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الْمُقَدِّمَةُ الْعَشْمَاوِيَّةُ

al-ʿAshmāwī, al-Muqaddima al-ʿAshmāwiyya

· Xe s. h.
Débutant

Al-Muqaddima al-ʿAshmāwiyya de ʿAbd al-Bārī al-ʿAshmāwī, savant d’Égypte du Xe siècle de l’hégire, est une courte introduction au fiqh selon l’école de l’imam Mālik, composée à la demande d’un ami. Elle expose la purification, la prière, la prière du vendredi, la prière funéraire et le jeûne, en classant chaque acte par ses obligations, ses sunnas et ses actes méritoires. Elle s’étudie avec un enseignant, à l’aide de ses commentaires.

Le texte est donné ici en entier, en arabe et en français, passage par passage. Cherchez un mot dans l’une ou l’autre langue : seuls les passages qui le contiennent restent affichés.

Le texte, en arabe et en français

Traduction de sens et vocalisation en cours de relecture. La traduction aide à comprendre le texte : elle ne remplace ni l'arabe, ni l'explication d'un enseignant. Le découpage en passages numérotés est celui du site.

140 passages

Sommaire · 15 parties

Les titres des parties sont ceux du poème ; les repères en retrait sont ajoutés par le site pour s'y retrouver.

  1. Préambule de l'auteur§ 1 à 2
  2. Chapitre de ce qui annule le wuḍūʾ [les ablutions]§ 3 à 9
  3. Chapitre des sortes d'eau avec lesquelles le wuḍūʾ est permis§ 10 à 16
  4. Chapitre des obligations, des sunnas et des actes méritoires du wuḍūʾ§ 17 à 21
  5. Chapitre des obligations, des sunnas et des actes méritoires du ghusl [les grandes ablutions]§ 22 à 24
  6. Chapitre du tayammum [purification avec la terre]§ 25 à 28
  7. Chapitre des conditions de la prière§ 29 à 31
  8. Chapitre des obligations, des sunnas, des actes méritoires et des actes déconseillés de la prière§ 32 à 50
  9. Chapitre des prières recommandées§ 51 à 54
  10. Chapitre de ce qui invalide la prière§ 55 à 58
  11. Chapitre de la prosternation de l'oubli (sujūd as-sahw)§ 59 à 66
  12. Chapitre de la direction de la prière (imāma)§ 67 à 76
  13. Chapitre de la prière du vendredi (jumuʿa)§ 77 à 96
  14. Chapitre de la prière funéraire (janāza)§ 97 à 113
  15. Chapitre du jeûne (ṣiyām)§ 114 à 140

Préambule de l'auteurمُقَدِّمَةُ الْمُؤَلِّفِ

  1. 1

    بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ. قَالَ الشَّيْخُ الْإِمَامُ الْعَالِمُ الْعَلَّامَةُ عَبْدُ الْبَارِي الْعَشْمَاوِيُّ الرِّفَاعِيُّ رَحِمَهُ اللَّهُ تَعَالَى:

    Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Le cheikh, l'imam, le savant, le très érudit ʿAbd al-Bārī al-ʿAshmāwī ar-Rifāʿī, qu'Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde, a dit :

  2. 2

    سَأَلَنِي بَعْضُ الْأَصْدِقَاءِ أَنْ أَعْمَلَ مُقَدِّمَةً فِي الْفِقْهِ عَلَى مَذْهَبِ الْإِمَامِ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، فَأَجَبْتُهُ إِلَى ذَلِكَ رَاجِيًا لِلثَّوَابِ.

    Un ami m'a demandé de composer une introduction au fiqh selon l'école de l'imam Mālik ibn Anas, qu'Allah l'agrée. J'ai accédé à sa demande, dans l'espoir de la récompense [d'Allah].

Chapitre de ce qui annule le wuḍūʾ [les ablutions]بَابُ نَوَاقِضِ الْوُضُوءِ

  1. 3

    اعْلَمْ وَفَّقَكَ اللَّهُ تَعَالَى أَنَّ نَوَاقِضَ الْوُضُوءِ عَلَى قِسْمَيْنِ: أَحْدَاثٍ، وَأَسْبَابِ أَحْدَاثٍ.

    Sache, qu'Allah le Très-Haut t'accorde la réussite, que ce qui annule le wuḍūʾ est de deux sortes : des émissions (aḥdāth) et des causes d'émissions (asbāb).

  2. 4

    فَأَمَّا الْأَحْدَاثُ فَخَمْسَةٌ: ثَلَاثَةٌ مِنَ الْقُبُلِ وَهِيَ: الْمَذْيُ، وَالْوَدْيُ، وَالْبَوْلُ. وَاثْنَانِ مِنَ الدُّبُرِ وَهُمَا: الْغَائِطُ، وَالرِّيحُ.

