al-Akhḍarī, al-Mukhtaṣar
Le Mukhtaṣar de ʿAbd ar-Raḥmān al-Akhḍarī (m. 983 h) est un abrégé des actes d’adoration selon l’école de l’imam Mālik. Après un préambule sur les premiers devoirs du croyant, il expose la purification et la prière, et consacre près de la moitié de ses pages aux oublis dans la prière. Il s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.
Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, passage par passage. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés.
Le texte, en arabe et en français
Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.
Sommaire · 19 parties
Les titres des parties sont ceux du poème ; les repères en retrait sont ajoutés par le site pour s'y retrouver.
- Préambule de l'auteur : les premiers devoirs du croyant§ 1 à 14
- Chapitre de la purification (ṭahāra)§ 15 à 17
- Chapitre : le lavage de l'impureté§ 18 à 21
- Chapitre : les ablutions (wuḍūʾ)§ 22 à 30
- Chapitre : ce qui annule les ablutions§ 31 à 36
- Chapitre : ce qui est interdit sans ablutions§ 37 à 40
- Chapitre : ce qui rend les grandes ablutions obligatoires§ 41 à 44
- Chapitre : les grandes ablutions (ghusl)§ 45 à 50
- Chapitre : ce qui est interdit en état d'impureté majeure§ 51 à 52
- Chapitre du tayammum§ 53 à 66
- Chapitre des menstrues (ḥayḍ)§ 67 à 72
- Chapitre des lochies (nifās)§ 73 à 75
- Chapitre des temps de la prière§ 76 à 82
- Chapitre des conditions de la prière§ 83 à 90
- Chapitre : obligations, sunnas et actes méritoires de la prière§ 91 à 100
- Chapitre : la lumière de la prière et le recueillement§ 101 à 105
- Chapitre : les sept positions de la prière obligatoire, et la prière assise§ 106 à 111
- Chapitre : le rattrapage des prières manquées§ 112 à 119
- Chapitre de l'oubli dans la prière (sahw)§ 120 à 197
- La prosternation de l'oubli : règles générales§ 120
- Le doute dans la prière§ 129
- Les oublis dans la récitation§ 132
- Rire, parler, gestes et incidents§ 141
- L'oubli de celui qui suit l'imam§ 163
- Le retardataire§ 170
- L'oubli d'une inclinaison ou d'une prosternation§ 174
- L'oubli dans la prière surérogatoire§ 179
- Quand l'imam se trompe§ 187
Aucun passage ne contient ces mots. Essayez un autre mot, en arabe ou en français.
Préambule de l'auteur : les premiers devoirs du croyantمُقَدِّمَةُ الْمُؤَلِّفِ
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1
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ. الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ، وَالصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ خَاتِمِ النَّبِيِّينَ وَإِمَامِ الْمُرْسَلِينَ.
Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah, Seigneur des univers ! Prière et paix sur notre maître Muhammad, le sceau des Prophètes et l'imam des Messagers !
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2
أَوَّلُ مَا يَجِبُ عَلَى الْمُكَلَّفِ تَصْحِيحُ إِيمَانِهِ، ثُمَّ مَعْرِفَةُ مَا يُصْلِحُ بِهِ فَرْضَ عَيْنِهِ كَأَحْكَامِ الصَّلَاةِ وَالطَّهَارَةِ وَالصِّيَامِ.
Le premier devoir du mukallaf est de rendre correcte sa croyance [aux dogmes de la religion de l'islam], puis d'apprendre ce qui lui permet d'accomplir correctement ses obligations personnelles, comme les règles de la prière, de la purification et du jeûne.
Mukallaf : personne légalement responsable, pubère et saine d'esprit.
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3
وَيَجِبُ عَلَيْهِ أَنْ يُحَافِظَ عَلَى حُدُودِ اللَّهِ، وَيَقِفَ عِنْدَ أَمْرِهِ وَنَهْيِهِ، وَيَتُوبَ إِلَى اللَّهِ سُبْحَانَهُ قَبْلَ أَنْ يَسْخَطَ عَلَيْهِ.
Il doit observer les limites fixées par Allah, s'arrêter à Ses ordres et à Ses interdits, et se repentir auprès d'Allah, gloire à Lui, avant qu'Il ne se courrouce contre lui.
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4
وَشُرُوطُ التَّوْبَةِ: النَّدَمُ عَلَى مَا فَاتَ، وَالنِّيَّةُ أَنْ لَا يَعُودَ إِلَى ذَنْبٍ فِيمَا بَقِيَ عَلَيْهِ مِنْ عُمُرِهِ، وَأَنْ يَتْرُكَ الْمَعْصِيَةَ فِي سَاعَتِهَا إِنْ كَانَ مُتَلَبِّسًا بِهَا.
Les conditions du repentir sont : regretter ce qui est passé ; avoir l'intention de ne plus revenir au péché pour le reste de sa vie ; et, si l'on est en train de commettre le péché, l'abandonner sur-le-champ.
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5
وَلَا يَحِلُّ لَهُ أَنْ يُؤَخِّرَ التَّوْبَةَ، وَلَا يَقُولُ: حَتَّى يَهْدِيَنِي اللَّهُ، فَإِنَّهُ مِنْ عَلَامَاتِ الشَّقَاءِ وَالْخِذْلَانِ وَطَمْسِ الْبَصِيرَةِ.
Il ne lui est pas permis de remettre le repentir à plus tard, ni de dire : « [Je me repentirai] quand Allah me guidera » ; c'est là l'un des signes du malheur, de l'abandon [par Allah] et de l'aveuglement du cœur.
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6
وَيَجِبُ عَلَيْهِ حِفْظُ لِسَانِهِ مِنَ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنْكَرِ وَالْكَلَامِ الْقَبِيحِ وَأَيْمَانِ الطَّلَاقِ، وَانْتِهَارِ الْمُسْلِمِ وَإِهَانَتِهِ وَسَبِّهِ وَتَخْوِيفِهِ فِي غَيْرِ حَقٍّ شَرْعِيٍّ.
Il doit garder sa langue des paroles obscènes, blâmables ou laides, des serments de répudiation, et de ce qui rudoie un musulman, l'humilie, l'insulte ou l'effraie sans droit reconnu par la Loi.
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7
وَيَجِبُ عَلَيْهِ حِفْظُ بَصَرِهِ عَنِ النَّظَرِ إِلَى الْحَرَامِ، وَلَا يَحِلُّ لَهُ أَنْ يَنْظُرَ إِلَى مُسْلِمٍ بِنَظْرَةٍ تُؤْذِيهِ، إِلَّا أَنْ يَكُونَ فَاسِقًا فَيَجِبُ هِجْرَانُهُ.
Il doit garder son regard de ce qui est interdit. Il ne lui est pas permis de regarder un musulman d'un regard qui le blesse, sauf s'il s'agit d'un pécheur notoire (fāsiq) : il doit alors se tenir à l'écart de lui.
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8
وَيَجِبُ عَلَيْهِ حِفْظُ جَمِيعِ جَوَارِحِهِ مَا اسْتَطَاعَ، وَأَنْ يُحِبَّ لِلَّهِ وَيُبْغِضَ لَهُ، وَيَرْضَى لَهُ وَيَغْضَبَ لَهُ، وَيَأْمُرَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَى عَنِ الْمُنْكَرِ.
Il doit préserver tous ses membres [du péché] autant qu'il le peut. Il doit aimer pour Allah et détester pour Allah, être satisfait pour Allah et se fâcher pour Lui. Il doit aussi ordonner le convenable et interdire le blâmable.
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9
وَيَحْرُمُ عَلَيْهِ الْكَذِبُ وَالْغِيبَةُ وَالنَّمِيمَةُ وَالْكِبْرُ وَالْعُجْبُ وَالرِّيَاءُ وَالسُّمْعَةُ وَالْحَسَدُ وَالْبُغْضُ وَرُؤْيَةُ الْفَضْلِ عَلَى الْغَيْرِ، وَالْهَمْزُ وَاللَّمْزُ وَالْعَبَثُ وَالسُّخْرِيَةُ، وَالزِّنَا، وَالنَّظَرُ إِلَى الْأَجْنَبِيَّةِ وَالتَّلَذُّذُ بِكَلَامِهَا، وَأَكْلُ أَمْوَالِ النَّاسِ بِغَيْرِ طِيبِ نَفْسٍ، وَالْأَكْلُ بِالشَّفَاعَةِ أَوْ بِالدِّينِ، وَتَأْخِيرُ الصَّلَاةِ عَنْ أَوْقَاتِهَا.
Il lui est interdit de mentir ; de médire des gens (ghība) ; de rapporter leurs propos pour semer la discorde entre eux (namīma) ; d'être orgueilleux (kibr) ; d'être content de lui-même (ʿujb) ; de faire ses bonnes œuvres pour être vu des gens (riyāʾ) ; d'en parler ensuite pour qu'on les sache (sumʿa) ; d'envier les gens ; de les haïr ; de se croire meilleur que les autres ; de dénigrer les gens, en face ou en leur absence (hamz et lamz) ; de s'adonner aux futilités ; de se moquer des gens ; de commettre la fornication ; de regarder une femme qui lui est étrangère (ni épouse ni proche parente) ou de prendre plaisir à l'écoute de sa voix ; de prendre les biens des gens contre leur gré ; de se faire payer pour intercéder, ou de tirer de l'argent de sa religion ; de retarder la prière au-delà de son temps.
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10
وَلَا يَحِلُّ لَهُ صُحْبَةُ فَاسِقٍ وَلَا مُجَالَسَتُهُ لِغَيْرِ ضَرُورَةٍ، وَلَا يَطْلُبُ رِضَا الْمَخْلُوقِينَ بِسَخَطِ الْخَالِقِ.
Il ne lui est pas permis de prendre pour compagnon un pécheur notoire, ni de s'asseoir avec lui sans nécessité. Il ne cherche pas la satisfaction des créatures en courrouçant le Créateur.
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11
قَالَ اللَّهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى: ﴿وَاللَّهُ وَرَسُولُهُ أَحَقُّ أَنْ يُرْضُوهُ إِنْ كَانُوا مُؤْمِنِينَ﴾. وَقَالَ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ: «لَا طَاعَةَ لِمَخْلُوقٍ فِي مَعْصِيَةِ الْخَالِقِ».
Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, a dit : « Allah, ainsi que Son Messager, est plus en droit qu'ils Le satisfassent, s'ils sont vraiment croyants » [sourate at-Tawba, 9:62]. Et le Prophète, sur lui la prière et la paix, a dit : « Il n'y a pas à obéir à une créature en désobéissant au Créateur. »
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12
وَلَا يَحِلُّ لَهُ أَنْ يَفْعَلَ فِعْلًا حَتَّى يَعْلَمَ حُكْمَ اللَّهِ فِيهِ، وَيَسْأَلَ الْعُلَمَاءَ، وَيَقْتَدِيَ بِالْمُتَّبِعِينَ لِسُنَّةِ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، الَّذِينَ يَدُلُّونَ عَلَى طَاعَةِ اللَّهِ وَيُحَذِّرُونَ مِنَ اتِّبَاعِ الشَّيْطَانِ.
Il ne lui est pas permis d'accomplir un acte avant de connaître le jugement d'Allah à son sujet, d'interroger les savants et de prendre exemple sur ceux qui suivent la Sunna de Muhammad, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix : ceux qui guident vers l'obéissance à Allah et mettent en garde contre le fait de suivre Satan.
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13
وَلَا يَرْضَى لِنَفْسِهِ مَا رَضِيَهُ الْمُفْلِسُونَ الَّذِينَ ضَاعَتْ أَعْمَارُهُمْ فِي غَيْرِ طَاعَةِ اللَّهِ تَعَالَى، فَيَا حَسْرَتَهُمْ وَيَا طُولَ بُكَائِهِمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ.
Il ne doit pas agréer pour lui-même ce dont se sont contentés les ruinés, dont la vie s'est perdue hors de l'obéissance à Allah le Très-Haut. Quel regret sera le leur, et que leurs pleurs seront longs, le Jour de la Résurrection !
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14
نَسْأَلُ اللَّهَ أَنْ يُوَفِّقَنَا لِاتِّبَاعِ سُنَّةِ نَبِيِّنَا وَشَفِيعِنَا وَسَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ.
Nous demandons à Allah de nous accorder de suivre la Sunna de notre Prophète, notre intercesseur et notre maître Muhammad, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix.
Chapitre de la purification (ṭahāra)فَصْلٌ فِي الطَّهَارَةِ
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15
الطَّهَارَةُ قِسْمَانِ: طَهَارَةُ حَدَثٍ وَطَهَارَةُ خَبَثٍ.
La pureté (ṭahāra) est de deux types : la pureté rituelle (ṭahārat al-ḥadath) et la pureté matérielle (ṭahārat al-khabath).
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16
وَلَا يَصِحُّ الْجَمِيعُ إِلَّا بِالْمَاءِ الطَّاهِرِ الْمُطَهِّرِ، وَهُوَ الَّذِي لَمْ يَتَغَيَّرْ لَوْنُهُ أَوْ طَعْمُهُ أَوْ رَائِحَتُهُ بِمَا يُفَارِقُهُ غَالِبًا، كَالزَّيْتِ وَالسَّمْنِ وَالدَّسَمِ كُلِّهِ وَالْوَذَحِ وَالصَّابُونِ وَالْوَسَخِ وَنَحْوِهِ.
Les deux ne sont valables qu'avec une eau pure et purifiante : celle dont ni la couleur, ni le goût, ni l'odeur n'ont été altérés par une chose qui en est habituellement séparée, comme l'huile, le beurre fondu et toute matière grasse, le suint collé à la laine des moutons, le savon, la saleté et ce qui leur ressemble.
