al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas
Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.
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La purificationكِتَابُ الطَّهَارَةِ
- La manière de faire le wuḍūʾبَابُ الْعَمَلِ فِي الْوُضُوءِ
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32
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى الْمَازِنِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَاصِمٍ، وَهُوَ جَدُّ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى الْمَازِنِيِّ، وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: هَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تُرِيَنِي كَيْفَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَتَوَضَّأُ؟ قَالَ: عَبْدُ اللَّهِ بْنُ زَيْدٍ: نَعَمْ. فَدَعَا بِوَضُوءٍ. «فَأَفْرَغَ عَلَى يَدَيْهِ، فَغَسَلَ يَدَيْهِ مَرَّتَيْنِ مَرَّتَيْنِ، ثُمَّ مَضْمَضَ، وَاسْتَنْثَرَ ثَلَاثًا، ثُمَّ غَسَلَ وَجْهَهُ ثَلَاثًا، ثُمَّ غَسَلَ يَدَيْهِ مَرَّتَيْنِ مَرَّتَيْنِ، إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ، ثُمَّ مَسَحَ رَأْسَهُ بِيَدَيْهِ، فَأَقْبَلَ بِهِمَا وَأَدْبَرَ، بَدَأَ بِمُقَدَّمِ رَأْسِهِ، ثُمَّ ذَهَبَ بِهِمَا إِلَى قَفَاهُ، ثُمَّ رَدَّهُمَا، حَتَّى رَجَعَ إِلَى الْمَكَانِ الَّذِي بَدَأَ مِنْهُ، ثُمَّ غَسَلَ رِجْلَيْهِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAmr ibn Yaḥyā al-Māzinī, d'après son père, qu'il dit à ʿAbd Allāh ibn Zayd ibn ʿĀṣim, qui est le grand-père de ʿAmr ibn Yaḥyā al-Māzinī et qui était l'un des Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Peux-tu me montrer comment le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, faisait le wuḍūʾ ? » ʿAbd Allāh ibn Zayd dit : « Oui. » Il demanda de l'eau pour le wuḍūʾ, en versa sur ses mains et se lava les mains deux fois chacune ; puis il se rinça la bouche et rejeta l'eau de son nez, trois fois ; puis il se lava le visage trois fois ; puis il se lava les bras deux fois chacun, jusqu'aux coudes ; puis il essuya sa tête de ses deux mains, les faisant aller et revenir : il commença par le devant de sa tête, les mena jusqu'à sa nuque, puis les ramena jusqu'à revenir à l'endroit d'où il était parti ; puis il se lava les pieds.
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33
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: إِذَا تَوَضَّأَ أَحَدُكُمْ فَلْيَجْعَلْ فِي أَنْفِهِ مَاءً، ثُمَّ لِيَنْثِرْ وَمَنِ اسْتَجْمَرَ فَلْيُوتِرْ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous fait le wuḍūʾ, qu'il mette de l'eau dans son nez puis la rejette ; et celui qui se nettoie avec des pierres [après ses besoins], qu'il le fasse en nombre impair. »
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34
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي إِدْرِيسَ الْخَوْلَانِيِّ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ تَوَضَّأَ فَلْيَسْتَنْثِرْ، وَمَنِ اسْتَجْمَرَ فَلْيُوتِرْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Idrīs al-Khawlānī, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Celui qui fait le wuḍūʾ, qu'il rejette l'eau de son nez ; et celui qui se nettoie avec des pierres, qu'il le fasse en nombre impair. »
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35
قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا: يَقُولُ فِي الرَّجُلِ يَتَمَضْمَضُ وَيَسْتَنْثِرُ مِنْ غَرْفَةٍ وَاحِدَةٍ، إِنَّهُ لَا بَأْسَ بِذَلِكَ "
Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire, au sujet de l'homme qui se rince la bouche et le nez d'une seule poignée d'eau : « Il n'y a pas de mal à cela. »
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36
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَبِي بَكْرٍ قَدْ دَخَلَ عَلَى عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، يَوْمَ مَاتَ سَعْدُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ، فَدَعَا بِوَضُوءٍ، فَقَالَتْ لَهُ عَائِشَةُ: يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ أَسْبِغِ الْوُضُوءَ، فَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «وَيْلٌ لِلْأَعْقَابِ مِنَ النَّارِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Bakr entra chez ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le jour où mourut Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, et demanda de l'eau pour le wuḍūʾ. ʿĀʾisha lui dit : « Ô ʿAbd ar-Raḥmān, fais le wuḍūʾ complètement, car j'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : “Malheur aux talons, à cause du Feu !” »
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37
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ طَحْلَاءَ عَنْ عُثْمَانَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَاهُ حَدَّثَهُ أَنَّهُ سَمِعَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ «يَتَوَضَّأُ بِالْمَاءِ وُضُوءًا لِمَا تَحْتَ إِزَارِهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Muḥammad ibn Ṭaḥlāʾ, d'après ʿUthmān ibn ʿAbd ar-Raḥmān, que son père lui a rapporté qu'il a entendu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb [dire qu']il faisait à l'eau un lavage de ce qui est sous son izār [pagne].
Façon pudique de désigner la toilette à l'eau après les besoins ; az-Zurqānī sous-entend « dire » après « il a entendu ».
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38
قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ تَوَضَّأَ فَنَسِيَ فَغَسَلَ وَجْهَهُ قَبْلَ أَنْ يُمَضْمِضَ أَوْ غَسَلَ ذِرَاعَيْهِ قَبْلَ أَنْ يَغْسِلَ وَجْهَهُ؟ فَقَالَ: «أَمَّا الَّذِي غَسَلَ وَجْهَهُ قَبْلَ أَنْ يُمَضْمِضَ، فَلْيُمَضْمِضْ وَلَا يُعِدْ غَسْلَ وَجْهِهِ، وَأَمَّا الَّذِي غَسَلَ ذِرَاعَيْهِ قَبْلَ وَجْهِهِ، فَلْيَغْسِلْ وَجْهَهُ ثُمَّ لْيُعِدْ غَسْلَ ذِرَاعَيْهِ، حَتَّى يَكُونَ غَسْلُهُمَا بَعْدَ وَجْهِهِ، إِذَا كَانَ ذَلِكَ فِي مَكَانِهِ، أَوْ بِحَضْرَةِ ذَلِكَ»
Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui, faisant le wuḍūʾ, se lave par oubli le visage avant de se rincer la bouche, ou se lave les avant-bras avant de se laver le visage. Il dit : « Quant à celui qui s'est lavé le visage avant de se rincer la bouche, qu'il se rince la bouche sans refaire le lavage de son visage. Quant à celui qui s'est lavé les avant-bras avant le visage, qu'il se lave le visage puis refasse le lavage de ses avant-bras, afin que leur lavage vienne après celui du visage, s'il est encore sur place ou tout près de là. »
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قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ نَسِيَ أَنْ يُمَضْمِضَ أَوْ يَسْتَنْثِرَ حَتَّى صَلَّى. فَقَالَ: «لَيْسَ عَلَيْهِ أَنْ يُعِيدَ صَلَاتَهُ. وَلْيُمَضْمِضْ أَوْ لِيَسْتَنْثِرْ لِمَا يَسْتَقْبِلُ، إِنْ كَانَ يُرِيدُ أَنْ يُصَلِّيَ»
Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui a oublié de se rincer la bouche ou de se rincer le nez jusqu'à ce qu'il ait prié. Il dit : « Il n'a pas à refaire sa prière. Qu'il se rince la bouche ou qu'il se rince le nez pour ce qui vient, s'il veut prier. »
- Le wuḍūʾ du dormeur lorsqu'il se lève pour la prièreبَابُ وُضُوءِ النَّائِمِ إِذَا قَامَ إِلَى الصَّلَاةِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ عَنِ الْأَعْرَجِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا اسْتَيْقَظَ أَحَدُكُمْ مِنْ نَوْمِهِ فَلْيَغْسِلْ يَدَهُ قَبْلَ أَنْ يُدْخِلَهَا فِي وَضُوئِهِ، فَإِنَّ أَحَدَكُمْ لَا يَدْرِي أَيْنَ بَاتَتْ يَدُهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous se réveille de son sommeil, qu'il se lave la main avant de la plonger dans l'eau de son wuḍūʾ, car aucun de vous ne sait où sa main a passé la nuit. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «إِذَا نَامَ أَحَدُكُمْ مُضْطَجِعًا فَلْيَتَوَضَّأْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Lorsque l'un de vous dort allongé, qu'il fasse le wuḍūʾ. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ أَنَّ تَفْسِيرَ هَذِهِ الْآيَةِ {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلَاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ} أَنَّ ذَلِكَ «إِذَا قُمْتُمْ مِنَ الْمَضَاجِعِ - يَعْنِي النَّوْمَ -»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, que l'explication de ce verset : « Ô vous qui croyez ! Lorsque vous vous levez pour la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes, essuyez vos têtes, et [lavez] vos pieds jusqu'aux chevilles » [5 : 6], est : « lorsque vous vous levez de vos couches », c'est-à-dire du sommeil.
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قَالَ يَحْيَى: قَالَ مالِكٍ: «الْأَمْرُ عِنْدَنَا أَنَّهُ لَا يَتَوَضَّأُ مِنْ رُعَافٍ وَلَا مِنْ دَمٍ وَلَا مِنْ قَيْحٍ يَسِيلُ مِنَ الْجَسَدِ، وَلَا يَتَوَضَّأُ إِلَّا مِنْ حَدَثٍ يَخْرُجُ مِنْ ذَكَرٍ أَوْ دُبُرٍ أَوْ نَوْمٍ»
Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « La règle chez nous est que l'on ne fait pas le wuḍūʾ à cause d'un saignement de nez, ni du sang, ni du pus qui s'écoule du corps ; on ne fait le wuḍūʾ qu'à cause d'un ḥadath [ce qui annule le wuḍūʾ] sortant de la verge ou de l'anus, ou à cause du sommeil. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ كَانَ «يَنَامُ جَالِسًا ثُمَّ يُصَلِّي وَلَا يَتَوَضَّأُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'Ibn ʿUmar dormait assis, puis priait sans faire le wuḍūʾ.
- L'eau qui sert à la purification pour le wuḍūʾبَابُ الطَّهُورِ لِلْوُضُوءِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ سُلَيْمٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ سَلَمَةَ، مِنْ آلِ بَنِي الْأَزْرَقِ، عَنِ الْمُغِيرَةِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، وَهُوَ مِنْ بَنِي عَبْدِ الدَّارِ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا نَرْكَبُ الْبَحْرَ، وَنَحْمِلُ مَعَنَا الْقَلِيلَ مِنَ الْمَاءِ، فَإِنْ تَوَضَّأْنَا بِهِ عَطِشْنَا، أَفَنَتَوَضَّأُ مِنْ مَاءِ الْبَحْرِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «هُوَ الطَّهُورُ مَاؤُهُ الْحِلُّ مَيْتَتُهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣafwān ibn Sulaym, d'après Saʿīd ibn Salama, de la famille des Banū al-Azraq, d'après al-Mughīra ibn Abī Burda, qui est des Banū ʿAbd ad-Dār, qu'il a entendu Abū Hurayra dire : Un homme vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, nous prenons la mer et n'emportons avec nous que peu d'eau ; si nous l'employons au wuḍūʾ, nous aurons soif. Pouvons-nous faire le wuḍūʾ avec l'eau de la mer ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Son eau est purifiante et ses bêtes mortes sont licites. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ الْأَنْصَارِيِّ، عَنْ حُمَيْدَةَ ابْنَةِ أَبِي عُبَيْدَةَ بْنِ فَرْوَةَ، عَنْ خَالَتِهَا كَبْشَةَ بِنْتِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، وَكَانَتْ تَحْتَ ابْنِ أَبِي قَتَادَةَ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهَا: أَنَّ أَبَا قَتَادَةَ دَخَلَ عَلَيْهَا فَسَكَبَتْ لَهُ وَضُوءًا، فَجَاءَتْ هِرَّةٌ لِتَشْرَبَ مِنْهُ، فَأَصْغَى لَهَا الْإِنَاءَ حَتَّى شَرِبَتْ. قَالَتْ كَبْشَةُ: فَرَآنِي أَنْظُرُ إِلَيْهِ. فَقَالَ: أَتَعْجَبِينَ يَا ابْنَةَ أَخِي؟ قَالَتْ: فَقُلْتُ: نَعَمْ. فَقَالَ: إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّهَا لَيْسَتْ بِنَجَسٍ إِنَّمَا هِيَ مِنَ الطَّوَّافِينَ عَلَيْكُمْ - أَوِ الطَّوَّافَاتِ -» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «لَا بَأْسَ بِهِ إِلَّا أَنْ يُرَى فِي فَمِهَا نَجَاسَةٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa al-Anṣārī, d'après Ḥumayda, fille d'Abū ʿUbayda ibn Farwa, d'après sa tante maternelle Kabsha bint Kaʿb ibn Mālik, qui était l'épouse du fils d'Abū Qatāda, qu'elle l'a informée qu'Abū Qatāda entra chez elle. Elle lui versa de l'eau pour le wuḍūʾ ; une chatte vint pour y boire, et il lui inclina le récipient jusqu'à ce qu'elle ait bu. Kabsha dit : Il me vit le regarder et dit : « T'en étonnes-tu, fille de mon frère ? » Je dis : « Oui. » Il dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Elle n'est pas impure ; elle est de ceux, ou de celles, qui vont et viennent sans cesse parmi vous. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Il n'y a pas de mal à cela, sauf si l'on voit une impureté dans sa gueule. »
Une autre édition du texte porte « Ḥumayda bint ʿUbayd ibn Rifāʿa ».
