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Échap
الموطأ

al-Muwaṭṭaʾ, Mālik ibn Anas

· IIe s. h.
Avancé

Le Muwaṭṭaʾ de l’imām Mālik ibn Anas (m. 179 h), qu’Allah lui fasse miséricorde, réunit des hadiths du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, des paroles des Compagnons et de ceux qui les ont suivis, la pratique des gens de Médine et les avis de l’imām lui-même, classés par livres et par chapitres de fiqh. Il est donné ici dans la riwāya de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī.

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La prièreكِتَابُ الصَّلَاةِ

  1. Ce qui est rapporté sur l'appel à la prièreبَابُ مَا جَاءَ فِي النِّدَاءِ لِلصَّلَاةِ
  2. 151

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَدْ أَرَادَ أَنْ يَتَّخِذَ خَشَبَتَيْنِ، يُضْرَبُ بِهِمَا لِيُجْمَعَ النَّاسُ لِلصَّلَاةِ، فَأُرِيَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ زَيْدٍ الْأَنْصَارِيُّ ثُمَّ مِنْ بَنِي الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ خَشَبَتَيْنِ فِي النَّوْمِ. فَقَالَ: إِنَّ هَاتَيْنِ لَنَحْوٌ مِمَّا يُرِيدُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقِيلَ: أَلَا تُؤَذِّنُونَ لِلصَّلَاةِ؟ فَأَتَى رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ اسْتَيْقَظَ، فَذَكَرَ لَهُ ذَلِكَ، «فَأَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالْأَذَانِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qui a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avait voulu adopter deux pièces de bois que l'on frapperait [l'une contre l'autre] afin que les gens soient rassemblés pour la prière. ʿAbd Allāh ibn Zayd al-Anṣārī, des Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj, vit alors en songe deux pièces de bois et dit : « Voilà qui ressemble à ce que veut le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » On lui dit [dans son songe] : « N'appelez-vous donc pas à la prière ? » À son réveil, il alla trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et lui rapporta cela. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna alors l'adhān [l'appel à la prière].

    Les deux pièces de bois : selon az-Zurqānī, le nāqūs, longue pièce de bois que l'on frappe avec une plus petite.

  3. 152

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا سَمِعْتُمُ النِّدَاءَ فَقُولُوا مِثْلَ مَا يَقُولُ الْمُؤَذِّنُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAṭāʾ ibn Yazīd al-Laythī, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque vous entendez l'appel, dites la même chose que ce que dit le muezzin. »

  4. 153

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَوْ يَعْلَمُ النَّاسُ مَا فِي النِّدَاءِ وَالصَّفِّ الْأَوَّلِ، ثُمَّ لَمْ يَجِدُوا إِلَّا أَنْ يَسْتَهِمُوا عَلَيْهِ لَاسْتَهَمُوا وَلَوْ يَعْلَمُونَ مَا فِي التَّهْجِيرِ لَاسْتَبَقُوا إِلَيْهِ، وَلَوْ يَعْلَمُونَ مَا فِي الْعَتَمَةِ وَالصُّبْحِ لَأَتَوْهُمَا وَلَوْ حَبْوًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā [affranchi] d'Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Si les gens savaient ce qu'il y a [comme mérite] dans l'appel et dans le premier rang, et qu'ils ne trouvaient d'autre moyen que de les tirer au sort, ils les tireraient au sort. S'ils savaient ce qu'il y a dans le fait de se rendre tôt [à la prière], ils rivaliseraient pour y parvenir. Et s'ils savaient ce qu'il y a dans la [prière de la] ʿatama et dans celle de l'aube, ils y viendraient, fût-ce en rampant. »

    La ʿatama : la prière du ʿishāʾ, dernière prière du soir.

  5. 154

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ الْعَلَاءِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ يَعْقُوبَ، عَنْ أَبِيهِ، وَإِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّهُمَا أَخْبَرَاهُ، أَنَّهُمَا سَمِعَا أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِذَا ثُوِّبَ بِالصَّلَاةِ فَلَا تَأْتُوهَا وَأَنْتُمْ تَسْعَوْنَ، وَأْتُوهَا، وَعَلَيْكُمُ السَّكِينَةُ. فَمَا أَدْرَكْتُمْ فَصَلُّوا، وَمَا فَاتَكُمْ فَأَتِمُّوا. فَإِنَّ أَحَدَكُمْ فِي صَلَاةٍ مَا كَانَ يَعْمِدُ إِلَى صَلَاةٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après al-ʿAlāʾ ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Yaʿqūb, d'après son père et Isḥāq ibn ʿAbd Allāh, qui l'ont tous deux informé qu'ils ont entendu Abū Hurayra dire : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'on annonce la prière [par l'iqāma, le second appel qui en marque le début], n'y venez pas en courant ; venez-y avec sérénité. Ce que vous en atteignez, priez-le, et ce qui vous a échappé, complétez-le. Car l'un de vous est en prière tant qu'il se dirige vers une prière. »

  6. 155

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي صَعْصَعَةَ الْأَنْصَارِيِّ ثُمَّ الْمَازِنِيِّ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ: أَنَّ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ قَالَ لَهُ: إِنِّي أَرَاكَ تُحِبُّ الْغَنَمَ وَالْبَادِيَةَ، فَإِذَا كُنْتَ فِي غَنَمِكَ، أَوْ بَادِيَتِكَ، فَأَذَّنْتَ بِالصَّلَاةِ، فَارْفَعْ صَوْتَكَ بِالنِّدَاءِ، فَإِنَّهُ «لَا يَسْمَعُ مَدَى صَوْتِ الْمُؤَذِّنِ جِنٌّ وَلَا إِنْسٌ، وَلَا شَيْءٌ، إِلَّا شَهِدَ لَهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ» قَالَ أَبُو سَعِيدٍ سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Ṣaʿṣaʿa al-Anṣārī, des Banū Māzin, d'après son père, qui l'a informé qu'Abū Saʿīd al-Khudrī lui a dit : « Je vois que tu aimes les moutons et la campagne. Lorsque tu es parmi tes moutons ou dans ta campagne et que tu appelles à la prière, élève la voix pour l'appel, car nul djinn, nul humain, nulle chose n'entend jusqu'où porte la voix du muezzin sans témoigner pour lui au Jour de la Résurrection. » Abū Saʿīd a dit : « Je l'ai entendu du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. »

  7. 156

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " إِذَا نُودِيَ لِلصَّلَاةِ أَدْبَرَ الشَّيْطَانُ، لَهُ ضُرَاطٌ، حَتَّى لَا يَسْمَعَ النِّدَاءَ، فَإِذَا قُضِيَ النِّدَاءُ، أَقْبَلَ حَتَّى إِذَا ثُوِّبَ بِالصَّلَاةِ أَدْبَرَ حَتَّى إِذَا قُضِيَ التَّثْوِيبُ أَقْبَلَ. حَتَّى يَخْطِرَ بَيْنَ الْمَرْءِ وَنَفْسِهِ، يَقُولُ: اذْكُرْ كَذَا، وَاذْكُرْ كَذَا، لِمَا لَمْ يَكُنْ يَذْكُرُ. حَتَّى يَظَلَّ الرَّجُلُ إِنْ يَدْرِي كَمْ صَلَّى "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsqu'on appelle à la prière, le diable tourne le dos en lâchant des vents, afin de ne pas entendre l'appel. L'appel terminé, il revient. Puis, lorsqu'on annonce la prière [par l'iqāma], il tourne le dos, et cette annonce terminée, il revient, jusqu'à s'insinuer entre l'homme et son âme en disant : "Souviens-toi de ceci, souviens-toi de cela", de choses dont il ne se souvenait pas, si bien que l'homme en vient à ne plus savoir combien il a prié. »

  8. 157

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي حَازِمِ بْنِ دِينَارٍ عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ أَنَّهُ قَالَ: " سَاعَتَانِ تُفْتَحُ لَهُمَا أَبْوَابُ السَّمَاءِ، وَقَلَّ دَاعٍ تُرَدُّ عَلَيْهِ دَعْوَتُهُ: حَضْرَةُ النِّدَاءِ لِلصَّلَاةِ، وَالصَّفُّ فِي سَبِيلِ اللَّهِ " قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنِ النِّدَاءِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ. هَلْ يَكُونُ قَبْلَ أَنْ يَحِلَّ الْوَقْتُ؟ فَقَالَ: «لَا يَكُونُ إِلَّا بَعْدَ أَنْ تَزُولَ الشَّمْسُ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ تَثْنِيَةِ النِّدَاءِ وَالْإِقَامَةِ، وَمَتَى يَجِبُ الْقِيَامُ عَلَى النَّاسِ حِينَ تُقَامُ الصَّلَاةُ؟ فَقَالَ: «لَمْ يَبْلُغْنِي فِي النِّدَاءِ وَالْإِقَامَةِ إِلَّا مَا أَدْرَكْتُ النَّاسَ عَلَيْهِ، فَأَمَّا الْإِقَامَةُ، فَإِنَّهَا لَا تُثَنَّى. وَذَلِكَ الَّذِي لَمْ يَزَلْ عَلَيْهِ أَهْلُ الْعِلْمِ بِبَلَدِنَا. وَأَمَّا قِيَامُ النَّاسِ، حِينَ تُقَامُ الصَّلَاةُ، فَإِنِّي لَمْ أَسْمَعْ فِي ذَلِكَ بِحَدٍّ يُقَامُ لَهُ، إِلَّا أَنِّي أَرَى ذَلِكَ عَلَى قَدْرِ طَاقَةِ النَّاسِ، فَإِنَّ مِنْهُمُ الثَّقِيلَ وَالْخَفِيفَ، وَلَا يَسْتَطِيعُونَ أَنْ يَكُونُوا كَرَجُلٍ وَاحِدٍ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ قَوْمٍ حُضُورٍ أَرَادُوا أَنْ يَجْمَعُوا الْمَكْتُوبَةَ، فَأَرَادُوا أَنْ يُقِيمُوا وَلَا يُؤَذِّنُوا؟ قَالَ مَالِكٌ: «ذَلِكَ مُجْزِئٌ عَنْهُمْ. وَإِنَّمَا يَجِبُ النِّدَاءُ فِي مَسَاجِدِ الْجَمَاعَاتِ الَّتِي تُجْمَعُ فِيهَا الصَّلَاةُ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ تَسْلِيمِ الْمُؤَذِّنِ عَلَى الْإِمَامِ، وَدُعَائِهِ إِيَّاهُ لِلصَّلَاةِ، وَمَنْ أَوَّلُ مَنْ سُلِّمَ عَلَيْهِ؟ فَقَالَ: «لَمْ يَبْلُغْنِي أَنَّ التَّسْلِيمَ كَانَ فِي الزَّمَانِ الْأَوَّلِ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ مُؤَذِّنٍ أَذَّنَ لِقَوْمٍ، ثُمَّ انْتَظَرَ هَلْ يَأْتِيهِ أَحَدٌ؟ فَلَمْ يَأْتِهِ أَحَدٌ، فَأَقَامَ الصَّلَاةَ، وَصَلَّى وَحْدَهُ، ثُمَّ جَاءَ النَّاسُ بَعْدَ أَنْ فَرَغَ، أَيُعِيدُ الصَّلَاةَ مَعَهُمْ؟ فَقَالَ: «لَا يُعِيدُ الصَّلَاةَ. وَمَنْ جَاءَ بَعْدَ انْصِرَافِهِ، فَلْيُصَلِّ لِنَفْسِهِ وَحْدَهُ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ مُؤَذِّنٍ أَذَّنَ لِقَوْمٍ، ثُمَّ تَنَفَّلَ، فَأَرَادُوا أَنْ يُصَلُّوا بِإِقَامَةِ غَيْرِهِ؟ فَقَالَ: «لَا بَأْسَ بِذَلِكَ. إِقَامَتُهُ وَإِقَامَةُ غَيْرِهِ سَوَاءٌ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «لَمْ تَزَلِ الصُّبْحُ يُنَادَى لَهَا قَبْلَ الْفَجْرِ. فَأَمَّا غَيْرُهَا مِنَ الصَّلَوَاتِ، فَإِنَّا لَمْ نَرَهَا يُنَادَى لَهَا، إِلَّا بَعْدَ أَنْ يَحِلَّ وَقْتُهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Ḥāzim ibn Dīnār, d'après Sahl ibn Saʿd as-Sāʿidī, qui a dit : « Il est deux moments pour lesquels les portes du ciel sont ouvertes, et rare est alors l'invocateur dont l'invocation est repoussée : le moment de l'appel à la prière, et le rang [de bataille] dans le sentier d'Allah. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur l'appel du vendredi : peut-il avoir lieu avant l'entrée du temps ? Il dit : « Il n'a lieu qu'après que le soleil a décliné. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur le fait de doubler [les formules de] l'appel et de l'iqāma, et sur le moment où les gens doivent se lever lorsqu'on annonce la prière. Il dit : « Il ne m'est rien parvenu, au sujet de l'appel et de l'iqāma, que ce sur quoi j'ai trouvé les gens. Quant à l'iqāma, elle ne se double pas : c'est ce à quoi les gens de science de notre cité n'ont cessé de se tenir. Quant au fait que les gens se lèvent lorsqu'on annonce la prière, je n'ai entendu à ce sujet aucune limite à laquelle on se lèverait ; je suis seulement d'avis que cela dépend de la capacité des gens, car il y a parmi eux le lourd et le léger, et ils ne peuvent être comme un seul homme. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur des gens présents [non voyageurs] qui veulent accomplir en commun la prière prescrite et veulent faire l'iqāma sans faire l'adhān. Mālik dit : « Cela leur suffit. L'appel n'est requis que dans les mosquées des communautés où l'on se rassemble pour la prière. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur le salut que le muezzin adresse à l'imam et sur le fait qu'il l'invite à la prière : qui fut le premier à être ainsi salué ? Il dit : « Il ne m'est pas parvenu que ce salut ait existé aux premiers temps. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un muezzin qui a fait l'appel pour des gens, puis a attendu de voir si quelqu'un viendrait ; personne n'étant venu, il a fait l'iqāma et a prié seul ; puis les gens sont arrivés après qu'il eut terminé : recommence-t-il la prière avec eux ? Il dit : « Il ne recommence pas la prière. Et que celui qui arrive après qu'il a terminé prie pour lui-même, seul. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un muezzin qui a fait l'appel pour des gens, puis a accompli une prière surérogatoire, et ceux-ci ont voulu prier avec l'iqāma d'un autre que lui. Il dit : « Il n'y a pas de mal à cela. Son iqāma et celle d'un autre sont équivalentes. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « On n'a cessé de faire l'appel pour [la prière de] l'aube avant l'apparition de l'aube. Quant aux autres prières, nous n'avons vu faire l'appel pour elles qu'après l'entrée de leur temps. »

  9. 158

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ الْمُؤَذِّنَ جَاءَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ يُؤْذِنُهُ لِصَلَاةِ الصُّبْحِ، فَوَجَدَهُ نَائِمًا. فَقَالَ: «الصَّلَاةُ خَيْرٌ مِنَ النَّوْمِ، فَأَمَرَهُ عُمَرُ يَجْعَلُهَا فِي نِدَاءِ الصُّبْحِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le muezzin vint trouver ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb pour l'avertir de la prière de l'aube et le trouva endormi. Il dit : « La prière est meilleure que le sommeil. » ʿUmar lui ordonna alors de placer cette formule dans l'appel de l'aube.

  10. 159

    وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ قَالَ: «مَا أَعْرِفُ شَيْئًا مِمَّا أَدْرَكْتُ عَلَيْهِ النَّاسَ، إِلَّا النِّدَاءَ بِالصَّلَاةِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, d'après son père, qui a dit : « Je ne reconnais plus rien de ce sur quoi j'ai trouvé les gens, si ce n'est l'appel à la prière. »

    Les gens : les Compagnons, selon az-Zurqānī, qui explique que seul l'appel était resté sans changement.

  11. 160

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «سَمِعَ الْإِقَامَةَ وَهُوَ بِالْبَقِيعِ فَأَسْرَعَ الْمَشْيَ إِلَى الْمَسْجِدِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar entendit l'iqāma alors qu'il se trouvait au Baqīʿ, et il pressa le pas vers la mosquée.

  12. L'appel en voyage et sans wuḍūʾ [ablutions mineures]بَابُ النِّدَاءِ فِي السَّفَرِ وَعَلَى غَيْرِ وُضُوءٍ
  13. 161

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ أَذَّنَ بِالصَّلَاةِ فِي لَيْلَةٍ ذَاتِ بَرْدٍ وَرِيحٍ، فَقَالَ: أَلَا صَلُّوا فِي الرِّحَالِ، ثُمَّ قَالَ: إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَأْمُرُ الْمُؤَذِّنَ، إِذَا كَانَتْ لَيْلَةٌ بَارِدَةٌ ذَاتُ مَطَرٍ يَقُولُ: «أَلَا صَلُّوا فِي الرِّحَالِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar fit l'appel à la prière par une nuit de froid et de vent, et dit : « Priez donc dans vos demeures ! » Puis il dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonnait au muezzin, lorsque la nuit était froide et pluvieuse, de dire : "Priez donc dans vos demeures !" »

  14. 162

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ لَا يَزِيدُ عَلَى الْإِقَامَةِ فِي السَّفَرِ إِلَّا فِي الصُّبْحِ فَإِنَّهُ كَانَ يُنَادِي فِيهَا، وَيُقِيمُ. وَكَانَ يَقُولُ: «إِنَّمَا الْأَذَانُ لِلْإِمَامِ الَّذِي يَجْتَمِعُ إِلَيْهِ النَّاسُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, en voyage, ne faisait rien de plus que l'iqāma, sauf pour [la prière de] l'aube : il y faisait l'appel et l'iqāma. Il disait : « L'adhān n'est que pour l'imam auprès de qui les gens se rassemblent. »

  15. 163

    وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ أَبَاهُ قَالَ لَهُ: «إِذَا كُنْتَ فِي سَفَرٍ، فَإِنْ شِئْتَ أَنْ تُؤَذِّنَ وَتُقِيمَ فَعَلْتَ، وَإِنْ شِئْتَ فَأَقِمْ وَلَا تُؤَذِّنْ» قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «لَا بَأْسَ أَنْ يُؤَذِّنَ الرَّجُلُ وَهُوَ رَاكِبٌ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père lui a dit : « Lorsque tu es en voyage, si tu veux faire l'adhān et l'iqāma, fais-le ; et si tu veux, fais l'iqāma sans faire l'adhān. » Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire : « Il n'y a pas de mal à ce que l'homme fasse l'appel alors qu'il est sur sa monture. »

  16. 164

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ صَلَّى بِأَرْضٍ فَلَاةٍ صَلَّى عَنْ يَمِينِهِ مَلَكٌ، وَعَنْ شِمَالِهِ مَلَكٌ، فَإِنْ أَذَّنَ وَأَقَامَ الصَّلَاةَ أَوْ أَقَامَ، صَلَّى وَرَاءَهُ مِنَ الْمَلَائِكَةِ أَمْثَالُ الْجِبَالِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyab, qui disait : « Quiconque prie dans une terre déserte, un ange prie à sa droite et un ange à sa gauche. Et s'il fait l'adhān et l'iqāma, ou l'iqāma [seule], prient derrière lui des anges pareils à des montagnes. »

  17. Le moment du repas d'avant l'aube par rapport à l'appelبَابُ قَدْرِ السُّحُورِ مِنَ النِّدَاءِ
  18. 165

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّ بِلَالًا يُنَادِي بِلَيْلٍ فَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّى يُنَادِيَ ابْنُ أُمِّ مَكْتُومٍ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Bilāl fait l'appel alors qu'il fait encore nuit ; mangez et buvez donc jusqu'à ce qu'Ibn Umm Maktūm fasse l'appel. »

  19. 166

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّ بِلَالًا يُنَادِي بِلَيْلٍ، فَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّى يُنَادِيَ ابْنُ أُمِّ مَكْتُومٍ»، قَالَ: وَكَانَ ابْنُ أُمِّ مَكْتُومٍ رَجُلًا أَعْمَى، لَا يُنَادِي حَتَّى يُقَالَ لَهُ: أَصْبَحْتَ. أَصْبَحْتَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Bilāl fait l'appel alors qu'il fait encore nuit ; mangez et buvez donc jusqu'à ce qu'Ibn Umm Maktūm fasse l'appel. » Il a dit : Ibn Umm Maktūm était un homme aveugle, qui ne faisait l'appel que lorsqu'on lui disait : « Le matin est là, le matin est là. »

  20. L'ouverture de la prièreبَابُ افْتِتَاحِ الصَّلَاةِ
  21. 167

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ: إِذَا افْتَتَحَ الصَّلَاةَ، رَفَعَ يَدَيْهِ حَذْوَ مَنْكِبَيْهِ، وَإِذَا رَفَعَ رَأْسَهُ مِنَ الرُّكُوعِ، رَفَعَهُمَا كَذَلِكَ أَيْضًا، وَقَالَ: «سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ» وَكَانَ لَا يَفْعَلُ ذَلِكَ فِي السُّجُودِ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il ouvrait la prière, levait les mains à hauteur des épaules ; lorsqu'il relevait la tête de l'inclinaison [rukūʿ], il les levait de même et disait : « Allah entend celui qui Le loue. Notre Seigneur, et à Toi la louange. » Et il ne faisait pas cela dans la prosternation [sujūd].

  22. 168

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، أَنَّهُ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُكَبِّرُ فِي الصَّلَاةِ كُلَّمَا خَفَضَ وَرَفَعَ، فَلَمْ تَزَلْ تِلْكَ صَلَاتَهُ حَتَّى لَقِيَ اللَّهَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAlī ibn Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, qui a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prononçait le takbīr [« Allāhu akbar »] dans la prière chaque fois qu'il s'abaissait et se relevait, et telle demeura sa prière jusqu'à ce qu'il rencontrât Allah.

  23. 169

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَرْفَعُ يَدَيْهِ فِي الصَّلَاةِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Sulaymān ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, levait les mains dans la prière.

  24. 170

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ كَانَ يُصَلِّي لَهُمْ فَيُكَبِّرُ كُلَّمَا خَفَضَ وَرَفَعَ، فَإِذَا انْصَرَفَ، قَالَ: وَاللَّهِ إِنِّي لَأَشْبَهُكُمْ بِصَلَاةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, qu'Abū Hurayra dirigeait pour eux la prière et prononçait le takbīr chaque fois qu'il s'abaissait et se relevait. Lorsqu'il avait terminé, il disait : « Par Allah, je suis bien celui d'entre vous dont la prière ressemble le plus à celle du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. »

  25. 171

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ " يُكَبِّرُ فِي الصَّلَاةِ كُلَّمَا خَفَضَ وَرَفَعَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar prononçait le takbīr dans la prière chaque fois qu'il s'abaissait et se relevait.

  26. 172

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا افْتَتَحَ الصَّلَاةَ، رَفَعَ يَدَيْهِ حَذْوَ مَنْكِبَيْهِ. وَإِذَا رَفَعَ مِنَ الرُّكُوعِ، رَفَعَهُمَا دُونَ ذَلِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il ouvrait la prière, levait les mains à hauteur des épaules, et lorsqu'il se relevait de l'inclinaison, il les levait moins haut.

  27. 173

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي نُعَيْمٍ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّهُ كَانَ يُعَلِّمُهُمُ التَّكْبِيرَ فِي الصَّلَاةِ، قَالَ: فَكَانَ «يَأْمُرُنَا أَنْ نُكَبِّرَ كُلَّمَا خَفَضْنَا وَرَفَعْنَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Nuʿaym Wahb ibn Kaysān, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, qu'il leur enseignait le takbīr dans la prière. Il a dit : « Il nous ordonnait de prononcer le takbīr chaque fois que nous nous abaissions et nous relevions. »

  28. 174

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «إِذَا أَدْرَكَ الرَّجُلُ الرَّكْعَةَ فَكَبَّرَ تَكْبِيرَةً وَاحِدَةً، أَجْزَأَتْ عَنْهُ تِلْكَ التَّكْبِيرَةُ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ إِذَا نَوَى بِتِلْكَ التَّكْبِيرَةِ افْتِتَاحَ الصَّلَاةِ» قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ دَخَلَ مَعَ الْإِمَامِ، فَنَسِيَ تَكْبِيرَةَ الِافْتِتَاحِ، وَتَكْبِيرَةَ الرُّكُوعِ، حَتَّى صَلَّى رَكْعَةً. ثُمَّ ذَكَرَ أَنَّهُ لَمْ يَكُنْ كَبَّرَ تَكْبِيرَةَ الِافْتِتَاحِ، وَلَا عِنْدَ الرُّكُوعِ. وَكَبَّرَ فِي الرَّكْعَةِ الثَّانِيَةِ؟ قَالَ: «يَبْتَدِئُ صَلَاتَهُ أَحَبُّ إِلَيَّ، وَلَوْ سَهَا مَعَ الْإِمَامِ عَنْ تَكْبِيرَةِ الِافْتِتَاحِ، وَكَبَّرَ فِي الرُّكُوعِ الْأَوَّلِ، رَأَيْتُ ذَلِكَ مُجْزِيًا عَنْهُ، إِذَا نَوَى بِهَا تَكْبِيرَةَ الِافْتِتَاحِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ، فِي الَّذِي يُصَلِّي لِنَفْسِهِ فَيَنْسَى تَكْبِيرَةَ الِافْتِتَاحِ: «إِنَّهُ يَسْتَأْنِفُ صَلَاتَهُ» وقَالَ مَالِكٌ، فِي الْإِمَامِ يَنْسَى تَكْبِيرَةَ الِافْتِتَاحِ حَتَّى يَفْرُغَ مِنْ صَلَاتِهِ، قَالَ: «أَرَى أَنْ يُعِيدَ، وَيُعِيدُ مَنْ كَانَ خَلْفَهُ الصَّلَاةَ. وَإِنْ كَانَ مَنْ خَلْفَهُ قَدْ كَبَّرُوا فَإِنَّهُمْ يُعِيدُونَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, qui disait : « Lorsqu'un homme atteint la rakʿa [unité de prière, ici avec l'imam] et prononce un seul takbīr, ce takbīr lui suffit. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Cela vaut s'il a eu l'intention, par ce takbīr, d'ouvrir la prière. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur un homme qui est entré [en prière] avec l'imam et a oublié le takbīr d'ouverture et le takbīr de l'inclinaison jusqu'à avoir prié une rakʿa, puis s'est souvenu qu'il n'avait prononcé ni le takbīr d'ouverture ni celui de l'inclinaison, et a prononcé le takbīr dans la seconde rakʿa. Il dit : « Qu'il recommence sa prière me plaît davantage. Et s'il a omis par inadvertance, avec l'imam, le takbīr d'ouverture, mais a prononcé le takbīr lors de la première inclinaison, je suis d'avis que cela lui suffit, s'il a eu par lui l'intention du takbīr d'ouverture. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet de celui qui prie pour lui-même et oublie le takbīr d'ouverture : « Il reprend sa prière depuis le début. » Mālik a dit, au sujet de l'imam qui oublie le takbīr d'ouverture jusqu'à avoir terminé sa prière : « Je suis d'avis qu'il recommence, et que ceux qui étaient derrière lui recommencent la prière. Même si ceux qui étaient derrière lui ont prononcé le takbīr, ils recommencent. »

    « Me plaît davantage » : Mālik emploie ici l'expression au sens de l'obligation, selon Ibn ʿAbd al-Barr cité par az-Zurqānī.

  29. La récitation dans le maghrib [prière du coucher du soleil] et le ʿishāʾ [prière de la nuit]بَابُ الْقِرَاءَةِ فِي الْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ
  30. 175

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «قَرَأَ بِالطُّورِ فِي الْمَغْرِبِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭʿim, d'après son père, qui a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, réciter [la sourate] aṭ-Ṭūr dans le maghrib. »

  31. 176

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ أُمَّ الْفَضْلِ بِنْتَ الْحَارِثِ سَمِعَتْهُ وَهُوَ يَقْرَأُ {وَالْمُرْسَلَاتِ عُرْفًا} [المرسلات: 1] فَقَالَتْ لَهُ: يَا بُنَيَّ «لَقَدْ ذَكَّرْتَنِي بِقِرَاءَتِكَ هَذِهِ السُّورَةَ، إِنَّهَا لَآخِرُ مَا سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقْرَأُ بِهَا فِي الْمَغْرِبِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu'Umm al-Faḍl bint al-Ḥārith l'entendit réciter « Par celles qu'on envoie en rafales » [77 : 1] et lui dit : « Ô mon fils, tu m'as fait souvenir, par ta récitation de cette sourate, qu'elle est la dernière que j'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, réciter dans le maghrib. »

  32. 177

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي عُبَيْدٍ مَوْلَى سُلَيْمَانَ بْنِ عَبْدِ الْمَلِكِ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ نُسَيٍّ، عَنْ قَيْسِ بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ الصُّنَابِحِيِّ أَنَّهُ قَالَ: قَدِمْتُ الْمَدِينَةَ فِي خِلَافَةِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ فَصَلَّيْتُ وَرَاءَهُ الْمَغْرِبَ " فَقَرَأَ فِي الرَّكْعَتَيْنِ الْأُولَيَيْنِ بِأُمِّ الْقُرْآنِ، وَسُورَةٍ: سُورَةٍ مِنْ قِصَارِ الْمُفَصَّلِ، ثُمَّ قَامَ فِي الثَّالِثَةِ، فَدَنَوْتُ مِنْهُ حَتَّى إِنَّ ثِيَابِي لَتَكَادُ أَنْ تَمَسَّ ثِيَابَهُ. فَسَمِعْتُهُ قَرَأَ بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَبِهَذِهِ الْآيَةِ {رَبَّنَا لَا تُزِغْ قُلُوبَنَا بَعْدَ إِذْ هَدَيْتَنَا، وَهَبْ لَنَا مِنْ لَدُنْكَ رَحْمَةً إِنَّكَ أَنْتَ الْوَهَّابُ} [آل عمران: 8] "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū ʿUbayd, mawlā de Sulaymān ibn ʿAbd al-Malik, d'après ʿAbbād ibn Nusayy, d'après Qays ibn al-Ḥārith, d'après Abū ʿAbd Allāh aṣ-Ṣunābiḥī, qui a dit : « Je suis arrivé à Médine sous le califat d'Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq et j'ai prié le maghrib derrière lui. Il récita, dans les deux premières rakʿa, la Mère du Coran [al-Fātiḥa] et une sourate à chaque fois, parmi les sourates courtes du mufaṣṣal [la dernière partie du Coran, aux sourates brèves]. Puis il se leva pour la troisième ; je m'approchai de lui au point que mes vêtements touchaient presque les siens, et je l'entendis réciter la Mère du Coran et ce verset : "Notre Seigneur, ne fais pas dévier nos cœurs après nous avoir guidés, et accorde-nous de Ta part une miséricorde. C'est Toi le Grand Donateur." [3 : 8] »

    Une autre édition du texte porte « ʿUbāda ibn Nusayy ».

  33. 178

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا صَلَّى وَحْدَهُ، يَقْرَأُ فِي الْأَرْبَعِ جَمِيعًا. فِي كُلِّ رَكْعَةٍ، بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَسُورَةٍ مِنَ الْقُرْآنِ. وَكَانَ يَقْرَأُ أَحْيَانًا بِالسُّورَتَيْنِ وَالثَّلَاثِ فِي الرَّكْعَةِ الْوَاحِدَةِ، مِنْ صَلَاةِ الْفَرِيضَةِ. وَيَقْرَأُ فِي الرَّكْعَتَيْنِ، مِنَ الْمَغْرِبِ كَذَلِكَ بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَسُورَةٍ سُورَةٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il priait seul, récitait dans les quatre [rakʿa], dans chacune d'elles, la Mère du Coran et une sourate du Coran. Il lui arrivait de réciter deux ou trois sourates dans une seule rakʿa de la prière obligatoire. Et il récitait de même, dans les deux [premières] rakʿa du maghrib, la Mère du Coran et une sourate à chaque fois.

  34. 179

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ ثَابِتٍ الْأَنْصَارِيِّ عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ أَنَّهُ قَالَ: «صَلَّيْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْعِشَاءَ، فَقَرَأَ فِيهَا بِالتِّينِ وَالزَّيْتُونِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAdī ibn Thābit al-Anṣārī, d'après al-Barāʾ ibn ʿĀzib, qui a dit : « J'ai prié le ʿishāʾ avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et il y récita [la sourate] "Par le figuier et l'olivier". »

  35. La pratique dans la récitationبَابُ الْعَمَلِ فِي الْقِرَاءَةِ
  36. 180

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ حُنَيْنٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «نَهَى عَنْ لُبْسِ الْقَسِّيِّ، وَعَنْ تَخَتُّمِ الذَّهَبِ، وَعَنْ قِرَاءَةِ الْقُرْآنِ فِي الرُّكُوعِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Ibrāhīm ibn ʿAbd Allāh ibn Ḥunayn, d'après son père, d'après ʿAlī ibn Abī Ṭālib, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a interdit de porter le qassī, de porter une bague d'or et de réciter le Coran dans l'inclinaison.

    Le qassī : étoffe rayée de soie, fabriquée à al-Qass, en Égypte (az-Zurqānī).

  37. 181

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ التَّمَّارِ، عَنِ الْبَيَاضِيِّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَرَجَ عَلَى النَّاسِ وَهُمْ يُصَلُّونَ. وَقَدْ عَلَتْ أَصْوَاتُهُمْ بِالْقِرَاءَةِ، فَقَالَ: «إِنَّ الْمُصَلِّيَ يُنَاجِي رَبَّهُ، فَلْيَنْظُرْ بِمَا يُنَاجِيهِ بِهِ، وَلَا يَجْهَرْ بَعْضُكُمْ عَلَى بَعْضٍ بِالْقُرْآنِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī, d'après Abū Ḥāzim at-Tammār, d'après al-Bayāḍī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit vers les gens alors qu'ils priaient et que leurs voix s'étaient élevées dans la récitation. Il dit : « Celui qui prie s'entretient en confidence avec son Seigneur ; qu'il considère donc ce dont il L'entretient. Et ne haussez pas la voix les uns au-dessus des autres en récitant le Coran. »

  38. 182

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ أَنَّهُ قَالَ: قُمْتُ وَرَاءَ أَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ وَعُثْمَانَ فَكُلُّهُمْ كَانَ «لَا يَقْرَأُ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ إِذَا افْتَتَحُوا الصَّلَاةَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḥumayd aṭ-Ṭawīl, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit : « Je me suis tenu [en prière] derrière Abū Bakr, ʿUmar et ʿUthmān : aucun d'eux ne récitait "Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux" lorsqu'ils ouvraient la prière. »

  39. 183

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ قَالَ: كُنَّا «نَسْمَعُ قِرَاءَةَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ عِنْدَ دَارِ أَبِي جَهْمٍ بِالْبَلَاطِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, d'après son père, qui a dit : « Nous entendions la récitation de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb auprès de la maison d'Abū Jahm, à al-Balāṭ. »

    Al-Balāṭ : lieu de Médine, entre la mosquée et le marché, qui était dallé (az-Zurqānī).

  40. 184

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا فَاتَهُ شَيْءٌ مِنَ الصَّلَاةِ مَعَ الْإِمَامِ، فِيمَا جَهَرَ بِهِ الْإِمَامُ بِالْقِرَاءَةِ» أَنَّهُ إِذَا سَلَّمَ الْإِمَامُ، قَامَ عَبْدُ اللَّهِ «فَقَرَأَ لِنَفْسِهِ فِيمَا يَقْضِي، وَجَهَرَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'une partie de la prière lui avait échappé avec l'imam, là où l'imam récite à voix haute, se levait une fois que l'imam avait salué, récitait pour lui-même dans ce qu'il rattrapait, et le faisait à voix haute.

  41. 185

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ رُومَانَ أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ «أًُصَلِّي إِلَى جَانِبِ نَافِعِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ فَيَغْمِزُنِي فَأَفْتَحُ عَلَيْهِ وَنَحْنُ نُصَلِّي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn Rūmān, qui a dit : « Je priais à côté de Nāfiʿ ibn Jubayr ibn Muṭʿim ; il me faisait signe et je lui soufflais [le verset], alors que nous étions en prière. »

  42. La récitation dans la prière de l'aubeبَابُ الْقِرَاءَةِ فِي الصُّبْحِ
  43. 186

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ «صَلَّى الصُّبْحَ فَقَرَأَ فِيهَا بِسُورَةِ الْبَقَرَةِ، فِي الرَّكْعَتَيْنِ كِلْتَيْهِمَا»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq pria [la prière de] l'aube et y récita la sourate al-Baqara, dans l'une et l'autre rakʿa.

  44. 187

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ يَقُولُ: صَلَّيْنَا وَرَاءَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ الصُّبْحَ. «فَقَرَأَ فِيهَا بِسُورَةِ يُوسُفَ وَسُورَةِ الْحَجِّ»، قِرَاءَةً بَطِيئَةً، فَقُلْتُ: وَاللَّهِ، إِذًا، لَقَدْ كَانَ يَقُومُ حِينَ يَطْلُعُ الْفَجْرُ. قَالَ: أَجَلْ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il a entendu ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir ibn Rabīʿa dire : « Nous avons prié l'aube derrière ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb ; il y récita la sourate Yūsuf et la sourate al-Ḥajj, d'une récitation lente. » Je dis : « Par Allah, il se levait donc [pour prier] dès l'apparition de l'aube. » Il dit : « Oui. »

  45. 188

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، وَرَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، أَنَّ الْفُرَافِصَةَ بْنَ عُمَيْرٍ الْحَنَفِيَّ قَالَ: «مَا أَخَذْتُ سُورَةَ يُوسُفَ إِلَّا مِنْ قِرَاءَةِ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ إِيَّاهَا فِي الصُّبْحِ»، مِنْ كَثْرَةِ مَا كَانَ يُرَدِّدُهَا

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd et Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, qu'al-Furāfiṣa ibn ʿUmayr al-Ḥanafī a dit : « Je n'ai appris la sourate Yūsuf que de la récitation qu'en faisait ʿUthmān ibn ʿAffān dans la prière de l'aube », tant il la répétait.

  46. 189

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَقْرَأُ فِي الصُّبْحِ، فِي السَّفَرِ، بِالْعَشْرِ السُّوَرِ الْأُوَلِ مِنَ الْمُفَصَّلِ». فِي كُلِّ رَكْعَةٍ، بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَسُورَةٍ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar récitait dans la prière de l'aube, en voyage, parmi les dix premières sourates du mufaṣṣal : dans chaque rakʿa, la Mère du Coran et une sourate.

  47. Ce qui est rapporté sur la Mère du Coranبَابُ مَا جَاءَ فِي أُمِّ الْقُرْآنِ
  48. 190

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ الْعَلَاءِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ يَعْقُوبَ، أَنَّ أَبَا سَعِيدٍ، مَوْلَى عَامِرِ بْنِ كُرَيْزٍ، أَخْبَرَهُ: أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَادَى أُبَيَّ بْنَ كَعْبٍ وَهُوَ يُصَلِّي، فَلَمَّا فَرَغَ مِنْ صَلَاتِهِ لَحِقَهُ، فَوَضَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَدَهُ عَلَى يَدِهِ. وَهُوَ يُرِيدُ أَنْ يَخْرُجَ مِنْ بَابِ الْمَسْجِدِ. فَقَالَ: «إِنِّي لَأَرْجُو أَنْ لَا تَخْرُجَ مِنَ الْمَسْجِدِ حَتَّى تَعْلَمَ سُورَةً، مَا أَنْزَلَ فِي التَّوْرَاةِ، وَلَا فِي الْإِنْجِيلِ، وَلَا فِي الْقُرْآنِ مِثْلَهَا»، فَقَالَ أُبَيٌّ فَجَعَلْتُ أُبْطِئُ فِي الْمَشْيِ رَجَاءَ ذَلِكَ. ثُمَّ قُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ السُّورَةَ الَّتِي وَعَدْتَنِي، قَالَ: «كَيْفَ تَقْرَأُ إِذَا افْتَتَحْتَ الصَّلَاةَ؟» قَالَ فَقَرَأْتُ عَلَيْهِ {الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ} [الفاتحة: 2]، حَتَّى أَتَيْتُ عَلَى آخِرِهَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «هِيَ هَذِهِ السُّورَةُ وَهِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنُ الْعَظِيمُ الَّذِي أُعْطِيتُ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après al-ʿAlāʾ ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Yaʿqūb, qu'Abū Saʿīd, mawlā de ʿĀmir ibn Kurayz, l'a informé que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, appela Ubayy ibn Kaʿb alors que celui-ci priait. Lorsqu'il eut terminé sa prière, il le rejoignit. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, posa sa main sur la sienne, alors qu'il s'apprêtait à sortir par la porte de la mosquée, et dit : « J'espère que tu ne sortiras pas de la mosquée avant de connaître une sourate telle qu'il n'en a été révélé de semblable ni dans la Torah, ni dans l'Évangile, ni dans le Coran. » Ubayy a dit : Je me mis à ralentir le pas dans cet espoir, puis je dis : « Ô Messager d'Allah, la sourate que tu m'as promise ! » Il dit : « Comment récites-tu lorsque tu ouvres la prière ? » Je lui récitai : « Louange à Allah, Seigneur des mondes » [1 : 2], jusqu'à en atteindre la fin. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « C'est cette sourate. Elle est les sept [versets] répétés et le Coran sublime qui m'a été donné. »

  49. 191

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ يَقُولُ: «مَنْ صَلَّى رَكْعَةً لَمْ يَقْرَأْ فِيهَا بِأُمِّ الْقُرْآنِ، فَلَمْ يُصَلِّ إِلَّا وَرَاءَ إِمَامٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Wahb ibn Kaysān, qu'il a entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh dire : « Quiconque accomplit une rakʿa sans y réciter la Mère du Coran n'a pas prié, sauf derrière un imam. »

  50. La récitation derrière l'imam là où l'on ne récite pas à voix hauteبَابُ الْقِرَاءَةِ خَلْفَ الْإِمَامِ فِيمَا لَا يُجْهَرُ فِيهِ بِالْقِرَاءَةِ
  51. 192

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ الْعَلَاءِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ يَعْقُوبَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا السَّائِبِ، مَوْلَى هِشَامِ بْنِ زُهْرَةَ، يَقُولُ: سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «مَنْ صَلَّى صَلَاةً لَمْ يَقْرَأْ فِيهَا بِأُمِّ الْقُرْآنِ فَهِيَ خِدَاجٌ هِيَ خِدَاجٌ هِيَ خِدَاجٌ غَيْرُ تَمَامٍ»، قَالَ، قُلْتُ: يَا أَبَا هُرَيْرَةَ إِنِّي أَحْيَانًا أَكُونُ وَرَاءَ الْإِمَامِ. قَالَ: فَغَمَزَ ذِرَاعِي، ثُمَّ قَالَ: اقْرَأْ بِهَا فِي نَفْسِكَ يَا فَارِسِيُّ فَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: قَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: "قَسَمْتُ الصَّلَاةَ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي نِصْفَيْنِ، فَنِصْفُهَا لِي وَنِصْفُهَا لِعَبْدِي، وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: اقْرَءُوا يَقُولُ الْعَبْدُ: {الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ} [الفاتحة: 2]، يَقُولُ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: حَمِدَنِي عَبْدِي. يَقُولُ الْعَبْدُ: {الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ} [الفاتحة: 1]. يَقُولُ اللَّهُ: أَثْنَى عَلَيَّ عَبْدِي، يَقُولُ الْعَبْدُ: {مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ} يَقُولُ اللَّهُ: مَجَّدَنِي عَبْدِي، يَقُولُ الْعَبْدُ: {إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ} [الفاتحة: 5]، فَهَذِهِ الْآيَةُ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ، يَقُولُ الْعَبْدُ: {اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ} [الفاتحة: 7]، فَهَؤُلَاءِ لِعَبْدِي وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ"

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après al-ʿAlāʾ ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Yaʿqūb, qu'il a entendu Abū as-Sāʾib, mawlā de Hishām ibn Zuhra, dire : J'ai entendu Abū Hurayra dire : J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Quiconque accomplit une prière sans y réciter la Mère du Coran, celle-ci est déficiente, elle est déficiente, elle est déficiente, inachevée. » Je dis : « Ô Abū Hurayra, il m'arrive d'être derrière l'imam. » Il me pressa le bras, puis dit : « Récite-la en toi-même, ô Persan, car j'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : Allah, Béni et Exalté, a dit : "J'ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux moitiés : une moitié est pour Moi, l'autre pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé." Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : "Récitez. Le serviteur dit : Louange à Allah, Seigneur des mondes [1 : 2]. Allah, Béni et Exalté, dit : Mon serviteur M'a loué. Le serviteur dit : Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux [1 : 3]. Allah dit : Mon serviteur M'a adressé des éloges. Le serviteur dit : Souverain du Jour de la Rétribution [1 : 4]. Allah dit : Mon serviteur M'a glorifié. Le serviteur dit : C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons le secours [1 : 5]. Ce verset est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé. Le serviteur dit : Guide-nous sur le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non de ceux qui ont encouru la colère, ni des égarés [1 : 6-7]. Ces [versets]-là sont pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé." »

  52. 193

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أبِيهِ أَنَّهُ كَانَ «يَقْرَأُ خَلْفَ الْإِمَامِ، فِيمَا لَا يَجْهَرُ فِيهِ الْإِمَامُ بِالْقِرَاءَةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il récitait derrière l'imam là où l'imam ne récite pas à voix haute.

  53. 194

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، وَعَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ كَانَ «يَقْرَأُ خَلْفَ الْإِمَامِ فِيمَا لَا يَجْهَرُ فِيهِ الْإِمَامُ بِالْقِرَاءَةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd et d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, qu'al-Qāsim ibn Muḥammad récitait derrière l'imam là où l'imam ne récite pas à voix haute.

  54. 195

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ رُومَانَ أَنَّ نَافِعَ بْنَ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ كَانَ «يَقْرَأُ خَلْفَ الْإِمَامِ فِيمَا لَا يَجْهَرُ فِيهِ الْإِمَامِ بِالْقِرَاءَةِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn Rūmān, que Nāfiʿ ibn Jubayr ibn Muṭʿim récitait derrière l'imam là où celui-ci ne récite pas à voix haute. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »

  55. Ne pas réciter derrière l'imam là où il récite à voix hauteبَابُ تَرْكِ الْقِرَاءَةِ خَلْفَ الْإِمَامِ فِيمَا جَهَرَ فِيهِ
  56. 196

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ إِذَا سُئِلَ: هَلْ يَقْرَأُ أَحَدٌ خَلْفَ الْإِمَامِ؟ قَالَ: «إِذَا صَلَّى أَحَدُكُمْ خَلْفَ الْإِمَامِ فَحَسْبُهُ قِرَاءَةُ الْإِمَامِ، وَإِذَا صَلَّى وَحْدَهُ فَلْيَقْرَأْ»، قَالَ: وَكَانَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ «لَا يَقْرَأُ خَلْفَ الْإِمَامِ» قَالَ يَحْيَى: سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ: «الْأَمْرُ عِنْدَنَا أَنْ يَقْرَأَ الرَّجُلُ وَرَاءَ الْإِمَامِ، فِيمَا لَا يَجْهَرُ فِيهِ الْإِمَامُ بِالْقِرَاءَةِ، وَيَتْرُكُ الْقِرَاءَةَ فِيمَا يَجْهَرُ الْإِمَامُ فِيهِ بِالْقِرَاءَةِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'on lui demandait : « Récite-t-on derrière l'imam ? », disait : « Lorsque l'un de vous prie derrière l'imam, la récitation de l'imam lui suffit ; et lorsqu'il prie seul, qu'il récite. » Il a dit : Et ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne récitait pas derrière l'imam. Yaḥyā a dit : J'ai entendu Mālik dire : « La règle chez nous est que l'homme récite derrière l'imam là où l'imam ne récite pas à voix haute, et qu'il s'abstienne de réciter là où l'imam récite à voix haute. »

  57. 197

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ ابْنِ أُكَيْمَةَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ انْصَرَفَ مِنْ صَلَاةٍ جَهَرَ فِيهَا بِالْقِرَاءَةِ، فَقَالَ: «هَلْ قَرَأَ مَعِي مِنْكُمْ أَحَدٌ آنِفًا»؟ فَقَالَ رَجُلٌ: نَعَمْ. أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنِّي أَقُولُ مَا لِي أُنَازَعُ الْقُرْآنَ»، فَانْتَهَى النَّاسُ عَنِ الْقِرَاءَةِ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فِيمَا جَهَرَ فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالْقِرَاءَةِ، حِينَ سَمِعُوا ذَلِكَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ibn Ukayma al-Laythī, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, termina une prière dans laquelle il avait récité à voix haute et dit : « L'un de vous a-t-il récité avec moi à l'instant ? » Un homme dit : « Oui, moi, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit alors : « Je me disais bien : qu'ai-je donc, qu'on me dispute le Coran ? » Les gens cessèrent dès lors de réciter avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, là où le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, récitait à voix haute, lorsqu'ils eurent entendu cela du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui.