    Les émissions sont cinq. Trois sortent par l'orifice de devant : le madhy, le wady et l'urine. Deux sortent par l'orifice de derrière : les selles et les gaz.

    Madhy : liquide clair et fluide émis lors de l'excitation. Wady : liquide blanc et épais qui sort le plus souvent après l'urine.

  3. 5

    وَأَمَّا أَسْبَابُ الْأَحْدَاثِ: فَالنَّوْمُ، وَهُوَ عَلَى أَرْبَعَةِ أَقْسَامٍ: طَوِيلٌ ثَقِيلٌ يَنْقُضُ الْوُضُوءَ، قَصِيرٌ ثَقِيلٌ يَنْقُضُ الْوُضُوءَ أَيْضًا، قَصِيرٌ خَفِيفٌ لَا يَنْقُضُ الْوُضُوءَ، طَوِيلٌ خَفِيفٌ يُسْتَحَبُّ مِنْهُ الْوُضُوءُ.

    Quant aux causes d'émissions, il y a d'abord le sommeil, qui est de quatre sortes : long et profond, il annule le wuḍūʾ ; court et profond, il l'annule aussi ; court et léger, il ne l'annule pas ; long et léger, il est recommandé de refaire son wuḍūʾ après lui.

  4. 6

    وَمِنَ الْأَسْبَابِ الَّتِي تَنْقُضُ الْوُضُوءَ: زَوَالُ الْعَقْلِ بِالْجُنُونِ وَالْإِغْمَاءِ وَالسُّكْرِ.

    Parmi les causes qui annulent le wuḍūʾ, il y a aussi la perte de la raison par la folie, l'évanouissement ou l'ivresse.

  5. 7

    وَيَنْتَقِضُ الْوُضُوءُ بِالرِّدَّةِ، وَبِالشَّكِّ فِي الْحَدَثِ، وَبِمَسِّ الذَّكَرِ الْمُتَّصِلِ بِبَاطِنِ الْكَفِّ، أَوْ بِبَاطِنِ الْأَصَابِعِ، أَوْ بِجَنْبَيْهِمَا، وَلَوْ بِأَصْبُعٍ زَائِدٍ إِنْ حَسَّ،

    Le wuḍūʾ est annulé par l'apostasie, par le doute sur sa perte, et par le fait de toucher sa verge, tant qu'elle tient au corps, avec la paume, avec l'intérieur des doigts ou avec leurs côtés, fût-ce avec un doigt surnuméraire s'il a de la sensibilité.

    Les mots « أَوْ بِجَنْبَيْهِمَا » (ou avec leurs côtés) manquent dans deux manuscrits du matn ; une édition les rétablit d'après le commentaire d'Ibn Turkī.

  6. 8

    وَبِاللَّمْسِ، وَهُوَ عَلَى أَرْبَعَةِ أَقْسَامٍ: إِنْ قَصَدَ اللَّذَّةَ وَوَجَدَهَا فَعَلَيْهِ الْوُضُوءُ، وَإِنْ وَجَدَهَا وَلَمْ يَقْصِدْهَا فَعَلَيْهِ الْوُضُوءُ، وَإِنْ قَصَدَهَا وَلَمْ يَجِدْهَا فَعَلَيْهِ الْوُضُوءُ، وَإِنْ لَمْ يَقْصِدِ اللَّذَّةَ وَلَمْ يَجِدْهَا فَلَا وُضُوءَ عَلَيْهِ.

    Il l'est aussi par le toucher [d'une personne qui suscite d'ordinaire le désir], qui est de quatre sortes : s'il recherche le plaisir et l'éprouve, il doit refaire son wuḍūʾ ; s'il l'éprouve sans l'avoir recherché, il doit le refaire ; s'il le recherche sans l'éprouver, il doit le refaire ; s'il ne recherche pas le plaisir et ne l'éprouve pas, il n'a pas à le refaire.