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ يَحْيَى بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَاطِبٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ خَرَجَ فِي رَكْبٍ، فِيهِمْ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِي، حَتَّى وَرَدُوا حَوْضًا، فَقَالَ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِي لِصَاحِبِ الْحَوْضِ: يَا صَاحِبَ الْحَوْضِ هَلْ تَرِدُ حَوْضَكَ السِّبَاعُ؟ فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ: «يَا صَاحِبَ الْحَوْضِ لَا تُخْبِرْنَا، فَإِنَّا نَرِدُ عَلَى السِّبَاعِ، وَتَرِدُ عَلَيْنَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī, d'après Yaḥyā ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥāṭib, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb partit avec une caravane où se trouvait ʿAmr ibn al-ʿĀṣ. Ils arrivèrent à un bassin, et ʿAmr ibn al-ʿĀṣ dit au maître du bassin : « Ô maître du bassin, les fauves viennent-ils boire à ton bassin ? » ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit : « Ô maître du bassin, ne nous le dis pas : nous venons boire après les fauves, et ils viennent boire après nous. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «إِنْ كَانَ الرِّجَالُ وَالنِّسَاءُ، فِي زَمَانِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، لَيَتَوَضَّئُونَ جَمِيعًا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Au temps du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, les hommes et les femmes faisaient bien le wuḍūʾ ensemble. »
- Ce qui n'oblige pas à faire le wuḍūʾبَابُ مَا لَا يَجِبُ مِنْهُ الْوُضُوءُ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عُمَارَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أُمِّ وَلَدٍ لِإِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّهَا سَأَلَتْ أُمَّ سَلَمَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَتْ: إِنِّي امْرَأَةٌ أُطِيلُ ذَيْلِي، وَأَمْشِي فِي الْمَكَانِ الْقَذِرِ. قَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «يُطَهِّرُهُ مَا بَعْدَهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn ʿUmāra, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm, d'après une umm walad [esclave ayant donné un enfant à son maître] d'Ibrāhīm ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, qu'elle interrogea Umm Salama, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Je suis une femme qui laisse traîner le pan de sa robe, et je marche dans des endroits souillés. » Umm Salama dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ce qui vient après le purifie. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، أَنَّهُ رَأَى رَبِيعَةَ بْنَ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ «يَقْلِسُ، مِرَارًا مَاءً وَهُوَ فِي الْمَسْجِدِ، فَلَا يَنْصَرِفُ، وَلَا يَتَوَضَّأُ، حَتَّى يُصَلِّيَ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ قَلَسَ طَعَامًا، هَلْ عَلَيْهِ وُضُوءٌ؟ فَقَالَ: «لَيْسَ عَلَيْهِ وُضُوءٌ، وَلْيُمَضْمِضْ مِنْ ذَلِكَ، وَلْيَغْسِلْ فَاهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a vu Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān régurgiter de l'eau à plusieurs reprises alors qu'il était dans la mosquée, sans qu'il sorte ni fasse le wuḍūʾ avant de prier. Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui régurgite de la nourriture : doit-il faire le wuḍūʾ ? Il dit : « Il n'a pas à faire le wuḍūʾ. Qu'il se rince la bouche à cause de cela et qu'il se lave la bouche. »
Régurgitation (qals) : ce qui remonte du ventre jusqu'à la bouche sans être un vomissement, selon az-Zurqānī.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «حَنَّطَ ابْنًا لِسَعِيدِ بْنِ زَيْدٍ وَحَمَلَهُ ثُمَّ دَخَلَ الْمَسْجِدَ، فَصَلَّى وَلَمْ يَتَوَضَّأْ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ، هَلْ فِي الْقَيْءِ وُضُوءٌ؟ قَالَ: «لَا. وَلَكِنْ، لِيَتَمَضْمَضْ مِنْ ذَلِكَ، وَلْيَغْسِلْ فَاهُ، وَلَيْسَ عَلَيْهِ وُضُوءٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar embauma un fils de Saʿīd ibn Zayd et le porta, puis entra dans la mosquée et pria sans faire le wuḍūʾ. Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik : le vomissement oblige-t-il au wuḍūʾ ? Il dit : « Non. Mais qu'il se rince la bouche à cause de cela et qu'il se lave la bouche ; il n'a pas à faire le wuḍūʾ. »
- L'abandon du wuḍūʾ après ce que le feu a touchéبَابُ تَرْكِ الْوُضُوءِ مِمَّا مَسَّتْهُ النَّارُ
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52
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «أَكَلَ كَتِفَ شَاةٍ، ثُمَّ صَلَّى، وَلَمْ يَتَوَضَّأْ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mangea une épaule de mouton, puis pria sans faire le wuḍūʾ.
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53
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ، مَوْلَى بَنِي حَارِثَةَ، عَنْ سُوَيْدِ بْنِ النُّعْمَانِ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ خَرَجَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، عَامَ خَيْبَرَ. حَتَّى إِذَا كَانُوا بِالصَّهْبَاءِ وَهِيَ مِنْ أَدْنَى خَيْبَرَ، نَزَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، «فَصَلَّى الْعَصْرَ. ثُمَّ دَعَا بِالْأَزْوَادِ فَلَمْ يُؤْتَ إِلَّا بِالسَّوِيقِ، فَأَمَرَ بِهِ فَثُرِّيَ فَأَكَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَأَكَلْنَا. ثُمَّ قَامَ إِلَى الْمَغْرِبِ فَمَضْمَضَ وَمَضْمَضْنَا. ثُمَّ صَلَّى وَلَمْ يَتَوَضَّأْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Bushayr ibn Yasār, mawlā des Banū Ḥāritha, d'après Suwayd ibn an-Nuʿmān, qu'il l'a informé qu'il partit avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'année de Khaybar. Lorsqu'ils furent à aṣ-Ṣahbāʾ, qui est aux abords de Khaybar, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fit halte et accomplit le ʿaṣr. Puis il demanda les provisions, et on ne lui apporta que du sawīq [farine d'orge grillée]. Il ordonna qu'on l'humecte, puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en mangea et nous en mangeâmes. Puis il se leva pour le maghrib, se rinça la bouche, et nous nous rinçâmes la bouche ; puis il pria sans faire le wuḍūʾ.
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54
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، وَعَنْ صَفْوَانَ بْنِ سُلَيْمٍ، أَنَّهُمَا أَخْبَرَاهُ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْهُدَيْرِ، أَنَّهُ «تَعَشَّى مَعَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ثُمَّ صَلَّى وَلَمْ يَتَوَضَّأْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn al-Munkadir et d'après Ṣafwān ibn Sulaym, qui tous deux l'ont informé, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī, d'après Rabīʿa ibn ʿAbd Allāh ibn al-Hudayr, qu'il dîna avec ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, puis que celui-ci pria sans faire le wuḍūʾ.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ ضَمْرَةَ بْنِ سَعِيدٍ الْمَازِنِيِّ، عَنْ أَبَانَ بْنِ عُثْمَانَ، أَنَّ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ «أَكَلَ خُبْزًا وَلَحْمًا، ثُمَّ مَضْمَضَ، وَغَسَلَ يَدَيْهِ، وَمَسَحَ بِهِمَا وَجْهَهُ، ثُمَّ صَلَّى وَلَمْ يَتَوَضَّأْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḍamra ibn Saʿīd al-Māzinī, d'après Abān ibn ʿUthmān, que ʿUthmān ibn ʿAffān mangea du pain et de la viande, puis se rinça la bouche, se lava les mains et s'en essuya le visage, puis pria sans faire le wuḍūʾ.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ كَانَا «لَا يَتَوَضَّآَنِ مِمَّا مَسَّتِ النَّارُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAlī ibn Abī Ṭālib et ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās ne faisaient pas le wuḍūʾ après ce que le feu a touché.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَأَلَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ عَنِ الرَّجُلِ يَتَوَضَّأُ لِلصَّلَاةِ، ثُمَّ يُصِيبُ طَعَامًا قَدْ مَسَّتْهُ النَّارُ، أَيَتَوَضَّأُ؟ قَالَ: «رَأَيْتُ أَبِي يَفْعَلُ ذَلِكَ وَلَا يَتَوَضَّأُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il interrogea ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir ibn Rabīʿa sur l'homme qui fait le wuḍūʾ pour la prière, puis prend un aliment que le feu a touché : doit-il faire le wuḍūʾ ? Il dit : « J'ai vu mon père le faire sans refaire le wuḍūʾ. »
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58
وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي نُعَيْمٍ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ الْأَنْصَارِيَّ، يَقُولُ: رَأَيْتُ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ، «أَكَلَ لَحْمًا. ثُمَّ صَلَّى وَلَمْ يَتَوَضَّأْ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Nuʿaym Wahb ibn Kaysān, qu'il a entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī dire : J'ai vu Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq manger de la viande, puis prier sans faire le wuḍūʾ.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، «دُعِيَ لِطَعَامٍ، فَقُرِّبَ إِلَيْهِ خُبْزٌ وَلَحْمٌ، فَأَكَلَ مِنْهُ، ثُمَّ تَوَضَّأَ ثُمَّ صَلَّى، ثُمَّ أُتِيَ بِفَضْلِ ذَلِكَ الطَّعَامِ، فَأَكَلَ مِنْهُ ثُمَّ صَلَّى وَلَمْ يَتَوَضَّأْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn al-Munkadir, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut invité à un repas. On lui présenta du pain et de la viande ; il en mangea, puis fit le wuḍūʾ, puis pria. Puis on lui apporta le reste de ce repas ; il en mangea, puis pria sans faire le wuḍūʾ.
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60
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ زَيْدٍ الْأَنْصَارِيِّ، أَنَّ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ قَدِمَ مِنَ الْعِرَاقِ، فَدَخَلَ عَلَيْهِ أَبُو طَلْحَةَ وَأُبَيُّ بْنُ كَعْبٍ فَقَرَّبَ لَهُمَا طَعَامًا قَدْ مَسَّتْهُ النَّارُ، فَأَكَلُوا مِنْهُ. فَقَامَ أَنَسٌ فَتَوَضَّأَ فَقَالَ أَبُو طَلْحَةَ وَأُبَيُّ بْنُ كَعْبٍ مَا هَذَا يَا أَنَسُ أَعِرَاقِيَّةٌ؟ فَقَالَ أَنَسٌ: «لَيْتَنِي لَمْ أَفْعَلْ». وَقَامَ أَبُو طَلْحَةَ وَأُبَيُّ بْنُ كَعْبٍ، فَصَلَّيَا وَلَمْ يَتَوَضَّآَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Mūsā ibn ʿUqba, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Zayd al-Anṣārī, qu'Anas ibn Mālik revint d'Irak. Abū Ṭalḥa et Ubayy ibn Kaʿb entrèrent chez lui, et il leur présenta un aliment que le feu avait touché ; ils en mangèrent. Anas se leva et fit le wuḍūʾ. Abū Ṭalḥa et Ubayy ibn Kaʿb dirent : « Qu'est-ce que cela, ô Anas ? Est-ce une pratique d'Irak ? » Anas dit : « Si seulement je ne l'avais pas fait ! » Abū Ṭalḥa et Ubayy ibn Kaʿb se levèrent, prièrent et ne firent pas le wuḍūʾ.
Une autre édition du texte porte « ʿAbd ar-Raḥmān ibn Yazīd al-Anṣārī ».
- Dispositions diverses sur le wuḍūʾبَابُ جَامِعِ الْوُضُوءِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سُئِلَ عَنْ الِاسْتِطَابَةِ، فَقَالَ: «أَوَلَا يَجِدُ أَحَدُكُمْ ثَلَاثَةَ أَحْجَارٍ؟»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut interrogé sur le nettoyage après les besoins. Il dit : « L'un de vous ne trouve-t-il donc pas trois pierres ? »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنِ الْعَلَاءِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَرَجَ إِلَى الْمَقْبُرَةِ، فَقَالَ: «السَّلَامُ عَلَيْكُمْ دَارَ قَوْمٍ مُؤْمِنِينَ، وَإِنَّا إِنْ شَاءَ اللَّهُ بِكُمْ لَاحِقُونَ، وَدِدْتُ أَنِّي قَدْ رَأَيْتُ إِخْوَانَنَا»، فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَلَسْنَا بِإِخْوَانِكَ؟ قَالَ: «بَلْ أَنْتُمْ أَصْحَابِي. وَإِخْوَانُنَا الَّذِينَ لَمْ يَأْتُوا بَعْدُ. وَأَنَا فَرَطُهُمْ عَلَى الْحَوْضِ»، فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ كَيْفَ تَعْرِفُ مَنْ يَأْتِي بَعْدَكَ مِنْ أُمَّتِكَ؟ قَالَ: «أَرَأَيْتَ لَوْ كَانَتْ لِرَجُلٍ خَيْلٌ غُرٌّ مُحَجَّلَةٌ فِي خَيْلٍ دُهْمٍ بُهْمٍ أَلَا يَعْرِفُ خَيْلَهُ؟» قَالُوا: بَلَى، يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ: " فَإِنَّهُمْ يَأْتُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ غُرًّا مُحَجَّلِينَ مِنَ الْوُضُوءِ. وَأَنَا فَرَطُهُمْ عَلَى الْحَوْضِ. فَلَا يُذَادَنَّ رِجَالٌ عَنْ حَوْضِي كَمَا يُذَادُ الْبَعِيرُ الضَّالُّ، أُنَادِيهِمْ: أَلَا هَلُمَّ أَلَا هَلُمَّ أَلَا هَلُمَّ، فَيُقَالُ: إِنَّهُمْ قَدْ بَدَّلُوا بَعْدَكَ. فَأَقُولُ: فَسُحْقًا. فَسُحْقًا. فَسُحْقًا "
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après al-ʿAlāʾ ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après son père, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit vers le cimetière et dit : « Que la paix soit sur vous, demeure de gens croyants ! Nous vous rejoindrons, si Allah le veut. J'aurais aimé avoir vu nos frères. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, ne sommes-nous pas tes frères ? » Il dit : « Vous êtes plutôt mes Compagnons. Nos frères sont ceux qui ne sont pas encore venus, et je les devancerai au Bassin. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, comment reconnaîtras-tu ceux de ta communauté qui viendront après toi ? » Il dit : « Dis-moi : si un homme possédait des chevaux marqués de blanc au front et aux pattes parmi des chevaux d'un noir uni, ne reconnaîtrait-il pas ses chevaux ? » Ils dirent : « Si, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Eh bien, ils viendront au Jour de la Résurrection marqués de blanc au front et aux membres par l'effet du wuḍūʾ, et je les devancerai au Bassin. Que des hommes ne soient donc pas repoussés de mon Bassin comme on repousse le chameau égaré ! Je les appellerai : “Venez donc ! Venez donc ! Venez donc !” On dira : “Ils ont changé [les choses] après toi.” Je dirai alors : “Qu'ils s'éloignent ! Qu'ils s'éloignent ! Qu'ils s'éloignent !” »