  58. Ce qui est rapporté sur le fait de dire « āmīn » derrière l'imamبَابُ مَا جَاءَ فِي التَّأْمِينِ خَلْفَ الْإِمَامِ
  59. 198

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ وَعَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّهُمَا أَخْبَرَاهُ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا أَمَّنَ الْإِمَامُ فَأَمِّنُوا، فَإِنَّهُ مَنْ وَافَقَ تَأْمِينُهُ تَأْمِينَ الْمَلَائِكَةِ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ»، قَالَ ابْنُ شِهَابٍ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «آمِينَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyab et d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qui l'ont tous deux informé, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'imam dit "āmīn", dites "āmīn", car celui dont le "āmīn" coïncide avec celui des anges, ses péchés passés lui sont pardonnés. » Ibn Shihāb a dit : Et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, disait : « Āmīn. »

  60. 199

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " إِذَا قَالَ الْإِمَامُ {غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ، وَلَا الضَّالِّينَ} [الفاتحة: 7] فَقُولُوا: آمِينَ، فَإِنَّهُ مَنْ وَافَقَ قَوْلُهُ قَوْلَ الْمَلَائِكَةِ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'imam dit : "non de ceux qui ont encouru la colère, ni des égarés" [1 : 7], dites : "āmīn", car celui dont la parole coïncide avec celle des anges, ses péchés passés lui sont pardonnés. »

  61. 200

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ عَنِ الْأَعْرَجِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا قَالَ أَحَدُكُمْ آمِينَ، وَقَالَتِ الْمَلَائِكَةُ فِي السَّمَاءِ آمِينَ، فَوَافَقَتْ إِحْدَاهُمَا الْأُخْرَى، غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous dit "āmīn" et que les anges dans le ciel disent "āmīn", et que l'un coïncide avec l'autre, ses péchés passés lui sont pardonnés. »

  62. 201

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " إِذَا قَالَ الْإِمَامُ: سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، فَقُولُوا: اللَّهُمَّ رَبَّنَا لَكَ الْحَمْدُ، فَإِنَّهُ مَنْ وَافَقَ قَوْلُهُ قَوْلَ الْمَلَائِكَةِ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'imam dit : "Allah entend celui qui Le loue", dites : "Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange", car celui dont la parole coïncide avec celle des anges, ses péchés passés lui sont pardonnés. »

  63. La pratique dans la position assise de la prièreبَابُ الْعَمَلِ فِي الْجُلُوسِ فِي الصَّلَاةِ
  64. 202

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ مُسْلِمِ بْنِ أَبِي مَرْيَمَ عَنْ عَلِيِّ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْمُعَاوِيِّ أَنَّهُ قَالَ: رَآنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ وَأَنَا أَعْبَثُ بِالْحَصْبَاءِ فِي الصَّلَاةِ. فَلَمَّا انْصَرَفَ نَهَانِي. وَقَالَ: اصْنَعْ كَمَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَصْنَعُ. فَقُلْتُ: وَكَيْفَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَصْنَعُ؟ قَالَ: كَانَ «إِذَا جَلَسَ فِي الصَّلَاةِ، وَضَعَ كَفَّهُ الْيُمْنَى عَلَى فَخِذِهِ الْيُمْنَى، وَقَبَضَ أَصَابِعَهُ كُلَّهَا، وَأَشَارَ بِأُصْبُعِهِ الَّتِي تَلِي الْإِبْهَامَ، وَوَضَعَ كَفَّهُ الْيُسْرَى عَلَى فَخِذِهِ الْيُسْرَى»، وَقَالَ هَكَذَا كَانَ يَفْعَلُ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muslim ibn Abī Maryam, d'après ʿAlī ibn ʿAbd ar-Raḥmān al-Muʿāwī, qui a dit : ʿAbd Allāh ibn ʿUmar me vit jouer avec les cailloux pendant la prière. Lorsqu'il eut terminé, il me l'interdit et dit : « Fais comme faisait le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Je dis : « Et comment faisait le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ? » Il dit : « Lorsqu'il s'asseyait dans la prière, il posait la paume droite sur sa cuisse droite, repliait tous ses doigts et pointait le doigt qui suit le pouce, et il posait la paume gauche sur sa cuisse gauche. » Et il dit : « C'est ainsi qu'il faisait. »

  65. 203

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ أَنَّهُ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، وَصَلَّى إِلَى جَنْبِهِ رَجُلٌ، فَلَمَّا جَلَسَ الرَّجُلُ فِي أَرْبَعٍ، تَرَبَّعَ وَثَنَى رِجْلَيْهِ، فَلَمَّا انْصَرَفَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ عَابَ ذَلِكَ عَلَيْهِ، فَقَالَ الرَّجُلُ: فَإِنَّكَ تَفْعَلُ ذَلِكَ. فَقَالَ: عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ «إِنِّي أَشْتَكِي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qu'il a entendu ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, alors qu'un homme avait prié à son côté : lorsque cet homme s'assit à la quatrième [rakʿa], il s'assit en tailleur et replia ses jambes. Lorsque ʿAbd Allāh ibn ʿUmar eut terminé, il le lui reprocha. L'homme dit : « Mais toi, tu le fais. » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dit : « C'est que je souffre. »

  66. 204

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَدَقَةَ بْنِ يَسَارٍ عَنِ الْمُغِيرَةِ بْنِ حَكِيمٍ أَنَّهُ رَأَى عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ يَرْجِعُ فِي سَجْدَتَيْنِ فِي الصَّلَاةِ، عَلَى صُدُورِ قَدَمَيْهِ، فَلَمَّا انْصَرَفَ ذَكَرَ لَهُ ذَلِكَ. فَقَالَ: «إِنَّهَا لَيْسَتْ سُنَّةَ الصَّلَاةِ. وَإِنَّمَا أَفْعَلُ هَذَا مِنْ أَجْلِ أَنِّي أَشْتَكِي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣadaqa ibn Yasār, d'après al-Mughīra ibn Ḥakīm, qu'il vit ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, dans la prière, se redresser sur l'avant de ses pieds [au sortir] des deux prosternations. Lorsqu'il eut terminé, il lui en fit la remarque. Il dit : « Ce n'est pas la sunna de la prière. Je ne fais cela que parce que je souffre. »

  67. 205

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ: كَانَ يَرَى عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ يَتَرَبَّعُ فِي الصَّلَاةِ إِذَا جَلَسَ، قَالَ: فَفَعَلْتُهُ وَأَنَا يَوْمَئِذٍ حَدِيثُ السِّنِّ، فَنَهَانِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ وَقَالَ: «إِنَّمَا سُنَّةُ الصَّلَاةِ أَنْ تَنْصِبَ رِجْلَكَ الْيُمْنَى، وَتَثْنِيَ بِرِجْلِكَ الْيُسْرَى». قَالَ: فَقُلْتُ لَهُ: فَإِنَّكَ تَفْعَلُ ذَلِكَ. فَقَالَ: «إِنَّ رِجْلَيَّ لَا تَحْمِلَانِي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qui l'a informé qu'il voyait ʿAbd Allāh ibn ʿUmar s'asseoir en tailleur dans la prière lorsqu'il s'asseyait. Il a dit : Je le fis donc, alors que j'étais jeune. ʿAbd Allāh ibn ʿUmar me l'interdit et dit : « La sunna de la prière est seulement que tu dresses ton pied droit et que tu replies ton pied gauche. » Il a dit : Je lui dis : « Mais toi, tu le fais. » Il dit : « Mes pieds ne me portent pas. »

  68. 206

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ «أَرَاهُمُ الْجُلُوسَ فِي التَّشَهُّدِ، فَنَصَبَ رِجْلَهُ الْيُمْنَى، وَثَنَى رِجْلَهُ الْيُسْرَى، وَجَلَسَ عَلَى وَرِكِهِ الْأَيْسَرِ، وَلَمْ يَجْلِسْ عَلَى قَدَمِهِ». ثُمَّ قَالَ: أَرَانِي هَذَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ وَحَدَّثَنِي أَنَّ أَبَاهُ كَانَ يَفْعَلُ ذَلِكَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'al-Qāsim ibn Muḥammad leur montra la position assise du tashahhud [formule d'attestation dite en position assise] : il dressa son pied droit, replia son pied gauche et s'assit sur sa hanche gauche, sans s'asseoir sur son pied. Puis il dit : « ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar m'a montré cela et m'a rapporté que son père faisait ainsi. »

  69. Le tashahhud dans la prièreبَابُ التَّشَهُّدِ فِي الصَّلَاةِ
  70. 207

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدٍ الْقَارِيِّ، أَنَّهُ سَمِعَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ يُعَلِّمُ النَّاسَ التَّشَهُّدَ، يَقُولُ: قُولُوا: «التَّحِيَّاتُ لِلَّهِ، الزَّاكِيَاتُ لِلَّهِ، الطَّيِّبَاتُ الصَّلَوَاتُ لِلَّهِ، السَّلَامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ، أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ. وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd al-Qārī, qu'il a entendu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, sur le minbar [chaire de la mosquée], enseigner aux gens le tashahhud. Il disait : Dites : « Les salutations sont à Allah, les œuvres pures sont à Allah, les bonnes paroles et les prières sont à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, et j'atteste que Muḥammad est le serviteur d'Allah et Son Messager. »

  71. 208

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَتَشَهَّدُ فَيَقُولُ: " بِسْمِ اللَّهِ، التَّحِيَّاتُ لِلَّهِ، الصَّلَوَاتُ لِلَّهِ، الزَّاكِيَاتُ لِلَّهِ، السَّلَامُ عَلَى النَّبِيِّ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ، شَهِدْتُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ، شَهِدْتُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ، يَقُولُ هَذَا فِي الرَّكْعَتَيْنِ الْأُولَيَيْنِ. وَيَدْعُو، إِذَا قَضَى تَشَهُّدَهُ، بِمَا بَدَا لَهُ. فَإِذَا جَلَسَ فِي آخِرِ صَلَاتِهِ، تَشَهَّدَ كَذَلِكَ أَيْضًا، إِلَّا أَنَّهُ يُقَدِّمُ التَّشَهُّدَ، ثُمَّ يَدْعُو بِمَا بَدَا لَهُ. فَإِذَا قَضَى تَشَهُّدَهُ، وَأَرَادَ أَنْ يُسَلِّمَ، قَالَ: السَّلَامُ عَلَى النَّبِيِّ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ، السَّلَامُ عَلَيْكُمْ " عَنْ يَمِينِهِ، ثُمَّ يَرُدُّ عَلَى الْإِمَامِ. فَإِنْ سَلَّمَ عَلَيْهِ أَحَدٌ عَنْ يَسَارِهِ، رَدَّ عَلَيْهِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar faisait le tashahhud en disant : « Au nom d'Allah. Les salutations sont à Allah, les prières sont à Allah, les œuvres pures sont à Allah. Que la paix soit sur le Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. J'ai attesté qu'il n'y a de divinité qu'Allah, j'ai attesté que Muḥammad est le Messager d'Allah. » Il disait cela dans les deux premières rakʿa, et il invoquait, une fois son tashahhud achevé, par ce qui lui venait. Lorsqu'il s'asseyait à la fin de sa prière, il faisait le tashahhud de la même façon, si ce n'est qu'il plaçait d'abord le tashahhud, puis invoquait par ce qui lui venait. Lorsqu'il avait achevé son tashahhud et voulait saluer, il disait : « Que la paix soit sur le Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. Que la paix soit sur vous », vers sa droite ; puis il rendait le salut à l'imam ; et si quelqu'un le saluait à sa gauche, il le lui rendait.

  72. 209

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا كَانَتْ تَقُولُ، إِذَا تَشَهَّدَتِ: «التَّحِيَّاتُ الطَّيِّبَاتُ، الصَّلَوَاتُ الزَّاكِيَاتُ لِلَّهِ، أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ، السَّلَامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ، السَّلَامُ عَلَيْكُمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle disait, lorsqu'elle faisait le tashahhud : « Les salutations, les bonnes paroles, les prières, les œuvres pures sont à Allah. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, seul, sans associé, et que Muḥammad est le serviteur d'Allah et Son Messager. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. Que la paix soit sur vous. »

  73. 210

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَانَتْ تَقُولُ إِذَا تَشَهَّدَتْ: «التَّحِيَّاتُ الطَّيِّبَاتُ، الصَّلَوَاتُ الزَّاكِيَاتُ لِلَّهِ، أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ، السَّلَامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ، السَّلَامُ عَلَيْكُمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, qui l'a informé que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, disait, lorsqu'elle faisait le tashahhud : « Les salutations, les bonnes paroles, les prières, les œuvres pures sont à Allah. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, et que Muḥammad est le serviteur d'Allah et Son Messager. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. Que la paix soit sur vous. »

  74. 211

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ، وَنَافِعًا مَوْلَى ابْنِ عُمَرَ عَنْ رَجُلٍ دَخَلَ مَعَ إِمَامٍ فِي الصَّلَاةِ، وَقَدْ سَبَقَهُ الْإِمَامُ بِرَكْعَةٍ، أَيَتَشَهَّدُ مَعَهُ فِي الرَّكْعَتَيْنِ وَالْأَرْبَعِ، وَإِنْ كَانَ ذَلِكَ لَهُ وِتْرًا فَقَالَا «نَعَمْ، لِيَتَشَهَّدْ مَعَهُ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَهُوَ الْأَمْرُ عِنْدَنَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a interrogé Ibn Shihāb et Nāfiʿ, mawlā d'Ibn ʿUmar, sur un homme qui est entré dans la prière avec un imam alors que celui-ci l'avait devancé d'une rakʿa : fait-il le tashahhud avec lui à la deuxième et à la quatrième [rakʿa de l'imam], bien que ce soit pour lui un nombre impair ? Tous deux dirent : « Oui, qu'il fasse le tashahhud avec lui. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « C'est la règle chez nous. »

  75. Ce que fait celui qui relève la tête avant l'imamبَابُ مَا يَفْعَلُ مَنْ رَفَعَ رَأْسَهُ قَبْلَ الْإِمَامِ
  76. 212

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ عَلْقَمَةَ، عَنْ مَلِيحِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ السَّعْدِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ: «الَّذِي يَرْفَعُ رَأْسَهُ وَيَخْفِضُهُ قَبْلَ الْإِمَامِ، فَإِنَّمَا نَاصِيَتُهُ بِيَدِ شَيْطَانٍ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn ʿAmr ibn ʿAlqama, d'après Malīḥ ibn ʿAbd Allāh as-Saʿdī, d'après Abū Hurayra, qui a dit : « Celui qui relève la tête et l'abaisse avant l'imam, son toupet est dans la main d'un diable. »

  77. 213

    قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِيمَنْ سَهَا فَرَفَعَ رَأْسَهُ قَبْلَ الْإِمَامِ فِي رُكُوعٍ أَوْ سُجُودٍ: " إِنَّ السُّنَّةَ فِي ذَلِكَ، أَنْ يَرْجِعَ رَاكِعًا أَوْ سَاجِدًا، وَلَا يَنْتَظِرُ الْإِمَامَ. وَذَلِكَ خَطَأٌ مِمَّنْ فَعَلَهُ. لِأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: إِنَّمَا جُعِلَ الْإِمَامُ لِيُؤْتَمَّ بِهِ فَلَا تَخْتَلِفُوا عَلَيْهِ، وَقَالَ: أَبُو هُرَيْرَةَ الَّذِي يَرْفَعُ رَأْسَهُ وَيَخْفِضُهُ قَبْلَ الْإِمَامِ، إِنَّمَا نَاصِيَتُهُ بِيَدِ شَيْطَانٍ "

    Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet de celui qui, par inadvertance, relève la tête avant l'imam dans une inclinaison ou une prosternation : « La sunna en cela est qu'il revienne à l'inclinaison ou à la prosternation, sans attendre l'imam. C'est là une faute de la part de celui qui le fait, car le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : "L'imam n'a été institué que pour être suivi ; ne vous écartez donc pas de lui." Et Abū Hurayra a dit : "Celui qui relève la tête et l'abaisse avant l'imam, son toupet est dans la main d'un diable." »

  78. Ce que fait celui qui salue après deux rakʿa par inadvertanceبَابُ مَا يَفْعَلُ مَنْ سَلَّمَ فِي رَكْعَتَيْنِ سَاهِيًا
  79. 214

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ أَبِي تَمِيمَةَ السَّخْتِيَانِيِّ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ انْصَرَفَ مِنَ اثْنَتَيْنِ، فَقَالَ لَهُ ذُو الْيَدَيْنِ: أَقَصُرَتِ الصَّلَاةُ أَمْ نَسِيتَ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَصَدَقَ ذُو الْيَدَيْنِ»؟ فَقَالَ النَّاسُ: نَعَمْ. فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ أُخْرَيَيْنِ، ثُمَّ سَلَّمَ، ثُمَّ كَبَّرَ، فَسَجَدَ مِثْلَ سُجُودِهِ أَوْ أَطْوَلَ، ثُمَّ رَفَعَ، ثُمَّ كَبَّرَ فَسَجَدَ مِثْلَ سُجُودِهِ أَوْ أَطْوَلَ، ثُمَّ رَفَعَ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ayyūb ibn Abī Tamīma as-Sakhtiyānī, d'après Muḥammad ibn Sīrīn, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, termina [la prière] après deux [rakʿa]. Dhū al-Yadayn lui dit : « La prière a-t-elle été raccourcie, ou as-tu oublié, ô Messager d'Allah ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Dhū al-Yadayn dit-il vrai ? » Les gens dirent : « Oui. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se leva alors, pria deux autres rakʿa, puis salua ; puis il prononça le takbīr et se prosterna comme il se prosternait [d'ordinaire] ou plus longuement, puis se releva ; puis il prononça le takbīr et se prosterna comme il se prosternait [d'ordinaire] ou plus longuement, puis se releva.

  80. 215

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ الْحُصَيْنِ، عَنْ أَبِي سُفْيَانَ مَوْلَى ابْنِ أَبِي أَحْمَدَ أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ صَلَاةَ الْعَصْرِ، فَسَلَّمَ فِي رَكْعَتَيْنِ. فَقَامَ ذُو الْيَدَيْنِ فَقَالَ: أَقَصُرَتِ الصَّلَاةُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَمْ نَسِيتَ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «كُلُّ ذَلِكَ لَمْ يَكُنْ»، فَقَالَ: قَدْ كَانَ بَعْضُ ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَأَقْبَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى النَّاسِ فَقَالَ: «أَصَدَقَ ذُو الْيَدَيْنِ؟» فَقَالُوا: نَعَمْ. فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَتَمَّ مَا بَقِيَ مِنَ الصَّلَاةِ، ثُمَّ سَجَدَ سَجْدَتَيْنِ بَعْدَ التَّسْلِيمِ، وَهُوَ جَالِسٌ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Dāwūd ibn al-Ḥuṣayn, d'après Abū Sufyān, mawlā d'Ibn Abī Aḥmad, qui a dit : J'ai entendu Abū Hurayra dire : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pria la prière du ʿaṣr [prière de l'après-midi] et salua après deux rakʿa. Dhū al-Yadayn se leva et dit : « La prière a-t-elle été raccourcie, ô Messager d'Allah, ou as-tu oublié ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Rien de tout cela n'a eu lieu. » Il dit : « Une partie de cela a bien eu lieu, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se tourna vers les gens et dit : « Dhū al-Yadayn dit-il vrai ? » Ils dirent : « Oui. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se leva alors et compléta ce qui restait de la prière, puis il se prosterna deux fois après le salut, étant assis.

  81. 216

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ سُلَيْمَانَ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ قَالَ: بَلَغَنِي أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَكَعَ رَكْعَتَيْنِ مِنْ إِحْدَى صَلَاتَيِ النَّهَارِ: الظُّهْرِ أَوِ الْعَصْرِ. فَسَلَّمَ مِنَ اثْنَتَيْنِ. فَقَالَ لَهُ ذُو الشِّمَالَيْنِ، رَجُلٌ مِنْ بَنِي زُهْرَةَ بْنِ كِلَابٍ: أَقَصُرَتِ الصَّلَاةُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَمْ نَسِيتَ؟ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا قَصُرَتِ الصَّلَاةُ وَمَا نَسِيتُ»، فَقَالَ ذُو الشِّمَالَيْنِ: قَدْ كَانَ بَعْضُ ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَأَقْبَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى النَّاسِ فَقَالَ: «أَصَدَقَ ذُو الْيَدَيْنِ؟» فَقَالُوا: نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَأَتَمَّ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا بَقِيَ مِنَ الصَّلَاةِ ثُمَّ سَلَّمَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Bakr ibn Sulaymān ibn Abī Ḥathma, qui a dit : Il m'est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, accomplit deux rakʿa de l'une des deux prières du jour, le ẓuhr [prière de midi] ou le ʿaṣr, et salua après ces deux [rakʿa]. Dhū ash-Shimālayn, un homme des Banū Zuhra ibn Kilāb, lui dit : « La prière a-t-elle été raccourcie, ô Messager d'Allah, ou as-tu oublié ? » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « La prière n'a pas été raccourcie et je n'ai pas oublié. » Dhū ash-Shimālayn dit : « Une partie de cela a bien eu lieu, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se tourna vers les gens et dit : « Dhū al-Yadayn dit-il vrai ? » Ils dirent : « Oui, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, compléta alors ce qui restait de la prière, puis salua.

  82. 217

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، وَعَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ مِثْلَ ذَلِكَ. قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «كُلُّ سَهْوٍ كَانَ نُقْصَانًا مِنَ الصَّلَاةِ فَإِنَّ سُجُودَهُ قَبْلَ السَّلَامِ، وَكُلُّ سَهْوٍ كَانَ زِيَادَةً فِي الصَّلَاةِ، فَإِنَّ سُجُودَهُ بَعْدَ السَّلَامِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyab et d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, la même chose. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Tout oubli qui est une diminution dans la prière, sa prosternation se fait avant le salut ; et tout oubli qui est un ajout dans la prière, sa prosternation se fait après le salut. »

  83. Celui qui prie complète ce dont il se souvient lorsqu'il doute dans sa prièreبَابُ إِتْمَامِ الْمُصَلِّي مَا ذَكَرَ إِذَا شَكَّ فِي صَلَاتِهِ
  84. 218

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا شَكَّ أَحَدُكُمْ فِي صَلَاتِهِ فَلَمْ يَدْرِ كَمْ صَلَّى أَثَلَاثًا أَمْ أَرْبَعًا؟ فَلْيُصَلِّ رَكْعَةً. وَلْيَسْجُدْ سَجْدَتَيْنِ وَهُوَ جَالِسٌ، قَبْلَ التَّسْلِيمِ. فَإِنْ كَانَتِ الرَّكْعَةُ الَّتِي صَلَّى خَامِسَةً، شَفَعَهَا بِهَاتَيْنِ السَّجْدَتَيْنِ، وَإِنْ كَانَتْ رَابِعَةً فَالسَّجْدَتَانِ تَرْغِيمٌ لِلشَّيْطَانِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous doute dans sa prière et ne sait plus combien il a prié, trois ou quatre [rakʿa], qu'il prie une rakʿa et se prosterne deux fois, étant assis, avant le salut. Si la rakʿa qu'il a priée était une cinquième, il la rend paire par ces deux prosternations ; et si elle était la quatrième, les deux prosternations sont une humiliation pour le diable. »

  85. 219

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «إِذَا شَكَّ أَحَدُكُمْ فِي صَلَاتِهِ فَلْيَتَوَخَّ الَّذِي يَظُنُّ أَنَّهُ نَسِيَ مِنْ صَلَاتِهِ، فَلْيُصَلِّهِ، ثُمَّ لْيَسْجُدْ سَجْدَتَيِ السَّهْوِ وَهُوَ جَالِسٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿUmar ibn Muḥammad ibn Zayd, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Lorsque l'un de vous doute dans sa prière, qu'il recherche ce qu'il pense avoir oublié de sa prière et l'accomplisse, puis qu'il fasse les deux prosternations de l'oubli, étant assis. »

  86. 220

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَفِيفِ بْنِ عَمْرٍو السَّهْمِيِّ عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ أَنَّهُ قَالَ سَأَلْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِي وَكَعْبَ الْأَحْبَارِ عَنِ الَّذِي يَشُكُّ فِي صَلَاتِهِ فَلَا يَدْرِي كَمْ صَلَّى أَثَلَاثًا أَمْ أَرْبَعًا؟ فَكِلَاهُمَا قَالَ: «لِيُصَلِّ رَكْعَةً أُخْرَى، ثُمَّ لْيَسْجُدْ سَجْدَتَيْنِ وَهُوَ جَالِسٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAfīf ibn ʿAmr as-Sahmī, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, qui a dit : J'ai interrogé ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ et Kaʿb al-Aḥbār sur celui qui doute dans sa prière et ne sait plus combien il a prié, trois ou quatre [rakʿa]. Tous deux dirent : « Qu'il prie une autre rakʿa, puis se prosterne deux fois, étant assis. »

  87. 221

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ إِذَا سُئِلَ عَنِ النِّسْيَانِ فِي الصَّلَاةِ قَالَ: «لِيَتَوَخَّ أَحَدُكُمِ الَّذِي يَظُنُّ أَنَّهُ نَسِيَ مِنْ صَلَاتِهِ، فَلْيُصَلِّهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'on l'interrogeait sur l'oubli dans la prière, disait : « Que l'un de vous recherche ce qu'il pense avoir oublié de sa prière et l'accomplisse. »

  88. Celui qui se lève après avoir achevé [la prière] ou après deux rakʿaبَابُ مَنْ قَامَ بَعْدَ الْإِتْمَامِ أَوْ فِي الرَّكْعَتَيْنِ
  89. 222

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ابْنِ بُحَيْنَةَ أَنَّهُ قَالَ: «صَلَّى لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَكْعَتَيْنِ»، ثُمَّ قَامَ فَلَمْ يَجْلِسْ، فَقَامَ النَّاسُ مَعَهُ. فَلَمَّا قَضَى صَلَاتَهُ، وَنَظَرْنَا تَسْلِيمَهُ، «كَبَّرَ. ثُمَّ سَجَدَ سَجْدَتَيْنِ، وَهُوَ جَالِسٌ قَبْلَ التَّسْلِيمِ. ثُمَّ سَلَّمَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après al-Aʿraj, d'après ʿAbd Allāh ibn Buḥayna, qui a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, nous a dirigés pour deux rakʿa, puis il s'est levé sans s'asseoir, et les gens se sont levés avec lui. Lorsqu'il eut achevé sa prière et que nous attendions son salut, il prononça le takbīr, puis se prosterna deux fois, étant assis, avant le salut, puis il salua. »

  90. 223

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ هُرْمُزَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ابْنِ بُحَيْنَةَ أَنَّهُ قَالَ: «صَلَّى لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الظُّهْرَ، فَقَامَ فِي اثْنَتَيْنِ وَلَمْ يَجْلِسْ فِيهِمَا، فَلَمَّا قَضَى صَلَاتَهُ، سَجَدَ سَجْدَتَيْنِ ثُمَّ سَلَّمَ بَعْدَ ذَلِكَ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِيمَنْ سَهَا فِي صَلَاتِهِ، فَقَامَ بَعْدَ إِتْمَامِهِ الْأَرْبَعَ، فَقَرَأَ ثُمَّ رَكَعَ، فَلَمَّا رَفَعَ رَأْسَهُ مِنْ رُكُوعِهِ، ذَكَرَ أَنَّهُ قَدْ كَانَ أَتَمَّ «إِنَّهُ يَرْجِعُ، فَيَجْلِسُ وَلَا يَسْجُدُ. وَلَوْ سَجَدَ إِحْدَى السَّجْدَتَيْنِ لَمْ أَرَ أَنْ يَسْجُدَ الْأُخْرَى، ثُمَّ إِذَا قَضَى صَلَاتَهُ فَلْيَسْجُدْ سَجْدَتَيْنِ وَهُوَ جَالِسٌ، بَعْدَ التَّسْلِيمِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Hurmuz, d'après ʿAbd Allāh ibn Buḥayna, qui a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, nous a dirigés pour le ẓuhr ; il s'est levé après deux [rakʿa] sans s'y asseoir. Lorsqu'il eut achevé sa prière, il se prosterna deux fois, puis salua après cela. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet de celui qui, par inadvertance dans sa prière, se lève après avoir achevé les quatre [rakʿa], récite puis s'incline, et qui, relevant la tête de son inclinaison, se souvient qu'il avait déjà achevé : « Il revient s'asseoir et ne se prosterne pas. Et s'il a fait l'une des deux prosternations, je ne suis pas d'avis qu'il fasse l'autre. Puis, lorsqu'il a achevé sa prière, qu'il se prosterne deux fois, étant assis, après le salut. »

  91. Regarder dans la prière ce qui en distraitبَابُ النَّظَرِ فِي الصَّلَاةِ إِلَى مَا يَشْغَلُكَ عَنْهَا
  92. 224

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ أَبِي عَلْقَمَةَ، أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَتْ: أَهْدَى أَبُو جَهْمِ بْنُ حُذَيْفَةَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَمِيصَةً شَامِيَّةً، لَهَا عَلَمٌ. فَشَهِدَ فِيهَا الصَّلَاةَ. فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ: «رُدِّي هَذِهِ الْخَمِيصَةَ إِلَى أبِي جَهْمٍ فَإِنِّي نَظَرْتُ إِلَى عَلَمِهَا فِي الصَّلَاةِ فَكَادَ يَفْتِنُنِي»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAlqama ibn Abī ʿAlqama, que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : Abū Jahm ibn Ḥudhayfa offrit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, une khamīṣa de Syrie ornée d'un motif. Il assista à la prière en la portant. Lorsqu'il eut terminé, il dit : « Rends cette khamīṣa à Abū Jahm, car j'ai regardé son motif pendant la prière et il a failli me troubler. »

    La khamīṣa : étoffe fine et carrée, de soie ou de laine (az-Zurqānī). Une autre édition du texte porte dans la chaîne « d'après sa mère », entre ʿAlqama ibn Abī ʿAlqama et ʿĀʾisha.

  93. 225

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَبِسَ خَمِيصَةً لَهَا عَلَمٌ ثُمَّ أَعْطَاهَا أَبَا جَهْمٍ وَأَخَذَ مِنْ أَبِي جَهْمٍ أَنْبِجَانِيَّةً لَهُ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلِمَ؟ فَقَالَ: «إِنِّي نَظَرْتُ إِلَى عَلَمِهَا فِي الصَّلَاةِ»

    Mālik m'a rapporté, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, revêtit une khamīṣa ornée d'un motif, puis la donna à Abū Jahm et prit d'Abū Jahm une anbijāniyya qui était à lui. Celui-ci dit : « Ô Messager d'Allah, pourquoi donc ? » Il dit : « J'ai regardé son motif pendant la prière. »

    L'anbijāniyya : étoffe épaisse, sans motif (az-Zurqānī).

  94. 226

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، أَنَّ أَبَا طَلْحَةَ الْأَنْصَارِيَّ كَانَ يُصَلِّي فِي حَائِطِهِ فَطَارَ دُبْسِيٌّ، فَطَفِقَ يَتَرَدَّدُ، يَلْتَمِسُ مَخْرَجًا. فَأَعْجَبَهُ ذَلِكَ. فَجَعَلَ يُتْبِعُهُ بَصَرَهُ سَاعَةً. ثُمَّ رَجَعَ إِلَى صَلَاتِهِ، فَإِذَا هُوَ لَا يَدْرِي كَمْ صَلَّى؟ فَقَالَ: لَقَدْ أَصَابَتْنِي فِي مَالِي هَذَا فِتْنَةٌ، فَجَاءَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَذَكَرَ لَهُ الَّذِي أَصَابَهُ فِي حَائِطِهِ مِنَ الْفِتْنَةِ وَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ هُوَ صَدَقَةٌ للَّهِ فَضَعْهُ حَيْثُ شِئْتَ

    Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, qu'Abū Ṭalḥa al-Anṣārī priait dans son verger lorsqu'un dubsī prit son vol et se mit à aller et venir, cherchant une issue. Cela lui plut, et il le suivit du regard un moment. Puis il revint à sa prière, et voilà qu'il ne savait plus combien il avait prié. Il dit : « Une épreuve m'a atteint à cause de ce bien que je possède. » Il vint trouver le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui rapporta l'épreuve qui l'avait atteint dans son verger et dit : « Ô Messager d'Allah, il est une aumône pour Allah ; place-le où tu veux. »

    Le dubsī : oiseau qui ressemble à la tourterelle (Ibn ʿAbd al-Barr, cité par az-Zurqānī).

  95. 227

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ أَنَّ رَجُلًا مِنَ الْأَنْصَارِ كَانَ يُصَلِّي فِي حَائِطٍ لَهُ بِالْقُفِّ - وَادٍ مِنْ أَوْدِيَةِ الْمَدِينَةِ - فِي زَمَانِ الثَّمَرِ، وَالنَّخْلُ قَدْ ذُلِّلَتْ، فَهِيَ مُطَوَّقَةٌ بِثَمَرِهَا فَنَظَرَ إِلَيْهَا، فَأَعْجَبَهُ مَا رَأَى مِنْ ثَمَرِهَا. ثُمَّ رَجَعَ إِلَى صَلَاتِهِ فَإِذَا هُوَ لَا يَدْرِي كَمْ صَلَّى؟ فَقَالَ: لَقَدْ أَصَابَتْنِي فِي مَالِي هَذَا فِتْنَةٌ، فَجَاءَ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ - وَهُوَ يَوْمَئِذٍ خَلِيفَةٌ - فَذَكَرَ لَهُ ذَلِكَ. وَقَالَ: هُوَ صَدَقَةٌ فَاجْعَلْهُ فِي سُبُلِ الْخَيْرِ. «فَبَاعَهُ عُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ بِخَمْسِينَ أَلْفًا» فَسُمِّيَ ذَلِكَ الْمَالُ الْخَمْسِينَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, qu'un homme des Anṣār priait dans un verger qu'il possédait à al-Quff, l'une des vallées de Médine, à la saison des fruits, alors que les palmiers ployaient, ceints de leurs fruits. Il les regarda, et ce qu'il vit de leurs fruits lui plut. Puis il revint à sa prière, et voilà qu'il ne savait plus combien il avait prié. Il dit : « Une épreuve m'a atteint à cause de ce bien que je possède. » Il vint trouver ʿUthmān ibn ʿAffān, qui était alors calife, lui rapporta cela et dit : « Il est une aumône ; affecte-le aux œuvres de bien. » ʿUthmān ibn ʿAffān le vendit cinquante mille, et ce bien fut appelé « les Cinquante ».

  96. La pratique en cas d'oubliبَابُ الْعَمَلِ فِي السَّهْوِ
  97. 228

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّ أَحَدَكُمْ إِذَا قَامَ يُصَلِّي، جَاءَهُ الشَّيْطَانُ، فَلَبَسَ عَلَيْهِ. حَتَّى لَا يَدْرِيَ كَمْ صَلَّى؟ فَإِذَا وَجَدَ ذَلِكَ أَحَدُكُمْ، فَلْيَسْجُدْ سَجْدَتَيْنِ وَهُوَ جَالِسٌ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous se lève pour prier, le diable vient à lui et l'embrouille, au point qu'il ne sait plus combien il a prié. Lorsque l'un de vous éprouve cela, qu'il se prosterne deux fois, étant assis. »

  98. 229

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنِّي لَأَنْسَى أَوْ أُنَسَّى لِأَسُنَّ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « J'oublie, ou l'on me fait oublier, afin que j'institue une sunna. »

  99. 230

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ فَقَالَ: إِنِّي لَأَهِمُ فِي صَلَاتِي. فَيَكْثُرُ ذَلِكَ عَلَيَّ. فَقَالَ الْقَاسِمُ " امْضِ فِي صَلَاتِكَ. فَإِنَّهُ لَنْ يَذْهَبَ عَنْكَ، حَتَّى تَنْصَرِفَ وَأَنْتَ تَقُولُ: مَا أَتْمَمْتُ صَلَاتِي "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'un homme interrogea al-Qāsim ibn Muḥammad et dit : « Je suis pris de doutes dans ma prière, et cela m'arrive souvent. » Al-Qāsim dit : « Poursuis ta prière, car cela ne te quittera pas tant que tu ne t'en iras pas en disant : "Je n'ai pas achevé ma prière." »

  100. La pratique du ghusl [lavage rituel du corps entier] du vendrediبَابُ الْعَمَلِ فِي غُسْلِ يَوْمِ الْجُمُعَةِ
  101. 231

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ أَبِي صَالِحٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنِ اغْتَسَلَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ غُسْلَ الْجَنَابَةِ، ثُمَّ رَاحَ فِي السَّاعَةِ الْأُولَى، فَكَأَنَّمَا قَرَّبَ بَدَنَةً، وَمَنْ رَاحَ فِي السَّاعَةِ الثَّانِيَةِ فَكَأَنَّمَا قَرَّبَ بَقَرَةً، وَمَنْ رَاحَ فِي السَّاعَةِ الثَّالِثَةِ فَكَأَنَّمَا قَرَّبَ كَبْشًا أَقْرَنَ، وَمَنْ رَاحَ فِي السَّاعَةِ الرَّابِعَةِ فَكَأَنَّمَا قَرَّبَ دَجَاجَةً، وَمَنْ رَاحَ فِي السَّاعَةِ الْخَامِسَةِ فَكَأَنَّمَا قَرَّبَ بَيْضَةً، فَإِذَا خَرَجَ الْإِمَامُ حَضَرَتِ الْمَلَائِكَةُ يَسْتَمِعُونَ الذِّكْرَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Quiconque fait, le vendredi, le ghusl tel celui de la janāba [état d'impureté majeure], puis se rend [à la mosquée] à la première heure, c'est comme s'il offrait une chamelle. Celui qui s'y rend à la deuxième heure, c'est comme s'il offrait une vache. Celui qui s'y rend à la troisième heure, c'est comme s'il offrait un bélier cornu. Celui qui s'y rend à la quatrième heure, c'est comme s'il offrait une poule. Celui qui s'y rend à la cinquième heure, c'est comme s'il offrait un œuf. Puis, lorsque l'imam sort, les anges se présentent pour écouter le rappel. »

  102. 232

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «غُسْلُ يَوْمِ الْجُمُعَةِ وَاجِبٌ عَلَى كُلِّ مُحْتَلِمٍ كَغُسْلِ الْجَنَابَةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, d'après Abū Hurayra, qui disait : « Le ghusl du vendredi est wājib pour tout pubère, comme le ghusl de la janāba. »

    Wājib : littéralement « obligatoire ». Az-Zurqānī, d'après Ibn ʿAbd al-Barr, l'entend ici d'une sunna appuyée et non d'une obligation ; Mālik, interrogé, a répondu que ce ghusl est une sunna.

  103. 233

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ قَالَ: دَخَلَ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمَسْجِدَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، وَعُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ يَخْطُبُ، فَقَالَ عُمَرُ: أَيَّةُ سَاعَةٍ هَذِهِ؟ قَالَ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ انْقَلَبْتُ مِنَ السُّوقِ، فَسَمِعْتُ النِّدَاءَ، فَمَا زِدْتُ عَلَى أَنْ تَوَضَّأْتُ. فَقَالَ عُمَرُ الْوُضُوءَ أَيْضًا؟ وَقَدْ عَلِمْتَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يَأْمُرُ بِالْغُسْلِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, qui a dit : Un homme d'entre les Compagnons du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entra dans la mosquée un vendredi alors que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb prononçait le sermon. ʿUmar dit : « Quelle heure est-ce là ? » Il dit : « Ô Commandeur des croyants, je revenais du marché, j'ai entendu l'appel et je n'ai rien fait de plus que le wuḍūʾ. » ʿUmar dit : « Et le wuḍūʾ seulement, de surcroît ? Alors que tu sais que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonnait le ghusl ! »

  104. 234

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ سُلَيْمٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «غُسْلُ يَوْمِ الْجُمُعَةِ وَاجِبٌ عَلَى كُلِّ مُحْتَلِمٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣafwān ibn Sulaym, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le ghusl du vendredi est wājib pour tout pubère. »

  105. 235

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا جَاءَ أَحَدُكُمُ الْجُمُعَةَ فَلْيَغْتَسِلْ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: " مَنِ اغْتَسَلَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، أَوَّلَ نَهَارِهِ، وَهُوَ يُرِيدُ بِذَلِكَ غُسْلَ الْجُمُعَةِ، فَإِنَّ ذَلِكَ الْغُسْلَ لَا يَجْزِي عَنْهُ، حَتَّى يَغْتَسِلَ لِرَوَاحِهِ. وَذَلِكَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: فِي حَدِيثِ ابْنِ عُمَرَ إِذَا جَاءَ أَحَدُكُمُ الْجُمُعَةَ فَلْيَغْتَسِلْ " قَالَ مَالِكٌ: «وَمَنِ اغْتَسَلَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ مُعَجِّلًا أَوْ مُؤَخِّرًا. وَهُوَ يَنْوِي بِذَلِكَ غُسْلَ الْجُمُعَةِ. فَأَصَابَهُ مَا يَنْقُضُ وُضُوءَهُ. فَلَيْسَ عَلَيْهِ إِلَّا الْوُضُوءُ. وَغُسْلُهُ ذَلِكَ مُجْزِئٌ عَنْهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous vient au vendredi, qu'il fasse le ghusl. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Celui qui fait le ghusl le vendredi au début de sa journée, en visant par là le ghusl du vendredi, ce ghusl ne lui suffit pas tant qu'il ne le fait pas au moment de se rendre [à la mosquée]. Cela parce que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit, dans le hadith d'Ibn ʿUmar : "Lorsque l'un de vous vient au vendredi, qu'il fasse le ghusl." » Mālik a dit : « Celui qui fait le ghusl le vendredi, qu'il l'ait avancé ou retardé, avec l'intention du ghusl du vendredi, puis à qui survient ce qui annule son wuḍūʾ, n'a à faire que le wuḍūʾ, et ce ghusl lui suffit. »

  106. Ce qui est rapporté sur le silence le vendredi pendant que l'imam prononce le sermonبَابُ مَا جَاءَ فِي الْإِنْصَاتِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ وَالْإِمَامُ يَخْطُبُ
  107. 236

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ عَنِ الْأَعْرَجِ، عنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا قُلْتَ لِصَاحِبِكَ أَنْصِتْ وَالْإِمَامُ يَخْطُبُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ فَقَدْ لَغَوْتَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Si tu dis à ton voisin : "Tais-toi", alors que l'imam prononce le sermon le vendredi, tu as tenu un propos vain. »

  108. 237

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ ثَعْلَبَةَ بْنِ أَبِي مَالِكٍ الْقُرَظِيِّ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّهُمْ كَانُوا فِي زَمَانِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، يُصَلُّونَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، حَتَّى يَخْرُجَ عُمَرُ. فَإِذَا خَرَجَ عُمَرُ، وَجَلَسَ عَلَى الْمِنْبَرِ، وَأَذَّنَ الْمُؤَذِّنُ - قَالَ ثَعْلَبَةُ - جَلَسْنَا نَتَحَدَّثُ. «فَإِذَا سَكَتَ الْمُؤَذِّنُ وَقَامَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ يَخْطُبُ، أَنْصَتْنَا، فَلَمْ يَتَكَلَّمْ مِنَّا أَحَدٌ» قَالَ ابْنُ شِهَابٍ: «فَخُرُوجُ الْإِمَامِ يَقْطَعُ الصَّلَاةَ، وَكَلَامُهُ يَقْطَعُ الْكَلَامَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Thaʿlaba ibn Abī Mālik al-Quraẓī, qui l'a informé qu'au temps de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, ils priaient le vendredi jusqu'à ce que ʿUmar sorte. Lorsque ʿUmar sortait, s'asseyait sur le minbar et que le muezzin faisait l'appel, dit Thaʿlaba, nous restions assis à converser. Puis, lorsque le muezzin se taisait et que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb se levait pour prononcer le sermon, nous faisions silence et nul d'entre nous ne parlait. Ibn Shihāb a dit : « La sortie de l'imam met fin à la prière, et sa parole met fin à la parole. »

  109. 238

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَبِي عَامِرٍ، أَنَّ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ كَانَ يَقُولُ فِي خُطْبَتِهِ، قَلَّ مَا يَدَعُ ذَلِكَ إِذَا خَطَبَ: «إِذَا قَامَ الْإِمَامُ يَخْطُبُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ فَاسْمَعُوا وَأَنْصِتُوا. فَإِنَّ لِلْمُنْصِتِ، الَّذِي لَا يَسْمَعُ، مِنَ الْحَظِّ، مِثْلَ مَا لِلْمُنْصِتِ السَّامِعِ. فَإِذَا قَامَتِ الصَّلَاةُ فَاعْدِلُوا الصُّفُوفَ، وَحَاذُوا بِالْمَنَاكِبِ، فَإِنَّ اعْتِدَالَ الصُّفُوفِ مِنْ تَمَامِ الصَّلَاةِ». ثُمَّ لَا يُكَبِّرُ، حَتَّى يَأْتِيَهُ رِجَالٌ قَدْ وَكَّلَهُمْ بِتَسْوِيَةِ الصُّفُوفِ، فَيُخْبِرُونَهُ أَنْ قَدِ اسْتَوَتْ، فَيُكَبِّرُ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Mālik ibn Abī ʿĀmir, que ʿUthmān ibn ʿAffān disait dans son sermon, et il était rare qu'il omette de le dire lorsqu'il prêchait : « Lorsque l'imam se lève pour prononcer le sermon le vendredi, écoutez et faites silence, car celui qui fait silence sans entendre a la même part que celui qui fait silence en entendant. Puis, lorsque la prière est annoncée, redressez les rangs et alignez les épaules, car la rectitude des rangs fait partie de l'accomplissement parfait de la prière. » Puis il ne prononçait le takbīr que lorsque venaient à lui des hommes qu'il avait chargés d'égaliser les rangs et qui l'informaient qu'ils étaient droits ; alors il prononçait le takbīr.

  110. 239

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «رَأَى رَجُلَيْنِ يَتَحَدَّثَانِ وَالْإِمَامُ يَخْطُبُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ فَحَصَبَهُمَا أَنِ اصْمُتَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar vit deux hommes converser alors que l'imam prononçait le sermon le vendredi ; il leur lança de petits cailloux pour qu'ils se taisent.

  111. 240

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَجُلًا عَطَسَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ وَالْإِمَامُ يَخْطُبُ، فَشَمَّتَهُ إِنْسَانٌ إِلَى جَنْبِهِ، فَسَأَلَ عَنْ ذَلِكَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ، فَنَهَاهُ عَنْ ذَلِكَ، وَقَالَ: «لَا تَعُدْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'un homme éternua un vendredi alors que l'imam prononçait le sermon, et qu'une personne à son côté lui adressa la formule de bénédiction [due à celui qui éternue]. Il interrogea à ce sujet Saʿīd ibn al-Musayyab, qui le lui interdit et dit : « Ne recommence pas. »

  112. 241

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ عَنِ الْكَلَامِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، إِذَا نَزَلَ الْإِمَامُ عَنِ الْمِنْبَرِ، قَبْلَ أَنْ يُكَبِّرَ. فَقَالَ ابْنُ شِهَابٍ «لَا بَأْسَ بِذَلِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a interrogé Ibn Shihāb sur le fait de parler le vendredi, lorsque l'imam est descendu du minbar, avant qu'il ne prononce le takbīr. Ibn Shihāb dit : « Il n'y a pas de mal à cela. »

  113. Ce qui est rapporté sur celui qui atteint une rakʿa le vendrediبَابُ مَا جَاءَ فِيمَنْ أَدْرَكَ رَكْعَةً يَوْمَ الْجُمُعَةِ
  114. 242

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ ابْنَ شِهَابٍ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ أَدْرَكَ مِنْ صَلَاةِ الْجُمُعَةِ رَكْعَةً فَلْيُصَلِّ إِلَيْهَا أُخْرَى»، قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: قَالَ ابْنُ شِهَابٍ: وَهِيَ السُّنَّةُ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, qui disait : « Quiconque atteint une rakʿa de la prière du vendredi, qu'il lui en ajoute une autre. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : Ibn Shihāb a dit : « C'est la sunna. »

  115. 243

    قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: وَعَلَى ذَلِكَ أَدْرَكْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ بِبَلَدِنَا، وَذَلِكَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ أَدْرَكَ مِنَ الصَّلَاةِ رَكْعَةً فَقَدْ أَدْرَكَ الصَّلَاةَ» قَالَ مَالِكٌ: «فِي الَّذِي يُصِيبُهُ زِحَامٌ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، فَيَرْكَعُ وَلَا يَقْدِرُ عَلَى أَنْ يَسْجُدَ حَتَّى يَقُومَ الْإِمَامُ، أَوْ يَفْرُغَ الْإِمَامُ مِنْ صَلَاتِهِ، أَنَّهُ، إِنْ قَدَرَ عَلَى أَنْ يَسْجُدَ، إِنْ كَانَ قَدْ رَكَعَ، فَلْيَسْجُدْ إِذَا قَامَ النَّاسُ. وَإِنْ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى أَنْ يَسْجُدَ حَتَّى يَفْرُغَ الْإِمَامُ مِنْ صَلَاتِهِ، فَإِنَّ أَحَبَّ إِلَيَّ أَنْ يَبْتَدِئَ صَلَاتَهُ ظُهْرًا أَرْبَعًا»

    Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « C'est sur cela que j'ai trouvé les gens de science de notre cité, et cela parce que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : "Quiconque atteint une rakʿa de la prière a atteint la prière." » Mālik a dit, au sujet de celui que la foule presse le vendredi, qui s'incline mais ne peut se prosterner avant que l'imam se relève ou que l'imam ait terminé sa prière : « S'il peut se prosterner, ayant fait l'inclinaison, qu'il se prosterne lorsque les gens se relèvent. Et s'il ne peut se prosterner avant que l'imam ait terminé sa prière, je préfère qu'il reprenne sa prière depuis le début en ẓuhr, de quatre [rakʿa]. »

    « Je préfère » : Mālik l'entend ici de l'obligation, selon Ibn ʿAbd al-Barr cité par az-Zurqānī.

