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Échap
الموطأ

al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas

· IIe s. h.
Avancé

Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.

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L'allaitementكِتَابُ الرَّضاعَةِ

  1. L'allaitement de l'enfant en bas âgeبَابُ رَضَاعَةِ الصَّغِيرِ
  2. 1322

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ أَخْبَرَتْهَا أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ عِنْدَهَا، وَأَنَّهَا سَمِعَتْ صَوْتَ رَجُلٍ يَسْتَأْذِنُ فِي بَيْتِ حَفْصَةَ، قَالَتْ عَائِشَةُ: فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذَا رَجُلٌ يَسْتَأْذِنُ فِي بَيْتِكَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أُرَاهُ فُلَانًا» - لِعَمٍّ لِحَفْصَةَ مِنَ الرَّضَاعَةِ - فَقَالَتْ عَائِشَةُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ كَانَ فُلَانٌ حَيًّا - لِعَمِّهَا مِنَ الرَّضَاعَةِ - دَخَلَ عَلَيَّ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «نَعَمْ»، «إِنَّ الرَّضَاعَةَ تُحَرِّمُ مَا تُحَرِّمُ الْوِلَادَةُ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, que ʿĀʾisha, la mère des croyants, l'a informée que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se trouvait chez elle et qu'elle entendit la voix d'un homme qui demandait la permission d'entrer dans la maison de Ḥafṣa. ʿĀʾisha dit : Je dis : « Ô Messager d'Allah, voici un homme qui demande la permission d'entrer dans ta maison. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Je pense que c'est Untel », désignant un oncle paternel de Ḥafṣa par l'allaitement. ʿĀʾisha dit : « Ô Messager d'Allah, si Untel était vivant, désignant son propre oncle paternel par l'allaitement, entrerait-il chez moi ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Oui. L'allaitement rend interdit ce que la naissance rend interdit. »

  3. 1323

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهَا قَالَتْ: جَاءَ عَمِّي مِنَ الرَّضَاعَةِ، يَسْتَأْذِنُ عَلَيَّ، فَأَبَيْتُ أَنْ آذَنَ لَهُ عَلَيَّ، حَتَّى أَسْأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. قَالَتْ: فَجَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَسَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ، فَقَالَ: «إِنَّهُ عَمُّكِ فَأْذَنِي لَهُ»، قَالَتْ: فَقُلْتُ لَهُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ: إِنَّمَا أَرْضَعَتْنِي امْرَأَةٌ، وَلَمْ يُرْضِعْنِي الرَّجُلُ، فَقَالَ: «إِنَّهُ عَمُّكِ فَلْيَلِجْ عَلَيْكِ»، قَالَتْ عَائِشَةُ: وَذَلِكَ بَعْدَمَا ضُرِبَ عَلَيْنَا الْحِجَابُ.

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, la mère des croyants, qu'elle a dit : Mon oncle paternel par l'allaitement vint demander la permission d'entrer chez moi, et je refusai de la lui accorder avant d'avoir interrogé le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Elle a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vint et je l'interrogeai. Il dit : « C'est ton oncle, accorde-lui la permission. » Je lui dis : « Ô Messager d'Allah, c'est une femme qui m'a allaitée, ce n'est pas l'homme qui m'a allaitée. » Il dit : « C'est ton oncle, qu'il entre chez toi. » ʿĀʾisha dit : Cela eut lieu après que le voile [ḥijāb] nous eut été imposé.

  4. 1324

    وَقَالَتْ عَائِشَةُ: «يَحْرُمُ مِنَ الرَّضَاعَةِ مَا يَحْرُمُ مِنَ الْوِلَادَةِ»

    Et ʿĀʾisha dit : « Est interdit par l'allaitement ce qui est interdit par la naissance. »

  5. 1325

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أَفْلَحَ، أَخَا أَبِي الْقُعَيْسِ جَاءَ يَسْتَأْذِنُ عَلَيْهَا، وَهُوَ عَمُّهَا مِنَ الرَّضَاعَةِ، بَعْدَ أَنْ نَزَلَ الْحِجَابُ، قَالَتْ: فَأَبَيْتُ أَنْ آذَنَ لَهُ عَلَيَّ، فَلَمَّا جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَخْبَرْتُهُ بِالَّذِي صَنَعْتُ، فَأَمَرَنِي «أَنْ آذَنَ لَهُ عَلَيَّ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, la mère des croyants, qu'elle l'a informé qu'Aflaḥ, le frère d'Abū al-Quʿays, vint demander la permission d'entrer chez elle, lui qui était son oncle paternel par l'allaitement, après la révélation du voile. Elle dit : Je refusai de lui accorder la permission. Lorsque le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vint, je l'informai de ce que j'avais fait, et il m'ordonna de lui accorder la permission d'entrer chez moi.