Version propre à Yaḥyā, à la forme de la défense : qu'ils ne fassent pas ce qui les ferait repousser du Bassin. La plupart des transmetteurs ont : « des hommes seront repoussés », selon az-Zurqānī.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ حُمْرَانَ مَوْلَى عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ، أَنَّ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ جَلَسَ عَلَى الْمَقَاعِدِ. فَجَاءَ الْمُؤَذِّنُ فَآذَنَهُ بِصَلَاةِ الْعَصْرِ. فَدَعَا بِمَاءٍ فَتَوَضَّأَ. ثُمَّ قَالَ: وَاللَّهِ لَأُحَدِّثَنَّكُمْ حَدِيثًا، لَوْلَا أَنَّهُ فِي كِتَابِ اللَّهِ مَا حَدَّثْتُكُمُوهُ. ثُمَّ قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «مَا مِنِ امْرِئٍ يَتَوَضَّأُ، فَيُحْسِنُ وُضُوءَهُ، ثُمَّ يُصَلِّي الصَّلَاةَ، إِلَّا غُفِرَ لَهُ مَا بَيْنَهُ وَبَيْنَ الصَّلَاةِ الْأُخْرَى حَتَّى يُصَلِّيَهَا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «أُرَاهُ يُرِيدُ هَذِهِ الْآيَةَ» {وَأَقِمِ الصَّلَاةَ طَرَفَيِ النَّهَارِ وَزُلَفًا مِنَ اللَّيْلِ، إِنَّ الْحَسَنَاتِ يُذْهِبْنَ السَّيِّئَاتِ ذَلِكَ ذِكْرَى لِلذَّاكِرِينَ} [هود: 114]
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après Ḥumrān, mawlā de ʿUthmān ibn ʿAffān, que ʿUthmān ibn ʿAffān s'assit sur les Maqāʿid [banquettes où l'on s'asseyait, près de la mosquée]. Le muezzin vint lui annoncer la prière du ʿaṣr. Il demanda de l'eau et fit le wuḍūʾ, puis il dit : « Par Allah, je vais vous rapporter un hadith que je ne vous aurais pas rapporté s'il ne se trouvait dans le Livre d'Allah. » Puis il dit : J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Il n'est pas un homme qui fasse le wuḍūʾ, et le fasse bien, puis accomplisse la prière, sans que lui soit pardonné ce qu'il y a entre elle et la prière suivante, jusqu'à ce qu'il l'accomplisse. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Je pense qu'il vise ce verset : “Accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à des heures de la nuit. Les bonnes actions font disparaître les mauvaises. C'est là un rappel pour ceux qui se souviennent” [11 : 114]. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ الصُّنَابِحِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا تَوَضَّأَ الْعَبْدُ الْمُؤْمِنُ، فَمَضْمَضَ خَرَجَتِ الْخَطَايَا مِنْ فِيهِ وَإِذَا اسْتَنْثَرَ خَرَجَتِ الْخَطَايَا مِنْ أَنْفِهِ، فَإِذَا غَسَلَ وَجْهَهُ خَرَجَتِ الْخَطَايَا مِنْ وَجْهِهِ، حَتَّى تَخْرُجَ مِنْ تَحْتِ أَشْفَارِ عَيْنَيْهِ، فَإِذَا غَسَلَ يَدَيْهِ خَرَجَتِ الْخَطَايَا مِنْ يَدَيْهِ، حَتَّى تَخْرُجَ مِنْ تَحْتِ أَظْفَارِ يَدَيْهِ. فَإِذَا مَسَحَ بِرَأْسِهِ خَرَجَتِ الْخَطَايَا مِنْ رَأْسِهِ، حَتَّى تَخْرُجَ مِنْ أُذُنَيْهِ. فَإِذَا غَسَلَ رِجْلَيْهِ خَرَجَتِ الْخَطَايَا مِنْ رِجْلَيْهِ، حَتَّى تَخْرُجَ مِنْ تَحْتِ أَظْفَارِ رِجْلَيْهِ.» قَالَ: «ثُمَّ كَانَ مَشْيُهُ إِلَى الْمَسْجِدِ وَصَلَاتُهُ نَافِلَةً لَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d'après ʿAbd Allāh aṣ-Ṣunābiḥī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque le serviteur croyant fait le wuḍūʾ et se rince la bouche, les fautes sortent de sa bouche. Lorsqu'il rejette l'eau de son nez, les fautes sortent de son nez. Lorsqu'il se lave le visage, les fautes sortent de son visage, jusqu'à sortir de dessous les cils de ses yeux. Lorsqu'il se lave les mains, les fautes sortent de ses mains, jusqu'à sortir de dessous les ongles de ses mains. Lorsqu'il essuie sa tête, les fautes sortent de sa tête, jusqu'à sortir de ses oreilles. Lorsqu'il se lave les pieds, les fautes sortent de ses pieds, jusqu'à sortir de dessous les ongles de ses pieds. » Il a dit : « Puis sa marche vers la mosquée et sa prière sont pour lui un surcroît [de récompense]. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا تَوَضَّأَ الْعَبْدُ الْمُسْلِمُ أَوِ الْمُؤْمِنُ فَغَسَلَ وَجْهَهُ، خَرَجَتْ مِنْ وَجْهِهِ كُلُّ خَطِيئَةٍ نَظَرَ إِلَيْهَا بِعَيْنَيْهِ مَعَ الْمَاءِ أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ الْمَاءِ، أَوْ نَحْوِ هَذَا. فَإِذَا غَسَلَ يَدَيْهِ، خَرَجَتْ مِنْ يَدَيْهِ كُلُّ خَطِيئَةٍ بَطَشَتْهَا يَدَاهُ مَعَ الْمَاءِ أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ الْمَاءِ. حَتَّى يَخْرُجَ نَقِيًّا مِنَ الذُّنُوبِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d'après son père, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque le serviteur musulman, ou croyant, fait le wuḍūʾ et se lave le visage, sort de son visage toute faute que ses yeux ont regardée, avec l'eau, ou avec la dernière goutte de l'eau, ou [des mots] de ce genre. Lorsqu'il se lave les mains, sort de ses mains toute faute que ses mains ont commise, avec l'eau, ou avec la dernière goutte de l'eau, si bien qu'il en sort purifié des péchés. »
Une autre édition du texte ajoute ici : « Lorsqu'il se lave les pieds, sort toute faute vers laquelle ses pieds ont marché, avec l'eau, ou avec la dernière goutte de l'eau ». Az-Zurqānī donne cette phrase pour un ajout de la version d'Ibn Wahb.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَحَانَتْ صَلَاةُ الْعَصْرِ، فَالْتَمَسَ النَّاسُ وَضُوءًا فَلَمْ يَجِدُوهُ. فَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِوَضُوءٍ فِي إِنَاءٍ. فَوَضَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي ذَلِكَ الْإِنَاءِ يَدَهُ. ثُمَّ أَمَرَ النَّاسَ يَتَوَضَّئُونَ مِنْهُ. قَالَ أَنَسٌ: «فَرَأَيْتُ الْمَاءَ يَنْبُعُ مِنْ تَحْتِ أَصَابِعِهِ. فَتَوَضَّأَ النَّاسُ حَتَّى تَوَضَّئُوا مِنْ عِنْدِ آخِرِهِمْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, d'après Anas ibn Mālik, qu'il a dit : J'ai vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors que l'heure de la prière du ʿaṣr était venue. Les gens cherchèrent de l'eau pour le wuḍūʾ et n'en trouvèrent pas. On apporta au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de l'eau pour le wuḍūʾ dans un récipient. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, posa sa main dans ce récipient, puis ordonna aux gens d'y faire le wuḍūʾ. Anas dit : « Je vis l'eau jaillir de dessous ses doigts, et les gens firent le wuḍūʾ jusqu'au dernier d'entre eux. »
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67
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نُعَيْمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْمُجْمِرِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: «مَنْ تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ وُضُوءَهُ، ثُمَّ خَرَجَ عَامِدًا إِلَى الصَّلَاةِ، فَإِنَّهُ فِي صَلَاةٍ مَا كَانَ يَعْمِدُ إِلَى الصَّلَاةِ. وَإِنَّهُ يُكْتَبُ لَهُ بِإِحْدَى خُطْوَتَيْهِ حَسَنَةٌ، وَتُمْحَى عَنْهُ بِالْأُخْرَى سَيِّئَةٌ. فَإِذَا سَمِعَ أَحَدُكُمُ الْإِقَامَةَ فَلَا يَسْعَ. فَإِنَّ أَعْظَمَكُمْ أَجْرًا أَبْعَدُكُمْ دَارًا»، قَالُوا: لِمَ يَا أَبَا هُرَيْرَةَ؟ قَالَ: «مِنْ أَجْلِ كَثْرَةِ الْخُطَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nuʿaym ibn ʿAbd Allāh al-Mujmir, qu'il a entendu Abū Hurayra dire : « Celui qui fait le wuḍūʾ, et le fait bien, puis sort en se dirigeant vers la prière, est en prière tant qu'il se dirige vers la prière. Pour l'un de ses deux pas on lui inscrit une bonne action, et pour l'autre on lui efface une mauvaise action. Lorsque l'un de vous entend l'iqāma, qu'il ne coure pas. Celui d'entre vous qui a la plus grande récompense est celui dont la demeure est la plus éloignée. » Ils dirent : « Pourquoi, ô Abū Hurayra ? » Il dit : « À cause du grand nombre de pas. »
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68
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ يُسْأَلُ عَنِ الْوُضُوءِ مِنَ الْغَائِطِ بِالْمَاءِ. فَقَالَ سَعِيدٌ: «إِنَّمَا ذَلِكَ وُضُوءُ النِّسَاءِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a entendu Saʿīd ibn al-Musayyab être interrogé sur le fait de se laver à l'eau après la selle. Saʿīd dit : « Cela, c'est la toilette des femmes. »
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69
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا شَرِبَ الْكَلْبُ فِي إِنَاءِ أَحَدِكُمْ فَلْيَغْسِلْهُ سَبْعَ مَرَّاتٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque le chien boit dans le récipient de l'un de vous, qu'il le lave sept fois. »
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70
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «اسْتَقِيمُوا وَلَنْ تُحْصُوا. وَاعْمَلُوا، وَخَيْرُ أَعْمَالِكُمُ الصَّلَاةُ وَلَا يُحَافِظُ عَلَى الْوُضُوءِ إِلَّا مُؤْمِنٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Tenez-vous dans la droiture, et vous n'y parviendrez pas pleinement. Œuvrez, et la meilleure de vos œuvres est la prière. Seul un croyant veille assidûment au wuḍūʾ. »
- Ce qui est rapporté sur l'essuyage de la tête et des oreillesبَابُ مَا جَاءَ فِي الْمَسْحِ بِالرَّأْسِ وَالْأُذُنَيْنِ
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71
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَأْخُذُ الْمَاءَ بِأُصْبُعَيْهِ لِأُذُنَيْهِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar prenait de l'eau avec deux doigts pour ses oreilles.
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72
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ الْأَنْصَارِيَّ، سُئِلَ عَنِ الْمَسْحِ عَلَى الْعِمَامَةِ؟ فَقَالَ: «لَا. حَتَّى يُمْسَحَ الشَّعْرُ بِالْمَاءِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Jābir ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī fut interrogé sur l'essuyage du turban. Il dit : « Non, pas tant que les cheveux n'ont pas été essuyés avec l'eau. »
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73
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ أَبَاهُ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ كَانَ «يَنْزِعُ الْعِمَامَةَ، وَيَمْسَحُ رَأْسَهُ بِالْمَاءِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père ʿUrwa ibn az-Zubayr ôtait son turban et essuyait sa tête avec l'eau.
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74
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّهُ رَأَى صَفِيَّةَ بِنْتَ أَبِي عُبَيْدٍ، امْرَأَةَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، «تَنْزِعُ خِمَارَهَا، وَتَمْسَحُ عَلَى رَأْسِهَا بِالْمَاءِ» - وَنَافِعٌ يَوْمَئِذٍ صَغِيرٌ - قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنِ الْمَسْحِ عَلَى الْعِمَامَةِ وَالْخِمَارِ. فَقَالَ: «لَا يَنْبَغِي أَنْ يَمْسَحَ الرَّجُلُ وَلَا الْمَرْأَةُ عَلَى عِمَامَةٍ وَلَا خِمَارٍ، وَلْيَمْسَحَا عَلَى رُءُوسِهِمَا» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مالكٌ عَنْ رَجُلٍ تَوَضَّأَ، فَنَسِيَ أَنْ يَمْسَحَ رَأْسِهُ، حَتَّى جَفَّ وَضُوءهُ؟ قَالَ: «أَرَى أَنْ يَمْسَحَ بِرَأْسِهِ. وَإِنْ كَانَ قَدْ صَلَّى، أَنْ يُعِيدَ الصَّلَاةَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'il a vu Ṣafiyya bint Abī ʿUbayd, l'épouse de ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, ôter son khimār [voile de tête] et essuyer sa tête avec l'eau ; Nāfiʿ était alors enfant. Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur l'essuyage du turban et du khimār. Il dit : « Il ne convient pas que l'homme ni la femme essuient un turban ou un khimār ; qu'ils essuient leur tête. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui a fait le wuḍūʾ et a oublié d'essuyer sa tête jusqu'à ce que l'eau de son wuḍūʾ ait séché. Il dit : « Je suis d'avis qu'il essuie sa tête et, s'il a déjà prié, qu'il refasse la prière. »
- Ce qui est rapporté sur l'essuyage des khuff [chaussons de cuir]بَابُ مَا جَاءَ فِي الْمَسْحِ عَلَى الْخُفَّيْنِ
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75
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ زِيَادٍ، وَهُوَ مِنْ وَلَدِ الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ، عَنْ أَبِيهِ، الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَهَبَ لِحَاجَتِهِ فِي غَزْوَةِ تَبُوكَ. قَالَ الْمُغِيرَةُ: فَذَهَبْتُ مَعَهُ بِمَاءٍ، فَجَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَسَكَبْتُ عَلَيْهِ الْمَاءَ، فَغَسَلَ وَجْهَهُ. ثُمَّ ذَهَبَ يُخْرِجُ يَدَيْهِ مِنْ كُمَّيْ جُبَّتِهِ، فَلَمْ يَسْتَطِعْ مِنْ ضِيقِ كُمَّيِ الْجُبَّةِ، فَأَخْرَجَهُمَا مِنْ تَحْتِ الْجُبَّةِ. فَغَسَلَ يَدَيْهِ، وَمَسَحَ بِرَأْسِهِ، وَمَسَحَ عَلَى الْخُفَّيْنِ. فَجَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ يَؤُمُّهُمْ، وَقَدْ صَلَّى لَهُمْ رَكْعَةً، فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الرَّكْعَةَ، الَّتِي بَقِيَتْ عَلَيْهِمْ، فَفَزِعَ النَّاسُ. فَلَمَّا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَ: «أَحْسَنْتُمْ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAbbād ibn Ziyād, qui est des descendants d'al-Mughīra ibn Shuʿba, d'après son père al-Mughīra ibn Shuʿba, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alla faire ses besoins lors de l'expédition de Tabūk. Al-Mughīra dit : Je partis avec lui, emportant de l'eau. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, revint, et je lui versai l'eau. Il se lava le visage, puis voulut sortir ses bras des manches de sa jubba [tunique], mais il n'y parvint pas, tant les manches de la jubba étaient étroites ; il les sortit alors par-dessous la jubba. Il se lava les bras, essuya sa tête et essuya ses khuff. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, arriva alors que ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf dirigeait leur prière et avait déjà accompli avec eux une rakʿa. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, accomplit la rakʿa qui leur restait, et les gens s'alarmèrent. Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, eut terminé, il dit : « Vous avez bien fait. »
Une autre édition du texte porte « d'après son père, d'après al-Mughīra ibn Shuʿba », ce qui ajoute un maillon à la chaîne.