  7. 9

    وَلَا يَنْتَقِضُ الْوُضُوءُ بِمَسِّ دُبُرٍ وَلَا أُنْثَيَيْنِ، وَلَا بِمَسِّ فَرْجِ صَغِيرَةٍ، وَلَا قَيْءٍ، وَلَا بِأَكْلِ لَحْمِ جَزُورٍ، وَلَا حِجَامَةٍ، وَلَا فَصْدٍ، وَلَا بِقَهْقَهَةٍ فِي صَلَاةٍ، وَلَا بِمَسِّ امْرَأَةٍ فَرْجَهَا، وَقِيلَ: إِنْ أَلْطَفَتْ فَعَلَيْهَا الْوُضُوءُ، وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Le wuḍūʾ n'est pas annulé par le fait de toucher l'anus ou les testicules, ni de toucher le sexe d'une petite fille, ni par le vomissement, ni par la consommation de viande de chameau, ni par la pose de ventouses (ḥijāma), ni par la saignée, ni par l'éclat de rire dans la prière, ni par le fait, pour une femme, de toucher son sexe. Il a été dit aussi : si elle y introduit le doigt, elle doit refaire son wuḍūʾ. Et Allah est plus savant.

Chapitre des sortes d'eau avec lesquelles le wuḍūʾ est permisبَابُ أَقْسَامِ الْمِيَاهِ الَّتِي يَجُوزُ مِنْهَا الْوُضُوءُ

  1. 10

    اعْلَمْ وَفَّقَكَ اللَّهُ تَعَالَى أَنَّ الْمَاءَ عَلَى قِسْمَيْنِ: مَخْلُوطٌ وَغَيْرُ مَخْلُوطٍ.

    Sache, qu'Allah le Très-Haut t'accorde la réussite, que l'eau est de deux sortes : mélangée et non mélangée.

  2. 11

    فَأَمَّا غَيْرُ الْمَخْلُوطِ فَهُوَ طَهُورٌ، وَهُوَ الْمَاءُ الْمُطْلَقُ، يَجُوزُ مِنْهُ الْوُضُوءُ، سَوَاءٌ نَزَلَ مِنَ السَّمَاءِ أَوْ نَبَعَ مِنَ الْأَرْضِ.

    L'eau non mélangée est pure et purifiante (ṭahūr) : c'est l'eau sans qualificatif (al-māʾ al-muṭlaq). Il est permis de s'en servir pour le wuḍūʾ, qu'elle soit descendue du ciel ou qu'elle ait jailli de la terre.

  3. 12

    وَأَمَّا الْمَخْلُوطُ إِذَا تَغَيَّرَ أَحَدُ أَوْصَافِهِ الثَّلَاثَةِ: لَوْنِهِ، أَوْ طَعْمِهِ، أَوْ رِيحِهِ، بِشَيْءٍ فَهُوَ عَلَى قِسْمَيْنِ:

    Quant à l'eau mélangée, lorsque quelque chose a altéré l'une de ses trois qualités, sa couleur, son goût ou son odeur, elle est de deux sortes.

  4. 13

    تَارَةً يَخْتَلِطُ بِنَجِسٍ فَيَتَغَيَّرُ بِهِ، فَالْمَاءُ نَجِسٌ لَا يَصِحُّ مِنْهُ الْوُضُوءُ، وَإِنْ لَمْ يَتَغَيَّرْ بِهِ، فَإِنْ كَانَ الْمَاءُ قَلِيلًا وَالنَّجَاسَةُ قَلِيلَةً كُرِهَ الْوُضُوءُ مِنْهُ عَلَى الْمَشْهُورِ.

    Tantôt elle se mélange à une impureté qui l'altère : cette eau est impure, et le wuḍūʾ fait avec elle n'est pas valable. Si l'impureté ne l'a pas altérée, et que l'eau est en petite quantité et l'impureté aussi, il est déconseillé de s'en servir pour le wuḍūʾ, selon l'avis retenu dans l'école (mashhūr).

  5. 14

    وَتَارَةً يَخْتَلِطُ بِطَاهِرٍ فَيَتَغَيَّرُ بِهِ، فَإِنْ كَانَ الطَّاهِرُ مِمَّا يُمْكِنُ الِاحْتِرَازُ مِنْهُ كَالْمَاءِ الْمَخْلُوطِ بِالزَّعْفَرَانِ وَالْوَرْدِ وَالْعَجِينِ وَمَا أَشْبَهَ ذَلِكَ فَهَذَا الْمَاءُ طَاهِرٌ فِي نَفْسِهِ غَيْرُ مُطَهِّرٍ لِغَيْرِهِ،

    Tantôt elle se mélange à une matière pure qui l'altère. Si cette matière est de celles dont on peut préserver l'eau, comme le safran, la rose, la pâte et ce qui leur ressemble, cette eau est pure en elle-même mais ne purifie pas autre chose.

  6. 15

    فَيُسْتَعْمَلُ فِي الْعَادَاتِ، مِنْ طَبْخٍ وَعَجْنٍ وَشُرْبٍ وَنَحْوِ ذَلِكَ، وَلَا يُسْتَعْمَلُ فِي الْعِبَادَاتِ، لَا فِي وُضُوءٍ وَلَا فِي غَيْرِهِ.