  116. Ce qui est rapporté sur celui qui saigne du nez le vendrediبَابُ مَا جَاءَ فِيمَنْ رَعَفَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ
  117. 244

    قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «مَنْ رَعَفَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، وَالْإِمَامُ يَخْطُبُ، فَخَرَجَ فَلَمْ يَرْجِعْ، حَتَّى فَرَغَ الْإِمَامُ مِنْ صَلَاتِهِ، فَإِنَّهُ يُصَلِّي أَرْبَعًا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «فِي الَّذِي يَرْكَعُ رَكْعَةً مَعَ الْإِمَامِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ ثُمَّ يَرْعُفُ فَيَخْرُجُ فَيَأْتِي وَقَدْ صَلَّى الْإِمَامُ الرَّكْعَتَيْنِ كِلْتَيْهِمَا أَنَّهُ يَبْنِي بِرَكْعَةٍ أُخْرَى مَا لَمْ يَتَكَلَّمْ» قَالَ مَالِكٌ: «لَيْسَ عَلَى مَنْ رَعَفَ، أَوْ أَصَابَهُ أَمْرٌ لَا بُدَّ لَهُ مِنَ الْخُرُوجِ، أَنْ يَسْتَأْذِنَ الْإِمَامَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، إِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ»

    Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Celui qui saigne du nez le vendredi alors que l'imam prononce le sermon, qui sort et ne revient qu'après que l'imam a terminé sa prière, prie quatre [rakʿa]. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet de celui qui accomplit une rakʿa avec l'imam le vendredi, puis saigne du nez, sort, et revient alors que l'imam a déjà prié les deux rakʿa : « Il reprend [là où il en était] par une autre rakʿa, tant qu'il n'a pas parlé. » Mālik a dit : « Celui qui saigne du nez, ou à qui survient une chose qui l'oblige à sortir, n'a pas à demander la permission à l'imam le vendredi lorsqu'il veut sortir. »

  118. Ce qui est rapporté sur le saʿy [l'empressement] le vendrediبَابُ مَا جَاءَ فِي السَّعْيِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ
  119. 245

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ عَنْ قَوْلِ اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا نُودِيَ لِلصَّلَاةِ مِنْ يَوْمِ الْجُمُعَةِ فَاسْعَوْا إِلَى ذِكْرِ اللَّهِ} [الجمعة: 9]، فَقَالَ ابْنُ شِهَابٍ كَانَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ يَقْرَؤُهَا «إِذَا نُودِيَ لِلصَّلَاةِ مِنْ يَوْمِ الْجُمُعَةِ فَامْضُوا إِلَى ذِكْرِ اللَّهِ» قَالَ مَالِكٌ: " وَإِنَّمَا السَّعْيُ فِي كِتَابِ اللَّهِ الْعَمَلُ وَالْفِعْلُ، يَقُولُ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: {وإِذَا تَوَلَّى سَعَى فِي الْأَرْضِ} [البقرة: 205]، وَقَالَ: {وَأَمَّا مَنْ جَاءَكَ يَسْعَى وَهُوَ يَخْشَى} [عبس: 9]، وَقَالَ: {ثُمَّ أَدْبَرَ يَسْعَى} [النازعات: 22]، وَقَالَ: {إِنَّ سَعْيَكُمْ لَشَتَّى} [الليل: 4] قَالَ مَالِكٌ: «فَلَيْسَ السَّعْيُ الَّذِي ذَكَرَ اللَّهُ فِي كِتَابِهِ بِالسَّعْيِ عَلَى الْأَقْدَامِ، وَلَا الِاشْتِدَادَ، وَإِنَّمَا عَنَى الْعَمَلَ وَالْفِعْلَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a interrogé Ibn Shihāb sur la parole d'Allah, Béni et Exalté : « Ô vous qui croyez, lorsqu'on appelle à la prière le jour du vendredi, empressez-vous [fa-sʿaw] vers le rappel d'Allah » [62 : 9]. Ibn Shihāb dit : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb la récitait ainsi : « lorsqu'on appelle à la prière le jour du vendredi, allez [fa-mḍū] vers le rappel d'Allah ». Mālik a dit : « Le saʿy, dans le Livre d'Allah, n'est autre que l'œuvre et l'action. Allah, Béni et Exalté, dit : "Et lorsqu'il tourne le dos, il s'active [saʿā] sur la terre" [2 : 205]. Il dit : "Quant à celui qui vient à toi plein d'ardeur [yasʿā], en éprouvant de la crainte" [80 : 8-9]. Il dit : "Puis il tourna le dos, s'activant [yasʿā]" [79 : 22]. Et Il dit : "Vos efforts [saʿyakum] sont certes divers" [92 : 4]. » Mālik a dit : « Le saʿy qu'Allah a mentionné dans Son Livre n'est donc pas la course à pied ni la marche précipitée ; Il n'a voulu dire que l'œuvre et l'action. »

  120. Ce qui est rapporté sur l'imam qui fait halte dans un village un vendredi, en voyageبَابُ مَا جَاءَ فِي الْإِمَامِ يَنْزِلُ بِقَرْيَةٍ يَوْمَ الْجُمُعَةِ فِي السَّفَرِ
  121. 246

    قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَإِذَا نَزَلَ الْإِمَامُ بِقَرْيَةٍ تَجِبُ فِيهَا الْجُمُعَةُ، وَالْإِمَامُ مُسَافِرٌ. فَخَطَبَ وَجَمَّعَ بِهِمْ، فَإِنَّ أَهْلَ تِلْكَ الْقَرْيَةِ وَغَيْرَهُمْ يُجَمِّعُونَ مَعَهُ» وَقَالَ مَالِكٌ: «وَإِنْ جَمَّعَ الْإِمَامُ وَهُوَ مُسَافِرٌ، بِقَرْيَةٍ لَا تَجِبُ فِيهَا الْجُمُعَةُ، فَلَا جُمُعَةَ لَهُ وَلَا لِأَهْلِ تِلْكَ الْقَرْيَةِ، وَلَا لِمَنْ جَمَّعَ مَعَهُمْ مِنْ غَيْرِهِمْ، وَلْيُتَمِّمْ أَهْلُ تِلْكَ الْقَرْيَةِ وَغَيْرُهُمْ، مِمَّنْ لَيْسَ بِمُسَافِرٍ، الصَّلَاةَ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا جُمُعَةَ عَلَى مُسَافِرٍ»

    Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Lorsque l'imam fait halte dans un village où la prière du vendredi est obligatoire, alors qu'il est en voyage, et qu'il prononce le sermon et célèbre avec eux la prière du vendredi, les habitants de ce village et les autres la célèbrent avec lui. » Mālik a dit : « Et si l'imam, alors qu'il est en voyage, célèbre la prière du vendredi dans un village où elle n'est pas obligatoire, il n'y a de prière du vendredi ni pour lui, ni pour les habitants de ce village, ni pour ceux, venus d'ailleurs, qui l'ont célébrée avec eux. Que les habitants de ce village et les autres, parmi ceux qui ne sont pas en voyage, complètent alors la prière. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Et le voyageur n'est pas tenu à la prière du vendredi. »

  122. Ce qui est rapporté sur l'heure qui se trouve dans le jour du vendrediبَابُ مَا جَاءَ فِي السَّاعَةِ الَّتِي فِي يَوْمِ الْجُمُعَةِ
  123. 247

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ أَبِي الزِّنَادِ عَنِ الْأَعْرَجِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَكَرَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، فَقَالَ: «فِيهِ سَاعَةٌ لَا يُوَافِقُهَا عَبْدٌ مُسْلِمٌ، وَهُوَ قَائِمٌ يُصَلِّي، يَسْأَلُ اللَّهَ شَيْئًا، إِلَّا أَعْطَاهُ إِيَّاهُ»، وَأَشَارَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِيَدِهِ، يُقَلِّلُهَا

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, évoqua le jour du vendredi et dit : « Il s'y trouve une heure telle que nul serviteur musulman ne la rencontre, debout en prière, demandant quelque chose à Allah, sans qu'Il le lui donne. » Et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fit un signe de la main pour en marquer la brièveté.

  124. 248

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْهَادِي عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ: خَرَجْتُ إِلَى الطُّورِ فَلَقِيتُ كَعْبَ الْأَحْبَارِ فَجَلَسْتُ مَعَهُ، فَحَدَّثَنِي عَنِ التَّوْرَاةِ، وَحَدَّثْتُهُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَكَانَ فِيمَا حَدَّثْتُهُ، أَنْ قُلْتُ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «خَيْرُ يَوْمٍ طَلَعَتْ عَلَيْهِ الشَّمْسُ، يَوْمُ الْجُمُعَةِ، فِيهِ خُلِقَ آدَمُ، وَفِيهِ أُهْبِطَ، وَفِيهِ تِيبَ عَلَيْهِ، وَفِيهِ مَاتَ. وَفِيهِ تَقُومُ السَّاعَةُ. وَمَا مِنْ دَابَّةٍ إِلَّا وَهِيَ مُصِيخَةٌ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، مِنْ حِينِ تُصْبِحُ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ شَفَقًا مِنَ السَّاعَةِ. إِلَّا الْجِنَّ وَالْإِنْسَ. وَفِيهَا سَاعَةٌ لَا يُصَادِفُهَا عَبْدٌ مُسْلِمٌ وَهُوَ يُصَلِّي، يَسْأَلُ اللَّهَ شَيْئًا، إِلَّا أَعْطَاهُ اللَّهُ إِيَّاهُ» قَالَ كَعْبٌ ذَلِكَ فِي كُلِّ سَنَةٍ يَوْمٌ فَقُلْتُ بَلْ فِي كُلِّ جُمُعَةٍ فَقَرَأَ كَعْبٌ التَّوْرَاةَ فَقَالَ صَدَقَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَلَقِيتُ بَصْرَةَ بْنَ أَبِي بَصْرَةَ الْغِفَارِيَّ فَقَالَ: مِنْ أَيْنَ أَقْبَلْتَ؟ فَقُلْتُ: مِنَ الطُّورِ فَقَالَ: لَوْ أَدْرَكْتُكَ قَبْلَ أَنْ تَخْرُجَ إِلَيْهِ، مَا خَرَجْتَ، سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: " لَا تُعْمَلُ الْمَطِيُّ إِلَّا إِلَى ثَلَاثَةِ مَسَاجِدَ: إِلَى الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ، أَوْ إِلَى مَسْجِدِي هَذَا، أَوْ إِلَى مَسْجِدِ إِيلِيَاءَ أَوْ بَيْتِ الْمَقْدِسِ " يَشُكُّ قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ: ثُمَّ لَقِيتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ سَلَامٍ، فَحَدَّثْتُهُ بِمَجْلِسِي مَعَ كَعْبِ الْأَحْبَارِ، وَمَا حَدَّثْتُهُ بِهِ فِي يَوْمِ الْجُمُعَةِ، فَقُلْتُ: قَالَ كَعْبٌ ذَلِكَ فِي كُلِّ سَنَةٍ يَوْمٌ، قَالَ: قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلَامٍ: كَذَبَ كَعْبٌ. فَقُلْتُ: ثُمَّ قَرَأَ كَعْبٌ التَّوْرَاةَ، فَقَالَ: بَلْ هِيَ فِي كُلِّ جُمُعَةٍ. فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلَامٍ: صَدَقَ كَعْبٌ، ثُمَّ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلَامٍ قَدْ عَلِمْتُ أَيَّةَ سَاعَةٍ هِيَ. قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ: فَقُلْتَ لَهُ أَخْبِرْنِي بِهَا وَلَا تَضَنَّ عَلَيَّ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلَامٍ: «هِيَ آخِرُ سَاعَةٍ فِي يَوْمِ الْجُمُعَةِ» قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ: فَقُلْتُ وَكَيْفَ تَكُونُ آخِرَ سَاعَةٍ فِي يَوْمِ الْجُمُعَةِ؟ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا يُصَادِفُهَا عَبْدٌ مُسْلِمٌ وَهُوَ يُصَلِّي وَتِلْكَ السَّاعَةُ سَاعَةٌ لَا يُصَلَّى فِيهَا» فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلَامٍ أَلَمْ يَقُلْ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَنْ جَلَسَ مَجْلِسًا يَنْتَظِرُ الصَّلَاةَ فَهُوَ فِي صَلَاةٍ حَتَّى يُصَلِّيَ؟» قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَقُلْتُ: بَلَى، قَالَ: فَهُوَ ذَلِكَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn ʿAbd Allāh ibn al-Hād, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Abū Hurayra, qui a dit : Je partis pour le mont aṭ-Ṭūr et j'y rencontrai Kaʿb al-Aḥbār. Je m'assis avec lui ; il me parla de la Torah et je lui parlai du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Parmi ce que je lui rapportai, je dis : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le meilleur jour sur lequel le soleil se soit levé est le jour du vendredi. C'est en lui qu'Adam fut créé, en lui qu'il fut descendu, en lui que son repentir fut accepté, en lui qu'il mourut, et c'est en lui que l'Heure se lèvera. Il n'est pas de bête qui ne tende l'oreille le jour du vendredi, depuis le matin jusqu'au lever du soleil, par crainte de l'Heure, hormis les djinns et les humains. Et il s'y trouve une heure telle que nul serviteur musulman ne la rencontre, alors qu'il prie, demandant quelque chose à Allah, sans qu'Allah le lui donne. » Kaʿb dit : « Cela, c'est un jour dans chaque année. » Je dis : « Non, c'est chaque vendredi. » Kaʿb lut alors la Torah et dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit vrai. » Abū Hurayra a dit : Je rencontrai ensuite Baṣra ibn Abī Baṣra al-Ghifārī, qui dit : « D'où viens-tu ? » Je dis : « Du mont aṭ-Ṭūr. » Il dit : « Si je t'avais rejoint avant que tu ne partes vers lui, tu ne serais pas parti. J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : "On ne met les montures en marche que vers trois mosquées : vers la Mosquée sacrée, ou vers ma mosquée que voici, ou vers la mosquée d'Īliyāʾ, ou de Bayt al-Maqdis" », [le transmetteur] hésitant [entre les deux noms]. Abū Hurayra a dit : Je rencontrai ensuite ʿAbd Allāh ibn Salām et lui rapportai mon entretien avec Kaʿb al-Aḥbār et ce que je lui avais rapporté au sujet du jour du vendredi. Je dis : « Kaʿb a dit : "Cela, c'est un jour dans chaque année." » ʿAbd Allāh ibn Salām dit : « Kaʿb s'est trompé. » Je dis : « Puis Kaʿb a lu la Torah et a dit : "Non, c'est bien chaque vendredi." » ʿAbd Allāh ibn Salām dit : « Kaʿb a dit vrai. » Puis ʿAbd Allāh ibn Salām dit : « Je sais quelle heure c'est. » Abū Hurayra a dit : Je lui dis : « Indique-la-moi, et n'en sois pas avare envers moi. » ʿAbd Allāh ibn Salām dit : « C'est la dernière heure du jour du vendredi. » Abū Hurayra a dit : Je dis : « Et comment serait-ce la dernière heure du jour du vendredi, alors que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : "nul serviteur musulman ne la rencontre alors qu'il prie", et que cette heure est une heure où l'on ne prie pas ? » ʿAbd Allāh ibn Salām dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'a-t-il pas dit : "Quiconque s'assoit en un lieu pour attendre la prière est en prière jusqu'à ce qu'il prie" ? » Abū Hurayra a dit : Je dis : « Si. » Il dit : « C'est donc cela. »

    Īliyāʾ et Bayt al-Maqdis : deux noms de Jérusalem.

  125. La tenue, le fait d'enjamber les nuques et de faire face à l'imam le vendrediبَابُ الْهَيْئَةِ وَتَخَطِّي الرِّقَابِ، وَاسْتِقْبَالِ الْإِمَامِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ
  126. 249

    حَدَّثَنِي يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَا عَلَى أَحَدِكُمْ لَوِ اتَّخَذَ ثَوْبَيْنِ لِجُمُعَتِهِ سِوَى ثَوْبَيْ مِهْنَتِهِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Qu'en coûterait-il à l'un de vous de se procurer deux vêtements pour son vendredi, en plus de ses deux vêtements de travail ? »

  127. 250

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «لَا يَرُوحُ إِلَى الْجُمُعَةِ إِلَّا ادَّهَنَ وَتَطَيَّبَ إِلَّا أَنْ يَكُونَ حَرَامًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne se rendait au vendredi qu'après s'être enduit d'huile et parfumé, sauf s'il était en état d'iḥrām [état de sacralisation du pèlerin].

  128. 251

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، عَمَّنْ حَدَّثَهُ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: لَأَنْ يُصَلِّيَ أَحَدُكُمْ بِظَهْرِ الْحَرَّةِ، خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَقْعُدَ، حَتَّى إِذَا قَامَ الْإِمَامُ يَخْطُبُ، جَاءَ يَتَخَطَّى رِقَابَ النَّاسِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «السُّنَّةُ عِنْدَنَا أَنْ يَسْتَقْبِلَ النَّاسُ الْإِمَامَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، إِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْطُبَ، مَنْ كَانَ مِنْهُمْ يَلِي الْقِبْلَةَ وَغَيْرَهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, d'après quelqu'un qui le lui a rapporté d'après Abū Hurayra, qui disait : « Que l'un de vous prie sur le plateau de la Ḥarra vaut mieux pour lui que de rester assis jusqu'à ce que, l'imam s'étant levé pour prononcer le sermon, il vienne enjamber les nuques des gens le vendredi. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « La sunna chez nous est que les gens fassent face à l'imam le vendredi lorsqu'il veut prononcer le sermon, ceux d'entre eux qui sont du côté de la qibla [direction de la prière] comme les autres. »

    La Ḥarra : terre de pierres noires aux abords de Médine (az-Zurqānī).

  129. La récitation dans la prière du vendredi, l'iḥtibāʾ [s'asseoir en enserrant ses genoux], et celui qui la délaisse sans excuseبَابُ الْقِرَاءَةِ فِي صَلَاةِ الْجُمُعَةِ، وَالْاحْتِبَاءِ، وَمَنْ تَرَكَهَا مِنْ غَيْرِ عُذْرٍ
  130. 252

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ضَمْرَةَ بْنِ سَعِيدٍ الْمَازِنِيِّ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ أَنَّ الضَّحَّاكَ بْنَ قَيْسٍ، سَأَلَ النُّعْمَانَ بْنَ بَشِيرٍ مَاذَا كَانَ يَقْرَأُ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، عَلَى إِثْرِ سُورَةِ الْجُمُعَةِ؟ قَالَ: كَانَ " يَقْرَأُ {هَلْ أَتَاكَ حَدِيثُ الْغَاشِيَةِ} [الغاشية: 1]

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḍamra ibn Saʿīd al-Māzinī, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, qu'aḍ-Ḍaḥḥāk ibn Qays demanda à an-Nuʿmān ibn Bashīr : « Que récitait le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le vendredi, à la suite de la sourate al-Jumuʿa ? » Il dit : « Il récitait : "T'est-il parvenu le récit de l'Enveloppante ?" [88 : 1] »

  131. 253

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ سُلَيْمٍ قَالَ مَالِكٌ: لَا أَدْرِي أَعَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمْ لَا؟ أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ تَرَكَ الْجُمُعَةَ ثَلَاثَ مَرَّاتٍ، مِنْ غَيْرِ عُذْرٍ وَلَا عِلَّةٍ، طَبَعَ اللَّهُ عَلَى قَلْبِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣafwān ibn Sulaym, Mālik ayant dit : « Je ne sais si c'est d'après le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ou non », qu'il a dit : « Quiconque délaisse la prière du vendredi trois fois, sans excuse ni empêchement, Allah scelle son cœur. »

  132. 254

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ أنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «خَطَبَ خُطْبَتَيْنِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، وَجَلَسَ بَيْنَهُمَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prononça deux sermons le jour du vendredi et s'assit entre les deux.

  133. L'incitation à la prière en Ramadanبَابُ التَّرْغِيبِ فِي الصَّلَاةِ فِي رَمَضَانَ
  134. 255

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ صَلَّى فِي الْمَسْجِدِ ذَاتَ لَيْلَةٍ، فَصَلَّى بِصَلَاتِهِ نَاسٌ. ثُمَّ صَلَّى الْقَابِلَةَ، فَكَثُرَ النَّاسُ. ثُمَّ اجْتَمَعُوا مِنَ اللَّيْلَةِ الثَّالِثَةِ وَالرَّابِعَةِ، فَلَمْ يَخْرُجْ إِلَيْهِمْ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَلَمَّا أَصْبَحَ، قَالَ: «قَدْ رَأَيْتُ الَّذِي صَنَعْتُمْ، فَلَمْ يَمْنَعْنِي مِنَ الْخُرُوجِ إِلَيْكُمْ، إِلَّا أَنِّي خَشِيتُ أَنْ تُفْرَضَ عَلَيْكُمْ» وَذَلِكَ فِي رَمَضَانَ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pria une nuit dans la mosquée, et des gens prièrent en suivant sa prière. Il pria ensuite la nuit suivante, et les gens furent plus nombreux. Puis ils se rassemblèrent la troisième et la quatrième nuit, mais le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ne sortit pas vers eux. Au matin, il dit : « J'ai vu ce que vous avez fait, et rien ne m'a empêché de sortir vers vous, sinon que j'ai craint qu'elle ne vous soit rendue obligatoire. » Cela se passait en Ramadan.

  135. 256

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَانَ يُرَغِّبُ فِي قِيَامِ رَمَضَانَ، مِنْ غَيْرِ أَنْ يَأْمُرَ بِعَزِيمَةٍ، فَيَقُولُ: «مَنْ قَامَ رَمَضَانَ إِيمَانًا وَاحْتِسَابًا غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ» قَالَ ابْنُ شِهَابٍ: فَتُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَالْأَمْرُ عَلَى ذَلِكَ ثُمَّ كَانَ الْأَمْرُ، عَلَى ذَلِكَ فِي خِلَافَةِ أَبِي بَكْرٍ وَصَدْرًا مِنْ خِلَافَةِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, incitait à la veillée en prière de Ramadan, sans l'ordonner de façon impérative. Il disait : « Celui qui veille en prière durant Ramadan, avec foi et en espérant la récompense [d'Allah], ses péchés passés lui sont pardonnés. » Ibn Shihāb a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mourut alors que les choses en étaient là. Puis il en fut ainsi durant le califat d'Abū Bakr et au début du califat de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb.

  136. Ce qui est rapporté sur la veillée en prière de Ramadanبَابُ مَا جَاءَ فِي قِيَامِ رَمَضَانَ
  137. 257

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدٍ الْقَارِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: خَرَجْتُ مَعَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فِي رَمَضَانَ إِلَى الْمَسْجِدِ، فَإِذَا النَّاسُ أَوْزَاعٌ مُتَفَرِّقُونَ. يُصَلِّي الرَّجُلُ لِنَفْسِهِ، وَيُصَلِّي الرَّجُلُ وَيُصَلِّي بِصَلَاتِهِ الرَّهْطُ. فَقَالَ عُمَرُ: وَاللَّهِ إِنِّي لَأَرَانِي «لَوْ جَمَعْتُ هَؤُلَاءِ عَلَى قَارِئٍ وَاحِدٍ لَكَانَ أَمْثَلَ»، فَجَمَعَهُمْ عَلَى أُبَيِّ بْنِ كَعْبٍ قَالَ: ثُمَّ خَرَجْتُ مَعَهُ لَيْلَةً أُخْرَى، وَالنَّاسُ يُصَلُّونَ بِصَلَاةِ قَارِئِهِمْ، فَقَالَ «نِعْمَتِ الْبِدْعَةُ هَذِهِ»، «وَالَّتِي تَنَامُونَ عَنْهَا أَفْضَلُ مِنِ الَّتِي تَقُومُونَ» يَعْنِي آخِرَ اللَّيْلِ وَكَانَ النَّاسُ يَقُومُونَ أَوَّلَهُ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd al-Qārī, qu'il a dit : Je suis sorti avec ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, en Ramadan, vers la mosquée. Les gens y étaient en groupes épars : tel homme priait pour lui-même, tel autre priait et un petit groupe suivait sa prière. ʿUmar dit alors : « Par Allah, je pense que si je réunissais ces gens derrière un seul récitateur, ce serait mieux. » Il les réunit donc derrière Ubayy ibn Kaʿb. Il a dit : Puis je suis sorti avec lui une autre nuit, alors que les gens priaient en suivant la prière de leur récitateur. Il dit : « Quelle bonne innovation que celle-ci ! Mais celle [la prière] que vous manquez en dormant est meilleure que celle que vous accomplissez. » Il voulait dire [la prière de] la fin de la nuit, alors que les gens veillaient en prière au début de celle-ci.

  138. 258

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يُوسُفَ، عَنِ السَّائِبِ بْنِ يَزِيدَ، أَنَّهُ قَالَ: أَمَرَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ أُبَيَّ بْنَ كَعْبٍ وَتَمِيمًا الدَّيْرِيَّ أَنْ يَقُومَا لِلنَّاسِ بِإِحْدَى عَشْرَةَ رَكْعَةً قَالَ: وَقَدْ «كَانَ الْقَارِئُ يَقْرَأُ بِالْمِئِينَ، حَتَّى كُنَّا نَعْتَمِدُ عَلَى الْعِصِيِّ مِنْ طُولِ الْقِيَامِ، وَمَا كُنَّا نَنْصَرِفُ إِلَّا فِي فُرُوعِ الْفَجْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn Yūsuf, d'après as-Sāʾib ibn Yazīd, qu'il a dit : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb ordonna à Ubayy ibn Kaʿb et à Tamīm ad-Dayrī de diriger la prière des gens en onze rakʿa [unités de prière]. Il a dit : Le récitateur récitait les sourates d'une centaine de versets, au point que nous nous appuyions sur des bâtons tant la station debout était longue, et nous ne repartions qu'aux premières lueurs de l'aube.

    Une autre édition du texte porte « Tamīm ad-Dārī ».

  139. 259

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ رُومَانَ أَنَّهُ قَالَ: «كَانَ النَّاسُ يَقُومُونَ فِي زَمَانِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فِي رَمَضَانَ بِثَلَاثٍ وَعِشْرِينَ رَكْعَةً»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn Rūmān, qu'il a dit : « Au temps de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, les gens veillaient en prière, en Ramadan, en vingt-trois rakʿa. »

  140. 260

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ الْحُصَيْنِ، أَنَّهُ سَمِعَ الْأَعْرَجَ يَقُولُ: «مَا أَدْرَكْتُ النَّاسَ إِلَّا وَهُمْ يَلْعَنُونَ الْكَفَرَةَ فِي رَمَضَانَ» قَالَ: «وَكَانَ الْقَارِئُ يَقْرَأُ سُورَةَ الْبَقَرَةِ فِي ثَمَانِيَ رَكَعَاتٍ فَإِذَا قَامَ بِهَا فِي ثِنْتَيْ عَشْرَةَ رَكْعَةً رَأَى النَّاسُ أَنَّهُ قَدْ خَفَّفَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Dāwūd ibn al-Ḥuṣayn, qu'il a entendu al-Aʿraj dire : « Je n'ai connu les gens que maudissant les mécréants en Ramadan. » Il a dit : « Le récitateur récitait la sourate al-Baqara en huit rakʿa ; et lorsqu'il la récitait en douze rakʿa, les gens estimaient qu'il avait allégé. »

    Selon az-Zurqānī, ils le faisaient dans l'invocation [qunūt] du witr.

  141. 261

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ أَبِي يَقُولُ: «كُنَّا نَنْصَرِفُ فِي رَمَضَانَ، فَنَسْتَعْجِلُ الْخَدَمَ بِالطَّعَامِ مَخَافَةَ الْفَجْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, qu'il a dit : J'ai entendu mon père dire : « Nous repartions [de la prière], en Ramadan, et nous pressions les serviteurs d'apporter le repas, de crainte de l'aube. »

  142. 262

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ ذَكْوَانَ أَبَا عَمْرٍو وَكَانَ عَبْدًا لِعَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَأَعْتَقَتْهُ عَنْ دُبُرٍ مِنْهَا كَانَ «يَقُومُ يَقْرَأُ لَهَا فِي رَمَضَانَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que Dhakwān Abū ʿAmr, qui était un esclave de ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et qu'elle avait affranchi pour après sa mort [tadbīr], veillait en prière en récitant pour elle en Ramadan.

    Selon az-Zurqānī : il dirigeait pour elle la prière, comme imām.

  143. Ce qui est rapporté sur la prière de la nuitبَابُ مَا جَاءَ فِي صَلَاةِ اللَّيْلِ
  144. 263

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ عَنْ رَجُلٍ عِنْدَهُ رِضًا، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ: أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَخْبَرَتْهُ: أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَا مِنِ امْرِئٍ تَكُونُ لَهُ صَلَاةٌ بِلَيْلٍ، يَغْلِبُهُ عَلَيْهَا نَوْمٌ، إِلَّا كَتَبَ اللَّهُ لَهُ أَجْرَ صَلَاتِهِ، وَكَانَ نَوْمُهُ عَلَيْهِ صَدَقَةً»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn al-Munkadir, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après un homme qu'il tenait pour digne d'agrément, que celui-ci l'a informé que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'a informé que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Il n'est personne ayant coutume de prier la nuit et que le sommeil empêche de le faire, sans qu'Allah lui inscrive la récompense de sa prière ; et son sommeil est pour lui une aumône. »

  145. 264

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ: عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: «كُنْتُ أَنَامُ بَيْنَ يَدَيْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَرِجْلَايَ فِي قِبْلَتِهِ، فَإِذَا سَجَدَ غَمَزَنِي، فَقَبَضْتُ رِجْلَيَّ. فَإِذَا قَامَ بَسَطْتُهُمَا». قَالَتْ: «وَالْبُيُوتُ يَوْمَئِذٍ لَيْسَ فِيهَا مَصَابِيحُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā [affranchi] de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Je dormais devant le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mes jambes dans la direction de sa prière. Lorsqu'il se prosternait, il me touchait de la main et je repliais mes jambes ; lorsqu'il se relevait, je les étendais. » Elle a dit : « Les maisons, en ce temps-là, n'avaient pas de lampes. »

  146. 265

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا نَعَسَ أَحَدُكُمْ فِي صَلَاتِهِ، فَلْيَرْقُدْ حَتَّى يَذْهَبَ عَنْهُ النَّوْمُ، فَإِنَّ أَحَدَكُمْ إِذَا صَلَّى وَهُوَ نَاعِسٌ، لَا يَدْرِي لَعَلَّهُ يَذْهَبُ يَسْتَغْفِرُ فَيَسُبَّ نَفْسَهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous somnole pendant sa prière, qu'il se couche jusqu'à ce que le sommeil le quitte. Car lorsque l'un de vous prie en somnolant, il ne sait pas : peut-être veut-il demander pardon et s'insulte-t-il lui-même. »

  147. 266

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي حَكِيمٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، سَمِعَ امْرَأَةً مِنَ اللَّيْلِ تُصَلِّي، فَقَالَ: «مَنْ هَذِهِ؟» فَقِيلَ لَهُ: هَذِهِ الْحَوْلَاءُ بِنْتُ تُوَيْتٍ لَا تَنَامُ اللَّيْلَ، فَكَرِهَ ذَلِكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، حَتَّى عُرِفَتِ الْكَرَاهِيَةُ فِي وَجْهِهِ، ثُمَّ قَالَ: «إِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى لَا يَمَلُّ حَتَّى تَمَلُّوا، اكْلَفُوا مِنَ الْعَمَلِ مَا لَكُمْ بِهِ طَاقَةٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ismāʿīl ibn Abī Ḥakīm, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, entendit une femme prier pendant la nuit. Il dit : « Qui est-ce ? » On lui répondit : « C'est al-Ḥawlāʾ bint Tuwayt, elle ne dort pas de la nuit. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, désapprouva cela, au point que la désapprobation se lut sur son visage. Puis il dit : « Allah, Béni et Exalté, ne se lasse pas tant que vous ne vous lassez pas. Chargez-vous des œuvres que vous avez la force d'accomplir. »

  148. 267

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ كَانَ يُصَلِّي مِنَ اللَّيْلِ مَا شَاءَ اللَّهُ، حَتَّى إِذَا كَانَ مِنْ آخِرِ اللَّيْلِ، أَيْقَظَ أَهْلَهُ لِلصَّلَاةِ. يَقُولُ لَهُمُ: " الصَّلَاةَ الصَّلَاةَ ثُمَّ يَتْلُو هَذِهِ الْآيَةَ {وَأْمُرْ أَهْلَكَ بِالصَّلَاةِ وَاصْطَبِرْ عَلَيْهَا، لَا نَسْأَلُكَ رِزْقًا، نَحْنُ نَرْزُقُكَ، وَالْعَاقِبَةُ لِلتَّقْوَى} [طه: 132] "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb priait la nuit autant qu'Allah le voulait, puis, lorsque venait la fin de la nuit, il réveillait sa famille pour la prière. Il leur disait : « La prière ! La prière ! » Puis il récitait ce verset : « Ordonne la prière à ta famille et persévères-y. Nous ne te demandons aucune subsistance : c'est Nous qui te pourvoyons. Et l'issue heureuse appartient à la piété. » [20 : 132]

  149. 268

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ كَانَ يَقُولُ: «يُكْرَهُ النَّوْمُ قَبْلَ الْعِشَاءِ، وَالْحَدِيثُ بَعْدَهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Saʿīd ibn al-Musayyib disait : « Il est réprouvé de dormir avant le ʿishāʾ [prière de la nuit] et de converser après. »

  150. 269

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «صَلَاةُ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ مَثْنَى مَثْنَى، يُسَلِّمُ مِنْ كُلِّ رَكْعَتَيْنِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَهُوَ الْأَمْرُ عِنْدَنَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « La prière de la nuit et du jour se fait deux par deux : on prononce le salut final toutes les deux rakʿa. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « C'est la règle chez nous. »

  151. La prière du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans le witr [prière impaire qui clôt la prière de la nuit]بَابُ صَلَاةِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الْوِتْرِ
  152. 270

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يُصَلِّي مِنَ اللَّيْلِ إِحْدَى عَشْرَةَ رَكْعَةً، يُوتِرُ مِنْهَا بِوَاحِدَةٍ فَإِذَا فَرَغَ اضْطَجَعَ عَلَى شِقِّهِ الْأَيْمَنِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait la nuit onze rakʿa, dont une seule pour le witr. Lorsqu'il avait terminé, il s'étendait sur son côté droit.

  153. 271

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَيْفَ كَانَتْ صَلَاةُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي رَمَضَانَ؟ فَقَالَتْ: مَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَزِيدُ فِي رَمَضَانَ، وَلَا فِي غَيْرِهِ، عَلَى إِحْدَى عَشْرَةَ رَكْعَةً. يُصَلِّي أَرْبَعًا، فَلَا تَسْأَلْ عَنْ حُسْنِهِنَّ وَطُولِهِنَّ، ثُمَّ يُصَلِّي أَرْبَعًا، فَلَا تَسْأَلْ عَنْ حُسْنِهِنَّ وَطُولِهِنَّ، ثُمَّ يُصَلِّي ثَلَاثًا. فَقَالَتْ عَائِشَةُ: فَقُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتَنَامُ قَبْلَ أَنْ تُوتِرَ؟ فَقَالَ: «يَا عَائِشَةُ إِنَّ عَيْنَيَّ تَنَامَانِ وَلَا يَنَامُ قَلْبِي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, qu'il interrogea ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Comment était la prière du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en Ramadan ? » Elle répondit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ne dépassait pas, ni en Ramadan ni en dehors, onze rakʿa. Il en priait quatre, et ne demande pas combien elles étaient belles et longues ; puis il en priait quatre, et ne demande pas combien elles étaient belles et longues ; puis il en priait trois. » ʿĀʾisha a dit : Je dis : « Ô Messager d'Allah, dors-tu avant d'accomplir le witr ? » Il répondit : « Ô ʿĀʾisha, mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas. »

  154. 272

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهَا قَالَتْ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «يُصَلِّي بِاللَّيْلِ ثَلَاثَ عَشْرَةَ رَكْعَةً ثُمَّ يُصَلِّي إِذَا سَمِعَ النِّدَاءَ بِالصُّبْحِ رَكْعَتَيْنِ خَفِيفَتَيْنِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, mère des croyants, qu'elle a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait la nuit treize rakʿa, puis, lorsqu'il entendait l'appel du ṣubḥ [prière de l'aube], il priait deux rakʿa légères.

  155. 273

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مَخْرَمَةَ بْنِ سُلَيْمَانَ، عَنْ كُرَيْبٍ مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ أَخْبَرَهُ، أَنَّهُ بَاتَ لَيْلَةً عِنْدَ مَيْمُونَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَهِيَ خَالَتُهُ، قَالَ: فَاضْطَجَعْتُ فِي عَرْضِ الْوِسَادَةِ وَاضْطَجَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَهْلُهُ، فِي طُولِهَا. فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى إِذَا انْتَصَفَ اللَّيْلُ، أَوْ قَبْلَهُ بِقَلِيلٍ، أَوْ بَعْدَهُ بِقَلِيلٍ، اسْتَيْقَظَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَجَلَسَ يَمْسَحُ النَّوْمَ عَنْ وَجْهِهِ بِيَدَيْهِ، ثُمَّ «قَرَأَ الْعَشْرَ الْآيَاتِ الْخَوَاتِمَ مِنْ سُورَةِ آلِ عِمْرَانَ». ثُمَّ قَامَ إِلَى شَنٍّ مُعَلَّقَةٍ فَتَوَضَّأَ مِنْهَا، فَأَحْسَنَ وُضُوءَهُ، ثُمَّ قَامَ يُصَلِّي. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: فَقُمْتُ فَصَنَعْتُ مِثْلَ مَا صَنَعَ، ثُمَّ ذَهَبْتُ فَقُمْتُ إِلَى جَنْبِهِ، فَوَضَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَدَهُ الْيُمْنَى عَلَى رَأْسِي، وَأَخَذَ بِأُذُنِي الْيُمْنَى يَفْتِلُهَا، فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ. ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ. ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ. ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ. ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ. ثُمَّ رَكْعَتَيْنِ. ثُمَّ أَوْتَرَ ثُمَّ اضْطَجَعَ، حَتَّى أَتَاهُ الْمُؤَذِّنُ. فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ خَفِيفَتَيْنِ، ثُمَّ خَرَجَ فَصَلَّى الصُّبْحَ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Makhrama ibn Sulaymān, d'après Kurayb, mawlā d'Ibn ʿAbbās, que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās l'a informé qu'il passa une nuit chez Maymūna, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui était sa tante maternelle. Il a dit : Je m'étendis dans la largeur du coussin, et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et son épouse s'étendirent dans sa longueur. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dormit jusqu'au milieu de la nuit, ou un peu avant, ou un peu après. Alors le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'éveilla, s'assit et se mit à chasser le sommeil de son visage avec ses mains. Puis il récita les dix derniers versets de la sourate Āl ʿImrān. Il se leva ensuite vers une outre suspendue, y fit le wuḍūʾ [ablutions] et le fit avec soin, puis il se leva pour prier. Ibn ʿAbbās a dit : Je me levai et fis comme il avait fait, puis j'allai me placer à son côté. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, posa sa main droite sur ma tête, prit mon oreille droite et la tordit. Il pria deux rakʿa, puis deux rakʿa, puis deux rakʿa, puis deux rakʿa, puis deux rakʿa, puis deux rakʿa, puis il accomplit le witr. Ensuite il s'étendit jusqu'à ce que le muezzin vienne à lui. Il pria alors deux rakʿa légères, puis il sortit et pria le ṣubḥ.

  156. 274

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسِ بْنِ مَخْرَمَةَ أَخْبَرَهُ، عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ أَنَّهُ قَالَ: لَأَرْمُقَنَّ اللَّيْلَةَ صَلَاةَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. قَالَ: فَتَوَسَّدْتُ عَتَبَتَهُ، أَوْ فُسْطَاطَهُ، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، «فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ طَوِيلَتَيْنِ طَوِيلَتَيْنِ، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، وَهُمَا دُونَ اللَّتَيْنِ قَبْلَهُمَا، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، وَهُمَا دُونَ اللَّتَيْنِ قَبْلَهُمَا، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، وَهُمَا دُونَ اللَّتَيْنِ قَبْلَهُمَا، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، وَهُمَا دُونَ اللَّتَيْنِ قَبْلَهُمَا، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، وَهُمَا دُونَ اللَّتَيْنِ قَبْلَهُمَا، ثُمَّ أَوْتَرَ فَتِلْكَ ثَلَاثَ عَشْرَةَ رَكْعَةً»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après son père, que ʿAbd Allāh ibn Qays ibn Makhrama l'a informé, d'après Zayd ibn Khālid al-Juhanī, qu'il a dit : « Cette nuit, j'observerai la prière du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Il a dit : Je pris pour oreiller son seuil, ou sa tente. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se leva et pria deux rakʿa longues, longues. Puis il pria deux rakʿa, moins longues que les deux précédentes ; puis il pria deux rakʿa, moins longues que les deux précédentes ; puis il pria deux rakʿa, moins longues que les deux précédentes ; puis il pria deux rakʿa, moins longues que les deux précédentes ; puis il pria deux rakʿa, moins longues que les deux précédentes ; puis il accomplit le witr. Cela fait treize rakʿa.

  157. L'ordre d'accomplir le witrبَابُ الْأَمْرِ بِالْوِتْرِ
  158. 275

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ صَلَاةِ اللَّيْلِ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «صَلَاةُ اللَّيْلِ مَثْنَى مَثْنَى، فَإِذَا خَشِيَ أَحَدُكُمُ الصُّبْحَ، صَلَّى رَكْعَةً وَاحِدَةً، تُوتِرُ لَهُ مَا قَدْ صَلَّى»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ et ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'un homme interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sur la prière de la nuit. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « La prière de la nuit se fait deux par deux. Lorsque l'un de vous craint [l'arrivée du] ṣubḥ, qu'il prie une seule rakʿa, qui rendra impair ce qu'il a prié. »

  159. 276

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنِ ابْنِ مُحَيْرِيزٍ أَنَّ رَجُلًا مِنْ بَنِي كِنَانَةَ يُدْعَى الْمُخْدَجِيَّ سَمِعَ رَجُلًا بِالشَّامِ يُكَنَّى أَبَا مُحَمَّدٍ، يَقُولُ: إِنَّ الْوِتْرَ وَاجِبٌ، فَقَالَ: الْمُخْدَجِيُّ فَرُحْتُ إِلَى عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ فَاعْتَرَضْتُ لَهُ وَهُوَ رَائِحٌ إِلَى الْمَسْجِدِ، فَأَخْبَرْتُهُ بِالَّذِي قَالَ أَبُو مُحَمَّدٍ، قَالَ: عُبَادَةُ كَذَبَ أَبُو مُحَمَّدٍ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «خَمْسُ صَلَوَاتٍ كَتَبَهُنَّ اللَّهُ عَلَى الْعِبَادِ، فَمَنْ جَاءَ بِهِنَّ، لَمْ يُضَيِّعْ مِنْهُنَّ شَيْئًا، اسْتِخْفَافًا بِحَقِّهِنَّ، كَانَ لَهُ عِنْدَ اللَّهِ عَهْدٌ أَنْ يُدْخِلَهُ الْجَنَّةَ. وَمَنْ لَمْ يَأْتِ بِهِنَّ، فَلَيْسَ لَهُ عِنْدَ اللَّهِ عَهْدٌ. إِنْ شَاءَ عَذَّبَهُ وَإِنْ شَاءَ أَدْخَلَهُ الْجَنَّةَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān, d'après Ibn Muḥayrīz, qu'un homme des Banū Kināna, appelé al-Mukhdajī, entendit au Shām un homme surnommé Abū Muḥammad dire : « Le witr est wājib [obligatoire]. » Al-Mukhdajī a dit : Je me rendis auprès de ʿUbāda ibn aṣ-Ṣāmit et l'abordai alors qu'il allait à la mosquée. Je l'informai de ce qu'avait dit Abū Muḥammad. ʿUbāda dit : « Abū Muḥammad s'est trompé. J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : “Cinq prières qu'Allah a prescrites aux serviteurs. Celui qui les accomplit sans rien en négliger par mépris de leur droit a auprès d'Allah l'engagement qu'Il le fera entrer au Paradis. Et celui qui ne les accomplit pas n'a aucun engagement auprès d'Allah : s'Il veut, Il le châtie, et s'Il veut, Il le fait entrer au Paradis.” »

    « S'est trompé » : le texte dit littéralement « a menti » ; selon al-Bājī, que cite az-Zurqānī, le sens est qu'il s'est mépris.

  160. 277

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ يَسَارٍ أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ أَسِيرُ مَعَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ بِطَرِيقِ مَكَّةَ، قَالَ سَعِيدٌ: فَلَمَّا خَشِيتُ الصُّبْحَ، نَزَلْتُ، فَأَوْتَرْتُ، ثُمَّ أَدْرَكْتُهُ. فَقَالَ لِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: أَيْنَ كُنْتَ فَقُلْتُ لَهُ خَشِيتُ الصُّبْحَ، فَنَزَلْتُ، فَأَوْتَرْتُ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ: أَلَيْسَ لَكَ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ، فَقُلْتُ: بَلَى، وَاللَّهِ قَالَ فَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يُوتِرُ عَلَى الْبَعِيرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Bakr ibn ʿUmar, d'après Saʿīd ibn Yasār, qu'il a dit : Je cheminais avec ʿAbd Allāh ibn ʿUmar sur la route de La Mecque. Saʿīd a dit : Lorsque je craignis [l'arrivée du] ṣubḥ, je mis pied à terre, j'accomplis le witr, puis je le rattrapai. ʿAbd Allāh ibn ʿUmar me dit : « Où étais-tu ? » Je lui répondis : « J'ai craint le ṣubḥ, alors j'ai mis pied à terre et j'ai accompli le witr. » ʿAbd Allāh dit : « N'as-tu pas dans le Messager d'Allah un modèle ? » Je dis : « Si, par Allah. » Il dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, accomplissait le witr sur le chameau. »

  161. 278

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ قَالَ: «كَانَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَأْتِيَ فِرَاشَهُ أَوْتَرَ»، وَكَانَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ «يُوتِرُ آخِرَ اللَّيْلِ». قَالَ سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيِّبِ: فَأَمَّا أَنَا فَإِذَا جِئْتُ فِرَاشِي أَوْتَرْتُ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il a dit : « Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq, lorsqu'il voulait gagner sa couche, accomplissait le witr, et ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb accomplissait le witr à la fin de la nuit. » Saʿīd ibn al-Musayyib a dit : « Quant à moi, lorsque je gagne ma couche, j'accomplis le witr. »

  162. 279

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ عَنِ الْوِتْرِ أَوَاجِبٌ هُوَ؟ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: قَدْ أَوْتَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَوْتَرَ الْمُسْلِمُونَ، فَجَعَلَ الرَّجُلُ يُرَدِّدُ عَلَيْهِ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ يَقُولُ: «أَوْتَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَأَوْتَرَ الْمُسْلِمُونَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'un homme interrogea ʿAbd Allāh ibn ʿUmar sur le witr : « Est-il wājib ? » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar répondit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a accompli le witr, et les musulmans ont accompli le witr. » L'homme se mit à lui répéter sa question, et ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a accompli le witr, et les musulmans ont accompli le witr. »

  163. 280

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَتْ تَقُولُ: «مَنْ خَشِيَ أَنْ يَنَامَ حَتَّى يُصْبِحَ، فَلْيُوتِرْ قَبْلَ أَنْ يَنَامَ. وَمَنْ رَجَا أَنْ يَسْتَيْقِظَ آخِرَ اللَّيْلِ فَلْيُؤَخِّرْ وِتْرَهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, disait : « Que celui qui craint de dormir jusqu'au matin accomplisse le witr avant de dormir ; et que celui qui espère s'éveiller à la fin de la nuit retarde son witr. »

  164. 281

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ مَعَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ بِمَكَّةَ وَالسَّمَاءُ مُغِيمَةٌ، فَخَشِيَ عَبْدُ اللَّهِ الصُّبْحَ، «فَأَوْتَرَ بِوَاحِدَةٍ، ثُمَّ انْكَشَفَ الْغَيْمُ، فَرَأَى أَنَّ عَلَيْهِ لَيْلًا فَشَفَعَ بِوَاحِدَةٍ، ثُمَّ صَلَّى بَعْدَ ذَلِكَ رَكْعَتَيْنِ رَكْعَتَيْنِ، فَلَمَّا خَشِيَ الصُّبْحَ أَوْتَرَ بِوَاحِدَةٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'il a dit : J'étais avec ʿAbd Allāh ibn ʿUmar à La Mecque, et le ciel était couvert. ʿAbd Allāh craignit [l'arrivée du] ṣubḥ et accomplit le witr par une seule rakʿa. Puis les nuages se dissipèrent, et il vit qu'il lui restait de la nuit : il le rendit pair par une rakʿa, puis il pria ensuite deux rakʿa par deux rakʿa ; et lorsqu'il craignit le ṣubḥ, il accomplit le witr par une seule rakʿa.