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17
وَلَا بَأْسَ بِالتُّرَابِ وَالْحَمْأَةِ وَالسَّبَخَةِ وَالْخَزِّ وَنَحْوِهِ.
Il n'y a pas d'inconvénient [à ce qu'elle soit altérée] par la terre, la vase, la terre salée (sabkha), la mousse et ce qui leur ressemble.
Des éditions d'Égypte portent « وَالْآجُرِّ », la brique, au lieu de « وَالْخَزِّ », la mousse.
Chapitre : le lavage de l'impuretéفَصْلٌ
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18
إِذَا تَعَيَّنَتِ النَّجَاسَةُ غُسِلَ مَحَلُّهَا، فَإِنِ الْتَبَسَتْ غُسِلَ الثَّوْبُ كُلُّهُ.
Quand l'endroit touché par l'impureté est connu, on lave cet endroit ; s'il est incertain, on lave le vêtement en entier.
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19
وَمَنْ شَكَّ فِي إِصَابَةِ النَّجَاسَةِ نَضَحَ، وَإِنْ أَصَابَهُ شَيْءٌ شَكَّ فِي نَجَاسَتِهِ فَلَا نَضْحَ عَلَيْهِ.
Celui qui doute d'avoir été touché par une impureté asperge d'eau [l'endroit] ; s'il a été touché par une chose dont il doute qu'elle soit impure, il n'a pas à asperger.
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20
وَمَنْ تَذَكَّرَ النَّجَاسَةَ وَهُوَ فِي الصَّلَاةِ قَطَعَ، إِلَّا أَنْ يَخَافَ خُرُوجَ الْوَقْتِ.
Celui qui, pendant la prière, se souvient d'une impureté [sur lui] interrompt sa prière, sauf s'il craint que le temps [de cette prière] ne sorte.
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21
وَمَنْ صَلَّى بِهَا نَاسِيًا وَتَذَكَّرَ بَعْدَ السَّلَامِ أَعَادَ فِي الْوَقْتِ.
Celui qui a prié avec cette impureté par oubli et s'en souvient après le salut final refait la prière tant que son temps n'est pas sorti.
Chapitre : les ablutions (wuḍūʾ)فَصْلٌ
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22
فَرَائِضُ الْوُضُوءِ سَبْعٌ: النِّيَّةُ، وَغَسْلُ الْوَجْهِ، وَغَسْلُ الْيَدَيْنِ إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ، وَمَسْحُ الرَّأْسِ، وَغَسْلُ الرِّجْلَيْنِ إِلَى الْكَعْبَيْنِ، وَالدَّلْكُ، وَالْفَوْرُ.
Les obligations (farāʾiḍ) du wuḍūʾ [les petites ablutions] sont sept : l'intention, le lavage du visage, le lavage des mains [et des avant-bras] jusqu'aux coudes, le passage des mains mouillées sur la tête, le lavage des pieds jusqu'aux chevilles, le frottement (dalk) et l'enchaînement sans interruption (fawr).
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23
وَسُنَنُهُ: غَسْلُ الْيَدَيْنِ إِلَى الْكُوعَيْنِ عِنْدَ الشُّرُوعِ، وَالْمَضْمَضَةُ، وَالِاسْتِنْشَاقُ، وَالِاسْتِنْثَارُ، وَرَدُّ مَسْحِ الرَّأْسِ، وَمَسْحُ الْأُذُنَيْنِ، وَتَجْدِيدُ الْمَاءِ لَهُمَا، وَالتَّرْتِيبُ بَيْنَ الْفَرَائِضِ.
Ses sunnas sont : le lavage des mains jusqu'aux poignets en commençant, le rinçage de la bouche, l'aspiration de l'eau par le nez, son rejet, le retour des mains sur la tête, le passage des mains mouillées sur les oreilles, le fait de reprendre de l'eau pour elles, et l'ordre entre les obligations.
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24
وَمَنْ نَسِيَ فَرْضًا مِنْ أَعْضَائِهِ، فَإِنْ تَذَكَّرَهُ بِالْقُرْبِ فَعَلَهُ وَمَا بَعْدَهُ، وَإِنْ طَالَ فَعَلَهُ وَحْدَهُ وَأَعَادَ مَا صَلَّى قَبْلَهُ.
Celui qui oublie l'un des membres obligatoires : s'il s'en souvient peu après, il l'accomplit, puis refait ce qui vient après lui ; si du temps a passé, il l'accomplit seul, et il refait les prières accomplies avant cela.
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25
وَإِنْ تَرَكَ سُنَّةً فَعَلَهَا وَلَا يُعِيدُ الصَّلَاةَ.
S'il a délaissé une sunna, il la fait, sans refaire la prière.
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26
وَمَنْ نَسِيَ لُمْعَةً غَسَلَهَا وَحْدَهَا بِنِيَّةٍ، وَإِنْ صَلَّى قَبْلَ ذَلِكَ أَعَادَ.
Celui qui a oublié une zone restée sèche (lumʿa) la lave seule, avec l'intention ; s'il a prié avant cela, il refait [sa prière].
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27
وَمَنْ تَذَكَّرَ الْمَضْمَضَةَ وَالِاسْتِنْشَاقَ بَعْدَ أَنْ شَرَعَ فِي الْوَجْهِ فَلَا يَرْجِعُ إِلَيْهِمَا حَتَّى يُتِمَّ وُضُوءَهُ.
Celui qui se souvient du rinçage de la bouche et de l'aspiration de l'eau par le nez après avoir commencé le visage n'y revient pas avant d'avoir terminé son wuḍūʾ.
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28
وَفَضَائِلُهُ: التَّسْمِيَةُ، وَالسِّوَاكُ، وَالزَّائِدُ عَلَى الْغَسْلَةِ الْأُولَى فِي الْوَجْهِ وَالْيَدَيْنِ، وَالْبُدَاءَةُ بِمُقَدَّمِ الرَّأْسِ، وَتَرْتِيبُ السُّنَنِ، وَقِلَّةُ الْمَاءِ عَلَى الْعُضْوِ، وَتَقْدِيمُ الْيُمْنَى عَلَى الْيُسْرَى.
Ses actes méritoires (faḍāʾil) sont : dire « Au Nom d'Allah », le siwāk [bâtonnet pour les dents], les lavages qui s'ajoutent au premier pour le visage et les mains, commencer par le devant de la tête, l'ordre entre les sunnas, user de peu d'eau sur le membre, et faire passer la droite avant la gauche.
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29
وَيَجِبُ تَخْلِيلُ أَصَابِعِ الْيَدَيْنِ، وَيُسْتَحَبُّ فِي أَصَابِعِ الرِّجْلَيْنِ.
Il est obligatoire de faire passer l'eau entre les doigts des mains, et recommandé de le faire entre les orteils.
Des éditions d'Égypte portent seulement : « وَيَجِبُ تَخْلِيلُ أَصَابِعِ الرِّجْلَيْنِ », obligatoire entre les orteils.
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30
وَيَجِبُ تَخْلِيلُ اللِّحْيَةِ الْخَفِيفَةِ فِي الْوُضُوءِ دُونَ الْكَثِيفَةِ، وَيَجِبُ تَخْلِيلُهَا فِي الْغُسْلِ وَلَوْ كَانَتْ كَثِيفَةً.
Il est obligatoire de faire pénétrer l'eau dans la barbe clairsemée lors du wuḍūʾ, non dans la barbe fournie ; et il est obligatoire de le faire lors du ghusl [les grandes ablutions], même si elle est fournie.
Chapitre : ce qui annule les ablutionsفَصْلٌ
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31
نَوَاقِضُ الْوُضُوءِ أَحْدَاثٌ وَأَسْبَابٌ.
Ce qui annule le wuḍūʾ est de deux sortes : des émissions (aḥdāth) et des causes (asbāb).
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32
فَالْأَحْدَاثُ: الْبَوْلُ وَالْغَائِطُ وَالرِّيحُ وَالْمَذْيُ وَالْوَدْيُ.
Les émissions sont : l'urine, les selles, les gaz, le madhy et le wady.
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33
وَالْأَسْبَابُ: النَّوْمُ الثَّقِيلُ، وَالْإِغْمَاءُ، وَالسُّكْرُ، وَالْجُنُونُ، وَالْقُبْلَةُ، وَلَمْسُ الْمَرْأَةِ إِنْ قَصَدَ اللَّذَّةَ أَوْ وَجَدَهَا، وَمَسُّ الذَّكَرِ بِبَاطِنِ الْكَفِّ أَوْ بِبَاطِنِ الْأَصَابِعِ.
Les causes sont : le sommeil profond, l'évanouissement, l'ivresse, la folie, le baiser, le fait de toucher une femme si l'on recherche le plaisir ou si on l'éprouve, et le fait de toucher sa verge avec la paume ou avec l'intérieur des doigts.
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34
وَمَنْ شَكَّ فِي حَدَثٍ وَجَبَ عَلَيْهِ الْوُضُوءُ، إِلَّا أَنْ يَكُونَ مُوَسْوَسًا فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui doute d'avoir perdu son wuḍūʾ doit le refaire, sauf s'il est sujet aux doutes obsessionnels (waswasa) : il n'est alors tenu à rien.
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35
وَيَجِبُ عَلَيْهِ غَسْلُ الذَّكَرِ كُلِّهِ مِنَ الْمَذْيِ، وَلَا يَغْسِلُ الْأُنْثَيَيْنِ.
Il doit laver toute la verge après le madhy ; il ne lave pas les testicules.
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36
وَالْمَذْيُ هُوَ الْمَاءُ الْخَارِجُ عِنْدَ الشَّهْوَةِ الصُّغْرَى بِتَفَكُّرٍ أَوْ نَظَرٍ أَوْ غَيْرِهِ.
Le madhy est le liquide qui sort lors du désir léger, provoqué par une pensée, un regard ou autre chose.
Chapitre : ce qui est interdit sans ablutionsفَصْلٌ
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37
لَا يَحِلُّ لِغَيْرِ الْمُتَوَضِّئِ صَلَاةٌ وَلَا طَوَافٌ وَلَا مَسُّ نُسْخَةِ الْقُرْآنِ الْعَظِيمِ وَلَا جِلْدِهَا، لَا بِيَدِهِ وَلَا بِعُودٍ وَنَحْوِهِ، إِلَّا الْجُزْءَ مِنْهَا الْمُتَعَلَّمَ فِيهِ.
Il n'est permis à celui qui n'a pas le wuḍūʾ ni de prier, ni de tourner autour de la Kaʿba (ṭawāf), ni de toucher l'exemplaire du Coran ou sa couverture, que ce soit de la main ou avec un bâton ou autre, à l'exception de la partie du Coran dans laquelle on apprend.
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38
وَلَا مَسُّ لَوْحِ الْقُرْآنِ الْعَظِيمِ عَلَى غَيْرِ الْوُضُوءِ، إِلَّا لِمُتَعَلِّمٍ فِيهِ أَوْ مُعَلِّمٍ يُصَحِّحُهُ.
Il n'est pas permis non plus de toucher sans wuḍūʾ la tablette où est écrit le Coran, sauf à celui qui y apprend ou au maître qui la corrige.
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39
وَالصَّبِيُّ فِي مَسِّ الْقُرْآنِ كَالْكَبِيرِ، وَالْإِثْمُ عَلَى مُنَاوِلِهِ لَهُ.
L'enfant est comme l'adulte pour ce qui est de toucher le Coran, et le péché retombe sur celui qui le lui remet.
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40
وَمَنْ صَلَّى بِغَيْرِ وُضُوءٍ عَامِدًا فَهُوَ كَافِرٌ وَالْعِيَاذُ بِاللَّهِ.
Celui qui prie sans wuḍūʾ délibérément est mécréant ; qu'Allah nous en préserve.
Un commentaire l'entend de celui qui tient cela pour permis ; sinon il est pécheur, non mécréant.
Chapitre : ce qui rend les grandes ablutions obligatoiresفَصْلٌ
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41
يَجِبُ الْغُسْلُ مِنْ ثَلَاثَةِ أَشْيَاءَ: الْجَنَابَةِ وَالْحَيْضِ وَالنِّفَاسِ.
Le ghusl est obligatoire pour trois choses : l'impureté majeure (janāba), les menstrues (ḥayḍ) et les lochies (nifās).
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42
فَالْجَنَابَةُ قِسْمَانِ: أَحَدُهُمَا خُرُوجُ الْمَنِيِّ بِلَذَّةٍ مُعْتَادَةٍ فِي نَوْمٍ أَوْ يَقَظَةٍ بِجِمَاعٍ أَوْ غَيْرِهِ، وَالثَّانِي مَغِيبُ الْحَشَفَةِ فِي الْفَرْجِ.
L'impureté majeure est de deux sortes : la première est l'émission de sperme avec le plaisir habituel, dans le sommeil ou à l'état de veille, par un rapport ou autrement ; la seconde est la pénétration du gland dans le sexe.
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43
وَمَنْ رَأَى فِي مَنَامِهِ كَأَنَّهُ يُجَامِعُ وَلَمْ يَخْرُجْ مِنْهُ مَنِيٌّ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui se voit en rêve avoir un rapport sans qu'aucun sperme ne sorte n'est tenu à rien.
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44
وَمَنْ وَجَدَ فِي ثَوْبِهِ مَنِيًّا يَابِسًا لَا يَدْرِي مَتَى أَصَابَهُ اغْتَسَلَ وَأَعَادَ مَا صَلَّى مِنْ آخِرِ نَوْمَةٍ نَامَهَا فِيهِ.
Celui qui trouve sur son vêtement du sperme sec sans savoir quand il l'a atteint fait le ghusl et refait les prières accomplies depuis le dernier sommeil qu'il a eu dans ce vêtement.
