Fiqh MālikīQuestions & Réponses Poser une question
Préférences de lecture
Texte arabe
Taille du texte

Vos réglages sont conservés d'une visite à l'autre.

Échap
المُرْشِدُ المُعِين

Ibn ʿĀshir, al-Murshid al-muʿīn

· XIe s. h.
Débutant

Al-Murshid al-muʿīn ʿalā aḍ-ḍarūrī min ʿulūm ad-dīn, « le guide qui aide à connaître l’indispensable des sciences de la religion », est le poème de ʿAbd al-Wāḥid Ibn ʿĀshir (m. 1040 h). Il se mémorise et s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.

Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, vers par vers. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les vers qui le contiennent restent affichés.

Le texte, en arabe et en français

Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le poème : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le texte suit les leçons du commentaire de Mayyāra ; les vers sont numérotés de 1 à 317.

317 vers

Sommaire · 10 parties

Les titres des parties sont ceux du poème ; les repères en retrait sont ajoutés par le site pour s'y retrouver.

  1. Préambule de l'auteurv. 1 à 5
  2. Introduction au livre de la croyance, qui aide son lecteur à atteindre le butv. 6 à 13
  3. Livre de la mère des fondements et des croyances qu'elle renfermev. 14 à 47
  4. Introduction tirée des principes du droit, qui aide à parvenir à ses branchesv. 48 à 53
  5. Livre de la purificationv. 54 à 98
  6. Livre de la prièrev. 99 à 181
  7. Livre de la zakātv. 182 à 210
  8. Livre du jeûnev. 211 à 228
  9. Livre du pèlerinagev. 229 à 290
  10. La purification de l'âmev. 291 à 317

Préambule de l'auteurمقدمة الناظم

  1. 1

    يَقُولُ عَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ عَاشِرِمُبْتَدِئًا بِاسْمِ الْإِلَهِ الْقَادِرِ

    ʿAbd al-Wāḥid ibn ʿĀshir dit, en commençant par le nom d'Allah, le Tout-Puissant :

  2. 2

    الْحَمْدُ لِلهِ الَّذِي عَلَّمَنَامِنَ الْعُلُومِ مَا بِهِ كَلَّفَنَا

    Louange à Allah, qui nous a enseigné, parmi les sciences, ce dont Il nous a chargés.

  3. 3

    صَلَّى وَسَلَّمَ عَلَى مُحَمَّدِوَآلِهِ وَصَحْبِهِ وَالْمُقْتَدِي

    Qu'Il accorde la prière et le salut à Muḥammad, à sa famille, à ses Compagnons et à quiconque suit son exemple.

  4. 4

    وَبَعْدُ فَالْعَوْنُ مِنَ اللهِ الْمَجِيدْفِي نَظْمِ أَبْيَاتٍ لِلْأُمِّيِّ تُفِيدْ

    Ensuite : c'est d'Allah, le Glorieux, que vient l'aide pour composer des vers utiles à celui qui ne sait ni lire ni écrire.

  5. 5

    فِي عَقْدِ الْأَشْعَرِي وَفِقْهِ مَالِكِوَفِي طَرِيقَةِ الْجُنَيْدِ السَّالِكِ

    [Ils portent] sur la croyance selon al-Ashʿarī, sur le droit (fiqh) selon Mālik et sur la voie d'al-Junayd, l'homme du cheminement spirituel.

Introduction au livre de la croyance, qui aide son lecteur à atteindre le butمقدمة لكتاب الاعتقاد معينة لقارئها على المراد

  1. 6

    وَحُكْمُنَا الْعَقْلِي قَضِيَّةٌ بِلَاوَقْفٍ عَلَى عَادَةٍ أَوْ وَضْعٍ جَلَا

    Le jugement de la raison (ḥukm ʿaqlī) est, chez nous, une affirmation [ou une négation] qui ne dépend ni de l'habitude ni d'une institution manifeste [celle de la Loi révélée].

  2. 7

    أَقْسَامُ مُقْتَضَاهُ بِالْحَصْرِ تُمَازْوَهْيَ الْوُجُوبُ الِاسْتِحَالَةُ الْجَوَازْ

    Ce qu'il établit se répartit en catégories limitées : la nécessité, l'impossibilité et la possibilité.

  3. 8

    فَوَاجِبٌ لَا يَقْبَلُ النَّفْيَ بِحَالْوَمَا أَبَى الثُّبُوتَ عَقْلًا الْمُحَالْ

    Le nécessaire (wājib) est ce qui n'admet en aucun cas d'être nié ; ce qui, pour la raison, refuse d'exister est l'impossible (muḥāl).

  4. 9

    وَجَائِزًا مَا قَبِلَ الْأَمْرَيْنِ سِمْلِلضَّرُورِي وَالنَّظَرِي كُلٌّ قُسِمْ

    Appelle possible (jāʾiz) ce qui admet les deux. Chacune [de ces catégories] se divise en évident (ḍarūrī) et en acquis par la réflexion (naẓarī).

  5. 10

    أَوَّلُ وَاجِبٍ عَلَى مَنْ كُلِّفَامُمَكَّنًا مِنْ نَظَرٍ أَنْ يَعْرِفَا

    Le premier devoir de celui qui est responsable de ses actes (mukallaf), s'il a eu la possibilité de réfléchir, est de connaître

  6. 11

    اللهَ وَالرُّسُلَ بِالصِّفَاتِمِمَّا عَلَيْهَا نَصَبَ الْآيَاتِ

    Allah et les messagers par les attributs sur lesquels Il a établi les preuves.

    Leçon d'une impression de Mayyāra, que soutient sa glose (p. 29) : عليها ; son autre impression et les éditions du matn : عليه.

  7. 12

    وَكُلُّ تَكْلِيفٍ بِشَرْطِ الْعَقْلِمَعَ الْبُلُوغِ بِدَمٍ أَوْ حَمْلِ

    Toute responsabilité (taklīf) a pour condition la raison, avec la puberté, [reconnue] au sang [des menstrues], à la grossesse,

  8. 13

    أَوْ بِمَنِيٍّ أَوْ بِإِنْبَاتِ الشَّعَرْأَوْ بِثَمَانِ عَشْرَةٍ حَوْلًا ظَهَرْ

    au sperme, à la pousse des poils [du pubis], ou à dix-huit années révolues.

Livre de la mère des fondements et des croyances qu'elle renfermeكتاب أم القواعد وما انطوت عليه من العقائد

  1. 14

    يَجِبُ لِلهِ الْوُجُودُ وَالْقِدَمْكَذَا الْبَقَاءُ وَالْغِنَى الْمُطْلَقُ عَمْ

    Sont nécessaires pour Allah : l'existence, l'éternité sans commencement (qidam), de même la permanence (baqāʾ) et l'indépendance absolue, sans restriction ;

  2. 15

    وَخُلْفُهُ لِخَلْقِهِ بِلَا مِثَالْوَوَحْدَةُ الذَّاتِ وَوَصْفٍ وَالْفِعَالْ

    Sa différence d'avec Ses créatures, sans rien qui Lui ressemble ; l'unicité de l'essence, des attributs et des actes ;

  3. 16

    وَقُدْرَةٌ إِرَادَةٌ عِلْمٌ حَيَاةْسَمْعٌ كَلَامٌ بَصَرٌ ذِي وَاجِبَاتْ

    la puissance, la volonté, la science, la vie, l'ouïe, la parole et la vue : tous ces [attributs] sont nécessaires.

  4. 17

    وَيَسْتَحِيلُ ضِدُّ هَذِهِ الصِّفَاتْالْعَدَمُ الْحُدُوثُ ذَا لِلْحَادِثَاتْ

    Sont impossibles les contraires de ces attributs : le néant, le fait d'avoir un commencement, qui est le propre des créatures ;

  5. 18

    كَذَا الْفَنَا وَالِافْتِقَارُ عُدَّهْوَأَنْ يُمَاثَلَ وَنَفْيُ الْوَحْدَهْ

    de même la disparition, le besoin, compte-le aussi, qu'on Lui ressemble, et la négation de l'unicité ;

  6. 19

    عَجْزٌ كَرَاهَةٌ وَجَهْلٌ وَمَمَاتْوَصَمَمٌ وَبَكَمٌ عَمًى صُمَاتْ

    l'impuissance, la contrainte, l'ignorance, la mort, la surdité, le mutisme, la cécité et le silence.

  7. 20

    يَجُوزُ فِي حَقِّهِ فِعْلُ الْمُمْكِنَاتْبِأَسْرِهَا وَتَرْكُهَا فِي الْعَدَمَاتْ

    Est possible à Son égard : faire exister toutes les choses possibles, ou les laisser dans le néant.

  8. 21

    وُجُودُهُ لَهُ دَلِيلٌ قَاطِعْحَاجَةُ كُلِّ مُحْدَثٍ لِلصَّانِعْ

    Son existence a une preuve décisive : tout ce qui a commencé d'exister a besoin de Celui qui l'a fait.

  9. 22

    لَوْ حَدَثَتْ لِنَفْسِهَا الْأَكْوَانُلَاجْتَمَعَ التَّسَاوِ وَالرُّجْحَانُ

    Si les êtres étaient apparus d'eux-mêmes, l'égalité [entre exister et ne pas exister] et la prépondérance [de l'un sur l'autre] seraient réunies,

    Leçon de Mayyāra (p. 48) et d'autres commentaires ; les éditions du matn : بِنَفْسِهَا.

  10. 23

    وَذَا مُحَالٌ وَحُدُوثُ الْعَالَمِمِنْ حَدَثِ الْأَعْرَاضِ مَعْ تَلَازُمِ

    ce qui est impossible. Quant au commencement du monde, [il se prouve] par le commencement des accidents, qui en sont inséparables.

  11. 24

    لَوْ لَمْ يَكُ الْقِدَمُ وَصْفَهُ لَزِمْحُدُوثُهُ دَوْرٌ تَسَلْسُلٌ حُتِمْ

    Si l'éternité n'était pas Son attribut, Il aurait eu un commencement, et le cercle vicieux (dawr) ou la régression à l'infini (tasalsul) s'imposerait.

  12. 25

    لَوْ أَمْكَنَ الْفَنَاءُ لَانْتَفَى الْقِدَمْلَوْ مَاثَلَ الْخَلْقَ حُدُوثُهُ انْحَتَمْ

    Si Sa disparition était possible, l'éternité serait niée. S'Il ressemblait aux créatures, Son commencement serait inévitable.

  13. 26

    لَوْ لَمْ يَجِبْ وَصْفُ الْغِنَى لَهُ افْتَقَرْلَوْ لَمْ يَكُنْ بِوَاحِدٍ لَمَا قَدَرْ

    Si l'indépendance ne Lui était pas nécessaire, Il serait dans le besoin. S'Il n'était pas unique, Il n'aurait pas eu la puissance.

  14. 27

    لَوْ لَمْ يَكُنْ حَيًّا مُرِيدًا عَالِمَاوَقَادِرًا لَمَا رَأَيْتَ عَالَمَا

    S'Il n'était pas vivant, doué de volonté, savant et puissant, tu n'aurais vu aucun monde.

  15. 28

    وَالتَّالِ فِي السِّتِّ الْقَضَايَا بَاطِلُقَطْعًا مُقَدَّمٌ إِذًا مُمَاثِلُ

    Dans ces six raisonnements, la conséquence est fausse, de façon certaine ; l'hypothèse de départ l'est donc tout autant.

  16. 29

    وَالسَّمْعُ وَالْبَصَرُ وَالْكَلَامُبِالنَّقْلِ مَعْ كَمَالِهِ تُرَامُ

    L'ouïe, la vue et la parole s'établissent par les textes transmis (naql), joints à [l'argument de] Sa perfection.

  17. 30

    لَوِ اسْتَحَالَ مُمْكِنٌ أَوْ وَجَبَاقَلْبَ الْحَقَائِقِ لُزُومًا أَوْجَبَا

    Si une chose possible devenait impossible ou nécessaire, cela entraînerait forcément le renversement des réalités.

  18. 31

    يَجِبُ لِلرُّسْلِ الْكِرَامِ الصِّدْقُأَمَانَةٌ تَبْلِيغُهُمْ يَحِقُّ

    Sont nécessaires pour les nobles messagers : la véracité, la fidélité (amāna), et la transmission [du message], qui leur incombe.

  19. 32

    مُحَالٌ الْكَذِبُ وَالْمَنْهِيُّكَعَدَمِ التَّبْلِيغِ يَا ذَكِيُّ

    Sont impossibles [pour eux] : le mensonge, [commettre] ce qui est défendu, ainsi que le défaut de transmission, ô toi qui es intelligent.

  20. 33

    يَجُوزُ فِي حَقِّهِمُ كُلُّ عَرَضْلَيْسَ مُؤَدِّيًا لِنَقْصٍ كَالْمَرَضْ

    Est possible à leur égard tout état [humain] qui ne conduit pas à une imperfection, comme la maladie.

  21. 34

    لَوْ لَمْ يَكُونُوا صَادِقِينَ لَلَزِمْأَنْ يَكْذِبَ الْإِلَهُ فِي تَصْدِيقِهِمْ

    S'ils n'étaient pas véridiques, il s'ensuivrait qu'Allah aurait menti en les confirmant,

  22. 35

    إِذْ مُعْجِزَاتُهُمْ كَقَوْلِهِ وَبَرْصَدَقَ هَذَا الْعَبْدُ فِي كُلِّ خَبَرْ

    car leurs miracles équivalent à Sa parole, et Il dit vrai : « Ce serviteur est véridique en tout ce qu'il annonce. »

  23. 36

    لَوِ انْتَفَى التَّبْلِيغُ أَوْ خَانُوا حُتِمْأَنْ يُقْلَبَ الْمَنْهِيُّ طَاعَةً لَهُمْ

    S'ils n'avaient pas transmis ou s'ils avaient trahi, il s'imposerait que ce qui est défendu devienne, venant d'eux, un acte d'obéissance [que nous aurions à imiter].

  24. 37

    جَوَازُ الْأَعْرَاضِ عَلَيْهِمْ حُجَّتُهْوُقُوعُهَا بِهِمْ تَسَلٍّ حِكْمَتُهْ

    Que les états [humains] soient possibles pour eux a pour preuve qu'ils leur sont arrivés ; la sagesse en est la consolation [qu'on y trouve].