    On s'en sert donc pour les usages courants, comme cuisiner, pétrir, boire, etc. On ne s'en sert pas pour les actes d'adoration, ni pour le wuḍūʾ ni pour autre chose.

  7. 16

    وَإِنْ كَانَ مِمَّا لَا يُمْكِنُ الِاحْتِرَازُ مِنْهُ، كَالْمَاءِ الْمُتَغَيِّرِ بِالسَّبَخَةِ أَوِ الْحَمْأَةِ، أَوِ الْجَارِي عَلَى مَعْدِنِ زِرْنِيخٍ أَوْ كِبْرِيتٍ أَوْ نَحْوِ ذَلِكَ، فَهَذَا كُلُّهُ طَهُورٌ يَصِحُّ مِنْهُ الْوُضُوءُ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Si la matière pure est de celles dont on ne peut pas préserver l'eau, comme pour l'eau altérée par un terrain salin (sabkha) ou par le limon noir, ou pour l'eau qui coule sur un gisement d'arsenic, de soufre ou d'une matière semblable, toute cette eau est pure et purifiante, et le wuḍūʾ fait avec elle est valable. Et Allah est plus savant.

Chapitre des obligations, des sunnas et des actes méritoires du wuḍūʾبَابُ فَرَائِضِ الْوُضُوءِ وَسُنَنِهِ وَفَضَائِلِهِ

  1. 17

    فَأَمَّا فَرَائِضُ الْوُضُوءِ فَسَبْعَةٌ: النِّيَّةُ عِنْدَ غَسْلِ الْوَجْهِ، وَغَسْلُ الْوَجْهِ، وَغَسْلُ الْيَدَيْنِ إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ، وَمَسْحُ جَمِيعِ الرَّأْسِ، وَغَسْلُ الرِّجْلَيْنِ إِلَى الْكَعْبَيْنِ، وَالْفَوْرُ، وَالتَّدْلِيكُ. فَهَذِهِ سَبْعَةٌ.

    Les obligations (farāʾiḍ) du wuḍūʾ sont sept : l'intention au moment de laver le visage, le lavage du visage, le lavage des mains [et des avant-bras] jusqu'aux coudes, l'essuyage de toute la tête [avec les mains mouillées], le lavage des pieds jusqu'aux chevilles, l'enchaînement sans interruption (fawr) et le frottement (tadlīk). Cela fait sept.

  2. 18

    لَكِنْ يَجِبُ عَلَيْكَ فِي غَسْلِ وَجْهِكَ أَنْ تُخَلِّلَ شَعْرَ لِحْيَتِكَ إِنْ كَانَ شَعْرُ اللِّحْيَةِ خَفِيفًا تَظْهَرُ الْبَشَرَةُ تَحْتَهُ، وَإِنْ كَانَ كَثِيفًا فَلَا يَجِبُ عَلَيْكَ تَخْلِيلُهَا،

    Mais, en lavant ton visage, tu dois faire pénétrer l'eau dans les poils de ta barbe si elle est clairsemée et laisse voir la peau. Si elle est fournie, tu n'es pas tenu de le faire.

  3. 19

    وَكَذَلِكَ يَجِبُ عَلَيْكَ فِي غَسْلِ يَدَيْكَ أَنْ تُخَلِّلَ أَصَابِعَكَ عَلَى الْمَشْهُورِ.

    De même, en lavant tes mains, tu dois faire passer l'eau entre tes doigts, selon l'avis retenu dans l'école.

  4. 20

    وَأَمَّا سُنَنُ الْوُضُوءِ فَثَمَانِيَةٌ: غَسْلُ الْيَدَيْنِ أَوَّلًا إِلَى الْكُوعَيْنِ، وَالْمَضْمَضَةُ، وَالِاسْتِنْشَاقُ، وَالِاسْتِنْثَارُ، وَهُوَ جَذْبُ الْمَاءِ مِنَ الْأَنْفِ، وَرَدُّ مَسْحِ الرَّأْسِ، وَمَسْحُ الْأُذُنَيْنِ ظَاهِرِهِمَا وَبَاطِنِهِمَا، وَتَجْدِيدُ الْمَاءِ لَهُمَا، وَتَرْتِيبُ فَرَائِضِهِ.

    Les sunnas du wuḍūʾ sont huit : laver d'abord les mains jusqu'aux poignets, se rincer la bouche, aspirer l'eau par le nez, la rejeter (istinthār), c'est-à-dire faire ressortir l'eau du nez, ramener les mains sur la tête [en sens inverse], essuyer les oreilles, à l'extérieur et à l'intérieur, reprendre de l'eau pour elles, et respecter l'ordre entre ses obligations.