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76
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّهُمَا أَخْبَرَاهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ قَدِمَ الْكُوفَةَ عَلَى سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، وَهُوَ أَمِيرُهَا، فَرَآهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ يَمْسَحُ عَلَى الْخُفَّيْنِ. فَأَنْكَرَ ذَلِكَ عَلَيْهِ، فَقَالَ لَهُ سَعْدٌ: سَلْ أَبَاكَ إِذَا قَدِمْتَ عَلَيْهِ. فَقَدِمَ عَبْدُ اللَّهِ، فَنَسِيَ أَنْ يَسْأَلَ عُمَرَ عَنْ ذَلِكَ، حَتَّى قَدِمَ سَعْدٌ. فَقَالَ: أَسَأَلْتَ أَبَاكَ؟ فَقَالَ: لَا. فَسَأَلَهُ عَبْدُ اللَّهِ، فَقَالَ عُمَرُ: «إِذَا أَدْخَلْتَ رِجْلَيْكَ فِي الْخُفَّيْنِ، وَهُمَا طَاهِرَتَانِ، فَامْسَحْ عَلَيْهِمَا»، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ: وَإِنْ جَاءَ أَحَدُنَا مِنَ الْغَائِطِ؟ فَقَالَ عُمَرُ: «نَعَمْ. وَإِنْ جَاءَ أَحَدُكُمْ مِنَ الْغَائِطِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ et ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qui tous deux l'ont informé que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar arriva à Kūfa auprès de Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, qui en était le gouverneur. ʿAbd Allāh ibn ʿUmar le vit essuyer ses khuff et le lui reprocha. Saʿd lui dit : « Interroge ton père lorsque tu arriveras auprès de lui. » ʿAbd Allāh arriva et oublia d'interroger ʿUmar à ce sujet, jusqu'à ce que Saʿd arrive et dise : « As-tu interrogé ton père ? » Il dit : « Non. » ʿAbd Allāh l'interrogea alors, et ʿUmar dit : « Si tu as introduit tes pieds dans les khuff alors qu'ils étaient purs, essuie-les. » ʿAbd Allāh dit : « Même si l'un de nous revient d'avoir fait ses besoins ? » ʿUmar dit : « Oui, même si l'un de vous revient d'avoir fait ses besoins. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «بَالَ بِالسُّوقِ. ثُمَّ تَوَضَّأَ، وَغَسَلَ وَجْهَهُ، وَيَدَيْهِ، وَمَسَحَ بِرَأْسِهِ». ثُمَّ دُعِيَ لِجَنَازَةٍ لِيُصَلِّيَ عَلَيْهَا حِينَ دَخَلَ الْمَسْجِدَ، «فَمَسَحَ عَلَى خُفَّيْهِ، ثُمَّ صَلَّى عَلَيْهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar urina au marché, puis fit le wuḍūʾ : il se lava le visage et les mains et essuya sa tête. Puis on l'appela pour prier sur un défunt, au moment où il entrait dans la mosquée ; il essuya alors ses khuff, puis pria sur lui.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ رُقَيْشٍ، الْأَشْعَرِيِّ أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ أَنَسَ بْنَ مالِكٍ أَتَى قُبَا فَبَالَ. ثُمَّ «أُتِيَ بِوَضُوءٍ فَتَوَضَّأَ، فَغَسَلَ وَجْهَهُ وَيَدَيْهِ إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ، وَمَسَحَ بِرَأْسِهِ. وَمَسَحَ عَلَى الْخُفَّيْنِ. ثُمَّ جَاءَ الْمَسْجِدَ فَصَلَّى» قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ تَوَضَّأَ وُضُوءَ الصَّلَاةِ، ثُمَّ لَبِسَ خُفَّيْهِ، ثُمَّ بَالَ، ثُمَّ نَزَعَهُمَا، ثُمَّ رَدَّهُمَا فِي رِجْلَيْهِ، أَيَسْتَأْنِفُ الْوُضُوءَ؟ قَالَ: «لِيَنْزِعْ خُفَّيْهِ، ثُمَّ لْيَتَوَضَّأْ، وَلْيَغْسِلْ رِجْلَيْهِ، وَإِنَّمَا يَمْسَحُ عَلَى الْخُفَّيْنِ، مَنْ أَدْخَلَ رِجْلَيْهِ فِي الْخُفَّيْنِ وَهُمَا طَاهِرَتَانِ بِطُهْرِ الْوُضُوءِ. فَأَمَّا مَنْ أَدْخَلَ رِجْلَيْهِ فِي الْخُفَّيْنِ وَهُمَا غَيْرُ طَاهِرَتَيْنِ بِطُهْرِ الْوُضُوءِ، فَلَا يَمْسَحُ عَلَى الْخُفَّيْنِ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالكٌ عَنْ رَجُلٍ تَوَضَّأَ وَعَلَيْهِ خُفَّاهُ، فَسَهَا عَنِ الْمَسْحِ عَلَى الْخُفَّيْنِ، حَتَّى جَفَّ وَضُوءهُ وَصَلَّى. قَالَ: «لِيَمْسَحْ عَلَى خُفَّيْهِ، وَلْيُعِدِ الصَّلَاةَ وَلَا يُعِدِ الْوُضُوءَ» قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ غَسَلَ قَدَمَيْهِ، ثُمَّ لَبِسَ خُفَّيْهِ، ثُمَّ اسْتَأْنَفَ الْوُضُوءَ. قَالَ: «لِيَنْزِعْ خُفَّيْهِ، ثُمَّ لْيَتَوَضَّأْ، وَيَغْسِلْ رِجْلَيْهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Saʿīd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ruqaysh al-Ashʿarī, qu'il a dit : J'ai vu Anas ibn Mālik venir à Qubāʾ et uriner. Puis on lui apporta de l'eau et il fit le wuḍūʾ : il se lava le visage et les mains jusqu'aux coudes, essuya sa tête et essuya ses khuff ; puis il vint à la mosquée et pria. Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui a fait le wuḍūʾ de la prière, puis a mis ses khuff, puis a uriné, puis les a ôtés, puis les a remis à ses pieds : doit-il recommencer le wuḍūʾ ? Il dit : « Qu'il ôte ses khuff, puis fasse le wuḍūʾ et se lave les pieds. Seul essuie les khuff celui qui y a introduit ses pieds alors qu'ils étaient purifiés par la purification du wuḍūʾ. Quant à celui qui y a introduit ses pieds alors qu'ils n'étaient pas purifiés par la purification du wuḍūʾ, il n'essuie pas les khuff. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui a fait le wuḍūʾ en portant ses khuff, a omis par distraction de les essuyer jusqu'à ce que l'eau de son wuḍūʾ ait séché, et a prié. Il dit : « Qu'il essuie ses khuff et refasse la prière, sans refaire le wuḍūʾ. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui s'est lavé les pieds, puis a mis ses khuff, puis a entrepris le wuḍūʾ. Il dit : « Qu'il ôte ses khuff, puis fasse le wuḍūʾ et se lave les pieds. »
- La manière d'essuyer les khuffبَابُ الْعَمَلِ فِي الْمَسْحِ عَلَى الْخُفَّيْنِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّهُ رَأَى أَبَاهُ «يَمْسَحُ عَلَى الْخُفَّيْنِ». قَالَ: وَكَانَ لَا يَزِيدُ إِذَا مَسَحَ عَلَى الْخُفَّيْنِ، عَلَى أَنْ يَمْسَحَ ظُهُورَهُمَا، وَلَا يَمْسَحُ بُطُونَهُمَا
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, qu'il a vu son père essuyer ses khuff. Il dit : Lorsqu'il essuyait ses khuff, il se bornait à en essuyer le dessus, sans en essuyer le dessous.
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80
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ عَنِ الْمَسْحِ عَلَى الْخُفَّيْنِ كَيْفَ هُوَ؟ فَأَدْخَلَ ابْنُ شِهَابٍ «إِحْدَى يَدَيْهِ تَحْتَ الْخُفِّ، وَالْأُخْرَى فَوْقَهُ ثُمَّ أَمَرَّهُمَا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مالِكٍ: «وَقَوْلُ ابْنِ شِهَابٍ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il interrogea Ibn Shihāb sur l'essuyage des khuff : comment se fait-il ? Ibn Shihāb passa l'une de ses mains sous le khuff et l'autre au-dessus, puis les fit glisser. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « La parole d'Ibn Shihāb est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »
- Ce qui est rapporté sur le saignement de nezبَابُ مَا جَاءَ فِي الرُّعَافِ
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81
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا رَعَفَ انْصَرَفَ فَتَوَضَّأَ، ثُمَّ رَجَعَ فَبَنَى وَلَمْ يَتَكَلَّمْ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il saignait du nez, quittait [la prière], faisait le wuḍūʾ, puis revenait et poursuivait [sa prière là où il l'avait laissée], sans avoir parlé.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ كَانَ «يَرْعُفُ فَيَخْرُجُ فَيَغْسِلُ الدَّمَ عَنْهُ، ثُمَّ يَرْجِعُ فَيَبْنِي عَلَى مَا قَدْ صَلَّى»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās saignait du nez, sortait, lavait le sang, puis revenait et poursuivait à partir de ce qu'il avait déjà prié.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ قُسَيْطٍ اللَّيْثِيِّ، أَنَّهُ رَأَى سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ «رَعَفَ وَهُوَ يُصَلِّي، فَأَتَى حُجْرَةَ أُمِّ سَلَمَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَأُتِيَ بِوَضُوءٍ فَتَوَضَّأَ، ثُمَّ رَجَعَ فَبَنَى عَلَى مَا قَدْ صَلَّى»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn ʿAbd Allāh ibn Qusayṭ al-Laythī, qu'il a vu Saʿīd ibn al-Musayyab saigner du nez pendant qu'il priait. Il se rendit à la chambre d'Umm Salama, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; on lui apporta de l'eau, il fit le wuḍūʾ, puis revint et poursuivit à partir de ce qu'il avait déjà prié.
- La pratique en cas de saignement de nezبَابُ الْعَمَلِ فِي الرُّعَافِ
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84
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَرْمَلَةَ الْأَسْلَمِيِّ أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ «يَرْعُفُ، فَيَخْرُجُ مِنْهُ الدَّمُ، حَتَّى تَخْتَضِبَ أَصَابِعُهُ مِنَ الدَّمِ الَّذِي يَخْرُجُ مِنْ أَنْفِهِ، ثُمَّ يُصَلِّي، وَلَا يَتَوَضَّأُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥarmala al-Aslamī, qu'il a dit : J'ai vu Saʿīd ibn al-Musayyab saigner du nez, le sang en sortant au point que ses doigts étaient teints du sang qui coulait de son nez ; puis il priait sans faire le wuḍūʾ.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْمُجَبَّرِ، أَنَّهُ رَأَى سَالِمَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ «يَخْرُجُ مِنْ أَنْفِهِ الدَّمُ، حَتَّى تَخْتَضِبَ أَصَابِعُهُ، ثُمَّ يَفْتِلُهُ ثُمَّ يُصَلِّي وَلَا يَتَوَضَّأُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Mujabbar, qu'il a vu Sālim ibn ʿAbd Allāh, alors que le sang sortait de son nez au point que ses doigts en étaient teints, le rouler entre ses doigts, puis prier sans faire le wuḍūʾ.
- La pratique pour celui que le sang submerge, d'une blessure ou d'un saignement de nezبَابُ الْعَمَلِ فِيمَنْ غَلَبَهُ الدَّمُ مِنْ جُرْحٍ أَوْ رُعَافٍ
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86
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ الْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ أَخْبَرَهُ، أَنَّهُ دَخَلَ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ مِنَ اللَّيْلَةِ الَّتِي طُعِنَ فِيهَا، فَأَيْقَظَ عُمَرَ لِصَلَاةِ الصُّبْحِ، فَقَالَ: عُمَرُ: «نَعَمْ. وَلَا حَظَّ فِي الْإِسْلَامِ لِمَنْ تَرَكَ الصَّلَاةَ»، فَصَلَّى عُمَرُ، وَجُرْحُهُ يَثْعَبُ دَمًا
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'al-Miswar ibn Makhrama l'a informé qu'il entra chez ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb la nuit où il fut poignardé et réveilla ʿUmar pour la prière du ṣubḥ. ʿUmar dit : « Oui. Il n'y a pas de part dans l'islam pour celui qui délaisse la prière. » Et ʿUmar pria alors que sa blessure ruisselait de sang.
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87
وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ قَالَ: «مَا تَرَوْنَ فِيمَنْ غَلَبَهُ الدَّمُ مِنْ رُعَافٍ فَلَمْ يَنْقَطِعْ عَنْهُ؟» قَالَ يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ: ثُمَّ قَالَ سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيِّبِ: أَرَى أَنْ يُومِئَ بِرَأْسِهِ إِيمَاءً قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que Saʿīd ibn al-Musayyab a dit : « Que pensez-vous de celui que le sang d'un saignement de nez submerge sans s'arrêter ? » Yaḥyā ibn Saʿīd a dit : Puis Saʿīd ibn al-Musayyab dit : « Je suis d'avis qu'il fasse simplement signe de la tête. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »
- Le wuḍūʾ à cause du madhy [liquide clair émis sous l'effet du désir]بَابُ الْوُضُوءِ مِنَ الْمَذْيِ
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88
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنِ الْمِقْدَادِ بْنِ الْأَسْوَدِ، أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ أَمَرَهُ أَنْ يَسْأَلَ لَهُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنِ الرَّجُلِ، إِذَا دَنَا مِنْ أَهْلِهِ، فَخَرَجَ مِنْهُ الْمَذْيُ، مَاذَا عَلَيْهِ؟ قَالَ: عَلِيٌّ فَإِنَّ عِنْدِي بِنْتَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَأَنَا أَسْتَحْيِي أَنْ أَسْأَلَهُ، قَالَ الْمِقْدَادُ: فَسَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ ذَلِكَ، فَقَالَ: «إِذَا وَجَدَ ذَلِكَ أَحَدُكُمْ فَلْيَنْضَحْ فَرْجَهُ بِالْمَاءِ وَلْيَتَوَضَّأْ وُضُوءَهُ لِلصَّلَاةِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Sulaymān ibn Yasār, d'après al-Miqdād ibn al-Aswad, que ʿAlī ibn Abī Ṭālib lui ordonna d'interroger pour lui le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sur l'homme qui, lorsqu'il s'approche de son épouse, voit sortir de lui le madhy : que doit-il faire ? ʿAlī dit : « J'ai auprès de moi la fille du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et j'ai honte de l'interroger. » Al-Miqdād dit : J'interrogeai le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à ce sujet, et il dit : « Lorsque l'un de vous constate cela, qu'il asperge d'eau son sexe [c'est-à-dire le lave] et fasse le wuḍūʾ comme pour la prière. »
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89
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ عَنْ أَبِيهِ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «إِنِّي لَأَجِدُهُ يَنْحَدِرُ مِنِّي مِثْلَ الْخُرَيْزَةِ، فَإِذَا وَجَدَ ذَلِكَ أَحَدُكُمْ فَلْيَغْسِلْ ذَكَرَهُ، وَلْيَتَوَضَّأْ وُضُوءَهُ لِلصَّلَاةِ». يَعْنِي الْمَذْيَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Je le sens descendre de moi comme une petite perle. Lorsque l'un de vous constate cela, qu'il lave sa verge et fasse le wuḍūʾ comme pour la prière. » Il veut dire le madhy.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ جُنْدُبٍ مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَيَّاشٍ، الْمَخْزُومِيِّ أَنَّهُ قَالَ سَأَلْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ عَنِ الْمَذْيِ، فَقَالَ: «إِذَا وَجَدْتَهُ فَاغْسِلْ فَرْجَكَ، وَتَوَضَّأْ وُضُوءَكَ لِلصَّلَاةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après Jundub, mawlā de ʿAbd Allāh ibn ʿAyyāsh al-Makhzūmī, qu'il a dit : J'ai interrogé ʿAbd Allāh ibn ʿUmar sur le madhy. Il dit : « Lorsque tu le constates, lave ton sexe et fais le wuḍūʾ comme pour la prière. »
- La dispense de faire le wuḍūʾ à cause du madhyبَابُ الرُّخْصَةِ فِي تَرْكِ الْوُضُوءِ مِنَ الْمَذْيِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّهُ سَمِعَهُ، وَرَجُلٌ يَسْأَلُهُ فَقَالَ: إِنِّي لَأَجِدُ الْبَلَلَ وَأَنَا أُصَلِّي أَفَأَنْصَرِفُ؟ فَقَالَ لَهُ: سَعِيدٌ: «لَوْ سَالَ عَلَى فَخِذِي مَا انْصَرَفْتُ حَتَّى أَقْضِيَ صَلَاتِي»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyab, qu'il l'a entendu, alors qu'un homme l'interrogeait et disait : « Je sens l'humidité pendant que je prie ; dois-je interrompre ma prière ? » Saʿīd lui dit : « Même si cela coulait sur ma cuisse, je ne l'interromprais pas avant d'avoir achevé ma prière. »