Chapitre : les grandes ablutions (ghusl)فَصْلٌ
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45
فَرَائِضُ الْغُسْلِ: النِّيَّةُ عِنْدَ الشُّرُوعِ، وَالْفَوْرُ، وَالدَّلْكُ، وَالْعُمُومُ.
Les obligations du ghusl sont : l'intention en commençant, l'enchaînement sans interruption (fawr), le frottement (dalk), et le fait d'atteindre tout le corps.
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46
وَسُنَنُهُ: غَسْلُ الْيَدَيْنِ إِلَى الْكُوعَيْنِ كَالْوُضُوءِ، وَالْمَضْمَضَةُ، وَالِاسْتِنْشَاقُ، وَالِاسْتِنْثَارُ، وَغَسْلُ صِمَاخِ الْأُذُنِ، وَهِيَ الثُّقْبَةُ الدَّاخِلَةُ فِي الرَّأْسِ.
Ses sunnas sont : le lavage des mains jusqu'aux poignets comme pour le wuḍūʾ, le rinçage de la bouche, l'aspiration de l'eau par le nez, son rejet, et le lavage du conduit de l'oreille, c'est-à-dire l'orifice qui pénètre dans la tête.
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47
وَأَمَّا صَحْفَةُ الْأُذُنِ فَيَجِبُ غَسْلُ ظَاهِرِهَا وَبَاطِنِهَا.
Quant au pavillon de l'oreille, il est obligatoire d'en laver l'extérieur et l'intérieur.
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48
وَفَضَائِلُهُ: الْبِدَايَةُ بِغَسْلِ النَّجَاسَةِ، ثُمَّ الذَّكَرِ فَيَنْوِي عِنْدَهُ، ثُمَّ أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ مَرَّةً مَرَّةً، ثُمَّ أَعْلَى جَسَدِهِ، وَتَثْلِيثُ غَسْلِ الرَّأْسِ، وَتَقْدِيمُ شِقِّ جَسَدِهِ الْأَيْمَنِ، وَتَقْلِيلُ الْمَاءِ عَلَى الْأَعْضَاءِ.
Ses actes méritoires sont : commencer par laver l'impureté, puis la verge, en formulant alors l'intention, puis les membres du wuḍūʾ une fois chacun, puis le haut du corps ; laver la tête trois fois ; faire passer le côté droit du corps en premier ; et user de peu d'eau sur les membres.
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49
وَمَنْ نَسِيَ لُمْعَةً أَوْ عُضْوًا مِنْ غُسْلِهِ بَادَرَ إِلَى غَسْلِهِ حِينَ تَذَكُّرِهِ وَلَوْ بَعْدَ شَهْرٍ، وَأَعَادَ مَا صَلَّى قَبْلَهُ، وَإِنْ أَخَّرَهُ بَعْدَ ذِكْرِهِ بَطَلَ غُسْلُهُ.
Celui qui a oublié une zone restée sèche ou un membre dans son ghusl se hâte de le laver dès qu'il s'en souvient, même un mois après, et il refait les prières accomplies avant ce lavage ; s'il tarde après s'en être souvenu, son ghusl est nul.
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50
فَإِنْ كَانَ فِي أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ وَصَادَفَهُ غَسْلُ الْوُضُوءِ أَجْزَأَهُ.
Si cette zone se trouve sur un membre du wuḍūʾ et que le lavage du wuḍūʾ l'a atteinte, cela lui suffit.
Chapitre : ce qui est interdit en état d'impureté majeureفَصْلٌ
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51
لَا يَحِلُّ لِلْجُنُبِ دُخُولُ الْمَسْجِدِ وَلَا قِرَاءَةُ الْقُرْآنِ، إِلَّا الْآيَةَ وَنَحْوَهَا لِلتَّعَوُّذِ وَنَحْوِهِ.
Il n'est permis à la personne en état d'impureté majeure (junub) ni d'entrer dans la mosquée ni de réciter le Coran, sauf un verset ou à peu près, pour demander protection ou dans un but semblable.
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52
وَلَا يَجُوزُ لِمَنْ لَا يَقْدِرُ عَلَى الْمَاءِ الْبَارِدِ أَنْ يَأْتِيَ زَوْجَتَهُ حَتَّى يُعِدَّ الْآلَةَ، إِلَّا أَنْ يَحْتَلِمَ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui ne supporte pas l'eau froide n'a pas le droit d'avoir un rapport avec son épouse avant d'avoir préparé de quoi [chauffer l'eau] ; s'il a une pollution nocturne, en revanche, rien ne lui est reproché.
Chapitre du tayammumفَصْلٌ فِي التَّيَمُّمِ
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53
وَيَتَيَمَّمُ الْمُسَافِرُ فِي غَيْرِ مَعْصِيَةٍ وَالْمَرِيضُ لِفَرِيضَةٍ أَوْ نَافِلَةٍ.
Le voyageur dont le voyage n'est pas un péché et le malade font le tayammum [purification par le sol pur] pour une prière obligatoire ou surérogatoire.
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54
وَيَتَيَمَّمُ الْحَاضِرُ الصَّحِيحُ لِلْفَرَائِضِ إِذَا خَافَ خُرُوجَ وَقْتِهَا.
Le résident bien portant fait le tayammum pour les prières obligatoires s'il craint que leur temps ne sorte.
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55
وَلَا يَتَيَمَّمُ الْحَاضِرُ الصَّحِيحُ لِنَافِلَةٍ وَلَا جُمُعَةٍ وَلَا جَنَازَةٍ، إِلَّا إِذَا تَعَيَّنَتْ عَلَيْهِ الْجَنَازَةُ.
Le résident bien portant ne fait le tayammum ni pour une prière surérogatoire, ni pour la prière du vendredi, ni pour la prière funéraire, sauf si celle-ci lui incombe personnellement.
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56
وَفَرَائِضُ التَّيَمُّمِ: النِّيَّةُ، وَالصَّعِيدُ الطَّاهِرُ، وَمَسْحُ الْوَجْهِ، وَمَسْحُ الْيَدَيْنِ إِلَى الْكُوعَيْنِ، وَضَرْبَةُ الْأَرْضِ الْأُولَى، وَالْفَوْرُ، وَدُخُولُ الْوَقْتِ، وَاتِّصَالُهُ بِالصَّلَاةِ.
Les obligations du tayammum sont : l'intention, le sol pur (ṣaʿīd), le passage des mains sur le visage, le passage des mains sur les mains jusqu'aux poignets, la première frappe du sol, l'enchaînement sans interruption, l'entrée du temps [de la prière], et le fait qu'il soit suivi aussitôt de la prière.
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57
وَالصَّعِيدُ هُوَ التُّرَابُ وَالطُّوبُ وَالْحَجَرُ وَالثَّلْجُ وَالْخَضْخَاضُ وَنَحْوُ ذَلِكَ.
Le ṣaʿīd, c'est la terre, la brique crue, la pierre, la neige, la boue et ce qui leur ressemble.
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58
وَلَا يَجُوزُ بِالْجِصِّ الْمَطْبُوخِ وَالْحَصِيرِ وَالْخَشَبِ وَالْحَشِيشِ وَنَحْوِهِ، وَرُخِّصَ لِلْمَرِيضِ فِي حَائِطِ الْحَجَرِ وَالطُّوبِ إِنْ لَمْ يَجِدْ مُنَاوِلًا غَيْرَهُ.
Il n'est pas permis de le faire sur le plâtre cuit, la natte, le bois, l'herbe et ce qui leur ressemble. Il est toléré que le malade le fasse sur un mur de pierre ou de brique crue s'il ne trouve personne pour lui apporter autre chose.
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59
وَسُنَنُهُ: تَجْدِيدُ الصَّعِيدِ لِيَدَيْهِ، وَمَسْحُ مَا بَيْنَ الْكُوعَيْنِ وَالْمِرْفَقَيْنِ، وَالتَّرْتِيبُ.
Ses sunnas sont : frapper le sol une seconde fois pour les mains, passer les mains sur ce qui est entre les poignets et les coudes, et l'ordre.
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60
وَفَضَائِلُهُ: التَّسْمِيَةُ، وَتَقْدِيمُ الْيُمْنَى عَلَى الْيُسْرَى، وَتَقْدِيمُ ظَاهِرِ الذِّرَاعِ عَلَى بَاطِنِهِ وَمُقَدَّمِهِ عَلَى مُؤَخَّرِهِ.
Ses actes méritoires sont : dire « Au Nom d'Allah », faire passer la droite avant la gauche, le dessus de l'avant-bras avant le dessous, et l'avant avant l'arrière.
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61
وَنَوَاقِضُهُ كَالْوُضُوءِ.
Ce qui l'annule est ce qui annule le wuḍūʾ.
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62
وَلَا تُصَلَّى فَرِيضَتَانِ بِتَيَمُّمٍ وَاحِدٍ.
On ne prie pas deux prières obligatoires avec un même tayammum.
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63
وَمَنْ تَيَمَّمَ لِفَرِيضَةٍ جَازَ لَهُ النَّوَافِلُ بَعْدَهَا وَمَسُّ الْمُصْحَفِ وَالطَّوَافُ وَالتِّلَاوَةُ، إِنْ نَوَى ذَلِكَ وَاتَّصَلَتْ بِالصَّلَاةِ وَلَمْ يَخْرُجِ الْوَقْتُ.
Celui qui a fait le tayammum pour une prière obligatoire peut, après elle, prier des surérogatoires, toucher le Coran, faire le ṭawāf et réciter, s'il en a eu l'intention, que cela suive aussitôt la prière et que le temps ne soit pas sorti.
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64
وَجَازَ بِتَيَمُّمِ النَّافِلَةِ كُلُّ مَا ذُكِرَ إِلَّا الْفَرِيضَةَ.
Avec le tayammum fait pour une surérogatoire, tout ce qui vient d'être cité est permis, sauf la prière obligatoire.
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65
وَمَنْ صَلَّى الْعِشَاءَ بِتَيَمُّمٍ قَامَ لِلشَّفْعِ وَالْوَتْرِ بَعْدَهَا مِنْ غَيْرِ تَأْخِيرٍ.
Celui qui prie le ʿIshāʾ avec un tayammum enchaîne aussitôt après lui le shafʿ et le witr, sans retard.
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66
وَمَنْ تَيَمَّمَ مِنْ جَنَابَةٍ فَلَا بُدَّ مِنْ نِيَّتِهَا.
Celui qui fait le tayammum pour une impureté majeure doit nécessairement en formuler l'intention.
Chapitre des menstrues (ḥayḍ)فَصْلٌ فِي الْحَيْضِ
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67
وَالنِّسَاءُ مُبْتَدَأَةٌ وَمُعْتَادَةٌ وَحَامِلٌ.
Les femmes sont de trois catégories : celle qui a ses menstrues pour la première fois (mubtadaʾa), celle qui a une habitude (muʿtāda) et la femme enceinte.
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68
وَأَكْثَرُ الْحَيْضِ لِلْمُبْتَدَأَةِ خَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا، وَلِلْمُعْتَادَةِ عَادَتُهَا، فَإِنْ تَمَادَى بِهَا الدَّمُ زَادَتْ ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ مَا لَمْ تُجَاوِزْ خَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا.
La durée maximale des menstrues est de quinze jours pour la première et, pour la deuxième, celle de son habitude ; si le sang se prolonge, elle ajoute trois jours, sans dépasser quinze jours.
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69
وَلِلْحَامِلِ بَعْدَ ثَلَاثَةِ أَشْهُرٍ خَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا وَنَحْوُهَا، وَبَعْدَ سِتَّةِ أَشْهُرٍ عِشْرُونَ وَنَحْوُهَا.
Pour la femme enceinte, elle est de quinze jours environ après trois mois [de grossesse], et de vingt jours environ après six mois.
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70
فَإِنْ تَقَطَّعَ الدَّمُ لَفَّقَتْ أَيَّامَهُ حَتَّى تُكَمِّلَ عَادَتَهَا.
Si le sang s'interrompt puis reprend, elle additionne les jours de sang jusqu'à compléter son habitude.
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71
وَلَا يَحِلُّ لِلْحَائِضِ صَلَاةٌ وَلَا صَوْمٌ وَلَا طَوَافٌ وَلَا مَسُّ مُصْحَفٍ وَلَا دُخُولُ مَسْجِدٍ، وَعَلَيْهَا قَضَاءُ الصَّوْمِ دُونَ الصَّلَاةِ، وَقِرَاءَتُهَا جَائِزَةٌ.
Il n'est permis à la femme qui a ses menstrues ni de prier, ni de jeûner, ni de faire le ṭawāf, ni de toucher le Coran, ni d'entrer dans la mosquée. Elle doit rattraper le jeûne, non la prière. Sa récitation [du Coran] est permise.
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72
وَلَا يَحِلُّ لِزَوْجِهَا فَرْجُهَا وَلَا مَا بَيْنَ سُرَّتِهَا وَرُكْبَتَيْهَا حَتَّى تَغْتَسِلَ.
Son sexe n'est pas permis à son époux, ni ce qui est entre son nombril et ses genoux, jusqu'à ce qu'elle ait fait le ghusl.
Chapitre des lochies (nifās)فَصْلٌ فِي النِّفَاسِ
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73
وَالنِّفَاسُ كَالْحَيْضِ فِي مَنْعِهِ، وَأَكْثَرُهُ سِتُّونَ يَوْمًا.
Les lochies sont comme les menstrues pour ce qu'elles interdisent ; leur durée maximale est de soixante jours.