  25. 38

    وَقَوْلُ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُمُحَمَّدٌ أَرْسَلَهُ الْإِلَهُ

    La parole « Il n'y a de divinité qu'Allah ; Muḥammad, Allah l'a envoyé »

  26. 39

    يَجْمَعُ كُلَّ هَذِهِ الْمَعَانِيكَانَتْ لِذَا عَلَامَةَ الْإِيمَانِ

    rassemble tous ces sens ; c'est pourquoi elle est le signe de la foi.

  27. 40

    وَهْيَ أَفْضَلُ وُجُوهِ الذِّكْرِفَاشْغَلْ بِهَا الْعُمْرَ تَفُزْ بِالذُّخْرِ

    Elle est la meilleure des formes de l'évocation (dhikr) : occupes-en ta vie, tu gagneras le trésor [mis en réserve].

  28. 41

    فَصْلٌ وَطَاعَةُ الْجَوَارِحِ الْجَمِيعْقَوْلًا وَفِعْلًا هُوَ الْإِسْلَامُ الرَّفِيعْ

    Chapitre. L'obéissance de tous les membres, en parole et en acte, voilà l'islam élevé.

  29. 42

    قَوَاعِدُ الْإِسْلَامِ خَمْسٌ وَاجِبَاتْوَهْيَ الشَّهَادَتَانِ شَرْطُ الْبَاقِيَاتْ

    Les piliers de l'islam sont cinq obligations : les deux attestations, condition des autres,

  30. 43

    ثُمَّ الصَّلَاةُ وَالزَّكَاةُ فِي الْقِطَاعْوَالصَّوْمُ وَالْحَجُّ عَلَى مَنِ اسْتَطَاعْ

    puis la prière, la zakāt sur les biens, le jeûne, et le pèlerinage pour celui qui en a la capacité.

    « القطاع » : la monnaie et le bétail, pris ici pour tous les biens soumis à la zakāt (Mayyāra, p. 87).

  31. 44

    الْإِيمَانُ جَزْمٌ بِالْإِلَهِ وَالْكُتُبْوَالرُّسْلِ وَالْأَمْلَاكِ مَعْ بَعْثٍ قَرُبْ

    La foi (īmān) est la certitude au sujet d'Allah, des Livres, des messagers, des anges, de la résurrection, qui est proche,

  32. 45

    وَقَدَرٍ كَذَا صِرَاطٌ مِيزَانْحَوْضُ النَّبِيِّ جَنَّةٌ وَنِيرَانْ

    et du destin ; de même le pont (ṣirāṭ), la balance, le bassin du Prophète, le Paradis et le Feu.

  33. 46

    وَأَمَّا الْإِحْسَانُ فَقَالَ مَنْ دَرَاهْأَنْ تَعْبُدَ اللهَ كَأَنَّكَ تَرَاهْ

    Quant à l'excellence (iḥsān), celui qui la connaît a dit : c'est adorer Allah comme si tu Le voyais ;

  34. 47

    إِنْ لَمْ تَكُنْ تَرَاهُ إِنَّهُ يَرَاكْوَالدِّينُ ذِي الثَّلَاثُ خُذْ أَقْوَى عُرَاكْ

    si tu ne Le vois pas, Lui te voit. La religion, ce sont ces trois choses : saisis la plus solide des anses.

Introduction tirée des principes du droit, qui aide à parvenir à ses branchesمقدمة من الأصول معينة في فروعها على الوصول

  1. 48

    الْحُكْمُ فِي الشَّرْعِ خِطَابُ رَبِّنَاالْمُقْتَضِي فِعْلَ الْمُكَلَّفِ افْطُنَا

    Le statut (ḥukm), dans la Loi, est le discours de notre Seigneur qui porte sur l'acte du mukallaf, comprends-le bien :

  2. 49

    بِطَلَبٍ أَوْ إِذْنٍ أَوْ بِوَضْعِلِسَبَبٍ أَوْ شَرْطٍ أَوْ ذِي مَنْعِ

    il prend la forme d'une demande, d'une autorisation, ou de l'institution d'une cause, d'une condition ou d'un empêchement.

  3. 50

    أَقْسَامُ حُكْمِ الشَّرْعِ خَمْسَةٌ تُرَامْفَرْضٌ وَنَدْبٌ وَكَرَاهَةٌ حَرَامْ

    Les catégories du statut légal sont cinq : l'obligation (farḍ), la recommandation (nadb), la réprobation (karāha), l'interdiction (ḥarām),

  4. 51

    ثُمَّ إِبَاحَةٌ فَمَأْمُورٌ جُزِمْفَرْضٌ وَدُونَ الْجَزْمِ مَنْدُوبٌ وُسِمْ

    puis la permission (ibāḥa). Ce qui est ordonné de façon impérative est une obligation ; sans caractère impératif, on l'appelle recommandé (mandūb).

  5. 52

    ذُو النَّهْيِ مَكْرُوهٌ وَمَعْ حَتْمٍ حَرَامْمَأْذُونُ وَجْهَيْهِ مُبَاحٌ ذَا تَمَامْ

    Ce qui est défendu est déconseillé (makrūh) et, quand la défense est stricte, interdit (ḥarām). Ce qu'il est permis de faire ou de ne pas faire est licite (mubāḥ) : le compte est complet.

  6. 53

    وَالْفَرْضُ قِسْمَانِ كِفَايَةٌ وَعَيْنْوَيَشْمَلُ الْمَنْدُوبُ سُنَّةً بِذَيْنْ

    L'obligation est de deux sortes : collective (kifāya) et individuelle (ʿayn). Le recommandé comprend la sunna, qui se divise de la même façon.

Livre de la purificationكتاب الطهارة

  1. 54

    فَصْلٌ وَتَحْصُلُ الطَّهَارَةُ بِمَامِنَ التَّغَيُّرِ بِشَيْءٍ سَلِمَا

    Chapitre. La purification (ṭahāra) s'obtient par une eau saine de toute altération.

  2. 55

    إِذَا تَغَيَّرَ بِنَجْسٍ طُرِحَاأَوْ طَاهِرٍ لِعَادَةٍ قَدْ صَلُحَا

    Si elle a été altérée par une impureté, on la jette ; si c'est par une matière pure, elle sert aux usages courants,

  3. 56

    إِلَّا إِذَا لَازَمَهُ فِي الْغَالِبِكَمُغْرَةٍ فَمُطْلَقٌ كَالذَّائِبِ

    sauf si cette matière lui est habituellement liée, comme la terre rouge : elle reste alors une eau pure et purifiante (muṭlaq), comme l'eau de ce qui a fondu [neige, grêle ou glace].

  4. 57

    فَصْلٌ فَرَائِضُ الْوُضُو سَبْعٌ وَهِيدَلْكٌ وَفَوْرٌ نِيَّةٌ فِي بَدْئِهِ

    Chapitre. Les obligations (farāʾiḍ) du wuḍūʾ [les ablutions] sont sept : frotter [les membres], enchaîner [les actes] sans interruption, avoir l'intention au début,

    Leçon de Mayyāra (p. 149) et d'autres commentaires. Éditions du matn : فَرَائِضُ الْوُضُوءِ سَبْعَةٌ وَهِي.

  5. 58

    وَلْيَنْوِ رَفْعَ حَدَثٍ أَوْ مُفْتَرَضْأَوِ اسْتِبَاحَةً لِمَمْنُوعٍ عَرَضْ

    en visant de lever l'état d'impureté rituelle (ḥadath), ou [d'accomplir] une obligation, ou de se rendre permis ce qui était devenu interdit ;

  6. 59

    وَغَسْلُ وَجْهٍ غَسْلُهُ الْيَدَيْنِوَمَسْحُ رَأْسٍ غَسْلُهُ الرِّجْلَيْنِ

    laver le visage, laver les mains [et les avant-bras], passer les mains mouillées sur la tête, laver les pieds.

  7. 60

    وَالْفَرْضُ عَمَّ مَجْمَعَ الْأُذْنَيْنِوَالْمِرْفَقَيْنِ عَمَّ وَالْكَعْبَيْنِ

    L'obligation [de laver le visage] s'étend, en largeur, d'une oreille à l'autre ; elle englobe aussi les coudes et les chevilles.

  8. 61

    خَلِّلْ أَصَابِعَ الْيَدَيْنِ وَشَعَرْوَجْهٍ إِذَا مِنْ تَحْتِهِ الْجِلْدُ ظَهَرْ

    Fais passer l'eau entre les doigts des mains, et dans les poils du visage lorsque la peau se voit en dessous.

  9. 62

    سُنَنُهُ السَّبْعُ ابْتِدَا غَسْلِ الْيَدَيْنْوَرَدُّ مَسْحِ الرَّأْسِ مَسْحُ الْأُذُنَيْنْ

    Ses sept sunnas : laver les mains en premier, ramener les mains [d'arrière en avant] en essuyant la tête, essuyer les oreilles,

  10. 63

    مَضْمَضَةٌ اسْتِنْشَاقٌ اسْتِنْثَارُتَرْتِيبُ فَرْضِهِ وَذَا الْمُخْتَارُ

    se rincer la bouche, aspirer l'eau par le nez, la rejeter, et respecter l'ordre des actes obligatoires : tel est l'avis retenu.

  11. 64

    وَأَحَدَ عْشَرَ الْفَضَائِلُ أَتَتْتَسْمِيَةٌ وَبُقْعَةٌ قَدْ طَهُرَتْ

    Les actes méritoires (faḍāʾil) sont au nombre de onze : dire « Au nom d'Allah », [choisir] un endroit pur,

  12. 65

    تَقْلِيلُ مَاءٍ وَتَيَامُنُ الْإِنَاوَالشَّفْعُ وَالتَّثْلِيثُ فِي مَغْسُولِنَا

    utiliser peu d'eau, placer le récipient à sa droite, laver une deuxième et une troisième fois les membres qui se lavent,

  13. 66

    بَدْءُ الْمَيَامِنِ سِوَاكٌ وَنُدِبْتَرْتِيبُ مَسْنُونِهِ أَوْ مَعْ مَا يَجِبْ

    commencer par le côté droit, utiliser le siwāk ; il est recommandé de respecter l'ordre des sunnas entre elles, ou avec les actes obligatoires,

  14. 67

    وَبَدْءُ مَسْحِ الرَّأْسِ مِنْ مُقَدَّمِهْتَخْلِيلُهُ أَصَابِعًا بِقَدَمِهْ

    de commencer l'essuyage de la tête par l'avant, et de faire passer l'eau entre les orteils.

  15. 68

    وَكُرِهَ الزَّيْدُ عَلَى الْفَرْضِ لَدَىمَسْحٍ وَفِي الْغَسْلِ عَلَى مَا حُدِّدَا

    Il est déconseillé (makrūh) de dépasser ce qui est obligatoire dans l'essuyage et, dans le lavage, de dépasser [le nombre] qui a été fixé.

  16. 69

    وَعَاجِزُ الْفَوْرِ بَنَى مَا لَمْ يَطُلْبِيُبْسِ الْأَعْضَا فِي زَمَانٍ مُعْتَدِلْ

    Celui qui n'a pas pu enchaîner [les actes] reprend là où il s'était arrêté, tant que l'interruption n'a pas été longue, [ce qui se mesure] au séchage des membres par temps tempéré.

  17. 70

    ذَاكِرُ فَرْضِهِ بِطُولٍ يَفْعَلُهْفَقَطْ وَفِي الْقُرْبِ الْمُوَالِي يُكْمِلُهْ

    Celui qui se rappelle un acte obligatoire [oublié] après un long moment l'accomplit seul ; si c'est peu de temps après, il refait aussi ce qui le suit.

  18. 71

    إِنْ كَانَ صَلَّى بَطَلَتْ وَمَنْ ذَكَرْسُنَّتَهُ يَفْعَلُهَا لِمَا حَضَرْ

    S'il avait prié, sa prière est nulle. Celui qui se rappelle une sunna [oubliée] l'accomplit pour les prières à venir.

  19. 72

    نَوَاقِضُ الْوُضُوءِ سِتَّةَ عَشَرْبَوْلٌ وَرِيحٌ سَلَسٌ إِذَا نَدَرْ

    Les annulatifs du wuḍūʾ sont seize : l'urine, le gaz, l'écoulement incontrôlé lorsqu'il est rare,

    Une impression de Mayyāra et d'autres commentaires portent : فَصْلٌ نَوَاقِضُهُ سِتَّةَ عَشَرْ.

  20. 73

    وَغَائِطٌ نَوْمٌ ثَقِيلٌ مَذْيُسُكْرٌ وَإِغْمَاءٌ جُنُونٌ وَدْيُ

    les selles, le sommeil profond, le liquide émis sous l'effet du désir (madhy), l'ivresse, l'évanouissement, la folie, le liquide épais qui suit l'urine (wady),

  21. 74

    لَمْسٌ وَقُبْلَةٌ وَذَا إِنْ وُجِدَتْلَذَّةُ عَادَةٍ كَذَا إِنْ قُصِدَتْ

    le toucher et le baiser, et cela si l'on y a trouvé le plaisir habituel, ou si on l'a recherché,

  22. 75

    إِلْطَافُ مَرْأَةٍ كَذَا مَسُّ الذَّكَرْوَالشَّكُّ فِي الْحَدَثِ كُفْرُ مَنْ كَفَرْ

    le fait, pour la femme, d'introduire le doigt dans son sexe, de même, [pour l'homme,] toucher sa verge, le doute sur la survenue d'un annulatif, et l'apostasie.

  23. 76

    وَيَجِبُ اسْتِبْرَاءُ الْأَخْبَثَيْنِ مَعْسَلْتٍ وَنَتْرِ ذَكَرٍ وَالشَّدَّ دَعْ

    Il est obligatoire de se libérer entièrement de l'urine et des selles, en pressant la verge et en la secouant ; ne force pas.

  24. 77

    وَجَازَ الِاسْتِجْمَارُ مِنْ بَوْلِ ذَكَرْكَغَائِطٍ لَا مَا كَثِيرًا انْتَشَرْ

    Il est permis de s'essuyer avec des pierres (istijmār) après l'urine de l'homme, comme après les selles, sauf pour ce qui s'est beaucoup répandu.