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92
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ الصَّلْتِ بْنِ زُيَيْدٍ، أَنَّهُ قَالَ: سَأَلْتُ سُلَيْمَانَ بْنَ يَسَارٍ عَنِ الْبَلَلِ أَجِدُهُ، فَقَالَ: «انْضَحْ مَا تَحْتَ ثَوْبِكَ بِالْمَاءِ وَالْهَ عَنْهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après aṣ-Ṣalt ibn Zuyayd, qu'il a dit : J'ai interrogé Sulaymān ibn Yasār sur l'humidité que je sens. Il dit : « Asperge d'eau ce qui est sous ton vêtement et n'y prête plus attention. »
- Le wuḍūʾ pour avoir touché son sexeبَابُ الْوُضُوءِ مِنْ مَسِّ الْفَرْجِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَزْمٍ، أَنَّهُ سَمِعَ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ يَقُولُ: دَخَلْتُ عَلَى مَرْوَانَ بْنِ الْحَكَمِ فَتَذَاكَرْنَا مَا يَكُونُ مِنْهُ الْوُضُوءُ، فَقَالَ مَرْوَانُ وَمِنْ مَسِّ الذَّكَرِ الْوُضُوءُ، قَالَ عُرْوَةُ مَا عَلِمْتُ بِهَذَا، فَقَالَ مَرْوَانُ بْنُ الْحَكَمِ، أَخْبَرَتْنِي بُسْرَةُ بِنْتُ صَفْوَانَ، أَنَّهَا سَمِعَتْ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «إِذَا مَسَّ أَحَدُكُمْ ذَكَرَهُ فَلْيَتَوَضَّأْ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥazm, qu'il a entendu ʿUrwa ibn az-Zubayr dire : J'entrai chez Marwān ibn al-Ḥakam et nous évoquâmes ce qui oblige au wuḍūʾ. Marwān dit : « Et le fait de toucher sa verge oblige au wuḍūʾ. » ʿUrwa dit : « Je ne savais pas cela. » Marwān ibn al-Ḥakam dit : Busra bint Ṣafwān m'a informé qu'elle a entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Lorsque l'un de vous touche sa verge, qu'il fasse le wuḍūʾ. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ مُصْعَبِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، أَنَّهُ قَالَ كُنْتُ أُمْسِكُ الْمُصْحَفَ عَلَى سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ فَاحْتَكَكْتُ فَقَالَ سَعْدٌ: «لَعَلَّكَ مَسِسْتَ ذَكَرَكَ؟» قَالَ: قُلْتُ نَعَمْ. فَقَالَ: «فَقُمْ، فَتَوَضَّأْ». فَقُمْتُ فَتَوَضَّأْتُ، ثُمَّ رَجَعْتُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ismāʿīl ibn Muḥammad ibn Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, d'après Muṣʿab ibn Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, qu'il a dit : Je tenais le muṣḥaf [exemplaire du Coran] pour Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, et je me grattai. Saʿd dit : « Peut-être as-tu touché ta verge ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Lève-toi et fais le wuḍūʾ. » Je me levai, fis le wuḍūʾ, puis revins.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «إِذَا مَسَّ أَحَدُكُمْ ذَكَرَهُ، فَقَدْ وَجَبَ عَلَيْهِ الْوُضُوءُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Lorsque l'un de vous touche sa verge, le wuḍūʾ lui devient obligatoire. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: مَنْ مَسَّ ذَكَرَهُ، فَقَدْ وَجَبَ عَلَيْهِ الْوُضُوءُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il disait : « Celui qui touche sa verge, le wuḍūʾ lui devient obligatoire. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ أَبِي، عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، يَغْتَسِلُ ثُمَّ يَتَوَضَّأُ. فَقُلْتُ: يَا أَبَةِ أَمَا يُجْزِئُكَ الْغُسْلُ مِنَ الْوُضُوءِ؟ قَالَ: «بَلَى وَلَكِنِّي أَحْيَانًا أَمَسُّ ذَكَرِي فَأَتَوَضَّأُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, qu'il a dit : J'ai vu mon père, ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, faire le ghusl [bain rituel] puis le wuḍūʾ. Je dis : « Ô mon père, le ghusl ne te dispense-t-il pas du wuḍūʾ ? » Il dit : « Si, mais il m'arrive de toucher ma verge, alors je fais le wuḍūʾ. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ مَعَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ فِي سَفَرٍ، فَرَأَيْتُهُ، بَعْدَ أَنْ طَلَعَتِ الشَّمْسُ، تَوَضَّأَ ثُمَّ صَلَّى. قَالَ: فَقُلْتُ لَهُ: إِنَّ هَذِهِ لَصَلَاةٌ مَا كُنْتَ تُصَلِّيهَا، قَالَ: «إِنِّي بَعْدَ أَنْ تَوَضَّأْتُ لِصَلَاةِ الصُّبْحِ مَسِسْتُ فَرْجِي، ثُمَّ نَسِيتُ أَنْ أَتَوَضَّأَ، فَتَوَضَّأْتُ وَعُدْتُ لِصَلَاتِي»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, qu'il a dit : J'étais en voyage avec ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, et je le vis, après le lever du soleil, faire le wuḍūʾ puis prier. Je lui dis : « Voilà une prière que tu n'avais pas l'habitude d'accomplir. » Il dit : « Après avoir fait le wuḍūʾ pour la prière du ṣubḥ, j'ai touché mon sexe, puis j'ai oublié de refaire le wuḍūʾ. J'ai donc fait le wuḍūʾ et j'ai refait ma prière. »
- Le wuḍūʾ à cause du baiser que l'homme donne à son épouseبَابُ الْوُضُوءِ مِنْ قُبْلَةِ الرَّجُلِ امْرَأَتَهُ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِيهِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «قُبْلَةُ الرَّجُلِ امْرَأَتَهُ، وَجَسُّهَا بِيَدِهِ، مِنَ الْمُلَامَسَةِ، فَمَنْ قَبَّلَ امْرَأَتَهُ، أَوْ جَسَّهَا بِيَدِهِ، فَعَلَيْهِ الْوُضُوءُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, d'après son père ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il disait : « Le baiser que l'homme donne à son épouse et le fait de la palper de sa main relèvent de la mulāmasa [le contact mentionné dans le verset du wuḍūʾ]. Celui qui embrasse son épouse ou la palpe de sa main doit donc faire le wuḍūʾ. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مَسْعُودٍ كَانَ يَقُولُ: «مِنْ قُبْلَةِ الرَّجُلِ امْرَأَتَهُ الْوُضُوءُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn Masʿūd disait : « Le baiser que l'homme donne à son épouse oblige au wuḍūʾ. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «مِنْ قُبْلَةِ الرَّجُلِ امْرَأَتَهُ الْوُضُوءُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, qu'il disait : « Le baiser que l'homme donne à son épouse oblige au wuḍūʾ. »
Une autre édition du texte ajoute : « Nāfiʿ a dit : Mālik a dit : “C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet.” »
- La manière de faire le ghusl de la janāba [état d'impureté majeure]بَابُ الْعَمَلِ فِي غُسْلِ الْجَنَابَةِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَانَ إِذَا اغْتَسَلَ مِنَ الْجَنَابَةِ، بَدَأَ «فَغَسَلَ يَدَيْهِ، ثُمَّ تَوَضَّأَ كَمَا يَتَوَضَّأُ لِلصَّلَاةِ، ثُمَّ يُدْخِلُ أَصَابِعَهُ فِي الْمَاءِ، فَيُخَلِّلُ بِهَا أُصُولَ شَعَرِهِ، ثُمَّ يَصُبُّ عَلَى رَأْسِهِ ثَلَاثَ غَرَفَاتٍ بِيَدَيْهِ، ثُمَّ يُفِيضُ الْمَاءَ عَلَى جِلْدِهِ كُلِّهِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, la mère des croyants, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il faisait le ghusl de la janāba, commençait par se laver les mains, puis faisait le wuḍūʾ comme il le fait pour la prière ; puis il plongeait ses doigts dans l'eau et en frottait la racine de ses cheveux ; puis il versait sur sa tête trois poignées d'eau de ses deux mains ; puis il répandait l'eau sur toute sa peau.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يَغْتَسِلُ مِنْ إِنَاءٍ هُوَ الْفَرَقُ مِنَ الْجَنَابَةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, la mère des croyants, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, faisait le ghusl de la janāba à partir d'un récipient qui est le faraq.
Faraq : récipient d'une contenance de trois ṣāʿ, selon l'avis le plus répandu que rapporte az-Zurqānī.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ إِذَا اغْتَسَلَ مِنَ الْجَنَابَةِ، بَدَأَ «فَأَفْرَغَ عَلَى يَدِهِ الْيُمْنَى، فَغَسَلَهَا، ثُمَّ غَسَلَ فَرْجَهُ، ثُمَّ مَضْمَضَ وَاسْتَنْثَرَ. ثُمَّ غَسَلَ وَجْهَهُ، وَنَضَحَ فِي عَيْنَيْهِ، ثُمَّ غَسَلَ يَدَهُ الْيُمْنَى، ثُمَّ غَسَلَ يَدَهُ الْيُسْرَى. ثُمَّ غَسَلَ رَأْسَهُ. ثُمَّ اغْتَسَلَ وَأَفَاضَ عَلَيْهِ الْمَاءَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il faisait le ghusl de la janāba, commençait par verser de l'eau sur sa main droite et la lavait ; puis il lavait son sexe ; puis il se rinçait la bouche et rejetait l'eau de son nez ; puis il se lavait le visage et aspergeait d'eau ses yeux ; puis il lavait son bras droit, puis il lavait son bras gauche ; puis il se lavait la tête ; puis il se lavait le corps et répandait l'eau sur lui.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ سُئِلَتْ عَنْ غُسْلِ الْمَرْأَةِ مِنَ الْجَنَابَةِ، فَقَالَتْ: «لِتَحْفِنْ عَلَى رَأْسِهَا ثَلَاثَ حَفَنَاتٍ مِنَ الْمَاءِ، وَلْتَضْغَثْ رَأْسَهَا بِيَدَيْهَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿĀʾisha, la mère des croyants, fut interrogée sur le ghusl de la femme après la janāba. Elle dit : « Qu'elle verse sur sa tête trois poignées d'eau et qu'elle pétrisse sa chevelure de ses deux mains. »
Le verbe désigne le fait de malaxer les cheveux de la main pendant le ghusl pour que l'eau y pénètre, selon az-Zurqānī, qui cite Ibn al-Athīr.
- L'obligation du ghusl lorsque les deux circoncisions se rencontrentبَابُ وَاجِبِ الْغُسْلِ إِذَا الْتَقَى الْخِتَانَانِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، وَعُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ، وَعَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَانُوا يَقُولُونَ: «إِذَا مَسَّ الْخِتَانُ الْخِتَانَ فَقَدْ وَجَبَ الْغُسْلُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyab, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, ʿUthmān ibn ʿAffān et ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, disaient : « Lorsque la circoncision touche la circoncision, le ghusl est obligatoire. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّهُ قَالَ: سَأَلْتُ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، مَا يُوجِبُ الْغُسْلَ؟ فَقَالَتْ: هَلْ تَدْرِي مَا مَثَلُكَ يَا أَبَا سَلَمَةَ مَثَلُ الْفَرُّوجِ يَسْمَعُ الدِّيَكَةَ تَصْرُخُ فَيَصْرُخُ مَعَهَا «إِذَا جَاوَزَ الْخِتَانُ الْخِتَانَ فَقَدْ وَجَبَ الْغُسْلُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, qu'il a dit : J'ai interrogé ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : qu'est-ce qui rend le ghusl obligatoire ? Elle dit : « Sais-tu à quoi tu ressembles, ô Abū Salama ? Au poussin qui entend les coqs chanter et se met à chanter avec eux. Lorsque la circoncision dépasse la circoncision, le ghusl est obligatoire. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّ أَبَا مُوسَى الْأَشْعَرِيَّ أَتَى عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ لَهَا: لَقَدْ شَقَّ عَلَيَّ اخْتِلَافُ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي أَمْرٍ، إِنِّي لَأُعْظِمُ أَنْ أَسْتَقْبِلَكِ بِهِ. فَقَالَتْ مَا هُوَ؟ مَا كُنْتَ سَائِلًا عَنْهُ أُمَّكَ، فَسَلْنِي عَنْهُ. فَقَالَ: الرَّجُلُ يُصِيبُ أَهْلَهُ ثُمَّ يُكْسِلُ وَلَا يُنْزِلُ؟ فَقَالَتْ: «إِذَا جَاوَزَ الْخِتَانُ الْخِتَانَ فَقَدْ وَجَبَ الْغُسْلُ». فَقَالَ أَبُو مُوسَى الْأَشْعَرِيُّ لَا أَسْأَلُ عَنْ هَذَا أَحَدًا، بَعْدَكِ أَبَدًا
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyab, qu'Abū Mūsā al-Ashʿarī vint trouver ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et lui dit : « La divergence des Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sur une question m'est pénible, et il m'en coûte beaucoup de t'en parler en face. » Elle dit : « De quoi s'agit-il ? Ce que tu demanderais à ta mère, demande-le-moi. » Il dit : « L'homme qui s'unit à son épouse, puis faiblit et n'éjacule pas ? » Elle dit : « Lorsque la circoncision dépasse la circoncision, le ghusl est obligatoire. » Abū Mūsā al-Ashʿarī dit : « Je n'interrogerai plus jamais personne à ce sujet après toi. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبٍ مَوْلَى عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ، أَنَّ مَحْمُودَ بْنَ لَبِيدٍ الْأَنْصَارِيَّ سَأَلَ زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ، عَنِ الرَّجُلِ يُصِيبُ أَهْلَهُ ثُمَّ يُكْسِلُ وَلَا يُنْزِلُ؟ فَقَالَ لَهُ زَيْدٌ: يَغْتَسِلُ. فَقَالَ لَهُ مَحْمُودٌ: إِنَّ أُبَيَّ بْنَ كَعْبٍ كَانَ لَا يَرَى الْغُسْلَ. فَقَالَ لَهُ زَيْدٌ: «إِنَّ أُبَيَّ بْنَ كَعْبٍ نَزَعَ عَنْ ذَلِكَ، قَبْلَ أَنْ يَمُوتَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAbd Allāh ibn Kaʿb, mawlā de ʿUthmān ibn ʿAffān, que Maḥmūd ibn Labīd al-Anṣārī interrogea Zayd ibn Thābit sur l'homme qui s'unit à son épouse, puis faiblit et n'éjacule pas. Zayd lui dit : « Il fait le ghusl. » Maḥmūd lui dit : « Ubayy ibn Kaʿb n'était pas d'avis qu'il faille le ghusl. » Zayd lui dit : « Ubayy ibn Kaʿb est revenu sur cela avant de mourir. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «إِذَا جَاوَزَ الْخِتَانُ الْخِتَانَ فَقَدْ وَجَبَ الْغُسْلُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Lorsque la circoncision dépasse la circoncision, le ghusl est obligatoire. »
- Le wuḍūʾ du junub [personne en état de janāba] lorsqu'il veut dormir ou manger avant de faire le ghuslبَابُ وُضُوءِ الْجُنُبِ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَنَامَ أَوْ يَطْعَمَ قَبْلَ أَنْ يَغْتَسِلَ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ قَالَ: ذَكَرَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهُ تُصِيبُهُ جَنَابَةٌ مِنَ اللَّيْلِ. فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ: «تَوَضَّأْ، وَاغْسِلْ ذَكَرَكَ، ثُمَّ نَمْ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb mentionna au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'il lui arrivait d'être en état de janāba pendant la nuit. Le Messager d'Allah lui dit : « Fais le wuḍūʾ, lave ta verge, puis dors. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا كَانَتْ تَقُولُ: «إِذَا أَصَابَ أَحَدُكُمُ الْمَرْأَةَ، ثُمَّ أَرَادَ أَنْ يَنَامَ قَبْلَ أَنْ يَغْتَسِلَ، فَلَا يَنَمْ حَتَّى يَتَوَضَّأَ وُضُوءَهُ لِلصَّلَاةِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle disait : « Lorsque l'un de vous s'est uni à sa femme puis veut dormir avant de faire le ghusl, qu'il ne dorme pas avant d'avoir fait le wuḍūʾ comme pour la prière. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَنَامَ أَوْ يَطْعَمَ وَهُوَ جُنُبٌ غَسَلَ وَجْهَهُ، وَيَدَيْهِ إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ، وَمَسَحَ بِرَأْسِهِ، ثُمَّ طَعِمَ أَوْ نَامَ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il voulait dormir ou manger alors qu'il était junub, se lavait le visage et les mains jusqu'aux coudes et essuyait sa tête, puis mangeait ou dormait.