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74
فَإِذَا انْقَطَعَ الدَّمُ قَبْلَهَا وَلَوْ فِي يَوْمِ الْوِلَادَةِ اغْتَسَلَتْ وَصَلَّتْ.
Si le sang cesse avant ce terme, fût-ce le jour même de l'accouchement, elle fait le ghusl et prie.
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75
فَإِذَا عَاوَدَهَا الدَّمُ، فَإِنْ كَانَ بَيْنَهُمَا خَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا فَأَكْثَرَ كَانَ الثَّانِي حَيْضًا، وَإِلَّا ضُمَّ إِلَى الْأَوَّلِ وَكَانَ مِنْ تَمَامِ النِّفَاسِ.
Si le sang revient : lorsque quinze jours ou plus séparent les deux sangs, le second est des menstrues ; sinon il est joint au premier et complète les lochies.
Chapitre des temps de la prièreفَصْلٌ فِي الْأَوْقَاتِ
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76
الْوَقْتُ الْمُخْتَارُ لِلظُّهْرِ مِنْ زَوَالِ الشَّمْسِ إِلَى آخِرِ الْقَامَةِ، وَالْمُخْتَارُ لِلْعَصْرِ مِنَ الْقَامَةِ إِلَى الِاصْفِرَارِ، وَضَرُورِيُّهُمَا إِلَى الْغُرُوبِ.
Le temps de choix (mukhtār) du Ẓuhr va du moment où le soleil quitte le zénith jusqu'à la fin de la qāma [quand l'ombre d'une chose égale sa hauteur] ; celui du ʿAṣr va de la qāma jusqu'au jaunissement [du soleil] ; leur temps de nécessité (ḍarūrī) va jusqu'au coucher du soleil.
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77
وَالْمُخْتَارُ لِلْمَغْرِبِ قَدْرُ مَا تُصَلَّى فِيهِ بَعْدَ شُرُوطِهَا.
Le temps de choix du Maghrib est le temps qu'il faut pour le prier une fois ses conditions remplies.
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78
وَالْمُخْتَارُ لِلْعِشَاءِ مِنْ مَغِيبِ الشَّفَقِ إِلَى ثُلُثِ اللَّيْلِ الْأَوَّلِ، وَضَرُورِيُّهُمَا إِلَى طُلُوعِ الْفَجْرِ.
Le temps de choix du ʿIshāʾ va de la disparition de la lueur du crépuscule jusqu'à la fin du premier tiers de la nuit ; le temps de nécessité de ces deux prières va jusqu'au lever de l'aube.
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79
وَالْمُخْتَارُ لِلصُّبْحِ مِنَ الْفَجْرِ إِلَى الْإِسْفَارِ الْأَعْلَى، وَضَرُورِيُّهُ إِلَى طُلُوعِ الشَّمْسِ.
Le temps de choix du Ṣubḥ va de l'aube jusqu'à la pleine clarté ; son temps de nécessité va jusqu'au lever du soleil.
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80
وَالْقَضَاءُ فِي الْجَمِيعِ مَا وَرَاءَ ذَلِكَ.
Pour toutes, ce qui vient après cela est un rattrapage (qaḍāʾ).
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81
وَمَنْ أَخَّرَ الصَّلَاةَ حَتَّى خَرَجَ وَقْتُهَا فَعَلَيْهِ ذَنْبٌ عَظِيمٌ، إِلَّا أَنْ يَكُونَ نَاسِيًا أَوْ نَائِمًا.
Celui qui retarde la prière jusqu'à ce que son temps sorte commet un grave péché, sauf s'il a oublié ou s'il dormait.
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82
وَلَا تُصَلَّى نَافِلَةٌ بَعْدَ صَلَاةِ الصُّبْحِ إِلَى ارْتِفَاعِ الشَّمْسِ، وَبَعْدَ صَلَاةِ الْعَصْرِ إِلَى صَلَاةِ الْمَغْرِبِ، وَبَعْدَ طُلُوعِ الْفَجْرِ إِلَّا الْوِرْدَ لِنَائِمٍ عَنْهُ، وَعِنْدَ جُلُوسِ إِمَامِ الْجُمُعَةِ عَلَى الْمِنْبَرِ، وَبَعْدَ الْجُمُعَةِ حَتَّى يَخْرُجَ مِنَ الْمَسْجِدِ.
On ne prie pas de surérogatoire après la prière du Ṣubḥ jusqu'à ce que le soleil se soit élevé ; ni après la prière du ʿAṣr jusqu'à la prière du Maghrib ; ni après le lever de l'aube, sauf la part de prières nocturnes (wird) de celui que le sommeil en a privé ; ni quand l'imam du vendredi est assis sur la chaire ; ni après la prière du vendredi tant qu'on n'est pas sorti de la mosquée.
Chapitre des conditions de la prièreفَصْلٌ فِي شُرُوطِ الصَّلَاةِ
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83
وَشُرُوطُ الصَّلَاةِ: طَهَارَةُ الْحَدَثِ، وَطَهَارَةُ الْخَبَثِ مِنَ الْبَدَنِ وَالثَّوْبِ وَالْمَكَانِ، وَسَتْرُ الْعَوْرَةِ، وَاسْتِقْبَالُ الْقِبْلَةِ، وَتَرْكُ الْكَلَامِ، وَتَرْكُ الْأَفْعَالِ الْكَثِيرَةِ.
Les conditions de la prière sont : la pureté rituelle ; la pureté matérielle du corps, du vêtement et du lieu ; couvrir la ʿawra ; faire face à la qibla ; ne pas parler ; ne pas multiplier les mouvements.
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84
وَعَوْرَةُ الرَّجُلِ مَا بَيْنَ السُّرَّةِ وَالرُّكْبَةِ، وَالْمَرْأَةُ كُلُّهَا عَوْرَةٌ مَا عَدَا الْوَجْهَ وَالْكَفَّيْنِ.
La ʿawra de l'homme est ce qui est entre le nombril et le genou ; la femme est entièrement ʿawra, à l'exception du visage et des mains.
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85
وَتُكْرَهُ الصَّلَاةُ فِي السَّرَاوِيلِ إِلَّا إِذَا كَانَ فَوْقَهَا شَيْءٌ.
Il est déconseillé (makrūh) de prier en sarāwīl [pantalon porté seul], sauf s'il y a quelque chose par-dessus.
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86
وَمَنْ تَنَجَّسَ ثَوْبُهُ وَلَمْ يَجِدْ ثَوْبًا غَيْرَهُ وَلَمْ يَجِدْ مَاءً يَغْسِلُهُ بِهِ، أَوْ لَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ مَا يَلْبَسُ حَتَّى يَغْسِلَهُ، وَخَافَ خُرُوجَ الْوَقْتِ، صَلَّى بِنَجَاسَتِهِ.
Celui dont le vêtement est souillé, qui n'en trouve pas d'autre et ne trouve pas d'eau pour le laver, ou qui n'a rien à mettre le temps de le laver, et qui craint que le temps ne sorte, prie avec son impureté.
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87
وَلَا يَحِلُّ تَأْخِيرُ الصَّلَاةِ لِعَدَمِ الطَّهَارَةِ، وَمَنْ فَعَلَ ذَلِكَ فَقَدْ عَصَى رَبَّهُ.
Il n'est pas permis de retarder la prière [au-delà de son temps] faute de pureté ; celui qui le fait a désobéi à son Seigneur.
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88
وَمَنْ لَمْ يَجِدْ مَا يَسْتُرُ بِهِ عَوْرَتَهُ صَلَّى عُرْيَانًا.
Celui qui ne trouve pas de quoi couvrir sa ʿawra prie nu.
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89
وَمَنْ أَخْطَأَ الْقِبْلَةَ أَعَادَ فِي الْوَقْتِ.
Celui qui s'est trompé de qibla refait la prière tant que son temps n'est pas sorti.
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90
وَكُلُّ إِعَادَةٍ فِي الْوَقْتِ فَهِيَ فَضِيلَةٌ، وَكُلُّ مَا تُعَادُ مِنْهُ الصَّلَاةُ فِي الْوَقْتِ فَلَا تُعَادُ مِنْهُ الْفَائِتَةُ وَالنَّافِلَةُ.
Toute prière qu'on refait dans son temps, la refaire est un acte méritoire [non une obligation] ; et tout ce pour quoi l'on refait la prière dans son temps ne fait refaire ni la prière rattrapée ni la surérogatoire.
Chapitre : obligations, sunnas et actes méritoires de la prièreفَصْلٌ
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91
فَرَائِضُ الصَّلَاةِ: نِيَّةُ الصَّلَاةِ الْمُعَيَّنَةِ، وَتَكْبِيرَةُ الْإِحْرَامِ وَالْقِيَامُ لَهَا، وَالْفَاتِحَةُ وَالْقِيَامُ لَهَا، وَالرُّكُوعُ وَالرَّفْعُ مِنْهُ، وَالسُّجُودُ عَلَى الْجَبْهَةِ وَالرَّفْعُ مِنْهُ، وَالِاعْتِدَالُ، وَالطُّمَأْنِينَةُ، وَالتَّرْتِيبُ بَيْنَ فَرَائِضِهَا، وَالسَّلَامُ وَجُلُوسُهُ الَّذِي يُقَارِنُهُ.
Les obligations de la prière sont : l'intention de la prière précise ; le takbīr d'ouverture (takbīrat al-iḥrām) et la station debout pour le dire ; la Fātiḥa et la station debout pour la réciter ; l'inclinaison et le fait de s'en relever ; la prosternation sur le front et le fait de s'en relever ; le redressement complet ; l'immobilité dans chaque position (ṭumaʾnīna) ; l'ordre entre ses obligations ; le salut final (salām) et la position assise qui l'accompagne.
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92
وَشَرْطُ النِّيَّةِ مُقَارَنَتُهَا لِتَكْبِيرَةِ الْإِحْرَامِ.
La condition de l'intention est qu'elle accompagne le takbīr d'ouverture.
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93
وَسُنَنُهَا: الْإِقَامَةُ، وَالسُّورَةُ الَّتِي بَعْدَ الْفَاتِحَةِ، وَالْقِيَامُ لَهَا، وَالسِّرُّ فِيمَا يُسَرُّ فِيهِ، وَالْجَهْرُ فِيمَا يُجْهَرُ فِيهِ، وَسَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ.
Ses sunnas sont : le second appel (iqāma) ; la sourate qui suit la Fātiḥa et la station debout pour la réciter ; la récitation à voix basse là où l'on récite à voix basse, et à voix haute là où l'on récite à voix haute ; dire « Samiʿa Llāhu li-man ḥamidah » [Allah entend celui qui Le loue].
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94
وَكُلُّ تَكْبِيرَةٍ سُنَّةٌ إِلَّا الْأُولَى، وَالتَّشَهُّدَانِ وَالْجُلُوسُ لَهُمَا، وَتَقْدِيمُ الْفَاتِحَةِ عَلَى السُّورَةِ، وَالتَّسْلِيمَةُ الثَّانِيَةُ وَالثَّالِثَةُ لِلْمَأْمُومِ، وَالْجَهْرُ بِالتَّسْلِيمَةِ الْوَاجِبَةِ، وَالصَّلَاةُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَالسُّجُودُ عَلَى الْأَنْفِ وَالْكَفَّيْنِ وَالرُّكْبَتَيْنِ وَأَطْرَافِ الْقَدَمَيْنِ.
Chaque takbīr est une sunna, sauf le premier ; [sont aussi sunnas] les deux tashahhud et la position assise pour les dire ; réciter la Fātiḥa avant la sourate ; le deuxième et le troisième salut pour celui qui suit l'imam (maʾmūm) ; dire à voix haute le salut obligatoire ; la prière sur le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix ; la prosternation sur le nez, les mains, les genoux et le bout des pieds.
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95
وَالسُّتْرَةُ لِغَيْرِ الْمَأْمُومِ، وَأَقَلُّهَا غِلَظُ رُمْحٍ وَطُولُ ذِرَاعٍ طَاهِرٍ ثَابِتٍ غَيْرِ مُشَوِّشٍ.
[Est aussi sunna] la sutra, objet placé devant soi, pour celui qui ne suit pas un imam ; au minimum, elle a l'épaisseur d'une lance et la longueur d'une coudée, elle est pure, stable et ne distrait pas.
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96
وَفَضَائِلُهَا: رَفْعُ الْيَدَيْنِ عِنْدَ الْإِحْرَامِ حَتَّى تُقَابِلَا الْأُذُنَيْنِ، وَقَوْلُ الْمَأْمُومِ وَالْفَذِّ: رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ، وَالتَّأْمِينُ بَعْدَ الْفَاتِحَةِ لِلْفَذِّ وَالْمَأْمُومِ، وَلَا يَقُولُهَا الْإِمَامُ إِلَّا فِي قِرَاءَةِ السِّرِّ.
Ses actes méritoires sont : lever les mains au takbīr d'ouverture jusqu'à ce qu'elles soient à hauteur des oreilles ; que celui qui suit l'imam et celui qui prie seul (fadhdh) disent « Rabbanā wa-laka l-ḥamd » ; dire « āmīn » après la Fātiḥa pour celui qui prie seul et celui qui suit l'imam, l'imam ne le disant que dans la récitation à voix basse.
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97
وَالتَّسْبِيحُ فِي الرُّكُوعِ، وَالدُّعَاءُ فِي السُّجُودِ، وَتَطْوِيلُ الْقِرَاءَةِ فِي الصُّبْحِ وَالظُّهْرِ تَلِيهَا، وَتَقْصِيرُهَا فِي الْعَصْرِ وَالْمَغْرِبِ، وَتَوَسُّطُهَا فِي الْعِشَاءِ، وَتَكُونُ السُّورَةُ الْأُولَى قَبْلَ الثَّانِيَةِ وَأَطْوَلَ مِنْهَا، وَالْهَيْئَةُ الْمَعْلُومَةُ فِي الرُّكُوعِ وَالسُّجُودِ وَالْجُلُوسِ.