  6. 1326

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ الدِّيلِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «مَا كَانَ فِي الْحَوْلَيْنِ وَإِنْ كَانَ مَصَّةً وَاحِدَةً فَهُوَ يُحَرِّمُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Thawr ibn Zayd ad-Dīlī, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu'il disait : « Ce qui a lieu pendant les deux [premières] années, ne fût-ce qu'une seule succion, rend interdit. »

  7. 1327

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الشَّرِيدِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ سُئِلَ عَنْ رَجُلٍ كَانَتْ لَهُ امْرَأَتَانِ فَأَرْضَعَتْ إِحْدَاهُمَا غُلَامًا، وَأَرْضَعَتِ الْأُخْرَى جَارِيَةً، فَقِيلَ لَهُ هَلْ يَتَزَوَّجُ الْغُلَامُ الْجَارِيَةَ فَقَالَ: «لَا اللِّقَاحُ وَاحِدٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAmr ibn ash-Sharīd, que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās fut interrogé sur un homme qui avait deux épouses, dont l'une allaita un garçon et l'autre une fille : le garçon peut-il épouser la fille ? Il répondit : « Non, la semence fécondante [al-liqāḥ] est une. »

  8. 1328

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «لَا رَضَاعَةَ إِلَّا لِمَنْ أُرْضِعَ فِي الصِّغَرِ، وَلَا رَضَاعَةَ لِكَبِيرٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Il n'y a d'allaitement [produisant ses effets] que pour celui qui a été allaité en bas âge ; il n'y a pas d'allaitement pour l'adulte. »

  9. 1329

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ سَالِمَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ أَخْبَرَهُ أَنَّ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ أَرْسَلَتْ بِهِ، وَهُوَ يَرْضَعُ إِلَى أُخْتِهَا أُمِّ كُلْثُومٍ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ فَقَالَتْ: «أَرْضِعِيهِ عَشْرَ رَضَعَاتٍ حَتَّى يَدْخُلَ عَلَيَّ»، قَالَ سَالِمٌ فَأَرْضَعَتْنِي أُمُّ كُلْثُومٍ ثَلَاثَ رَضَعَاتٍ، ثُمَّ مَرِضَتْ، فَلَمْ تُرْضِعْنِي غَيْرَ ثَلَاثِ رَضَعَاتٍ، فَلَمْ أَكُنْ أَدْخُلُ عَلَى عَائِشَةَ مِنْ أَجْلِ أَنَّ أُمَّ كُلْثُومٍ لَمْ تُتِمَّ لِي عَشْرَ رَضَعَاتٍ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que Sālim ibn ʿAbd Allāh l'a informé que ʿĀʾisha, la mère des croyants, l'envoya, alors qu'il était nourrisson, à sa sœur Umm Kulthūm bint Abī Bakr, en disant : « Allaite-le dix tétées, afin qu'il puisse entrer chez moi. » Sālim dit : Umm Kulthūm m'allaita trois tétées, puis elle tomba malade et ne m'allaita pas plus de trois tétées. Je n'entrais donc pas chez ʿĀʾisha, parce qu'Umm Kulthūm n'avait pas complété pour moi dix tétées.

  10. 1330

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ صَفِيَّةَ بِنْتَ أَبِي عُبَيْدٍ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّ حَفْصَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ، أَرْسَلَتْ بِعَاصِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعْدٍ، إِلَى أُخْتِهَا فَاطِمَةَ بِنْتِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ «تُرْضِعُهُ عَشْرَ رَضَعَاتٍ لِيَدْخُلَ عَلَيْهَا، وَهُوَ صَغِيرٌ يَرْضَعُ، فَفَعَلَتْ فَكَانَ يَدْخُلُ عَلَيْهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que Ṣafiyya bint Abī ʿUbayd l'a informé que Ḥafṣa, la mère des croyants, envoya ʿĀṣim ibn ʿAbd Allāh ibn Saʿd à sa sœur Fāṭima bint ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb pour qu'elle l'allaite dix tétées, afin qu'il puisse entrer chez elle, alors qu'il était un petit enfant au sein. Elle le fit, et il entrait chez elle.