- Le junub qui refait la prière, son ghusl lorsqu'il a prié sans s'être souvenu [de son état], et le lavage de son vêtementبَابُ إِعَادَةِ الْجُنُبِ الصَّلَاةَ. وَغُسْلِهِ إِذَا صَلَّى وَلَمْ يَذْكُرْ. وَغَسْلِهِ ثَوْبَهُ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي حَكِيمٍ أَنَّ عَطَاءَ بْنَ يَسَارٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، «كَبَّرَ فِي صَلَاةٍ مِنَ الصَّلَوَاتِ، ثُمَّ أَشَارَ إِلَيْهِمْ بِيَدِهِ أَنِ امْكُثُوا، فَذَهَبَ، ثُمَّ رَجَعَ وَعَلَى جِلْدِهِ أَثَرُ الْمَاءِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ismāʿīl ibn Abī Ḥakīm, que ʿAṭāʾ ibn Yasār l'a informé que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prononça le takbīr [« Allāhu akbar »] dans l'une des prières, puis leur fit signe de la main de rester en place. Il s'en alla, puis revint, des traces d'eau sur la peau.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ زُيَيْدِ بْنِ الصَّلْتِ أَنَّهُ قَالَ: خَرَجْتُ مَعَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ إِلَى الْجُرُفِ فَنَظَرَ فَإِذَا هُوَ قَدِ احْتَلَمَ، وَصَلَّى وَلَمْ يَغْتَسِلْ، فَقَالَ: «وَاللَّهِ مَا أَرَانِي إِلَّا قَدِ احْتَلَمْتُ وَمَا شَعَرْتُ، وَصَلَّيْتُ وَمَا اغْتَسَلْتُ». قَالَ: فَاغْتَسَلَ، وَغَسَلَ مَا رَأَى فِي ثَوْبِهِ، وَنَضَحَ مَا لَمْ يَرَ، وَأَذَّنَ أَوْ أَقَامَ، ثُمَّ صَلَّى بَعْدَ ارْتِفَاعِ الضُّحَى مُتَمَكِّنًا
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après Zuyayd ibn aṣ-Ṣalt, qu'il a dit : Je sortis avec ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb vers al-Juruf. Il regarda, et voilà qu'il avait eu une pollution nocturne et avait prié sans faire le ghusl. Il dit : « Par Allah, je vois bien que j'ai eu une pollution nocturne sans m'en rendre compte, et que j'ai prié sans avoir fait le ghusl. » Il fit alors le ghusl, lava ce qu'il voyait sur son vêtement et aspergea ce qu'il ne voyait pas ; il fit l'appel à la prière ou l'iqāma, puis il pria, alors que la matinée était déjà bien avancée.
Al-Juruf : lieu situé à trois milles de Médine, selon az-Zurqānī. Une autre édition du texte intercale « d'après son père » après Hishām ibn ʿUrwa.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي حَكِيمٍ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ غَدَا إِلَى أَرْضِهِ بِالْجُرُفِ فَرَأَى فِي ثَوْبِهِ احْتِلَامًا فَقَالَ: «لَقَدِ ابْتُلِيتُ بِالِاحْتِلَامِ مُنْذُ وُلِّيتُ أَمْرَ النَّاسِ»، فَاغْتَسَلَ، وَغَسَلَ مَا رَأَى فِي ثَوْبِهِ مِنَ الِاحْتِلَامِ، ثُمَّ صَلَّى بَعْدَ أَنْ طَلَعَتِ الشَّمْسُ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ismāʿīl ibn Abī Ḥakīm, d'après Sulaymān ibn Yasār, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb se rendit de bon matin à sa terre d'al-Juruf et vit sur son vêtement la trace d'une pollution nocturne. Il dit : « J'ai été éprouvé par les pollutions nocturnes depuis que j'ai été chargé des affaires des gens. » Il fit le ghusl, lava ce qu'il voyait sur son vêtement de cette pollution, puis pria après le lever du soleil.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ صَلَّى بِالنَّاسِ الصُّبْحَ. ثُمَّ غَدَا إِلَى أَرْضِهِ بِالْجُرُفِ فَوَجَدَ فِي ثَوْبِهِ احْتِلَامًا. فَقَالَ: «إِنَّا لَمَّا أَصَبْنَا الْوَدَكَ لَانَتِ الْعُرُوقُ». فَاغْتَسَلَ، وَغَسَلَ الِاحْتِلَامَ مِنْ ثَوْبِهِ، وَعَادَ لِصَلَاتِهِ
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Sulaymān ibn Yasār, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dirigea pour les gens la prière du ṣubḥ, puis se rendit de bon matin à sa terre d'al-Juruf et trouva sur son vêtement la trace d'une pollution nocturne. Il dit : « Depuis que nous mangeons des mets gras, les veines se sont relâchées. » Il fit le ghusl, lava de son vêtement la trace de la pollution et refit sa prière.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ يَحْيَى بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَاطِبٍ، أَنَّهُ اعْتَمَرَ مَعَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فِي رَكْبٍ فِيهِمْ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِي، وَأَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ عَرَّسَ بِبَعْضِ الطَّرِيقِ، قَرِيبًا مِنْ بَعْضِ الْمِيَاهِ. فَاحْتَلَمَ عُمَرُ وَقَدْ كَادَ أَنْ يُصْبِحَ، فَلَمْ يَجِدْ مَعَ الرَّكْبِ مَاءً. فَرَكِبَ، حَتَّى جَاءَ الْمَاءَ، فَجَعَلَ يَغْسِلُ مَا رَأَى مِنْ ذَلِكَ الِاحْتِلَامِ، حَتَّى أَسْفَرَ. فَقَالَ لَهُ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِي: أَصْبَحْتَ وَمَعَنَا ثِيَابٌ، فَدَعْ ثَوْبَكَ يُغْسَلُ، فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ: «وَاعَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ الْعَاصِي لَئِنْ كُنْتَ تَجِدُ ثِيَابًا أَفَكُلُّ النَّاسِ يَجِدُ ثِيَابًا؟ وَاللَّهِ لَوْ فَعَلْتُهَا لَكَانَتْ سُنَّةً. بَلْ أَغْسِلُ مَا رَأَيْتُ، وَأَنْضِحُ مَا لَمْ أَرَ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ، فِي رَجُلٍ وَجَدَ فِي ثَوْبِهِ أَثَرَ احْتِلَامٍ، وَلَا يَدْرِي مَتَى كَانَ؟ وَلَا يَذْكُرُ شَيْئًا رَآهُ فِي مَنَامِهِ، قَالَ: «لِيَغْتَسِلْ مِنْ أَحْدَثِ نَوْمٍ نَامَهُ. فَإِنْ كَانَ صَلَّى بَعْدَ ذَلِكَ النَّوْمِ، فَلْيُعِدْ مَا كَانَ صَلَّى بَعْدَ ذَلِكَ النَّوْمِ. مِنْ أَجْلِ أَنَّ الرَّجُلَ رُبَّمَا احْتَلَمَ، وَلَا يَرَى شَيْئًا، وَيَرَى وَلَا يَحْتَلِمُ، فَإِذَا وَجَدَ فِي ثَوْبِهِ مَاءً، فَعَلَيْهِ الْغُسْلُ. وَذَلِكَ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ أَعَادَ مَا كَانَ صَلَّى، لِآخِرِ نَوْمٍ نَامَهُ، وَلَمْ يُعِدْ مَا كَانَ قَبْلَهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après Yaḥyā ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥāṭib, qu'il accomplit la ʿumra [petit pèlerinage] avec ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, dans une caravane où se trouvait ʿAmr ibn al-ʿĀṣ. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb fit halte de nuit en chemin, non loin d'un point d'eau. ʿUmar eut une pollution nocturne alors que le matin était proche, et il ne trouva pas d'eau dans la caravane. Il monta en selle jusqu'à arriver au point d'eau et se mit à laver ce qu'il voyait de cette pollution, jusqu'à ce que le jour paraisse. ʿAmr ibn al-ʿĀṣ lui dit : « Le matin est là, et nous avons des vêtements avec nous : laisse ton vêtement, on le lavera. » ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit : « Tu m'étonnes, ô Ibn al-ʿĀṣ ! Si toi tu trouves des vêtements, tout le monde en trouve-t-il ? Par Allah, si je le faisais, cela deviendrait une sunna. Non : je lave ce que je vois et j'asperge ce que je ne vois pas. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet d'un homme qui trouve sur son vêtement la trace d'une pollution nocturne sans savoir de quand elle date, et qui ne se souvient de rien qu'il ait vu dans son sommeil : « Qu'il fasse le ghusl en rapportant [cette pollution] au dernier sommeil qu'il a eu. S'il a prié après ce sommeil, qu'il refasse ce qu'il a prié après ce sommeil, car il arrive que l'homme ait une pollution sans rien voir [en rêve], et qu'il voie [un rêve] sans avoir de pollution. Dès lors qu'il trouve un liquide sur son vêtement, il doit faire le ghusl. C'est que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a refait ce qu'il avait prié depuis le dernier sommeil qu'il avait eu, et n'a pas refait ce qui était avant. »
- Le ghusl de la femme lorsqu'elle voit en songe ce que voit l'hommeبَابُ غُسْلِ الْمَرْأَةِ إِذَا رَأَتْ فِي الْمَنَامِ مِثْلَ مَا يَرَى الرَّجُلُ
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حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ أُمَّ سُلَيْمٍ قَالَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: الْمَرْأَةُ تَرَى فِي الْمَنَامِ مِثْلَ مَا يَرَى الرَّجُلُ، أَتَغْتَسِلُ؟ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «نَعَمْ فَلْتَغْتَسِلْ»، فَقَالَتْ لَهَا عَائِشَةُ: أُفٍّ لَكِ وَهَلْ تَرَى ذَلِكَ الْمَرْأَةُ؟ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «تَرِبَتْ يَمِينُكِ وَمِنْ أَيْنَ يَكُونُ الشَّبَهُ؟»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, qu'Umm Sulaym dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « La femme qui voit en songe ce que voit l'homme doit-elle faire le ghusl ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Oui, qu'elle fasse le ghusl. » ʿĀʾisha lui dit : « Fi donc ! La femme voit-elle cela ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Que ta main droite soit couverte de poussière ! Et d'où viendrait donc la ressemblance ? »
« Que ta main droite soit couverte de poussière » : tournure courante en arabe, dite sans intention d'invoquer le mal.