[Puis] la glorification dans l'inclinaison et l'invocation dans la prosternation ; allonger la récitation au Ṣubḥ, puis au Ẓuhr, qui vient après lui ; l'abréger au ʿAṣr et au Maghrib ; la faire moyenne au ʿIshāʾ ; que la première sourate précède la seconde [dans l'ordre du Coran] et soit plus longue qu'elle ; la posture connue dans l'inclinaison, la prosternation et la position assise.
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98
وَالْقُنُوتُ سِرًّا قَبْلَ الرُّكُوعِ وَبَعْدَ السُّورَةِ فِي ثَانِيَةِ الصُّبْحِ، وَيَجُوزُ بَعْدَ الرُّكُوعِ، وَالدُّعَاءُ بَعْدَ التَّشَهُّدِ الثَّانِي، وَيَكُونُ التَّشَهُّدُ الثَّانِي أَطْوَلَ مِنَ الْأَوَّلِ، وَالتَّيَامُنُ بِالسَّلَامِ، وَتَحْرِيكُ السَّبَّابَةِ فِي التَّشَهُّدِ.
[Puis] le qunūt, à voix basse, avant l'inclinaison et après la sourate, dans la seconde rakʿa [unité de prière] du Ṣubḥ, et il est permis après l'inclinaison ; l'invocation après le second tashahhud ; que le second tashahhud soit plus long que le premier ; tourner [la tête] vers la droite au salut ; remuer l'index pendant le tashahhud.
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99
وَيُكْرَهُ الِالْتِفَاتُ فِي الصَّلَاةِ، وَتَغْمِيضُ الْعَيْنَيْنِ، وَالْبَسْمَلَةُ وَالتَّعَوُّذُ فِي الْفَرِيضَةِ، وَيَجُوزَانِ فِي النَّفْلِ.
Il est déconseillé (makrūh), dans la prière, de se tourner, de fermer les yeux, et de dire la basmala et la formule de protection (taʿawwudh) dans la prière obligatoire ; elles sont permises dans la surérogatoire.
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100
وَالْوُقُوفُ عَلَى رِجْلٍ وَاحِدَةٍ إِلَّا أَنْ يَطُولَ قِيَامُهُ، وَاقْتِرَانُ رِجْلَيْهِ، وَجَعْلُ دِرْهَمٍ أَوْ غَيْرِهِ فِي فَمِهِ، وَكَذَلِكَ كُلُّ مَا يُشَوِّشُهُ فِي جَيْبِهِ أَوْ كُمِّهِ أَوْ عَلَى ظَهْرِهِ، وَالتَّفَكُّرُ فِي أُمُورِ الدُّنْيَا، وَكُلُّ مَا يَشْغَلُهُ عَنِ الْخُشُوعِ فِي الصَّلَاةِ.
[Il est aussi déconseillé] de se tenir sur un seul pied, sauf si la station debout se prolonge ; de joindre les deux pieds ; de mettre une pièce ou autre chose dans sa bouche, de même que tout ce qui le gêne dans sa poche, dans sa manche ou sur son dos ; de penser aux affaires de ce monde ; et tout ce qui le détourne du recueillement (khushūʿ) dans la prière.
Chapitre : la lumière de la prière et le recueillementفَصْلٌ
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101
لِلصَّلَاةِ نُورٌ عَظِيمٌ تُشْرِقُ بِهِ قُلُوبُ الْمُصَلِّينَ، وَلَا يَنَالُهُ إِلَّا الْخَاشِعُونَ.
La prière a une immense lumière dont s'illuminent les cœurs de ceux qui prient ; seuls l'obtiennent ceux qui sont recueillis.
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102
فَإِذَا أَتَيْتَ إِلَى الصَّلَاةِ فَفَرِّغْ قَلْبَكَ مِنَ الدُّنْيَا وَمَا فِيهَا، وَاشْتَغِلْ بِمُرَاقَبَةِ مَوْلَاكَ الَّذِي تُصَلِّي لِوَجْهِهِ.
Quand tu viens à la prière, vide ton cœur de ce monde et de ce qu'il contient, et occupe-toi d'avoir présent à l'esprit ton Maître, pour la Face de qui tu pries.
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103
وَاعْتَقِدْ أَنَّ الصَّلَاةَ خُشُوعٌ وَتَوَاضُعٌ لِلَّهِ سُبْحَانَهُ بِالْقِيَامِ وَالرُّكُوعِ وَالسُّجُودِ، وَإِجْلَالٌ وَتَعْظِيمٌ لَهُ بِالتَّكْبِيرِ وَالتَّسْبِيحِ وَالذِّكْرِ.
Sois convaincu que la prière est recueillement et humilité devant Allah, gloire à Lui, par la station debout, l'inclinaison et la prosternation, et qu'elle est vénération et exaltation de Lui par le takbīr, la glorification et le rappel.
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104
فَحَافِظْ عَلَى صَلَاتِكَ فَإِنَّهَا أَعْظَمُ الْعِبَادَاتِ، وَلَا تَتْرُكِ الشَّيْطَانَ يَلْعَبُ بِقَلْبِكَ وَيَشْغَلُكَ عَنْ صَلَاتِكَ حَتَّى يَطْمِسَ قَلْبَكَ وَيَحْرِمَكَ مِنْ لَذَّةِ أَنْوَارِ الصَّلَاةِ.
Préserve donc ta prière, car elle est le plus grand des actes d'adoration, et ne laisse pas Satan jouer avec ton cœur et te distraire de ta prière, au point d'aveugler ton cœur et de te priver de la douceur des lumières de la prière.
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105
فَعَلَيْكَ بِدَوَامِ الْخُشُوعِ فِيهَا، فَإِنَّهَا تَنْهَى عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنْكَرِ بِسَبَبِ الْخُشُوعِ فِيهَا، فَاسْتَعِنْ بِاللَّهِ إِنَّهُ خَيْرُ مُسْتَعَانٍ.
Attache-toi à y rester constamment recueilli : c'est par le recueillement qu'elle préserve de la turpitude et du blâmable. Demande l'aide d'Allah : Il est le meilleur dont on implore l'aide.
Chapitre : les sept positions de la prière obligatoire, et la prière assiseفَصْلٌ
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106
لِلصَّلَاةِ الْمَفْرُوضَةِ سَبْعَةُ أَحْوَالٍ مُرَتَّبَةٍ تُؤَدَّى عَلَيْهَا، أَرْبَعَةٌ مِنْهَا عَلَى الْوُجُوبِ وَثَلَاثَةٌ عَلَى الِاسْتِحْبَابِ.
La prière obligatoire a sept positions, dans un ordre donné, dans lesquelles on l'accomplit : pour quatre d'entre elles l'ordre est obligatoire, pour trois il est recommandé.
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107
أَوَّلُهَا الْقِيَامُ بِغَيْرِ اسْتِنَادٍ، ثُمَّ الْقِيَامُ بِاسْتِنَادٍ، ثُمَّ الْجُلُوسُ بِغَيْرِ اسْتِنَادٍ، ثُمَّ الْجُلُوسُ بِاسْتِنَادٍ؛ فَالتَّرْتِيبُ بَيْنَ هَذِهِ الْأَرْبَعَةِ عَلَى الْوُجُوبِ: إِذَا قَدَرَ عَلَى حَالَةٍ مِنْهَا وَصَلَّى بِحَالَةٍ دُونَهَا بَطَلَتْ صَلَاتُهُ.
La première est la station debout sans appui, puis debout avec appui, puis assis sans appui, puis assis avec appui. L'ordre entre ces quatre est obligatoire : celui qui est capable de l'une d'elles et prie dans une position inférieure, sa prière est nulle.
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108
وَالثَّلَاثَةُ الَّتِي عَلَى الِاسْتِحْبَابِ هِيَ أَنْ يُصَلِّيَ الْعَاجِزُ عَنْ هَذِهِ الثَّلَاثَةِ الْمَذْكُورَةِ عَلَى جَنْبِهِ الْأَيْمَنِ، ثُمَّ عَلَى الْأَيْسَرِ، ثُمَّ عَلَى ظَهْرِهِ، فَإِنْ خَالَفَ فِي الثَّلَاثَةِ لَمْ تَبْطُلْ صَلَاتُهُ.
Les trois dont l'ordre est recommandé sont : que celui qui est incapable des [positions] précédentes prie sur le côté droit, puis sur le côté gauche, puis sur le dos ; s'il ne respecte pas l'ordre entre ces trois, sa prière n'est pas nulle.
Le texte porte « ces trois » ; le sens est : incapable des quatre positions précédentes. Un commentaire lit « الْأَرْبَعَةِ ».
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109
وَالِاسْتِنَادُ الَّذِي تَبْطُلُ بِهِ صَلَاةُ الْقَادِرِ عَلَى تَرْكِهِ هُوَ الَّذِي يَسْقُطُ بِسُقُوطِهِ، وَإِنْ كَانَ لَا يَسْقُطُ بِسُقُوطِهِ فَهُوَ مَكْرُوهٌ.
L'appui qui annule la prière de celui qui peut s'en passer est celui dont le retrait le ferait tomber ; s'il ne tombait pas à son retrait, cet appui est déconseillé.
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110
وَأَمَّا النَّافِلَةُ فَيَجُوزُ لِلْقَادِرِ عَلَى الْقِيَامِ أَنْ يُصَلِّيَهَا جَالِسًا، وَلَهُ نِصْفُ أَجْرِ الْقَائِمِ.
Quant à la prière surérogatoire, celui qui peut se tenir debout a le droit de la prier assis ; il a alors la moitié de la récompense de celui qui prie debout.
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111
وَيَجُوزُ أَنْ يَدْخُلَهَا جَالِسًا وَيَقُومَ بَعْدَ ذَلِكَ، أَوْ يَدْخُلَهَا قَائِمًا وَيَجْلِسَ بَعْدَ ذَلِكَ، إِلَّا أَنْ يَدْخُلَهَا بِنِيَّةِ الْقِيَامِ فِيهَا فَيَمْتَنِعَ جُلُوسُهُ بَعْدَ ذَلِكَ.
Il peut la commencer assis puis se lever, ou la commencer debout puis s'asseoir, sauf s'il l'a commencée avec l'intention de la prier debout : il lui est alors interdit de s'asseoir ensuite.
Chapitre : le rattrapage des prières manquéesفَصْلٌ
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112
يَجِبُ قَضَاءُ مَا فِي الذِّمَّةِ مِنَ الصَّلَوَاتِ، وَلَا يَحِلُّ التَّفْرِيطُ فِيهَا، وَمَنْ صَلَّى كُلَّ يَوْمٍ خَمْسَةَ أَيَّامٍ فَلَيْسَ بِمُفَرِّطٍ.
Il est obligatoire de rattraper les prières dont on reste redevable, et il n'est pas permis de les négliger ; celui qui prie chaque jour [en rattrapage les prières de] cinq jours n'est pas négligent.
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113
وَيَقْضِيهَا عَلَى نَحْوِ مَا فَاتَتْهُ: إِنْ كَانَتْ حَضَرِيَّةً قَضَاهَا حَضَرِيَّةً، وَإِنْ كَانَتْ سَفَرِيَّةً قَضَاهَا سَفَرِيَّةً، سَوَاءٌ كَانَ حِينَ الْقَضَاءِ فِي حَضَرٍ أَوْ سَفَرٍ.
Il les rattrape telles qu'il les a manquées : une prière de résidence se rattrape en prière de résidence, une prière de voyage en prière de voyage, qu'il soit, au moment du rattrapage, en résidence ou en voyage.
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114
وَالتَّرْتِيبُ بَيْنَ الْحَاضِرَتَيْنِ، وَبَيْنَ يَسِيرِ الْفَوَائِتِ مَعَ الْحَاضِرَةِ، وَاجِبٌ مَعَ الذِّكْرِ.
L'ordre entre les deux prières du moment [comme le Ẓuhr et le ʿAṣr], et entre un petit nombre de prières manquées et la prière du moment, est obligatoire quand on s'en souvient.
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115
وَالْيَسِيرُ أَرْبَعُ صَلَوَاتٍ فَأَدْنَى، وَمَنْ كَانَتْ عَلَيْهِ أَرْبَعُ صَلَوَاتٍ فَأَقَلُّ صَلَّاهَا قَبْلَ الْحَاضِرَةِ وَلَوْ خَرَجَ وَقْتُهَا.
Le petit nombre est de quatre prières ou moins. Celui qui doit quatre prières ou moins les prie avant la prière du moment, même si le temps de celle-ci doit sortir.
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116
وَيَجُوزُ الْقَضَاءُ فِي كُلِّ وَقْتٍ.
Le rattrapage est permis à tout moment.
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117
وَلَا يَتَنَفَّلُ مَنْ عَلَيْهِ الْقَضَاءُ، وَلَا يُصَلِّي الضُّحَى وَلَا قِيَامَ رَمَضَانَ، وَلَا يَجُوزُ لَهُ إِلَّا الشَّفْعُ وَالْوَتْرُ وَالْفَجْرُ وَالْعِيدَانِ وَالْخُسُوفُ وَالِاسْتِسْقَاءُ.
Celui qui a des prières à rattraper ne prie pas de surérogatoires : il ne prie ni le ḍuḥā ni les prières nocturnes de ramadan. Ne lui sont permis que le shafʿ, le witr, [les deux rakʿa de] l'aube, les deux fêtes, l'éclipse et la demande de pluie.