  11. 1331

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ، أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يَدْخُلُ عَلَيْهَا مَنْ أَرْضَعَهُ أَخَوَاتُهَا، وَبَنَاتُ أَخِيهَا، وَلَا يَدْخُلُ عَلَيْهَا مَنْ أَرْضَعَهُ نِسَاءُ إِخْوَتِهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, qu'il l'a informé que chez ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entraient ceux que ses sœurs et les filles de son frère avaient allaités, et que n'entraient pas chez elle ceux que les épouses de ses frères avaient allaités.

  12. 1332

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عُقْبَةَ، أَنَّهُ سَأَلَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ عَنِ الرَّضَاعَةِ، فَقَالَ سَعِيدٌ: «كُلُّ مَا كَانَ فِي الْحَوْلَيْنِ، وَإِنْ كَانَتْ قَطْرَةً وَاحِدَةً فَهُوَ يُحَرِّمُ، وَمَا كَانَ بَعْدَ الْحَوْلَيْنِ فَإِنَّمَا هُوَ طَعَامٌ يَأْكُلُهُ» قَالَ إِبْرَاهِيمُ بْنُ عُقْبَةَ، ثُمَّ سَأَلْتُ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ فَقَالَ: مِثْلَ مَا قَالَ سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيِّبِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibrāhīm ibn ʿUqba, qu'il interrogea Saʿīd ibn al-Musayyib sur l'allaitement. Saʿīd dit : « Tout ce qui a lieu pendant les deux [premières] années, ne fût-ce qu'une seule goutte, rend interdit ; et ce qui a lieu après les deux années n'est qu'une nourriture qu'il consomme. » Ibrāhīm ibn ʿUqba dit : Puis j'interrogeai ʿUrwa ibn az-Zubayr, qui dit la même chose que Saʿīd ibn al-Musayyib.

  13. 1333

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ يَقُولُ: «لَا رَضَاعَةَ إِلَّا مَا كَانَ فِي الْمَهْدِ، وَإِلَّا مَا أَنْبَتَ اللَّحْمَ وَالدَّمَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : J'ai entendu Saʿīd ibn al-Musayyib dire : « Il n'y a d'allaitement [produisant ses effets] que celui qui a lieu au berceau, et que celui qui fait croître la chair et le sang. »

  14. 1334

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «الرَّضَاعَةُ قَلِيلُهَا، وَكَثِيرُهَا تُحَرِّمُ، وَالرَّضَاعَةُ مِنْ قِبَلِ الرِّجَالِ تُحَرِّمُ» قَالَ يَحْيَى: وسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «الرَّضَاعَةُ قَلِيلُهَا وَكَثِيرُهَا، إِذَا كَانَ فِي الْحَوْلَيْنِ تُحَرِّمُ، قَالَ: فَأَمَّا مَا كَانَ بَعْدَ الْحَوْلَيْنِ، فَإِنَّ قَلِيلَهُ وَكَثِيرَهُ لَا يُحَرِّمُ شَيْئًا وَإِنَّمَا هُوَ بِمَنْزِلَةِ الطَّعَامِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, qu'il disait : « L'allaitement, qu'il soit faible ou abondant, rend interdit ; et l'allaitement rend interdit du côté des hommes. » Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire : « L'allaitement, qu'il soit faible ou abondant, rend interdit lorsqu'il a lieu pendant les deux [premières] années. Quant à ce qui a lieu après les deux années, qu'il soit faible ou abondant, il ne rend rien interdit : il n'a que le statut de la nourriture. »