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حَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ بِنْتِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: جَاءَتْ أُمُّ سُلَيْمٍ، امْرَأَةُ أَبِي طَلْحَةَ الْأَنْصَارِيِّ، إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَتْ: يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ لَا يَسْتَحْيِي مِنَ الْحَقِّ، هَلْ عَلَى الْمَرْأَةِ مِنْ غُسْلٍ إِذَا هِيَ احْتَلَمَتْ، فَقَالَ: «نَعَمْ إِذَا رَأَتِ الْمَاءَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après Zaynab bint Abī Salama, d'après Umm Salama, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : Umm Sulaym, l'épouse d'Abū Ṭalḥa al-Anṣārī, vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, Allah n'a pas honte de la vérité : la femme doit-elle faire le ghusl lorsqu'elle a un rêve érotique ? » Il dit : « Oui, si elle voit le liquide. »
- Dispositions diverses sur le ghusl de la janābaبَابُ جَامِعِ غُسْلِ الْجَنَابَةِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «لَا بَأْسَ بِأَنْ يُغْتَسَلَ بِفَضْلِ الْمَرْأَةِ مَا لَمْ تَكُنْ حَائِضًا أَوْ جُنُبًا»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Il n'y a pas de mal à ce que l'on fasse le ghusl avec le reste de l'eau de la femme, tant qu'elle n'est ni en menstrues ni junub. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَعْرَقُ فِي الثَّوْبِ وَهُوَ جُنُبٌ ثُمَّ يُصَلِّي فِيهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar transpirait dans son vêtement alors qu'il était junub, puis priait avec.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ كَانَ «يَغْسِلُ جَوَارِيهِ رِجْلَيْهِ، وَيُعْطِينَهُ الْخُمْرَةَ وَهُنَّ حُيَّضٌ» وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ لَهُ نِسْوَةٌ وَجَوَارٍ، هَلْ يَطَؤُهُنَّ جَمِيعًا قَبْلَ أَنْ يَغْتَسِلَ؟ فَقَالَ: «لَا بَأْسَ بِأَنْ يُصِيبَ الرَّجُلُ جَارِيَتَهُ قَبْلَ أَنْ يَغْتَسِلَ. فَأَمَّا النِّسَاءُ الْحَرَائِرُ، فَإِنَّهُ يُكْرَهُ أَنْ يُصِيبَ الرَّجُلُ الْمَرْأَةَ الْحُرَّةَ فِي يَوْمِ الْأُخْرَى، فَأَمَّا أَنْ يُصِيبَ الْجَارِيَةَ ثُمَّ يُصِيبَ الْأُخْرَى وَهُوَ جُنُبٌ فَلَا بَأْسَ بِذَلِكَ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ جُنُبٍ، وُضِعَ لَهُ مَاءٌ يَغْتَسِلُ بِهِ، فَسَهَا، فَأَدْخَلَ أُصْبُعَهُ فِيهِ، لِيَعْرِفَ حَرَّ الْمَاءِ مِنْ بَرْدِهِ، قَالَ مَالِكٌ: «إِنْ لَمْ يَكُنْ أَصَابَ أَصَابِعَهُ أَذًى، فَلَا أَرَى ذَلِكَ يُنَجِّسُ عَلَيْهِ الْمَاءَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que les esclaves d'Ibn ʿUmar lui lavaient les pieds et lui tendaient la khumra [petite natte de prière] alors qu'elles avaient leurs menstrues. On interrogea Mālik sur un homme qui a des épouses et des esclaves : peut-il avoir des rapports avec elles toutes avant de faire le ghusl ? Il dit : « Il n'y a pas de mal à ce que l'homme s'unisse à son esclave avant de faire le ghusl. Quant aux femmes libres, il est réprouvé que l'homme s'unisse à la femme libre le jour de l'autre. Mais qu'il s'unisse à une esclave puis à l'autre en étant junub, il n'y a pas de mal à cela. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme junub pour qui l'on a posé de l'eau afin qu'il fasse le ghusl et qui, par distraction, y plonge le doigt pour savoir si l'eau est chaude ou froide. Mālik dit : « Si aucune souillure n'avait atteint ses doigts, je ne suis pas d'avis que cela lui rende l'eau impure. »
- Le tayammum [ablution sèche avec la terre]بَابُ التَّيَمُّمِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، أَنَّهَا قَالَتْ: خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي بَعْضِ أَسْفَارِهِ، حَتَّى إِذَا كُنَّا بِالْبَيْدَاءِ أَوْ بِذَاتِ الْجَيْشِ انْقَطَعَ عِقْدٌ لِي. فَأَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى الْتِمَاسِهِ. وَأَقَامَ النَّاسُ مَعَهُ. وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ. وَلَيْسَ مَعَهُمْ مَاءٌ. فَأَتَى النَّاسُ إِلَى أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ فَقَالُوا: أَلَا تَرَى مَا صَنَعَتْ عَائِشَةُ؟ أَقَامَتْ بِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَبِالنَّاسِ وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ وَلَيْسَ مَعَهُمْ مَاءٌ، قَالَتْ عَائِشَةُ فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ وَرَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَاضِعٌ رَأْسَهُ عَلَى فَخِذِي، قَدْ نَامَ فَقَالَ: حَبَسْتِ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَالنَّاسَ وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ. وَلَيْسَ مَعَهُمْ مَاءٌ. قَالَتْ عَائِشَةُ: فَعَاتَبَنِي أَبُو بَكْرٍ، وَقَالَ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَقُولَ. وَجَعَلَ يَطْعُنُ بِيَدِهِ فِي خَاصِرَتِي، فَلَا يَمْنَعُنِي مِنَ التَّحَرُّكِ إِلَّا مَكَانُ رَأْسِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى فَخِذِي. فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى أَصْبَحَ عَلَى غَيْرِ مَاءٍ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى آيَةَ التَّيَمُّمِ. فَقَالَ أُسَيْدُ بْنُ الْحُضَيْرِ مَا هِيَ بِأَوَّلِ بَرَكَتِكُمْ يَا آلَ أَبِي بَكْرٍ. قَالَتْ: فَبَعَثْنَا الْبَعِيرَ الَّذِي كُنْتُ عَلَيْهِ فَوَجَدْنَا الْعِقْدَ تَحْتَهُ قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ تَيَمَّمَ لِصَلَاةٍ حَضَرَتْ، ثُمَّ حَضَرَتْ صَلَاةٌ أُخْرَى، أَيَتَيَمَّمُ لَهَا أَمْ يَكْفِيهِ تَيَمُّمُهُ ذَلِكَ؟ فَقَالَ: «بَلْ يَتَيَمَّمُ لِكُلِّ صَلَاةٍ. لِأَنَّ عَلَيْهِ أَنْ يَبْتَغِيَ الْمَاءَ لِكُلِّ صَلَاةٍ. فَمَنِ ابْتَغَى الْمَاءَ فَلَمْ يَجِدْهُ، فَإِنَّهُ يَتَيَمَّمُ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ تَيَمَّمَ أَيَؤُمُّ أَصْحَابَهُ وَهُمْ عَلَى وُضُوءٍ؟ قَالَ: «يَؤُمُّهُمْ غَيْرُهُ أَحَبُّ إِلَيَّ وَلَوْ أَمَّهُمْ هُوَ لَمْ أَرَ بِذَلِكَ بَأْسًا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِي رَجُلٍ تَيَمَّمَ حِينَ لَمْ يَجِدْ مَاءً، فَقَامَ فَكَبَّرَ، وَدَخَلَ فِي الصَّلَاةِ، فَطَلَعَ عَلَيْهِ إِنْسَانٌ مَعَهُ مَاءٌ؟ قَالَ: «لَا يَقْطَعُ صَلَاتَهُ، بَلْ يُتِمُّهَا بِالتَّيَمُّمِ، وَلْيَتَوَضَّأْ لِمَا يُسْتَقْبَلُ مِنَ الصَّلَوَاتِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «مَنْ قَامَ إِلَى الصَّلَاةِ، فَلَمْ يَجِدْ مَاءً، فَعَمِلَ بِمَا أَمَرَهُ اللَّهُ بِهِ، مِنَ التَّيَمُّمِ، فَقَدْ أَطَاعَ اللَّهَ. وَلَيْسَ الَّذِي وَجَدَ الْمَاءَ، بِأَطْهَرَ مِنْهُ، وَلَا أَتَمَّ صَلَاةً. لِأَنَّهُمَا أُمِرَا جَمِيعًا. فَكُلٌّ عَمِلَ بِمَا أَمَرَهُ اللَّهُ بِهِ. وَإِنَّمَا الْعَمَلُ بِمَا أَمَرَ اللَّهُ بِهِ مِنَ الْوُضُوءِ، لِمَنْ وَجَدَ الْمَاءَ. وَالتَّيَمُّمِ لِمَنْ لَمْ يَجِدِ الْمَاءَ. قَبْلَ أَنْ يَدْخُلَ فِي الصَّلَاةِ» قَالَ مَالِكٌ فِي الرَّجُلِ الْجُنُبِ «إِنَّهُ يَتَيَمَّمُ وَيَقْرَأُ حِزْبَهُ مِنَ الْقُرْآنِ، وَيَتَنَفَّلُ، مَا لَمْ يَجِدْ مَاءً، وَإِنَّمَا ذَلِكَ فِي الْمَكَانِ الَّذِي يَجُوزُ لَهُ أَنْ يُصَلِّيَ فِيهِ بِالتَّيَمُّمِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, la mère des croyants, qu'elle a dit : Nous partîmes avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lors de l'un de ses voyages. Lorsque nous fûmes à al-Baydāʾ, ou à Dhāt al-Jaysh, un collier à moi se rompit. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'arrêta pour le chercher, et les gens s'arrêtèrent avec lui, alors qu'ils n'étaient pas auprès d'un point d'eau et n'avaient pas d'eau avec eux. Les gens vinrent trouver Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq et dirent : « Ne vois-tu pas ce qu'a fait ʿĀʾisha ? Elle a retenu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et les gens, alors qu'ils ne sont pas auprès d'un point d'eau et n'ont pas d'eau avec eux. » ʿĀʾisha dit : Abū Bakr arriva, alors que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avait posé sa tête sur ma cuisse et s'était endormi. Il dit : « Tu as retenu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et les gens, alors qu'ils ne sont pas auprès d'un point d'eau et n'ont pas d'eau avec eux ! » ʿĀʾisha dit : Abū Bakr me fit des reproches et dit ce qu'Allah voulut qu'il dise, et il se mit à me donner des coups de la main dans le flanc ; seule la présence de la tête du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sur ma cuisse m'empêchait de bouger. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dormit jusqu'au matin, sans qu'il y eût d'eau. Allah, béni et exalté soit-Il, fit alors descendre le verset du tayammum. Usayd ibn Ḥuḍayr dit : « Ce n'est pas la première de vos bénédictions, ô famille d'Abū Bakr ! » Elle dit : Nous fîmes lever le chameau sur lequel j'étais, et nous trouvâmes le collier sous lui. Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui a fait le tayammum pour une prière dont le temps est venu, puis vient le temps d'une autre prière : doit-il faire le tayammum pour elle, ou ce tayammum lui suffit-il ? Il dit : « Il fait au contraire le tayammum pour chaque prière, car il lui incombe de chercher l'eau pour chaque prière. Celui qui cherche l'eau et ne la trouve pas fait le tayammum. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui a fait le tayammum : peut-il diriger la prière de ses compagnons alors qu'ils ont le wuḍūʾ ? Il dit : « Qu'un autre que lui les dirige me plaît davantage ; mais s'il les dirigeait lui-même, je n'y verrais pas de mal. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet d'un homme qui a fait le tayammum faute d'avoir trouvé de l'eau, s'est levé, a prononcé le takbīr et est entré en prière, puis voit paraître quelqu'un qui a de l'eau : « Il n'interrompt pas sa prière ; il l'achève avec le tayammum, et qu'il fasse le wuḍūʾ pour les prières à venir. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Celui qui se lève pour la prière, ne trouve pas d'eau et agit selon ce qu'Allah lui a ordonné, à savoir le tayammum, a obéi à Allah. Celui qui a trouvé l'eau n'est ni plus pur que lui, ni d'une prière plus complète, car tous deux ont reçu un ordre, et chacun a agi selon ce qu'Allah lui a ordonné. Ce qu'Allah a ordonné, c'est le wuḍūʾ pour celui qui trouve l'eau, et le tayammum pour celui qui ne trouve pas l'eau avant d'entrer en prière. » Mālik a dit, au sujet de l'homme junub : « Il fait le tayammum, récite sa part [quotidienne] du Coran et accomplit des prières surérogatoires tant qu'il ne trouve pas d'eau. Cela ne vaut que dans le lieu où il lui est permis de prier avec le tayammum. »
- La manière de faire le tayammumبَابُ الْعَمَلِ فِي التَّيَمُّمِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّهُ أَقْبَلَ هُوَ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ مِنَ الْجُرُفِ حَتَّى إِذَا كَانَ بِالْمِرْبَدِ نَزَلَ عَبْدُ اللَّهِ «فَتَيَمَّمَ صَعِيدًا طَيِّبًا، فَمَسَحَ بِوَجْهِهِ، وَيَدَيْهِ إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ ثُمَّ صَلَّى»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'il revenait d'al-Juruf avec ʿAbd Allāh ibn ʿUmar. Lorsqu'il fut à al-Mirbad, ʿAbd Allāh mit pied à terre, fit le tayammum sur une terre pure, essuya son visage et ses mains jusqu'aux coudes, puis pria.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَتَيَمَّمُ إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ» وَسُئِلَ مَالِكٌ كَيْفَ التَّيَمُّمُ وَأَيْنَ يَبْلُغُ بِهِ؟ فَقَالَ: «يَضْرِبُ ضَرْبَةً لِلْوَجْهِ، وَضَرْبَةً لِيَدَيْهِ، وَيَمْسَحُهُمَا إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar faisait le tayammum jusqu'aux coudes. On interrogea Mālik : comment se fait le tayammum, et jusqu'où le porte-t-on ? Il dit : « On frappe [la terre] une fois pour le visage et une fois pour ses mains, et on les essuie jusqu'aux coudes. »
- Le tayammum du junubبَابُ تَيَمُّمِ الْجُنُبِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَرْمَلَةَ، أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ، عَنِ الرَّجُلِ الْجُنُبِ يَتَيَمَّمُ ثُمَّ يُدْرِكُ الْمَاءَ؟ فَقَالَ: سَعِيدٌ: «إِذَا أَدْرَكَ الْمَاءَ، فَعَلَيْهِ الْغُسْلُ لِمَا يُسْتَقْبَلُ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِيمَنِ احْتَلَمَ وَهُوَ فِي سَفَرٍ، وَلَا يَقْدِرُ عَلَى الْمَاءِ، إِلَّا عَلَى قَدْرِ الْوُضُوءِ، وَهُوَ لَا يَعْطَشُ حَتَّى يَأْتِيَ الْمَاءَ. قَالَ: «يَغْسِلُ بِذَلِكَ الْمَاءِ فَرْجَهُ، وَمَا أَصَابَهُ مِنْ ذَلِكَ الْأَذَى، ثُمَّ يَتَيَمَّمُ صَعِيدًا طَيِّبًا كَمَا أَمَرَهُ اللَّهُ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ جُنُبٍ، أَرَادَ أَنْ يَتَيَمَّمَ فَلَمْ يَجِدْ تُرَابًا إِلَّا تُرَابَ سَبَخَةٍ، هَلْ يَتَيَمَّمُ بِالسِّبَاخِ؟ وَهَلْ تُكْرَهُ الصَّلَاةُ فِي السِّبَاخِ؟ قَالَ مَالِكٌ: «لَا بَأْسَ بِالصَّلَاةِ فِي السِّبَاخِ، وَالتَّيَمُّمِ مِنْهَا لِأَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى قَالَ فَتَيَمَّمُوا صَعِيدًا طَيِّبًا فَكُلُّ مَا كَانَ صَعِيدًا فَهُوَ يُتَيَمَّمُ بِهِ سِبَاخًا كَانَ أَوْ غَيْرَهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥarmala, qu'un homme interrogea Saʿīd ibn al-Musayyab sur l'homme junub qui fait le tayammum puis trouve l'eau. Saʿīd dit : « Lorsqu'il trouve l'eau, il doit faire le ghusl pour ce qui vient. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet de celui qui a une pollution nocturne alors qu'il est en voyage, ne dispose d'eau qu'à hauteur de ce qu'il faut pour le wuḍūʾ, et ne risque pas la soif avant d'arriver à l'eau : « Il lave avec cette eau son sexe et ce que cette souillure a atteint, puis il fait le tayammum sur une terre pure, comme Allah le lui a ordonné. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme junub qui veut faire le tayammum et ne trouve d'autre terre que celle d'un sol salin : peut-il faire le tayammum avec les sols salins ? Et est-il réprouvé de prier sur les sols salins ? Mālik dit : « Il n'y a pas de mal à prier sur les sols salins ni à y faire le tayammum, car Allah, béni et exalté soit-Il, a dit : “Faites le tayammum sur une terre pure” [4 : 43 ; 5 : 6]. Tout ce qui est ṣaʿīd [surface du sol] sert donc au tayammum, que ce soit un sol salin ou autre chose. »
- Ce qui est permis à l'homme de son épouse lorsqu'elle a ses menstruesبَابُ مَا يَحِلُّ لِلرَّجُلِ مِنِ امْرَأَتِهِ وَهِيَ حَائِضٌ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ: مَا يَحِلُّ لِي مِنِ امْرَأَتِي وَهِيَ حَائِضٌ؟ فَقَالَ: رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، «لِتَشُدَّ عَلَيْهَا إِزَارَهَا ثُمَّ شَأْنَكَ بِأَعْلَاهَا»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, qu'un homme interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Qu'est-ce qui m'est permis de mon épouse lorsqu'elle a ses menstrues ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Qu'elle serre sur elle son izār, puis à toi ce qui est au-dessus. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَانَتْ مُضْطَجِعَةً مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ. وَأَنَّهَا وَثَبَتْ وَثْبَةً شَدِيدَةً، فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا لَكِ؟ لَعَلَّكِ نَفِسْتِ»، يَعْنِي الْحَيْضَةَ. قَالَتْ: نَعَمْ، قَالَ: «شُدِّي عَلَى نَفْسِكِ إِزَارَكِ ثُمَّ عُودِي إِلَى مَضْجَعِكِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, que ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était allongée avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans un même vêtement, et qu'elle se leva d'un bond. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Qu'as-tu ? Peut-être saignes-tu ? », voulant dire : les menstrues. Elle dit : « Oui. » Il dit : « Serre ton izār sur toi, puis reviens à ta couche. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَرْسَلَ إِلَى عَائِشَةَ يَسْأَلُهَا: هَلْ يُبَاشِرُ الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ وَهِيَ حَائِضٌ؟ فَقَالَتْ: «لِتَشُدَّ إِزَارَهَا عَلَى أَسْفَلِهَا ثُمَّ يُبَاشِرُهَا إِنْ شَاءَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar envoya demander à ʿĀʾisha : l'homme peut-il étreindre son épouse lorsqu'elle a ses menstrues ? Elle dit : « Qu'elle serre son izār sur le bas de son corps, puis il l'étreint s'il le veut. »
Une autre édition du texte porte « ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ».