  165. 282

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُسَلِّمُ بَيْنَ الرَّكْعَتَيْنِ وَالرَّكْعَةِ فِي الْوِتْرِ، حَتَّى يَأْمُرَ بِبَعْضِ حَاجَتِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar prononçait le salut final entre les deux rakʿa et la rakʿa [unique] dans le witr, si bien qu'il lui arrivait [entre les deux] de donner un ordre pour quelque besoin.

  166. 283

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ سَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ كَانَ «يُوتِرُ بَعْدَ الْعَتَمَةِ بِوَاحِدَةٍ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَلَيْسَ عَلَى هَذَا، الْعَمَلُ عِنْدَنَا، وَلَكِنْ أَدْنَى الْوِتْرِ ثَلَاثٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que Saʿd ibn Abī Waqqāṣ accomplissait le witr après la ʿatama [autre nom de la prière du ʿishāʾ] par une seule rakʿa. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Ce n'est pas là la pratique chez nous ; le minimum du witr est de trois [rakʿa]. »

  167. 284

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «صَلَاةُ الْمَغْرِبِ وِتْرُ صَلَاةِ النَّهَارِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «مَنْ أَوْتَرَ أَوَّلَ اللَّيْلِ، ثُمَّ نَامَ، ثُمَّ قَامَ، فَبَدَا لَهُ أَنْ يُصَلِّيَ فَلْيُصَلِّ، مَثْنَى مَثْنَى فَهُوَ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « La prière du maghrib [prière du coucher du soleil] est le witr de la prière du jour. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Celui qui accomplit le witr au début de la nuit, puis dort, puis se lève et à qui il vient à l'idée de prier, qu'il prie deux par deux. C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »

  168. Le witr après l'aubeبَابُ الْوِتْرِ بَعْدَ الْفَجْرِ
  169. 285

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الْكَرِيمِ بْنِ أَبِي الْمُخَارِقِ الْبَصْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ رَقَدَ ثُمَّ اسْتَيْقَظَ، فَقَالَ لِخَادِمِهِ: انْظُرْ مَا صَنَعَ النَّاسُ - وَهُوَ يَوْمَئِذٍ قَدْ ذَهَبَ بَصَرُهُ - فَذَهَبَ الْخَادِمُ ثُمَّ رَجَعَ، فَقَالَ: قَدِ انْصَرَفَ النَّاسُ مِنَ الصُّبْحِ، فَقَامَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ «فَأَوْتَرَ ثُمَّ صَلَّى الصُّبْحَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd al-Karīm ibn Abī al-Mukhāriq al-Baṣrī, d'après Saʿīd ibn Jubayr, que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās se coucha, puis s'éveilla et dit à son serviteur : « Regarde ce que les gens ont fait » (il avait alors perdu la vue). Le serviteur s'en alla, puis revint et dit : « Les gens ont terminé [la prière du] ṣubḥ. » ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās se leva alors, accomplit le witr, puis pria le ṣubḥ.

  170. 286

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ، وَعُبَادَةَ بْنَ الصَّامِتِ، وَالْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ، قَدْ «أَوْتَرُوا بَعْدَ الْفَجْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, ʿUbāda ibn aṣ-Ṣāmit, al-Qāsim ibn Muḥammad et ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir ibn Rabīʿa ont accompli le witr après l'aube.

  171. 287

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مَسْعُودٍ قَالَ: «مَا أُبَالِي لَوْ أُقِيمَتْ صَلَاةُ الصُّبْحِ وَأَنَا أُوتِرُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que ʿAbd Allāh ibn Masʿūd a dit : « Peu m'importe que l'iqāma [second appel, qui annonce le début de la prière] du ṣubḥ soit prononcée alors que j'accomplis le witr. »

  172. 288

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّهُ قَالَ: كَانَ عُبَادَةُ بْنُ الصَّامِتِ يَؤُمُّ قَوْمًا فَخَرَجَ يَوْمًا إِلَى الصُّبْحِ فَأَقَامَ الْمُؤَذِّنُ صَلَاةَ الصُّبْحِ فَأَسْكَتَهُ عُبَادَةُ حَتَّى «أَوْتَرَ ثُمَّ صَلَّى بِهِمُ الصُّبْحَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : ʿUbāda ibn aṣ-Ṣāmit dirigeait la prière d'un groupe de gens. Il sortit un jour pour le ṣubḥ, et le muezzin prononça l'iqāma de la prière du ṣubḥ. ʿUbāda le fit taire jusqu'à ce qu'il ait accompli le witr, puis il dirigea pour eux le ṣubḥ.

  173. 289

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ يَقُولُ: «إِنِّي لَأُوتِرُ وَأَنَا أَسْمَعُ الْإِقَامَةَ أَوْ بَعْدَ الْفَجْرِ» يَشُكُّ عَبْدُ الرَّحْمَنِ أَيَّ ذَلِكَ قَالَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, qu'il a dit : J'ai entendu ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir ibn Rabīʿa dire : « Il m'arrive d'accomplir le witr alors que j'entends l'iqāma », ou « après l'aube ». ʿAbd ar-Raḥmān doute de celle des deux [expressions] qu'il a employée.

  174. 290

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَاهُ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ يَقُولُ: «إِنِّي لَأُوتِرُ بَعْدَ الْفَجْرِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَإِنَّمَا يُوتِرُ بَعْدَ الْفَجْرِ مَنْ نَامَ عَنِ الْوِتْرِ. وَلَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ أَنْ يَتَعَمَّدَ ذَلِكَ حَتَّى يَضَعَ وِتْرَهُ بَعْدَ الْفَجْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, qu'il a entendu son père al-Qāsim ibn Muḥammad dire : « Il m'arrive d'accomplir le witr après l'aube. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « N'accomplit le witr après l'aube que celui que le sommeil a empêché d'accomplir le witr. Il ne convient à personne de le faire délibérément, au point de placer son witr après l'aube. »

  175. Ce qui est rapporté sur les deux rakʿa de l'aubeبَابُ مَا جَاءَ فِي رَكْعَتَيِ الْفَجْرِ
  176. 291

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ حَفْصَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَخْبَرَتْهُ: أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَانَ «إِذَا سَكَتَ الْمُؤَذِّنُ عَنِ الْأَذَانِ بِصَلَاةِ الصُّبْحِ، صَلَّى رَكْعَتَيْنِ خَفِيفَتَيْنِ، قَبْلَ أَنْ تُقَامَ الصَّلَاةُ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que Ḥafṣa, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'a informé que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsque le muezzin avait achevé l'appel à la prière du ṣubḥ, priait deux rakʿa légères avant que l'iqāma de la prière ne soit prononcée.

  177. 292

    وَحَدَّثَنِي مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَتْ: إِنْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «لَيُخَفِّفُ رَكْعَتَيِ الْفَجْرِ حَتَّى إِنِّي لَأَقُولُ أَقَرَأَ بِأُمِّ الْقُرْآنِ أَمْ لَا»

    Mālik m'a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, allégeait tellement les deux rakʿa de l'aube que je me disais : a-t-il récité la Mère du Coran [al-Fātiḥa] ou non ? »

  178. 293

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ شَرِيكِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي نَمِرٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعَ قَوْمٌ الْإِقَامَةَ. فَقَامُوا يُصَلُّونَ. فَخَرَجَ عَلَيْهِمْ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: «أَصَلَاتَانِ مَعًا؟ أَصَلَاتَانِ مَعًا؟» وَذَلِكَ فِي صَلَاةِ الصُّبْحِ. فِي الرَّكْعَتَيْنِ اللَّتَيْنِ قَبْلَ الصُّبْحِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sharīk ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Namir, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qu'il a dit : Des gens entendirent l'iqāma et se levèrent pour prier. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit vers eux et dit : « Deux prières à la fois ? Deux prières à la fois ? » Cela se passait à la prière du ṣubḥ, au sujet des deux rakʿa qui précèdent le ṣubḥ.

  179. 294

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «فَاتَتْهُ رَكْعَتَا الْفَجْرِ. فَقَضَاهُمَا بَعْدَ أَنْ طَلَعَتِ الشَّمْسُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar manqua les deux rakʿa de l'aube et les rattrapa après le lever du soleil.

  180. 295

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ: «أَنَّهُ صَنَعَ مِثْلَ الَّذِي صَنَعَ ابْنُ عُمَرَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, qu'il fit comme avait fait Ibn ʿUmar.

  181. Le mérite de la prière en groupe sur la prière de celui qui prie seulبَابُ فَضْلِ صَلَاةِ الْجَمَاعَةِ عَلَى صَلَاةِ الْفَذِّ
  182. 296

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «صَلَاةُ الْجَمَاعَةِ تَفْضُلُ صَلَاةَ الْفَذِّ بِسَبْعٍ وَعِشْرِينَ دَرَجَةً»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La prière en groupe surpasse la prière de celui qui prie seul de vingt-sept degrés. »

  183. 297

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «صَلَاةُ الْجَمَاعَةِ أَفْضَلُ مِنْ صَلَاةِ أَحَدِكُمْ وَحْدَهُ بِخَمْسَةٍ وَعِشْرِينَ جُزْءًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La prière en groupe est meilleure que la prière de l'un de vous seul de vingt-cinq parts. »

  184. 298

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَدْ هَمَمْتُ أَنْ آمُرَ بِحَطَبٍ فَيُحْطَبَ، ثُمَّ آمُرَ بِالصَّلَاةِ فَيُؤَذَّنَ لَهَا، ثُمَّ آمُرَ رَجُلًا فَيَؤُمَّ النَّاسَ، ثُمَّ أُخَالِفَ إِلَى رِجَالٍ فَأُحَرِّقَ عَلَيْهِمْ بُيُوتَهُمْ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْ يَعْلَمُ أَحَدُهُمْ أَنَّهُ يَجِدُ عَظْمًا سَمِينًا أَوْ مِرْمَاتَيْنِ حَسَنَتَيْنِ لَشَهِدَ الْعِشَاءَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, j'ai songé à ordonner que l'on ramasse du bois, puis à ordonner la prière et que l'on y appelle, puis à ordonner à un homme de diriger les gens, puis à me rendre chez des hommes [qui n'y assistent pas] et à brûler leurs maisons sur eux. Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, si l'un d'eux savait qu'il trouverait un os bien charnu ou deux beaux pieds de mouton [mirmāt], il assisterait au ʿishāʾ. »

    Mirmāt : selon az-Zurqānī, la chair qui se trouve entre les deux onglons du pied du mouton.

  185. 299

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ قَالَ: «أَفْضَلُ الصَّلَاةِ صَلَاتُكُمْ فِي بُيُوتِكُمْ. إِلَّا صَلَاةَ الْمَكْتُوبَةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Busr ibn Saʿīd, que Zayd ibn Thābit a dit : « La meilleure prière est celle que vous accomplissez dans vos maisons, sauf la prière prescrite. »

  186. Ce qui est rapporté sur la ʿatama et le ṣubḥبَابُ مَا جَاءَ فِي الْعَتَمَةِ وَالصُّبْحِ
  187. 300

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَرْمَلَةَ الْأَسْلَمِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «بَيْنَنَا وَبَيْنَ الْمُنَافِقِينَ شُهُودُ الْعِشَاءِ وَالصُّبْحِ، لَا يَسْتَطِيعُونَهُمَا» أَوْ نَحْوَ هَذَا

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥarmala al-Aslamī, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ce qui nous sépare des hypocrites, c'est la présence au ʿishāʾ et au ṣubḥ : ils n'en sont pas capables », ou quelque chose d'approchant.

  188. 301

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ، مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «بَيْنَمَا رَجُلٌ يَمْشِي بِطَرِيقٍ، إِذْ وَجَدَ غُصْنَ شَوْكٍ عَلَى الطَّرِيقِ، فَأَخَّرَهُ فَشَكَرَ اللَّهُ لَهُ، فَغَفَرَ لَهُ» وَقَالَ: "الشُّهَدَاءُ خَمْسَةٌ: الْمَطْعُونُ، وَالْمَبْطُونُ، وَالْغَرِقُ، وَصَاحِبُ الْهَدْمِ، وَالشَّهِيدُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Tandis qu'un homme marchait sur un chemin, il trouva une branche épineuse sur le chemin et l'écarta. Allah lui en sut gré et lui pardonna. » Et il a dit : « Les martyrs sont cinq : celui qui meurt de la peste, celui qui meurt d'un mal de ventre, le noyé, celui qui meurt sous les décombres et le martyr dans le sentier d'Allah. »

  189. 302

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ سُلَيْمَانَ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ فَقَدَ سُلَيْمَانَ بْنَ أَبِي حَثْمَةَ فِي صَلَاةِ الصُّبْحِ، وَأَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ غَدَا إِلَى السُّوقِ. وَمَسْكَنُ سُلَيْمَانَ بَيْنَ السُّوقِ وَالْمَسْجِدِ النَّبَوِيِّ فَمَرَّ عَلَى الشِّفَاءِ أُمِّ سُلَيْمَانَ، فَقَالَ لَهَا: «لَمْ أَرَ سُلَيْمَانَ فِي الصُّبْحِ». فَقَالَتْ: إِنَّهُ بَاتَ يُصَلِّي، فَغَلَبَتْهُ عَيْنَاهُ، فَقَالَ عُمَرُ: «لَأَنْ أَشْهَدَ صَلَاةَ الصُّبْحِ فِي الْجَمَاعَةِ أَحَبُّ إِلَيَّ مِنْ أَنْ أَقُومَ لَيْلَةً»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Bakr ibn Sulaymān ibn Abī Ḥathma, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb ne vit pas Sulaymān ibn Abī Ḥathma à la prière du ṣubḥ, et que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb se rendit de bon matin au marché. Or la demeure de Sulaymān se trouvait entre le marché et la mosquée du Prophète. Il passa auprès d'ash-Shifāʾ, la mère de Sulaymān, et lui dit : « Je n'ai pas vu Sulaymān au ṣubḥ. » Elle répondit : « Il a passé la nuit à prier, puis le sommeil l'a vaincu. » ʿUmar dit : « Assister à la prière du ṣubḥ en groupe m'est plus cher que de veiller en prière toute une nuit. »

  190. 303

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي عَمْرَةَ الْأَنْصَارِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: جَاءَ عُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ إِلَى صَلَاةِ الْعِشَاءِ فَرَأَى أَهْلَ الْمَسْجِدِ قَلِيلًا، فَاضْطَجَعَ فِي مُؤَخَّرِ الْمَسْجِدِ، يَنْتَظِرُ النَّاسَ أَنْ يَكْثُرُوا. فَأَتَاهُ ابْنُ أَبِي عَمْرَةَ فَجَلَسَ إِلَيْهِ، فَسَأَلَهُ: «مَنْ هُوَ؟» فَأَخْبَرَهُ. فَقَالَ: مَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ؟ فَأَخْبَرَهُ. فَقَالَ لَهُ عُثْمَانُ: «مَنْ شَهِدَ الْعِشَاءَ فَكَأَنَّمَا قَامَ نِصْفَ لَيْلَةٍ. وَمَنْ شَهِدَ الصُّبْحَ فَكَأَنَّمَا قَامَ لَيْلَةً»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī ʿAmra al-Anṣārī, qu'il a dit : ʿUthmān ibn ʿAffān vint à la prière du ʿishāʾ et vit que les gens de la mosquée étaient peu nombreux. Il s'étendit au fond de la mosquée, attendant que les gens deviennent nombreux. Ibn Abī ʿAmra vint à lui et s'assit auprès de lui. Il lui demanda qui il était, et il le lui dit. Il dit : « Que connais-tu du Coran ? » Il le lui dit. ʿUthmān lui dit alors : « Celui qui assiste au ʿishāʾ, c'est comme s'il avait veillé en prière la moitié d'une nuit ; et celui qui assiste au ṣubḥ, c'est comme s'il avait veillé en prière une nuit. »

  191. Refaire la prière avec l'imāmبَابُ إِعَادَةِ الصَّلَاةِ مَعَ الْإِمَامِ
  192. 304

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ رَجُلٍ مِنْ بَنِي الدِّيلِ يُقَالُ لَهُ: بُسْرُ بْنُ مِحْجَنٍ، عَنْ أَبِيهِ مِحْجَنٍ، أَنَّهُ كَانَ فِي مَجْلِسٍ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَأُذِّنَ بِالصَّلَاةِ. فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَصَلَّى، ثُمَّ رَجَعَ، وَمِحْجَنٌ فِي مَجْلِسِهِ. فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا مَنَعَكَ أَنْ تُصَلِّيَ مَعَ النَّاسِ؟ أَلَسْتَ بِرَجُلٍ مُسْلِمٍ»؟ فَقَالَ: بَلَى. يَا رَسُولَ اللَّهِ. وَلَكِنِّي قَدْ صَلَّيْتُ فِي أَهْلِي، فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِذَا جِئْتَ فَصَلِّ مَعَ النَّاسِ، وَإِنْ كُنْتَ قَدْ صَلَّيْتَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après un homme des Banū ad-Dīl appelé Busr ibn Miḥjan, d'après son père Miḥjan, qu'il se trouvait dans une assemblée avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'on appela à la prière. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se leva et pria, puis revint, alors que Miḥjan était resté à sa place. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Qu'est-ce qui t'a empêché de prier avec les gens ? N'es-tu pas un homme musulman ? » Il répondit : « Si, ô Messager d'Allah, mais j'avais déjà prié chez moi. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Lorsque tu viens, prie avec les gens, même si tu as déjà prié. »

  193. 305

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ فَقَالَ: إِنِّي أُصَلِّي فِي بَيْتِي، ثُمَّ أُدْرِكُ الصَّلَاةَ مَعَ الْإِمَامِ، أَفَأُصَلِّي مَعَهُ؟ فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: «نَعَمْ». قَالَ الرَّجُلُ: أَيَّتَهُمَا أَجْعَلُ صَلَاتِي؟ فَقَالَ لَهُ ابْنُ عُمَرَ: «أَوَ ذَلِكَ إِلَيْكَ. إِنَّمَا ذَلِكَ إِلَى اللَّهِ يَجْعَلُ أَيَّتَهُمَا شَاءَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'un homme interrogea ʿAbd Allāh ibn ʿUmar et dit : « Je prie dans ma maison, puis je trouve la prière avec l'imām. Dois-je prier avec lui ? » ʿAbd Allāh ibn ʿUmar lui répondit : « Oui. » L'homme dit : « Laquelle des deux dois-je tenir pour ma prière ? » Ibn ʿUmar lui dit : « Cela dépend-il donc de toi ? Cela ne relève que d'Allah : Il tient pour telle celle des deux qu'Il veut. »

  194. 306

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ رَجُلًا سَأَلَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ فَقَالَ: إِنِّي أُصَلِّي فِي بَيْتِي، ثُمَّ آتِي الْمَسْجِدَ فَأَجِدُ الْإِمَامَ يُصَلِّي، أَفَأُصَلِّي مَعَهُ؟ فَقَالَ سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ: «نَعَمْ»، فَقَالَ الرَّجُلُ: فَأَيَّتُهُمَا صَلَاتِي؟ فَقَالَ سَعِيدٌ: «أَوَ أَنْتَ تَجْعَلُهُمَا. إِنَّمَا ذَلِكَ إِلَى اللَّهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'un homme interrogea Saʿīd ibn al-Musayyib et dit : « Je prie dans ma maison, puis je viens à la mosquée et je trouve l'imām en train de prier. Dois-je prier avec lui ? » Saʿīd ibn al-Musayyib répondit : « Oui. » L'homme dit : « Laquelle des deux est ma prière ? » Saʿīd dit : « Est-ce donc toi qui en décides ? Cela ne relève que d'Allah. »

  195. 307

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَفِيفٍ بْنِ عَمْرٍو السَّهْمِيِّ، عَنْ رَجُلٍ مِنْ بَنِي أَسَدٍ أَنَّهُ سَأَلَ أَبَا أَيُّوبَ الْأَنْصَارِيَّ فَقَالَ: إِنِّي أُصَلِّي فِي بَيْتِي، ثُمَّ آتِي الْمَسْجِدَ فَأَجِدُ الْإِمَامَ يُصَلِّي، أَفَأُصَلِّي مَعَهُ؟ فَقَالَ أَبُو أَيُّوبَ: «نَعَمْ صَلِّ مَعَهُ فَإِنَّ مَنْ صَنَعَ ذَلِكَ فَإِنَّ لَهُ سَهْمَ جَمْعٍ»، أَوْ «مِثْلَ سَهْمِ جَمْعٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAfīf ibn ʿAmr as-Sahmī, d'après un homme des Banū Asad, qu'il interrogea Abū Ayyūb al-Anṣārī et dit : « Je prie dans ma maison, puis je viens à la mosquée et je trouve l'imām en train de prier. Dois-je prier avec lui ? » Abū Ayyūb répondit : « Oui, prie avec lui, car celui qui fait cela a une part double [sahm jamʿ] », ou « l'équivalent d'une part double ».

    Sahm jamʿ : selon Ibn Wahb, sa récompense est doublée, sens qu'Ibn ʿAbd al-Barr juge le plus juste ; selon d'autres, jamʿ désigne l'armée, et il a la récompense de celui qui combat dans le sentier d'Allah (az-Zurqānī).

  196. 308

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ صَلَّى الْمَغْرِبَ أَوِ الصُّبْحَ، ثُمَّ أَدْرَكَهُمَا مَعَ الْإِمَامِ، فَلَا يَعُدْ لَهُمَا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا أَرَى بَأْسًا أَنْ يُصَلِّيَ مَعَ الْإِمَامِ مَنْ كَانَ قَدْ صَلَّى فِي بَيْتِهِ، إِلَّا صَلَاةَ الْمَغْرِبِ فَإِنَّهُ إِذَا أَعَادَهَا، كَانَتْ شَفْعًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Celui qui a prié le maghrib ou le ṣubḥ, puis les trouve avec l'imām, ne les refait pas. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Je ne vois pas de mal à ce que prie avec l'imām celui qui a déjà prié dans sa maison, sauf pour la prière du maghrib, car s'il la refaisait, elle deviendrait paire. »

  197. La pratique dans la prière en groupeبَابُ الْعَمَلِ فِي صَلَاةِ الْجَمَاعَةِ
  198. 309

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا صَلَّى أَحَدُكُمْ بِالنَّاسِ فَلْيُخَفِّفْ، فَإِنَّ فِيهِمُ الضَّعِيفَ وَالسَّقِيمَ وَالْكَبِيرَ، وَإِذَا صَلَّى أَحَدُكُمْ لِنَفْسِهِ فَلْيُطَوِّلْ مَا شَاءَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous dirige la prière des gens, qu'il allège, car il y a parmi eux le faible, le malade et l'homme âgé. Et lorsque l'un de vous prie pour lui-même, qu'il allonge autant qu'il veut. »

  199. 310

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّهُ قَالَ: قُمْتُ وَرَاءَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ فِي صَلَاةٍ مِنَ الصَّلَوَاتِ، وَلَيْسَ مَعَهُ أَحَدٌ غَيْرِي، «فَخَالَفَ عَبْدُ اللَّهِ بِيَدِهِ، فَجَعَلَنِي حِذَاءَهُ عَنْ يَمِينِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'il a dit : Je me tins derrière ʿAbd Allāh ibn ʿUmar pour l'une des prières, alors qu'il n'y avait personne d'autre que moi avec lui. ʿAbd Allāh passa sa main derrière lui et me plaça à sa hauteur, à sa droite.

  200. 311

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ رَجُلًا كَانَ يَؤُمُّ النَّاسَ بِالْعَقِيقِ، «فَأَرْسَلَ إِلَيْهِ عُمَرُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ فَنَهَاهُ» قَالَ مَالِكٌ: «وَإِنَّمَا نَهَاهُ لِأَنَّهُ كَانَ لَا يُعْرَفُ أَبُوهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'un homme dirigeait la prière des gens à al-ʿAqīq. ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz lui envoya quelqu'un et le lui interdit. Mālik a dit : « Il ne le lui a interdit que parce qu'on ne connaissait pas son père. »

    Al-ʿAqīq : lieu connu de Médine, selon az-Zurqānī.

  201. La prière de l'imām lorsqu'il est assisبَابُ صَلَاةِ الْإِمَامِ وَهُوَ جَالِسٌ
  202. 312

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَكِبَ فَرَسًا فَصُرِعَ، فَجُحِشَ شِقُّهُ الْأَيْمَنُ، فَصَلَّى صَلَاةً مِنَ الصَّلَوَاتِ، وَهُوَ قَاعِدٌ. وَصَلَّيْنَا وَرَاءَهُ قُعُودًا. فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ: إِنَّمَا جُعِلَ الْإِمَامُ لِيُؤْتَمَّ بِهِ، فَإِذَا صَلَّى قَائِمًا فَصَلُّوا قِيَامًا، وَإِذَا رَكَعَ فَارْكَعُوا. وَإِذَا رَفَعَ فَارْفَعُوا وَإِذَا قَالَ: " سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، فَقُولُوا: رَبَّنَا لَكَ الْحَمْدُ، " وَإِذَا صَلَّى جَالِسًا فَصَلُّوا جُلُوسًا أَجْمَعُونَ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Anas ibn Mālik, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, monta un cheval et en fut jeté à terre, si bien que son côté droit fut écorché. Il accomplit alors l'une des prières assis, et nous priâmes derrière lui assis. Lorsqu'il eut terminé, il dit : « L'imām n'a été institué que pour être suivi. Lorsqu'il prie debout, priez debout. Lorsqu'il s'incline, inclinez-vous. Lorsqu'il se relève, relevez-vous. Lorsqu'il dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Notre Seigneur, à Toi la louange.” Et lorsqu'il prie assis, priez assis, tous ensemble. »

  203. 313

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ شَاكٍ فَصَلَّى جَالِسًا. وَصَلَّى وَرَاءَهُ قَوْمٌ قِيَامًا. فَأَشَارَ إِلَيْهِمْ أَنِ اجْلِسُوا، فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ: «إِنَّمَا جُعِلَ الْإِمَامُ لِيُؤْتَمَّ بِهِ، فَإِذَا رَكَعَ فَارْكَعُوا، وَإِذَا رَفَعَ فَارْفَعُوا، وَإِذَا صَلَّى جَالِسًا فَصَلُّوا جُلُوسًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pria alors qu'il était souffrant : il pria assis, et des gens prièrent derrière lui debout. Il leur fit signe de s'asseoir. Lorsqu'il eut terminé, il dit : « L'imām n'a été institué que pour être suivi. Lorsqu'il s'incline, inclinez-vous. Lorsqu'il se relève, relevez-vous. Et lorsqu'il prie assis, priez assis. »

  204. 314

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَرَجَ فِي مَرَضِهِ. فَأَتَى الْمَسْجِدَ فَوَجَدَ أَبَا بَكْرٍ وَهُوَ قَائِمٌ يُصَلِّي بِالنَّاسِ، فَاسْتَأْخَرَ أَبُو بَكْرٍ. «فَأَشَارَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ كَمَا أَنْتَ». فَجَلَسَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَى جَنْبِ أَبِي بَكْرٍ. فَكَانَ أَبُو بَكْرٍ يُصَلِّي بِصَلَاةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَكَانَ النَّاسُ يُصَلُّونَ بِصَلَاةِ أَبِي بَكْرٍ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit durant sa maladie. Il arriva à la mosquée et trouva Abū Bakr debout, dirigeant la prière des gens. Abū Bakr voulut reculer, mais le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui fit signe : « Reste comme tu es. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'assit à côté d'Abū Bakr. Abū Bakr priait en suivant la prière du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et les gens priaient en suivant la prière d'Abū Bakr.

  205. Le mérite de la prière de celui qui est debout sur la prière de celui qui est assisبَابُ فَضْلِ صَلَاةِ الْقَائِمِ عَلَى صَلَاةِ الْقَاعِدِ
  206. 315

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ عَنْ مَوْلًى لِعَمْرِو بْنِ الْعَاصِي أَوْ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِي، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِي أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «صَلَاةُ أَحَدِكُمْ وَهُوَ قَاعِدٌ مِثْلُ نِصْفِ صَلَاتِهِ وَهُوَ قَائِمٌ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ismāʿīl ibn Muḥammad ibn Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, d'après un mawlā de ʿAmr ibn al-ʿĀṣ ou de ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « La prière de l'un de vous assis équivaut à la moitié de sa prière debout. »

  207. 316

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِي أَنَّهُ قَالَ: لَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ. نَالَنَا وَبَاءٌ مِنْ وَعْكِهَا شَدِيدٌ فَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى النَّاسِ وَهُمْ يُصَلُّونَ فِي سُبْحَتِهِمْ قُعُودًا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «صَلَاةُ الْقَاعِدِ مِثْلُ نِصْفِ صَلَاةِ الْقَائِمِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ, qu'il a dit : Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous fûmes frappés d'un mal violent, dû à sa fièvre. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit vers les gens alors qu'ils accomplissaient assis leur prière surérogatoire [subḥa]. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « La prière de celui qui est assis équivaut à la moitié de la prière de celui qui est debout. »

  208. Ce qui est rapporté sur la prière assise dans la prière surérogatoireبَابُ مَا جَاءَ فِي صَلَاةِ الْقَاعِدِ فِي النَّافِلَةِ
  209. 317

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ السَّائِبِ بْنِ يَزِيدَ عَنِ الْمُطَّلِبِ بْنِ أَبِي وَدَاعَةَ السَّهْمِيِّ، عَنْ حَفْصَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا قَالَتْ: «مَا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ صَلَّى فِي سُبْحَتِهِ قَاعِدًا قَطُّ، حَتَّى كَانَ قَبْلَ وَفَاتِهِ بِعَامٍ، فَكَانَ يُصَلِّي فِي سُبْحَتِهِ قَاعِدًا، وَيَقْرَأُ بِالسُّورَةِ فَيُرَتِّلُهَا، حَتَّى تَكُونَ أَطْوَلَ مِنْ أَطْوَلَ مِنْهَا»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après as-Sāʾib ibn Yazīd, d'après al-Muṭṭalib ibn Abī Wadāʿa as-Sahmī, d'après Ḥafṣa, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Je n'ai jamais vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, accomplir assis sa prière surérogatoire, jusqu'à l'année qui précéda sa mort : il accomplissait alors assis sa prière surérogatoire, et il récitait la sourate en la psalmodiant posément, au point qu'elle devenait plus longue qu'une [sourate] plus longue qu'elle. »

  210. 318

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا: «لَمْ تَرَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُصَلِّي صَلَاةَ اللَّيْلِ قَاعِدًا قَطُّ، حَتَّى أَسَنَّ فَكَانَ يَقْرَأُ قَاعِدًا، حَتَّى إِذَا أَرَادَ أَنْ يَرْكَعَ، قَامَ فَقَرَأَ نَحْوًا مِنْ ثَلَاثِينَ أَوْ أَرْبَعِينَ آيَةً ثُمَّ رَكَعَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle l'a informé qu'elle n'avait jamais vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, accomplir assis la prière de la nuit, jusqu'à ce qu'il prenne de l'âge. Il récitait alors assis, puis, lorsqu'il voulait s'incliner, il se levait, récitait environ trente ou quarante versets, puis s'inclinait.

  211. 319

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ يَزِيدَ، وَعَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَانَ «يُصَلِّي جَالِسًا. فَيَقْرَأُ وَهُوَ جَالِسٌ، فَإِذَا بَقِيَ مِنْ قِرَاءَتِهِ قَدْرُ مَا يَكُونُ ثَلَاثِينَ أَوْ أَرْبَعِينَ آيَةً. قَامَ فَقَرَأَ وَهُوَ قَائِمٌ. ثُمَّ رَكَعَ وَسَجَدَ. ثُمَّ صَنَعَ فِي الرَّكْعَةِ الثَّانِيَةِ مِثْلَ ذَلِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Yazīd et d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait assis et récitait assis. Lorsqu'il ne restait de sa récitation que l'équivalent de trente ou quarante versets, il se levait et récitait debout, puis il s'inclinait et se prosternait. Il faisait ensuite de même dans la seconde rakʿa.

  212. 320

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ، وَسَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ، كَانَا «يُصَلِّيَانِ النَّافِلَةَ وَهُمَا مُحْتَبِيَانِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUrwa ibn az-Zubayr et Saʿīd ibn al-Musayyib accomplissaient la prière surérogatoire assis, les genoux relevés et enserrés [iḥtibāʾ].

  213. La prière médianeبَابُ الصَّلَاةِ الْوُسْطَى
  214. 321

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنِ الْقَعْقَاعِ بْنِ حَكِيمٍ، عَنْ أَبِي يُونُسَ مَوْلَى عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهُ قَالَ: أَمَرَتْنِي عَائِشَةُ أَنْ أَكْتُبَ لَهَا مُصْحَفًا. ثُمَّ قَالَتْ: «إِذَا بَلَغْتَ هَذِهِ الْآيَةَ فَآذِنِّي» {حَافِظُوا عَلَى الصَّلَوَاتِ وَالصَّلَاةِ الْوُسْطَى، وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ} [البقرة: 238] فَلَمَّا بَلَغْتُهَا آذَنْتُهَا فَأَمْلَتْ عَلَيَّ «حَافِظُوا عَلَى الصَّلَوَاتِ، وَالصَّلَاةِ الْوُسْطَى، وَصَلَاةِ الْعَصْرِ، وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ»، ثُمَّ قَالَتْ: «سَمِعْتُهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après al-Qaʿqāʿ ibn Ḥakīm, d'après Abū Yūnus, mawlā de ʿĀʾisha, mère des croyants, qu'il a dit : ʿĀʾisha m'ordonna de lui copier un muṣḥaf [exemplaire du Coran], puis elle dit : « Lorsque tu arriveras à ce verset, préviens-moi : “Soyez assidus aux prières et à la prière médiane, et tenez-vous debout devant Allah avec dévotion.” [2 : 238] » Lorsque j'y arrivai, je la prévins, et elle me dicta : « Soyez assidus aux prières, à la prière médiane et à la prière du ʿaṣr [prière de l'après-midi], et tenez-vous debout devant Allah avec dévotion. » Puis elle dit : « Je l'ai entendu du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. »

  215. 322

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ رَافِعٍ أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ أَكْتُبُ مُصْحَفًا لِحَفْصَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ. فَقَالَتْ: «إِذَا بَلَغْتَ هَذِهِ الْآيَةَ فَآذِنِّي» {حَافِظُوا عَلَى الصَّلَوَاتِ، وَالصَّلَاةِ الْوُسْطَى، وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ،} [البقرة: 238] فَلَمَّا بَلَغْتُهَا آذَنْتُهَا فَأَمْلَتْ عَلَيَّ: «حَافِظُوا عَلَى الصَّلَوَاتِ، وَالصَّلَاةِ الْوُسْطَى، وَصَلَاةِ الْعَصْرِ، وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAmr ibn Rāfiʿ, qu'il a dit : Je copiais un muṣḥaf pour Ḥafṣa, mère des croyants. Elle dit : « Lorsque tu arriveras à ce verset, préviens-moi : “Soyez assidus aux prières et à la prière médiane, et tenez-vous debout devant Allah avec dévotion.” [2 : 238] » Lorsque j'y arrivai, je la prévins, et elle me dicta : « Soyez assidus aux prières, à la prière médiane et à la prière du ʿaṣr, et tenez-vous debout devant Allah avec dévotion. »

  216. 323

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ الْحُصَيْنِ، عَنِ ابْنِ يَرْبُوعٍ الْمَخْزُومِيِّ أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ يَقُولُ: «الصَّلَاةُ الْوُسْطَى صَلَاةُ الظُّهْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Dāwūd ibn al-Ḥuṣayn, d'après Ibn Yarbūʿ al-Makhzūmī, qu'il a dit : J'ai entendu Zayd ibn Thābit dire : « La prière médiane est la prière du ẓuhr [prière de midi]. »

  217. 324

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ كَانَا يَقُولَانِ: «الصَّلَاةُ الْوُسْطَى صَلَاةُ الصُّبْحِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَقَوْلُ عَلِيٍّ وَابْنِ عَبَّاسٍ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي ذَلِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAlī ibn Abī Ṭālib et ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās disaient : « La prière médiane est la prière du ṣubḥ. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « La parole de ʿAlī et d'Ibn ʿAbbās est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. »

  218. La permission de prier dans un seul vêtementبَابُ الرُّخْصَةِ فِي الصَّلَاةِ فِي الثَّوْبِ الْوَاحِدِ
  219. 325

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عُمَرَ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ أَنَّهُ رَأَى رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «يُصَلِّي فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ مُشْتَمِلًا بِهِ فِي بَيْتِ أُمِّ سَلَمَةَ وَاضِعًا طَرَفَيْهِ عَلَى عَاتِقَيْهِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿUmar ibn Abī Salama, qu'il a vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prier dans un seul vêtement dont il s'était enveloppé, dans la maison d'Umm Salama, en ayant placé les deux pans sur ses épaules.

  220. 326

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ سَائِلًا سَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: عَنِ الصَّلَاةِ فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَوَلِكُلِّكُمْ ثَوْبَانِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, d'après Abū Hurayra, qu'un homme interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sur la prière dans un seul vêtement. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : « Chacun de vous a-t-il donc deux vêtements ? »

  221. 327

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّهُ قَالَ: سُئِلَ أَبُو هُرَيْرَةَ: هَلْ يُصَلِّي الرَّجُلُ فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ»، فَقِيلَ لَهُ: هَلْ تَفْعَلُ أَنْتَ ذَلِكَ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ، إِنِّي لَأُصَلِّي فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ وَإِنَّ ثِيَابِي لَعَلَى الْمِشْجَبِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il a dit : On demanda à Abū Hurayra : « L'homme peut-il prier dans un seul vêtement ? » Il répondit : « Oui. » On lui dit : « Le fais-tu toi-même ? » Il répondit : « Oui, il m'arrive de prier dans un seul vêtement alors que mes vêtements sont sur le portemanteau. »

  222. 328

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ كَانَ «يُصَلِّي فِي الثَّوْبِ الْوَاحِدِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Jābir ibn ʿAbd Allāh priait dans un seul vêtement.

  223. 329

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ مُحَمَّدَ بْنَ عَمْرِو بْنِ حَزْمٍ كَانَ: «يُصَلِّي فِي الْقَمِيصِ الْوَاحِدِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, que Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥazm priait dans une seule tunique [qamīṣ].

  224. 330

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ لَمْ يَجِدْ ثَوْبَيْنِ فَلْيُصَلِّ فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ، مُلْتَحِفًا بِهِ. فَإِنْ كَانَ الثَّوْبُ قَصِيرًا فَلْيَتَّزِرْ بِهِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «أَحَبُّ إِلَيَّ أَنْ يَجْعَلَ، الَّذِي يُصَلِّي فِي الْقَمِيصِ الْوَاحِدِ، عَلَى عَاتِقَيْهِ ثَوْبًا أَوْ عِمَامَةً»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Que celui qui ne trouve pas deux vêtements prie dans un seul vêtement, en s'en enveloppant. Et si le vêtement est court, qu'il s'en ceigne la taille. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Je préfère que celui qui prie dans une seule tunique place sur ses épaules un vêtement ou un turban. »

  225. La permission pour la femme de prier en robe et en voileبَابُ الرُّخْصَةِ فِي صَلَاةِ الْمَرْأَةِ فِي الدِّرْعِ وَالْخِمَارِ
  226. 331

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَتْ «تُصَلِّي فِي الدِّرْعِ وَالْخِمَارِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait en robe [dirʿ] et en voile [khimār].

  227. 332

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ قُنْفُذٍ عَنْ أُمِّهِ أَنَّهَا سَأَلَتْ أُمَّ سَلَمَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، مَاذَا تُصَلِّي فِيهِ الْمَرْأَةُ مِنَ الثِّيَابِ؟ فَقَالَتْ: «تُصَلِّي فِي الْخِمَارِ وَالدِّرْعِ السَّابِغِ إِذَا غَيَّبَ ظُهُورَ قَدَمَيْهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn Zayd ibn Qunfudh, d'après sa mère, qu'elle interrogea Umm Salama, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Dans quels vêtements la femme prie-t-elle ? » Elle répondit : « Elle prie en voile et en robe ample, si celle-ci cache le dessus de ses pieds. »

  228. 333

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ الثِّقَةِ عِنْدَهُ، عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْأَشَجِّ، عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ الْخَوْلَانِيِّ وَكَانَ فِي حَجْرِ مَيْمُونَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ مَيْمُونَةَ كَانَتْ «تُصَلِّي فِي الدِّرْعِ وَالْخِمَارِ لَيْسَ عَلَيْهَا إِزَارٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après quelqu'un qu'il tient pour digne de confiance, d'après Bukayr ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ashajj, d'après Busr ibn Saʿīd, d'après ʿUbayd Allāh al-Khawlānī, qui avait été élevé sous la garde de Maymūna, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que Maymūna priait en robe et en voile, sans porter de pagne [izār].

  229. 334

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ امْرَأَةً اسْتَفْتَتْهُ فَقَالَتْ: إِنَّ الْمِنْطَقَ يَشُقُّ عَلَيَّ، أَفَأُصَلِّي فِي دِرْعٍ وَخِمَارٍ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ. إِذَا كَانَ الدِّرْعُ سَابِغًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'une femme lui demanda un avis et dit : « Le pagne noué à la taille [minṭaq] m'est pénible. Puis-je prier en robe et en voile ? » Il répondit : « Oui, si la robe est ample. »

  230. Le regroupement de deux prières en résidence et en voyageبَابُ الْجَمْعِ بَيْنَ الصَّلَاتَيْنِ فِي الْحَضَرِ وَالسَّفَرِ
  231. 335

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ الْحُصَيْنِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يَجْمَعُ بَيْنَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ، فِي سَفَرِهِ إِلَى تَبُوكَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Dāwūd ibn al-Ḥuṣayn, d'après al-Aʿraj, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, regroupait le ẓuhr et le ʿaṣr lors de son voyage vers Tabūk.

    Une autre édition du texte prolonge la chaîne : « d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra ». Selon Ibn ʿAbd al-Barr, que cite az-Zurqānī, les deux formes sont transmises de Yaḥyā.

  232. 336

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ، عَنْ أَبِي الطُّفَيْلِ عَامِرِ بْنِ وَاثِلَةَ أَنَّ مُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ أَخْبَرَهُ، أَنَّهُمْ خَرَجُوا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامَ تَبُوكَ. فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «يَجْمَعُ بَيْنَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ، وَالْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ». قَالَ: فَأَخَّرَ الصَّلَاةَ يَوْمًا، ثُمَّ خَرَجَ «فَصَلَّى الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ جَمِيعًا»، ثُمَّ دَخَلَ. ثُمَّ خَرَجَ «فَصَلَّى الْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ جَمِيعًا»، ثُمَّ قَالَ: «إِنَّكُمْ سَتَأْتُونَ غَدًا، إِنْ شَاءَ اللَّهُ عَيْنَ تَبُوكَ، وَإِنَّكُمْ لَنْ تَأْتُوهَا حَتَّى يَضْحَى النَّهَارُ، فَمَنْ جَاءَهَا فَلَا يَمَسَّ مِنْ مَائِهَا شَيْئًا»، حَتَّى آتِيَ، فَجِئْنَاهَا، وَقَدْ سَبَقَنَا إِلَيْهَا رَجُلَانِ، وَالْعَيْنُ تَبِضُّ بِشَيْءٍ مِنْ مَاءٍ، فَسَأَلَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ: «هَلْ مَسِسْتُمَا مِنْ مَائِهَا شَيْئًا؟»، فَقَالَا: نَعَمْ. فَسَبَّهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَقَالَ لَهُمَا مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَقُولَ. ثُمَّ غَرَفُوا بِأَيْدِيهِمْ مِنَ الْعَيْنِ، قَلِيلًا قَلِيلًا. حَتَّى اجْتَمَعَ فِي شَيْءٍ، ثُمَّ غَسَلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فِيهِ وَجْهَهُ وَيَدَيْهِ. ثُمَّ أَعَادَهُ فِيهَا، فَجَرَتِ الْعَيْنُ بِمَاءٍ كَثِيرٍ ". فَاسْتَقَى النَّاسُ. ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «يُوشِكُ يَا مُعَاذُ إِنْ طَالَتْ بِكَ حَيَاةٌ، أَنْ تَرَى مَا هَاهُنَا قَدْ مُلِئَ جِنَانًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zubayr al-Makkī, d'après Abū aṭ-Ṭufayl ʿĀmir ibn Wāthila, que Muʿādh ibn Jabal l'a informé qu'ils sortirent avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'année de Tabūk. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, regroupait le ẓuhr et le ʿaṣr, ainsi que le maghrib et le ʿishāʾ. Il a dit : Un jour, il retarda la prière, puis il sortit et pria le ẓuhr et le ʿaṣr ensemble, puis il rentra. Puis il sortit et pria le maghrib et le ʿishāʾ ensemble. Puis il dit : « Vous arriverez demain, si Allah le veut, à la source de Tabūk, et vous n'y arriverez pas avant que le jour ne soit bien avancé. Que celui qui y parviendra ne touche à rien de son eau jusqu'à ce que j'arrive. » Nous y arrivâmes, mais deux hommes nous y avaient devancés, et la source ne laissait sourdre qu'un filet d'eau. Le Messager d'Allah les interrogea : « Avez-vous touché à quelque chose de son eau ? » Ils répondirent : « Oui. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, les invectiva et leur dit ce qu'Allah voulut qu'il dise. Puis ils puisèrent de leurs mains à la source, peu à peu, jusqu'à ce qu'il s'en rassemble dans un récipient. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'y lava le visage et les mains, puis il reversa cette eau dans la source, et la source se mit à couler d'une eau abondante. Les gens puisèrent alors de l'eau. Puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Tu ne tarderas pas, ô Muʿādh, si ta vie se prolonge, à voir ce lieu rempli de jardins. »

  233. 337

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ قَالَ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «إِذَا عَجِلَ بِهِ السَّيْرُ، يَجْمَعُ بَيْنَ الْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsque la marche le pressait, regroupait le maghrib et le ʿishāʾ.

  234. 338

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ قَالَ: «صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ جَمِيعًا، وَالْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ جَمِيعًا، فِي غَيْرِ خَوْفٍ وَلَا سَفَرٍ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «أُرَى ذَلِكَ كَانَ فِي مَطَرٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zubayr al-Makkī, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu'il a dit : « Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a prié le ẓuhr et le ʿaṣr ensemble, et le maghrib et le ʿishāʾ ensemble, sans qu'il y ait ni peur ni voyage. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Je pense que c'était par temps de pluie. »

  235. 339

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا جَمَعَ الْأُمَرَاءُ بَيْنَ الْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ فِي الْمَطَرِ، جَمَعَ مَعَهُمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsque les gouverneurs regroupaient le maghrib et le ʿishāʾ par temps de pluie, les regroupait avec eux.