  25. 78

    فَصْلٌ فُرُوضُ الْغَسْلِ قَصْدٌ يُحْتَضَرْفَوْرٌ عُمُومُ الدَّلْكِ تَخْلِيلُ الشَّعَرْ

    Chapitre. Les obligations du ghusl [le bain rituel complet] : une intention présente à l'esprit, l'enchaînement sans interruption, frotter tout le corps, faire pénétrer l'eau dans les cheveux.

  26. 79

    فَتَابِعِ الْخَفِيَّ مِثْلَ الرُّكْبَتَيْنْوَالْإِبْطِ وَالرُّفْغِ وَبَيْنَ الْأَلْيَتَيْنْ

    Veille donc aux endroits cachés, comme [le pli] des genoux, l'aisselle, l'aine et l'entre-fesses.

    Mayyāra (p. 192) lit « الإِبِطَ », sans wāw.

  27. 80

    وَصِلْ لِمَا عَسُرَ بِالْمِنْدِيلِوَنَحْوِهِ كَالْحَبْلِ وَالتَّوْكِيلِ

    Atteins ce qui est difficile d'accès avec un linge ou un objet semblable, comme une corde, ou en te faisant aider.

  28. 81

    سُنَنُهُ مَضْمَضَةٌ غَسْلُ الْيَدَيْنْبَدْءًا وَالِاسْتِنْشَاقُ ثُقْبُ الْأُذُنَيْنْ

    Ses sunnas : se rincer la bouche, laver les mains en premier, aspirer l'eau par le nez, [essuyer] le conduit des oreilles.

  29. 82

    مَنْدُوبُهُ الْبَدْءُ بِغَسْلِهِ الْأَذَىتَسْمِيَةٌ تَثْلِيثُ رَأْسِهِ كَذَا

    Ses actes recommandés (mandūb) : commencer par laver la souillure, dire « Au nom d'Allah », verser trois fois l'eau sur la tête, de même

  30. 83

    تَقْدِيمُ أَعْضَاءِ الْوُضُو قِلَّةُ مَابَدْءٌ بِأَعْلَى وَيَمِينٍ خُذْهُمَا

    laver d'abord les membres du wuḍūʾ, utiliser peu d'eau, commencer par le haut et par la droite : retiens ces deux [derniers].

  31. 84

    تَبْدَأُ فِي الْغُسْلِ بِفَرْجٍ ثُمَّ كُفّْعَنْ مَسِّهِ بِبَطْنِ أَوْ جَنْبِ الْأَكُفّْ

    Dans le ghusl, tu commences par le sexe, puis tu t'abstiens de le toucher avec la paume ou le côté de la main,

  32. 85

    أَوْ إِصْبَعٍ ثُمَّ إِذَا مَسِسْتَهُأَعِدْ مِنَ الْوُضُوءِ مَا فَعَلْتَهُ

    ou avec un doigt. Si ensuite tu le touches, refais ce que tu avais accompli du wuḍūʾ.

  33. 86

    مُوجِبُهُ حَيْضٌ نِفَاسٌ إِنْزَالْمَغِيبُ كَمْرَةٍ بِفَرْجٍ إِسْجَالْ

    Ce qui le rend obligatoire : les menstrues, les lochies, l'émission de sperme, et la disparition du gland dans un sexe, dans tous les cas.

  34. 87

    وَالْأَوَّلَانِ مَنَعَا الْوَطْءَ إِلَىغُسْلٍ وَالْآخِرَانِ قُرْآنًا حَلَا

    Les deux premières interdisent le rapport intime jusqu'au ghusl ; les deux dernières [interdisent la récitation du] Coran, si doux [à réciter] ;

  35. 88

    وَالْكُلُّ مَسْجِدًا وَسَهْوُ الِاغْتِسَالْمِثْلُ وُضُوئِكَ وَلَمْ تُعِدْ مُوَالْ

    et toutes [interdisent] la mosquée. L'oubli, dans le ghusl, se traite comme dans ton wuḍūʾ, mais tu ne refais pas ce qui suit [l'endroit oublié].

  36. 89

    فَصْلٌ لِخَوْفِ ضُرٍّ أَوْ عَدَمِ مَاعَوِّضْ مِنَ الطَّهَارَةِ التَّيَمُّمَا

    Chapitre. Par crainte d'un mal ou par manque d'eau, remplace la purification [par l'eau] par le tayammum [purification par la terre].

  37. 90

    وَصَلِّ فَرْضًا وَاحِدًا وَإِنْ تَصِلْجَنَازَةً وَسُنَّةً بِهِ يَحِلّْ

    Accomplis avec lui une seule prière obligatoire ; si tu y joins [aussitôt] une prière funéraire ou une sunna, cela est permis.

  38. 91

    وَجَازَ لِلنَّفْلِ ابْتِدَا وَيَسْتَبِيحْالْفَرْضَ لَا الْجُمْعَةَ حَاضِرٌ صَحِيحْ

    Il est permis [au voyageur et au malade] de le faire d'emblée pour une prière surérogatoire ; le résident bien portant [qui n'a pas d'eau] ne se rend permise, par lui, que la prière obligatoire, non celle du vendredi.

  39. 92

    فُرُوضُهُ مَسْحُكَ وَجْهًا وَالْيَدَيْنْلِلْكُوعِ وَالنِّيَّةُ أُولَى الضَّرْبَتَيْنْ

    Ses obligations : t'essuyer le visage et les mains jusqu'aux poignets, l'intention, le premier des deux contacts [des mains avec le sol],

  40. 93

    ثُمَّ الْمُوَالَاةُ صَعِيدٌ طَهُرَاوَوَصْلُهَا بِهِ وَوَقْتٌ حَضَرَا

    puis l'enchaînement sans interruption, un sol pur, le fait de l'enchaîner avec la prière, et l'entrée du temps [de la prière].

  41. 94

    آخِرُهُ لِلرَّاجِ آيِسٌ فَقَطْأَوَّلُهُ وَالْمُتَرَدِّدُ الْوَسَطْ

    [Il se fait] à la fin du temps pour celui qui espère [trouver de l'eau], au début pour celui qui n'en a plus l'espoir, et au milieu pour celui qui hésite.

  42. 95

    سُنَنُهُ مَسْحُهُمَا لِلْمِرْفَقِوَضَرْبَةُ الْيَدَيْنِ تَرْتِيبٌ بَقِي

    Ses sunnas : essuyer les bras jusqu'aux coudes, le [second] contact, celui des mains, et il reste le respect de l'ordre.

  43. 96

    مَنْدُوبُهُ تَسْمِيَةٌ وَصْفٌ حَمِيدْنَاقِضُهُ مِثْلُ الْوُضُوءِ وَيَزِيدْ

    Ses actes recommandés : dire « Au nom d'Allah » et suivre la manière louable [d'essuyer]. Ce qui l'annule est ce qui annule le wuḍūʾ, à quoi s'ajoute

  44. 97

    وُجُودُ مَاءٍ قَبْلَ أَنْ صَلَّى وَإِنْبَعْدُ يَجِدْ يُعِدْ بِوَقْتٍ إِنْ يَكُنْ

    le fait de trouver de l'eau avant d'avoir prié. S'il en trouve après, il refait la prière tant que son temps dure, s'il est

  45. 98

    كَخَائِفِ اللِّصِّ وَرَاجٍ قَدَّمَاوَزَمِنٍ مُنَاوِلًا قَدْ عَدِمَا

    dans le cas de celui qui craignait un voleur, de celui qui espérait [de l'eau] et a pourtant prié au début du temps, ou de l'infirme qui n'avait personne pour lui apporter l'eau.

Livre de la prièreكتاب الصلاة

  1. 99

    فَرَائِضُ الصَّلَاةِ سِتَّ عَشَرَهْشُرُوطُهَا أَرْبَعَةٌ مُفْتَقِرَهْ

    Les obligations (farāʾiḍ) de la prière (ṣalāt) sont seize ; ses conditions sont quatre, [énoncées] à la suite.

    Mayyāra (p. 236) comprend « à la suite » ; un autre commentaire : « requises ». Variante : مُقْتَفَرَهْ.

  2. 100

    تَكْبِيرَةُ الْإِحْرَامِ وَالْقِيَامُلَهَا وَنِيَّةٌ بِهَا تُرَامُ

    Le takbīr d'ouverture (takbīrat al-iḥrām), la station debout pour le dire, l'intention par laquelle on vise [la prière],

  3. 101

    فَاتِحَةٌ مَعَ الْقِيَامِ وَالرُّكُوعْوَالرَّفْعُ مِنْهُ وَالسُّجُودُ بِالْخُضُوعْ

    la Fātiḥa, avec la station debout [pour la réciter], l'inclinaison (rukūʿ), le fait de s'en relever, la prosternation (sujūd) avec humilité,

  4. 102

    وَالرَّفْعُ مِنْهُ وَالسَّلَامُ وَالْجُلُوسْلَهُ وَتَرْتِيبُ أَدَاءٍ فِي الْأُسُوسْ

    le fait de s'en relever, le salut (salām), la position assise pour le dire, le respect de l'ordre entre ces actes fondamentaux,

  5. 103

    وَالِاعْتِدَالُ مُطْمَئِنًّا بِالْتِزَامْتَبَعُ مَأْمُومٍ بِإِحْرَامٍ سَلَامْ

    le redressement complet (iʿtidāl) et l'immobilité [des membres] (ṭumaʾnīna), obligatoirement ; pour celui qui prie derrière un imam, le suivre dans le takbīr d'ouverture et dans le salut,

    Leçon de Mayyāra (p. 237) et d'autres commentaires ; les éditions du matn : تَابَعَ مَأْمُومٌ.

  6. 104

    نِيَّتُهُ اقْتِدَا كَذَا الْإِمَامُ فِيخَوْفٍ وَجَمْعٍ جُمْعَةٍ مُسْتَخْلَفِ

    et avoir l'intention de le suivre ; de même, pour l'imam, [l'intention de diriger] dans la prière de la peur, le regroupement de deux prières, la prière du vendredi et quand il remplace [un autre imam].

  7. 105

    شَرْطُهَا الِاسْتِقْبَالُ طُهْرُ الْخَبَثِوَسَتْرُ عَوْرَةٍ وَطُهْرُ الْحَدَثِ

    Ses conditions : s'orienter [vers la qibla], être pur de toute souillure matérielle, couvrir les parties du corps à cacher (ʿawra), être en état de pureté rituelle.

  8. 106

    بِالذِّكْرِ وَالْقُدْرَةِ فِي غَيْرِ الْأَخِيرْتَفْرِيعُ نَاسِيهَا وَعَاجِزٍ كَثِيرْ

    [Elles s'imposent] à qui s'en souvient et en a la capacité, sauf la dernière [qui s'impose toujours]. Les cas de celui qui les oublie et de celui qui en est incapable sont nombreux :

  9. 107

    نَدْبًا يُعِيدَانِ بِوَقْتٍ كَالْخَطَافِي قِبْلَةٍ لَا عَجْزِهَا أَوِ الْغِطَا

    il leur est recommandé de refaire la prière tant que son temps dure, comme après une erreur de qibla, mais non après l'incapacité de s'orienter ou de se couvrir.

  10. 108

    وَمَا عَدَا وَجْهَ وَكَفَّ الْحُرَّهْيَجِبُ سَتْرُهُ كَمَا فِي الْعَوْرَهْ

    Tout ce qui n'est pas le visage et les mains de la femme libre doit être couvert, comme il en va de la ʿawra.

  11. 109

    لَكِنْ لَدَى كَشْفٍ لِصَدْرٍ أَوْ شَعَرْأَوْ طَرَفٍ تُعِيدُ فِي الْوَقْتِ الْمُقَرّْ

    Mais si elle a découvert la poitrine, les cheveux ou une extrémité, elle refait la prière dans le temps fixé.

  12. 110

    شَرْطُ وُجُوبِهَا النَّقَا مِنَ الدَّمِبِقَصَّةٍ أَوِ الْجُفُوفِ فَاعْلَمِ

    La condition pour qu'elle soit due : être pure du sang [des menstrues et des lochies], ce que l'on reconnaît à l'écoulement blanc (qaṣṣa) ou à la sécheresse, sache-le.

  13. 111

    فَلَا قَضَا أَيَّامَهُ ثُمَّ دُخُولْوَقْتٍ فَأَدِّهَا بِهِ حَتْمًا أَقُولْ

    Il n'y a donc pas à rattraper [les prières de] ces jours-là. Puis [vient] l'entrée du temps : accomplis-la dans son temps, c'est impératif, je l'affirme.

  14. 112

    سُنَنُهَا السُّورَةُ بَعْدَ الْوَاقِيَهْمَعَ الْقِيَامِ أَوَّلًا وَالثَّانِيَهْ

    Ses sunnas : la sourate après la Fātiḥa, [appelée] « la Protectrice », avec la station debout [pour la réciter], dans la première et la deuxième rakʿa ;

  15. 113

    جَهْرٌ وَسِرٌّ بِمَحَلٍّ لَهُمَاتَكْبِيرُهُ إِلَّا الَّذِي تَقَدَّمَا

    la récitation à voix haute et à voix basse, chacune à sa place ; les takbīr, sauf celui qui a déjà été cité ;

  16. 114

    كُلُّ تَشَهُّدٍ جُلُوسٌ أَوَّلُوَالثَّانِي لَا مَا لِلسَّلَامِ يَحْصُلُ

    chaque tashahhud ; la première position assise, et la seconde, sauf le moment où se dit le salut ;

  17. 115

    وَسَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُفِي الرَّفْعِ مِنْ رُكُوعِهِ أَوْرَدَهُ

    « Allah entend celui qui Le loue », au moment de se relever de l'inclinaison, que disent

  18. 116

    الْفَذُّ وَالْإِمَامُ هَذَا أُكِّدَاوَالْبَاقِي كَالْمَنْدُوبِ فِي الْحُكْمِ بَدَا

    celui qui prie seul et l'imam. Voilà les sunnas renforcées ; les autres sont traitées, quant à la règle, comme les actes recommandés :

    Sunnas renforcées (muʾakkada) : celles dont l'oubli appelle les prosternations de l'oubli ; délaisser les autres n'entraîne rien (Mayyāra, p. 277).