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118
وَيَجُوزُ لِمَنْ عَلَيْهِمُ الْقَضَاءُ أَنْ يُصَلُّوا جَمَاعَةً إِذَا اسْتَوَتْ صَلَاتُهُمْ.
Ceux qui ont des prières à rattraper peuvent prier en groupe si leur prière est la même.
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119
وَمَنْ نَسِيَ عَدَدَ مَا عَلَيْهِ مِنَ الْقَضَاءِ صَلَّى عَدَدًا لَا يَبْقَى مَعَهُ شَكٌّ.
Celui qui a oublié le nombre de prières qu'il doit rattraper en prie un nombre qui ne lui laisse plus aucun doute.
Chapitre de l'oubli dans la prière (sahw)بَابٌ فِي السَّهْوِ
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120
وَسُجُودُ السَّهْوِ فِي الصَّلَاةِ سُنَّةٌ: فَلِلنُّقْصَانِ سَجْدَتَانِ قَبْلَ السَّلَامِ بَعْدَ تَمَامِ التَّشَهُّدَيْنِ، يَزِيدُ بَعْدَهُمَا تَشَهُّدًا آخَرَ؛ وَلِلزِّيَادَةِ سَجْدَتَانِ بَعْدَ السَّلَامِ، يَتَشَهَّدُ بَعْدَهُمَا وَيُسَلِّمُ تَسْلِيمَةً أُخْرَى.
La prosternation de l'oubli (sujūd as-sahw) dans la prière est une sunna. Pour un manque : deux prosternations avant le salut, une fois les deux tashahhud achevés, après lesquelles on ajoute un autre tashahhud. Pour un ajout : deux prosternations après le salut, après lesquelles on dit le tashahhud puis on fait un autre salut.
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121
وَمَنْ نَقَصَ وَزَادَ سَجَدَ قَبْلَ السَّلَامِ.
Celui qui a à la fois omis et ajouté se prosterne avant le salut.
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122
وَمَنْ نَسِيَ السُّجُودَ الْقَبْلِيَّ حَتَّى سَلَّمَ سَجَدَ إِنْ كَانَ قَرِيبًا، وَإِنْ طَالَ أَوْ خَرَجَ مِنَ الْمَسْجِدِ بَطَلَ السُّجُودُ، وَتَبْطُلُ الصَّلَاةُ مَعَهُ إِنْ كَانَ عَلَى ثَلَاثِ سُنَنٍ أَوْ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ، وَإِلَّا فَلَا تَبْطُلُ.
Celui qui a oublié la prosternation d'avant le salut (qablī) jusqu'à avoir salué la fait si peu de temps s'est écoulé. Si cela a duré ou s'il est sorti de la mosquée, la prosternation est perdue, et la prière est nulle avec elle si elle était due pour trois sunnas ou plus ; sinon elle n'est pas nulle.
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123
وَمَنْ نَسِيَ السُّجُودَ الْبَعْدِيَّ سَجَدَهُ وَلَوْ بَعْدَ عَامٍ.
Celui qui a oublié la prosternation d'après le salut (baʿdī) la fait, fût-ce un an après.
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124
وَمَنْ نَقَصَ فَرِيضَةً فَلَا يُجْزِيهِ السُّجُودُ عَنْهَا، وَمَنْ نَقَصَ الْفَضَائِلَ فَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ.
Celui qui a omis une obligation, la prosternation ne la remplace pas ; celui qui a omis des actes méritoires n'a pas à se prosterner.
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125
وَلَا يَكُونُ السُّجُودُ الْقَبْلِيُّ إِلَّا لِتَرْكِ سُنَّتَيْنِ فَأَكْثَرَ، وَأَمَّا السُّنَّةُ الْوَاحِدَةُ فَلَا سُجُودَ لَهَا إِلَّا السِّرَّ وَالْجَهْرَ.
La prosternation d'avant le salut n'a lieu que pour l'omission de deux sunnas ou plus ; pour une seule sunna il n'y a pas de prosternation, sauf pour la récitation à voix basse et à voix haute.
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126
فَمَنْ أَسَرَّ فِي الْجَهْرِ سَجَدَ قَبْلَ السَّلَامِ، وَمَنْ جَهَرَ فِي السِّرِّ سَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ.
Celui qui récite à voix basse là où l'on récite à voix haute se prosterne avant le salut ; celui qui récite à voix haute là où l'on récite à voix basse se prosterne après le salut.
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127
وَمَنْ تَكَلَّمَ سَاهِيًا سَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ، وَمَنْ سَلَّمَ مِنْ رَكْعَتَيْنِ سَاهِيًا سَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ.
Celui qui parle par inadvertance se prosterne après le salut ; celui qui salue par inadvertance au bout de deux rakʿa se prosterne après le salut.
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128
وَمَنْ زَادَ فِي الصَّلَاةِ رَكْعَةً أَوْ رَكْعَتَيْنِ سَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ، وَمَنْ زَادَ فِي الصَّلَاةِ مِثْلَهَا بَطَلَتْ.
Celui qui ajoute à la prière une rakʿa ou deux se prosterne après le salut ; celui qui y ajoute autant de rakʿa qu'elle en compte, sa prière est nulle.
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129
وَمَنْ شَكَّ فِي كَمَالِ صَلَاتِهِ أَتَى بِمَا شَكَّ فِيهِ، وَالشَّكُّ فِي النُّقْصَانِ كَتَحَقُّقِهِ؛ فَمَنْ شَكَّ فِي رَكْعَةٍ أَوْ سَجْدَةٍ أَتَى بِهَا وَسَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ.
Celui qui doute d'avoir complété sa prière accomplit ce dont il doute : douter d'un manque équivaut à en être certain. Ainsi, celui qui doute d'une rakʿa ou d'une prosternation l'accomplit et se prosterne après le salut.
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130
وَإِنْ شَكَّ فِي السَّلَامِ سَلَّمَ إِنْ كَانَ قَرِيبًا وَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ، وَإِنْ طَالَ بَطَلَتْ صَلَاتُهُ.
S'il doute d'avoir salué, il salue si peu de temps s'est écoulé, sans prosternation ; si cela a duré, sa prière est nulle.
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131
وَالْمُوَسْوَسُ يَتْرُكُ الْوَسْوَسَةَ مِنْ قَلْبِهِ، وَلَا يَأْتِي بِمَا شَكَّ فِيهِ، وَلَكِنْ يَسْجُدُ بَعْدَ السَّلَامِ، سَوَاءٌ شَكَّ فِي زِيَادَةٍ أَوْ نُقْصَانٍ.
Celui qui est sujet aux doutes obsessionnels chasse ces doutes de son cœur ; il n'accomplit pas ce dont il doute, mais il se prosterne après le salut, qu'il doute d'un ajout ou d'un manque.
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132
وَمَنْ جَهَرَ فِي الْقُنُوتِ فَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ، وَلَكِنَّهُ يُكْرَهُ عَمْدُهُ.
Celui qui dit le qunūt à voix haute n'a pas à se prosterner, mais il est déconseillé de le faire exprès.
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133
وَمَنْ زَادَ السُّورَةَ فِي الرَّكْعَتَيْنِ الْأَخِيرَتَيْنِ فَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ.
Celui qui ajoute la sourate dans les deux dernières rakʿa n'a pas à se prosterner.
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134
وَمَنْ سَمِعَ ذِكْرَ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ فِي الصَّلَاةِ فَصَلَّى عَلَيْهِ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ، سَوَاءٌ كَانَ سَاهِيًا أَوْ عَامِدًا، أَوْ قَائِمًا أَوْ جَالِسًا.
Celui qui, en prière, entend mentionner Muhammad, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, et prie sur lui, n'est tenu à rien, qu'il l'ait fait par inadvertance ou exprès, debout ou assis.
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135
وَمَنْ قَرَأَ سُورَتَيْنِ فَأَكْثَرَ فِي رَكْعَةٍ وَاحِدَةٍ، أَوْ خَرَجَ مِنْ سُورَةٍ إِلَى سُورَةٍ، أَوْ رَكَعَ قَبْلَ تَمَامِ السُّورَةِ، فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ فِي جَمِيعِ ذَلِكَ.
Celui qui récite deux sourates ou plus dans une même rakʿa, ou qui passe d'une sourate à une autre, ou qui s'incline avant d'avoir terminé la sourate, n'est tenu à rien dans tout cela.
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136
وَمَنْ أَشَارَ فِي صَلَاتِهِ بِيَدِهِ أَوْ رَأْسِهِ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui, dans sa prière, fait un signe de la main ou de la tête n'est tenu à rien.
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137
وَمَنْ كَرَّرَ الْفَاتِحَةَ سَاهِيًا سَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ، وَإِنْ كَانَ عَامِدًا فَالظَّاهِرُ الْبُطْلَانُ.
Celui qui répète la Fātiḥa par inadvertance se prosterne après le salut ; s'il l'a fait exprès, l'avis qui paraît le plus juste est que la prière est nulle.
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138
وَمَنْ تَذَكَّرَ السُّورَةَ بَعْدَ انْحِنَائِهِ إِلَى الرُّكُوعِ فَلَا يَرْجِعُ إِلَيْهَا.
Celui qui se souvient de la sourate après s'être penché pour l'inclinaison n'y revient pas.
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139
وَمَنْ تَذَكَّرَ السِّرَّ أَوِ الْجَهْرَ قَبْلَ الرُّكُوعِ أَعَادَ الْقِرَاءَةَ؛ فَإِنْ كَانَ ذَلِكَ فِي السُّورَةِ وَحْدَهَا أَعَادَهَا وَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ، وَإِنْ كَانَ فِي الْفَاتِحَةِ أَعَادَهَا وَسَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ.
Celui qui se souvient, avant l'inclinaison, qu'il devait réciter à voix basse ou à voix haute refait la récitation : s'il s'agit de la sourate seule, il la refait sans prosternation ; s'il s'agit de la Fātiḥa, il la refait et se prosterne après le salut.
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140
وَإِنْ فَاتَ بِالرُّكُوعِ سَجَدَ لِتَرْكِ الْجَهْرِ قَبْلَ السَّلَامِ، وَلِتَرْكِ السِّرِّ بَعْدَ السَّلَامِ، سَوَاءٌ كَانَ مِنَ الْفَاتِحَةِ أَوِ السُّورَةِ وَحْدَهَا.
Si l'inclinaison a fait passer le moment de le réparer, il se prosterne avant le salut pour avoir délaissé la voix haute, et après le salut pour avoir délaissé la voix basse, qu'il s'agisse de la Fātiḥa ou de la sourate seule.
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141
وَمَنْ ضَحِكَ فِي الصَّلَاةِ بَطَلَتْ، سَوَاءٌ كَانَ سَاهِيًا أَوْ عَامِدًا، وَلَا يَضْحَكُ فِي صَلَاتِهِ إِلَّا غَافِلٌ مُتَلَاعِبٌ.
Celui qui rit dans la prière, celle-ci est nulle, que ce soit par inadvertance ou exprès ; seul rit dans sa prière l'insouciant qui s'en joue.
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142
وَالْمُؤْمِنُ إِذَا قَامَ لِلصَّلَاةِ أَعْرَضَ بِقَلْبِهِ عَنْ كُلِّ مَا سِوَى اللَّهِ سُبْحَانَهُ، وَتَرَكَ الدُّنْيَا وَمَا فِيهَا، حَتَّى يُحْضِرَ بِقَلْبِهِ جَلَالَ اللَّهِ سُبْحَانَهُ وَعَظَمَتَهُ، وَيَرْتَعِدُ قَلْبُهُ وَتَرْهَبُ نَفْسُهُ مِنْ هَيْبَةِ اللَّهِ جَلَّ جَلَالُهُ؛ فَهَذِهِ صَلَاةُ الْمُتَّقِينَ.
Quand le croyant se lève pour la prière, il détourne son cœur de tout ce qui n'est pas Allah, gloire à Lui, et délaisse ce monde et ce qu'il contient, jusqu'à rendre présentes à son cœur la majesté d'Allah, gloire à Lui, et Sa grandeur ; son cœur tremble et son âme est saisie de crainte devant la majesté redoutable d'Allah, que Sa majesté soit exaltée. Telle est la prière des pieux.
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143
وَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ فِي التَّبَسُّمِ، وَبُكَاءُ الْخَاشِعِ فِي الصَّلَاةِ مُغْتَفَرٌ.
Le sourire n'entraîne rien, et les pleurs de celui qui est recueilli dans la prière sont pardonnés.
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144
وَمَنْ أَنْصَتَ لِمُتَحَدِّثٍ قَلِيلًا فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui prête un peu l'oreille à quelqu'un qui parle n'est tenu à rien.
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145
وَمَنْ قَامَ مِنْ رَكْعَتَيْنِ قَبْلَ الْجُلُوسِ، فَإِنْ تَذَكَّرَ قَبْلَ أَنْ يُفَارِقَ الْأَرْضَ بِيَدَيْهِ وَرُكْبَتَيْهِ رَجَعَ إِلَى الْجُلُوسِ وَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ، وَإِنْ فَارَقَهَا تَمَادَى وَلَمْ يَرْجِعْ وَسَجَدَ قَبْلَ السَّلَامِ.
Celui qui se relève après deux rakʿa sans s'être assis : s'il s'en souvient avant que ses mains et ses genoux aient quitté le sol, il revient s'asseoir, sans prosternation ; s'ils l'ont quitté, il continue sans revenir et se prosterne avant le salut.
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146
وَإِنْ رَجَعَ بَعْدَ الْمُفَارَقَةِ وَبَعْدَ الْقِيَامِ سَاهِيًا أَوْ عَامِدًا صَحَّتْ صَلَاتُهُ وَسَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ.