  236. 340

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّهُ سَأَلَ سَالِمَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ هَلْ يُجْمَعُ بَيْنَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ فِي السَّفَرِ؟ فَقَالَ: «نَعَمْ. لَا بَأْسَ بِذَلِكَ، أَلَمْ تَرَ إِلَى صَلَاةِ النَّاسِ بِعَرَفَةَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, qu'il interrogea Sālim ibn ʿAbd Allāh : « Regroupe-t-on le ẓuhr et le ʿaṣr en voyage ? » Il répondit : « Oui, il n'y a pas de mal à cela. N'as-tu pas vu la prière des gens à ʿArafa ? »

  237. 341

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «إِذَا أَرَادَ أَنْ يَسِيرَ يَوْمَهُ جَمَعَ بَيْنَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ، وَإِذَا أَرَادَ أَنْ يَسِيرَ لَيْلَهُ جَمَعَ بَيْنَ الْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après ʿAlī ibn Ḥusayn, qu'il disait : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il voulait marcher toute sa journée, regroupait le ẓuhr et le ʿaṣr ; et lorsqu'il voulait marcher toute sa nuit, il regroupait le maghrib et le ʿishāʾ.

  238. Le raccourcissement de la prière en voyageبَابُ قَصْرِ الصَّلَاةِ فِي السَّفَرِ
  239. 342

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ رَجُلٍ مِنْ آلِ خَالِدِ بْنِ أَسِيدٍ، أَنَّهُ سَأَلَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، فَقَالَ: يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ إِنَّا نَجِدُ صَلَاةَ الْخَوْفِ، وَصَلَاةَ الْحَضَرِ فِي الْقُرْآنِ، وَلَا نَجِدُ صَلَاةَ السَّفَرِ؟ فَقَالَ ابْنُ عُمَرَ: «يَا ابْنَ أَخِي إِنَّ اللَّهَ بَعَثَ إِلَيْنَا مُحَمَّدًا صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَلَا نَعْلَمُ شَيْئًا. فَإِنَّمَا نَفْعَلُ، كَمَا رَأَيْنَاهُ يَفْعَلُ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après un homme de la famille de Khālid ibn Asīd, qu'il interrogea ʿAbd Allāh ibn ʿUmar et dit : « Ô Abū ʿAbd ar-Raḥmān, nous trouvons dans le Coran la prière de la peur et la prière en résidence, mais nous n'y trouvons pas la prière du voyage. » Ibn ʿUmar répondit : « Ô fils de mon frère, Allah nous a envoyé Muḥammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors que nous ne savions rien. Nous faisons donc simplement comme nous l'avons vu faire. »

  240. 343

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَالِحِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: «فُرِضَتِ الصَّلَاةُ رَكْعَتَيْنِ رَكْعَتَيْنِ، فِي الْحَضَرِ وَالسَّفَرِ، فَأُقِرَّتْ صَلَاةُ السَّفَرِ، وَزِيدَ فِي صَلَاةِ الْحَضَرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣāliḥ ibn Kaysān, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « La prière a été prescrite par deux rakʿa, deux rakʿa, en résidence comme en voyage. Puis la prière du voyage a été maintenue telle quelle, et l'on a ajouté à la prière en résidence. »

  241. 344

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ قَالَ لِسَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ: مَا أَشَدَّ مَا رَأَيْتَ أَبَاكَ أَخَّرَ الْمَغْرِبَ فِي السَّفَرِ، فَقَالَ سَالِمٌ: «غَرَبَتِ الشَّمْسُ وَنَحْنُ بِذَاتِ الْجَيْشِ فَصَلَّى الْمَغْرِبَ بِالْعَقِيقِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il dit à Sālim ibn ʿAbd Allāh : « Quel est le plus grand retard que tu aies vu ton père apporter au maghrib en voyage ? » Sālim répondit : « Le soleil s'est couché alors que nous étions à Dhāt al-Jaysh, et il a prié le maghrib à al-ʿAqīq. »

  242. La distance pour laquelle s'impose le raccourcissement de la prièreبَابُ مَا يَجِبُ فِيهِ قَصْرُ الصَّلَاةِ
  243. 345

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «إِذَا خَرَجَ حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا قَصَرَ الصَّلَاةَ بِذِي الْحُلَيْفَةِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il sortait pour le pèlerinage ou pour la ʿumra [petit pèlerinage], raccourcissait la prière à Dhū al-Ḥulayfa.

    Le titre du chapitre dit que le raccourcissement « s'impose » : selon az-Zurqānī, il faut entendre une sunna appuyée, proche de l'obligation, la position connue de Mālik étant que le raccourcissement est une sunna.

  244. 346

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ «رَكِبَ إِلَى رِيمٍ، فَقَصَرَ الصَّلَاةَ فِي مَسِيرِهِ ذَلِكَ»، قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ نَحْوٌ مِنْ أَرْبَعَةِ بُرُدٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, d'après son père, qu'il se rendit à dos de monture à Rīm et raccourcit la prière durant ce trajet. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Cela fait environ quatre barīd. »

    Barīd (pluriel burud) : mesure de distance. Selon az-Zurqānī, quatre barīd font seize farsakh, soit quarante-huit milles.

  245. 347

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «رَكِبَ إِلَى ذَاتِ النُّصُبِ فَقَصَرَ الصَّلَاةَ فِي مَسِيرِهِ ذَلِكَ»، قَالَ مَالِكٌ: «وَبَيْنَ ذَاتِ النُّصُبِ وَالْمَدِينَةِ أَرْبَعَةُ بُرُدٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar se rendit à dos de monture à Dhāt an-Nuṣub et raccourcit la prière durant ce trajet. Mālik a dit : « Entre Dhāt an-Nuṣub et Médine, il y a quatre barīd. »

  246. 348

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ أَنَّهُ كَانَ «يُسَافِرُ إِلَى خَيْبَرَ فَيَقْصُرُ الصَّلَاةَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, qu'il voyageait jusqu'à Khaybar et raccourcissait la prière.

  247. 349

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَقْصُرُ الصَّلَاةَ فِي مَسِيرِهِ الْيَوْمَ التَّامَّ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar raccourcissait la prière lorsque son trajet était d'une journée entière.

  248. 350

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّهُ كَانَ «يُسَافِرُ مَعَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ الْبَرِيدَ فَلَا يَقْصُرُ الصَّلَاةَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'il voyageait avec ʿAbd Allāh ibn ʿUmar sur la distance d'un barīd et que celui-ci ne raccourcissait pas la prière.

  249. 351

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ كَانَ «يَقْصُرُ الصَّلَاةَ فِي مِثْلِ مَا بَيْنَ مَكَّةَ وَالطَّائِفِ، وَفِي مِثْلِ مَا بَيْنَ مَكَّةَ وَعُسْفَانَ، وَفِي مِثْلِ مَا بَيْنَ مَكَّةَ وَجُدَّةَ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ أَرْبَعَةُ بُرُدٍ» وَقَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ أَحَبُّ مَا تُقْصَرُ الصَّلَاةُ فِيهِ إِلَيَّ» قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَقْصُرُ الَّذِي يُرِيدُ السَّفَرَ الصَّلَاةَ، حَتَّى يَخْرُجَ مِنْ بُيُوتِ الْقَرْيَةِ، وَلَا يُتِمُّ حَتَّى يَدْخُلَ أَوَّلَ بُيُوتِ الْقَرْيَةِ أَوْ يُقَارِبَ ذَلِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās raccourcissait la prière pour une distance comme celle qui sépare La Mecque d'aṭ-Ṭāʾif, comme celle qui sépare La Mecque de ʿUsfān et comme celle qui sépare La Mecque de Judda. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Cela fait quatre barīd. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « C'est la distance que je préfère pour le raccourcissement de la prière. » Mālik a dit : « Celui qui veut voyager ne raccourcit pas la prière tant qu'il n'est pas sorti des maisons de la localité, et il ne la complète pas tant qu'il n'est pas entré dans les premières maisons de la localité, ou qu'il n'en est pas tout proche. »

  250. La prière du voyageur tant qu'il n'a pas résolu de séjournerبَابُ صَلَاةِ الْمُسَافِرِ مَا لَمْ يُجْمِعْ مُكْثًا
  251. 352

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «أُصَلِّي صَلَاةَ الْمُسَافِرِ، مَا لَمْ أُجْمِعْ مُكْثًا وَإِنْ حَبَسَنِي ذَلِكَ اثْنَتَيْ عَشْرَةَ لَيْلَةً»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Je prie la prière du voyageur tant que je n'ai pas résolu de séjourner, même si cela me retient douze nuits. »

  252. 353

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ أَنَّ ابْنَ عُمَرَ «أَقَامَ بِمَكَّةَ عَشْرَ لَيَالٍ يَقْصُرُ الصَّلَاةَ، إِلَّا أَنْ يُصَلِّيَهَا مَعَ الْإِمَامِ فَيُصَلِّيهَا بِصَلَاتِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'Ibn ʿUmar séjourna à La Mecque dix nuits en raccourcissant la prière, sauf lorsqu'il la priait avec l'imām : il la priait alors en suivant la prière de celui-ci.

  253. La prière du voyageur lorsqu'il a résolu de séjournerبَابُ صَلَاةِ الْمُسَافِرِ إِذَا أَجْمَعَ مُكْثًا
  254. 354

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَطَاءٍ الْخُرَاسَانِيِّ أَنَّهُ سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ يَقُولُ: «مَنْ أَجْمَعَ إِقَامَةً أَرْبَعَ لَيَالٍ وَهُوَ مُسَافِرٌ، أَتَمَّ الصَّلَاةَ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ صَلَاةِ الْأَسِيرِ؟ فَقَالَ: «مِثْلُ صَلَاةِ الْمُقِيمِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAṭāʾ al-Khurāsānī, qu'il a entendu Saʿīd ibn al-Musayyib dire : « Celui qui, étant en voyage, a résolu de séjourner quatre nuits complète la prière. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet. » Yaḥyā a dit : Mālik fut interrogé sur la prière du captif. Il répondit : « Elle est comme la prière du résident. »

    Une autre édition du texte ajoute à la réponse de Mālik : « sauf s'il est en voyage ».

  255. La prière du voyageur lorsqu'il est imām ou lorsqu'il est derrière un imāmبَابُ صَلَاةِ الْمُسَافِرِ إِذَا كَانَ إِمَامًا أَوْ كَانَ وَرَاءَ إِمَامٍ
  256. 355

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنِ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ كَانَ إِذَا قَدِمَ مَكَّةَ صَلَّى بِهِمْ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ يَقُولُ: «يَا أَهْلَ مَكَّةَ أَتِمُّوا صَلَاتَكُمْ، فَإِنَّا قَوْمٌ سَفْرٌ»،

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, d'après son père, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, lorsqu'il arrivait à La Mecque, dirigeait pour eux la prière en deux rakʿa, puis disait : « Ô gens de La Mecque, complétez votre prière, car nous sommes des gens en voyage. »

  257. 356

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ مِثْلَ ذَلِكَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, d'après ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, la même chose.

  258. 357

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يُصَلِّي وَرَاءَ الْإِمَامِ بِمِنًى أَرْبَعًا، فَإِذَا صَلَّى لِنَفْسِهِ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar priait quatre [rakʿa] derrière l'imām à Minā, et que lorsqu'il priait pour lui-même, il priait deux rakʿa.

  259. 358

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَفْوَانَ، أَنَّهُ قَالَ: جَاءَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ يَعُودُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ صَفْوَانَ «فَصَلَّى لَنَا رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ انْصَرَفَ فَقُمْنَا فَأَتْمَمْنَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ṣafwān ibn ʿAbd Allāh ibn Ṣafwān, qu'il a dit : ʿAbd Allāh ibn ʿUmar vint rendre visite à ʿAbd Allāh ibn Ṣafwān, qui était malade. Il dirigea pour nous la prière en deux rakʿa, puis il prononça le salut final. Nous nous levâmes alors et complétâmes [la prière].

  260. La prière surérogatoire en voyage, de jour, et la prière sur la montureبَابُ صَلَاةِ النَّافِلَةِ فِي السَّفَرِ بِالنَّهَارِ، وَالصَّلَاةِ عَلَى الدَّابَّةِ
  261. 359

    حَدَّثَنِي يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ «لَمْ يَكُنْ يُصَلِّي مَعَ صَلَاةِ الْفَرِيضَةِ فِي السَّفَرِ شَيْئًا، قَبْلَهَا وَلَا بَعْدَهَا، إِلَّا مِنْ جَوْفِ اللَّيْلِ، فَإِنَّهُ كَانَ يُصَلِّي عَلَى الْأَرْضِ وَعَلَى رَاحِلَتِهِ حَيْثُ تَوَجَّهَتْ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il ne priait rien avec la prière obligatoire en voyage, ni avant elle ni après elle, sauf au cœur de la nuit : il priait alors à terre et sur sa monture, quelle que soit la direction qu'elle prenait.

  262. 360

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ وَعُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ وَأَبَا بَكْرِ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ كَانُوا: «يَتَنَفَّلُونَ فِي السَّفَرِ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مالكُ عَنِ النَّافِلَةِ فِي السَّفَرِ، فَقَالَ: «لَا بَأْسَ بِذَلِكَ. بِاللَّيْلِ وَالنَّهَارِ، وَقَدْ بَلَغَنِي أَنَّ بَعْضَ أَهْلِ الْعِلْمِ كَانَ يَفْعَلُ ذَلِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'al-Qāsim ibn Muḥammad, ʿUrwa ibn az-Zubayr et Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān accomplissaient des prières surérogatoires en voyage. Yaḥyā a dit : Mālik fut interrogé sur la prière surérogatoire en voyage. Il répondit : « Il n'y a pas de mal à cela, de nuit comme de jour. Il m'est parvenu que certains des gens de science le faisaient. »

  263. 361

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، قَالَ: بَلَغَنِي عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «كَانَ يَرَى ابْنَهُ عُبَيْدَ اللَّهِ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ يَتَنَفَّلُ فِي السَّفَرِ فَلَا يُنْكِرُ عَلَيْهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a dit : Il m'est parvenu, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar voyait son fils ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh accomplir des prières surérogatoires en voyage et ne le lui reprochait pas.

  264. 362

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى الْمَازِنِيِّ عَنْ سَعِيدِ بْنِ يَسَارٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «يُصَلِّي وَهُوَ عَلَى حِمَارٍ وَهُوَ مُتَوَجِّهٌ إِلَى خَيْبَرَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAmr ibn Yaḥyā al-Māzinī, d'après Saʿīd ibn Yasār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : « J'ai vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prier sur un âne alors qu'il se dirigeait vers Khaybar. »

  265. 363

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يُصَلِّي عَلَى رَاحِلَتِهِ فِي السَّفَرِ حَيْثُ تَوَجَّهَتْ بِهِ»، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ وَكَانَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ يَفْعَلُ ذَلِكَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait sur sa monture en voyage, quelle que soit la direction qu'elle prenait avec lui. ʿAbd Allāh ibn Dīnār a dit : Et ʿAbd Allāh ibn ʿUmar faisait de même.

  266. 364

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ: رَأَيْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ فِي سَفَرٍ وَهُوَ «يُصَلِّي عَلَى حِمَارٍ، وَهُوَ مُتَوَجِّهٌ إِلَى غَيْرِ الْقِبْلَةِ، يَرْكَعُ وَيَسْجُدُ، إِيمَاءً مِنْ غَيْرِ أَنْ يَضَعَ وَجْهَهُ عَلَى شَيْءٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : J'ai vu Anas ibn Mālik en voyage : il priait sur un âne, tourné vers une autre direction que la qibla [direction de la Kaʿba], s'inclinant et se prosternant par signes, sans poser son visage sur quoi que ce soit.

  267. La prière du ḍuḥā [matinée]بَابُ صَلَاةِ الضُّحَى
  268. 365

    حَدَّثَنِي يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُوسَى بْنِ مَيْسَرَةَ، عَنْ أَبِي مُرَّةَ مَوْلَى عَقِيلِ بْنِ أَبِي طَالِبٍ أَنَّ أُمَّ هَانِئٍ بِنْتَ أَبِي طَالِبٍ أَخْبَرَتْهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «صَلَّى عَامَ الْفَتْحِ ثَمَانِيَ رَكَعَاتٍ مُلْتَحِفًا فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Mūsā ibn Maysara, d'après Abū Murra, mawlā de ʿAqīl ibn Abī Ṭālib, qu'Umm Hāniʾ bint Abī Ṭālib l'a informé que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pria, l'année de la Conquête, huit rakʿa, enveloppé dans un seul vêtement.

  269. 366

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ أَنَّ أَبَا مُرَّةَ مَوْلَى عَقِيلِ بْنِ أَبِي طَالِبٍ أَخْبَرَهُ، أَنَّهُ سَمِعَ أُمَّ هَانِئٍ بِنْتَ أَبِي طَالِبٍ تَقُولُ: ذَهَبْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَامَ الْفَتْحِ فَوَجَدْتُهُ يَغْتَسِلُ، وَفَاطِمَةُ ابْنَتُهُ تَسْتُرُهُ بِثَوْبٍ، قَالَتْ: فَسَلَّمْتُ، فَقَالَ: «مَنْ هَذِهِ؟» فَقُلْتُ: أُمُّ هَانِئٍ بِنْتُ أَبِي طَالِبٍ، فَقَالَ: مَرْحَبًا بِأُمِّ هَانِئٍ. فَلَمَّا فَرَغَ مِنْ غُسْلِهِ، قَامَ فَصَلَّى ثَمَانِيَ رَكَعَاتٍ، مُلْتَحِفًا فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ، ثُمَّ انْصَرَفَ. فَقُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ زَعَمَ ابْنُ أُمِّي عَلِيٌّ أَنَّهُ قَاتِلٌ رَجُلًا أَجَرْتُهُ، فُلَانُ بْنُ هُبَيْرَةَ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «قَدْ أَجَرْنَا مَنْ أَجَرْتِ يَا أُمَّ هَانِئٍ»، قَالَتْ أُمُّ هَانِئٍ: وَذَلِكَ ضُحًى

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, qu'Abū Murra, mawlā de ʿAqīl ibn Abī Ṭālib, l'a informé qu'il a entendu Umm Hāniʾ bint Abī Ṭālib dire : Je me rendis auprès du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'année de la Conquête, et je le trouvai en train de faire le ghusl [lavage rituel du corps entier], tandis que sa fille Fāṭima le dissimulait avec un vêtement. Elle a dit : Je saluai, et il dit : « Qui est-ce ? » Je répondis : « Umm Hāniʾ bint Abī Ṭālib. » Il dit : « Bienvenue à Umm Hāniʾ. » Lorsqu'il eut terminé son ghusl, il se leva et pria huit rakʿa, enveloppé dans un seul vêtement, puis il acheva [sa prière]. Je dis : « Ô Messager d'Allah, le fils de ma mère, ʿAlī, prétend qu'il va tuer un homme à qui j'ai accordé ma protection, Untel fils de Hubayra. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Nous accordons notre protection à celui que tu as protégé, ô Umm Hāniʾ. » Umm Hāniʾ a dit : Et c'était dans la matinée.

  270. 367

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: «مَا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُصَلِّي سُبْحَةَ الضُّحَى قَطُّ»، وَإِنِّي لَأَسْتَحِبُّهَا، وَإِنْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «لَيَدَعُ الْعَمَلَ، وَهُوَ يُحِبُّ أَنْ يَعْمَلَهُ، خَشْيَةَ أَنْ يَعْمَلَ بِهِ النَّاسُ، فَيُفْرَضَ عَلَيْهِمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Je n'ai jamais vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, accomplir la prière surérogatoire du ḍuḥā, et pourtant je la tiens pour recommandable. Il arrivait que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, délaisse une œuvre qu'il aimait accomplir, de crainte que les gens ne l'accomplissent et qu'elle ne leur soit rendue obligatoire. »

    Une autre édition du texte porte « la-usabbiḥuhā » (je l'accomplis), leçon de la plupart des transmetteurs de Mālik. « La-astaḥibbuhā » (je la tiens pour recommandable) est la leçon de Yaḥyā, attestée par al-Bājī, que cite az-Zurqānī.

  271. 368

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ أَنَّهَا كَانَتْ «تُصَلِّي الضُّحَى ثَمَانِ رَكَعَاتٍ»، ثُمَّ تَقُولُ: «لَوْ نُشِرَ لِي أَبَوَايَ مَا تَرَكْتُهُنَّ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿĀʾisha, la mère des croyants, qu'elle priait le ḍuḥā en huit rakʿa, puis disait : « Si mes deux parents étaient ressuscités pour moi, je ne les délaisserais pas [ces rakʿa]. »

  272. Dispositions diverses sur la prière surérogatoire du ḍuḥāبَابُ جَامِعِ سُبْحَةِ الضُّحَى
  273. 369

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ جَدَّتَهُ مُلَيْكَةَ، دَعَتْ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِطَعَامٍ. فَأَكَلَ مِنْهُ. ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «قُومُوا فَلِأُصَلِّيَ لَكُمْ»، قَالَ أَنَسٌ فَقُمْتُ إِلَى حَصِيرٍ لَنَا قَدِ اسْوَدَّ، مِنْ طُولِ مَا لُبِسَ، فَنَضَحْتُهُ بِمَاءٍ. فَقَامَ عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. وَصَفَفْتُ أَنَا وَالْيَتِيمُ وَرَاءَهُ وَالْعَجُوزُ مِنْ وَرَائِنَا، فَصَلَّى لَنَا رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ انْصَرَفَ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, d'après Anas ibn Mālik, que sa grand-mère Mulayka invita le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à un repas. Il en mangea, puis le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Levez-vous, que je dirige pour vous la prière. » Anas a dit : Je me levai vers une natte à nous, noircie à force d'avoir servi, et je l'aspergeai d'eau. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se tint dessus. L'orphelin et moi formâmes un rang derrière lui, et la vieille femme se plaça derrière nous. Il dirigea pour nous deux rakʿa, puis il s'en alla.

  274. 370

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: دَخَلْتُ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ بِالْهَاجِرَةِ «فَوَجَدْتُهُ يُسَبِّحُ، فَقُمْتُ وَرَاءَهُ. فَقَرَّبَنِي حَتَّى جَعَلَنِي حِذَاءَهُ عَنْ يَمِينِهِ»، فَلَمَّا جَاءَ يَرْفَا تَأَخَّرْتُ فَصَفَفْنَا وَرَاءَهُ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, d'après son père, qu'il a dit : J'entrai chez ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb au plus fort de la chaleur de midi et je le trouvai en train d'accomplir une prière surérogatoire. Je me tins derrière lui, mais il me rapprocha jusqu'à me placer à sa hauteur, à sa droite. Lorsque Yarfaʾ arriva, je reculai, et nous formâmes un rang derrière lui.

  275. La sévérité à l'égard de celui qui passe devant l'orantبَابُ التَّشْدِيدِ فِي أَنْ يَمُرَّ أَحَدٌ بَيْنَ يَدَيِ الْمُصَلِّي
  276. 371

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا كَانَ أَحَدُكُمْ يُصَلِّي، فَلَا يَدَعْ أَحَدًا يَمُرُّ بَيْنَ يَدَيْهِ وَلْيَدْرَأْهُ مَا اسْتَطَاعَ، فَإِنْ أَبَى فَلْيُقَاتِلْهُ فَإِنَّمَا هُوَ شَيْطَانٌ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Saʿīd al-Khudrī, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous prie, qu'il ne laisse personne passer devant lui et qu'il le repousse autant qu'il le peut. S'il refuse, qu'il le combatte, car ce n'est qu'un démon. »

  277. 372

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ أَنَّ زَيْدَ بْنَ خَالِدٍ الْجُهَنِيَّ أَرْسَلَهُ إِلَى أَبِي جُهَيْمٍ يَسْأَلُهُ، مَاذَا سَمِعَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الْمَارِّ بَيْنَ يَدَيِ الْمُصَلِّي؟ فَقَالَ أَبُو جُهَيْمٍ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَوْ يَعْلَمُ الْمَارُّ بَيْنَ يَدَيِ الْمُصَلِّي، مَاذَا عَلَيْهِ، لَكَانَ أَنْ يَقِفَ أَرْبَعِينَ، خَيْرًا لَهُ مِنْ أَنْ يَمُرَّ بَيْنَ يَدَيْهِ»، قَالَ أَبُو النَّضْرِ: لَا أَدْرِي أَقَالَ أَرْبَعِينَ يَوْمًا أَوْ شَهْرًا أَوْ سَنَةً

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Busr ibn Saʿīd, que Zayd ibn Khālid al-Juhanī l'envoya auprès d'Abū Juhaym pour lui demander ce qu'il avait entendu du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, au sujet de celui qui passe devant l'orant. Abū Juhaym dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Si celui qui passe devant l'orant savait ce qui pèse sur lui, attendre quarante lui serait préférable que de passer devant lui. » Abū an-Naḍr a dit : Je ne sais pas s'il a dit quarante jours, ou mois, ou années.

  278. 373

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ أَنَّ كَعْبَ الْأَحْبَارِ قَالَ: «لَوْ يَعْلَمُ الْمَارُّ بَيْنَ يَدَيِ الْمُصَلِّي، مَاذَا عَلَيْهِ، لَكَانَ أَنْ يُخْسَفَ بِهِ، خَيْرًا لَهُ مِنْ أَنْ يَمُرَّ بَيْنَ يَدَيْهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, que Kaʿb al-Aḥbār a dit : « Si celui qui passe devant l'orant savait ce qui pèse sur lui, être englouti par la terre lui serait préférable que de passer devant lui. »

  279. 374

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَكْرَهُ أَنْ يَمُرَّ بَيْنَ يَدَيِ النِّسَاءِ، وَهُنَّ يُصَلِّينَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar répugnait à passer devant les femmes pendant qu'elles priaient.

  280. 375

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «لَا يَمُرُّ بَيْنَ يَدَيْ أَحَدٍ، وَلَا يَدَعُ أَحَدًا يَمُرُّ بَيْنَ يَدَيْهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne passait devant personne et ne laissait personne passer devant lui.

  281. La permission de passer devant l'orantبَابُ الرُّخْصَةِ فِي الْمُرُورِ بَيْنَ يَدَيِ الْمُصَلِّي
  282. 376

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّهُ قَالَ: أَقْبَلْتُ رَاكِبًا عَلَى أَتَانٍ وَأَنَا يَوْمَئِذٍ قَدْ نَاهَزْتُ الِاحْتِلَامَ، وَرَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُصَلِّي لِلنَّاسِ، بِمِنًى «فَمَرَرْتُ بَيْنَ يَدَيْ بَعْضِ الصَّفِّ»، فَنَزَلْتُ، فَأَرْسَلْتُ الْأَتَانَ تَرْتَعُ، وَدَخَلْتُ فِي الصَّفِّ، فَلَمْ يُنْكِرْ ذَلِكَ عَلَيَّ أَحَدٌ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu'il a dit : J'arrivai monté sur une ânesse, alors que j'approchais à cette époque de la puberté, tandis que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dirigeait la prière des gens à Minā. Je passai devant une partie du rang, puis je mis pied à terre, je laissai l'ânesse paître et j'entrai dans le rang. Personne ne me le reprocha.

  283. 377

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ سَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ كَانَ «يَمُرُّ بَيْنَ يَدَيْ بَعْضِ الصُّفُوفِ، وَالصَّلَاةُ قَائِمَةٌ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَأَنَا أَرَى ذَلِكَ وَاسِعًا، إِذَا أُقِيمَتِ الصَّلَاةُ، وَبَعْدَ أَنْ يُحْرِمَ الْإِمَامُ، وَلَمْ يَجِدِ الْمَرْءُ مَدْخَلًا إِلَى الْمَسْجِدِ إِلَّا بَيْنَ الصُّفُوفِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Saʿd ibn Abī Waqqāṣ passait devant certains rangs alors que la prière était en cours. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Je considère qu'il y a là de la latitude, lorsque l'iqāma de la prière a été prononcée, que l'imām est entré en prière et que l'on ne trouve d'accès à la mosquée qu'entre les rangs. »

  284. 378

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ قَالَ: «لَا يَقْطَعُ الصَّلَاةَ شَيْءٌ مِمَّا يَمُرُّ بَيْنَ يَدَيِ الْمُصَلِّي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAlī ibn Abī Ṭālib a dit : « Rien de ce qui passe devant l'orant ne rompt la prière. »

  285. 379

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «لَا يَقْطَعُ الصَّلَاةَ شَيْءٌ مِمَّا يَمُرُّ بَيْنَ يَدَيِ الْمُصَلِّي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Rien de ce qui passe devant l'orant ne rompt la prière. »

  286. La sutra [objet placé devant soi pour délimiter l'espace de la prière] de l'orant en voyageبَابُ سُتْرَةِ الْمُصَلِّي فِي السَّفَرِ
  287. 380

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَسْتَتِرُ بِرَاحِلَتِهِ إِذَا صَلَّى»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar prenait sa monture pour sutra lorsqu'il priait.

  288. 381

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ أَنَّ أَبَاهُ كَانَ: «يُصَلِّي فِي الصَّحْرَاءِ إِلَى غَيْرِ سُتْرَةٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, que son père priait dans le désert sans sutra.

  289. Passer la main sur le gravier pendant la prièreبَابُ مَسْحِ الْحَصْبَاءِ فِي الصَّلَاةِ
  290. 382

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ الْقَارِئِ أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ إِذَا أَهْوَى لِيَسْجُدَ، «مَسَحَ الْحَصْبَاءَ لِمَوْضِعِ جَبْهَتِهِ، مَسْحًا خَفِيفًا»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Jaʿfar al-Qāriʾ, qu'il a dit : J'ai vu ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il se baissait pour se prosterner, passer légèrement la main sur le gravier à l'endroit de son front.

  291. 383

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ أَبَا ذَرٍّ كَانَ يَقُولُ: «مَسْحُ الْحَصْبَاءِ مَسْحَةً وَاحِدَةً، وَتَرْكُهَا، خَيْرٌ مِنْ حُمْرِ النَّعَمِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il lui est parvenu qu'Abū Dharr disait : « Passer la main sur le gravier [se fait] une seule fois, et s'en abstenir vaut mieux que des chamelles rousses. »

    Les chamelles rousses : les chameaux roux, dont la robe est, selon az-Zurqānī, la plus belle.

  292. Ce qui est rapporté sur l'alignement des rangsبَابُ مَا جَاءَ فِي تَسْوِيَةِ الصُّفُوفِ
  293. 384

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ كَانَ «يَأْمُرُ بِتَسْوِيَةِ الصُّفُوفِ»، فَإِذَا جَاءُوهُ فَأَخْبَرُوهُ أَنْ قَدِ اسْتَوَتْ. «كَبَّرَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb ordonnait d'aligner les rangs ; et lorsqu'on venait l'informer qu'ils étaient alignés, il prononçait le takbīr [« Allāhu akbar »].

  294. 385

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ مَعَ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ، فَقَامَتِ الصَّلَاةُ، وَأَنَا أُكَلِّمُهُ فِي أَنْ يَفْرِضَ لِي، فَلَمْ أَزَلْ أُكَلِّمُهُ، وَهُوَ يُسَوِّي الْحَصْبَاءَ بِنَعْلَيْهِ، حَتَّى جَاءَهُ رِجَالٌ، قَدْ كَانَ وَكَلَهُمْ بِتَسْوِيَةِ الصُّفُوفِ، فَأَخْبَرُوهُ أَنَّ الصُّفُوفَ قَدِ اسْتَوَتْ. فَقَالَ لِي: «اسْتَوِ فِي الصَّفِّ، ثُمَّ كَبَّرَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, d'après son père, qu'il a dit : J'étais avec ʿUthmān ibn ʿAffān lorsque l'iqāma de la prière fut prononcée, alors que je lui parlais pour qu'il m'attribue une pension. Je ne cessai de lui parler, tandis qu'il égalisait le gravier avec ses sandales, jusqu'à ce que viennent à lui des hommes qu'il avait chargés d'aligner les rangs. Ils l'informèrent que les rangs étaient alignés. Il me dit : « Aligne-toi dans le rang », puis il prononça le takbīr.

  295. Poser les mains l'une sur l'autre dans la prièreبَابُ وَضْعِ الْيَدَيْنِ إِحْدَاهُمَا عَلَى الْأُخْرَى فِي الصَّلَاةِ
  296. 386

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الْكَرِيمِ بْنِ أَبِي الْمُخَارِقِ الْبَصْرِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: «مِنْ كَلَامِ النُّبُوَّةِ إِذَا لَمْ تَسْتَحْيِ فَاصْنَعْ مَا شِئْتَ، وَوَضْعُ الْيَدَيْنِ إِحْدَاهُمَا عَلَى الْأُخْرَى فِي الصَّلَاةِ، يَضَعُ الْيُمْنَى عَلَى الْيُسْرَى وَتَعْجِيلُ الْفِطْرِ وَالِاسْتِينَاءُ بِالسَّحُورِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd al-Karīm ibn Abī al-Mukhāriq al-Baṣrī, qu'il a dit : « Fait partie des paroles de la prophétie : “Si tu n'as pas de pudeur, fais ce que tu veux” ; [ainsi que] poser les mains l'une sur l'autre dans la prière, en plaçant la droite sur la gauche, hâter la rupture du jeûne et retarder le repas d'avant l'aube [saḥūr]. »

  297. 387

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي حَازِمِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، السَّاعِديِّ أَنَّهُ قَالَ: «كَانَ النَّاسُ يُؤْمَرُونَ أَنْ يَضَعَ الرَّجُلُ الْيَدَ الْيُمْنَى عَلَى ذِرَاعِهِ الْيُسْرَى فِي الصَّلَاةِ» وَقَالَ أَبُو حَازِمٍ: لَا أَعْلَمُ إِلَّا أَنَّهُ يَنْمِي ذَلِكَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Ḥāzim ibn Dīnār, d'après Sahl ibn Saʿd as-Sāʿidī, qu'il a dit : « On ordonnait aux gens que l'homme pose la main droite sur son avant-bras gauche dans la prière. » Abū Ḥāzim a dit : Pour autant que je sache, il fait remonter cela [au Prophète].

  298. Le qunūt [invocation dite debout dans la prière] au ṣubḥبَابُ الْقُنُوتِ فِي الصُّبْحِ
  299. 388

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «لَا يَقْنُتُ فِي شَيْءٍ مِنَ الصَّلَاةِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne faisait le qunūt dans aucune prière.

  300. L'interdiction de prier alors que l'on éprouve un besoin naturelبَابُ النَّهْيِ عَنِ الصَّلَاةِ وَالْإِنْسَانُ يُرِيدُ حَاجَتَهُ
  301. 389

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الْأَرْقَمِ كَانَ يَؤُمُّ أَصْحَابَهُ، فَحَضَرَتِ الصَّلَاةُ يَوْمًا، فَذَهَبَ لِحَاجَتِهِ، ثُمَّ رَجَعَ. فَقَالَ إِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «إِذَا أَرَادَ أَحَدُكُمُ الْغَائِطَ فَلْيَبْدَأْ بِهِ قَبْلَ الصَّلَاةِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que ʿAbd Allāh ibn al-Arqam dirigeait la prière de ses compagnons. Un jour, l'heure de la prière arriva, et il alla satisfaire son besoin, puis il revint et dit : J'ai entendu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire : « Lorsque l'un de vous a besoin d'aller à la selle, qu'il commence par cela avant la prière. »

  302. 390

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: لَا يُصَلِّيَنَّ أَحَدُكُمْ وَهُوَ ضَامٌّ بَيْنَ وَرِكَيْهِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Qu'aucun de vous ne prie en se contractant entre les hanches. »

    Selon az-Zurqānī : sous l'effet d'un besoin pressant que l'on retient.

  303. L'attente de la prière et la marche vers elleبَابُ انْتِظَارِ الصَّلَاةِ وَالْمَشْيِ إِلَيْهَا
  304. 391

    وَحَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «الْمَلَائِكَةُ تُصَلِّي عَلَى أَحَدِكُمْ مَا دَامَ فِي مُصَلَّاهُ الَّذِي صَلَّى فِيهِ، مَا لَمْ يُحْدِثْ. اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ اللَّهُمَّ ارْحَمْهُ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: " لَا أَرَى قَوْلَهُ: مَا لَمْ يُحْدِثْ، إِلَّا الْإِحْدَاثَ الَّذِي يَنْقُضُ الْوُضُوءَ "

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Les anges prient pour l'un de vous tant qu'il demeure à l'endroit où il a prié, tant qu'il ne lui survient pas de ḥadath [ce qui rompt l'état de pureté] : “Ô Allah, pardonne-lui ; ô Allah, fais-lui miséricorde.” » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Je ne suis pas d'avis que sa parole “tant qu'il ne lui survient pas de ḥadath” désigne autre chose que le ḥadath qui annule le wuḍūʾ. »

  305. 392

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَزَالُ أَحَدُكُمْ فِي صَلَاةٍ مَا كَانَتِ الصَّلَاةُ تَحْبِسُهُ، لَا يَمْنَعُهُ أَنْ يَنْقَلِبَ إِلَى أَهْلِهِ إِلَّا الصَّلَاةُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « L'un de vous ne cesse d'être en prière tant que la prière le retient, rien ne l'empêchant de retourner auprès des siens sinon la prière. »

  306. 393

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ، أَنَّ أَبَا بَكْرِ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ غَدَا أَوْ رَاحَ إِلَى الْمَسْجِدِ، لَا يُرِيدُ غَيْرَهُ، لِيَتَعَلَّمَ خَيْرًا أَوْ لِيُعَلِّمَهُ، ثُمَّ رَجَعَ إِلَى بَيْتِهِ، كَانَ كَالْمُجَاهِدِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، رَجَعَ غَانِمًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, qu'Abū Bakr ibn ʿAbd ar-Raḥmān disait : « Celui qui se rend à la mosquée le matin ou le soir, sans rien vouloir d'autre, pour apprendre un bien ou pour l'enseigner, puis revient chez lui, est comme le combattant dans le sentier d'Allah qui revient avec du butin. »

  307. 394

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نُعَيْمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْمُجْمِرِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: " إِذَا صَلَّى أَحَدُكُمْ، ثُمَّ جَلَسَ فِي مُصَلَّاهُ، لَمْ تَزَلِ الْمَلَائِكَةُ تُصَلِّي عَلَيْهِ: اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ، اللَّهُمَّ ارْحَمْهُ. فَإِنْ قَامَ مِنْ مُصَلَّاهُ، فَجَلَسَ فِي الْمَسْجِدِ يَنْتَظِرُ الصَّلَاةَ، لَمْ يَزَلْ فِي صَلَاةٍ حَتَّى يُصَلِّيَ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nuʿaym ibn ʿAbd Allāh al-Mujmir, qu'il a entendu Abū Hurayra dire : « Lorsque l'un de vous a prié puis reste assis à l'endroit où il a prié, les anges ne cessent de prier pour lui : “Ô Allah, pardonne-lui ; ô Allah, fais-lui miséricorde.” Et s'il se lève de l'endroit où il a prié et s'assoit dans la mosquée pour attendre la prière, il ne cesse d'être en prière jusqu'à ce qu'il prie. »

  308. 395

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ الْعَلَاءِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ يَعْقُوبَ، عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «أَلَا أُخْبِرُكُمْ بِمَا يَمْحُو اللَّهُ بِهِ الْخَطَايَا، وَيَرْفَعُ بِهِ الدَّرَجَاتِ؟ إِسْبَاغُ الْوُضُوءِ عِنْدَ الْمَكَارِهِ، وَكَثْرَةُ الْخُطَا إِلَى الْمَسَاجِدِ، وَانْتِظَارُ الصَّلَاةِ بَعْدَ الصَّلَاةِ. فَذَلِكُمُ الرِّبَاطُ، فَذَلِكُمُ الرِّبَاطُ، فَذَلِكُمُ الرِّبَاطُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après al-ʿAlāʾ ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Yaʿqūb, d'après son père, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ne vous informerai-je pas de ce par quoi Allah efface les fautes et élève les degrés ? Parfaire le wuḍūʾ malgré les désagréments, multiplier les pas vers les mosquées et attendre la prière après la prière. Voilà le ribāṭ [garde aux frontières], voilà le ribāṭ, voilà le ribāṭ. »

  309. 396

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ قَالَ: يُقَالُ " لَا يَخْرُجُ مِنَ الْمَسْجِدِ أَحَدٌ بَعْدَ النِّدَاءِ، إِلَّا أَحَدٌ يُرِيدُ الرُّجُوعَ إِلَيْهِ، إِلَّا مُنَافِقٌ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Saʿīd ibn al-Musayyib a dit : On dit : « Nul ne sort de la mosquée après l'appel, hormis celui qui veut y revenir, si ce n'est un hypocrite. »

  310. 397

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سُلَيْمٍ الزُّرَقِيِّ، عَنْ أَبِي قَتَادَةَ الْأَنْصَارِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا دَخَلَ أَحَدُكُمُ الْمَسْجِدَ، فَلْيَرْكَعْ رَكْعَتَيْنِ، قَبْلَ أَنْ يَجْلِسَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿĀmir ibn ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr, d'après ʿAmr ibn Sulaym az-Zuraqī, d'après Abū Qatāda al-Anṣārī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Lorsque l'un de vous entre dans la mosquée, qu'il prie deux rakʿa avant de s'asseoir. »

  311. 398

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ قَالَ لَهُ: " أَلَمْ أَرَ صَاحِبَكَ إِذَا دَخَلَ الْمَسْجِدَ يَجْلِسُ قَبْلَ أَنْ يَرْكَعَ؟ قَالَ أَبُو النَّضْرِ يَعْنِي بِذَلِكَ عُمَرَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ، وَيَعِيبُ ذَلِكَ عَلَيْهِ، أَنْ يَجْلِسَ إِذَا دَخَلَ الْمَسْجِدَ قَبْلَ أَنْ يَرْكَعَ قَالَ مَالِكٌ: «وَذَلِكَ حَسَنٌ، وَلَيْسَ بِوَاجِبٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū an-Naḍr, mawlā de ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qu'il lui a dit : « N'ai-je pas vu ton compagnon, lorsqu'il entre dans la mosquée, s'asseoir avant de prier ? » Abū an-Naḍr a dit : Il désignait par là ʿUmar ibn ʿUbayd Allāh, et il lui reprochait de s'asseoir, lorsqu'il entrait dans la mosquée, avant de prier. Mālik a dit : « Cela est bien, mais ce n'est pas wājib. »

  312. Poser les mains sur ce sur quoi l'on pose le visage dans la prosternationبَابُ وَضْعِ الْيَدَيْنِ عَلَى مَا يُوضَعُ عَلَيْهِ الْوَجْهُ فِي السُّجُودِ
  313. 399

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ إِذَا سَجَدَ وَضَعَ كَفَّيْهِ عَلَى الَّذِي يَضَعُ عَلَيْهِ جَبْهَتَهُ، قَالَ نَافِعٌ، وَلَقَدْ رَأَيْتُهُ فِي يَوْمٍ شَدِيدِ الْبَرْدِ وَإِنَّهُ «لَيُخْرِجُ كَفَّيْهِ مِنْ تَحْتِ بُرْنُسٍ لَهُ حَتَّى يَضَعَهُمَا عَلَى الْحَصْبَاءِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il se prosternait, posait ses paumes sur ce sur quoi il posait son front. Nāfiʿ a dit : Je l'ai vu, un jour de grand froid, sortir ses paumes de dessous son burnous pour les poser sur le gravier.

  314. 400

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ وَضَعَ جَبْهَتَهُ بِالْأَرْضِ، فَلْيَضَعْ كَفَّيْهِ عَلَى الَّذِي يَضَعُ عَلَيْهِ جَبْهَتَهُ، ثُمَّ إِذَا رَفَعَ، فَلْيَرْفَعْهُمَا. فَإِنَّ الْيَدَيْنِ تَسْجُدَانِ كَمَا يَسْجُدُ الْوَجْهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Que celui qui pose son front à terre pose ses paumes sur ce sur quoi il pose son front ; puis, lorsqu'il se relève, qu'il les relève. Car les mains se prosternent comme se prosterne le visage. »

  315. Se retourner et battre des mains en cas de besoin dans la prièreبَابُ الِالْتِفَاتِ وَالتَّصْفِيقِ عِنْدَ الْحَاجَةِ فِي الصَّلَاةِ
  316. 401

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ سَلَمَةَ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَهَبَ إِلَى بَنِي عَمْرِو بْنِ عَوْفٍ لِيُصْلِحَ بَيْنَهُمْ. وَحَانَتِ الصَّلَاةُ. فَجَاءَ الْمُؤَذِّنُ إِلَى أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ، فَقَالَ: أَتُصَلِّي لِلنَّاسِ فَأُقِيمَ؟ قَالَ: نَعَمْ. فَصَلَّى أَبُو بَكْرٍ فَجَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَالنَّاسُ فِي الصَّلَاةِ. فَتَخَلَّصَ حَتَّى وَقَفَ فِي الصَّفِّ. فَصَفَّقَ النَّاسُ. وَكَانَ أَبُو بَكْرٍ لَا يَلْتَفِتُ فِي صَلَاتِهِ. فَلَمَّا أَكْثَرَ النَّاسُ مِنَ التَّصْفِيقِ، الْتَفَتَ أَبُو بَكْرٍ، فَرَأَى رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «فَأَشَارَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنِ امْكُثْ مَكَانَكَ». فَرَفَعَ أَبُو بَكْرٍ يَدَيْهِ، فَحَمِدَ اللَّهَ عَلَى مَا أَمَرَهُ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ ذَلِكَ، ثُمَّ اسْتَأْخَرَ حَتَّى اسْتَوَى فِي الصَّفِّ. وَتَقَدَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَصَلَّى، ثُمَّ انْصَرَفَ. فَقَالَ: «يَا أَبَا بَكْرٍ مَا مَنَعَكَ أَنْ تَثْبُتَ إِذْ أَمَرْتُكَ»، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ: مَا كَانَ لِابْنِ أَبِي قُحَافَةَ، أَنْ يُصَلِّيَ بَيْنَ يَدَيْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا لِي رَأَيْتُكُمْ أَكْثَرْتُمْ مِنَ التَّصْفِيحِ؟ مَنْ نَابَهُ شَيْءٌ فِي صَلَاتِهِ فَلْيُسَبِّحْ. فَإِنَّهُ إِذَا سَبَّحَ الْتُفِتَ إِلَيْهِ وَإِنَّمَا التَّصْفِيحُ لِلنِّسَاءِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Ḥāzim Salama ibn Dīnār, d'après Sahl ibn Saʿd as-Sāʿidī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se rendit chez les Banū ʿAmr ibn ʿAwf pour les réconcilier. L'heure de la prière arriva, et le muezzin vint trouver Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq et dit : « Diriges-tu la prière des gens, que je prononce l'iqāma ? » Il répondit : « Oui. » Abū Bakr dirigea donc la prière. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, arriva alors que les gens étaient en prière. Il se fraya un passage jusqu'à se tenir dans le rang. Les gens battirent des mains, mais Abū Bakr ne se retournait pas dans sa prière. Lorsque les gens multiplièrent les battements de mains, Abū Bakr se retourna et vit le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui fit signe : « Reste à ta place. » Abū Bakr leva les mains et loua Allah pour ce que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui avait ordonné là. Puis il recula jusqu'à s'aligner dans le rang, et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'avança et dirigea la prière. Lorsqu'il eut terminé, il dit : « Ô Abū Bakr, qu'est-ce qui t'a empêché de rester en place lorsque je te l'ai ordonné ? » Abū Bakr répondit : « Il n'appartenait pas au fils d'Abū Quḥāfa de prier devant le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Pourquoi vous ai-je vus multiplier les battements de mains ? Que celui à qui il survient quelque chose dans sa prière dise “subḥāna Llāh” [gloire à Allah] : lorsqu'il le dit, on se tourne vers lui. Les battements de mains ne sont que pour les femmes. »

  317. 402

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ «لَمْ يَكُنْ يَلْتَفِتُ فِي صَلَاتِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'Ibn ʿUmar ne se retournait pas dans sa prière.