  19. 117

    إِقَامَةٌ سُجُودُهُ عَلَى الْيَدَيْنْوَطَرَفِ الرِّجْلَيْنِ مِثْلُ الرُّكْبَتَيْنْ

    l'iqāma ; se prosterner sur les mains et sur le bout des pieds, ainsi que sur les genoux ;

  20. 118

    إِنْصَاتُ مُقْتَدٍ بِجَهْرٍ ثُمَّ رَدّْعَلَى الْإِمَامِ وَالْيَسَارِ وَأَحَدْ

    pour celui qui suit l'imam, se taire quand la récitation est à voix haute, puis rendre le salut à l'imam, et vers la gauche lorsque quelqu'un

  21. 119

    بِهِ وَزَائِدُ سُكُونٍ لِلْحُضُورْسُتْرَةُ غَيْرِ مُقْتَدٍ خَافَ الْمُرُورْ

    s'y trouve ; prolonger l'immobilité [au-delà du minimum], pour la présence [du cœur] ; placer un objet devant soi (sutra), pour qui ne prie pas derrière un imam et craint que l'on passe devant lui ;

  22. 120

    جَهْرُ السَّلَامِ كَلِمُ التَّشَهُّدِوَأَنْ يُصَلِّيَ عَلَى مُحَمَّدِ

    dire le salut à voix haute ; les formules du tashahhud ; et prier sur Muḥammad.

  23. 121

    سُنَّ الْأَذَانُ لِجَمَاعَةٍ أَتَتْفَرْضًا بِوَقْتِهِ وَغَيْرًا طَلَبَتْ

    L'appel à la prière (adhān) est une sunna pour un groupe venu accomplir une prière obligatoire dans son temps et qui attend d'autres fidèles.

  24. 122

    وَقَصْرُ مَنْ سَافَرَ أَرْبَعَ بُرُدْظُهْرًا عِشًا عَصْرًا إِلَى حِينَ يَعُدْ

    [Est aussi une sunna] le fait, pour celui qui parcourt quatre burud, de raccourcir le ẓuhr, le ʿishāʾ et le ʿaṣr, jusqu'au moment de son retour,

  25. 123

    مِمَّا وَرَا السُّكْنَى إِلَيْهِ إِنْ قَدِمْمُقِيمُ أَرْبَعَةِ أَيَّامٍ يُتِمّْ

    à partir du moment où il a dépassé les habitations et jusqu'à ce qu'il y revienne. Celui qui séjourne quatre jours prie sans raccourcir.

  26. 124

    مَنْدُوبُهَا تَيَامُنٌ مَعَ السَّلَامْتَأْمِينُ مَنْ صَلَّى عَدَا جَهْرَ الْإِمَامْ

    Ses actes recommandés : tourner la tête à droite en saluant ; dire « āmīn », pour quiconque prie, sauf l'imam dans la prière à voix haute ;

  27. 125

    وَقَوْلُ رَبَّنَا لَكَ الْحَمْدُ عَدَامَنْ أَمَّ وَالْقُنُوتُ فِي الصُّبْحِ بَدَا

    dire « Notre Seigneur, à Toi la louange », sauf pour celui qui dirige la prière ; l'invocation du qunūt, qui se fait dans la prière du ṣubḥ ;

  28. 126

    رِدًا وَتَسْبِيحُ السُّجُودِ وَالرُّكُوعْسَدْلُ يَدٍ تَكْبِيرُهُ مَعَ الشُّرُوعْ

    [porter] un manteau (ridāʾ) ; glorifier Allah dans la prosternation et l'inclinaison ; laisser pendre les bras ; dire le takbīr au moment où l'on commence le mouvement,

  29. 127

    وَبَعْدَ أَنْ يَقُومَ مِنْ وُسْطَاهُوَعَقْدُهُ الثَّلَاثَ مِنْ يُمْنَاهُ

    mais, [au sortir] de l'assise du milieu, seulement une fois debout ; replier trois doigts de la main droite

  30. 128

    لَدَى التَّشَهُّدِ وَبَسْطُ مَا خَلَاهْتَحْرِيكُ سَبَّابَتِهَا حِينَ تَلَاهْ

    pendant le tashahhud et étendre les autres ; bouger l'index de cette main pendant qu'on le récite.

  31. 129

    وَالْبَطْنَ مِنْ فَخْذٍ رِجَالٌ يُبْعِدُونْوَمِرْفَقًا مِنْ رُكْبَةٍ إِذْ يَسْجُدُونْ

    Les hommes écartent le ventre des cuisses, et les coudes des genoux, lorsqu'ils se prosternent.

  32. 130

    وَصِفَةُ الْجُلُوسِ تَمْكِينُ الْيَدِمِنْ رُكْبَتَيْهِ فِي الرُّكُوعِ وَزِدِ

    [Sont recommandés] la manière [connue] de s'asseoir ; poser fermement les mains sur les genoux dans l'inclinaison, et, en plus,

  33. 131

    نَصْبَهُمَا قِرَاءَةُ الْمَأْمُومِ فِيسِرِّيَّةٍ وَضْعُ الْيَدَيْنِ فَاقْتَفِي

    garder ceux-ci bien droits ; la récitation, par celui qui suit l'imam, dans la prière à voix basse ; poser les mains, suis bien cela,

  34. 132

    لَدَى السُّجُودِ حَذْوَ أُذْنٍ وَكَذَارَفْعُ الْيَدَيْنِ عِنْدَ الْإِحْرَامِ خُذَا

    à hauteur des oreilles pendant la prosternation ; de même lever les mains au takbīr d'ouverture, retiens-le ;

  35. 133

    تَطْوِيلُهُ صُبْحًا وَظُهْرًا سُورَتَيْنْتَوَسُّطُ الْعِشَا وَقَصْرُ الْبَاقِيَيْنْ

    allonger les deux sourates dans le ṣubḥ et le ẓuhr, les choisir moyennes dans le ʿishāʾ, courtes dans les deux prières restantes,

  36. 134

    كَالسُّورَةِ الْأُخْرَى كَذَا الْوُسْطَى اسْتُحِبّْسَبْقُ يَدٍ وَضْعًا وَفِي الرَّفْعِ الرُّكَبْ

    de même que [l'on abrège] la sourate de la seconde rakʿa [par rapport à la première], et aussi l'assise du milieu ; il est recommandé de poser les mains en premier [en descendant] et, en se relevant, de lever d'abord les genoux.

  37. 135

    وَكَرِهُوا بَسْمَلَةً تَعَوُّذَافِي الْفَرْضِ وَالسُّجُودَ فِي الثَّوْبِ كَذَا

    Ils ont déconseillé (makrūh) : la basmala et la formule de protection (taʿawwudh) dans la prière obligatoire ; se prosterner sur un vêtement, de même

  38. 136

    كَوْرُ عِمَامَةٍ وَبَعْضُ كُمِّهِوَحَمْلُ شَيْءٍ فِيهِ أَوْ فِي فَمِهِ

    sur un tour de son turban ou sur un pan de sa manche ; porter quelque chose dans sa manche ou dans sa bouche ;

  39. 137

    قِرَاءَةٌ لَدَى السُّجُودِ وَالرُّكُوعْتَفَكُّرُ الْقَلْبِ بِمَا نَافَى الْخُشُوعْ

    réciter [le Coran] dans la prosternation et l'inclinaison ; laisser son cœur penser à ce qui est contraire au recueillement ;

  40. 138

    وَعَبَثٌ وَالِالْتِفَاتُ وَالدُّعَاأَثْنَا قِرَاءَةٍ كَذَا إِنْ رَكَعَا

    les gestes inutiles ; se retourner ; invoquer pendant la récitation, de même pendant l'inclinaison ;

  41. 139

    تَشْبِيكٌ أَوْ فَرْقَعَةُ الْأَصَابِعْتَخَصُّرٌ تَغْمِيضُ عَيْنٍ تَابِعْ

    entrecroiser les doigts ou les faire craquer ; poser les mains sur les hanches ; et, pour finir, fermer les yeux.

  42. 140

    فَصْلٌ وَخَمْسُ صَلَوَاتٍ فَرْضُ عَيْنْوَهْيَ كِفَايَةٌ لِمَيْتٍ دُونَ مَيْنْ

    Chapitre. Cinq prières sont une obligation individuelle (farḍ ʿayn) ; la prière sur le mort est, sans aucun doute, une obligation collective (farḍ kifāya).

  43. 141

    فُرُوضُهَا التَّكْبِيرُ أَرْبَعًا دُعَاوَنِيَّةٌ سَلَامُ سِرٍّ تَبِعَا

    Ses obligations : quatre takbīr, l'invocation, l'intention, puis un salut à voix basse.

  44. 142

    وَكَالصَّلَاةِ الْغُسْلُ دَفْنٌ وَكَفَنْوِتْرٌ كُسُوفٌ عِيدٌ اسْتِسْقَا سُنَنْ

    Sont [obligations collectives] comme cette prière : le lavage [du mort], l'enterrement et le linceul. Le witr, la prière de l'éclipse, celle de la fête et celle de la demande de pluie sont des sunnas.

  45. 143

    فَجْرٌ رَغِيبَةٌ وَتُقْضَى لِلزَّوَالْوَالْفَرْضُ يُقْضَى أَبَدًا وَبِالتَّوَالْ

    Les deux rakʿa du fajr sont une raghība [acte vivement encouragé], qui se rattrape jusqu'au zénith ; la prière obligatoire se rattrape toujours, et dans l'ordre.

  46. 144

    نُدِبَ نَفْلٌ مُطْلَقًا وَأُكِّدَتْتَحِيَّةٌ ضُحًى تَرَاوِيحٌ تَلَتْ

    La prière surérogatoire (nafl) est recommandée de façon générale ; sont plus fortement recommandées la salutation de la mosquée, la prière du ḍuḥā, puis les tarāwīḥ,

  47. 145

    وَقَبْلَ وِتْرٍ مِثْلَ ظُهْرٍ عَصْرِوَبَعْدَ مَغْرِبٍ وَبَعْدَ ظُهْرِ

    et celle d'avant le witr, de même avant le ẓuhr et le ʿaṣr, après le maghrib et après le ẓuhr.

  48. 146

    فَصْلٌ لِنَقْصِ سُنَّةٍ سَهْوًا يُسَنّْقَبْلَ السَّلَامِ سَجْدَتَانِ أَوْ سُنَنْ

    Chapitre. Pour l'omission, par oubli, d'une sunna, il est sunna de faire deux prosternations avant le salut, de même pour [l'omission de plusieurs] sunnas ;

  49. 147

    إِنْ أُكِّدَتْ وَمَنْ يَزِدْ سَهْوًا سَجَدْبَعْدُ كَذَا وَالنَّقْصَ غَلِّبْ إِنْ وَرَدْ

    [pour une seule,] à condition qu'elle soit renforcée. Celui qui ajoute par oubli se prosterne de la même façon, après [le salut]. Si une omission s'y joint, fais-la prévaloir.

  50. 148

    وَاسْتَدْرِكِ الْقَبْلِيَّ مَعْ قُرْبِ السَّلَامْوَاسْتَدْرِكِ الْبَعْدِي وَلَوْ مِنْ بَعْدِ عَامْ

    Rattrape les prosternations d'avant le salut (qablī) tant que le salut est proche ; rattrape celles d'après le salut (baʿdī), fût-ce un an plus tard.

  51. 149

    عَنْ مُقْتَدٍ يَحْمِلُ هَذَيْنِ الْإِمَامْوَبَطَلَتْ بِعَمْدِ نَفْخٍ أَوْ كَلَامْ

    L'imam en décharge, dans les deux cas, celui qui prie derrière lui. La prière est annulée par le fait de souffler ou de parler volontairement,

  52. 150

    لِغَيْرِ إِصْلَاحٍ وَبِالْمُشْغِلِ عَنْفَرْضٍ وَفِي الْوَقْتِ أَعِدْ إِذَا يُسَنّْ

    sans que ce soit pour corriger [la prière] ; par ce qui distrait d'un acte obligatoire, et refais-la dans son temps si cela distrait d'une sunna ;

  53. 151

    وَحَدَثٍ وَسَهْوِ زَيْدِ الْمِثْلِقَهْقَهَةٍ وَعَمْدِ شُرْبٍ أَكْلِ

    par la perte de l'état de pureté ; par l'ajout, par oubli, de l'équivalent [de la prière] ; par le rire aux éclats ; par le fait de boire ou de manger volontairement ;

  54. 152

    وَسَجْدَةٍ قَيْءٍ وَذِكْرِ فَرْضِأَقَلَّ مِنْ سِتٍّ كَذِكْرِ الْبَعْضِ

    par une prosternation [ajoutée volontairement] ; par le vomissement [volontaire] ; par le souvenir de prières obligatoires [non accomplies], moins de six, comme par le souvenir d'une partie [d'une prière précédente] ;

  55. 153

    وَفَوْتِ قَبْلِيٍّ ثَلَاثَ سُنَنِبِفَصْلِ مَسْجِدٍ كَطُولِ الزَّمَنِ

    et lorsque les prosternations d'avant le salut, dues pour trois sunnas, n'ont pas été faites à temps, soit que l'on ait quitté la mosquée, soit qu'un long moment ait passé.

    Leçon des éditions du matn et de plusieurs commentaires ; Mayyāra imprimé : بفضل. Même sens (Mayyāra, p. 347).

  56. 154

    وَاسْتَدْرِكِ الرُّكْنَ فَإِنْ حَالَ رُكُوعْفَأَلْغِ ذَاتَ السَّهْوِ وَالْبِنَا يَطُوعْ

    Rattrape le pilier (rukn) [oublié] ; si une inclinaison s'est interposée, annule la rakʿa où l'oubli a eu lieu, et construis sur le reste, ce qui est aisé,

  57. 155

    كَفِعْلِ مَنْ سَلَّمَ لَكِنْ يُحْرِمُلِلْبَاقِي وَالطُّولُ الْفَسَادَ مُلْزِمُ

    comme fait celui qui a salué [trop tôt], sauf que lui prononce le takbīr d'ouverture pour ce qui reste ; et un long délai entraîne la nullité.

