غُلَامًا لَهُ أَنْ يَذْبَحَ ذَبِيحَةً، فَلَمَّا أَرَادَ أَنْ يَذْبَحَهَا، قَالَ لَهُ: «سَمِّ اللَّهَ»، فَقَالَ لَهُ الْغُلَامُ: قَدْ سَمَّيْتُ، فَقَالَ لَهُ: «سَمِّ اللَّهَ وَيْحَكَ»، فَقَالَ لَهُ: قَدْ سَمَّيْتُ اللَّهَ، فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَيَّاشٍ: «وَاللَّهِ لَا أَطْعَمُهَا أَبَدًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿAbd Allāh ibn ʿAyyāsh ibn Abī Rabīʿa al-Makhzūmī ordonna à un jeune esclave à lui d'égorger une bête. Lorsqu'il voulut l'égorger, il lui dit : « Mentionne le nom d'Allah. » Le jeune esclave lui dit : « Je l'ai mentionné. » Il lui dit : « Mentionne le nom d'Allah, malheureux ! » Il lui dit : « J'ai mentionné le nom d'Allah. » ʿAbd Allāh ibn ʿAyyāsh lui dit alors : « Par Allah, je n'en goûterai jamais. »

  4. Les modes d'abattage permis en cas de nécessitéبَابُ مَا يَجُوزُ مِنَ الذَّكَاةِ عَلَى حَالِ الضَّرُورَةِ
  5. 1082

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ أَنَّ رَجُلًا مِنَ الْأَنْصَارِ مِنْ بَنِي حَارِثَةَ كَانَ يَرْعَى لِقْحَةً لَهُ بِأُحُدٍ فَأَصَابَهَا الْمَوْتُ، فَذَكَّاهَا بِشِظَاظٍ فَسُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ: «لَيْسَ بِهَا بَأْسٌ فَكُلُوهَا»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, qu'un homme des Anṣār, des Banū Ḥāritha, faisait paître une chamelle laitière à lui à Uḥud. Elle fut sur le point de mourir, et il l'abattit rituellement [dhakāt] au moyen d'un bâton pointu. On interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à ce sujet, et il dit : « Il n'y a pas de mal à cela : mangez-la. »

    Shiẓāẓ : morceau de bois à l'extrémité effilée, d'après az-Zurqānī.

  6. 1083

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ رَجُلٍ مِنَ الْأَنْصَارِ، عَنْ مُعَاذِ بْنِ سَعْدٍ أَوْ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ أَنَّ جَارِيَةً لِكَعْبِ بْنِ مَالِكٍ كَانَتْ تَرْعَى غَنَمًا لَهَا بِسَلْعٍ، فَأُصِيبَتْ شَاةٌ مِنْهَا فَأَدْرَكَتْهَا فَذَكَّتْهَا، بِحَجَرٍ فَسُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ ذَلِكَ؟ فَقَالَ: «لَا بَأْسَ بِهَا فَكُلُوهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après un homme des Anṣār, d'après Muʿādh ibn Saʿd, ou Saʿd ibn Muʿādh, qu'une esclave de Kaʿb ibn Mālik faisait paître son petit bétail à Salʿ. Une brebis du troupeau fut atteinte ; elle la rejoignit à temps et l'abattit rituellement au moyen d'une pierre. On interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à ce sujet, et il dit : « Il n'y a pas de mal à cela : mangez-la. »

    Salʿ : mont de Médine, d'après az-Zurqānī.

  7. 1084

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ الدِّيلِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ سُئِلَ عَنْ ذَبَائِحِ نَصَارَى الْعَرَبِ؟ فَقَالَ: «لَا بَأْسَ بِهَا»، وَتَلَا هَذِهِ الْآيَةَ {وَمَنْ يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ} [المائدة: 51]

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Thawr ibn Zayd ad-Dīlī, que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās fut interrogé au sujet des bêtes égorgées par les chrétiens arabes. Il dit : « Il n'y a pas de mal à cela », et il récita ce verset : « Celui d'entre vous qui les prend pour alliés est des leurs » [5:51].