  318. 403

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ الْقَارِئِ، أَنَّهُ قَالَ: «كُنْتُ أُصَلِّي وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ وَرَائِي. وَلَا أَشْعُرُ، فَالْتَفَتُّ فَغَمَزَنِي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū Jaʿfar al-Qāriʾ, qu'il a dit : « Je priais alors que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar était derrière moi, sans que je m'en aperçoive. Je me retournai, et il me pressa [la nuque] du doigt. »

  319. Ce que fait celui qui arrive alors que l'imām est inclinéبَابُ مَا يَفْعَلُ مَنْ جَاءَ وَالْإِمَامُ رَاكِعٌ
  320. 404

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ أَنَّهُ قَالَ: دَخَلَ زَيْدُ بْنُ ثَابِتٍ الْمَسْجِدَ، " فَوَجَدَ النَّاسَ رُكُوعًا فَرَكَعَ، ثُمَّ دَبَّ حَتَّى وَصَلَ الصَّفَّ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū Umāma ibn Sahl ibn Ḥunayf, qu'il a dit : Zayd ibn Thābit entra dans la mosquée et trouva les gens inclinés. Il s'inclina, puis avança à petits pas jusqu'à rejoindre le rang.

  321. 405

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مَسْعُودٍ كَانَ «يَدِبُّ رَاكِعًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn Masʿūd avançait à petits pas en étant incliné.

  322. Ce qui est rapporté sur la prière sur le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur luiبَابُ مَا جَاءَ فِي الصَّلَاةِ عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
  323. 406

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سُلَيْمٍ الزُّرَقِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: أَخْبَرَنِي أَبُو حُمَيْدٍ السَّاعِدِيُّ أَنَّهُمْ قَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ نُصَلِّي عَلَيْكَ؟ فَقَالَ: «قُولُوا اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَأَزْوَاجِهِ وَذُرِّيَّتِهِ، كَمَا صَلَّيْتَ عَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَأَزْوَاجِهِ وَذُرِّيَّتِهِ، كَمَا بَارَكْتَ عَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, d'après son père, d'après ʿAmr ibn Sulaym az-Zuraqī, qu'il a dit : Abū Ḥumayd as-Sāʿidī m'a informé qu'ils dirent : « Ô Messager d'Allah, comment prions-nous sur toi ? » Il répondit : « Dites : “Ô Allah, prie sur Muḥammad, sur ses épouses et sur sa descendance, comme Tu as prié sur la famille d'Ibrāhīm ; et bénis Muḥammad, ses épouses et sa descendance, comme Tu as béni la famille d'Ibrāhīm. Tu es certes Digne de louange, Glorieux.” »

  324. 407

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نُعَيْمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْمُجْمِرِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَيْدٍ، الْأَنْصَارِيِّ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الْأَنْصَارِيِّ، أَنَّهُ قَالَ: أَتَانَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي مَجْلِسِ سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ، فَقَالَ لَهُ بَشِيرُ بْنُ سَعْدٍ: أَمَرَنَا اللَّهُ أَنْ نُصَلِّيَ عَلَيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَكَيْفَ نُصَلِّي عَلَيْكَ؟ قَالَ: فَسَكَتَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى تَمَنَّيْنَا أَنَّهُ لَمْ يَسَلْهُ، ثُمَّ قَالَ: " قُولُوا: اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، كَمَا صَلَّيْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ، وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، كَمَا بَارَكْتَ عَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ فِي الْعَالَمِينَ، إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ وَالسَّلَامُ كَمَا قَدْ عَلِمْتُمْ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nuʿaym ibn ʿAbd Allāh al-Mujmir, d'après Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Zayd al-Anṣārī, que celui-ci l'a informé, d'après Abū Masʿūd al-Anṣārī, qu'il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vint à nous dans l'assemblée de Saʿd ibn ʿUbāda. Bashīr ibn Saʿd lui dit : « Allah nous a ordonné de prier sur toi, ô Messager d'Allah. Comment prions-nous sur toi ? » Il a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se tut, au point que nous souhaitâmes qu'il ne l'eût pas interrogé. Puis il dit : « Dites : “Ô Allah, prie sur Muḥammad et sur la famille de Muḥammad, comme Tu as prié sur Ibrāhīm ; et bénis Muḥammad et la famille de Muḥammad, comme Tu as béni la famille d'Ibrāhīm, parmi les mondes. Tu es certes Digne de louange, Glorieux.” Quant au salut, il est tel que vous l'avez appris. »

  325. 408

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «يَقِفُ عَلَى قَبْرِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَيُصَلِّي عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَعَلَى أَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qu'il a dit : J'ai vu ʿAbd Allāh ibn ʿUmar se tenir devant la tombe du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et prier sur le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ainsi que sur Abū Bakr et ʿUmar.

  326. Dispositions diverses sur la pratique dans la prièreبَابُ الْعَمَلِ فِي جَامِعِ الصَّلَاةِ
  327. 409

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يُصَلِّي قَبْلَ الظُّهْرِ رَكْعَتَيْنِ، وَبَعْدَهَا رَكْعَتَيْنِ، وَبَعْدَ الْمَغْرِبِ رَكْعَتَيْنِ فِي بَيْتِهِ، وَبَعْدَ صَلَاةِ الْعِشَاءِ رَكْعَتَيْنِ، وَكَانَ لَا يُصَلِّي بَعْدَ الْجُمُعَةِ حَتَّى يَنْصَرِفَ، فَيَرْكَعَ رَكْعَتَيْنِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait deux rakʿa avant le ẓuhr et deux rakʿa après, deux rakʿa après le maghrib, dans sa maison, et deux rakʿa après la prière du ʿishāʾ. Il ne priait pas après la prière du vendredi avant d'être reparti : il priait alors deux rakʿa.

  328. 410

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «أَتَرَوْنَ قِبْلَتِي هَاهُنَا؟ فَوَاللَّهِ مَا يَخْفَى عَلَيَّ خُشُوعُكُمْ وَلَا رُكُوعُكُمْ، إِنِّي لَأَرَاكُمْ مِنْ وَرَاءِ ظَهْرِي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Pensez-vous que je ne voie que ce à quoi je fais face, ici [du côté de ma qibla] ? Par Allah, ni votre recueillement ni votre inclinaison ne m'échappent : je vous vois derrière mon dos. »

  329. 411

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ ابْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يَأْتِي قُبَاءَ رَاكِبًا وَمَاشِيًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se rendait à Qubāʾ à dos de monture et à pied.

  330. 412

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ مُرَّةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَا تَرَوْنَ فِي الشَّارِبِ، وَالسَّارِقِ وَالزَّانِي؟ وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ يُنْزَلَ فِيهِمْ»، قَالُوا: اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ. قَالَ: «هُنَّ فَوَاحِشُ. وَفِيهِنَّ عُقُوبَةٌ. وَأَسْوَأُ السَّرِقَةِ الَّذِي يَسْرِقُ صَلَاتَهُ»، قَالُوا: وَكَيْفَ يَسْرِقُ صَلَاتَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ قَالَ: «لَا يُتِمُّ رُكُوعَهَا وَلَا سُجُودَهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après an-Nuʿmān ibn Murra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Que pensez-vous du buveur [de vin], du voleur et du fornicateur ? » C'était avant que ne soit révélé quelque chose à leur sujet. Ils répondirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Ce sont des turpitudes, et elles appellent un châtiment. Et le pire des vols est celui de l'homme qui vole sa prière. » Ils dirent : « Et comment vole-t-il sa prière, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Il n'en accomplit complètement ni l'inclinaison ni la prosternation. »

  331. 413

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «اجْعَلُوا مِنْ صَلَاتِكُمْ فِي بُيُوتِكُمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Accomplissez une part de vos prières dans vos maisons. »

  332. 414

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «إِذَا لَمْ يَسْتَطِعِ الْمَرِيضُ السُّجُودَ، أَوْمَأَ بِرَأْسِهِ إِيمَاءً، وَلَمْ يَرْفَعْ إِلَى جَبْهَتِهِ شَيْئًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar disait : « Lorsque le malade ne peut pas se prosterner, il fait un signe de la tête, et il n'élève rien jusqu'à son front. »

  333. 415

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «كَانَ إِذَا جَاءَ الْمَسْجِدَ، وَقَدْ صَلَّى النَّاسُ، بَدَأَ بِالصَّلَاةِ الْمَكْتُوبَةِ، وَلَمْ يُصَلِّ قَبْلَهَا شَيْئًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Rabīʿa ibn Abī ʿAbd ar-Raḥmān, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'il arrivait à la mosquée alors que les gens avaient déjà prié, commençait par la prière prescrite et ne priait rien avant elle.

  334. 416

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ مَرَّ عَلَى رَجُلٍ وَهُوَ يُصَلِّي. فَسَلَّمَ عَلَيْهِ. فَرَدَّ الرَّجُلُ كَلَامًا. فَرَجَعَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ فَقَالَ لَهُ: «إِذَا سُلِّمَ عَلَى أَحَدِكُمْ وَهُوَ يُصَلِّي فَلَا يَتَكَلَّمْ، وَلْيُشِرْ بِيَدِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar passa auprès d'un homme qui priait et le salua. L'homme lui répondit par des paroles. ʿAbd Allāh ibn ʿUmar revint vers lui et lui dit : « Lorsque l'un de vous est salué alors qu'il prie, qu'il ne parle pas, mais qu'il fasse un signe de la main. »

  335. 417

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ كَانَ يَقُولُ: «مَنْ نَسِيَ صَلَاةً فَلَمْ يَذْكُرْهَا إِلَّا وَهُوَ مَعَ الْإِمَامِ، فَإِذَا سَلَّمَ الْإِمَامُ، فَلْيُصَلِّ الصَّلَاةَ الَّتِي نَسِيَ، ثُمَّ لِيُصَلِّ بَعْدَهَا الْأُخْرَى»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, qu'Ibn ʿUmar disait : « Celui qui a oublié une prière et ne s'en souvient qu'alors qu'il est avec l'imām, lorsque l'imām a prononcé le salut final, qu'il prie la prière qu'il a oubliée, puis qu'il prie l'autre après elle. »

  336. 418

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ عَنْ عَمِّهِ وَاسِعِ بْنِ حَبَّانَ أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ أُصَلِّي وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ مُسْنِدٌ ظَهْرَهُ إِلَى جِدَارِ الْقِبْلَةِ، فَلَمَّا قَضَيْتُ صَلَاتِي انْصَرَفْتُ إِلَيْهِ مِنْ قِبَلِ شِقِّي الْأَيْسَرِ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ: «مَا مَنَعَكَ أَنْ تَنْصَرِفَ عَنْ يَمِينِكَ؟» قَالَ فَقُلْتُ: رَأَيْتُكَ، فَانْصَرَفْتُ إِلَيْكَ. قَالَ عَبْدُ اللَّهِ: " فَإِنَّكَ قَدْ أَصَبْتَ. إِنَّ قَائِلًا يَقُولُ: انْصَرِفْ عَنْ يَمِينِكَ، فَإِذَا كُنْتَ تُصَلِّي، فَانْصَرِفْ حَيْثُ شِئْتَ. إِنْ شِئْتَ عَنْ يَمِينِكَ. وَإِنْ شِئْتَ عَنْ يَسَارِكَ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān, d'après son oncle paternel Wāsiʿ ibn Ḥabbān, qu'il a dit : Je priais alors que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar était adossé au mur de la qibla. Lorsque j'eus achevé ma prière, je me tournai vers lui par mon côté gauche. ʿAbd Allāh ibn ʿUmar dit : « Qu'est-ce qui t'a empêché de te tourner par ta droite ? » Je dis : « Je t'ai vu, et je me suis tourné vers toi. » ʿAbd Allāh dit : « Tu as bien fait. Quelqu'un dit : “Tourne-toi par ta droite.” Or lorsque tu pries, tourne-toi par où tu veux : si tu veux par ta droite, et si tu veux par ta gauche. »

  337. 419

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ رَجُلٍ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ لَمْ يَرَ بِهِ بَأْسًا، أَنَّهُ سَأَلَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِي: أَأُصَلِّي فِي عَطَنِ الْإِبِلِ؟ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ: «لَا وَلَكِنْ صَلِّ فِي مُرَاحِ الْغَنَمِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après un homme des Émigrés auquel il ne voyait rien à reprocher, qu'il interrogea ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ : « Puis-je prier là où les chameaux s'agenouillent près de l'eau ? » ʿAbd Allāh répondit : « Non, mais prie dans l'enclos des moutons. »

  338. 420

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّهُ قَالَ: «مَا صَلَاةٌ يُجْلَسُ فِي كُلِّ رَكْعَةٍ مِنْهَا؟» ثُمَّ قَالَ سَعِيدٌ: «هِيَ الْمَغْرِبُ إِذَا فَاتَتْكَ مِنْهَا رَكْعَةٌ» قَالَ مَالِكٌ: «وَكَذَلِكَ سُنَّةُ الصَّلَاةِ كُلُّهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il a dit : « Quelle est la prière dans laquelle on s'assoit à chaque rakʿa ? » Puis Saʿīd dit : « C'est le maghrib, lorsque tu en as manqué une rakʿa. » Mālik a dit : « Et telle est la sunna de la prière tout entière. »

    Dans certaines copies, cette phrase est attribuée à Saʿīd ibn al-Musayyib, et c'est ainsi que la lit az-Zurqānī.

  339. Dispositions diverses sur la prièreبَابُ جَامِعِ الصَّلَاةِ
  340. 421

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سُلَيْمٍ الزُّرَقِيِّ، عَنْ أَبِي قَتَادَةَ الْأَنْصَارِيِّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يُصَلِّي وَهُوَ حَامِلٌ أُمَامَةَ بِنْتَ زَيْنَبَ» بِنْتِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَلِأَبِي الْعَاصِ بْنِ رَبِيعَةَ بْنِ عَبْدِ شَمْسٍ، «فَإِذَا سَجَدَ، وَضَعَهَا. وَإِذَا قَامَ حَمَلَهَا»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿĀmir ibn ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr, d'après ʿAmr ibn Sulaym az-Zuraqī, d'après Abū Qatāda al-Anṣārī, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait en portant Umāma, fille de Zaynab, fille du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et d'Abū al-ʿĀṣ ibn Rabīʿa ibn ʿAbd Shams. Lorsqu'il se prosternait, il la posait ; et lorsqu'il se relevait, il la portait.

  341. 422

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: يَتَعَاقَبُونَ فِيكُمْ مَلَائِكَةٌ بِاللَّيْلِ وَمَلَائِكَةٌ بِالنَّهَارِ. وَيَجْتَمِعُونَ فِي صَلَاةِ الْعَصْرِ، وَصَلَاةِ الْفَجْرِ، ثُمَّ يَعْرُجُ الَّذِينَ بَاتُوا فِيكُمْ، فَيَسْأَلُهُمْ وَهُوَ أَعْلَمُ بِهِمْ: «كَيْفَ تَرَكْتُمْ عِبَادِي؟» فَيَقُولُونَ: تَرَكْنَاهُمْ وَهُمْ يُصَلُّونَ، وَأَتَيْنَاهُمْ وَهُمْ يُصَلُّونَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Des anges se succèdent auprès de vous, des anges de nuit et des anges de jour. Ils se réunissent à la prière du ʿaṣr et à la prière de l'aube. Puis ceux qui ont passé la nuit parmi vous s'élèvent, et Il les interroge, alors qu'Il sait mieux [qu'eux] ce qu'il en est d'eux : “Comment avez-vous laissé Mes serviteurs ?” Ils répondent : “Nous les avons laissés alors qu'ils priaient, et nous étions venus à eux alors qu'ils priaient.” »

  342. 423

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مُرُوا أَبَا بَكْرٍ فَلْيُصَلِّ لِلنَّاسِ»، فَقَالَتْ عَائِشَةُ: إِنَّ أَبَا بَكْرٍ، يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِذَا قَامَ فِي مَقَامِكَ لَمْ يُسْمِعِ النَّاسَ مِنَ الْبُكَاءِ، فَمُرْ عُمَرَ فَلْيُصَلِّ لِلنَّاسِ، قَالَ: «مُرُوا أَبَا بَكْرٍ فَلْيُصَلِّ لِلنَّاسِ»، قَالَتْ عَائِشَةُ: فَقُلْتُ لِحَفْصَةَ قُولِي لَهُ إِنَّ أَبَا بَكْرٍ إِذَا قَامَ فِي مَقَامِكَ لَمْ يُسْمِعِ النَّاسَ، مِنَ الْبُكَاءِ، فَمُرْ عُمَرَ فَلْيُصَلِّ لِلنَّاسِ. فَفَعَلَتْ حَفْصَةُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّكُنْ لَأَنْتُنَّ صَوَاحِبُ يُوسُفَ. مُرُوا أَبَا بَكْرٍ فَلْيُصَلِّ لِلنَّاسِ»، فَقَالَتْ حَفْصَةُ لِعَائِشَةَ مَا كُنْتُ لِأُصِيبَ مِنْكِ خَيْرًا

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ordonnez à Abū Bakr de diriger la prière des gens. » ʿĀʾisha dit : « Ô Messager d'Allah, lorsque Abū Bakr se tiendra à ta place, il ne pourra se faire entendre des gens à cause de ses pleurs. Ordonne donc à ʿUmar de diriger la prière des gens. » Il dit : « Ordonnez à Abū Bakr de diriger la prière des gens. » ʿĀʾisha a dit : Je dis alors à Ḥafṣa : « Dis-lui que lorsque Abū Bakr se tiendra à ta place, il ne pourra se faire entendre des gens à cause de ses pleurs ; ordonne donc à ʿUmar de diriger la prière des gens. » Ḥafṣa le fit. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Vous êtes bien les compagnes de Yūsuf ! Ordonnez à Abū Bakr de diriger la prière des gens. » Ḥafṣa dit alors à ʿĀʾisha : « Je ne pouvais attendre de toi aucun bien ! »

  343. 424

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَدِيِّ بْنِ الْخِيَارِ أَنَّهُ قَالَ: بَيْنَمَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ جَالِسٌ بَيْنَ ظَهْرَيِ النَّاسِ إِذْ جَاءَهُ رَجُلٌ فَسَارَّهُ. فَلَمْ يُدْرَ مَا سَارَّهُ بِهِ، حَتَّى جَهَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَإِذَا هُوَ يَسْتَأْذِنُهُ فِي قَتْلِ رَجُلٍ مِنَ الْمُنَافِقِينَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، حِينَ جَهَرَ: «أَلَيْسَ يَشْهَدُ أَنَّ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ، وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ»، فَقَالَ الرَّجُلُ: بَلَى. وَلَا شَهَادَةَ لَهُ، قَالَ: «أَلَيْسَ يُصَلِّي؟» قَالَ: بَلَى. وَلَا صَلَاةَ لَهُ، فَقَالَ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أُولَئِكَ الَّذِينَ نَهَانِي اللَّهُ عَنْهُمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAṭāʾ ibn Yazīd al-Laythī, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAdī ibn al-Khiyār, qu'il a dit : Tandis que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était assis au milieu des gens, un homme vint à lui et lui parla en secret. On ne sut pas ce qu'il lui avait confié, jusqu'à ce que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, parle à voix haute : il lui demandait la permission de tuer un homme d'entre les hypocrites. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit, lorsqu'il parla à voix haute : « N'atteste-t-il pas qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah ? » L'homme répondit : « Si, mais son attestation ne vaut rien. » Il dit : « Ne prie-t-il pas ? » Il répondit : « Si, mais sa prière ne vaut rien. » Il dit alors, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Ceux-là sont ceux dont Allah m'a interdit [de les tuer]. »

  344. 425

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «اللَّهُمَّ لَا تَجْعَلْ قَبْرِي وَثَنًا يُعْبَدُ. اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى قَوْمٍ اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Ô Allah, ne fais pas de ma tombe une idole que l'on adore. La colère d'Allah a été violente contre des gens qui ont pris les tombes de leurs prophètes pour lieux de prière. »

  345. 426

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ مَحْمُودِ بْنِ لَبِيدٍ الْأَنْصَارِيِّ، أَنَّ عِتْبَانَ بْنَ مَالِكٍ كَانَ يَؤُمُّ قَوْمَهُ وَهُوَ أَعْمَى، وَأَنَّهُ قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: إِنَّهَا تَكُونُ الظُّلْمَةُ وَالْمَطَرُ وَالسَّيْلُ. وَأَنَا رَجُلٌ ضَرِيرُ الْبَصَرِ. فَصَلِّ يَا رَسُولَ اللَّهِ فِي بَيْتِي مَكَانًا أَتَّخِذْهُ مُصَلًّى، فَجَاءَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: «أَيْنَ تُحِبُّ أَنْ أُصَلِّيَ؟» فَأَشَارَ لَهُ إِلَى مَكَانٍ مِنَ الْبَيْتِ. فَصَلَّى فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Maḥmūd ibn Labīd al-Anṣārī, que ʿItbān ibn Mālik dirigeait la prière des siens alors qu'il était aveugle, et qu'il dit au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Il y a parfois l'obscurité, la pluie et le torrent, et je suis un homme à la vue perdue. Prie donc, ô Messager d'Allah, dans ma maison, à un endroit dont je ferai un lieu de prière. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vint à lui et dit : « Où aimerais-tu que je prie ? » Il lui indiqua un endroit de la maison, et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, y pria.

    Une autre édition du texte porte « Maḥmūd ibn ar-Rabīʿ al-Anṣārī ».

  346. 427

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، أَنَّهُ رَأَى رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «مُسْتَلْقِيًا فِي الْمَسْجِدِ وَاضِعًا إِحْدَى رِجْلَيْهِ عَلَى الْأُخْرَى» وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَعُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا كَانَا يَفْعَلَانِ ذَلِكَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAbbād ibn Tamīm, d'après son oncle paternel, qu'il a vu le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, étendu sur le dos dans la mosquée, une jambe posée sur l'autre. Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb et ʿUthmān ibn ʿAffān, qu'Allah les agrée, faisaient de même.

  347. 428

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مَسْعُودٍ، قَالَ لِإِنْسَانٍ: «إِنَّكَ فِي زَمَانٍ كَثِيرٌ فُقَهَاؤُهُ، قَلِيلٌ قُرَّاؤُهُ، تُحْفَظُ فِيهِ حُدُودُ الْقُرْآنِ، وَتُضَيَّعُ حُرُوفُهُ. قَلِيلٌ مَنْ يَسْأَلُ. كَثِيرٌ مَنْ يُعْطِي. يُطِيلُونَ فِيهِ الصَّلَاةَ، وَيَقْصُرُونَ الْخُطْبَةَ يُبَدُّونَ. أَعْمَالَهُمْ قَبْلَ أَهْوَائِهِمْ، وَسَيَأْتِي عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ قَلِيلٌ فُقَهَاؤُهُ، كَثِيرٌ قُرَّاؤُهُ، تُحْفَظُ فِيهِ حُرُوفُ الْقُرْآنِ وَتُضَيَّعُ حُدُودُهُ. كَثِيرٌ مَنْ يَسْأَلُ، قَلِيلٌ مَنْ يُعْطِي، يُطِيلُونَ فِيهِ الْخُطْبَةَ، وَيَقْصُرُونَ الصَّلَاةَ. يُبَدُّونَ فِيهِ أَهْوَاءَهُمْ قَبْلَ أَعْمَالِهِمْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que ʿAbd Allāh ibn Masʿūd dit à quelqu'un : « Tu vis en un temps où les hommes versés dans la religion sont nombreux et les récitateurs peu nombreux, où l'on préserve les limites du Coran et où l'on néglige ses lettres ; peu de gens demandent, beaucoup donnent ; on y allonge la prière et l'on y abrège le sermon ; on y fait passer ses œuvres avant ses passions. Il viendra sur les gens un temps où les hommes versés dans la religion seront peu nombreux et les récitateurs nombreux, où l'on préservera les lettres du Coran et où l'on négligera ses limites ; beaucoup demanderont, peu donneront ; on y allongera le sermon et l'on y abrégera la prière ; on y fera passer ses passions avant ses œuvres. »

  348. 429

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ قَالَ: بَلَغَنِي أَنَّ: «أَوَّلَ مَا يُنْظَرُ فِيهِ مِنْ عَمَلِ الْعَبْدِ الصَّلَاةُ. فَإِنْ قُبِلَتْ مِنْهُ، نُظِرَ فِيمَا بَقِيَ مِنْ عَمَلِهِ. وَإِنْ لَمْ تُقْبَلْ مِنْهُ، لَمْ يُنْظَرْ فِي شَيْءٍ مِنْ عَمَلِهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : Il m'est parvenu que la première des œuvres du serviteur à être examinée est la prière. Si elle est acceptée de lui, on examine le reste de ses œuvres ; et si elle n'est pas acceptée de lui, on n'examine rien de ses œuvres.

  349. 430

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا قَالَتْ: كَانَ «أَحَبُّ الْعَمَلِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الَّذِي يَدُومُ عَلَيْهِ صَاحِبُهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « L'œuvre la plus aimée du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était celle à laquelle son auteur est assidu. »

  350. 431

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: كَانَ رَجُلَانِ أَخَوَانِ. فَهَلَكَ أَحَدُهُمَا قَبْلَ صَاحِبِهِ بِأَرْبَعِينَ لَيْلَةً. فَذُكِرَتْ فَضِيلَةُ الْأَوَّلِ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَقَالَ: «أَلَمْ يَكُنِ الْآخَرُ مُسْلِمًا؟» قَالُوا: بَلَى. يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَكَانَ لَا بَأْسَ بِهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «وَمَا يُدْرِيكُمْ مَا بَلَغَتْ بِهِ صَلَاتُهُ؟» إِنَّمَا مَثَلُ الصَّلَاةِ كَمَثَلِ نَهْرٍ غَمْرٍ عَذْبٍ بِبَابِ أَحَدِكُمْ. يَقْتَحِمُ فِيهِ كُلَّ يَوْمٍ خَمْسَ مَرَّاتٍ. فَمَا تَرَوْنَ ذَلِكَ يُبْقِي مِنْ دَرَنِهِ؟ فَإِنَّكُمْ لَا تَدْرُونَ مَا بَلَغَتْ بِهِ صَلَاتُهُ؟ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après ʿĀmir ibn Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, d'après son père, qu'il a dit : Il y avait deux hommes, deux frères. L'un d'eux mourut quarante nuits avant l'autre. On évoqua le mérite du premier auprès du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Il dit : « L'autre n'était-il pas musulman ? » Ils répondirent : « Si, ô Messager d'Allah, et c'était un homme sans reproche. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Et que savez-vous de ce à quoi sa prière l'a fait parvenir ? La prière est à l'image d'un fleuve abondant et doux, à la porte de l'un de vous, dans lequel il se plonge cinq fois chaque jour. Que pensez-vous que cela laisse de sa crasse ? Vous ne savez donc pas à quoi sa prière l'a fait parvenir. »

  351. 432

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عَطَاءَ بْنَ يَسَارٍ كَانَ إِذَا مَرَّ عَلَيْهِ بَعْضُ مَنْ يَبِيعُ فِي الْمَسْجِدِ، دَعَاهُ فَسَأَلَهُ مَا مَعَكَ؟ وَمَا تُرِيدُ؟ فَإِنْ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ يُرِيدُ أَنْ يَبِيعَهُ، قَالَ: «عَلَيْكَ بِسُوقِ الدُّنْيَا. فَإِنَّمَا هَذَا سُوقُ الْآخِرَةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAṭāʾ ibn Yasār, lorsque passait près de lui quelqu'un qui vendait dans la mosquée, l'appelait et lui demandait : « Qu'as-tu avec toi ? Et que veux-tu ? » S'il l'informait qu'il voulait le vendre, il disait : « Va au marché de ce bas monde. Ici, c'est le marché de l'au-delà. »

  352. 433

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ بَنَى رَحْبَةً فِي نَاحِيَةِ الْمَسْجِدِ، تُسَمَّى الْبُطَيْحَاءَ، وَقَالَ: «مَنْ كَانَ يُرِيدُ أَنْ يَلْغَطَ أَوْ يُنْشِدَ شِعْرًا، أَوْ يَرْفَعَ صَوْتَهُ، فلْيَخْرُجْ إِلَى هَذِهِ الرَّحْبَةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb aménagea, dans un côté de la mosquée, une esplanade appelée al-Buṭayḥāʾ, et dit : « Que celui qui veut parler bruyamment, déclamer de la poésie ou élever la voix sorte vers cette esplanade. »

  353. Dispositions diverses sur l'incitation à la prièreبَابُ جَامِعِ التَّرْغِيبِ فِي الصَّلَاةِ
  354. 434

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ عَنْ عَمِّهِ أَبِي سُهَيْلِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ طَلْحَةَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ يَقُولُ: جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ أَهْلِ نَجْدٍ، ثَائِرُ الرَّأْسِ يُسْمَعُ دَوِيُّ صَوْتِهِ، وَلَا نَفْقَهُ مَا يَقُولُ. حَتَّى دَنَا، فَإِذَا هُوَ يَسْأَلُ عَنِ الْإِسْلَامِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «خَمْسُ صَلَوَاتٍ فِي الْيَوْمِ وَاللَّيْلَةِ»، قَالَ: هَلْ عَلَيَّ غَيْرُهُنَّ؟ قَالَ: «لَا. إِلَّا أَنْ تَطَّوَّعَ»، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «وَصِيَامُ شَهْرِ رَمَضَانَ»، قَالَ: هَلْ عَلَيَّ غَيْرُهُ؟ قَالَ: «لَا. إِلَّا أَنْ تَطَّوَّعَ»، قَالَ: وَذَكَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «الزَّكَاةَ». قَالَ: هَلْ عَلَيَّ غَيْرُهَا؟ قَالَ: «لَا. إِلَّا أَنْ تَطَّوَّعَ»، قَالَ: فَأَدْبَرَ الرَّجُلُ وَهُوَ يَقُولُ: وَاللَّهِ لَا أَزِيدُ عَلَى هَذَا، وَلَا أَنْقُصُ مِنْهُ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَفْلَحَ إِنْ صَدَقَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après son oncle paternel Abū Suhayl ibn Mālik, d'après son père, qu'il a entendu Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh dire : Un homme des gens du Najd vint au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, les cheveux en désordre. On entendait le bourdonnement de sa voix sans comprendre ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'il s'approche : il interrogeait sur l'islam. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Cinq prières dans le jour et la nuit. » Il dit : « M'incombe-t-il autre chose qu'elles ? » Il répondit : « Non, sauf si tu le fais de ton plein gré. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Et le jeûne du mois de Ramadan. » Il dit : « M'incombe-t-il autre chose que lui ? » Il répondit : « Non, sauf si tu le fais de ton plein gré. » Il a dit : Et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mentionna la zakāt [aumône légale]. Il dit : « M'incombe-t-il autre chose qu'elle ? » Il répondit : « Non, sauf si tu le fais de ton plein gré. » Il a dit : L'homme s'en retourna en disant : « Par Allah, je n'ajouterai rien à cela et je n'en retrancherai rien. » Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Il a réussi, s'il dit vrai. »

  355. 435

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «يَعْقِدُ الشَّيْطَانُ عَلَى قَافِيَةِ رَأْسِ أَحَدِكُمْ، إِذَا هُوَ نَامَ، ثَلَاثَ عُقَدٍ. يَضْرِبُ مَكَانَ كُلِّ عُقْدَةٍ، عَلَيْكَ لَيْلٌ طَوِيلٌ، فَارْقُدْ. فَإِنِ اسْتَيْقَظَ، فَذَكَرَ اللَّهَ، انْحَلَّتْ عُقْدَةٌ. فَإِنْ تَوَضَّأَ، انْحَلَّتْ عُقْدَةٌ. فَإِنْ صَلَّى انْحَلَّتْ عُقْدَةٌ. فَأَصْبَحَ نَشِيطًا، طَيِّبَ النَّفْسِ. وَإِلَّا، أَصْبَحَ خَبِيثَ النَّفْسِ كَسْلَانًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le diable noue trois nœuds sur la nuque de l'un de vous lorsqu'il dort. À l'endroit de chaque nœud, il frappe [en disant] : “Tu as une longue nuit devant toi, dors donc.” S'il s'éveille et mentionne Allah, un nœud se défait. S'il fait le wuḍūʾ, un nœud se défait. Et s'il prie, un nœud se défait : il se retrouve au matin plein d'entrain et l'âme sereine. Sinon, il se retrouve au matin l'âme maussade et paresseux. »

  356. La pratique concernant le ghusl des deux fêtes, l'appel à la prière et l'iqāma en ces deux joursبَابُ الْعَمَلِ فِي غُسْلِ الْعِيدَيْنِ، وَالنِّدَاءِ فِيهِمَا وَالْإِقَامَةِ
  357. 436

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ " سَمِعَ غَيْرَ وَاحِدٍ مِنْ عُلَمَائِهِمْ يَقُولُ: لَمْ يَكُنْ فِي الْفِطْرِ وَالْأَضْحَى، نِدَاءٌ، وَلَا إِقَامَةٌ، مُنْذُ زَمَانِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَى الْيَوْمِ، قَالَ مَالِكٌ وَتِلْكَ السُّنَّةُ الَّتِي لَا اخْتِلَافَ فِيهَا عِنْدَنَا "

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il a entendu plus d'un de leurs savants dire : « Il n'y a eu, ni pour [la fête de] la rupture du jeûne [al-Fiṭr] ni pour [celle du] sacrifice [al-Aḍḥā], ni appel [à la prière] ni iqāma [annonce du début de la prière], depuis l'époque du Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui jusqu'à ce jour. » Mālik a dit : « Telle est la sunna sur laquelle il n'y a pas de divergence chez nous. »

  358. 437

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ «يَغْتَسِلُ يَوْمَ الْفِطْرِ قَبْلَ أَنْ يَغْدُوَ إِلَى الْمُصَلَّى»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar faisait le ghusl [lavage rituel de tout le corps] le jour du Fiṭr avant de se rendre, de bon matin, au muṣallā [lieu de prière en plein air].

  359. L'ordre de prier avant le sermon lors des deux fêtesبَابُ الْأَمْرِ بِالصَّلَاةِ قَبْلَ الْخُطْبَةِ فِي الْعِيدَيْنِ
  360. 438

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ «يُصَلِّي يَوْمَ الْفِطْرِ وَيَوْمَ الْأَضْحَى قَبْلَ الْخُطْبَةِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui priait, le jour du Fiṭr et le jour de l'Aḍḥā, avant le sermon.

  361. 439

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ كَانَا يَفْعَلَانِ ذَلِكَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'Abū Bakr et ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb faisaient de même.

  362. 440

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي عُبَيْدٍ مَوْلَى ابْنِ أَزْهَرَ، أَنَّهُ قَالَ: شَهِدْتُ الْعِيدَ مَعَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فَصَلَّى، ثُمَّ انْصَرَفَ فَخَطَبَ النَّاسَ، فَقَالَ: " إِنَّ هَذَيْنِ يَوْمَانِ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ صِيَامِهِمَا: يَوْمُ فِطْرِكُمْ مِنْ صِيَامِكُمْ، وَالْآخَرُ يَوْمٌ تَأْكُلُونَ فِيهِ مِنْ نُسُكِكُمْ " قَالَ أَبُو عُبَيْدٍ ثُمَّ شَهِدْتُ الْعِيدَ مَعَ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ. فَجَاءَ فَصَلَّى، ثُمَّ انْصَرَفَ فَخَطَبَ. وَقَالَ: إِنَّهُ قَدِ «اجْتَمَعَ لَكُمْ فِي يَوْمِكُمْ هَذَا عِيدَانِ. فَمَنْ أَحَبَّ مِنْ أَهْلِ الْعَالِيَةِ أَنْ يَنْتَظِرَ الْجُمُعَةَ فَلْيَنْتَظِرْهَا، وَمَنْ أَحَبَّ أَنْ يَرْجِعَ، فَقَدْ أَذِنْتُ لَهُ» قَالَ أَبُو عُبَيْدٍ ثُمَّ شَهِدْتُ الْعِيدَ مَعَ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ وَعُثْمَانُ مَحْصُورٌ فَجَاءَ «فَصَلَّى ثُمَّ انْصَرَفَ فَخَطَبَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū ʿUbayd, mawlā [affranchi] d'Ibn Azhar, qui a dit : « J'ai assisté à la fête avec ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. Il a prié, puis, la prière achevée, il a adressé un sermon aux gens et a dit : "Voici deux jours dont le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a interdit le jeûne : le jour où vous rompez votre jeûne, et l'autre, un jour où vous mangez de vos bêtes sacrifiées." » Abū ʿUbayd a dit : « Puis j'ai assisté à la fête avec ʿUthmān ibn ʿAffān. Il est venu, a prié, puis, la prière achevée, il a prononcé le sermon et a dit : "Deux fêtes se trouvent réunies pour vous en ce jour. Que celui des gens d'al-ʿĀliya qui souhaite attendre la prière du vendredi l'attende, et celui qui souhaite s'en retourner, je le lui permets." » Abū ʿUbayd a dit : « Puis j'ai assisté à la fête avec ʿAlī ibn Abī Ṭālib, alors que ʿUthmān était assiégé. Il est venu, a prié, puis, la prière achevée, il a prononcé le sermon. »

    Al-ʿĀliya : les villages groupés autour de Médine (az-Zurqānī). La fête tombait ce jour-là un vendredi.

  363. L'ordre de manger avant de sortir le matin de la fêteبَابُ الْأَمْرِ بِالْأَكْلِ قَبْلَ الْغُدُوِّ فِي الْعِيدِ
  364. 441

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ كَانَ «يَأْكُلُ يَوْمَ عِيدِ الْفِطْرِ قَبْلَ أَنْ يَغْدُوَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il mangeait le jour de la fête du Fiṭr avant de sortir le matin.

  365. 442

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ، أَنَّ النَّاسَ كَانُوا «يُؤْمَرُونَ بِالْأَكْلِ يَوْمَ الْفِطْرِ قَبْلَ الْغُدُوِّ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا أَرَى ذَلِكَ عَلَى النَّاسِ فِي الْأَضْحَى»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, que celui-ci l'a informé que l'on ordonnait aux gens de manger le jour du Fiṭr avant de sortir le matin. Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Je ne suis pas d'avis que cela s'impose aux gens pour l'Aḍḥā. »

  366. Ce qui est rapporté sur le takbīr et la récitation dans la prière des deux fêtesبَابُ مَا جَاءَ فِي التَّكْبِيرِ وَالْقِرَاءَةِ فِي صَلَاةِ الْعِيدَيْنِ
  367. 443

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ ضَمْرَةَ بْنِ سَعِيدٍ الْمَازِنِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ سَأَلَ أَبَا وَاقِدٍ اللَّيْثِيَّ، مَا كَانَ يَقْرَأُ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الْأَضْحَى وَالْفِطْرِ؟ فَقَالَ: كَانَ «يَقْرَأُ بِق وَالْقُرْآنِ الْمَجِيدِ، وَاقْتَرَبَتِ السَّاعَةُ وَانْشَقَّ الْقَمَرُ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ḍamra ibn Saʿīd al-Māzinī, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb demanda à Abū Wāqid al-Laythī ce que récitait le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui à l'Aḍḥā et au Fiṭr. Il répondit : « Il récitait "Qāf. Par le Coran glorieux" [sourate 50] et "L'Heure approche et la lune s'est fendue" [sourate 54]. »

  368. 444

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ قَالَ: شَهِدْتُ الْأَضْحَى وَالْفِطْرَ مَعَ أَبِي هُرَيْرَةَ «فَكَبَّرَ فِي الرَّكْعَةِ الْأُولَى سَبْعَ تَكْبِيرَاتٍ قَبْلَ الْقِرَاءَةِ، وَفِي الْآخِرَةِ خَمْسَ تَكْبِيرَاتٍ قَبْلَ الْقِرَاءَةِ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَهُوَ الْأَمْرُ عِنْدَنَا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِي رَجُلٍ وَجَدَ النَّاسَ قَدِ انْصَرَفُوا مِنَ الصَّلَاةِ يَوْمَ الْعِيدِ: «إِنَّهُ لَا يَرَى عَلَيْهِ صَلَاةً فِي الْمُصَلَّى، وَلَا فِي بَيْتِهِ، وَإِنَّهُ إِنْ صَلَّى فِي الْمُصَلَّى، أَوْ فِي بَيْتِهِ لَمْ أَرَ بِذَلِكَ بَأْسًا، وَيُكَبِّرُ سَبْعًا فِي الْأُولَى قَبْلَ الْقِرَاءَةِ، وَخَمْسًا فِي الثَّانِيَةِ قَبْلَ الْقِرَاءَةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, mawlā de ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : « J'ai assisté à l'Aḍḥā et au Fiṭr avec Abū Hurayra. Il a prononcé, dans la première rakʿa [unité de prière], sept takbīr [la formule Allāhu akbar] avant la récitation, et dans la dernière, cinq takbīr avant la récitation. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « C'est la règle chez nous. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet d'un homme qui trouve que les gens ont déjà terminé la prière le jour de la fête, qu'il n'est pas d'avis qu'il doive une prière, ni au muṣallā ni chez lui ; et que, s'il prie au muṣallā ou chez lui : « Je n'y vois pas de mal. Il prononce sept takbīr dans la première [rakʿa] avant la récitation, et cinq dans la seconde avant la récitation. »

  369. Le fait de ne pas prier avant ni après [la prière] des deux fêtesبَابُ تَرْكِ الصَّلَاةِ قَبْلَ الْعِيدَيْنِ وَبَعْدَهُمَا
  370. 445

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «لَمْ يَكُنْ يُصَلِّي يَوْمَ الْفِطْرِ قَبْلَ الصَّلَاةِ وَلَا بَعْدَهَا»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ne priait, le jour du Fiṭr, ni avant la prière [de la fête] ni après elle.

  371. 446

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ كَانَ «يَغْدُو إِلَى الْمُصَلَّى، بَعْدَ أَنْ يُصَلِّيَ الصُّبْحَ، قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que Saʿīd ibn al-Musayyib se rendait au muṣallā après avoir accompli la prière du ṣubḥ [prière de l'aube], avant le lever du soleil.

  372. La tolérance de prier avant et après [la prière] des deux fêtesبَابُ الرُّخْصَةِ فِي الصَّلَاةِ قَبْلَ الْعِيدَيْنِ وَبَعْدَهُمَا
  373. 447

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ أَنَّ أَبَاهُ كَانَ: «يُصَلِّي قَبْلَ أَنْ يَغْدُوَ إِلَى الْمُصَلَّى أَرْبَعَ رَكَعَاتٍ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim, que son père priait quatre rakʿa avant de se rendre au muṣallā.

  374. 448

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ كَانَ «يُصَلِّي يَوْمَ الْفِطْرِ قَبْلَ الصَّلَاةِ فِي الْمَسْجِدِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il priait, le jour du Fiṭr, avant la prière [de la fête], dans la mosquée.

  375. La sortie matinale de l'imām le jour de la fête et l'attente du sermonبَابُ غُدُوِّ الْإِمَامِ يَوْمَ الْعِيدِ، وَانْتِظَارِ الْخُطْبَةِ
  376. 449

    قَالَ يَحْيَى، قَالَ مَالِكٌ: «مَضَتِ السُّنَّةُ الَّتِي لَا اخْتِلَافَ فِيهَا عِنْدَنَا، فِي وَقْتِ الْفِطْرِ وَالْأَضْحَى، أَنَّ الْإِمَامَ يَخْرُجُ مِنْ مَنْزِلِهِ قَدْرَ مَا يَبْلُغُ مُصَلَّاهُ، وَقَدْ حَلَّتِ الصَّلَاةُ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ رَجُلٍ صَلَّى مَعَ الْإِمَامِ يَوْمَ الْفِطْرِ، هَلْ لَهُ أَنْ يَنْصَرِفَ قَبْلَ أَنْ يَسْمَعَ الْخُطْبَةَ؟ فَقَالَ: «لَا يَنْصَرِفُ حَتَّى يَنْصَرِفَ الْإِمَامُ»

    Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « La sunna sur laquelle il n'y a pas de divergence chez nous, pour le moment [de la prière] du Fiṭr et de l'Aḍḥā, est établie ainsi : l'imām sort de chez lui de façon à atteindre son muṣallā au moment où la prière est devenue permise. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik au sujet d'un homme qui a prié avec l'imām le jour du Fiṭr : lui est-il permis de s'en aller avant d'avoir entendu le sermon ? Il répondit : « Il ne s'en va pas tant que l'imām ne s'en est pas allé. »

  377. La prière de la peurبَابُ صَلَاةِ الْخَوْفِ
  378. 450

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ رُومَانَ، عَنْ صَالِحِ بْنِ خَوَّاتٍ، عَمَّنْ صَلَّى مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَوْمَ ذَاتِ الرِّقَاعِ «صَلَاةَ الْخَوْفِ، أَنَّ طَائِفَةً صَفَّتْ مَعَهُ، وَصَفَّتْ طَائِفَةٌ وِجَاهَ الْعَدُوِّ. فَصَلَّى بِالَّتِي مَعَهُ رَكْعَةً. ثُمَّ ثَبَتَ قَائِمًا، وَأَتَمُّوا لِأَنْفُسِهِمْ. ثُمَّ انْصَرَفُوا فَصَفُّوا وِجَاهَ الْعَدُوِّ، وَجَاءَتِ الطَّائِفَةُ الْأُخْرَى، فَصَلَّى بِهِمُ الرَّكْعَةَ الَّتِي بَقِيَتْ مِنْ صَلَاتِهِ. ثُمَّ ثَبَتَ جَالِسًا، وَأَتَمُّوا لِأَنْفُسِهِمْ، ثُمَّ سَلَّمَ بِهِمْ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yazīd ibn Rūmān, d'après Ṣāliḥ ibn Khawwāt, d'après quelqu'un qui a accompli avec le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le jour de Dhāt ar-Riqāʿ, la prière de la peur : un groupe se mit en rang avec lui, et un autre groupe se mit en rang face à l'ennemi. Il accomplit une rakʿa [unité de prière] avec ceux qui étaient avec lui, puis il demeura debout tandis qu'ils achevaient [la prière] pour eux-mêmes. Ils s'en allèrent ensuite et se mirent en rang face à l'ennemi. L'autre groupe vint alors, et il accomplit avec eux la rakʿa qui restait de sa prière. Puis il demeura assis tandis qu'ils achevaient pour eux-mêmes, puis il prononça le salut final avec eux.

    Dhāt ar-Riqāʿ : nom d'une expédition du Prophète, en l'an 5 de l'hégire selon al-Bājī.

  379. 451

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ صَالِحِ بْنِ خَوَّاتٍ، الْأَنْصَارِيِّ أَنَّ سَهْلَ بْنَ أَبِي حَثْمَةَ، الْأَنْصَارِيَّ حَدَّثَهُ أَنَّ: «صَلَاةَ الْخَوْفِ أَنْ يَقُومَ الْإِمَامُ، وَمَعَهُ طَائِفَةٌ مِنْ أَصْحَابِهِ، وَطَائِفَةٌ مُوَاجِهَةٌ الْعَدُوَّ. فَيَرْكَعُ الْإِمَامُ رَكْعَةً، وَيَسْجُدُ بِالَّذِينَ مَعَهُ، ثُمَّ يَقُومُ. فَإِذَا اسْتَوَى قَائِمًا، ثَبَتَ وَأَتَمُّوا لِأَنْفُسِهِمُ الرَّكْعَةَ الْبَاقِيَةَ. ثُمَّ يُسَلِّمُونَ، وَيَنْصَرِفُونَ. وَالْإِمَامُ قَائِمٌ. فَيَكُونُونَ وِجَاهَ الْعَدُوِّ. ثُمَّ يُقْبِلُ الْآخَرُونَ الَّذِينَ لَمْ يُصَلُّوا، فَيُكَبِّرُونَ وَرَاءَ الْإِمَامِ، فَيَرْكَعُ بِهِمُ الرَّكْعَةَ وَيَسْجُدُ. ثُمَّ يُسَلِّمُ، فَيَقُومُونَ فَيَرْكَعُونَ لِأَنْفُسِهِمُ الرَّكْعَةَ الثَّانِيَةَ. ثُمَّ يُسَلِّمُونَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, d'après Ṣāliḥ ibn Khawwāt al-Anṣārī, que Sahl ibn Abī Ḥathma al-Anṣārī lui a rapporté que la prière de la peur consiste en ceci : l'imām se tient debout, ayant avec lui un groupe de ses compagnons, tandis qu'un autre groupe fait face à l'ennemi. L'imām accomplit l'inclinaison d'une rakʿa et se prosterne avec ceux qui sont avec lui, puis il se relève. Une fois bien debout, il demeure ainsi, et eux achèvent pour eux-mêmes la rakʿa restante, puis ils prononcent le salut final et s'en vont, l'imām restant debout. Ils se placent alors face à l'ennemi. Viennent ensuite les autres, ceux qui n'ont pas prié : ils prononcent le takbīr [la formule Allāhu akbar] derrière l'imām, qui accomplit avec eux la rakʿa et se prosterne. Puis il prononce le salut final ; ils se lèvent alors et accomplissent pour eux-mêmes la seconde rakʿa, puis ils prononcent le salut final.