  5. 21

    وَأَمَّا فَضَائِلُهُ فَسَبْعَةٌ: التَّسْمِيَةُ، وَالْمَوْضِعُ الطَّاهِرُ، وَقِلَّةُ الْمَاءِ بِلَا حَدٍّ، وَوَضْعُ الْإِنَاءِ عَلَى الْيَمِينِ إِنْ كَانَ مَفْتُوحًا، وَالْغَسْلَةُ الثَّانِيَةُ وَالثَّالِثَةُ إِذَا أَوْعَبَ بِالْأُولَى، وَالْبَدْءُ بِمُقَدَّمِ الرَّأْسِ، وَالسِّوَاكُ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Ses actes méritoires (faḍāʾil) sont sept : dire « Au Nom d'Allah », se tenir dans un endroit pur, employer peu d'eau, sans mesure fixée, placer le récipient à sa droite s'il est ouvert [à large ouverture, à la différence de l'aiguière], faire le deuxième et le troisième lavage quand le premier a couvert tout le membre, commencer par le devant de la tête, et le siwāk [bâtonnet pour se frotter les dents]. Et Allah est plus savant.

Chapitre des obligations, des sunnas et des actes méritoires du ghusl [les grandes ablutions]بَابُ فَرَائِضِ الْغُسْلِ وَسُنَنِهِ وَفَضَائِلِهِ

  1. 22

    فَأَمَّا فَرَائِضُهُ فَخَمْسَةٌ: النِّيَّةُ، وَتَعْمِيمُ الْجَسَدِ بِالْمَاءِ، وَدَلْكُ جَمِيعِ الْجَسَدِ، وَالْفَوْرُ، وَتَخْلِيلُ الشَّعْرِ.

    Ses obligations sont cinq : l'intention, le fait de couvrir d'eau tout le corps, le frottement de tout le corps, l'enchaînement sans interruption, et le fait de faire pénétrer l'eau dans les cheveux et les poils.

  2. 23

    وَأَمَّا سُنَنُهُ فَأَرْبَعَةٌ: غَسْلُ يَدَيْهِ أَوَّلًا إِلَى كُوعَيْهِ، وَالْمَضْمَضَةُ، وَالِاسْتِنْشَاقُ، وَمَسْحُ صِمَاخِ الْأُذُنَيْنِ.

    Ses sunnas sont quatre : laver d'abord les mains jusqu'aux poignets, se rincer la bouche, aspirer l'eau par le nez, et essuyer le conduit des oreilles.

  3. 24

    وَأَمَّا فَضَائِلُهُ فَسِتَّةٌ: الْبَدْءُ بِإِزَالَةِ الْأَذَى عَنْ جَسَدِهِ، ثُمَّ إِكْمَالُ أَعْضَاءِ وُضُوئِهِ، وَغَسْلُ الْأَعَالِي قَبْلَ الْأَسَافِلِ، وَتَثْلِيثُ الرَّأْسِ بِالْغَسْلِ، وَالْبَدْءُ بِالْمَيَامِنِ قَبْلَ الْمَيَاسِرِ، وَقِلَّةُ الْمَاءِ مَعَ إِحْكَامِ الْغَسْلِ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Ses actes méritoires sont six : commencer par ôter la souillure de son corps, puis laver en entier les membres du wuḍūʾ, laver le haut du corps avant le bas, laver la tête trois fois, commencer par le côté droit avant le côté gauche, et employer peu d'eau tout en lavant parfaitement. Et Allah est plus savant.

Chapitre du tayammum [purification avec la terre]بَابُ التَّيَمُّمِ

  1. 25

    وَلِلتَّيَمُّمِ فَرَائِضُ وَسُنَنٌ وَفَضَائِلُ.

    Le tayammum a des obligations, des sunnas et des actes méritoires.

  2. 26

    فَأَمَّا فَرَائِضُهُ فَأَرْبَعَةٌ: النِّيَّةُ، وَهِيَ أَنْ يَنْوِيَ اسْتِبَاحَةَ الصَّلَاةِ، لِأَنَّ التَّيَمُّمَ لَا يَرْفَعُ الْحَدَثَ عَلَى الْمَشْهُورِ، وَتَعْمِيمُ وَجْهِهِ وَيَدَيْهِ إِلَى كُوعَيْهِ، وَالضَّرْبَةُ الْأُولَى، وَالصَّعِيدُ الطَّاهِرُ، وَهُوَ كُلُّ مَا صَعِدَ عَلَى وَجْهِ الْأَرْضِ مِنْ تُرَابٍ أَوْ رَمْلٍ أَوْ حِجَارَةٍ أَوْ سَبَخَةٍ أَوْ نَحْوِ ذَلِكَ.