  58. 156

    مَنْ شَكَّ فِي رُكْنٍ بَنَى عَلَى الْيَقِينْوَلْيَسْجُدُوا الْبَعْدِيَّ لَكِنْ قَدْ يَبِينْ

    Celui qui doute d'un pilier construit sur ce dont il est certain ; [dans ces cas] ils font les prosternations d'après le salut. Mais il peut apparaître,

    Leçon de Mayyāra (p. 354) ; d'autres commentaires : وَلْيَسْجُدِ.

  59. 157

    لِأَنْ بَنَوْا فِي فِعْلِهِمْ وَالْقَوْلِنَقْصٌ بِفَوْتِ سُورَةٍ فَالْقَبْلِي

    parce qu'ils construisent [sur ce qui est valable] dans les actes comme dans les paroles, un manque, une sourate n'ayant pas été récitée [à sa place] : ce sont alors les prosternations d'avant le salut.

  60. 158

    كَذَاكِرِ الْوُسْطَى وَالْأَيْدِي قَدْ رَفَعْوَرُكَبًا لَا قَبْلَ ذَا لَكِنْ رَجَعْ

    Il en va de même [prosternations d'avant le salut] de celui qui ne se rappelle l'assise du milieu qu'après avoir levé du sol les mains et les genoux ; mais non s'il se la rappelle avant : il revient alors [s'asseoir].

  61. 159

    فَصْلٌ بِمَوْطِنِ الْقُرَى قَدْ فُرِضَتْصَلَاةُ جُمْعَةٍ لِخُطْبَةٍ تَلَتْ

    Chapitre. Dans les localités où l'on est établi, la prière du vendredi (jumuʿa) a été rendue obligatoire, à la suite d'un sermon,

  62. 160

    بِجَامِعٍ عَلَى مُقِيمٍ مَا انْعَذَرْحُرٍّ قَرِيبٍ بِكَفَرْسَخٍ ذَكَرْ

    dans une grande mosquée (jāmiʿ), pour celui qui est résident, sans excuse, libre, proche, à une lieue (farsakh) environ, et de sexe masculin.

  63. 161

    وَأَجْزَأَتْ غَيْرًا نَعَمْ قَدْ تُنْدَبُعِنْدَ النِّدَا السَّعْيُ إِلَيْهَا يَجِبُ

    Elle suffit aux autres [s'ils l'accomplissent] ; oui, elle peut même leur être recommandée. À l'appel, il devient obligatoire de s'y rendre.

  64. 162

    وَسُنَّ غُسْلٌ بِالرَّوَاحِ اتَّصَلَانُدِبَ تَهْجِيرٌ وَحَالٌ جَمُلَا

    Le ghusl est une sunna, s'il est immédiatement suivi du départ [pour la mosquée] ; il est recommandé de s'y rendre tôt et de se présenter sous un bel aspect.

  65. 163

    بِجُمْعَةٍ جَمَاعَةٌ قَدْ وَجَبَتْسُنَّتْ بِفَرْضٍ وَبِرَكْعَةٍ رَسَتْ

    Pour le vendredi, la prière en groupe (jamāʿa) est obligatoire ; elle est une sunna pour les prières obligatoires, et elle est acquise par une rakʿa.

  66. 164

    وَنُدِبَتْ إِعَادَةُ الْفَذِّ بِهَالَا مَغْرِبًا كَذَا عِشًا مُوتِرُهَا

    Il est recommandé à celui qui a prié seul de refaire sa prière en groupe, sauf le maghrib, et de même le ʿishāʾ pour qui a déjà prié le witr.

  67. 165

    شَرْطُ الْإِمَامِ ذَكَرٌ مُكَلَّفُآتٍ بِالْأَرْكَانِ وَحُكْمًا يَعْرِفُ

    Les conditions pour être imam : être un homme, mukallaf, capable d'accomplir les piliers, connaissant les règles [de la prière],

  68. 166

    وَغَيْرُ ذِي فِسْقٍ وَلَحْنٍ وَاقْتِدَافِي جُمْعَةٍ حُرٌّ مُقِيمٌ عَدَدَا

    n'être ni pervers (fāsiq), ni fautif dans la récitation, ni en train de suivre lui-même un imam ; pour le vendredi, on a compté en plus : libre et résident.

  69. 167

    وَيُكْرَهُ السَّلَسُ وَالْقُرُوحُ مَعْبَادٍ لِغَيْرِهِمْ وَمَنْ يُكْرَهُ دَعْ

    Il est déconseillé que celui qui souffre d'un écoulement incontrôlé ou de plaies, ainsi que le nomade, dirigent d'autres qu'eux-mêmes ; laisse de côté celui dont les fidèles ne veulent pas,

  70. 168

    وَكَالْأَشَلِّ وَإِمَامَةٌ بِلَارِدًا بِمَسْجِدٍ صَلَاةٌ تُجْتَلَى

    ainsi que celui qui a, par exemple, un membre paralysé. [Sont déconseillés] diriger sans manteau dans une mosquée ; la prière accomplie

  71. 169

    بَيْنَ الْأَسَاطِينِ وَقُدَّامَ الْإِمَامْجَمَاعَةٌ بَعْدَ صَلَاةِ ذِي الْتِزَامْ

    entre les colonnes ou devant l'imam ; une [seconde] prière en groupe après celle de l'imam attitré ;

  72. 170

    وَرَاتِبٌ مَجْهُولٌ أَوْ مَنْ أُبِنَاوَأَغْلَفٌ عَبْدٌ خَصِيُّ ابْنُ زِنَا

    et, comme imam attitré : l'inconnu, celui que l'on soupçonne de mœurs honteuses, l'incirconcis, l'esclave, l'eunuque et l'enfant né de la fornication.

  73. 171

    وَجَازَ عِنِّينٌ وَأَعْمَى أَلْكَنُمُجَذَّمٌ خَفَّ وَهَذَا الْمُمْكِنُ

    Sont permis : l'impuissant, l'aveugle, celui qui a un défaut de prononciation et le lépreux légèrement atteint. Voilà ce qu'il était possible de dire.

  74. 172

    وَالْمُقْتَدِي الْإِمَامَ يَتْبَعُ خَلَازِيَادَةٍ قَدْ حُقِّقَتْ عَنْهَا اعْدِلَا

    Celui qui prie derrière l'imam le suit, sauf dans un ajout dont il est certain : de celui-là, détourne-toi.

  75. 173

    وَأَحْرَمَ الْمَسْبُوقُ فَوْرًا وَدَخَلْمَعَ الْإِمَامِ كَيْفَمَا كَانَ الْعَمَلْ

    Le retardataire (masbūq) prononce aussitôt le takbīr d'ouverture et rejoint l'imam, quel que soit l'acte en cours,

  76. 174

    مُكَبِّرًا إِنْ سَاجِدًا أَوْ رَاكِعَاأَلْفَاهُ لَا فِي جَلْسَةٍ وَتَابَعَا

    en disant un [second] takbīr s'il le trouve prosterné ou incliné, mais non s'il le trouve assis ; et il le suit.

  77. 175

    إِنْ سَلَّمَ الْإِمَامُ قَامَ قَاضِيَاأَقْوَالَهُ وَفِي الْفِعَالِ بَانِيَا

    Quand l'imam a salué, il se lève : il rattrape les paroles et construit sur les actes.

  78. 176

    كَبَّرَ إِنْ حَصَّلَ شَفْعًا أَوْ أَقَلّْمِنْ رَكْعَةٍ وَالسَّهْوَ إِذْ ذَاكَ احْتَمَلْ

    Il dit le takbīr [en se levant] s'il a obtenu deux rakʿa, ou moins d'une rakʿa. L'oubli [qu'il commet] pendant qu'il suit l'imam, celui-ci le prend à sa charge.

    Sens d'après Mayyāra (p. 389) : « إذ ذاك » désigne le temps où il suit l'imam.

  79. 177

    وَيَسْجُدُ الْمَسْبُوقُ قَبْلِيَّ الْإِمَامْمَعْهُ وَبَعْدِيًّا قَضَى بَعْدَ السَّلَامْ

    Le retardataire fait avec l'imam les prosternations d'avant le salut de celui-ci ; celles d'après le salut, il les accomplit après [son propre] salut,

  80. 178

    أَدْرَكَ ذَاكَ السَّهْوَ أَوْ لَا قَيَّدُوامَنْ لَمْ يُحَصِّلْ رَكْعَةً لَا يَسْجُدُ

    qu'il ait assisté à cet oubli ou non. Ils ont précisé : celui qui n'a pas obtenu une rakʿa ne se prosterne pas.

  81. 179

    وَبَطَلَتْ لِمُقْتَدٍ بِمُبْطِلِعَلَى الْإِمَامِ غَيْرَ فَرْعٍ مُنْجَلِي

    La prière de celui qui suit l'imam est annulée par ce qui annule celle de l'imam, sauf dans un cas bien clair :

  82. 180

    مَنْ ذَكَرَ الْحَدَثَ أَوْ بِهِ غُلِبْإِنْ بَادَرَ الْخُرُوجَ مِنْهَا وَنُدِبْ

    [l'imam] qui se rappelle qu'il n'est pas en état de pureté, ou qui perd cet état malgré lui, s'il s'empresse de sortir de la prière. Il est recommandé

  83. 181

    تَقْدِيمُ مُؤْتَمٍّ يُتِمُّ بِهِمُفَإِنْ أَبَاهُ انْفَرَدُوا أَوْ قَدَّمُوا

    [qu'il] fasse avancer l'un des fidèles pour terminer avec eux ; s'il s'en abstient, ils terminent chacun seul, ou désignent l'un d'eux.

Livre de la zakātكتاب الزكاة

  1. 182

    فُرِضَتِ الزَّكَاةُ فِيمَا يُرْتَسَمْعَيْنٍ وَحَبٍّ وَثِمَارٍ وَنَعَمْ

    La zakāt a été rendue obligatoire sur ce qui est énuméré ici : l'or et l'argent (ʿayn), les grains, les fruits et le bétail.

  2. 183

    فِي الْعَيْنِ وَالْأَنْعَامِ حَقَّتْ كُلَّ عَامْيَكْمُلُ وَالْحَبُّ بِالْإِفْرَاكِ يُرَامْ

    Pour l'or, l'argent et le bétail, elle est due chaque fois qu'une année est accomplie ; pour les grains, dès qu'ils sont formés dans l'épi,

  3. 184

    وَالتَّمْرُ وَالزَّبِيبُ بِالطِّيبِ وَفِيذِي الزَّيْتِ مِنْ زَيْتِهِ وَالْحَبُّ يَفِي

    pour les dattes et le raisin sec, dès qu'ils sont mûrs. Pour ce qui donne de l'huile, elle se prélève sur l'huile, dès lors que le grain atteint [le seuil].

  4. 185

    وَهْيَ فِي الثِّمَارِ وَالْحَبِّ الْعُشُرْأَوْ نِصْفُهُ إِنْ آلَةُ السَّقْيِ يَجُرّْ

    Elle est, pour les fruits et les grains, du dixième, ou de la moitié du dixième si l'on a recours à un moyen d'arrosage.

  5. 186

    خَمْسَةُ أَوْسُقٍ نِصَابٌ فِيهِمَافِي فِضَّةٍ قُلْ مِائَتَانِ دِرْهَمَا

    Cinq awsuq (pluriel de wasaq) sont le seuil (niṣāb) pour les deux. Pour l'argent, dis : deux cents dirhams ;

  6. 187

    عِشْرُونَ دِينَارًا نِصَابٌ فِي الذَّهَبْوَرُبُعُ الْعُشْرِ فِيهِمَا وَجَبْ

    vingt dinars sont le seuil pour l'or ; et c'est le quart du dixième qui est dû sur l'un et l'autre.

  7. 188

    وَالْعَرْضُ ذُو التَّجْرِ وَدَيْنُ مَنْ أَدَارْقِيمَتُهَا كَالْعَيْنِ ثُمَّ ذُو احْتِكَارْ

    Les marchandises de commerce et les créances du commerçant qui fait tourner son stock : leur valeur est traitée comme l'or et l'argent. Quant à celui qui garde sa marchandise [en attendant la hausse],

  8. 189

    زَكَّى لِقَبْضِ ثَمَنٍ أَوْ دَيْنِعَيْنًا بِشَرْطِ الْحَوْلِ لِلْأَصْلَيْنِ

    il s'acquitte de la zakāt quand il encaisse, en numéraire, un prix de vente ou une créance, à condition qu'une année ait passé sur le capital d'origine de l'un et de l'autre.

  9. 190

    فِي كُلِّ خَمْسَةِ جِمَالٍ جَذَعَهْمِنْ غَنَمٍ بِنْتُ الْمَخَاضِ مُقْنِعَهْ

    Pour chaque groupe de cinq chameaux : une jeune bête (jadhaʿa) prise parmi les ovins. Une chamelle bint makhāḍ suffit

  10. 191

    فِي الْخَمْسِ وَالْعِشْرِينَ وَابْنَةُ اللَّبُونْفِي سِتَّةٍ مَعَ الثَّلَاثِينَ تَكُونْ

    pour vingt-cinq ; la chamelle bint labūn est due pour trente-six ;

  11. 192

    سِتًّا وَأَرْبَعِينَ حِقَّةٌ كَفَتْجَذَعَةٌ إِحْدَى وَسِتِّينَ وَفَتْ

    pour quarante-six, une chamelle ḥiqqa suffit ; une chamelle jadhaʿa acquitte soixante et un ;

  12. 193

    بِنْتَا لَبُونٍ سِتَّةً وَسَبْعِينْوَحِقَّتَانِ وَاحِدًا وَتِسْعِينْ

    deux bint labūn pour soixante-seize ; deux ḥiqqa pour quatre-vingt-onze ;

  13. 194

    وَمَعْ ثَلَاثِينَ ثَلَاثٌ أَيْ بَنَاتْلَبُونٍ أَوْ خُذْ حِقَّتَيْنِ بِافْتِيَاتْ

    avec trente de plus [soit cent vingt et un], trois, c'est-à-dire trois bint labūn, ou bien prends deux ḥiqqa : le choix revient au collecteur.

    « بافتيات » : le choix appartient au collecteur (al-Mubāshir, p. 150).