  380. 452

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ كَانَ إِذَا سُئِلَ عَنْ صَلَاةِ الْخَوْفِ قَالَ: «يَتَقَدَّمُ الْإِمَامُ وَطَائِفَةٌ مِنَ النَّاسِ. فَيُصَلِّي بِهِمُ الْإِمَامُ رَكْعَةً. وَتَكُونُ طَائِفَةٌ مِنْهُمْ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْعَدُوِّ لَمْ يُصَلُّوا. فَإِذَا صَلَّى الَّذِينَ مَعَهُ رَكْعَةً، اسْتَأْخَرُوا مَكَانَ الَّذِينَ لَمْ يُصَلُّوا، وَلَا يُسَلِّمُونَ. وَيَتَقَدَّمُ الَّذِينَ لَمْ يُصَلُّوا فَيُصَلُّونَ مَعَهُ رَكْعَةً. ثُمَّ يَنْصَرِفُ الْإِمَامُ، وَقَدْ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، فَيَقُومُ كُلُّ وَاحِدٍ مِنَ الطَّائِفَتَيْنِ فَيُصَلُّونَ لِأَنْفُسِهِمْ رَكْعَةً رَكْعَةً. بَعْدَ أَنْ يَنْصَرِفَ الْإِمَامُ. فَيَكُونُ كُلُّ وَاحِدٍ مِنَ الطَّائِفَتَيْنِ قَدْ صَلَّوْا رَكْعَتَيْنِ، فَإِنْ كَانَ خَوْفًا هُوَ أَشَدَّ مِنْ ذَلِكَ، صَلَّوْا رِجَالًا قِيَامًا عَلَى أَقْدَامِهِمْ. أَوْ رُكْبَانًا مُسْتَقْبِلِي الْقِبْلَةِ. أَوْ غَيْرَ مُسْتَقْبِلِيهَا» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: قَالَ نَافِعٌ لَا أَرَى عَبْدَ اللَّهِ حَدَّثَهُ إِلَّا عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, lorsqu'on l'interrogeait sur la prière de la peur, disait : « L'imām s'avance avec un groupe de gens et accomplit avec eux une rakʿa, tandis qu'un autre groupe d'entre eux se tient entre lui et l'ennemi, sans avoir prié. Lorsque ceux qui sont avec lui ont accompli une rakʿa, ils reculent à la place de ceux qui n'ont pas prié, sans prononcer le salut final. Ceux qui n'ont pas prié s'avancent alors et accomplissent avec lui une rakʿa. Puis l'imām s'en va, ayant accompli deux rakʿa, et chacun des deux groupes se lève et accomplit pour lui-même une rakʿa, après le départ de l'imām. Chacun des deux groupes aura ainsi accompli deux rakʿa. Si la peur est plus intense que cela, ils prient à pied, debout sur leurs pieds, ou montés, tournés vers la qibla [direction de la Kaʿba] ou non. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : Nāfiʿ a dit : « Je pense que ʿAbd Allāh ne l'a rapporté que du Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. »

  381. 453

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ قَالَ: «مَا صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ، يَوْمَ الْخَنْدَقِ حَتَّى غَابَتِ الشَّمْسُ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَحَدِيثُ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ صَالِحِ بْنِ خَوَّاتٍ أَحَبُّ مَا سَمِعْتُ إِلَيَّ فِي صَلَاةِ الْخَوْفِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il a dit : « Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui n'a accompli le ẓuhr [prière de la mi-journée] et le ʿaṣr [prière de l'après-midi], le jour du Fossé [al-Khandaq], qu'après le coucher du soleil. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Le hadith d'al-Qāsim ibn Muḥammad, d'après Ṣāliḥ ibn Khawwāt, est ce que j'ai entendu de mieux sur la prière de la peur. »

  382. La pratique dans la prière de l'éclipse du soleilبَابُ الْعَمَلِ فِي صَلَاةِ كُسُوفِ الشَّمْسِ
  383. 454

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: خَسَفَتِ الشَّمْسُ فِي عَهْدِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالنَّاسِ، فَقَامَ فَأَطَالَ الْقِيَامَ، ثُمَّ رَكَعَ فَأَطَالَ الرُّكُوعَ، ثُمَّ قَامَ فَأَطَالَ الْقِيَامَ، وَهُوَ دُونَ الْقِيَامِ الْأَوَّلِ، ثُمَّ رَكَعَ فَأَطَالَ الرُّكُوعَ، وَهُوَ دُونَ الرُّكُوعِ الْأَوَّلِ ثُمَّ رَفَعَ فَسَجَدَ. ثُمَّ فَعَلَ فِي الرَّكْعَةِ الْآخِرَةِ مِثْلَ ذَلِكَ. ثُمَّ انْصَرَفَ وَقَدْ تَجَلَّتِ الشَّمْسُ. فَخَطَبَ النَّاسَ، فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ، ثُمَّ قَالَ: " إِنَّ الشَّمْسَ وَالْقَمَرَ آيَتَانِ مِنْ آيَاتِ اللَّهِ. لَا يَخْسِفَانِ لِمَوْتِ أَحَدٍ، وَلَا لِحَيَاتِهِ، فَإِذَا رَأَيْتُمْ ذَلِكَ فَادْعُوا اللَّهَ. وَكَبِّرُوا، وَتَصَدَّقُوا، ثُمَّ قَالَ: يَا أُمَّةَ مُحَمَّدٍ وَاللَّهِ مَا مِنْ أَحَدٍ أَغْيَرَ مِنَ اللَّهِ أَنْ يَزْنِيَ عَبْدُهُ أَوْ تَزْنِيَ أَمَتُهُ. يَا أُمَّةَ مُحَمَّدٍ وَاللَّهِ. لَوْ تَعْلَمُونَ مَا أَعْلَمُ، لَضَحِكْتُمْ قَلِيلًا وَلَبَكَيْتُمْ كَثِيرًا "

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Le soleil s'éclipsa du vivant du Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dirigea alors les gens en prière. Il se tint debout et prolongea la station debout, puis il s'inclina et prolongea l'inclinaison, puis il se releva et prolongea la station debout, moins toutefois que la première, puis il s'inclina et prolongea l'inclinaison, moins toutefois que la première, puis il se releva et se prosterna. Il fit ensuite de même dans la dernière rakʿa [unité de prière]. Puis il termina [la prière] alors que le soleil s'était dégagé. Il adressa un sermon aux gens : il loua Allah et fit Son éloge, puis il dit : "Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d'Allah. Ils ne s'éclipsent ni pour la mort de quelqu'un ni pour sa vie. Lorsque vous voyez cela, invoquez Allah, proclamez Sa grandeur et faites l'aumône." Puis il dit : "Ô communauté de Muḥammad ! Par Allah, nul n'est plus jaloux qu'Allah de ce que Son serviteur ou Sa servante commette la fornication. Ô communauté de Muḥammad ! Par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et vous pleureriez beaucoup." »

  384. 455

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّهُ قَالَ: خَسَفَتِ الشَّمْسُ، فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَالنَّاسُ مَعَهُ: فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلًا نَحْوٌ مِنْ سُورَةِ الْبَقَرَةِ، قَالَ: ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلًا، ثُمَّ رَفَعَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الْقِيَامِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الرُّكُوعِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ سَجَدَ. ثُمَّ قَامَ قِيَامًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الْقِيَامِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الرُّكُوعِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَفَعَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الْقِيَامِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الرُّكُوعِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ سَجَدَ. ثُمَّ انْصَرَفَ وَقَدْ تَجَلَّتِ الشَّمْسُ. فَقَالَ: «إِنَّ الشَّمْسَ وَالْقَمَرَ آيَتَانِ مِنْ آيَاتِ اللَّهِ لَا يَخْسِفَانِ لِمَوْتِ أَحَدٍ وَلَا لِحَيَاتِهِ، فَإِذَا رَأَيْتُمْ ذَلِكَ، فَاذْكُرُوا اللَّهَ»، فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ رَأَيْنَاكَ تَنَاوَلْتَ شَيْئًا فِي مَقَامِكَ هَذَا، ثُمَّ رَأَيْنَاكَ تَكَعْكَعْتَ. فَقَالَ: «إِنِّي رَأَيْتُ الْجَنَّةَ. فَتَنَاوَلْتُ مِنْهَا عُنْقُودًا. وَلَوْ أَخَذْتُهُ لَأَكَلْتُمْ مِنْهُ مَا بَقِيَتِ الدُّنْيَا. وَرَأَيْتُ النَّارَ فَلَمْ أَرَ كَالْيَوْمِ مَنْظَرًا قَطُّ. وَرَأَيْتُ أَكْثَرَ أَهْلِهَا النِّسَاءَ»، قَالُوا: لِمَ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ قَالَ: «بِكُفْرِهِنَّ»، قِيلَ: أَيَكْفُرْنَ بِاللَّهِ؟ قَالَ: " وَيَكْفُرْنَ الْعَشِيرَ، وَيَكْفُرْنَ الْإِحْسَانَ. لَوْ أَحْسَنْتَ إِلَى إِحْدَاهُنَّ الدَّهْرَ كُلَّهُ، ثُمَّ رَأَتْ مِنْكَ شَيْئًا، قَالَتْ: مَا رَأَيْتُ مِنْكَ خَيْرًا قَطُّ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu'il a dit : « Le soleil s'éclipsa. Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui pria, et les gens avec lui. Il se tint debout longuement, à peu près le temps de [réciter] la sourate al-Baqara. Puis il s'inclina longuement, puis il se releva et se tint debout longuement, moins toutefois que la première station debout. Puis il s'inclina longuement, moins toutefois que la première inclinaison. Puis il se prosterna. Puis il se tint debout longuement, moins toutefois que la première station debout. Puis il s'inclina longuement, moins toutefois que la première inclinaison. Puis il se releva et se tint debout longuement, moins toutefois que la première station debout. Puis il s'inclina longuement, moins toutefois que la première inclinaison. Puis il se prosterna. Puis il termina [la prière] alors que le soleil s'était dégagé, et il dit : "Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d'Allah. Ils ne s'éclipsent ni pour la mort de quelqu'un ni pour sa vie. Lorsque vous voyez cela, évoquez Allah." Ils dirent : "Ô Messager d'Allah, nous t'avons vu saisir quelque chose à l'endroit où tu te tenais, puis nous t'avons vu reculer." Il dit : "J'ai vu le Paradis et j'en ai saisi une grappe. Si je l'avais prise, vous en auriez mangé tant que durerait ce bas monde. Et j'ai vu le Feu : je n'ai jamais vu de spectacle pareil à celui de ce jour. Et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les femmes." Ils dirent : "Pourquoi, ô Messager d'Allah ?" Il dit : "Pour leur ingratitude." On demanda : "Sont-elles ingrates envers Allah ?" Il dit : "Elles sont ingrates envers l'époux et elles sont ingrates envers le bienfait. Si tu faisais du bien à l'une d'elles toute la vie durant, puis qu'elle voie de toi quelque chose [qui lui déplaît], elle dirait : Je n'ai jamais vu de toi le moindre bien." »

    Une autre édition du texte ajoute ici « plus effroyable » (afẓaʿ) ; az-Zurqānī donne ce mot pour un ajout de la transmission d'al-Qaʿnabī.

  385. 456

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ زوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ يَهُوديَّةً جَاءَتْ تَسْأَلُهَا. فَقَالَتْ: أَعَاذَكِ اللَّهُ مِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ. فَسَأَلَتْ عَائِشَةُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: أَيُعَذَّبُ النَّاسُ فِي قُبُورِهِمْ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، «عَائِذًا بِاللَّهِ مِنْ ذَلِكَ». ثُمَّ رَكِبَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، ذَاتَ غَدَاةٍ مَرْكَبًا. فَخَسَفَتِ الشَّمْسُ. فَرَجَعَ ضُحًى. فَمَرَّ بَيْنَ ظَهْرَيِ الْحُجَرِ. ثُمَّ قَامَ يُصَلِّي وَقَامَ النَّاسُ وَرَاءَهُ. فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلًا. ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلًا. ثُمَّ رَفَعَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الْقِيَامِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الرُّكُوعِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَفَعَ فَسَجَدَ. ثُمَّ قَامَ قِيَامًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الْقِيَامِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الرُّكُوعِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَفَعَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الْقِيَامِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلًا وَهُوَ دُونَ الرُّكُوعِ الْأَوَّلِ. ثُمَّ رَفَعَ ثُمَّ سَجَدَ. ثُمَّ انْصَرَفَ، فَقَالَ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَقُولَ. ثُمَّ «أَمَرَهُمْ أَنْ يَتَعَوَّذُوا مِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'une femme juive vint lui demander [l'aumône] et lui dit : « Qu'Allah te préserve du châtiment de la tombe. » ʿĀʾisha demanda alors au Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Les gens sont-ils châtiés dans leurs tombes ? » Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dit : « Je cherche refuge auprès d'Allah contre cela. » Puis le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui partit un matin sur une monture, et le soleil s'éclipsa. Il revint dans la matinée, passa entre les chambres [de ses épouses], puis se leva pour prier, et les gens se levèrent derrière lui. Il se tint debout longuement, puis il s'inclina longuement, puis il se releva et se tint debout longuement, moins toutefois que la première station debout, puis il s'inclina longuement, moins toutefois que la première inclinaison, puis il se releva et se prosterna. Puis il se tint debout longuement, moins toutefois que la première station debout, puis il s'inclina longuement, moins toutefois que la première inclinaison, puis il se releva et se tint debout longuement, moins toutefois que la première station debout, puis il s'inclina longuement, moins toutefois que la première inclinaison, puis il se releva, puis il se prosterna. Puis il termina [la prière] et dit ce qu'Allah voulut qu'il dise. Puis il leur ordonna de chercher refuge [auprès d'Allah] contre le châtiment de la tombe.

  386. Ce qui est rapporté sur la prière de l'éclipseبَابُ مَا جَاءَ فِي صَلَاةِ الْكُسُوفِ
  387. 457

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ الْمُنْذِرِ، عَنْ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ أَنَّهَا قَالَتْ: أَتَيْتُ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، حِينَ خَسَفَتِ الشَّمْسُ فَإِذَا النَّاسُ قِيَامًا يُصَلُّونَ. وَإِذَا هِيَ قَائِمَةٌ تُصَلِّي. فَقُلْتُ: مَا لِلنَّاسِ؟ فَأَشَارَتْ بِيَدِهَا نَحْوَ السَّمَاءِ، وَقَالَتْ: سُبْحَانَ اللَّهِ. فَقُلْتُ: آيَةٌ؟ فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ نَعَمْ. قَالَتْ: فَقُمْتُ حَتَّى تَجَلَّانِي الْغَشْيُ. وَجَعَلْتُ أَصُبُّ فَوْقَ رَأْسِي الْمَاءَ، فَحَمِدَ اللَّهَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ. ثُمَّ قَالَ: " مَا مِنْ شَيْءٍ كُنْتُ لَمْ أَرَهُ إِلَّا قَدْ رَأَيْتُهُ فِي مَقَامِي هَذَا. حَتَّى الْجَنَّةُ وَالنَّارُ. وَلَقَدْ أُوحِيَ إِلَيَّ أَنَّكُمْ تُفْتَنُونَ فِي الْقُبُورِ مِثْلَ أَوْ قَرِيبًا مِنْ فِتْنَةِ الدَّجَّالِ لَا أَدْرِي أَيَّتَهُمَا قَالَتْ أَسْمَاءُ يُؤْتَى أَحَدُكُمْ فَيُقَالُ لَهُ: مَا عِلْمُكَ بِهَذَا الرَّجُلِ؟ فَأَمَّا الْمُؤْمِنُ أَوِ الْمُوقِنُ لَا أَدْرِي أَيَّ ذَلِكَ قَالَتْ أَسْمَاءُ، فَيَقُولُ هُوَ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ. جَاءَنَا بِالْبَيِّنَاتِ وَالْهُدَى. فَأَجَبْنَا، وَآمَنَّا، وَاتَّبَعْنَا، فَيُقَالُ لَهُ: نَمْ صَالِحًا، قَدْ عَلِمْنَا إِنْ كُنْتَ لَمُؤْمِنًا. وَأَمَّا الْمُنَافِقُ أَوِ الْمُرْتَابُ لَا أَدْرِي أَيَّتَهُمَا قَالَتْ أَسْمَاءُ، فَيَقُولُ: لَا أَدْرِي سَمِعْتُ النَّاسَ يَقُولُونَ شَيْئًا فَقُلْتُهُ "

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après Fāṭima bint al-Mundhir, d'après Asmāʾ bint Abī Bakr aṣ-Ṣiddīq, qu'elle a dit : « Je me rendis auprès de ʿĀʾisha, épouse du Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsque le soleil s'éclipsa. Les gens étaient debout en prière, et elle aussi était debout en prière. Je dis : "Qu'ont donc les gens ?" Elle fit signe de la main vers le ciel et dit : "Gloire à Allah !" Je dis : "Un signe ?" Elle fit signe de la tête que oui. Je restai alors debout jusqu'à ce que la défaillance me gagne, et je me mis à me verser de l'eau sur la tête. Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui loua Allah et fit Son éloge, puis il dit : "Il n'est rien que je n'avais pas vu que je n'aie vu à l'endroit où je me tiens, jusqu'au Paradis et au Feu. Et il m'a été révélé que vous serez éprouvés dans les tombes d'une épreuve semblable ou proche de celle du Dajjāl [l'Imposteur]", je ne sais laquelle des deux expressions Asmāʾ a employée. "On viendra à l'un de vous et on lui dira : Que sais-tu de cet homme ? Quant au croyant, ou à celui qui a la certitude", je ne sais lequel des deux mots Asmāʾ a employé, "il dira : C'est Muḥammad, le Messager d'Allah. Il nous a apporté les preuves évidentes et la guidée ; nous avons répondu, nous avons cru et nous avons suivi. On lui dira alors : Dors en paix, nous savions bien que tu étais croyant. Quant à l'hypocrite, ou à celui qui doute", je ne sais lequel des deux mots Asmāʾ a employé, "il dira : Je ne sais pas. J'ai entendu les gens dire quelque chose et je l'ai dit." »

  388. La pratique dans la demande de pluieبَابُ الْعَمَلِ فِي الِاسْتِسْقَاءِ
  389. 458

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، أَنَّهُ سَمِعَ عَبَّادَ بْنَ تَمِيمٍ يَقُولُ: سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ زَيْدٍ الْمَازِنِيَّ يَقُولُ: «خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَى الْمُصَلَّى. فَاسْتَسْقَى، وَحَوَّلَ رِدَاءَهُ حِينَ اسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةَ» قَالَ يَحْيَى: وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنْ صَلَاةِ الِاسْتِسْقَاءِ كَمْ هِيَ؟ فَقَالَ: «رَكْعَتَانِ. وَلَكِنْ يَبْدَأُ الْإِمَامُ بِالصَّلَاةِ قَبْلَ الْخُطْبَةِ. فَيُصَلِّي رَكْعَتَيْنِ. ثُمَّ يَخْطُبُ قَائِمًا وَيَدْعُو. وَيَسْتَقْبِلُ الْقِبْلَةَ. وَيُحَوِّلُ رِدَاءَهُ حِينَ يَسْتَقْبِلُ الْقِبْلَةَ. وَيَجْهَرُ فِي الرَّكْعَتَيْنِ بِالْقِرَاءَةِ. وَإِذَا حَوَّلَ رِدَاءَهُ جَعَلَ الَّذِي عَلَى يَمِينِهِ عَلَى شِمَالِهِ، وَالَّذِي عَلَى شِمَالِهِ عَلَى يَمِينِهِ. وَيُحَوِّلُ النَّاسُ أَرْدِيَتَهُمْ، إِذَا حَوَّلَ الْإِمَامُ رِدَاءَهُ. وَيَسْتَقْبِلُونَ الْقِبْلَةَ، وَهُمْ قُعُودٌ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, qu'il a entendu ʿAbbād ibn Tamīm dire : J'ai entendu ʿAbd Allāh ibn Zayd al-Māzinī dire : « Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui sortit au muṣallā [lieu de prière en plein air] et demanda la pluie. Il retourna son manteau lorsqu'il se tourna vers la qibla [direction de la Kaʿba]. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur la prière de la demande de pluie [istisqāʾ] : de combien est-elle ? Il répondit : « De deux rakʿa [unités de prière]. Mais l'imām commence par la prière avant le sermon : il prie deux rakʿa, puis il prononce le sermon debout et invoque. Il se tourne vers la qibla et retourne son manteau lorsqu'il se tourne vers la qibla. Il récite à voix haute dans les deux rakʿa. Lorsqu'il retourne son manteau, il met ce qui était sur sa droite sur sa gauche, et ce qui était sur sa gauche sur sa droite. Les gens retournent leurs manteaux lorsque l'imām retourne le sien, et ils se tournent vers la qibla en restant assis. »

  390. Ce qui est rapporté sur la demande de pluieبَابُ مَا جَاءَ فِي الِاسْتِسْقَاءِ
  391. 459

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، كَانَ إِذَا اسْتَسْقَى قَالَ: «اللَّهُمَّ اسْقِ عِبَادَكَ وَبَهِيمَتَكَ، وَانْشُرْ رَحْمَتَكَ، وَأَحْيِ بَلَدَكَ الْمَيِّتَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAmr ibn Shuʿayb, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il demandait la pluie, disait : « Ô Allah, abreuve Tes serviteurs et Tes bêtes, répands Ta miséricorde et fais revivre Ta terre morte. »

  392. 460

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ شَرِيكِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي نَمِرٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ قَالَ: جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلَكَتِ الْمَوَاشِي، وَتَقَطَّعَتِ السُّبُلُ، فَادْعُ اللَّهَ. «فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَمُطِرْنَا مِنَ الْجُمُعَةِ إِلَى الْجُمُعَةِ». قَالَ: فَجَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ تَهَدَّمَتِ الْبُيُوتُ، وَانْقَطَعَتِ السُّبُلُ، وَهَلَكَتِ الْمَوَاشِي، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «اللَّهُمَّ ظُهُورَ الْجِبَالِ وَالْآكَامِ وَبُطُونَ الْأَوْدِيَةِ وَمَنَابِتَ الشَّجَرِ». قَالَ: فَانْجَابَتْ عَنِ الْمَدِينَةِ انْجِيَابَ الثَّوْبِ قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: فِي رَجُلٍ فَاتَتْهُ صَلَاةُ الِاسْتِسْقَاءِ وَأَدْرَكَ الْخُطْبَةَ، فَأَرَادَ أَنْ يُصَلِّيَهَا، فِي الْمَسْجِدِ أَوْ فِي بَيْتِهِ إِذَا رَجَعَ؟ قَالَ مَالِكٌ: «هُوَ مِنْ ذَلِكَ فِي سَعَةٍ. إِنْ شَاءَ فَعَلَ أَوْ تَرَكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sharīk ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Namir, d'après Anas ibn Mālik, qu'il a dit : « Un homme vint trouver le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui et dit : "Ô Messager d'Allah, les troupeaux périssent et les routes sont coupées. Invoque donc Allah." Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui invoqua, et nous eûmes la pluie d'un vendredi au vendredi suivant. Un homme vint alors trouver le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui et dit : "Ô Messager d'Allah, les maisons se sont effondrées, les routes sont coupées et les troupeaux périssent." Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dit : "Ô Allah, [fais-la tomber] sur les sommets des montagnes et les collines, au creux des vallées et là où poussent les arbres." Les nuages se retirèrent alors de Médine comme un vêtement que l'on ôte. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit, au sujet d'un homme qui a manqué la prière de la demande de pluie mais a atteint le sermon, et qui veut l'accomplir à la mosquée, ou chez lui à son retour : « Il a toute latitude en cela : s'il veut, il le fait, ou il s'en abstient. »

  393. Ce qui est rapporté sur le fait d'attribuer la pluie aux étoilesبَابُ مَا جَاءَ فِي الِاسْتِمْطَارِ بِالنُّجُومِ
  394. 461

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ صَالِحِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ أَنَّهُ قَالَ: صَلَّى لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ صَلَاةَ الصُّبْحِ بِالْحُدَيْبِيَةِ، عَلَى إِثْرِ سَمَاءٍ كَانَتْ مِنَ اللَّيْلِ. فَلَمَّا انْصَرَفَ، أَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ، فَقَالَ: «أَتَدْرُونَ مَاذَا قَالَ رَبُّكُمْ؟» قَالُوا: اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ. قَالَ، قَالَ: " أَصْبَحَ مِنْ عِبَادِي مُؤْمِنٌ بِي، وَكَافِرٌ بِي. فَأَمَّا مَنْ قَالَ: مُطِرْنَا بِفَضْلِ اللَّهِ وَرَحْمَتِهِ. فَذَلِكَ مُؤْمِنٌ بِي كَافِرٌ بِالْكَوْكَبِ. وَأَمَّا مَنْ قَالَ: مُطِرْنَا بِنَوْءِ كَذَا وَكَذَا، فَذَلِكَ كَافِرٌ بِي، مُؤْمِنٌ بِالْكَوْكَبِ "

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ṣāliḥ ibn Kaysān, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, d'après Zayd ibn Khālid al-Juhanī, qu'il a dit : « Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui nous dirigea dans la prière du ṣubḥ [prière de l'aube] à al-Ḥudaybiya, à la suite d'une pluie tombée dans la nuit. Lorsqu'il eut terminé, il se tourna vers les gens et dit : "Savez-vous ce qu'a dit votre Seigneur ?" Ils dirent : "Allah et Son Messager le savent mieux." Il dit : "Il a dit : Parmi Mes serviteurs, tel s'est trouvé ce matin croyant en Moi et tel autre mécréant envers Moi. Celui qui a dit : Nous avons eu la pluie par la grâce d'Allah et Sa miséricorde, celui-là croit en Moi et mécroit en l'astre. Quant à celui qui a dit : Nous avons eu la pluie par tel et tel nawʾ, celui-là mécroit en Moi et croit en l'astre." »

    Nawʾ : coucher, à l'occident, de l'une des vingt-huit étoiles des mansions lunaires, tandis qu'une autre se lève à l'orient (az-Zurqānī). Les Arabes d'avant l'islam lui attribuaient la pluie.

  395. 462

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَقُولُ: «إِذَا أَنْشَأَتْ بَحْرِيَّةً ثُمَّ تَشَاءَمَتْ، فَتِلْكَ عَيْنٌ غُدَيْقَةٌ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui disait : « Lorsqu'une nuée se forme du côté de la mer puis se dirige vers le Shām, c'est une source abondante. »

    Du côté de la mer : à l'ouest de Médine. Vers le Shām : vers le nord. Le sens est qu'une telle nuée annonce une pluie abondante (az-Zurqānī).

  396. 463

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ كَانَ يَقُولُ: إِذَا أَصْبَحَ وَقَدْ مُطِرَ النَّاسُ، " مُطِرْنَا بِنَوْءِ الْفَتْحِ ثُمَّ يَتْلُو هَذِهِ الْآيَةَ {مَا يَفْتَحِ اللَّهُ لِلنَّاسِ مِنْ رَحْمَةٍ فَلَا مُمْسِكَ لَهَا} [فاطر: 2] "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'Abū Hurayra disait, lorsque le matin venait et que les gens avaient reçu la pluie : « Nous avons eu la pluie par le nawʾ de l'Ouverture [al-Fatḥ] », puis il récitait ce verset : « Ce qu'Allah ouvre aux hommes de miséricorde, nul ne peut le retenir » [35 : 2].

    Il rapporte le mot nawʾ à la seule ouverture venue d'Allah, celle dont parle le verset, par rejet de la croyance qui attribuait la pluie aux astres (az-Zurqānī).

  397. L'interdiction de faire face à la qibla en faisant ses besoinsبَابُ النَّهْيِ عَنِ اسْتِقْبَالِ الْقِبْلَةِ، وَالْإِنْسَانُ عَلَى حَاجَتِهِ
  398. 464

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ رَافِعِ بْنِ إِسْحَقَ، مَوْلًى لِآلِ الشِّفَاءِ، وَكَانَ يُقَالُ لَهُ: مَوْلَى أَبِي طَلْحَةَ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا أَيُّوبَ الْأَنْصَارِيَّ صَاحِبَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَهُوَ بِمِصْرَ يَقُولُ: وَاللَّهِ مَا أَدْرِي كَيْفَ أَصْنَعُ بِهَذِهِ الْكَرَايِيسِ؟ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِذَا ذَهَبَ أَحَدُكُمُ لِغَائِطٍ أَوِ بَوْلٍ، فَلَا يَسْتَقْبِلِ الْقِبْلَةَ، وَلَا يَسْتَدْبِرْهَا بِفَرْجِهِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, d'après Rāfiʿ ibn Isḥāq, mawlā de la famille d'ash-Shifāʾ, et que l'on appelait [aussi] mawlā d'Abū Ṭalḥa, qu'il a entendu Abū Ayyūb al-Anṣārī, Compagnon du Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dire alors qu'il était en Égypte : « Par Allah, je ne sais que faire de ces latrines, alors que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : "Lorsque l'un de vous va à la selle ou va uriner, qu'il ne fasse pas face à la qibla [direction de la Kaʿba] et qu'il ne lui tourne pas le dos avec ses parties intimes." »

    Karāyīs : les latrines. Une autre édition du texte porte « karābīs », pluriel de kirbās, mot qu'az-Zurqānī explique par les latrines.

  399. 465

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ عَنْ رَجُلٍ مِنَ الْأَنْصَارِ أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «يَنْهَى أَنْ تُسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةُ لِغَائِطٍ أَوْ بَوْلٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après un homme des Anṣār, qu'il a entendu le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui interdire que l'on fasse face à la qibla pour aller à la selle ou uriner.

  400. La tolérance de faire face à la qibla pour uriner ou aller à la selleبَابُ الرُّخْصَةِ فِي اسْتِقْبَالِ الْقِبْلَةِ لِبَوْلٍ أَوْ غَائِطٍ
  401. 466

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ عَنْ عَمِّهِ وَاسِعِ بْنِ حَبَّانَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: «إِنَّ أُنَاسًا يَقُولُونَ إِذَا قَعَدْتَ عَلَى حَاجَتِكَ، فَلَا تَسْتَقْبِلِ الْقِبْلَةَ وَلَا بَيْتَ الْمَقْدِسِ»، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ «لَقَدِ ارْتَقَيْتُ عَلَى ظَهْرِ بَيْتٍ لَنَا، فَرَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى لَبِنَتَيْنِ مُسْتَقْبِلَ بَيْتِ الْمَقْدِسِ لِحَاجَتِهِ» ثُمَّ قَالَ: لَعَلَّكَ مِنِ الَّذِينَ يُصَلُّونَ عَلَى أَوْرَاكِهِمْ قَالَ: قُلْتُ: لَا أَدْرِي وَاللَّهِ. قَالَ مَالِكٌ: «يَعْنِي الَّذِي يَسْجُدُ وَلَا يَرْتَفِعُ عَنِ الْأَرْضِ يَسْجُدُ وَهُوَ لَاصِقٌ بِالْأَرْضِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān, d'après son oncle paternel Wāsiʿ ibn Ḥabbān, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il disait : « Des gens disent : "Lorsque tu t'assieds pour faire tes besoins, ne fais face ni à la qibla ni à Jérusalem [Bayt al-Maqdis]." » ʿAbd Allāh a dit : « Je suis pourtant monté sur le toit d'une maison à nous, et j'ai vu le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui sur deux briques, tourné vers Jérusalem, faisant ses besoins. » Puis il dit : « Peut-être es-tu de ceux qui prient sur leurs hanches ? » [Wāsiʿ] a dit : Je répondis : « Je ne sais pas, par Allah. » Mālik a dit : « Il veut dire celui qui se prosterne sans se soulever du sol, qui se prosterne en restant collé au sol. »

  402. L'interdiction de cracher en direction de la qiblaبَابُ النَّهْيِ عَنِ الْبُصَاقِ فِي الْقِبْلَةِ
  403. 467

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَأَى بُصَاقًا فِي جِدَارِ الْقِبْلَةِ، فَحَكَّهُ. ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ، فَقَالَ: «إِذَا كَانَ أَحَدُكُمْ يُصَلِّي فَلَا يَبْصُقْ قِبَلَ وَجْهِهِ، فَإِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى قِبَلَ وَجْهِهِ إِذَا صَلَّى»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui vit un crachat sur le mur de la qibla et le gratta. Puis il se tourna vers les gens et dit : « Lorsque l'un de vous prie, qu'il ne crache pas devant lui, car Allah, béni et exalté soit-Il, est devant lui lorsqu'il prie. »

  404. 468

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «رَأَى فِي جِدَارِ الْقِبْلَةِ بُصَاقًا أَوْ مُخَاطًا أَوْ نُخَامَةً فَحَكَّهُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui vit sur le mur de la qibla un crachat, une morve ou une glaire, et le gratta.

  405. Ce qui est rapporté sur la qiblaبَابُ مَا جَاءَ فِي الْقِبْلَةِ
  406. 469

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: بَيْنَمَا النَّاسُ بِقُبَاءٍ فِي صَلَاةِ الصُّبْحِ إِذْ جَاءَهُمْ آتٍ، فَقَالَ: «إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَدْ أُنْزِلَ عَلَيْهِ اللَّيْلَةَ قُرْآنٌ، وَقَدْ أُمِرَ أَنْ تُسْتَقْبَلَ الْكَعْبَةُ فَاسْتَقْبَلُوهَا»، وَكَانَتْ وُجُوهُهُمْ إِلَى الشَّامِ فَاسْتَدَارُوا إِلَى الْكَعْبَةِ

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : « Tandis que les gens étaient à Qubāʾ, dans la prière du ṣubḥ [prière de l'aube], quelqu'un vint à eux et dit : "Du Coran a été révélé cette nuit au Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et il lui a été ordonné de se tourner vers la Kaʿba." Ils se tournèrent donc vers elle : leurs visages étaient tournés vers le Shām, et ils pivotèrent vers la Kaʿba. »

    Qubāʾ : lieu connu, aux abords de Médine. « Ils se tournèrent donc vers elle » : lecture de la plupart des transmetteurs ; selon une autre lecture, la phrase est un ordre du messager, « tournez-vous donc vers elle » (az-Zurqānī).

  407. 470

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ، أَنَّهُ، قَالَ: «صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعْدَ أَنْ قَدِمَ الْمَدِينَةَ، سِتَّةَ عَشَرَ شَهْرًا، نَحْوَ بَيْتِ الْمَقْدِسِ. ثُمَّ حُوِّلَتِ الْقِبْلَةُ قَبْلَ بَدْرٍ بِشَهْرَيْنِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il a dit : « Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a prié, après son arrivée à Médine, seize mois en direction de Jérusalem. Puis la qibla fut changée deux mois avant Badr. »

  408. 471

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «مَا بَيْنَ الْمَشْرِقِ وَالْمَغْرِبِ قِبْلَةٌ إِذَا تُوُجِّهَ قِبَلَ الْبَيْتِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Ce qui est entre l'orient et l'occident est qibla, dès lors que l'on se dirige du côté de la Maison. »

  409. Ce qui est rapporté sur la mosquée du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur luiبَابُ مَا جَاءَ فِي مَسْجِدِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
  410. 472

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ رَبَاحٍ وَعُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ الْأَغَرِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «صَلَاةٌ فِي مَسْجِدِي هَذَا، خَيْرٌ مِنْ أَلْفِ صَلَاةٍ فِيمَا سِوَاهُ. إِلَّا الْمَسْجِدَ الْحَرَامَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Rabāḥ et ʿUbayd Allāh ibn Abī ʿAbd Allāh, d'après Abū ʿAbd Allāh al-Agharr, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Une prière dans ma mosquée que voici vaut mieux que mille prières ailleurs, excepté la Mosquée sacrée. »

  411. 473

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ خُبَيْبِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ حَفْصِ بْنِ عَاصِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَوْ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَا بَيْنَ بَيْتِي وَمِنْبَرِي رَوْضَةٌ مِنْ رِيَاضِ الْجَنَّةِ، وَمِنْبَرِي عَلَى حَوْضِي»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Khubayb ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Ḥafṣ ibn ʿĀṣim, d'après Abū Hurayra, ou d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Ce qui est entre ma maison et mon minbar est un jardin parmi les jardins du Paradis, et mon minbar est sur mon Bassin. »

  412. 474

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَيْدٍ الْمَازِنِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَا بَيْنَ بَيْتِي وَمِنْبَرِي رَوْضَةٌ مِنْ رِيَاضِ الْجَنَّةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après ʿAbbād ibn Tamīm, d'après ʿAbd Allāh ibn Zayd al-Māzinī, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Ce qui est entre ma maison et mon minbar est un jardin parmi les jardins du Paradis. »

  413. Ce qui est rapporté sur la sortie des femmes vers la mosquéeبَابُ مَا جَاءَ فِي خُرُوجِ النِّسَاءِ إِلَى الْمَسْجِدِ
  414. 475

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا تَمْنَعُوا إِمَاءَ اللَّهِ مَسَاجِدَ اللَّهِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qu'il a dit : Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « N'interdisez pas aux servantes d'Allah les mosquées d'Allah. »

  415. 476

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِذَا شَهِدَتْ إِحْدَاكُنَّ صَلَاةَ الْعِشَاءِ، فَلَا تَمَسَّ طِيبًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu, d'après Busr ibn Saʿīd, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Lorsque l'une de vous assiste à la prière du ʿishāʾ [prière de la nuit], qu'elle ne touche pas de parfum. »

  416. 477

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَاتِكَةَ بِنْتِ زَيْدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ نُفَيْلٍ امْرَأَةِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، أَنَّهَا كَانَتْ تَسْتَأْذِنُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ إِلَى الْمَسْجِدِ فَيَسْكُتُ، فَتَقُولُ: «وَاللَّهِ لَأَخْرُجَنَّ إِلَّا أَنْ تَمْنَعَنِي فَلَا يَمْنَعُهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿĀtika bint Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl, épouse de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, qu'elle demandait à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb la permission d'aller à la mosquée, et il se taisait. Elle disait alors : « Par Allah, je sortirai, à moins que tu ne me l'interdises. » Et il ne le lui interdisait pas.

  417. 478

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّهَا قَالَتْ: «لَوْ أَدْرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا أَحْدَثَ النِّسَاءُ لَمَنَعَهُنَّ الْمَسَاجِدَ كَمَا مُنِعَهُ نِسَاءُ بَنِي إِسْرَائِيلَ» قَالَ يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ فَقُلْتُ: لِعَمْرَةَ أَوَ مُنِعَ نِسَاءُ بَنِي إِسْرَائِيلَ الْمَسَاجِدَ قَالَتْ: نَعَمْ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'elle a dit : « Si le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui avait vu ce que les femmes ont introduit de nouveau, il leur aurait interdit les mosquées, comme cela fut interdit aux femmes des Fils d'Israël. » Yaḥyā ibn Saʿīd a dit : Je demandai à ʿAmra : « Les mosquées furent-elles donc interdites aux femmes des Fils d'Israël ? » Elle répondit : « Oui. »

  418. L'ordre de faire le wuḍūʾ pour qui touche le Coranبَابُ الْأَمْرِ بِالْوُضُوءِ لِمَنْ مَسَّ الْقُرْآنَ
  419. 479

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، أَنَّ فِي الْكِتَابِ الَّذِي كَتَبَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِعَمْرِو بْنِ حَزْمٍ: «أَنْ لَا يَمَسَّ الْقُرْآنَ إِلَّا طَاهِرٌ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «وَلَا يَحْمِلُ الْمُصْحَفَ أَحَدٌ بِعِلَاقَتِهِ وَلَا عَلَى وِسَادَةٍ إِلَّا وَهُوَ طَاهِرٌ.» قَالَ مَالِكٌ: «وَلَوْ جَازَ ذَلِكَ لَحُمِلَ فِي أَخْبِيَتِهِ وَلَمْ يُكْرَهْ ذَلِكَ، لِأَنْ يَكُونَ فِي يَدَيِ الَّذِي يَحْمِلُهُ شَيْءٌ يُدَنِّسُ بِهِ الْمُصْحَفَ. وَلَكِنْ إِنَّمَا كُرِهَ ذَلِكَ لِمَنْ يَحْمِلُهُ وَهُوَ غَيْرُ طَاهِرٍ، إِكْرَامًا لِلْقُرْآنِ وَتَعْظِيمًا لَهُ» قَالَ مَالِكٌ: " أَحْسَنُ مَا سَمِعْتُ فِي هَذِهِ الْآيَةِ {لَا يَمَسُّهُ إِلَّا الْمُطَهَّرُونَ} [الواقعة: 79] إِنَّمَا هِيَ بِمَنْزِلَةِ هَذِهِ الْآيَةِ، الَّتِي فِي {عَبَسَ وَتَوَلَّى} [عبس: 1]، قَوْلُ اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: {كَلَّا إِنَّهَا تَذْكِرَةٌ. فَمَنْ شَاءَ ذَكَرَهُ. فِي صُحُفٍ مُكَرَّمَةٍ. مَرْفُوعَةٍ مُطَهَّرَةٍ. بِأَيْدِي سَفَرَةٍ. كِرَامٍ بَرَرَةٍ} [عبس: 12]

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr ibn Ḥazm, que dans l'écrit que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui rédigea pour ʿAmr ibn Ḥazm [il y avait] : « Que ne touche le Coran qu'une personne en état de pureté. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Nul ne porte le muṣḥaf [exemplaire écrit du Coran] par sa courroie, ni sur un coussin, sans être en état de pureté. » Mālik a dit : « Si cela était permis, on le porterait [aussi] dans ses étuis [ce qui ne l'est pas]. Et cela n'a pas été réprouvé parce qu'il y aurait, dans les mains de celui qui le porte, quelque chose qui souillerait le muṣḥaf ; cela n'a été réprouvé, pour celui qui le porte sans être en état de pureté, que par égard pour le Coran et par vénération pour lui. » Mālik a dit : « Ce que j'ai entendu de mieux au sujet de ce verset : "Ne le touchent que les purifiés" [56 : 79], c'est qu'il est du même ordre que ce verset qui se trouve dans [la sourate] "Il s'est renfrogné et s'est détourné" [80 : 1], la parole d'Allah, béni et exalté soit-Il : "Non ! C'est un rappel. Quiconque le veut s'en souvient. [Il est] dans des feuillets honorés, élevés, purifiés, entre les mains de scribes nobles et pieux" [80 : 11-16]. »

    Les étuis : une autre édition du texte porte le singulier khabīʾa, qu'az-Zurqānī explique par l'enveloppe de cuir dans laquelle on range le muṣḥaf.

  420. La tolérance de réciter le Coran sans wuḍūʾبَابُ الرُّخْصَةِ فِي قِرَاءَةِ الْقُرْآنِ عَلَى غَيْرِ وُضُوءٍ
  421. 480

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَيُّوبَ السَّخْتِيَانِيِّ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ كَانَ فِي قَوْمٍ وَهُمْ يَقْرَءُونَ الْقُرْآنَ فَذَهَبَ لِحَاجَتِهِ، ثُمَّ رَجَعَ وَهُوَ يَقْرَأُ الْقُرْآنَ. فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، أَتَقْرَأُ وَلَسْتَ عَلَى وُضُوءٍ؟ فَقَالَ لَهُ عُمَرُ: «مَنْ أَفْتَاكَ بِهَذَا أَمُسَيْلِمَةُ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ayyūb as-Sakhtiyānī, d'après Muḥammad ibn Sīrīn, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb se trouvait parmi des gens qui récitaient le Coran. Il alla faire ses besoins, puis revint en récitant le Coran. Un homme lui dit : « Ô Commandeur des croyants, récites-tu alors que tu n'as pas le wuḍūʾ [ablutions mineures] ? » ʿUmar lui dit : « Qui t'a donné cet avis ? Serait-ce Musaylima ? »

    Musaylima : surnommé « le Menteur », il prétendit à la prophétie du vivant du Prophète et fut tué sous le califat d'Abū Bakr (az-Zurqānī).

  422. Ce qui est rapporté sur la répartition du Coran en portionsبَابُ مَا جَاءَ فِي تَحْزِيبِ الْقُرْآنِ
  423. 481

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ الْحُصَيْنِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدٍ الْقَارِيِّ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَالَ: «مَنْ فَاتَهُ حِزْبُهُ مِنَ اللَّيْلِ، فَقَرَأَهُ حِينَ تَزُولُ الشَّمْسُ، إِلَى صَلَاةِ الظُّهْرِ، فَإِنَّهُ لَمْ يَفُتْهُ. أَوْ كَأَنَّهُ أَدْرَكَهُ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Dāwūd ibn al-Ḥuṣayn, d'après al-Aʿraj, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd al-Qārī, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Celui qui a manqué son ḥizb [portion de Coran que l'on s'est fixée] de la nuit et le récite entre le moment où le soleil décline et la prière du ẓuhr [prière de la mi-journée], celui-là ne l'a pas manqué », ou bien : « c'est comme s'il l'avait rattrapé. »

  424. 482

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ أَنَا وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، جَالِسَيْنِ. فَدَعَا مُحَمَّدٌ رَجُلًا. فَقَالَ: أَخْبِرْنِي بِالَّذِي سَمِعْتَ مِنْ أَبِيكَ. فَقَالَ الرَّجُلُ: أَخْبَرَنِي أَبِي أَنَّهُ أَتَى زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ، فَقَالَ لَهُ: كَيْفَ تَرَى فِي قِرَاءَةِ الْقُرْآنِ فِي سَبْعٍ؟ فَقَالَ زَيْدٌ: «حَسَنٌ. وَلَأَنْ أَقْرَأَهُ فِي نِصْفِ شَهْرٍ، أَوْ عَشْرٍ، أَحَبُّ إِلَيَّ». وَسَلْنِي لِمَ ذَاكَ؟ قَالَ: فَإِنِّي أَسْأَلُكَ. قَالَ زَيْدٌ «لِكَيْ أَتَدَبَّرَهُ وَأَقِفَ عَلَيْهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il a dit : « Nous étions assis, Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān et moi. Muḥammad appela un homme et dit : "Informe-moi de ce que tu as entendu de ton père." L'homme dit : "Mon père m'a informé qu'il alla trouver Zayd ibn Thābit et lui dit : Que penses-tu de la récitation du Coran [en entier] en sept [jours] ? Zayd répondit : C'est bien. Mais le réciter en un demi-mois, ou en dix [jours], m'est préférable. Demande-moi donc pourquoi. Il dit : Je te le demande. Zayd dit : Afin que je le médite et que je m'y arrête." »

  425. Ce qui est rapporté sur le Coranبَابُ مَا جَاءَ فِي الْقُرْآنِ
  426. 483

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدٍ الْقَارِيِّ، أَنَّهُ قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، يَقُولُ: سَمِعْتُ هِشَامَ بْنَ حَكِيمِ بْنِ حِزَامٍ يَقْرَأُ سُورَةَ الْفُرْقَانِ عَلَى غَيْرِ مَا أَقْرَؤُهَا، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَقْرَأَنِيهَا فَكِدْتُ أَنْ أَعْجَلَ عَلَيْهِ، ثُمَّ أَمْهَلْتُهُ حَتَّى انْصَرَفَ، ثُمَّ لَبَّبْتُهُ بِرِدَائِهِ، فَجِئْتُ بِهِ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي سَمِعْتُ هَذَا يَقْرَأُ سُورَةَ الْفُرْقَانِ عَلَى غَيْرِ مَا أَقْرَأْتَنِيهَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَرْسِلْهُ»، ثُمَّ قَالَ: اقْرَأْ فَقَرَأَ الْقِرَاءَةَ الَّتِي سَمِعْتُهُ يَقْرَأُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «هَكَذَا أُنْزِلَتْ»، ثُمَّ قَالَ لِي: اقْرَأْ فَقَرَأْتُهَا. فَقَالَ: «هَكَذَا أُنْزِلَتْ»، «إِنَّ هَذَا الْقُرْآنَ أُنْزِلَ عَلَى سَبْعَةِ أَحْرُفٍ فَاقْرَءُوا مِنْهُ مَا تَيَسَّرَ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd al-Qārī, qu'il a dit : J'ai entendu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dire : « J'ai entendu Hishām ibn Ḥakīm ibn Ḥizām réciter la sourate al-Furqān autrement que je ne la récite, alors que c'est le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui qui me l'avait fait réciter. Je faillis me précipiter sur lui, puis je lui laissai le temps de terminer [sa prière]. Je le saisis alors par son manteau, au col, et je l'amenai au Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Je dis : "Ô Messager d'Allah, j'ai entendu celui-ci réciter la sourate al-Furqān autrement que tu ne me l'as fait réciter." Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dit : "Lâche-le." Puis il dit : "Récite." Il récita de la manière dont je l'avais entendu réciter. Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dit : "C'est ainsi qu'elle a été révélée." Puis il me dit : "Récite." Je la récitai, et il dit : "C'est ainsi qu'elle a été révélée. Ce Coran a été révélé selon sept aḥruf [modes de lecture] : récitez-en ce qui vous est aisé." »

  427. 484

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّمَا مَثَلُ صَاحِبِ الْقُرْآنِ، كَمَثَلِ صَاحِبِ الْإِبِلِ الْمُعَقَّلَةِ إِنْ عَاهَدَ عَلَيْهَا، أَمْسَكَهَا. وَإِنْ أَطْلَقَهَا ذَهَبَتْ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Le familier du Coran est à l'image du propriétaire de chameaux entravés : s'il veille sur eux, il les retient, et s'il les lâche, ils s'en vont. »

  428. 485

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَنَّ الْحَارِثَ بْنَ هِشَامٍ، سَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ، كَيْفَ يَأْتِيكَ الْوَحْيُ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَحْيَانًا يَأْتِينِي فِي مِثْلِ صَلْصَلَةِ الْجَرَسِ، وَهُوَ أَشَدُّهُ عَلَيَّ. فَيَفْصِمُ عَنِّي، وَقَدْ وَعَيْتُ مَا قَالَ. وَأَحْيَانًا يَتَمَثَّلُ لِيَ الْمَلَكُ رَجُلًا، فَيُكَلِّمُنِي فَأَعِي مَا يَقُولُ». قَالَتْ عَائِشَةُ: «وَلَقَدْ رَأَيْتُهُ يَنْزِلُ عَلَيْهِ فِي الْيَوْمِ الشَّدِيدِ الْبَرْدِ، فَيَفْصِمُ عَنْهُ وَإِنَّ جَبِينَهُ لَيَتَفَصَّدُ عَرَقًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'al-Ḥārith ibn Hishām demanda au Messager d'Allah : « Comment la révélation te vient-elle ? » Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui répondit : « Parfois elle me vient pareille au tintement d'une cloche, et c'est ce qui m'est le plus pénible ; puis elle me quitte, et j'ai retenu ce qu'il a dit. Et parfois l'ange prend pour moi l'apparence d'un homme : il me parle et je retiens ce qu'il dit. » ʿĀʾisha a dit : « Je l'ai vu recevoir la révélation par un jour de grand froid : elle le quittait alors que son front ruisselait de sueur. »

  429. 486

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: " أُنْزِلَتْ {عَبَسَ وَتَوَلَّى} [عبس: 1] فِي عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُمِّ مَكْتُومٍ ". جَاءَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَجَعَلَ يَقُولُ: يَا مُحَمَّدُ اسْتَدْنِنِي. وَعِنْدَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَجُلٌ مِنْ عُظَمَاءِ الْمُشْرِكِينَ. فَجَعَلَ النَّبِيُّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُعْرِضُ عَنْهُ، وَيُقْبِلُ عَلَى الْآخَرِ، وَيَقُولُ: «يَا أَبَا فُلَانٍ هَلْ تَرَى بِمَا أَقُولُ بَأْسًا؟» فَيَقُولُ: لَا وَالدِّمَاءِ. مَا أَرَى بِمَا تَقُولُ بَأْسًا. فَأُنْزِلَتْ {عَبَسَ وَتَوَلَّى، أَنْ جَاءَهُ الْأَعْمَى} [عبس: 2]

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il a dit : « [La sourate] "Il s'est renfrogné et s'est détourné" [80 : 1] a été révélée au sujet de ʿAbd Allāh ibn Umm Maktūm. Il vint trouver le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui et se mit à dire : "Ô Muḥammad, fais-moi approcher de toi." Il y avait auprès du Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui un homme d'entre les grands des polythéistes. Le Prophète que la prière et la paix d'Allah soient sur lui se détournait de lui et se tournait vers l'autre, en disant : "Ô père d'Untel, vois-tu du mal à ce que je dis ?" Et celui-ci répondait : "Non, par les sangs [versés] ! Je ne vois pas de mal à ce que tu dis." Fut alors révélé : "Il s'est renfrogné et s'est détourné, parce que l'aveugle est venu à lui" [80 : 1-2]. »

    « Par les sangs » : serment par le sang des bêtes que les polythéistes immolaient à Minā pour leurs divinités. Selon une autre lecture du mot (dumā), il s'agit des idoles (Ibn ʿAbd al-Barr, cité par az-Zurqānī).