  15. Ce qui est rapporté sur l'allaitement à l'âge adulteبَابُ مَا جَاءَ فِي الرَّضَاعَةِ بَعْدَ الْكِبَرِ
  16. 1335

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّهُ سُئِلَ عَنْ رَضَاعَةِ الْكَبِيرِ؟ فَقَالَ: أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ أَبَا حُذَيْفَةَ بْنَ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَكَانَ قَدْ شَهِدَ بَدْرًا، كَانَ تَبَنَّى سَالِمًا، الَّذِي يُقَالُ لَهُ سَالِمٌ، مَوْلَى أَبِي حُذَيْفَةَ، كَمَا تَبَنَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ زَيْدَ بْنَ حَارِثَةَ، وَأَنْكَحَ أَبُو حُذَيْفَةَ سَالِمًا، وَهُوَ يَرَى أَنَّهُ ابْنُهُ أَنْكَحَهُ ابْنَةَ أَخِيهِ فَاطِمَةَ بِنْتَ الْوَلِيدِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ، وَهِيَ يَوْمَئِذٍ مِنَ الْمُهَاجِرَاتِ الْأُوَلِ، وَهِيَ مِنْ أَفْضَلِ أَيَامَى قُرَيْشٍ، فَلَمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى فِي كِتَابِهِ فِي زَيْدِ بْنِ حَارِثَةَ مَا أَنْزَلَ فَقَالَ {ادْعُوهُمْ لِآبَائِهِمْ هُوَ أَقْسَطُ عِنْدَ اللَّهِ، فَإِنْ لَمْ تَعْلَمُوا آبَاءَهُمْ، فَإِخْوَانُكُمْ فِي الدِّينِ، وَمَوَالِيكُمْ} [الأحزاب: 5] رُدَّ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْ أُولَئِكَ إِلَى أَبِيهِ، فَمَنْ لَمْ يُعْلَمْ أَبُوهُ رُدَّ إِلَى مَوْلَاهُ، فَجَاءَتْ سَهْلَةُ بِنْتُ سُهَيْلٍ وَهِيَ امْرَأَةُ أَبِي حُذَيْفَةَ، وَهِيَ مِنْ بَنِي عَامِرِ بْنِ لُؤَيٍّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ: كُنَّا نَرَى سَالِمًا وَلَدًا وَكَانَ يَدْخُلُ عَلَيَّ، وَأَنَا فُضُلٌ وَلَيْسَ لَنَا إِلَّا بَيْتٌ وَاحِدٌ، فَمَاذَا تَرَى فِي شَأْنِهِ؟ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِيمَا بَلَغَنَا: «أَرْضِعِيهِ خَمْسَ رَضَعَاتٍ، فَتُحَرَّمُ بِلَبَنِهَا»، وَكَانَتْ تَرَاهُ ابْنًا مِنَ الرَّضَاعَةِ، فَأَخَذَتْ بِذَلِكَ عَائِشَةُ أُمُّ الْمُؤْمِنِينَ فِيمَنْ كَانَتْ تُحِبُّ أَنْ يَدْخُلَ عَلَيْهَا مِنَ الرِّجَالِ، فَكَانَتْ تَأْمُرُ أُخْتَهَا أُمَّ كُلْثُومٍ بِنْتَ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ، وَبَنَاتِ أُخْتِهَا أَنْ يُرْضِعْنَ مَنْ أَحَبَّتْ أَنْ يَدْخُلَ عَلَيْهَا مِنَ الرِّجَالِ، وَأَبَى سَائِرُ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يَدْخُلَ عَلَيْهِنَّ بِتِلْكَ الرَّضَاعَةِ أَحَدٌ مِنَ النَّاسِ، وَقُلْنَ: «لَا وَاللَّهِ مَا نَرَى الَّذِي أَمَرَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَهْلَةَ بِنْتَ سُهَيْلٍ إِلَّا رُخْصَةً مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي رَضَاعَةِ سَالِمٍ وَحْدَهُ، لَا وَاللَّهِ لَا يَدْخُلُ عَلَيْنَا بِهَذِهِ الرَّضَاعَةِ أَحَدٌ، فَعَلَى هَذَا كَانَ أَزْوَاجُ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي رَضَاعَةِ الْكَبِيرِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, qu'il fut interrogé sur l'allaitement de l'adulte. Il dit : ʿUrwa ibn az-Zubayr m'a informé qu'Abū Ḥudhayfa ibn ʿUtba ibn Rabīʿa, qui était l'un des Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et avait pris part à Badr, avait adopté Sālim, celui que l'on appelle Sālim mawlā d'Abū Ḥudhayfa, comme le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avait adopté Zayd ibn Ḥāritha. Abū Ḥudhayfa maria Sālim, qu'il considérait comme son fils : il le maria à la fille de son frère, Fāṭima bint al-Walīd ibn ʿUtba ibn Rabīʿa, qui était alors du nombre des premières émigrées et comptait parmi les meilleures femmes sans époux de Quraysh. Lorsqu'Allah, béni et exalté soit-Il, révéla dans Son Livre, au sujet de Zayd ibn Ḥāritha, ce qu'Il révéla, en disant : « Appelez-les du nom de leurs pères : cela est plus équitable auprès d'Allah. Et si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion et vos mawālī [alliés] » [33 : 5], chacun de ceux-là fut rattaché à son père ; et celui dont le père n'était pas connu fut rattaché à son mawlā. Sahla bint Suhayl, qui était l'épouse d'Abū Ḥudhayfa et appartenait aux Banū ʿĀmir ibn Luʾayy, vint alors trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, nous considérions Sālim comme un fils ; il entrait chez moi alors que j'étais en tenue d'intérieur [fuḍul], et nous n'avons qu'une seule pièce. Que penses-tu de son cas ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit, à ce qui nous est parvenu : « Allaite-le cinq tétées », et elle lui serait ainsi rendue interdite [au mariage] par son lait. Elle le considérait dès lors comme un fils par l'allaitement. ʿĀʾisha, la mère des croyants, s'appuya sur cela pour les hommes qu'elle souhaitait voir entrer chez elle : elle ordonnait à sa sœur Umm Kulthūm bint Abī Bakr aṣ-Ṣiddīq et aux filles de sa sœur d'allaiter ceux des hommes qu'elle souhaitait voir entrer chez elle. Les autres épouses du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, refusèrent que quiconque entrât chez elles en vertu de cet allaitement. Elles dirent : « Non, par Allah ! Nous ne voyons dans ce que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a ordonné à Sahla bint Suhayl qu'une dispense accordée par le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pour l'allaitement de Sālim seul. Non, par Allah, personne n'entrera chez nous en vertu de cet allaitement. » Telle était la position des épouses du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, au sujet de l'allaitement de l'adulte.