  14. 195

    إِذَا الثَّلَاثِينَ تَلَتْهَا الْمِائَةُفِي كُلِّ خَمْسِينَ كَمَالًا حِقَّةُ

    Lorsque l'on atteint cent trente, il y a, pour chaque cinquantaine complète, une ḥiqqa,

  15. 196

    وَكُلِّ أَرْبَعِينَ بِنْتٌ لِلَّبُونْوَهَكَذَا مَا زَادَ أَمْرُهُ يَهُونْ

    et pour chaque quarantaine une bint labūn ; et ainsi de suite pour ce qui dépasse : la chose est simple.

  16. 197

    عِجْلٌ تَبِيعٌ فِي ثَلَاثِينَ بَقَرْمُسِنَّةٌ فِي أَرْبَعِينَ تُسْتَطَرْ

    Un veau tabīʿ pour trente bovins ; une vache musinna est inscrite pour quarante ;

  17. 198

    وَهَكَذَا مَا ارْتَفَعَتْ ثُمَّ الْغَنَمْشَاةٌ لِأَرْبَعِينَ مَعْ أُخْرَى تُضَمّْ

    et ainsi de suite à mesure que leur nombre s'élève. Puis les ovins et les caprins : une bête pour quarante ; une seconde s'y ajoute

  18. 199

    فِي وَاحِدٍ عِشْرِينَ يَتْلُو وَمِئَهْوَمَعْ ثَمَانِينَ ثَلَاثٌ مُجْزِئَهْ

    pour cent vingt et un ; avec quatre-vingts de plus [soit deux cent un], trois bêtes suffisent ;

  19. 200

    وَأَرْبَعًا خُذْ مِنْ مِئِينَ أَرْبَعِشَاةٌ لِكُلِّ مِائَةٍ إِنْ تُرْفَعِ

    prends-en quatre pour quatre cents ; puis une bête par centaine, à mesure que le nombre s'élève.

  20. 201

    وَحَوْلُ الْأَرْبَاحِ وَنَسْلٍ كَالْأُصُولْوَالطَّارِ لَا عَمَّا يُزَكَّى أَنْ يَحُولْ

    L'année des bénéfices et celle du croît sont celles de leurs capitaux. Le bétail qui survient [autrement], s'il ne s'ajoute pas à un troupeau soumis à la zakāt, doit accomplir une année.

    Sens d'après Mayyāra (p. 434) : bétail acquis par achat, héritage ou don, joint à un troupeau inférieur au seuil ; l'année court pour l'ensemble.

  21. 202

    وَلَا يُزَكَّى وَقَصٌ مِنَ النَّعَمْكَذَاكَ مَا دُونَ النِّصَابِ وَلْيَعُمْ

    Dans le bétail, la tranche comprise entre deux paliers (waqaṣ) n'est pas soumise à la zakāt, pas plus que ce qui est en dessous du seuil, et cela pour tous les biens ;

  22. 203

    وَعَسَلٌ فَاكِهَةٌ مَعَ الْخُضَرْإِذْ هِيَ فِي الْمُقْتَاتِ مِمَّا يُدَّخَرْ

    [n'y sont pas soumis non plus] le miel, les fruits et les légumes, car elle ne porte que sur ce qui sert de nourriture de base et se conserve.

    Mayyāra seul porte فِيمَا (p. 408 et 434) ; les autres commentaires et les éditions : مِمَّا.

  23. 204

    وَيَحْصُلُ النِّصَابُ مِنْ صِنْفَيْنِكَذَهَبٍ وَفِضَّةٍ مِنْ عَيْنِ

    Le seuil peut être atteint en réunissant deux espèces, comme l'or et l'argent pour le numéraire ;

  24. 205

    وَالضَّأْنُ لِلْمَعْزِ وَبُخْتٌ لِلْعِرَابْوَبَقَرٌ إِلَى الْجَوَامِيسِ اصْطِحَابْ

    les moutons s'ajoutent aux chèvres, les chameaux à deux bosses aux chameaux d'Arabie, et les bovins vont avec les buffles ;

  25. 206

    وَالْقَمْحُ لِلشَّعِيرِ لِلسُّلْتِ يُصَارْكَذَا الْقَطَانِي وَالزَّبِيبُ وَالثِّمَارْ

    le blé se joint à l'orge et au sult ; de même les légumineuses, le raisin sec et les fruits, [chacun avec ses variétés].

    Mayyāra (p. 440) lit d'abord « التمار », les dattes.

  26. 207

    مَصْرِفُهَا الْفَقِيرُ وَالْمِسْكِينُغَازٍ وَعِتْقٌ عَامِلٌ مَدِينُ

    Ses bénéficiaires : le pauvre (faqīr), l'indigent (miskīn), le combattant, l'affranchissement, le collecteur, l'endetté,

  27. 208

    مُؤَلَّفُ الْقَلْبِ وَمُحْتَاجٌ غَرِيبْأَحْرَارُ إِسْلَامٍ وَلَمْ يُقْبَلْ مُرِيبْ

    celui dont on veut gagner le cœur, et l'étranger de passage dans le besoin ; [tous] libres et musulmans. On ne croit pas sur parole celui dont la situation fait douter.

  28. 209

    فَصْلٌ زَكَاةُ الْفِطْرِ صَاعٌ وَتَجِبْعَنْ مُسْلِمٍ وَمَنْ بِرِزْقِهِ طُلِبْ

    Chapitre. La zakāt de la rupture du jeûne (zakāt al-fiṭr) est d'un ṣāʿ ; elle est due par le musulman pour lui-même et pour ceux dont il doit assurer la subsistance,

  29. 210

    مِنْ مُسْلِمٍ بِجُلِّ عَيْشِ الْقَوْمِلِتُغْنِ حُرًّا مُسْلِمًا فِي الْيَوْمِ

    s'ils sont musulmans, [à prendre] sur la nourriture la plus courante des gens, afin d'épargner à un musulman libre d'avoir à demander ce jour-là.

Livre du jeûneكتاب الصيام

  1. 211

    صِيَامُ شَهْرِ رَمَضَانَ وَجَبَافِي رَجَبٍ شَعْبَانَ صَوْمٌ نُدِبَا

    Le jeûne (ṣiyām) du mois de Ramaḍān est obligatoire. En Rajab et en Shaʿbān, jeûner est recommandé,

  2. 212

    كَتِسْعِ حِجَّةٍ وَأَحْرَى الْآخِرُكَذَا الْمُحَرَّمُ وَأَحْرَى الْعَاشِرُ

    comme les neuf [premiers jours] de Dhū l-Ḥijja, et plus encore le dernier d'entre eux ; de même en Muḥarram, et plus encore le dixième jour.

  3. 213

    وَيَثْبُتُ الشَّهْرُ بِرُؤْيَةِ الْهِلَالْأَوْ بِثَلَاثِينَ قُبَيْلًا فِي كَمَالْ

    Le mois est établi par la vision du croissant, ou par les trente jours accomplis du mois qui le précède.

  4. 214

    فَرْضُ الصِّيَامِ نِيَّةٌ بِلَيْلِهِوَتَرْكُ وَطْءٍ شُرْبِهِ وَأَكْلِهِ

    Les obligations du jeûne : l'intention, formée pendant la nuit, et s'abstenir du rapport intime, de boire, de manger,

  5. 215

    وَالْقَيْءِ مَعْ إِيصَالِ شَيْءٍ لِلْمِعَدْمِنْ أُذُنٍ أَوْ عَيْنٍ أَوْ أَنْفٍ وَرَدْ

    de vomir [volontairement], et de faire parvenir quoi que ce soit à l'estomac en passant par l'oreille, l'œil ou le nez,

    Leçon de Mayyāra (p. 461) ; d'autres commentaires et les éditions du matn : أَنْفٍ قَدْ وَرَدْ.

  6. 216

    وَقْتَ طُلُوعِ فَجْرِهِ إِلَى الْغُرُوبْوَالْعَقْلُ فِي أَوَّلِهِ شَرْطُ الْوُجُوبْ

    depuis le lever de l'aube jusqu'au coucher du soleil. Avoir sa raison au début [du jour] est la condition pour qu'il soit dû ;

  7. 217

    وَلْيَقْضِ فَاقِدُهُ وَالْحَيْضُ مَنَعْصَوْمًا وَتَقْضِي الْفَرْضَ إِنْ بِهِ ارْتَفَعْ

    que celui qui l'avait perdue rattrape. Les menstrues empêchent de jeûner ; la femme rattrape le jeûne obligatoire qu'elles lui ont fait suspendre.

  8. 218

    وَيُكْرَهُ اللَّمْسُ وَفِكْرٌ سَلِمَادَأْبًا مِنَ الْمَذْيِ وَإِلَّا حَرُمَا

    Il est déconseillé de toucher et de penser [avec désir] quand, d'habitude, cela ne provoque pas d'écoulement (madhy) ; sinon, c'est interdit.

  9. 219

    وَكَرِهُوا ذَوْقَ كَقِدْرٍ وَهَذَرْغَالِبُ قَيْءٍ وَذُبَابٍ مُغْتَفَرْ

    Ils ont déconseillé de goûter, par exemple, [le contenu d']une marmite, ainsi que les paroles futiles. Sont pardonnés le vomissement que l'on n'a pu retenir, la mouche [avalée],

  10. 220

    غُبَارُ صَانِعٍ وَطُرْقٍ وَسِوَاكْيَابِسٍ إِصْبَاحُ جَنَابَةٍ كَذَاكْ

    la poussière du métier et celle des chemins, le siwāk sec, et de même le fait de se trouver au matin en état d'impureté majeure (janāba).

  11. 221

    وَنِيَّةٌ تَكْفِي لِمَا تَتَابُعُهْيَجِبُ إِلَّا إِنْ نَفَاهُ مَانِعُهْ

    Une seule intention suffit pour le jeûne dont les jours doivent se suivre, sauf si un empêchement vient en rompre la suite.

  12. 222

    نُدِبَ تَعْجِيلٌ لِفِطْرٍ رَفَعَهْكَذَاكَ تَأْخِيرُ سُحُورٍ تَبِعَهْ

    Il est recommandé de hâter la rupture qui met fin au jeûne, et de même de retarder le repas d'avant l'aube que le jeûne suit.

  13. 223

    مَنْ أَفْطَرَ الْفَرْضَ قَضَاهُ وَلْيُزَدْكَفَّارَةً فِي رَمَضَانَ إِنْ عَمَدْ

    Celui qui rompt un jeûne obligatoire le rattrape ; une expiation (kaffāra) lui est imposée en plus, s'il s'agit de Ramaḍān et qu'il l'a fait volontairement,

  14. 224

    لِأَكْلٍ أَوْ شُرْبِ فَمٍ أَوْ لِلْمَنِيوَلَوْ بِفِكْرٍ أَوْ لِرَفْضِ مَا بُنِي

    pour avoir mangé ou bu par la bouche, pour une émission de sperme, fût-elle provoquée par la pensée, ou pour avoir renoncé à l'intention sur laquelle le jeûne reposait,

  15. 225

    بِلَا تَأَوُّلٍ قَرِيبٍ وَيُبَاحْلِضُرٍّ أَوْ سَفَرِ قَصْرٍ أَيْ مُبَاحْ

    sans s'être appuyé sur une interprétation plausible. Rompre le jeûne est permis en cas de mal, ou lors d'un voyage où l'on raccourcit la prière, c'est-à-dire un voyage licite.

  16. 226

    وَعَمْدُهُ فِي النَّفْلِ دُونَ ضُرِّمُحَرَّمٌ وَلْيَقْضِ لَا فِي الْغَيْرِ

    Rompre volontairement un jeûne surérogatoire, sans mal qui le justifie, est interdit, et on le rattrape ; on ne le rattrape pas dans les autres cas [oubli ou nécessité].

  17. 227

    وَكَفِّرَنْ بِصَوْمِ شَهْرَيْنِ وِلَاأَوْ عِتْقِ مَمْلُوكٍ بِالْإِسْلَامِ حَلَا

    Expie par le jeûne de deux mois consécutifs, ou par l'affranchissement d'un esclave paré de l'islam.

  18. 228

    وَفَضَّلُوا إِطْعَامَ سِتِّينَ فَقِيرْمُدًّا لِمِسْكِينٍ مِنَ الْعَيْشِ الْكَثِيرْ

    Mais ils ont jugé préférable de nourrir soixante pauvres, à raison d'un mudd par indigent, de la nourriture la plus courante.

Livre du pèlerinageكتاب الحج

  1. 229

    الْحَجُّ فَرْضٌ مَرَّةً فِي الْعُمُرِأَرْكَانُهُ إِنْ تُرِكَتْ لَمْ تُجْبَرِ

    Le pèlerinage (ḥajj) est une obligation, une fois dans la vie. Ses piliers (arkān), s'ils sont omis, ne peuvent pas être réparés :

  2. 230

    الْإِحْرَامُ وَالسَّعْيُ وُقُوفُ عَرَفَهْلَيْلَةَ الْأَضْحَى وَالطَّوَافُ رَدِفَهْ

    l'entrée en état de sacralisation (iḥrām), le saʿy, la station à ʿArafa la nuit qui précède le jour du Sacrifice, et le ṭawāf, qui vient après elle.

  3. 231

    وَالْوَاجِبَاتُ غَيْرُ الْأَرْكَانِ بِدَمْقَدْ جُبِرَتْ مِنْهَا طَوَافُ مَنْ قَدِمْ

    Les actes obligatoires autres que les piliers se réparent par un sacrifice. En font partie : le ṭawāf de l'arrivée,

  4. 232

    وَوَصْلُهُ بِالسَّعْيِ مَشْيٌ فِيهِمَاوَرَكْعَتَا الطَّوَافِ إِنْ تَحَتَّمَا

    le fait de l'enchaîner avec le saʿy, la marche à pied dans l'un et l'autre, les deux rakʿa du ṭawāf lorsque celui-ci est obligatoire,

  5. 233

    نُزُولُ مُزْدَلِفَ فِي رُجُوعِنَامَبِيتُ لَيْلَاتٍ ثَلَاثٍ بِمِنَى

    la halte à Muzdalifa à notre retour [de ʿArafa], le fait de passer trois nuits à Mina,

  6. 234

    إِحْرَامُ مِيقَاتٍ فَذُو الْحُلَيْفَهْلِطَيْبَ لِلشَّامِ وَمِصْرَ الْجُحْفَهْ

    l'entrée en iḥrām depuis le lieu fixé (mīqāt) : Dhū l-Ḥulayfa pour Médine ; pour la Syrie et l'Égypte, al-Juḥfa ;

  7. 235

    قَرْنٌ لِنَجْدٍ ذَاتُ عِرْقٍ لِلْعِرَاقْيَلَمْلَمُ الْيَمَنِ آتِيهَا وِفَاقْ

    Qarn pour le Najd, Dhāt ʿIrq pour l'Irak, Yalamlam pour le Yémen ; celui qui passe par l'un de ces lieux est soumis à la même règle ;

  8. 236

    تَجَرُّدٌ مِنَ الْمَخِيطِ تَلْبِيَهْوَالْحَلْقُ مَعْ رَمْيِ الْجِمَارِ تَوْفِيَهْ

    se dépouiller des vêtements cousus, la talbiya, se raser la tête, et le jet des cailloux sur les stèles, qui achève [ces actes].