  8. 1085

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ كَانَ يَقُولُ: " مَا فَرَى الْأَوْدَاجَ فَكُلْهُ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās disait : « Ce qui a tranché les veines jugulaires, mange-en. »

  9. 1086

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «مَا ذُبِحَ بِهِ إِذَا بَضَعَ فَلَا بَأْسَ بِهِ إِذَا اضْطُرِرْتَ إِلَيْهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que Saʿīd ibn al-Musayyib disait : « Ce avec quoi on égorge, dès lors que cela tranche, il n'y a pas de mal à cela, si tu y es contraint. »

  10. Ce qui est réprouvé, lors de l'abattage, concernant la bête égorgéeبَابُ مَا يُكْرَهُ مِنَ الذَّبِيحَةِ فِي الذَّكَاةِ
  11. 1087

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي مُرَّةَ مَوْلَى عَقِيلِ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، أَنَّهُ سَأَلَ أَبَا هُرَيْرَةَ عَنْ «شَاةٍ ذُبِحَتْ، فَتَحَرَّكَ بَعْضُهَا، فَأَمَرَهُ أَنْ يَأْكُلَهَا» ثُمَّ سَأَلَ زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ فَقَالَ: «إِنَّ الْمَيْتَةَ لَتَتَحَرَّكُ وَنَهَاهُ عَنْ ذَلِكَ» وَسُئِلَ مالِكٌ عَنْ شَاةٍ تَرَدَّتْ فَكُسِرَتْ، فَأَدْرَكَهَا صَاحِبُهَا فَذَبَحَهَا، فَسَالَ الدَّمُ مِنْهَا وَلَمْ تَتَحَرَّكْ فَقَالَ مالِكٍ: «إِنْ كَانَ ذَبَحَهَا وَنَفَسُهَا يَجْرِي وَهِيَ تَطْرِفُ فَلْيَأْكُلْهَا»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Abū Murra, mawlā de ʿAqīl ibn Abī Ṭālib, qu'il interrogea Abū Hurayra au sujet d'une brebis qui avait été égorgée et dont une partie avait remué. Il lui ordonna de la manger. Puis il interrogea Zayd ibn Thābit, qui dit : « La bête morte, elle aussi, remue », et il le lui défendit. On interrogea Mālik au sujet d'une brebis tombée d'une hauteur et qui s'était brisé les membres ; son propriétaire la rejoignit à temps et l'égorgea ; le sang en coula, mais elle ne remua pas. Mālik dit : « S'il l'a égorgée alors que son souffle allait encore et qu'elle clignait des yeux, qu'il la mange. »

    « Son souffle » : ainsi l'entend al-Bājī ; az-Zurqānī comprend « son sang coulait encore ».

  12. L'abattage du petit qui se trouve dans le ventre de la bête égorgéeبَابُ ذَكَاةِ مَا فِي بَطْنِ الذَّبِيحَةِ
  13. 1088

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «إِذَا نُحِرَتِ النَّاقَةُ فَذَكَاةُ مَا فِي بَطْنِهَا فِي ذَكَاتِهَا، إِذَا كَانَ قَدْ تَمَّ خَلْقُهُ، وَنَبَتَ شَعَرُهُ، فَإِذَا خَرَجَ مِنْ بَطْنِ أُمِّهِ ذُبِحَ، حَتَّى يَخْرُجَ الدَّمُ مِنْ جَوْفِهِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Lorsque la chamelle est immolée, l'abattage du petit qui est dans son ventre est compris dans son abattage à elle, si sa constitution était achevée et que son poil avait poussé. Et s'il sort du ventre de sa mère, on l'égorge, afin que le sang sorte de son corps. »

  14. 1089

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ قُسَيْطٍ اللَّيْثِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «ذَكَاةُ مَا فِي بَطْنِ الذَّبِيحَةِ فِي ذَكَاةِ أُمِّهِ إِذَا كَانَ قَدْ تَمَّ خَلْقُهُ وَنَبَتَ شَعَرُهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn ʿAbd Allāh ibn Qusayṭ al-Laythī, que Saʿīd ibn al-Musayyib disait : « L'abattage du petit qui est dans le ventre de la bête égorgée est compris dans l'abattage de sa mère, si sa constitution était achevée et que son poil avait poussé. »

Autres ouvrages

ar-Risāla, Ibn Abī Zayd al-Qayrawānīal-Mukhtaṣar, Khalīlal-Mukhtaṣar, al-Akhḍarī