  430. 487

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَسِيرُ فِي بَعْضِ أَسْفَارِهِ. وَعُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ يَسِيرُ مَعَهُ لَيْلًا، فَسَأَلَهُ عُمَرُ عَنْ شَيْءٍ، فَلَمْ يُجِبْهُ. ثُمَّ سَأَلَهُ، فَلَمْ يُجِبْهُ. ثُمَّ سَأَلَهُ، فَلَمْ يُجِبْهُ. فَقَالَ عُمَرُ: ثَكِلَتْكَ أُمُّكَ، يَا عُمَرُ نَزَرْتَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثَلَاثَ مَرَّاتٍ. كُلُّ ذَلِكَ لَا يُجِيبُكَ. قَالَ عُمَرُ فَحَرَّكْتُ بَعِيرِي. حَتَّى إِذَا كُنْتُ أَمَامَ النَّاسِ وَخَشِيتُ أَنْ يُنْزَلَ فِيَّ قُرْآنٌ. فَمَا نَشِبْتُ أَنْ سَمِعْتُ صَارِخًا يَصْرُخُ بِي قَالَ، فَقُلْتُ: لَقَدْ خَشِيتُ أَنْ يَكُونَ نَزَلَ فِيَّ قُرْآنٌ، قَالَ: فَجِئْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ. قَالَ: «لَقَدْ أُنْزِلَتْ عَلَيَّ، هَذِهِ اللَّيْلَةَ، سُورَةٌ. لَهِيَ أَحَبُّ إِلَيَّ مِمَّا طَلَعَتْ عَلَيْهِ الشَّمْسُ»، ثُمَّ قَرَأَ: " {إِنَّا فَتَحْنَا لَكَ فَتْحًا مُبِينًا} [الفتح: 1] "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui cheminait lors de l'un de ses voyages, et que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb cheminait avec lui, de nuit. ʿUmar l'interrogea sur une chose, et il ne lui répondit pas. Il l'interrogea de nouveau, et il ne lui répondit pas. Il l'interrogea encore, et il ne lui répondit pas. ʿUmar dit alors : « Que ta mère te perde, ô ʿUmar ! Tu as pressé de questions le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui à trois reprises, et chaque fois il ne te répond pas. » ʿUmar a dit : « Je poussai mon chameau jusqu'à me trouver en avant des gens, craignant que du Coran ne soit révélé à mon sujet. Je ne tardai pas à entendre quelqu'un m'appeler à grands cris. Je dis : "Je craignais bien que du Coran n'ait été révélé à mon sujet." Je vins trouver le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui et le saluai. Il dit : "Cette nuit m'a été révélée une sourate qui m'est plus chère que tout ce sur quoi le soleil se lève." Puis il récita : "Nous t'avons accordé une victoire éclatante" [48 : 1]. »

  431. 488

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، يَقُولُ: " يَخْرُجُ فِيكُمْ قَوْمٌ تَحْقِرُونَ صَلَاتَكُمْ مَعَ صَلَاتِهِمْ، وَصِيَامَكُمْ مَعَ صِيَامِهِمْ، وَأَعْمَالَكُمْ مَعَ أَعْمَالِهِمْ، يَقْرَءُونَ الْقُرْآنَ، وَلَا يُجَاوِزُ حَنَاجِرَهُمْ يَمْرُقُونَ مِنَ الدِّينِ مُرُوقَ السَّهْمِ مِنَ الرَّمِيَّةِ، تَنْظُرُ فِي النَّصْلِ، فَلَا تَرَى شَيْئًا، وَتَنْظُرُ فِي الْقِدْحِ فَلَا تَرَى شَيْئًا، وَتَنْظُرُ فِي الرِّيشِ، فَلَا تَرَى شَيْئًا، وَتَتَمَارَى فِي الْفُوقِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, qu'il a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dire : « Il surgira parmi vous des gens auprès de la prière desquels vous trouverez la vôtre bien peu de chose, de même que votre jeûne auprès du leur et vos œuvres auprès des leurs. Ils réciteront le Coran sans qu'il dépasse leur gosier. Ils sortiront de la religion comme la flèche traverse le gibier : tu regardes le fer et tu ne vois rien, tu regardes le fût et tu ne vois rien, tu regardes les plumes et tu ne vois rien, et tu hésites au sujet de l'encoche. »

    L'encoche (fūq) : l'entaille de la flèche où se loge la corde. Le sens est que la flèche a traversé le gibier si vite que rien du sang n'y est resté (az-Zurqānī).

  432. 489

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «مَكَثَ عَلَى سُورَةِ الْبَقَرَةِ، ثَمَانِيَ سِنِينَ يَتَعَلَّمُهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar est resté huit ans sur la sourate al-Baqara, à l'apprendre.

  433. Ce qui est rapporté sur les prosternations du Coranبَابُ مَا جَاءَ فِي سُجُودِ الْقُرْآنِ
  434. 490

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ يَزِيدَ، مَوْلَى الْأَسْوَدِ بْنِ سُفْيَانَ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ " قَرَأَ لَهُمْ: إِذَا السَّمَاءُ انْشَقَّتْ فَسَجَدَ فِيهَا «، فَلَمَّا انْصَرَفَ،» أَخْبَرَهُمْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَجَدَ فِيهَا "

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Yazīd, mawlā d'al-Aswad ibn Sufyān, d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qu'Abū Hurayra leur récita [en prière] « Lorsque le ciel se fendra » [sourate 84] et s'y prosterna. Lorsqu'il eut terminé, il les informa que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui s'y était prosterné.

  435. 491

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، مَوْلَى ابْنِ عُمَرَ أَنَّ رَجُلًا مِنْ أَهْلِ مِصْرَ، أَخْبَرَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ «قَرَأَ سُورَةَ الْحَجِّ فَسَجَدَ فِيهَا سَجْدَتَيْنِ»، ثُمَّ قَالَ: «إِنَّ هَذِهِ السُّورَةَ فُضِّلَتْ بِسَجْدَتَيْنِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, mawlā d'Ibn ʿUmar, qu'un homme d'Égypte l'a informé que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb récita la sourate al-Ḥajj et s'y prosterna deux fois, puis dit : « Cette sourate a été distinguée par deux prosternations. »

  436. 492

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّهُ قَالَ: رَأَيْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ «يَسْجُدُ فِي سُورَةِ الْحَجِّ سَجْدَتَيْنِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qu'il a dit : « J'ai vu ʿAbd Allāh ibn ʿUmar se prosterner deux fois dans la sourate al-Ḥajj. »

  437. 493

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ الْأَعْرَجِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، «قَرَأَ بِوَالنَّجْمِ إِذَا هَوَى فَسَجَدَ فِيهَا»، ثُمَّ قَامَ، فَقَرَأَ بِسُورَةٍ أُخْرَى

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après al-Aʿraj, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb récita « Par l'étoile lorsqu'elle décline » [sourate 53] et s'y prosterna, puis il se releva et récita une autre sourate.

  438. 494

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ قَرَأَ سَجْدَةً، وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ. فَنَزَلَ فَسَجَدَ، وَسَجَدَ النَّاسُ مَعَهُ، ثُمَّ قَرَأَهَا يَوْمَ الْجُمُعَةِ الْأُخْرَى. فَتَهَيَّأَ النَّاسُ لِلسُّجُودِ، فَقَالَ: «عَلَى رِسْلِكُمْ. إِنَّ اللَّهَ لَمْ يَكْتُبْهَا عَلَيْنَا، إِلَّا أَنْ نَشَاءَ». فَلَمْ يَسْجُدْ، وَمَنَعَهُمْ أَنْ يَسْجُدُوا قَالَ مَالِكٌ: «لَيْسَ الْعَمَلُ عَلَى أَنْ يَنْزِلَ الْإِمَامُ، إِذَا قَرَأَ السَّجْدَةَ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَيَسْجُدَ» قَالَ مَالِكٌ: «الْأَمْرُ عِنْدَنَا أَنَّ عَزَائِمَ سُجُودِ الْقُرْآنِ إِحْدَى عَشْرَةَ سَجْدَةً. لَيْسَ فِي الْمُفَصَّلِ مِنْهَا شَيْءٌ» قَالَ يَحْيَى: قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ أَنْ يَقْرَأَ مِنْ سُجُودِ الْقُرْآنِ شَيْئًا، بَعْدَ صَلَاةِ الصُّبْحِ. وَلَا بَعْدَ صَلَاةِ الْعَصْرِ. وَذَلِكَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، نَهَى عَنِ الصَّلَاةِ بَعْدَ الصُّبْحِ، حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ. وَعَنِ الصَّلَاةِ بَعْدَ الْعَصْرِ، حَتَّى تَغْرُبَ الشَّمْسُ. وَالسَّجْدَةُ مِنَ الصَّلَاةِ. فَلَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ أَنْ يَقْرَأَ سَجْدَةً فِي تَيْنِكَ السَّاعَتَيْنِ» قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ: عَمَّنْ قَرَأَ سَجْدَةً. وَامْرَأَةٌ حَائِضٌ تَسْمَعُ، هَلْ لَهَا أَنْ تَسْجُدَ؟ قَالَ مَالِكٌ: «لَا يَسْجُدُ الرَّجُلُ، وَلَا الْمَرْأَةُ، إِلَّا وَهُمَا طَاهِرَانِ» قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ عَنِ امْرَأَةٍ قَرَأَتْ سَجْدَةً. وَرَجُلٌ مَعَهَا يَسْمَعُ. أَعَلَيْهِ أَنْ يَسْجُدَ مَعَهَا؟ قَالَ مَالِكٌ: «لَيْسَ عَلَيْهِ أَنْ يَسْجُدَ مَعَهَا. إِنَّمَا تَجِبُ السَّجْدَةُ عَلَى الْقَوْمِ يَكُونُونَ مَعَ الرَّجُلِ. يَأْتَمُّونَ بِهِ 0 فَيَقْرَأُ السَّجْدَةَ، فَيَسْجُدُونَ مَعَهُ. وَلَيْسَ عَلَى مَنْ سَمِعَ سَجْدَةً مِنْ إِنْسَانٍ يَقْرَؤُهَا، لَيْسَ لَهُ بِإِمَامٍ، أَنْ يَسْجُدَ تِلْكَ السَّجْدَةَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb récita un verset de prosternation alors qu'il était sur le minbar, un vendredi. Il descendit et se prosterna, et les gens se prosternèrent avec lui. Puis il le récita le vendredi suivant, et les gens s'apprêtèrent à se prosterner. Il dit : « Doucement ! Allah ne nous l'a pas prescrite, sauf si nous le voulons. » Il ne se prosterna pas et les empêcha de se prosterner. Mālik a dit : « La pratique n'est pas que l'imām descende, lorsqu'il récite le verset de prosternation sur le minbar, pour se prosterner. » Mālik a dit : « La règle chez nous est que les prosternations les plus affirmées [ʿazāʾim] du Coran sont au nombre de onze, dont aucune ne se trouve dans le mufaṣṣal. » Yaḥyā a dit : Mālik a dit : « Il ne convient à personne de réciter quoi que ce soit des [versets de] prosternation du Coran après la prière du ṣubḥ [prière de l'aube], ni après la prière du ʿaṣr [prière de l'après-midi]. Cela parce que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a interdit la prière après le ṣubḥ jusqu'à ce que le soleil se lève, et la prière après le ʿaṣr jusqu'à ce que le soleil se couche. Or la prosternation relève de la prière. Il ne convient donc à personne de réciter un verset de prosternation à ces deux moments. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur celui qui récite un verset de prosternation alors qu'une femme en état de menstrues l'entend : lui est-il permis de se prosterner ? Mālik a dit : « Ni l'homme ni la femme ne se prosternent sans être en état de pureté. » Yaḥyā a dit : On l'interrogea sur une femme qui récite un verset de prosternation alors qu'un homme, avec elle, l'entend : doit-il se prosterner avec elle ? Mālik a dit : « Il n'a pas à se prosterner avec elle. La prosternation ne s'impose qu'aux gens qui sont avec l'homme et le prennent pour imām : il récite le verset de prosternation et ils se prosternent avec lui. Celui qui entend un verset de prosternation de quelqu'un qui le récite et qui n'est pas son imām n'a pas à accomplir cette prosternation. »

    ʿAzāʾim : les prosternations dont l'accomplissement est le plus fermement demandé (az-Zurqānī). Le mufaṣṣal : la dernière partie du Coran, qui commence à la sourate al-Ḥujurāt 49 selon l'avis qu'az-Zurqānī tient pour juste.

  439. Ce qui est rapporté sur la récitation de « Dis : Il est Allah, Unique » et de « Béni soit… »بَابُ مَا جَاءَ فِي قِرَاءَةِ قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ وَتَبَارَكَ
  440. 495

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي صَعْصَعَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّهُ سَمِعَ رَجُلًا يَقْرَأُ: قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ يُرَدِّدُهَا. فَلَمَّا أَصْبَحَ غَدَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَذَكَرَ ذَلِكَ لَهُ. وَكَأَنَّ الرَّجُلَ يَتَقَالُّهَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ إِنَّهَا لَتَعْدِلُ ثُلُثَ الْقُرْآنِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṣaʿṣaʿa, d'après son père, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, qu'il entendit un homme réciter « Dis : Il est Allah, Unique » [sourate 112] en la répétant. Au matin, il se rendit auprès du Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui et lui mentionna cela, et c'était comme si l'homme la trouvait peu de chose. Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, elle équivaut au tiers du Coran. »

  441. 496

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عُبَيْدِ بْنِ حُنَيْنٍ، مَوْلَى آلِ زَيْدِ بْنِ الْخَطَّابِ، أَنَّهُ قَالَ: سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ يَقُولُ: أَقْبَلْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. «فَسَمِعَ رَجُلًا يَقْرَأُ قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ» فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «وَجَبَتْ»، فَسَأَلْتُهُ: مَاذَا يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَقَالَ: «الْجَنَّةُ» فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَأَرَدْتُ أَنْ أَذْهَبَ إِلَيْهِ، فَأُبَشِّرَهُ. ثُمَّ فَرِقْتُ أَنْ يَفُوتَنِي الْغَدَاءُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَآثَرْتُ الْغَدَاءَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. ثُمَّ ذَهَبْتُ إِلَى الرَّجُلِ فَوَجَدْتُهُ قَدْ ذَهَبَ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān, d'après ʿUbayd ibn Ḥunayn, mawlā de la famille de Zayd ibn al-Khaṭṭāb, qu'il a dit : J'ai entendu Abū Hurayra dire : « Je revenais avec le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui lorsqu'il entendit un homme réciter "Dis : Il est Allah, Unique". Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dit : "Il lui est acquis." Je lui demandai : "Quoi donc, ô Messager d'Allah ?" Il dit : "Le Paradis." » Abū Hurayra a dit : « Je voulus aller trouver l'homme pour lui annoncer la bonne nouvelle, puis je craignis de manquer le repas du matin avec le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et je préférai le repas avec le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Je me rendis ensuite auprès de l'homme et trouvai qu'il était parti. »

  442. 497

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ: «قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ تَعْدِلُ ثُلُثَ الْقُرْآنِ، وَأَنَّ تَبَارَكَ الَّذِي بِيَدِهِ الْمُلْكُ تُجَادِلُ عَنْ صَاحِبِهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, que celui-ci l'a informé que « Dis : Il est Allah, Unique » équivaut au tiers du Coran, et que « Béni soit Celui dans la main de qui est la royauté » [sourate 67] plaide pour celui qui la récite.

  443. Ce qui est rapporté sur l'évocation d'Allah, béni et exalté soit-Ilبَابُ مَا جَاءَ فِي ذِكْرِ اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى
  444. 498

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " مَنْ قَالَ: لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ. فِي يَوْمٍ مِائَةَ مَرَّةٍ. كَانَتْ لَهُ عَدْلَ عَشْرِ رِقَابٍ. وَكُتِبَتْ لَهُ مِائَةُ حَسَنَةٍ، وَمُحِيَتْ عَنْهُ مِائَةُ سَيِّئَةٍ، وَكَانَتْ لَهُ حِرْزًا مِنَ الشَّيْطَانِ، يَوْمَهُ ذَلِكَ حَتَّى يُمْسِيَ، وَلَمْ يَأْتِ أَحَدٌ بِأَفْضَلَ مِمَّا جَاءَ بِهِ، إِلَّا أَحَدٌ عَمِلَ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ "

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Celui qui dit cent fois dans une journée : "Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose", cela lui vaut l'équivalent de [l'affranchissement de] dix esclaves ; cent bonnes actions lui sont inscrites et cent mauvaises actions lui sont effacées ; cela lui est une protection contre le Shayṭān ce jour-là jusqu'au soir ; et nul n'apporte mieux que ce qu'il a apporté, sinon celui qui en a fait davantage. »

  445. 499

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ سُمَيٍّ مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَنْ قَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ وَبِحَمْدِهِ فِي يَوْمٍ مِائَةَ مَرَّةٍ، حُطَّتْ عَنْهُ خَطَايَاهُ، وَإِنْ كَانَتْ مِثْلَ زَبَدِ الْبَحْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Sumayy, mawlā d'Abū Bakr, d'après Abū Ṣāliḥ as-Sammān, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Celui qui dit cent fois dans une journée : "Gloire à Allah et louange à Lui", ses fautes lui sont ôtées, fussent-elles pareilles à l'écume de la mer. »

  446. 500

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي عُبَيْدٍ مَوْلَى سُلَيْمَانَ بْنِ عَبْدِ الْمَلِكِ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ سَبَّحَ دُبُرَ كُلِّ صَلَاةٍ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ، وَكَبَّرَ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ، وَحَمِدَ ثَلَاثًا وَثَلَاثِينَ، وَخَتَمَ الْمِائَةَ بِلَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ، وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ، غُفِرَتْ ذُنُوبُهُ وَلَوْ كَانَتْ مِثْلَ زَبَدِ الْبَحْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū ʿUbayd, mawlā de Sulaymān ibn ʿAbd al-Malik, d'après ʿAṭāʾ ibn Yazīd al-Laythī, d'après Abū Hurayra, qu'il a dit : « Celui qui, à la suite de chaque prière, glorifie [Allah] trente-trois fois, proclame Sa grandeur trente-trois fois et Le loue trente-trois fois, puis complète la centaine par : "Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose", ses péchés lui sont pardonnés, fussent-ils pareils à l'écume de la mer. »

  447. 501

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ صَيَّادٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ، «فِي الْبَاقِيَاتِ الصَّالِحَاتِ»: إِنَّهَا قَوْلُ الْعَبْدِ: «اللَّهُ أَكْبَرُ. وَسُبْحَانَ اللَّهِ. وَالْحَمْدُ لِلَّهِ. وَلَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ. وَلَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿUmāra ibn Ṣayyād, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib, qu'il l'a entendu dire, au sujet des « bonnes œuvres qui demeurent » [18 : 46], qu'il s'agit de la parole du serviteur : « Allah est le plus grand, gloire à Allah, louange à Allah, il n'y a de divinité qu'Allah, et il n'y a de force ni de puissance que par Allah. »

  448. 502

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زِيَادِ بْنِ أَبِي زِيَادٍ أَنَّهُ قَالَ: قَالَ أَبُو الدَّرْدَاءِ: " أَلَا أُخْبِرُكُمْ بِخَيْرِ أَعْمَالِكُمْ لَكُمْ، أَرْفَعِهَا فِي دَرَجَاتِكُمْ، وَأَزْكَاهَا عِنْدَ مَلِيكِكُمْ، وَخَيْرٍ لَكُمْ مِنْ إِعْطَاءِ الذَّهَبِ وَالْوَرِقِ، وَخَيْرٍ لَكُمْ مِنْ أَنْ تَلْقَوْا عَدُوَّكُمْ فَتَضْرِبُوا أَعْنَاقَهُمْ، وَيَضْرِبُوا أَعْنَاقَكُمْ؟ قَالُوا: بَلَى، قَالَ: ذِكْرُ اللَّهِ تَعَالَى " قَالَ زِيَادُ بْنُ أَبِي زِيَادٍ، وَقَالَ أَبُو عَبْدِ الرَّحْمَنِ مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ: «مَا عَمِلَ ابْنُ آدَمَ مِنْ عَمَلٍ أَنْجَى لَهُ مِنْ عَذَابِ اللَّهِ، مِنْ ذِكْرِ اللَّهِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ziyād ibn Abī Ziyād, qu'il a dit : Abū ad-Dardāʾ a dit : « Ne vous informerai-je pas de la meilleure de vos œuvres pour vous, de celle qui élève le plus vos degrés, de la plus pure auprès de votre Souverain, de ce qui vaut mieux pour vous que de donner l'or et l'argent, et mieux pour vous que de rencontrer votre ennemi, de lui trancher le cou et qu'il vous tranche le cou ? » Ils dirent : « Si. » Il dit : « L'évocation d'Allah, exalté soit-Il. » Ziyād ibn Abī Ziyād a dit : Abū ʿAbd ar-Raḥmān Muʿādh ibn Jabal a dit : « Le fils d'Ādam n'accomplit aucune œuvre qui le sauve mieux du châtiment d'Allah que l'évocation d'Allah. »

  449. 503

    وحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نُعَيْمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْمُجْمِرِ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ يَحْيَى الزُّرَقِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ رِفَاعَةَ بْنِ رَافِعٍ، أَنَّهُ قَالَ: كُنَّا يَوْمًا نُصَلِّي وَرَاءَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَلَمَّا رَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَأْسَهُ مِنَ الرَّكْعَةِ، وَقَالَ: «سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ»، قَالَ رَجُلٌ وَرَاءَهُ: «رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ. حَمْدًا كَثِيرًا طَيِّبًا مُبَارَكًا فِيهِ». فَلَمَّا انْصَرَفَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، قَالَ: «مَنِ الْمُتَكَلِّمُ آنِفًا؟» فَقَالَ الرَّجُلُ: أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَقَدْ رَأَيْتُ بِضْعَةً وَثَلَاثِينَ مَلَكًا يَبْتَدِرُونَهَا، أَيُّهُمْ يَكْتُبُهُنَّ أَوَّلًا»

    Mālik m'a rapporté, d'après Nuʿaym ibn ʿAbd Allāh al-Mujmir, d'après ʿAlī ibn Yaḥyā az-Zuraqī, d'après son père, d'après Rifāʿa ibn Rāfiʿ, qu'il a dit : « Nous priions un jour derrière le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Lorsque le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui releva la tête de l'inclinaison et dit : "Allah entend celui qui Le loue", un homme derrière lui dit : "Notre Seigneur, à Toi la louange, une louange abondante, bonne et bénie." Lorsque le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui eut terminé, il dit : "Qui vient de parler ?" L'homme dit : "Moi, ô Messager d'Allah." Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dit : "J'ai vu trente et quelques anges se la disputer, à qui l'inscrirait le premier." »

  450. Ce qui est rapporté sur l'invocationبَابُ مَا جَاءَ فِي الدُّعَاءِ
  451. 504

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرجَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لِكُلِّ نَبِيٍّ دَعْوَةٌ يَدْعُو بِهَا، فَأُرِيدُ أَنْ أَخْتَبِئَ دَعْوَتِي، شَفَاعَةً لِأُمَّتِي فِي الْآخِرَةِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Chaque prophète a une invocation qu'il formule. Je veux garder la mienne en réserve, comme intercession pour ma communauté dans l'au-delà. »

  452. 505

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَدْعُو فَيَقُولُ: " اللَّهُمَّ فَالِقَ الْإِصْبَاحِ، وَجَاعِلَ اللَّيْلِ سَكَنًا، {وَالشَّمْسِ وَالْقَمَرِ حُسْبَانًا} [الأنعام: 96]، اقْضِ عَنِّي الدَّيْنَ، وَأَغْنِنِي مِنَ الْفَقْرِ، وَأَمْتِعْنِي بِسَمْعِي وَبَصَرِي، وَقُوَّتِي فِي سَبِيلِكَ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui invoquait en disant : « Ô Allah, Toi qui fends l'aube, qui fais de la nuit un repos, et du soleil et de la lune une mesure du temps [cf. 6 : 96], acquitte ma dette, enrichis-moi contre la pauvreté et fais-moi jouir de mon ouïe, de ma vue et de ma force dans Ta voie. »

  453. 506

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " لَا يَقُلْ أَحَدُكُمْ إِذَا دَعَا: اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي إِنْ شِئْتَ. اللَّهُمَّ ارْحَمْنِي إِنْ شِئْتَ. لِيَعْزِمِ الْمَسْأَلَةَ فَإِنَّهُ لَا مُكْرِهَ لَهُ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Que l'un de vous ne dise pas, lorsqu'il invoque : "Ô Allah, pardonne-moi si Tu veux. Ô Allah, fais-moi miséricorde si Tu veux." Qu'il soit résolu dans sa demande, car nul ne Le contraint. »

  454. 507

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي عُبَيْدٍ مَوْلَى ابْنِ أَزْهَرَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " يُسْتَجَابُ لِأَحَدِكُمْ مَا لَمْ يَعْجَلْ، فَيَقُولُ: قَدْ دَعَوْتُ فَلَمْ يُسْتَجَبْ لِي "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū ʿUbayd, mawlā d'Ibn Azhar, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « L'un de vous est exaucé tant qu'il ne s'impatiente pas en disant : "J'ai invoqué et je n'ai pas été exaucé." »

  455. 508

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ الْأَغَرِّ، وَعَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " يَنْزِلُ رَبُّنَا، تَبَارَكَ وَتَعَالَى، كُلَّ لَيْلَةٍ إِلَى السَّمَاءِ الدُّنْيَا. حِينَ يَبْقَى ثُلُثُ اللَّيْلِ الْآخِرُ، فَيَقُولُ: مَنْ يَدْعُونِي فَأَسْتَجِيبَ لَهُ؟ مَنْ يَسْأَلُنِي فَأُعْطِيَهُ؟ مَنْ يَسْتَغْفِرُنِي فَأَغْفِرَ لَهُ؟ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū ʿAbd Allāh al-Agharr et d'après Abū Salama, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Notre Seigneur, béni et exalté soit-Il, descend chaque nuit vers le ciel le plus proche, lorsqu'il reste le dernier tiers de la nuit, et Il dit : "Qui M'invoque, que Je l'exauce ? Qui Me demande, que Je lui donne ? Qui implore Mon pardon, que Je lui pardonne ?" »

  456. 509

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، أَنَّ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ قَالَتْ: كُنْتُ نَائِمَةً إِلَى جَنْبِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَفَقَدْتُهُ مِنَ اللَّيْلِ، فَلَمَسْتُهُ بِيَدِي، فَوَضَعْتُ يَدِي عَلَى قَدَمَيْهِ، وَهُوَ سَاجِدٌ، يَقُولُ: «أَعُوذُ بِرِضَاكَ مِنْ سَخَطِكَ، وَبِمُعَافَاتِكَ مِنْ عُقُوبَتِكَ، وَبِكَ مِنْكَ لَا أُحْصِي ثَنَاءً عَلَيْكَ، أَنْتَ كَمَا أَثْنَيْتَ عَلَى نَفْسِكَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith at-Taymī, que ʿĀʾisha, Mère des croyants, a dit : « Je dormais aux côtés du Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Je ne le trouvai plus, dans la nuit ; je le cherchai de la main, et je posai ma main sur ses pieds alors qu'il était prosterné et disait : "Je cherche refuge dans Ton agrément contre Ton courroux, dans Ta préservation contre Ton châtiment, et en Toi contre Toi. Je ne saurais dénombrer les éloges qui Te reviennent : Tu es tel que Tu as fait Ton propre éloge." »

  457. 510

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ زِيَادِ بْنِ أَبِي زِيَادٍ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ كَرِيزٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " أَفْضَلُ الدُّعَاءِ دُعَاءُ يَوْمِ عَرَفَةَ، وَأَفْضَلُ مَا قُلْتُ أَنَا وَالنَّبِيُّونَ مِنْ قَبْلِي: لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ziyād ibn Abī Ziyād, d'après Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh ibn Karīz, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « La meilleure invocation est celle du jour de ʿArafa, et la meilleure chose que nous ayons dite, moi et les prophètes avant moi, est : "Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé." »

  458. 511

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ، عَنْ طَاوُسٍ الْيَمَانِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يُعَلِّمُهُمْ هَذَا الدُّعَاءَ. كَمَا يُعَلِّمُهُمُ السُّورَةَ مِنَ الْقُرْآنِ، يَقُولُ: «اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ عَذَابِ جَهَنَّمَ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ فِتْنَةِ الْمَسِيحِ الدَّجَّالِ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ فِتْنَةِ الْمَحْيَا وَالْمَمَاتِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zubayr al-Makkī, d'après Ṭāwūs al-Yamānī, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui leur enseignait cette invocation comme il leur enseignait une sourate du Coran. Il disait : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la Géhenne, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, je cherche refuge auprès de Toi contre l'épreuve du Faux Messie [al-Masīḥ ad-Dajjāl], et je cherche refuge auprès de Toi contre l'épreuve de la vie et de la mort. »

  459. 512

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ، عَنْ طَاوُسٍ الْيَمَانِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ إِذَا قَامَ إِلَى الصَّلَاةِ مِنْ جَوْفِ اللَّيْلِ، يَقُولُ: «اللَّهُمَّ لَكَ الْحَمْدُ. أَنْتَ نُورُ السَّمَوَاتِ وَالْأَرْضِ. وَلَكَ الْحَمْدُ. أَنْتَ قَيَّامُ السَّمَوَاتِ وَالْأَرْضِ، وَلَكَ الْحَمْدُ. أَنْتَ رَبُّ السَّمَوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَنْ فِيهِنَّ، أَنْتَ الْحَقُّ، وَقَوْلُكَ الْحَقُّ، وَوَعْدُكَ الْحَقُّ، وَلِقَاؤُكَ حَقٌّ، وَالْجَنَّةُ حَقٌّ، وَالنَّارُ حَقٌّ، وَالسَّاعَةُ حَقٌّ، اللَّهُمَّ لَكَ أَسْلَمْتُ، وَبِكَ آمَنْتُ، وَعَلَيْكَ تَوَكَّلْتُ، وَإِلَيْكَ أَنَبْتُ، وَبِكَ خَاصَمْتُ، وَإِلَيْكَ حَاكَمْتُ. فَاغْفِرْ لِي مَا قَدَّمْتُ وَأَخَّرْتُ. وَأَسْرَرْتُ وَأَعْلَنْتُ. أَنْتَ إِلَهِي لَا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Abū az-Zubayr al-Makkī, d'après Ṭāwūs al-Yamānī, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il se levait pour la prière au cœur de la nuit, disait : « Ô Allah, à Toi la louange : Tu es la lumière des cieux et de la terre. À Toi la louange : Tu es Celui qui maintient les cieux et la terre. À Toi la louange : Tu es le Seigneur des cieux et de la terre et de ceux qui s'y trouvent. Tu es le Vrai, Ta parole est vérité, Ta promesse est vérité, Ta rencontre est vérité, le Paradis est vérité, le Feu est vérité et l'Heure est vérité. Ô Allah, à Toi je me suis soumis, en Toi j'ai cru, à Toi je m'en suis remis, vers Toi je suis revenu, par Toi j'ai plaidé et à Toi j'ai demandé de juger. Pardonne-moi donc ce que j'ai fait avant [ce moment] et ce que je ferai après, ce que j'ai caché et ce que j'ai montré. Tu es mon Dieu, il n'y a de divinité que Toi. »

  460. 513

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَابِرِ بْنِ عَتِيكٍ، أَنَّهُ قَالَ: جَاءَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ فِي بَنِي مُعَاوِيَةَ، وَهِيَ قَرْيَةٌ مِنْ قُرَى الْأَنْصَارِ، فَقَالَ: هَلْ تَدْرُونَ أَيْنَ صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ مَسْجِدِكُمْ هَذَا؟ فَقُلْتُ لَهُ: نَعَمْ، وَأَشَرْتُ لَهُ إِلَى نَاحِيَةٍ مِنْهُ. فَقَالَ: هَلْ تَدْرِي مَا الثَّلَاثُ الَّتِي دَعَا بِهِنَّ فِيهِ؟ فَقُلْتُ: نَعَمْ، قَالَ: فَأَخْبِرْنِي بِهِنَّ. فَقُلْتُ: «دَعَا بِأَنْ لَا يُظْهِرَ عَلَيْهِمْ عَدُوًّا مِنْ غَيْرِهِمْ. وَلَا يُهْلِكَهُمْ بِالسِّنِينَ. فَأُعْطِيَهُمَا. وَدَعَا بِأَنْ لَا يَجْعَلَ بَأْسَهُمْ بَيْنَهُمْ. فَمُنِعَهَا» قَالَ: صَدَقْتَ، قَالَ ابْنُ عُمَرَ فَلَنْ يَزَالَ الْهَرْجُ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn Jābir ibn ʿAtīk, qu'il a dit : « ʿAbd Allāh ibn ʿUmar vint à nous chez les Banū Muʿāwiya, qui est l'un des villages des Anṣār, et dit : "Savez-vous à quel endroit de votre mosquée que voici le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a prié ?" Je lui dis : "Oui", et je lui en indiquai un côté. Il dit : "Sais-tu quelles sont les trois choses qu'il y a demandées ?" Je dis : "Oui." Il dit : "Informe-m'en donc." Je dis : "Il a demandé qu'Il ne fasse pas triompher d'eux un ennemi étranger à eux, et qu'Il ne les fasse pas périr par les années de disette : ces deux choses lui furent accordées. Et il a demandé qu'Il ne mette pas leur violence entre eux : cela lui fut refusé." Il dit : "Tu as dit vrai." Ibn ʿUmar dit : "Les tueries ne cesseront donc pas jusqu'au Jour de la Résurrection." »

  461. 514

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ: " مَا مِنْ دَاعٍ يَدْعُو، إِلَّا كَانَ بَيْنَ إِحْدَى ثَلَاثٍ: إِمَّا أَنْ يُسْتَجَابَ لَهُ، وَإِمَّا أَنْ يُدَّخَرَ لَهُ، وَإِمَّا أَنْ يُكَفَّرَ عَنْهُ "

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, qu'il disait : « Il n'est pas d'homme qui invoque sans se trouver dans l'une de ces trois situations : ou bien il est exaucé, ou bien cela lui est mis en réserve, ou bien cela lui vaut une expiation. »

  462. La pratique dans l'invocationبَابُ الْعَمَلِ فِي الدُّعَاءِ
  463. 515

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، قَالَ: رَآنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ «وَأَنَا أَدْعُو وَأُشِيرُ بِأُصْبُعَيْنِ، أُصْبُعٍ مِنْ كُلِّ يَدٍ فَنَهَانِي»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qui a dit : « ʿAbd Allāh ibn ʿUmar me vit alors que j'invoquais en pointant deux doigts, un doigt de chaque main, et il me l'interdit. »

  464. 516

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيِّبِ كَانَ يَقُولُ: " إِنَّ الرَّجُلَ لَيُرْفَعُ بِدُعَاءِ وَلَدِهِ مِنْ بَعْدِهِ:، وَقَالَ بِيَدَيْهِ نَحْوَ السَّمَاءِ فَرَفَعَهُمَا

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, que Saʿīd ibn al-Musayyib disait : « L'homme est élevé [en degré] par l'invocation de son enfant après lui », et il fit un geste des deux mains vers le ciel en les levant.

  465. 517

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَنَّهُ قَالَ: " إِنَّمَا أُنْزِلَتْ هَذِهِ الْآيَةُ {وَلَا تَجْهَرْ بِصَلَاتِكَ وَلَا تُخَافِتْ بِهَا، وَابْتَغِ بَيْنَ ذَلِكَ سَبِيلًا} [الإسراء: 110]، فِي الدُّعَاءِ " قَالَ يَحْيَى: سُئِلَ مَالِكٌ عَنِ الدُّعَاءِ فِي الصَّلَاةِ الْمَكْتُوبَةِ؟ فَقَالَ: «لَا بَأْسَ بِالدُّعَاءِ فِيهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il a dit : « Ce verset : "Ne récite pas ta prière à voix haute et ne la récite pas à voix basse, mais cherche entre les deux une voie" [17 : 110] n'a été révélé qu'au sujet de l'invocation. » Yaḥyā a dit : On interrogea Mālik sur l'invocation dans la prière prescrite. Il répondit : « Il n'y a pas de mal à invoquer pendant celle-ci. »

  466. 518

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَدْعُو فَيَقُولُ: «اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ فِعْلَ الْخَيْرَاتِ، وَتَرْكَ الْمُنْكَرَاتِ، وَحُبَّ الْمَسَاكِينِ، وَإِذَا أَرَدْتَ فِي النَّاسِ فِتْنَةً فَاقْبِضْنِي إِلَيْكَ غَيْرَ مَفْتُونٍ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui invoquait en disant : « Ô Allah, je Te demande d'accomplir les bonnes œuvres, de délaisser les actes blâmables et d'aimer les pauvres. Et lorsque Tu veux une épreuve parmi les gens, rappelle-moi à Toi sans que je sois éprouvé. »

  467. 519

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «مَا مِنْ دَاعٍ يَدْعُو إِلَى هُدًى، إِلَّا كَانَ لَهُ مِثْلُ أَجْرِ مَنِ اتَّبَعَهُ. لَا يَنْقُصُ ذَلِكَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَيْئًا. وَمَا مِنْ دَاعٍ يَدْعُو إِلَى ضَلَالَةٍ، إِلَّا كَانَ عَلَيْهِ مِثْلُ أَوْزَارِهِمْ. لَا يَنْقُصُ ذَلِكَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَيْئًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Il n'est pas d'homme qui appelle à une guidée sans avoir une récompense semblable à celle de ceux qui l'ont suivi, sans que cela diminue en rien leurs récompenses. Et il n'est pas d'homme qui appelle à un égarement sans porter une charge semblable à leurs fardeaux, sans que cela diminue en rien leurs fardeaux. »

  468. 520

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ قَالَ: «اللَّهُمَّ اجْعَلْنِي مِنْ أَئِمَّةِ الْمُتَّقِينَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar a dit : « Ô Allah, fais de moi l'un des guides des pieux. »

  469. 521

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ بَلَغَهُ، أَنَّ أَبَا الدَّرْدَاءِ كَانَ يَقُومُ مِنْ جَوْفِ اللَّيْلِ، فَيَقُولُ: «نَامَتِ الْعُيُونُ، وَغَارَتِ النُّجُومُ، وَأَنْتَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, qu'il lui est parvenu qu'Abū ad-Dardāʾ se levait au cœur de la nuit et disait : « Les yeux se sont endormis, les étoiles ont disparu, et Toi Tu es le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même. »

  470. L'interdiction de prier après le ṣubḥ et après le ʿaṣrبَابُ النَّهْيِ عَنِ الصَّلَاةِ بَعْدَ الصُّبْحِ وَبَعْدَ الْعَصْرِ
  471. 522

    حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ الصُّنَابِحِيِّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «إِنَّ الشَّمْسَ تَطْلُعُ وَمَعَهَا قَرْنُ الشَّيْطَانِ، فَإِذَا ارْتَفَعَتْ فَارَقَهَا، ثُمَّ إِذَا اسْتَوَتْ قَارَنَهَا، فَإِذَا زَالَتْ فَارَقَهَا، فَإِذَا دَنَتْ لِلْغُرُوبِ قَارَنَهَا، فَإِذَا غَرَبَتْ فَارَقَهَا. وَنَهَى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنِ الصَّلَاةِ فِي تِلْكَ السَّاعَاتِ»

    Yaḥyā m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d'après ʿAbd Allāh aṣ-Ṣunābiḥī, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Le soleil se lève accompagné de la corne du Shayṭān. Lorsqu'il s'élève, elle le quitte. Puis lorsqu'il est au zénith, elle le rejoint, et lorsqu'il décline, elle le quitte. Lorsqu'il approche du couchant, elle le rejoint, et lorsqu'il s'est couché, elle le quitte. » Et le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a interdit la prière à ces moments-là.

  472. 523

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «إِذَا بَدَا حَاجِبُ الشَّمْسِ، فَأَخِّرُوا الصَّلَاةَ حَتَّى تَبْرُزَ. وَإِذَا غَابَ حَاجِبُ الشَّمْسِ، فَأَخِّرُوا الصَّلَاةَ حَتَّى تَغِيبَ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qu'il a dit : Le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui disait : « Lorsque le bord du soleil apparaît, retardez la prière jusqu'à ce qu'il soit bien sorti. Et lorsque le bord du soleil disparaît, retardez la prière jusqu'à ce qu'il ait disparu. »

  473. 524

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ الْعَلَاءِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالَ دَخَلْنَا عَلَى أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ بَعْدَ الظُّهْرِ. فَقَامَ يُصَلِّي الْعَصْرَ، فَلَمَّا فَرَغَ مِنْ صَلَاتِهِ ذَكَرْنَا تَعْجِيلَ الصَّلَاةِ، أَوْ ذَكَرَهَا ثُمَّ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «تِلْكَ صَلَاةُ الْمُنَافِقِينَ. تِلْكَ صَلَاةُ الْمُنَافِقِينَ. تِلْكَ صَلَاةُ الْمُنَافِقِينَ. يَجْلِسُ أَحَدُهُمْ، حَتَّى إِذَا اصْفَرَّتِ الشَّمْسُ، وَكَانَتْ بَيْنَ قَرْنَيِ الشَّيْطَانِ، أَوْ عَلَى قَرْنِ الشَّيْطَانِ قَامَ فَنَقَرَ أَرْبَعًا. لَا يَذْكُرُ اللَّهَ فِيهَا إِلَّا قَلِيلًا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après al-ʿAlāʾ ibn ʿAbd ar-Raḥmān, qui a dit : « Nous entrâmes chez Anas ibn Mālik après le ẓuhr. Il se leva pour prier le ʿaṣr. Lorsqu'il eut achevé sa prière, nous évoquâmes le fait de hâter la prière, ou bien c'est lui qui l'évoqua. Puis il dit : J'ai entendu le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui dire : "Telle est la prière des hypocrites. Telle est la prière des hypocrites. Telle est la prière des hypocrites. L'un d'eux reste assis jusqu'à ce que le soleil jaunisse et se trouve entre les deux cornes du Shayṭān, ou sur la corne du Shayṭān ; il se lève alors et picore quatre [rakʿa], n'y évoquant Allah que très peu." »

  474. 525

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا يَتَحَرَّ أَحَدُكُمْ فَيُصَلِّيَ عِنْدَ طُلُوعِ الشَّمْسِ، وَلَا عِنْدَ غُرُوبِهَا»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a dit : « Que l'un de vous ne cherche pas à prier précisément au lever du soleil ni à son coucher. »

  475. 526

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنِ الْأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ «نَهَى عَنِ الصَّلَاةِ بَعْدَ الْعَصْرِ حَتَّى تَغْرُبَ الشَّمْسُ، وَعَنِ الصَّلَاةِ بَعْدَ الصُّبْحِ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah que la prière et la paix d'Allah soient sur lui a interdit la prière après le ʿaṣr jusqu'à ce que le soleil se couche, et la prière après le ṣubḥ jusqu'à ce que le soleil se lève.

  476. 527

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ كَانَ يَقُولُ: «لَا تَحَرَّوْا بِصَلَاتِكُمْ طُلُوعَ الشَّمْسِ، وَلَا غُرُوبَهَا، فَإِنَّ الشَّيْطَانَ يَطْلُعُ قَرْنَاهُ مَعَ طُلُوعِ الشَّمْسِ، وَيَغْرُبَانِ مَعَ غُرُوبِهَا، وَكَانَ يَضْرِبُ النَّاسَ عَلَى تِلْكَ الصَّلَاةِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb disait : « Ne cherchez pas à faire coïncider votre prière avec le lever du soleil ni avec son coucher, car les deux cornes du Shayṭān se lèvent avec le lever du soleil et se couchent avec son coucher. » Et il frappait les gens pour cette prière.

  477. 528

    وَحَدَّثَنِي عَنْ مالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ السَّائِبِ بْنِ يَزِيدَ أَنَّهُ «رَأَى عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ يَضْرِبُ الْمُنْكَدِرَ فِي الصَّلَاةِ بَعْدَ الْعَصْرِ»

    Il m'a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après as-Sāʾib ibn Yazīd, qu'il vit ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb frapper al-Munkadir pour avoir prié après le ʿaṣr.

Autres ouvrages

al-Mukhtaṣar, al-Akhḍarīal-Muqaddima al-ʿIzziyya, al-Manūfīal-Muqaddima al-ʿAshmāwiyya, al-ʿAshmāwī