    Ses obligations sont quatre : l'intention, qui consiste à vouloir se rendre la prière permise, car le tayammum ne lève pas l'état d'impureté rituelle (ḥadath) selon l'avis retenu dans l'école ; l'essuyage de tout le visage, et des mains jusqu'aux poignets ; la première pose des mains sur le sol ; et le sol pur (ṣaʿīd), c'est-à-dire tout ce qui s'élève à la surface de la terre : terre, sable, pierres, terrain salin, etc.

  3. 27

    وَأَمَّا سُنَنُهُ فَثَلَاثَةٌ: تَرْتِيبُ الْمَسْحِ، وَالْمَسْحُ مِنَ الْكُوعِ إِلَى الْمِرْفَقِ، وَتَجْدِيدُ الضَّرْبَةِ لِلْيَدَيْنِ.

    Ses sunnas sont trois : l'ordre dans l'essuyage, l'essuyage du poignet jusqu'au coude, et une seconde pose des mains sur le sol pour [essuyer] les mains.

  4. 28

    وَأَمَّا فَضَائِلُهُ فَثَلَاثَةٌ أَيْضًا: التَّسْمِيَةُ، وَالْبَدْءُ بِمَسْحِ ظَاهِرِ الْيُمْنَى بِالْيُسْرَى إِلَى الْمِرْفَقِ، ثُمَّ بِالْبَاطِنِ إِلَى آخِرِ الْأَصَابِعِ، وَمَسْحُ الْيُسْرَى مِثْلَ ذَلِكَ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Ses actes méritoires sont trois également : dire « Au Nom d'Allah » ; commencer par essuyer, avec la main gauche, le dessus de la main droite jusqu'au coude, puis l'intérieur [du bras] jusqu'au bout des doigts ; et essuyer la main gauche de la même façon. Et Allah est plus savant.

Chapitre des conditions de la prièreبَابُ شُرُوطِ الصَّلَاةِ

  1. 29

    وَلِلصَّلَاةِ شُرُوطُ وُجُوبٍ، وَشُرُوطُ صِحَّةٍ.

    La prière a des conditions d'obligation et des conditions de validité.

  2. 30

    فَأَمَّا شُرُوطُ وُجُوبِهَا فَخَمْسَةٌ: الْإِسْلَامُ، وَالْبُلُوغُ، وَالْعَقْلُ، وَدُخُولُ الْوَقْتِ، وَبُلُوغُ دَعْوَةِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ.

    Ses conditions d'obligation sont cinq : l'islam, la puberté, la raison, l'entrée du temps de la prière, et le fait que l'appel du Prophète, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, lui soit parvenu.

  3. 31

    وَأَمَّا شُرُوطُ صِحَّتِهَا فَسِتَّةٌ: طَهَارَةُ الْحَدَثِ، وَطَهَارَةُ الْخَبَثِ، وَاسْتِقْبَالُ الْقِبْلَةِ، وَسَتْرُ الْعَوْرَةِ، وَتَرْكُ الْكَلَامِ، وَتَرْكُ الْأَفْعَالِ الْكَثِيرَةِ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Ses conditions de validité sont six : la pureté rituelle (ṭahārat al-ḥadath), la pureté matérielle (ṭahārat al-khabath), l'orientation vers la qibla, le fait de couvrir sa nudité (ʿawra), s'abstenir de parler, et s'abstenir des gestes nombreux. Et Allah est plus savant.

Chapitre des obligations, des sunnas, des actes méritoires et des actes déconseillés de la prièreبَابُ فَرَائِضِ الصَّلَاةِ وَسُنَنِهَا وَفَضَائِلِهَا وَمَكْرُوهَاتِهَا

  1. 32

    فَأَمَّا فَرَائِضُ الصَّلَاةِ فَثَلَاثَةَ عَشَرَ: النِّيَّةُ، وَتَكْبِيرَةُ الْإِحْرَامِ، وَالْقِيَامُ لَهَا، وَقِرَاءَةُ الْفَاتِحَةِ، وَالْقِيَامُ لَهَا، وَالرُّكُوعُ، وَالرَّفْعُ مِنْهُ، وَالسُّجُودُ، وَالرَّفْعُ مِنْهُ، وَالْجُلُوسُ مِنَ الْجَلْسَةِ الْأَخِيرَةِ بِقَدْرِ السَّلَامِ، وَالسَّلَامُ الْمُعَرَّفُ بِالْأَلِفِ وَاللَّامِ، وَالطُّمَأْنِينَةُ، وَالِاعْتِدَالُ.