    Fuḍul : selon l'explication que retient Ibn ʿAbd al-Barr, citée par az-Zurqānī, vêtue d'un seul vêtement. Une autre édition du texte porte « فَيَحْرُمُ بِلَبَنِهَا » [et il deviendrait ainsi interdit par son lait] et « وَبَنَاتِ أَخِيهَا » [et aux filles de son frère].

  17. 1336

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّهُ قَالَ: جَاءَ رَجُلٌ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، وَأَنَا مَعَهُ عِنْدَ دَارِ الْقَضَاءِ يَسْأَلُهُ عَنْ رَضَاعَةِ الْكَبِيرِ؟ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ، جَاءَ رَجُلٌ إِلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، فَقَالَ: إِنِّي كَانَتْ لِي وَلِيدَةٌ، وَكُنْتُ أَطَؤُهَا فَعَمَدَتِ امْرَأَتِي إِلَيْهَا فَأَرْضَعَتْهَا، فَدَخَلْتُ عَلَيْهَا، فَقَالَتْ: دُونَكَ، فَقَدْ وَاللَّهِ أَرْضَعْتُهَا، فَقَالَ عُمَرُ: «أَوْجِعْهَا، وَأْتِ جَارِيَتَكَ فَإِنَّمَا الرَّضَاعَةُ رَضَاعَةُ الصِّغَرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qu'il a dit : Un homme vint trouver ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, alors que j'étais avec lui près de la Dār al-Qaḍāʾ, pour l'interroger sur l'allaitement de l'adulte. ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dit : Un homme vint trouver ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb et dit : « J'avais une esclave [walīda] avec laquelle j'avais des rapports. Mon épouse s'en prit à elle et l'allaita. J'entrai auprès d'elle, et elle me dit : "Prends garde ! Par Allah, je l'ai allaitée." » ʿUmar dit : « Fais-la souffrir, et va à ton esclave : l'allaitement n'est que l'allaitement du bas âge. »

    Selon az-Zurqānī, c'est en retournant à son esclave qu'il fera souffrir son épouse ; al-Bājī admet aussi le sens d'une correction.