  9. 237

    وَإِنْ تُرِدْ تَرْتِيبَ حَجِّكَ اسْمَعَابَيَانَهُ وَالذِّهْنَ مِنْكَ اسْتَجْمِعَا

    Si tu veux connaître l'ordre de ton pèlerinage, écoutes-en l'exposé et rassemble toute ton attention.

  10. 238

    إِنْ جِئْتَ رَابِغًا تَنَظَّفْ وَاغْتَسِلْكَوَاجِبٍ وَبِالشُّرُوعِ يَتَّصِلْ

    Quand tu arrives à Rābigh, fais ta toilette et lave-toi comme pour un ghusl obligatoire, ce bain devant être suivi aussitôt de l'entrée [en iḥrām].

  11. 239

    وَالْبَسْ رِدًا وَأُزْرَةً نَعْلَيْنِوَاسْتَصْحِبِ الْهَدْيَ وَرَكْعَتَيْنِ

    Revêts un manteau (ridāʾ), un pagne (izār) et des sandales ; emmène avec toi l'offrande (hady) ; [accomplis] deux rakʿa

  12. 240

    بِالْكَافِرُونَ ثُمَّ الْإِخْلَاصِ هُمَافَإِنْ رَكِبْتَ أَوْ مَشَيْتَ أَحْرِمَا

    avec [les sourates] al-Kāfirūn puis al-Ikhlāṣ. Ensuite, une fois en selle ou en marche, entre en iḥrām

  13. 241

    بِنِيَّةٍ تَصْحَبُ قَوْلًا أَوْ عَمَلْكَمَشْيٍ أَوْ تَلْبِيَةٍ مِمَّا اتَّصَلْ

    par une intention accompagnée d'une parole ou d'un acte qui s'y rattache, comme la marche ou la talbiya.

  14. 242

    وَجَدِّدَنْهَا كُلَّمَا تَجَدَّدَتْحَالٌ وَإِنْ صَلَّيْتَ ثُمَّ إِنْ دَنَتْ

    Répète la talbiya chaque fois que ta situation change, et après avoir prié. Puis, lorsque approche

  15. 243

    مَكَّةُ فَاغْتَسِلْ بِذِي طُوًى بِلَادَلْكٍ وَمِنْ كَدَا الثَّنِيَّةِ ادْخُلَا

    La Mecque, lave-toi à Dhū Ṭuwā, sans frotter, et entre par le col de Kadāʾ.

  16. 244

    إِذَا وَصَلْتَ لِلْبُيُوتِ فَاتْرُكَاتَلْبِيَةً وَكُلَّ شُغْلٍ وَاسْلُكَا

    Arrivé aux maisons, cesse la talbiya et toute autre occupation, et dirige-toi

  17. 245

    لِلْبَيْتِ مِنْ بَابِ السَّلَامِ وَاسْتَلِمْالْحَجَرَ الْأَسْوَدَ كَبِّرْ وَأَتِمّْ

    vers la Maison [sacrée] par la porte de la Paix (Bāb as-Salām). Embrasse la Pierre noire, dis le takbīr, et accomplis

  18. 246

    سَبْعَةَ أَشْوَاطٍ بِهِ وَقَدْ يَسَرْوَكَبِّرَنْ مُقَبِّلًا ذَاكَ الْحَجَرْ

    sept tours autour d'elle, en la gardant à ta gauche. Dis le takbīr en embrassant cette Pierre

    Mayyāra (p. 511) lit أَطْوَافٍ.

  19. 247

    مَتَى تُحَاذِيهِ كَذَا الْيَمَانِيلَكِنَّ ذَا بِالْيَدِ خُذْ بَيَانِي

    chaque fois que tu arrives à sa hauteur ; fais de même au coin yéménite, mais celui-ci se touche de la main : retiens mon explication.

  20. 248

    إِنْ لَمْ تَصِلْ لِلْحَجَرِ الْمَسْ بِالْيَدِوَضَعْ عَلَى الْفَمِ وَكَبِّرْ تَقْتَدِ

    Si tu ne peux pas atteindre la Pierre [de la bouche], touche-la de la main, que tu portes ensuite à ta bouche, et dis le takbīr : tu suivras ainsi l'exemple [prophétique].

  21. 249

    وَارْمُلْ ثَلَاثًا وَامْشِ بَعْدُ أَرْبَعَاخَلْفَ الْمَقَامِ رَكْعَتَيْنِ أَوْقِعَا

    Presse le pas pendant trois tours, puis marche pendant les quatre suivants. Accomplis deux rakʿa derrière la station [d'Ibrāhīm].

  22. 250

    وَادْعُ بِمَا شِئْتَ لَدَى الْمُلْتَزَمِوَالْحَجَرَ الْأَسْوَدَ بَعْدُ اسْتَلِمِ

    Invoque comme tu le veux au Multazam, puis embrasse de nouveau la Pierre noire.

  23. 251

    وَاخْرُجْ إِلَى الصَّفَا فَقِفْ مُسْتَقْبِلَاعَلَيْهِ ثُمَّ كَبِّرَنْ وَهَلِّلَا

    Sors vers aṣ-Ṣafā et tiens-toi dessus, face [à la Maison] ; puis dis le takbīr et « Il n'y a de divinité qu'Allah ».

  24. 252

    وَاسْعَ لِمَرْوَةَ فَقِفْ مِثْلَ الصَّفَاوَخُبَّ فِي بَطْنِ الْمَسِيلِ ذَا اقْتِفَا

    Marche vers al-Marwa et tiens-toi dessus comme sur aṣ-Ṣafā ; presse le pas au creux du vallon, en suivant en cela l'usage.

  25. 253

    أَرْبَعَ وَقْفَاتٍ بِكُلٍّ مِنْهُمَاتَقِفُ وَالْأَشْوَاطَ سَبْعًا تَمِّمَا

    Tu te tiens quatre fois sur chacune des deux ; accomplis en tout sept trajets.

  26. 254

    وَادْعُ بِمَا شِئْتَ بِسَعْيٍ وَطَوَافْوَبِالصَّفَا وَمَرْوَةٍ مَعَ اعْتِرَافْ

    Invoque comme tu le veux pendant le saʿy et le ṭawāf, sur aṣ-Ṣafā et sur al-Marwa, en reconnaissant [tes fautes].

  27. 255

    وَيَجِبُ الطُّهْرَانِ وَالسَّتْرُ عَلَىمَنْ طَافَ نَدْبُهَا بِسَعْيٍ يُجْتَلَى

    Les deux purifications [du ḥadath et de la souillure] et le fait de couvrir sa ʿawra sont obligatoires pour celui qui fait le ṭawāf ; pour le saʿy, il apparaît qu'ils sont recommandés.

  28. 256

    وَعُدْ فَلَبِّ لِمُصَلَّى عَرَفَهْوَخُطْبَةَ السَّابِعِ تَأْتِي لِلصِّفَهْ

    Reprends ensuite la talbiya jusqu'au lieu de prière de ʿArafa. Tu te rends au sermon du septième jour, pour [apprendre] la manière [d'accomplir les rites].

  29. 257

    وَثَامِنَ الشَّهْرِ اخْرُجَنَّ لِمِنَىبِعَرَفَاتٍ تَاسِعًا نُزُولُنَا

    Le huitième jour du mois, sors vers Mina ; c'est à ʿArafāt, le neuvième jour, que nous faisons halte.

  30. 258

    وَاغْتَسِلَنْ قُرْبَ الزَّوَالِ وَاحْضُرَاالْخُطْبَتَيْنِ وَاجْمَعَنْ وَقَصِّرَا

    Lave-toi peu avant le zénith, assiste aux deux sermons, puis regroupe et raccourcis

  31. 259

    ظُهْرَيْكَ ثُمَّ الْجَبَلَ اصْعَدْ رَاكِبَاعَلَى وُضُوءٍ ثُمَّ كُنْ مُوَاظِبَا

    le ẓuhr et le ʿaṣr. Monte ensuite à la montagne, sur ta monture, en état de wuḍūʾ, puis applique-toi sans relâche

  32. 260

    عَلَى الدُّعَا مُهَلِّلًا مُبْتَهِلَامُصَلِّيًا عَلَى النَّبِي مُسْتَقْبِلَا

    à invoquer, en proclamant l'unicité d'Allah, en suppliant, en priant sur le Prophète, tourné vers la qibla.

  33. 261

    هُنَيْهَةً بَعْدَ غُرُوبِهَا تَقِفْوَانْفِرْ لِمُزْدَلِفَةٍ وَتَنْصَرِفْ

    Tu restes encore un court instant après le coucher du soleil, puis tu pars pour Muzdalifa, en t'en allant

  34. 262

    فِي الْمَأْزَمَيْنِ الْعَلَمَيْنِ نَكِّبِوَاقْصُرْ بِهَا وَاجْمَعْ عِشًا لِمَغْرِبِ

    par [le passage] entre les deux montagnes qui servent de repères, sans prendre un autre chemin. Là, raccourcis le ʿishāʾ et regroupe-le avec le maghrib.

  35. 263

    وَاحْطُطْ وَبِتْ بِهَا وَأَحْيِ لَيْلَتَكْوَصَلِّ صُبْحَكَ وَغَلِّسْ رِحْلَتَكْ

    Dépose tes bagages et passes-y la nuit, en la consacrant à l'adoration ; prie le ṣubḥ et mets-toi en route quand il fait encore sombre.

  36. 264

    قِفْ وَادْعُ بِالْمَشْعَرِ لِلْإِسْفَارِوَأَسْرِعَنْ فِي بَطْنِ وَادِي النَّارِ

    Arrête-toi au Mashʿar et invoques-y jusqu'aux premières clartés du jour ; puis hâte le pas au creux de la vallée du Feu.

  37. 265

    وَسِرْ كَمَا تَكُونُ لِلْعَقَبَةِفَارْمِ لَدَيْهَا بِحِجَارٍ سَبْعَةِ

    Va, tel que tu es, jusqu'à [la stèle d']al-ʿAqaba, et lance là sept cailloux,

  38. 266

    مِنْ أَسْفَلٍ تُسَاقُ مِنْ مُزْدَلِفَهْكَالْفُولِ وَانْحَرْ هَدْيًا إِنْ بِعَرَفَهْ

    depuis le bas, cailloux apportés de Muzdalifa, de la grosseur d'une fève. Égorge l'offrande, si à ʿArafa

  39. 267

    أَوْقَفْتَهُ وَاحْلِقْ وَسِرْ لِلْبَيْتِفَطُفْ وَصَلِّ مِثْلَ ذَاكَ النَّعْتِ

    tu l'avais fait stationner. Rase-toi, puis rends-toi à la Maison : fais le ṭawāf et prie, de la manière déjà décrite.

  40. 268

    وَارْجِعْ فَصَلِّ الظُّهْرَ فِي مِنًى وَبِتْإِثْرَ زَوَالِ غَدِهِ ارْمِ لَا تُفِتْ

    Reviens prier le ẓuhr à Mina et passes-y la nuit. Le lendemain, après le zénith, lance, sans y manquer,

  41. 269

    ثَلَاثَ جَمْرَاتٍ بِسَبْعِ حَصَيَاتْلِكُلِّ جَمْرَةٍ وَقِفْ لِلدَّعَوَاتْ

    sur les trois stèles, sept cailloux pour chacune ; et arrête-toi pour invoquer,

  42. 270

    طَوِيلًا إِثْرَ الْأَوَّلَيْنِ أَخِّرَاعَقَبَةً وَكُلَّ رَمْيٍ كَبِّرَا

    longuement, après les deux premières. Garde al-ʿAqaba pour la fin, et dis le takbīr à chaque jet.

  43. 271

    وَافْعَلْ كَذَاكَ ثَالِثَ النَّحْرِ وَزِدْإِنْ شِئْتَ رَابِعًا وَتَمَّ مَا قُصِدْ

    Fais de même le troisième jour [à compter] du Sacrifice ; ajoutes-en un quatrième si tu le veux ; ce que l'on visait est alors accompli.

  44. 272

    وَمَنَعَ الْإِحْرَامُ صَيْدَ الْبَرِّفِي قَتْلِهِ الْجَزَاءُ لَا كَالْفَأْرِ

    L'iḥrām interdit le gibier terrestre ; le tuer oblige à une compensation, sauf pour des bêtes comme le rat,

  45. 273

    وَعَقْرَبٍ مَعَ الْحِدَا كَلْبٍ عَقُورْوَحَيَّةٍ مَعَ الْغُرَابِ إِذْ تَجُورْ

    le scorpion, le milan, le chien féroce, le serpent et le corbeau, dès lors que ces bêtes attaquent.

    Mayyāra imprimé : يَجُورْ (p. 524) ; d'autres commentaires et les éditions du matn : تَجُورْ.

  46. 274

    وَمَنَعَ الْمُحِيطَ بِالْعُضْوِ وَلَوْبِنَسْجٍ أَوْ عَقْدٍ كَخَاتَمٍ حَكَوْا

    Il interdit ce qui enserre un membre, fût-ce par le tissage ou par un nœud, comme la bague, ont-ils rapporté ;

  47. 275

    وَالسَّتْرَ لِلْوَجْهِ أَوِ الرَّأْسِ بِمَايُعَدُّ سَاتِرًا وَلَكِنْ إِنَّمَا

    ainsi que de se couvrir le visage ou la tête avec ce qui est considéré comme une couverture. Toutefois,

  48. 276

    تُمْنَعُ الْأُنْثَى لُبْسَ قُفَّازٍ كَذَاسَتْرٌ لِوَجْهٍ لَا لِسَتْرٍ أُخِذَا

    la femme ne se voit interdire que le port de gants, et de se couvrir le visage, sauf si c'est pour se dérober aux regards.