    Les obligations de la prière sont treize : l'intention, le takbīr d'entrée en prière (takbīrat al-iḥrām) [dire « Allāhu akbar »], la station debout pour le prononcer, la récitation de la Fātiḥa, la station debout pour la réciter, l'inclinaison, le fait de s'en relever, la prosternation, le fait de s'en relever, rester assis, à la fin de la prière, le temps du salut final, le salut final prononcé avec l'article [« as-salāmu ʿalaykum »], l'immobilité un instant dans chaque posture (ṭumaʾnīna) et le redressement complet (iʿtidāl).

  2. 33

    وَأَمَّا سُنَنُ الصَّلَاةِ فَاثْنَا عَشَرَ: السُّورَةُ بَعْدَ الْفَاتِحَةِ فِي الرَّكْعَةِ الْأُولَى وَالثَّانِيَةِ، وَالْقِيَامُ لَهَا، وَالسِّرُّ فِيمَا يُسَرُّ فِيهِ، وَالْجَهْرُ فِيمَا يُجْهَرُ فِيهِ، وَكُلُّ تَكْبِيرَةٍ سُنَّةٌ إِلَّا تَكْبِيرَةَ الْإِحْرَامِ فَإِنَّهَا فَرْضٌ كَمَا تَقَدَّمَ،

    Les sunnas de la prière sont douze : la sourate après la Fātiḥa dans la première et la deuxième rakʿa [unité de prière], la station debout pour la réciter, la récitation à voix basse là où elle se fait à voix basse, la récitation à voix haute là où elle se fait à voix haute, chaque takbīr, qui est une sunna, sauf le takbīr d'entrée en prière qui est une obligation, comme on l'a vu ;

  3. 34

    وَسَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ لِلْإِمَامِ وَالْمُنْفَرِدِ، وَالْجُلُوسُ الْأَوَّلُ، وَالزَّائِدُ عَلَى قَدْرِ السَّلَامِ مِنَ الْجُلُوسِ الثَّانِي، وَرَدُّ الْمُقْتَدِي عَلَى إِمَامِهِ السَّلَامَ، وَكَذَلِكَ رَدُّهُ عَلَى مَنْ عَلَى يَسَارِهِ إِنْ كَانَ عَلَى يَسَارِهِ أَحَدٌ، وَالسُّتْرَةُ لِلْإِمَامِ وَالْفَذِّ إِنْ خَشِيَا أَنْ يَمُرَّ أَحَدٌ بَيْنَ يَدَيْهِمَا.

    [Suite des sunnas :] dire « Allah entend celui qui Le loue » (samiʿa Llāhu li-man ḥamidah), pour l'imam et pour celui qui prie seul ; la première position assise ; ce qui, dans la seconde position assise, dépasse la durée du salut final ; le salut que celui qui suit l'imam rend à son imam, et de même celui qu'il rend à son voisin de gauche s'il en a un ; et l'objet placé devant soi (sutra), pour l'imam et pour celui qui prie seul, s'ils craignent que quelqu'un ne passe devant eux.

  4. 35

    وَأَمَّا فَضَائِلُ الصَّلَاةِ فَعَشَرَةٌ: رَفْعُ الْيَدَيْنِ عِنْدَ تَكْبِيرَةِ الْإِحْرَامِ، وَتَطْوِيلُ قِرَاءَةِ الصُّبْحِ وَالظُّهْرِ، وَتَقْصِيرُ قِرَاءَةِ الْعَصْرِ وَالْمَغْرِبِ، وَتَوَسُّطُ الْعِشَاءِ، وَقَوْلُ «رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ» لِلْمُقْتَدِي وَالْفَذِّ، وَالتَّسْبِيحُ فِي الرُّكُوعِ وَالسُّجُودِ، وَتَأْمِينُ الْفَذِّ وَالْمَأْمُومِ مُطْلَقًا، وَتَأْمِينُ الْإِمَامِ فِي السِّرِّ فَقَطْ،

    Les actes méritoires de la prière sont dix : lever les mains au takbīr d'entrée en prière ; allonger la récitation au ṣubḥ et au ẓuhr ; l'abréger au ʿaṣr et au maghrib ; lui donner une longueur moyenne au ʿishāʾ ; dire « Notre Seigneur, à Toi la louange » (rabbanā wa-laka l-ḥamd), pour celui qui suit l'imam et pour celui qui prie seul ; glorifier Allah dans l'inclinaison et la prosternation ; dire « āmīn », dans tous les cas pour celui qui prie seul et pour celui qui suit l'imam, et dans la récitation à voix basse seulement pour l'imam ;