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ سَالِمَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ وَسُلَيْمَانَ بْنَ يَسَارٍ سُئِلَا عَنِ الْحَائِضِ، هَلْ يُصِيبُهَا زَوْجُهَا إِذَا رَأَتِ الطُّهْرَ قَبْلَ أَنْ تَغْتَسِلَ؟ فَقَالَا: «لَا حَتَّى تَغْتَسِلَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Sālim ibn ʿAbd Allāh et Sulaymān ibn Yasār furent interrogés sur la femme en menstrues : son mari peut-il s'unir à elle lorsqu'elle a vu la fin du flux, avant qu'elle ait fait le ghusl ? Ils dirent : « Non, pas avant qu'elle ait fait le ghusl. »
- La fin des menstruesبَابُ طُهْرِ الْحَائِضِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ أَبِي عَلْقَمَةَ، عَنْ أُمِّهِ مَوْلَاةِ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، أَنَّهَا قَالَتْ: كَانَ النِّسَاءُ يَبْعَثْنَ إِلَى عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، بِالدِّرَجَةِ فِيهَا الْكُرْسُفُ، فِيهِ الصُّفْرَةُ مِنْ دَمِ الْحَيْضَةِ، يَسْأَلْنَهَا عَنِ الصَّلَاةِ. فَتَقُولُ لَهُنَّ: «لَا تَعْجَلْنَ حَتَّى تَرَيْنَ الْقَصَّةَ الْبَيْضَاءَ». تُرِيدُ بِذَلِكَ الطُّهْرَ مِنَ الْحَيْضَةِ
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAlqama ibn Abī ʿAlqama, d'après sa mère, mawlāt [affranchie] de ʿĀʾisha, la mère des croyants, qu'elle a dit : Les femmes envoyaient à ʿĀʾisha, la mère des croyants, le petit étui contenant le coton, sur lequel se trouvait la teinte jaune du sang des menstrues, pour l'interroger sur la prière. Elle leur disait : « Ne vous hâtez pas, tant que vous n'avez pas vu la qaṣṣa blanche. » Elle entendait par là la fin des menstrues.
Qaṣṣa blanche : liquide blanc que rejette la matrice lorsque les menstrues cessent, selon az-Zurqānī.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَمَّتِهِ، عَنِ ابْنَةِ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ أَنَّهُ بَلَغَهَا أَنَّ نِسَاءً كُنَّ يَدْعُونَ بِالْمَصَابِيحِ مِنْ جَوْفِ اللَّيْلِ يَنْظُرْنَ إِلَى الطُّهْرِ فَكَانَتْ تَعِيبُ ذَلِكَ عَلَيْهِنَّ، وَتَقُولُ: «مَا كَانَ النِّسَاءُ يَصْنَعْنَ هَذَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après sa tante paternelle, d'après la fille de Zayd ibn Thābit, qu'il lui est parvenu que des femmes demandaient des lampes au cœur de la nuit pour vérifier si leurs menstrues avaient cessé. Elle le leur reprochait et disait : « Les femmes ne faisaient pas cela. »
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قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ: عَنِ الْحَائِضِ تَطْهُرُ فَلَا تَجِدُ مَاءً، هَلْ تَتَيَمَّمُ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ لِتَتَيَمَّمْ. فَإِنَّ مِثْلَهَا مِثْلُ الْجُنُبِ إِذَا لَمْ يَجِدْ مَاءً تَيَمَّمَ»
Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur la femme dont les menstrues cessent et qui ne trouve pas d'eau : fait-elle le tayammum ? Il dit : « Oui, qu'elle fasse le tayammum, car elle est comme le junub : lorsqu'il ne trouve pas d'eau, il fait le tayammum. »
- Dispositions diverses sur les menstruesبَابُ جَامِعِ الْحِيضَةِ
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135
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَتْ: فِي الْمَرْأَةِ الْحَامِلِ تَرَى الدَّمَ: أَنَّهَا «تَدَعُ الصَّلَاةَ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit, au sujet de la femme enceinte qui voit du sang, qu'elle délaisse la prière.
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136
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ، عَنِ الْمَرْأَةِ الْحَامِلِ تَرَى الدَّمَ؟ قَالَ: «تَكُفُّ عَنِ الصَّلَاةِ» قَالَ يَحْيَى قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ الْأَمْرُ عِنْدَنَا»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il interrogea Ibn Shihāb sur la femme enceinte qui voit du sang. Il dit : « Elle s'abstient de prier. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Telle est la règle chez nous. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: كُنْتُ «أُرَجِّلُ رَأْسَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَنَا حَائِضٌ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Je peignais la tête du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors que j'avais mes menstrues. »
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138
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ الْمُنْذِرِ بْنِ الزُّبَيْرِ عَنْ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ أَنَّهَا قَالَتْ: سَأَلَتِ امْرَأَةٌ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَتْ: أَرَأَيْتَ إِحْدَانَا إِذَا أَصَابَ ثَوْبَهَا الدَّمُ مِنَ الْحَيْضَةِ، كَيْفَ تَصْنَعُ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِذَا أَصَابَ ثَوْبَ إِحْدَاكُنَّ الدَّمُ مِنَ الْحَيْضَةِ فَلْتَقْرُصْهُ ثُمَّ لِتَنْضِحْهُ بِالْمَاءِ ثُمَّ لِتُصَلِّ فِيهِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après Fāṭima bint al-Mundhir ibn az-Zubayr, d'après Asmāʾ bint Abī Bakr aṣ-Ṣiddīq, qu'elle a dit : Une femme interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Dis-moi : lorsque le sang des menstrues atteint le vêtement de l'une de nous, que doit-elle faire ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Lorsque le sang des menstrues atteint le vêtement de l'une de vous, qu'elle le frotte du bout des doigts, puis qu'elle le rince à l'eau, puis qu'elle prie avec. »
- La femme atteinte d'istiḥāḍa [saignement hors menstrues]بَابُ الْمُسْتَحَاضَةِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: قَالَتْ فَاطِمَةُ بِنْتُ أَبِي حُبَيْشٍ: يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي لَا أَطْهُرُ، أَفَأَدَعُ الصَّلَاةَ؟ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّمَا ذَلِكِ عِرْقٌ وَلَيْسَ بِالْحَيْضَةِ، فَإِذَا أَقْبَلَتِ الْحَيْضَةُ فَاتْرُكِي الصَّلَاةَ، فَإِذَا ذَهَبَ قَدْرُهَا، فَاغْسِلِي الدَّمَ عَنْكِ وَصَلِّي»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : Fāṭima bint Abī Ḥubaysh dit : « Ô Messager d'Allah, je ne redeviens pas pure ; dois-je délaisser la prière ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Ce n'est là qu'une veine, ce ne sont pas les menstrues. Lorsque les menstrues arrivent, délaisse la prière ; et lorsque leur durée est écoulée, lave le sang et prie. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ امْرَأَةً كَانَتْ تُهَرَاقُ الدِّمَاءَ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَاسْتَفْتَتْ لَهَا أُمُّ سَلَمَةَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ: «لِتَنْظُرْ إِلَى عَدَدِ اللَّيَالِي وَالْأَيَّامِ الَّتِي كَانَتْ تَحِيضُهُنَّ مِنَ الشَّهْرِ، قَبْلَ أَنْ يُصِيبَهَا الَّذِي أَصَابَهَا، فَتَتْرُكِ الصَّلَاةَ قَدْرَ ذَلِكَ مِنَ الشَّهْرِ، فَإِذَا خَلَّفَتْ ذَلِكَ فَلْتَغْتَسِلْ، ثُمَّ لِتَسْتَثْفِرْ بِثَوْبٍ ثُمَّ لِتُصَلِّي»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Sulaymān ibn Yasār, d'après Umm Salama, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'une femme perdait du sang en abondance au temps du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Umm Salama demanda pour elle un avis au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui dit : « Qu'elle considère le nombre de nuits et de jours pendant lesquels elle avait ses menstrues dans le mois, avant que lui arrive ce qui lui est arrivé, et qu'elle délaisse la prière pendant cette durée du mois. Une fois cette durée passée, qu'elle fasse le ghusl, se garnisse d'un linge, puis prie. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ بِنْتِ أَبِي سَلَمَةَ، أَنَّهَا رَأَتْ زَيْنَبَ بِنْتَ جَحْشٍ الَّتِي كَانَتْ تَحْتَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ وَكَانَتْ تُسْتَحَاضُ فَكَانَتْ «تَغْتَسِلُ وَتُصَلِّي»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après Zaynab bint Abī Salama, qu'elle a vu Zaynab bint Jaḥsh, qui était l'épouse de ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf et était atteinte d'istiḥāḍa : elle faisait le ghusl et priait.
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142
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ الْقَعْقَاعَ بْنَ حَكِيمٍ وَزَيْدَ بْنَ أَسْلَمَ أَرْسَلَاهُ إِلَى سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، يَسْأَلُهُ كَيْفَ تَغْتَسِلُ الْمُسْتَحَاضَةُ؟ فَقَالَ: «تَغْتَسِلُ مِنْ طُهْرٍ إِلَى طُهْرٍ، وَتَتَوَضَّأُ لِكُلِّ صَلَاةٍ، فَإِنْ غَلَبَهَا الدَّمُ اسْتَثْفَرَتْ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qu'al-Qaʿqāʿ ibn Ḥakīm et Zayd ibn Aslam l'envoyèrent auprès de Saʿīd ibn al-Musayyab pour lui demander comment la femme atteinte d'istiḥāḍa fait le ghusl. Il dit : « Elle fait le ghusl d'une période de pureté à l'autre, fait le wuḍūʾ pour chaque prière, et, si le sang la submerge, elle se garnit d'un linge. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: «لَيْسَ عَلَى الْمُسْتَحَاضَةِ إِلَّا أَنْ تَغْتَسِلَ غُسْلًا وَاحِدًا، ثُمَّ تَتَوَضَّأُ بَعْدَ ذَلِكَ لِكُلِّ صَلَاةٍ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «الْأَمْرُ عِنْدَنَا أَنَّ الْمُسْتَحَاضَةَ إِذَا صَلَّتْ، أَنَّ لِزَوْجِهَا أَنْ يُصِيبَهَا وَكَذَلِكَ النُّفَسَاءُ إِذَا بَلَغَتْ أَقْصَى مَا يُمْسِكُ النِّسَاءَ الدَّمُ، فَإِنْ رَأَتِ الدَّمَ بَعْدَ ذَلِكَ، فَإِنَّهُ يُصِيبُهَا زَوْجُهَا وَإِنَّمَا هِيَ بِمَنْزِلَةِ الْمُسْتَحَاضَةِ» قَالَ يَحْيَى: وَقَالَ مَالِكٌ: «الْأَمْرُ عِنْدَنَا فِي الْمُسْتَحَاضَةِ عَلَى حَدِيثِ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ وَهُوَ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il a dit : « La femme atteinte d'istiḥāḍa n'a à faire qu'un seul ghusl, puis elle fait le wuḍūʾ pour chaque prière. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « La règle chez nous est que, dès lors que la femme atteinte d'istiḥāḍa prie, son mari peut s'unir à elle. Il en va de même de la femme en couches lorsqu'elle a atteint la durée la plus longue pendant laquelle le sang retient les femmes : si elle voit du sang après cela, son mari s'unit à elle, et elle n'a que le statut de la femme atteinte d'istiḥāḍa. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « La règle chez nous, au sujet de la femme atteinte d'istiḥāḍa, suit le hadith de Hishām ibn ʿUrwa d'après son père, et c'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »
- Ce qui est rapporté sur l'urine du petit garçonبَابُ مَا جَاءَ فِي بَوْلِ الصَّبِيِّ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: أُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِصَبِيٍّ فَبَالَ عَلَى ثَوْبِهِ، «فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِمَاءٍ فَأَتْبَعَهُ إِيَّاهُ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : On amena au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, un petit garçon, qui urina sur son vêtement. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, demanda de l'eau et la fit couler sur l'urine.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ عَنْ أُمِّ قَيْسٍ بِنْتِ مِحْصَنٍ، أَنَّهَا أَتَتْ بِابْنٍ لَهَا صَغِيرٍ، لَمْ يَأْكُلِ الطَّعَامَ، إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَأَجْلَسَهُ فِي حَجْرِهِ فَبَالَ عَلَى ثَوْبِهِ، «فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ بِمَاءٍ فَنَضَحَهُ وَلَمْ يَغْسِلْهُ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, d'après Umm Qays bint Miḥṣan, qu'elle amena au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, un fils à elle, tout petit, qui ne mangeait pas encore de nourriture. Il l'assit sur ses genoux, et l'enfant urina sur son vêtement. Le Messager d'Allah demanda de l'eau, l'en aspergea et ne le lava pas.
- Ce qui est rapporté sur le fait d'uriner debout, et autres questionsبَابُ مَا جَاءَ فِي الْبَوْلِ قَائِمًا وَغَيْرِهِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: دَخَلَ أَعْرَابِيٌّ الْمَسْجِدَ، فَكَشَفَ عَنْ فَرْجِهِ لِيَبُولَ، فَصَاحَ النَّاسُ بِهِ، حَتَّى عَلَا الصَّوْتُ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «اتْرُكُوهُ» فَتَرَكُوهُ، فَبَالَ. ثُمَّ أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: بِذَنُوبٍ مِنْ مَاءٍ، فَصُبَّ عَلَى ذَلِكَ الْمَكَانِ "
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : Un bédouin entra dans la mosquée et découvrit son sexe pour uriner. Les gens crièrent après lui, au point que les voix s'élevèrent. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Laissez-le. » Ils le laissèrent, et il urina. Puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna qu'on apporte un grand seau d'eau, qui fut versé sur cet endroit.
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «يَبُولُ قَائِمًا» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ غَسْلِ الْفَرْجِ مِنَ الْبَوْلِ وَالْغَائِطِ، هَلْ جَاءَ فِيهِ أَثَرٌ؟ فَقَالَ: «بَلَغَنِي أَنَّ بَعْضَ مَنْ مَضَى، كَانُوا يَتَوَضَّئُونَ مِنَ الْغَائِطِ. وَأَنَا أُحِبُّ أَنْ أَغْسِلَ الْفَرْجَ مِنَ الْبَوْلِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qu'il a dit : J'ai vu ʿAbd Allāh ibn ʿUmar uriner debout. Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur le lavage du sexe après l'urine et la selle : un athar [récit transmis des anciens] est-il rapporté à ce sujet ? Il dit : « Il m'est parvenu que certains de ceux qui nous ont précédés se lavaient à l'eau après la selle. Et moi, j'aime que l'on lave le sexe après l'urine. »
- Ce qui est rapporté sur le siwāk [bâtonnet à dents]بَابُ مَا جَاءَ فِي السِّوَاكِ
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حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنِ ابْنِ السَّبَّاقِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَ فِي جُمُعَةٍ مِنَ الْجُمَعِ: يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ «إِنَّ هَذَا يَوْمٌ جَعَلَهُ اللَّهُ عِيدًا فَاغْتَسِلُوا، وَمَنْ كَانَ عِنْدَهُ طِيبٌ فَلَا يَضُرُّهُ أَنْ يَمَسَّ مِنْهُ، وَعَلَيْكُمْ بِالسِّوَاكِ»
Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ibn as-Sabbāq, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit, un vendredi : « Ô musulmans ! Voici un jour dont Allah a fait une fête : faites donc le ghusl. Celui qui possède du parfum, il ne lui nuit pas d'en user. Et tenez-vous au siwāk. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَوْلَا أَنْ أَشُقَّ عَلَى أُمَّتِي لَأَمَرْتُهُمْ بِالسِّوَاكِ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Si je ne craignais d'imposer une gêne à ma communauté, je leur aurais ordonné le siwāk. »
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وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ عنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ قَالَ: «لوْلَا أَنْ يَشُقَّ عَلَى أُمَّتِهِ لَأَمَرَهُمْ بِالسِّوَاكِ، مَعَ كُلِّ وُضُوءٍ»
Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, d'après Abū Hurayra, qu'il a dit : « S'il n'avait craint d'imposer une gêne à sa communauté, il leur aurait ordonné le siwāk à chaque wuḍūʾ. »