  49. 277

    وَمَنَعَ الطِّيبَ وَدُهْنًا وَضَرَرْقَمْلٍ وَإِلْقَا وَسَخٍ ظُفْرٍ شَعَرْ

    Il interdit le parfum, les corps gras, de se débarrasser des poux, d'ôter la crasse, [de couper] les ongles et [d'enlever] les poils.

  50. 278

    وَيَفْتَدِي بِفِعْلِ بَعْضِ مَا ذُكِرْمِنَ الْمُحِيطِ لِهُنَا وَإِنْ عُذِرْ

    On doit une compensation (fidya) pour avoir fait l'une des choses mentionnées, depuis « ce qui enserre » jusqu'ici, même si l'on avait une excuse.

  51. 279

    وَمَنَعَ النِّسَا وَأَفْسَدَ الْجِمَاعْإِلَى الْإِفَاضَةِ يُبَقَّى الِامْتِنَاعْ

    Il interdit [tout rapport avec] les femmes, et le rapport intime annule [le pèlerinage]. Cette interdiction est maintenue jusqu'au ṭawāf al-ifāḍa,

  52. 280

    كَالصَّيْدِ ثُمَّ بَاقِي مَا قَدْ مُنِعَابِالْجَمْرَةِ الْأُولَى يَحِلُّ فَاسْمَعَا

    comme celle du gibier ; tout le reste de ce qui était interdit redevient permis avec [le jet sur] la première stèle [celle d'al-ʿAqaba, le jour du Sacrifice], écoute bien.

  53. 281

    وَجَازَ الِاسْتِظْلَالُ بِالْمُرْتَفِعِلَا فِي الْمَحَامِلِ وَشُقْدُفٍ فَعِ

    Il est permis de se mettre à l'ombre de ce qui est élevé, mais non dans les litières ni dans le palanquin : retiens-le.

  54. 282

    وَسُنَّةُ الْعُمْرَةِ فَافْعَلْهَا كَمَاحَجٍّ وَفِي التَّنْعِيمِ نَدْبًا أَحْرِمَا

    La ʿumra est une sunna : accomplis-la comme le pèlerinage ; il est recommandé d'y entrer en iḥrām à at-Tanʿīm.

  55. 283

    وَإِثْرَ سَعْيِكَ احْلِقَنْ وَقَصِّرَاتَحِلَّ مِنْهَا وَالطَّوَافَ كَثِّرَا

    Après ton saʿy, rase-toi ou raccourcis tes cheveux : tu es alors délié de ses interdits. Multiplie les ṭawāf

  56. 284

    مَا دُمْتَ فِي مَكَّةَ وَارْعَ الْحُرْمَهْلِجَانِبِ الْبَيْتِ وَزِدْ فِي الْخِدْمَهْ

    tant que tu es à La Mecque ; respecte le caractère sacré des abords de la Maison, redouble d'ardeur dans le service [d'Allah],

  57. 285

    وَلَازِمِ الصَّفَّ فَإِنْ عَزَمْتَعَلَى الْخُرُوجِ طُفْ كَمَا عَلِمْتَ

    et sois assidu au rang [de la prière en groupe]. Lorsque tu es décidé à partir, fais le ṭawāf comme tu l'as appris.

  58. 286

    وَسِرْ لِقَبْرِ الْمُصْطَفَى بِأَدَبِوَنِيَّةٍ تُجَبْ لِكُلِّ مَطْلَبِ

    Rends-toi au tombeau de l'Élu avec respect et avec une intention [sincère] : tu seras exaucé dans toutes tes demandes.

  59. 287

    سَلِّمْ عَلَيْهِ ثُمَّ زِدْ لِلصِّدِّيقْثُمَّ إِلَى عُمَرَ نِلْتَ التَّوْفِيقْ

    Salue-le, puis avance jusqu'à aṣ-Ṣiddīq, puis jusqu'à ʿUmar : tu auras obtenu la réussite.

  60. 288

    وَاعْلَمْ بِأَنَّ ذَا الْمَقَامَ يُسْتَجَابْفِيهِ الدُّعَا فَلَا تَمَلَّ مِنْ طِلَابْ

    Sache qu'en ce lieu l'invocation est exaucée : ne te lasse donc pas de demander.

  61. 289

    وَسَلْ شَفَاعَةً وَخَتْمًا حَسَنَاوَعَجِّلِ الْأَوْبَةَ إِذْ نِلْتَ الْمُنَى

    Demande l'intercession et une belle fin ; puis hâte ton retour, maintenant que tu as obtenu ce que tu désirais.

  62. 290

    وَادْخُلْ ضُحًى وَاصْحَبْ هَدِيَّةَ السُّرُورْإِلَى الْأَقَارِبِ وَمَنْ بِكَ يَدُورْ

    Rentre [chez toi] en fin de matinée, et apporte le cadeau qui réjouit à tes proches et à ceux qui t'entourent.

La purification de l'âmeكتاب مبادئ التصوف وهوادي التعرف

  1. 291

    وَتَوْبَةٌ مِنْ كُلِّ ذَنْبٍ يُجْتَرَمْتَجِبُ فَوْرًا مُطْلَقًا وَهْيَ النَّدَمْ

    Se repentir (tawba) de tout péché commis est obligatoire, immédiatement et dans tous les cas. Le repentir est le regret,

  2. 292

    بِشَرْطِ الْإِقْلَاعِ وَنَفْيِ الْإِصْرَارْوَلْيَتَلَافَ مُمْكِنًا ذَا اسْتِغْفَارْ

    à condition de cesser [le péché] et d'écarter toute intention d'y revenir ; que l'on répare ce qui peut l'être, en demandant pardon.

  3. 293

    وَحَاصِلُ التَّقْوَى اجْتِنَابٌ وَامْتِثَالْفِي ظَاهِرٍ وَبَاطِنٍ بِذَا تُنَالْ

    La piété (taqwā) se résume à s'abstenir [de l'interdit] et à obéir [à l'ordre], extérieurement et intérieurement : c'est ainsi qu'on l'obtient.

  4. 294

    فَجَاءَتِ الْأَقْسَامُ حَقًّا أَرْبَعَهْوَهْيَ لِلسَّالِكِ سُبْلُ الْمَنْفَعَهْ

    Cela fait donc bien quatre parts, qui sont, pour celui qui chemine [vers Allah], les voies du profit.

  5. 295

    يَغُضُّ عَيْنَهُ عَنِ الْمَحَارِمِيَكُفُّ سَمْعَهُ عَنِ الْمَآثِمِ

    Il baisse le regard devant ce qui est interdit ; il retient son ouïe de ce qui est péché,

  6. 296

    كَغِيبَةٍ نَمِيمَةٍ زُورٍ كَذِبْلِسَانُهُ أَحْرَى بِتَرْكِ مَا جُلِبْ

    comme la médisance, le colportage, le faux témoignage et le mensonge ; sa langue doit, à plus forte raison, délaisser ce qui vient d'être cité.

  7. 297

    يَحْفَظُ بَطْنَهُ مِنَ الْحَرَامِيَتْرُكُ مَا شُبِّهَ بِاهْتِمَامِ

    Il préserve son ventre de l'illicite ; il délaisse avec soin ce qui est douteux.

  8. 298

    يَحْفَظُ فَرْجَهُ وَيَتَّقِي الشَّهِيدْفِي الْبَطْشِ وَالسَّعْيِ لِمَمْنُوعٍ يُرِيدْ

    Il préserve son sexe ; il craint le Témoin [de toute chose] lorsqu'il voudrait porter la main ou marcher vers ce qui est défendu.

  9. 299

    وَيُوقِفُ الْأُمُورَ حَتَّى يَعْلَمَامَا اللهُ فِيهِنَّ بِهِ قَدْ حَكَمَا

    Il suspend toute affaire jusqu'à ce qu'il sache ce qu'Allah a prescrit à son sujet.

  10. 300

    يُطَهِّرُ الْقَلْبَ مِنَ الرِّيَاءِوَحَسَدٍ عُجْبٍ وَكُلِّ دَاءِ

    Il purifie son cœur de l'ostentation, de l'envie, de l'admiration de soi et de toute maladie.

  11. 301

    وَاعْلَمْ بِأَنَّ أَصْلَ ذِي الْآفَاتِحُبُّ الرِّيَاسَةِ وَطَرْحُ الْآتِي

    Sache que la racine de ces fléaux est l'amour du pouvoir et le fait de négliger la vie à venir.

  12. 302

    رَأْسُ الْخَطَايَا هُوَ حُبُّ الْعَاجِلَهْلَيْسَ الدَّوَا إِلَّا فِي الِاضْطِرَارِ لَهْ

    La tête de toutes les fautes est l'amour de la vie présente ; il n'y a de remède que dans le recours à Allah, auquel on se sait acculé.

  13. 303

    يَصْحَبُ شَيْخًا عَارِفَ الْمَسَالِكْيَقِيهِ فِي طَرِيقِهِ الْمَهَالِكْ

    Il s'attache à un maître qui connaît les chemins, et qui le garde, sur sa route, de ce qui fait périr ;

  14. 304

    يُذْكِرُهُ اللهَ إِذَا رَآهُوَيُوصِلُ الْعَبْدَ إِلَى مَوْلَاهُ

    sa seule vue lui rappelle Allah, et il conduit le serviteur jusqu'à son Maître.

  15. 305

    يُحَاسِبُ النَّفْسَ عَلَى الْأَنْفَاسِوَيَزِنُ الْخَاطِرَ بِالْقِسْطَاسِ

    Il demande des comptes à son âme pour chacun de ses souffles, et il pèse à la balance [de la Loi] ce qui lui vient à l'esprit.

  16. 306

    وَيَحْفَظُ الْمَفْرُوضَ رَأْسَ الْمَالِوَالنَّفْلَ رِبْحَهُ بِهِ يُوَالِي

    Il veille sur les actes obligatoires, qui sont son capital, et il les fait suivre des actes surérogatoires, qui en sont le bénéfice.

  17. 307

    وَيُكْثِرُ الذِّكْرَ بِصَفْوِ لُبِّهِوَالْعَوْنُ فِي جَمِيعِ ذَا بِرَبِّهِ

    Il multiplie l'évocation [d'Allah] (dhikr), d'un cœur limpide ; et en tout cela l'aide lui vient de son Seigneur.

  18. 308

    يُجَاهِدُ النَّفْسَ لِرَبِّ الْعَالَمِينْوَيَتَحَلَّى بِمَقَامَاتِ الْيَقِينْ

    Il lutte contre son âme pour le Seigneur des mondes, et il se pare des stations de la certitude :

  19. 309

    خَوْفٌ رَجَا شُكْرٌ وَصَبْرٌ تَوْبَهْزُهْدٌ تَوَكُّلٌ رِضًا مَحَبَّهْ

    la crainte, l'espoir, la gratitude, la patience, le repentir, le détachement (zuhd), la confiance en Allah (tawakkul), l'agrément (riḍā) et l'amour.

  20. 310

    يَصْدُقُ شَاهِدَهُ فِي الْمُعَامَلَهْيَرْضَى بِمَا قَدَّرَهُ الْإِلَهُ لَهْ

    Il est sincère, dans tout ce qu'il fait pour Lui, envers Celui qui le voit ; il agrée ce qu'Allah a décrété pour lui.

    « شاهده » : Allah, qui connaît ce qu'il cache et ce qu'il montre (Mayyāra, p. 599).

  21. 311

    يَصِيرُ عِنْدَ ذَاكَ عَارِفًا بِهِحُرًّا وَغَيْرُهُ خَلَا مِنْ قَلْبِهِ

    Il devient alors quelqu'un qui Le connaît, un homme libre, dont le cœur s'est vidé de tout autre que Lui.

  22. 312

    فَحَبَّهُ الْإِلَهُ وَاصْطَفَاهُلِحَضْرَةِ الْقُدُّوسِ وَاجْتَبَاهُ

    Allah l'aime alors ; Il le choisit pour la présence du Très-Saint, et Il l'élit.

  23. 313

    ذَا الْقَدْرُ نَظْمًا لَا يَفِي بِالْغَايَهْوَفِي الَّذِي ذَكَرْتُهُ كِفَايَهْ

    Ce qui a été mis en vers ici n'épuise pas le sujet, mais ce que j'ai mentionné suffit.

  24. 314

    أَبْيَاتُهُ أَرْبَعَةَ عْشَرَ تَصِلْمَعَ ثَلَاثِمِائَةٍ عَدَّ الرُّسُلْ

    Ses vers atteignent trois cent quatorze, le nombre des messagers.

    Compte arrêté à ce vers inclus ; avec les trois suivants, 317 (al-Mubāshir, p. 226).

  25. 315

    سَمَّيْتُهُ بِالْمُرْشِدِ الْمُعِينِعَلَى الضَّرُورِي مِنْ عُلُومِ الدِّينِ

    Je l'ai nommé « Le guide qui aide à [acquérir] l'indispensable des sciences de la religion » (al-Murshid al-muʿīn ʿalā ḍ-ḍarūrī min ʿulūm ad-dīn).

  26. 316

    فَأَسْأَلُ النَّفْعَ بِهِ عَلَى الدَّوَامْمِنْ رَبِّنَا بِجَاهِ سَيِّدِ الْأَنَامْ

    Je demande à notre Seigneur qu'il soit toujours utile, par le rang du maître des créatures.

  27. 317

    قَدِ انْتَهَى وَالْحَمْدُ لِلهِ الْعَظِيمْصَلَّى وَسَلَّمَ عَلَى الْهَادِي الْكَرِيمْ

    Il est achevé. Louange à Allah, l'Immense ; qu'Il accorde la prière et le salut au noble guide.

Réponses qui s'appuient sur ce texte

Autres ouvrages

Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī, ar-Risālaal-Akhḍarī, al-Mukhtaṣaral-ʿAshmāwī, al-Muqaddima al-ʿAshmāwiyya