  18. 1337

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ أَبَا مُوسَى الْأَشْعَرِيَّ فَقَالَ: إِنِّي مَصِصْتُ عَنِ امْرَأَتِي مِنْ ثَدْيِهَا لَبَنًا فَذَهَبَ فِي بَطْنِي، فَقَالَ أَبُو مُوسَى: لَا أُرَاهَا إِلَّا قَدْ حَرُمَتْ عَلَيْكَ، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْعُودٍ: «انْظُرْ مَاذَا تُفْتِي بِهِ الرَّجُلَ»؟ فَقَالَ أَبُو مُوسَى: فَمَا تَقُولُ أَنْتَ؟ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْعُودٍ: «لَا رَضَاعَةَ إِلَّا مَا كَانَ فِي الْحَوْلَيْنِ»، فَقَالَ أَبُو مُوسَى: لَا تَسْأَلُونِي عَنْ شَيْءٍ، مَا كَانَ هَذَا الْحَبْرُ بَيْنَ أَظْهُرِكُمْ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'un homme interrogea Abū Mūsā al-Ashʿarī et dit : « J'ai sucé du lait au sein de mon épouse et il est descendu dans mon ventre. » Abū Mūsā dit : « Je ne pense pas autre chose, sinon qu'elle t'est devenue interdite. » ʿAbd Allāh ibn Masʿūd dit : « Regarde bien quel avis tu donnes à cet homme ! » Abū Mūsā dit : « Et toi, que dis-tu ? » ʿAbd Allāh ibn Masʿūd dit : « Il n'y a d'allaitement que ce qui a lieu pendant les deux [premières] années. » Abū Mūsā dit alors : « Ne m'interrogez sur rien tant que ce grand savant est parmi vous. »

  19. Dispositions diverses rapportées sur l'allaitementبَابُ جَامِعِ مَا جَاءَ فِي الرَّضَاعَةِ
  20. 1338

    وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، وَعَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «يَحْرُمُ مِنَ الرَّضَاعَةِ مَا يَحْرُمُ مِنَ الْوِلَادَةِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après Sulaymān ibn Yasār et d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, la mère des croyants, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Est interdit par l'allaitement ce qui est interdit par la naissance. »

  21. 1339

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ نَوْفَلٍ، أَنَّهُ قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، عَنْ جُدَامَةَ بِنْتِ وَهْبٍ الْأَسَدِيَّةِ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهَا أَنَّهَا سَمِعَتْ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «لَقَدْ هَمَمْتُ أَنْ أَنْهَى عَنِ الْغِيلَةِ حَتَّى ذَكَرْتُ أَنَّ الرُّومَ وَفَارِسَ يَصْنَعُونَ ذَلِكَ فَلَا يَضُرُّ أَوْلَادَهُمْ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «الْغِيلَةُ أَنْ يَمَسَّ الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ وَهِيَ تُرْضِعُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Nawfal, qu'il a dit : ʿUrwa ibn az-Zubayr m'a informé, d'après ʿĀʾisha, la mère des croyants, d'après Judāma bint Wahb al-Asadiyya, qu'elle l'a informée qu'elle a entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « J'avais songé à interdire la ghīla, jusqu'à ce que je me souvienne que les Byzantins et les Perses la pratiquent sans que cela nuise à leurs enfants. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « La ghīla consiste en ce que l'homme ait un rapport avec son épouse alors qu'elle allaite. »

  22. 1340

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَزْمٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: «كَانَ فِيمَا أُنْزِلَ مِنَ الْقُرْآنِ عَشْرُ رَضَعَاتٍ مَعْلُومَاتٍ يُحَرِّمْنَ، ثُمَّ نُسِخْنَ بِخَمْسٍ مَعْلُومَاتٍ، فَتُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ مِمَّا يُقْرَأُ فِي الْقُرْآنِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَلَيْسَ الْعَمَلُ عَلَى هَذَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥazm, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Parmi ce qui avait été révélé du Coran figuraient dix tétées connues qui rendent interdit ; puis elles furent abrogées par cinq [tétées] connues. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, décéda alors que cela faisait partie de ce qui se récitait dans le Coran. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « La pratique n'est pas conforme à cela. »

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