S'il revient s'asseoir après avoir quitté le sol et s'être mis debout, par inadvertance ou exprès, sa prière est valide et il se prosterne après le salut.
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147
وَمَنْ نَفَخَ فِي صَلَاتِهِ سَاهِيًا سَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ، وَإِنْ كَانَ عَامِدًا بَطَلَتْ صَلَاتُهُ.
Celui qui souffle dans sa prière par inadvertance se prosterne après le salut ; s'il l'a fait exprès, sa prière est nulle.
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148
وَمَنْ عَطَسَ فِي صَلَاتِهِ فَلَا يَشْتَغِلُ بِالْحَمْدِ، وَلَا يَرُدُّ عَلَى مَنْ شَمَّتَهُ، وَلَا يُشَمِّتُ عَاطِسًا، فَإِنْ حَمِدَ اللَّهَ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui éternue dans sa prière ne s'occupe pas de louer Allah, ne répond pas à celui qui lui adresse la formule d'usage et ne l'adresse pas à celui qui éternue ; s'il loue Allah, il n'est tenu à rien.
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149
وَمَنْ تَثَاءَبَ فِي الصَّلَاةِ سَدَّ فَاهُ، وَلَا يَنْفُثُ إِلَّا فِي ثَوْبِهِ مِنْ غَيْرِ إِخْرَاجِ حُرُوفٍ.
Celui qui bâille dans la prière ferme la bouche ; il ne rejette [sa salive] que dans son vêtement, sans prononcer de lettres.
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150
وَمَنْ شَكَّ فِي حَدَثٍ أَوْ نَجَاسَةٍ فَتَفَكَّرَ فِي صَلَاتِهِ قَلِيلًا ثُمَّ تَيَقَّنَ الطَّهَارَةَ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui doute d'avoir perdu son wuḍūʾ ou d'avoir une impureté, y réfléchit un peu dans sa prière puis acquiert la certitude d'être pur, n'est tenu à rien.
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151
وَمَنِ الْتَفَتَ فِي الصَّلَاةِ سَاهِيًا فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ، وَإِنْ تَعَمَّدَ فَهُوَ مَكْرُوهٌ، وَإِنِ اسْتَدْبَرَ الْقِبْلَةَ قَطَعَ الصَّلَاةَ.
Celui qui se tourne dans la prière par inadvertance n'est tenu à rien ; s'il le fait exprès, c'est déconseillé ; s'il tourne le dos à la qibla, il interrompt la prière.
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152
وَمَنْ صَلَّى بِحَرِيرٍ أَوْ ذَهَبٍ، أَوْ سَرَقَ فِي الصَّلَاةِ، أَوْ نَظَرَ مُحَرَّمًا، فَهُوَ عَاصٍ وَصَلَاتُهُ صَحِيحَةٌ.
Celui qui prie en portant de la soie ou de l'or, ou qui vole pendant la prière, ou qui regarde une chose interdite, est désobéissant, et sa prière est valide.
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153
وَمَنْ غَلِطَ فِي الْقِرَاءَةِ بِكَلِمَةٍ مِنْ غَيْرِ الْقُرْآنِ سَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ، وَإِنْ كَانَتْ مِنَ الْقُرْآنِ فَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ، إِلَّا أَنْ يَتَغَيَّرَ اللَّفْظُ أَوْ يَفْسُدَ الْمَعْنَى فَيَسْجُدَ بَعْدَ السَّلَامِ.
Celui qui se trompe dans la récitation par un mot étranger au Coran se prosterne après le salut ; si le mot est du Coran, il n'a pas à se prosterner, sauf si l'énoncé en est changé ou le sens corrompu : il se prosterne alors après le salut.
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154
وَمَنْ نَعَسَ فِي الصَّلَاةِ فَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ، وَإِنْ ثَقُلَ نَوْمُهُ أَعَادَ الصَّلَاةَ وَالْوُضُوءَ.
Celui qui somnole dans la prière n'a pas à se prosterner ; si son sommeil devient profond, il refait la prière et le wuḍūʾ.
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155
وَأَنِينُ الْمَرِيضِ مُغْتَفَرٌ، وَالتَّنَحْنُحُ لِلضَّرُورَةِ مُغْتَفَرٌ، وَلِلْإِفْهَامِ مُنْكَرٌ وَلَا تَبْطُلُ الصَّلَاةُ بِهِ.
Le gémissement du malade est pardonné ; se racler la gorge par nécessité est pardonné, et le faire pour se faire comprendre est blâmable, sans que la prière en soit annulée.
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156
وَمَنْ نَادَاهُ أَحَدٌ فَقَالَ لَهُ: سُبْحَانَ اللَّهِ، كُرِهَ وَصَحَّتْ صَلَاتُهُ.
Celui que quelqu'un appelle et qui lui répond « Subḥāna Llāh », cela est déconseillé et sa prière est valide.
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157
وَمَنْ وَقَفَ فِي الْقِرَاءَةِ وَلَمْ يَفْتَحْ عَلَيْهِ أَحَدٌ تَرَكَ تِلْكَ الْآيَةَ وَقَرَأَ مَا بَعْدَهَا، فَإِنْ تَعَذَّرَتْ عَلَيْهِ رَكَعَ.
Celui qui reste bloqué dans sa récitation sans que personne ne lui souffle la suite laisse ce verset et récite ce qui vient après ; s'il n'y parvient pas, il s'incline.
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158
وَلَا يَنْظُرُ مُصْحَفًا بَيْنَ يَدَيْهِ، إِلَّا أَنْ يَكُونَ فِي الْفَاتِحَةِ فَلَا بُدَّ مِنْ كَمَالِهَا بِمُصْحَفٍ أَوْ غَيْرِهِ؛ فَإِنْ تَرَكَ مِنْهَا آيَةً سَجَدَ قَبْلَ السَّلَامِ، وَإِنْ كَانَ أَكْثَرَ بَطَلَتْ صَلَاتُهُ.
Il ne regarde pas un exemplaire du Coran posé devant lui, sauf s'il s'agit de la Fātiḥa : il faut alors la compléter, à l'aide d'un exemplaire ou autrement. S'il en omet un verset, il se prosterne avant le salut ; s'il en omet davantage, sa prière est nulle.
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159
وَمَنْ فَتَحَ عَلَى غَيْرِ إِمَامِهِ بَطَلَتْ صَلَاتُهُ، وَلَا يَفْتَحُ عَلَى إِمَامِهِ إِلَّا أَنْ يَنْتَظِرَ الْفَتْحَ أَوْ يُفْسِدَ الْمَعْنَى.
Celui qui souffle la suite de la récitation à un autre que son imam, sa prière est nulle ; et il ne la souffle à son imam que si celui-ci l'attend ou s'il corrompt le sens.
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160
وَمَنْ جَالَ فِكْرُهُ قَلِيلًا فِي أُمُورِ الدُّنْيَا نَقَصَ ثَوَابُهُ وَلَمْ تَبْطُلْ صَلَاتُهُ.
Celui dont la pensée s'égare un peu dans les affaires de ce monde voit sa récompense diminuée, sans que sa prière soit nulle.
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161
وَمَنْ دَفَعَ الْمَاشِيَ بَيْنَ يَدَيْهِ، أَوْ سَجَدَ عَلَى شِقِّ جَبْهَتِهِ، أَوْ سَجَدَ عَلَى طَيَّةٍ أَوْ طَيَّتَيْنِ مِنْ عِمَامَتِهِ، فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui repousse la personne qui passe devant lui, ou qui se prosterne sur un côté du front, ou sur un tour ou deux de son turban, n'est tenu à rien.
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162
وَلَا شَيْءَ فِي غَلَبَةِ الْقَيْءِ وَالْقَلَسِ فِي الصَّلَاةِ.
Rien n'est dû pour le vomissement et la régurgitation qui surviennent malgré soi dans la prière.
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163
وَسَهْوُ الْمَأْمُومِ يَحْمِلُهُ الْإِمَامُ، إِلَّا أَنْ يَكُونَ مِنْ نَقْصِ الْفَرِيضَةِ.
L'imam prend en charge l'oubli de celui qui le suit, sauf s'il s'agit de l'omission d'une obligation.
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164
وَإِذَا سَهَا الْمَأْمُومُ أَوْ نَعَسَ أَوْ زُوحِمَ عَنِ الرُّكُوعِ وَهُوَ فِي غَيْرِ الْأُولَى، فَإِنْ طَمِعَ فِي إِدْرَاكِ الْإِمَامِ قَبْلَ رَفْعِهِ مِنَ السَّجْدَةِ الثَّانِيَةِ رَكَعَ وَلَحِقَهُ، وَإِنْ لَمْ يَطْمَعْ تَرَكَ الرُّكُوعَ وَتَبِعَ إِمَامَهُ وَقَضَى رَكْعَةً فِي مَوْضِعِهَا بَعْدَ سَلَامِ إِمَامِهِ.
Quand celui qui suit l'imam manque l'inclinaison, par inadvertance, par somnolence ou parce qu'il a été pressé par la foule, dans une autre rakʿa que la première : s'il espère rejoindre l'imam avant que celui-ci ne se relève de la seconde prosternation, il s'incline et le rejoint ; s'il ne l'espère pas, il laisse l'inclinaison, suit son imam et rattrape une rakʿa à sa place après le salut de son imam.
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165
وَإِنْ سَهَا عَنِ السُّجُودِ أَوْ زُوحِمَ أَوْ نَعَسَ حَتَّى قَامَ الْإِمَامُ إِلَى رَكْعَةٍ أُخْرَى، سَجَدَ إِنْ طَمِعَ فِي إِدْرَاكِ الْإِمَامِ قَبْلَ الرُّكُوعِ، وَإِلَّا تَرَكَهُ وَتَبِعَ الْإِمَامَ وَقَضَى رَكْعَةً أُخْرَى أَيْضًا.
S'il manque la prosternation, par inadvertance, pressé par la foule ou par somnolence, jusqu'à ce que l'imam se soit levé pour une autre rakʿa, il se prosterne s'il espère rejoindre l'imam avant l'inclinaison ; sinon il la laisse, suit l'imam et rattrape là aussi une rakʿa.
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166
وَحَيْثُ قَضَى الرَّكْعَةَ فَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ، إِلَّا أَنْ يَكُونَ شَاكًّا فِي الرُّكُوعِ أَوِ السُّجُودِ.
Lorsqu'il rattrape la rakʿa, il n'a pas à se prosterner [pour l'oubli], sauf s'il doute de l'inclinaison ou de la prosternation.
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167
وَمَنْ جَاءَتْهُ عَقْرَبٌ أَوْ حَيَّةٌ فَقَتَلَهَا فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ، إِلَّا أَنْ يَطُولَ فِعْلُهُ أَوْ يَسْتَدْبِرَ الْقِبْلَةَ فَإِنَّهُ يَقْطَعُ.
Celui vers qui vient un scorpion ou un serpent et qui le tue n'est tenu à rien, sauf si son geste se prolonge ou s'il tourne le dos à la qibla : il interrompt alors [la prière].
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168
وَمَنْ شَكَّ هَلْ هُوَ فِي الْوَتْرِ أَوْ فِي ثَانِيَةِ الشَّفْعِ جَعَلَهَا ثَانِيَةَ الشَّفْعِ وَسَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ ثُمَّ أَوْتَرَ.
Celui qui doute s'il est dans le witr ou dans la seconde rakʿa du shafʿ la tient pour la seconde du shafʿ, se prosterne après le salut, puis prie le witr.
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169
وَمَنْ تَكَلَّمَ بَيْنَ الشَّفْعِ وَالْوَتْرِ سَاهِيًا فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ، وَإِنْ كَانَ عَامِدًا كُرِهَ وَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.
Celui qui parle entre le shafʿ et le witr par inadvertance n'est tenu à rien ; s'il le fait exprès, c'est déconseillé et il n'est tenu à rien.
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170
وَالْمَسْبُوقُ إِنْ أَدْرَكَ مَعَ الْإِمَامِ أَقَلَّ مِنْ رَكْعَةٍ فَلَا يَسْجُدُ مَعَهُ لَا قَبْلِيًّا وَلَا بَعْدِيًّا، فَإِنْ سَجَدَ مَعَهُ بَطَلَتْ صَلَاتُهُ.
Le retardataire (masbūq) qui a rejoint l'imam pour moins d'une rakʿa ne se prosterne avec lui ni avant ni après le salut ; s'il se prosterne avec lui, sa prière est nulle.
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171
وَإِنْ أَدْرَكَ رَكْعَةً كَامِلَةً أَوْ أَكْثَرَ سَجَدَ مَعَهُ الْقَبْلِيَّ وَأَخَّرَ الْبَعْدِيَّ حَتَّى يُتِمَّ صَلَاتَهُ فَيَسْجُدَ بَعْدَ سَلَامِهِ؛ فَإِنْ سَجَدَ مَعَ الْإِمَامِ عَامِدًا بَطَلَتْ صَلَاتُهُ، وَإِنْ كَانَ سَاهِيًا سَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ.
S'il a rejoint l'imam pour une rakʿa complète ou plus, il fait avec lui la prosternation d'avant le salut et retarde celle d'après le salut jusqu'à avoir terminé sa prière : il la fait après son propre salut. S'il la fait exprès avec l'imam, sa prière est nulle ; s'il le fait par inadvertance, il se prosterne après le salut.
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172
وَإِنْ سَهَا الْمَسْبُوقُ بَعْدَ سَلَامِ الْإِمَامِ فَهُوَ كَالْمُصَلِّي وَحْدَهُ.
Si le retardataire commet un oubli après le salut de l'imam, il est comme celui qui prie seul.
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173
وَإِذَا تَرَتَّبَ عَلَى الْمَسْبُوقِ بَعْدِيٌّ مِنْ جِهَةِ إِمَامِهِ وَقَبْلِيٌّ مِنْ جِهَةِ نَفْسِهِ أَجْزَأَهُ الْقَبْلِيُّ.
Si le retardataire doit une prosternation d'après le salut du fait de son imam et une d'avant le salut de son propre fait, celle d'avant le salut lui suffit.
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174
وَمَنْ نَسِيَ الرُّكُوعَ وَتَذَكَّرَهُ فِي السُّجُودِ رَجَعَ قَائِمًا، وَيُسْتَحَبُّ لَهُ أَنْ يُعِيدَ شَيْئًا مِنَ الْقِرَاءَةِ، ثُمَّ يَرْكَعُ وَيَسْجُدُ بَعْدَ السَّلَامِ.
Celui qui a oublié l'inclinaison et s'en souvient dans la prosternation revient à la station debout ; il lui est recommandé de refaire un peu de récitation, puis il s'incline, et il se prosterne après le salut.
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175
وَمَنْ نَسِيَ سَجْدَةً وَاحِدَةً وَتَذَكَّرَهَا بَعْدَ قِيَامِهِ رَجَعَ جَالِسًا وَسَجَدَهَا، إِلَّا أَنْ يَكُونَ قَدْ جَلَسَ قَبْلَ الْقِيَامِ فَلَا يُعِيدُ الْجُلُوسَ.
Celui qui a oublié une seule prosternation et s'en souvient après s'être relevé revient s'asseoir puis la fait, sauf s'il s'était assis avant de se relever : il ne refait pas la position assise.
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176
وَمَنْ نَسِيَ سَجْدَتَيْنِ خَرَّ سَاجِدًا وَلَمْ يَجْلِسْ، وَيَسْجُدُ فِي جَمِيعِ ذَلِكَ بَعْدَ السَّلَامِ.
Celui qui a oublié deux prosternations descend directement en prosternation, sans s'asseoir. Dans tous ces cas, il se prosterne après le salut.
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177
وَإِنْ تَذَكَّرَ السُّجُودَ بَعْدَ رَفْعِ رَأْسِهِ مِنَ الرَّكْعَةِ الَّتِي تَلِيهَا تَمَادَى عَلَى صَلَاتِهِ وَلَمْ يَرْجِعْ، وَأَلْغَى رَكْعَةَ السَّهْوِ وَزَادَ رَكْعَةً فِي مَوْضِعِهَا بَانِيًا، وَسَجَدَ قَبْلَ السَّلَامِ إِنْ كَانَتْ مِنَ الْأُولَيَيْنِ وَتَذَكَّرَ بَعْدَ عَقْدِ الثَّالِثَةِ، وَبَعْدَ السَّلَامِ إِنْ لَمْ تَكُنْ مِنَ الْأُولَيَيْنِ أَوْ كَانَتْ مِنْهُمَا وَتَذَكَّرَ قَبْلَ عَقْدِ الثَّالِثَةِ، لِأَنَّ السُّورَةَ وَالْجُلُوسَ لَمْ يَفُوتَا.
S'il se souvient de la prosternation après avoir relevé la tête [de l'inclinaison] de la rakʿa suivante, il poursuit sa prière sans revenir, annule la rakʿa de l'oubli et ajoute une rakʿa à sa place, en construisant [sur ce qui est valide]. Il se prosterne avant le salut si cette rakʿa était l'une des deux premières et qu'il s'en est souvenu après avoir accompli l'inclinaison de la troisième ; et après le salut si elle n'était pas l'une des deux premières, ou si elle l'était et qu'il s'en est souvenu avant l'inclinaison de la troisième, car la sourate et la position assise n'ont alors pas été manquées.
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178
وَمَنْ سَلَّمَ شَاكًّا فِي كَمَالِ صَلَاتِهِ بَطَلَتْ صَلَاتُهُ.
Celui qui salue en doutant d'avoir complété sa prière, sa prière est nulle.
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179
وَالسَّهْوُ فِي صَلَاةِ الْقَضَاءِ كَالسَّهْوِ فِي صَلَاةِ الْأَدَاءِ.
L'oubli dans la prière rattrapée est comme l'oubli dans la prière accomplie en son temps.
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180
وَالسَّهْوُ فِي النَّافِلَةِ كَالسَّهْوِ فِي الْفَرِيضَةِ إِلَّا فِي سِتِّ مَسَائِلَ: الْفَاتِحَةِ، وَالسُّورَةِ، وَالسِّرِّ، وَالْجَهْرِ، وَزِيَادَةِ رَكْعَةٍ، وَنِسْيَانِ بَعْضِ الْأَرْكَانِ إِنْ طَالَ.
L'oubli dans la prière surérogatoire est comme l'oubli dans la prière obligatoire, sauf dans six cas : la Fātiḥa, la sourate, la voix basse, la voix haute, l'ajout d'une rakʿa, et l'oubli d'un des piliers quand du temps s'est écoulé.
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181
فَمَنْ نَسِيَ الْفَاتِحَةَ فِي النَّافِلَةِ وَتَذَكَّرَ بَعْدَ الرُّكُوعِ تَمَادَى وَسَجَدَ قَبْلَ السَّلَامِ، بِخِلَافِ الْفَرِيضَةِ فَإِنَّهُ يُلْغِي تِلْكَ الرَّكْعَةَ وَيَزِيدُ أُخْرَى وَيَتَمَادَى، وَيَكُونُ سُجُودُهُ كَمَا ذَكَرْنَا فِي تَارِكِ السُّجُودِ.
Celui qui oublie la Fātiḥa dans la surérogatoire et s'en souvient après l'inclinaison poursuit et se prosterne avant le salut ; dans l'obligatoire, au contraire, il annule cette rakʿa, en ajoute une autre et poursuit, et sa prosternation suit ce que nous avons dit de celui qui a omis la prosternation.
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182
وَمَنْ نَسِيَ السُّورَةَ أَوِ الْجَهْرَ أَوِ السِّرَّ فِي النَّافِلَةِ وَتَذَكَّرَ بَعْدَ الرُّكُوعِ تَمَادَى وَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ، بِخِلَافِ الْفَرِيضَةِ.
Celui qui oublie la sourate, la voix haute ou la voix basse dans la surérogatoire et s'en souvient après l'inclinaison poursuit, sans prosternation, contrairement à l'obligatoire.
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183
وَمَنْ قَامَ إِلَى ثَالِثَةٍ فِي النَّافِلَةِ، فَإِنْ تَذَكَّرَ قَبْلَ عَقْدِ الرُّكُوعِ رَجَعَ وَسَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ، وَإِنْ عَقَدَ الثَّالِثَةَ تَمَادَى وَزَادَ الرَّابِعَةَ وَسَجَدَ قَبْلَ السَّلَامِ، بِخِلَافِ الْفَرِيضَةِ فَإِنَّهُ يَرْجِعُ مَتَى مَا ذَكَرَ وَيَسْجُدُ بَعْدَ السَّلَامِ.
Celui qui se lève pour une troisième rakʿa dans la surérogatoire : s'il s'en souvient avant d'avoir accompli l'inclinaison, il revient et se prosterne après le salut ; s'il a accompli l'inclinaison de la troisième, il poursuit, ajoute la quatrième et se prosterne avant le salut. Dans l'obligatoire, au contraire, il revient dès qu'il s'en souvient et se prosterne après le salut.
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184
وَمَنْ نَسِيَ رُكْنًا مِنَ النَّافِلَةِ كَالرُّكُوعِ أَوِ السُّجُودِ وَلَمْ يَتَذَكَّرْ حَتَّى سَلَّمَ وَطَالَ فَلَا إِعَادَةَ عَلَيْهِ، بِخِلَافِ الْفَرِيضَةِ فَإِنَّهُ يُعِيدُهَا أَبَدًا.
Celui qui oublie un pilier de la surérogatoire, comme l'inclinaison ou la prosternation, et ne s'en souvient qu'après avoir salué et laissé passer du temps n'a pas à la refaire ; l'obligatoire, au contraire, il la refait quel que soit le temps écoulé.
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185
وَمَنْ قَطَعَ النَّافِلَةَ عَامِدًا، أَوْ تَرَكَ مِنْهَا رَكْعَةً أَوْ سَجْدَةً عَامِدًا، أَعَادَهَا أَبَدًا.
Celui qui interrompt exprès la surérogatoire, ou en délaisse exprès une rakʿa ou une prosternation, la refait quel que soit le temps écoulé.
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186
وَمَنْ تَنَهَّدَ فِي صَلَاتِهِ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ، إِلَّا أَنْ يَنْطِقَ بِحُرُوفٍ.
Celui qui soupire dans sa prière n'est tenu à rien, sauf s'il prononce des lettres.
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187
وَإِذَا سَهَا الْإِمَامُ بِنَقْصٍ أَوْ زِيَادَةٍ سَبَّحَ بِهِ الْمَأْمُومُ.
Quand l'imam commet un oubli, par manque ou par ajout, celui qui le suit l'avertit en disant « Subḥāna Llāh ».
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188
وَإِذَا قَامَ إِمَامُكَ مِنْ رَكْعَتَيْنِ فَسَبِّحْ بِهِ، فَإِنْ فَارَقَ الْأَرْضَ فَاتْبَعْهُ.
Si ton imam se relève après deux rakʿa [sans s'asseoir], avertis-le en disant « Subḥāna Llāh » ; s'il a quitté le sol, suis-le.
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189
وَإِنْ جَلَسَ فِي الْأُولَى أَوْ فِي الثَّالِثَةِ فَقُمْ وَلَا تَجْلِسْ مَعَهُ.
S'il s'assied dans la première ou dans la troisième, lève-toi et ne t'assieds pas avec lui.
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190
وَإِنْ سَجَدَ وَاحِدَةً وَتَرَكَ الثَّانِيَةَ فَسَبِّحْ بِهِ وَلَا تَقُمْ مَعَهُ، إِلَّا أَنْ تَخَافَ عَقْدَ رُكُوعِهِ فَاتْبَعْهُ، وَلَا تَجْلِسْ بَعْدَ ذَلِكَ مَعَهُ لَا فِي ثَانِيَةٍ وَلَا فِي رَابِعَةٍ.
S'il fait une prosternation et délaisse la seconde, avertis-le et ne te lève pas avec lui, sauf si tu crains qu'il n'accomplisse son inclinaison : suis-le alors, et ne t'assieds plus ensuite avec lui, ni dans une deuxième ni dans une quatrième rakʿa.
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191
فَإِذَا سَلَّمَ فَزِدْ رَكْعَةً أُخْرَى بَدَلًا مِنَ الرَّكْعَةِ الَّتِي أَلْغَيْتَهَا بَانِيًا، وَتَسْجُدُ قَبْلَ السَّلَامِ.
Quand il a salué, ajoute une rakʿa à la place de celle que tu as annulée, en construisant [sur ce qui est valide], et prosterne-toi avant le salut.
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192
فَإِنْ كُنْتُمْ جَمَاعَةً فَالْأَفْضَلُ لَكُمْ أَنْ تُقَدِّمُوا وَاحِدًا يُتِمُّ بِكُمْ.
Si vous êtes plusieurs, le mieux pour vous est de faire avancer l'un d'entre vous qui achèvera la prière en vous dirigeant.
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193
وَإِذَا زَادَ الْإِمَامُ سَجْدَةً ثَالِثَةً فَسَبِّحْ بِهِ وَلَا تَسْجُدْ مَعَهُ.
Si l'imam ajoute une troisième prosternation, avertis-le et ne te prosterne pas avec lui.
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194
وَإِذَا قَامَ الْإِمَامُ إِلَى خَامِسَةٍ تَبِعَهُ مَنْ تَيَقَّنَ مُوجِبَهَا أَوْ شَكَّ فِيهِ، وَجَلَسَ مَنْ تَيَقَّنَ زِيَادَتَهَا، فَإِنْ جَلَسَ الْأَوَّلُ وَقَامَ الثَّانِي بَطَلَتْ صَلَاتُهُ.
Si l'imam se lève pour une cinquième rakʿa, le suit celui qui est certain de ce qui la rend due, ou qui en doute ; et reste assis celui qui est certain qu'elle est en trop. Si le premier reste assis ou si le second se lève, sa prière est nulle.
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195
وَإِذَا سَلَّمَ الْإِمَامُ قَبْلَ كَمَالِ الصَّلَاةِ سَبَّحَ بِهِ مَنْ خَلْفَهُ، فَإِنْ صَدَّقَهُ كَمَّلَ صَلَاتَهُ وَسَجَدَ بَعْدَ السَّلَامِ.
Si l'imam salue avant d'avoir complété la prière, celui qui est derrière lui l'avertit ; si l'imam le croit, il complète sa prière et se prosterne après le salut.
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196
وَإِنْ شَكَّ فِي خَبَرِهِ سَأَلَ عَدْلَيْنِ، وَجَازَ لَهُمَا الْكَلَامُ فِي ذَلِكَ.
S'il doute de ce qu'on lui signale, il interroge deux hommes dignes de confiance (ʿadl), et il leur est permis de parler à ce sujet.
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197
وَإِنْ تَيَقَّنَ الْكَمَالَ عَمِلَ عَلَى يَقِينِهِ وَتَرَكَ الْعَدْلَيْنِ، إِلَّا أَنْ يَكْثُرَ النَّاسُ خَلْفَهُ فَيَتْرُكَ يَقِينَهُ وَيَرْجِعَ إِلَيْهِمْ.
S'il est certain d'avoir complété, il agit selon sa certitude et laisse [l'avis de] ces deux hommes, sauf si ceux qui prient derrière lui sont nombreux : il abandonne alors sa certitude et s'en remet à eux.