  5. 36

    وَالْقُنُوتُ وَهُوَ: «اللَّهُمَّ إِنَّا نَسْتَعِينُكَ وَنَسْتَغْفِرُكَ، وَنُؤْمِنُ بِكَ وَنَتَوَكَّلُ عَلَيْكَ، وَنُثْنِي عَلَيْكَ الْخَيْرَ كُلَّهُ، نَشْكُرُكَ وَلَا نَكْفُرُكَ، وَنَخْنَعُ لَكَ وَنَخْلَعُ وَنَتْرُكُ مَنْ يَكْفُرُكَ،

    et le qunūt, qui est : « Ô Allah, nous implorons Ton aide et Ton pardon, nous croyons en Toi, nous nous en remettons à Toi, nous Te louons de tout bien. Nous Te remercions et ne Te renions pas. Nous nous humilions devant Toi, nous rejetons [toute autre religion] et nous délaissons celui qui Te renie.

  6. 37

    اللَّهُمَّ إِيَّاكَ نَعْبُدُ، وَلَكَ نُصَلِّي وَنَسْجُدُ، وَإِلَيْكَ نَسْعَى وَنَحْفِدُ، نَرْجُو رَحْمَتَكَ وَنَخَافُ عَذَابَكَ الْجِدَّ، إِنَّ عَذَابَكَ بِالْكَافِرِينَ مُلْحِقٌ».

    Ô Allah, c'est Toi que nous adorons, c'est pour Toi que nous prions et nous prosternons, c'est vers Toi que nous courons et nous empressons. Nous espérons Ta miséricorde et nous craignons Ton châtiment véritable. Certes, Ton châtiment atteindra les mécréants. »

  7. 38

    وَالْقُنُوتُ لَا يَكُونُ إِلَّا فِي الصُّبْحِ خَاصَّةً، وَيَكُونُ قَبْلَ الرُّكُوعِ، وَهُوَ سِرٌّ.

    Le qunūt ne se fait que dans la prière du ṣubḥ. Il se fait avant l'inclinaison, à voix basse.

  8. 39

    وَالتَّشَهُّدُ سُنَّةٌ، وَلَفْظُهُ: «التَّحِيَّاتُ لِلَّهِ، الزَّاكِيَاتُ لِلَّهِ، الطَّيِّبَاتُ الصَّلَوَاتُ لِلَّهِ، السَّلَامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ، أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ».

    Le tashahhud est une sunna. En voici les paroles : « Les salutations sont à Allah, les œuvres pures sont à Allah, les bonnes paroles et les prières sont à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. »

  9. 40

    فَإِنْ سَلَّمْتَ بَعْدَ هَذَا أَجْزَأَكَ، وَإِنْ شِئْتَ قُلْتَ: «وَأَشْهَدُ أَنَّ الَّذِي جَاءَ بِهِ مُحَمَّدٌ حَقٌّ، وَأَنَّ الْجَنَّةَ حَقٌّ، وَأَنَّ النَّارَ حَقٌّ، وَأَنَّ الصِّرَاطَ حَقٌّ، وَأَنَّ السَّاعَةَ آتِيَةٌ لَا رَيْبَ فِيهَا، وَأَنَّ اللَّهَ يَبْعَثُ مَنْ فِي الْقُبُورِ،

    Si tu prononces le salut final après cela, cela te suffit. Si tu le veux, tu ajoutes : « Et j'atteste que ce que Muhammad a apporté est vérité, que le Paradis est vérité, que le Feu est vérité, que le Pont (ṣirāṭ) est vérité, que l'Heure viendra sans aucun doute, et qu'Allah ressuscitera ceux qui sont dans les tombes.

  10. 41

    اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، وَارْحَمْ مُحَمَّدًا وَآلَ مُحَمَّدٍ، وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، كَمَا صَلَّيْتَ وَرَحِمْتَ وَبَارَكْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ فِي الْعَالَمِينَ، إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ،

    Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, fais miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Ibrāhīm et sur la famille d'Ibrāhīm, leur as fait miséricorde et les as bénis, parmi les mondes. Tu es certes Digne de louange, Glorieux.

  11. 42

    اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مَلَائِكَتِكَ وَالْمُقَرَّبِينَ، وَعَلَى أَنْبِيَائِكَ وَالْمُرْسَلِينَ، وَعَلَى أَهْلِ طَاعَتِكَ أَجْمَعِينَ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي وَلِوَالِدَيَّ وَلِأَئِمَّتِنَا وَلِمَنْ سَبَقَنَا بِالْإِيمَانِ مَغْفِرَةً عَزْمًا،

    Ô Allah, prie sur Tes anges et sur ceux qui sont rapprochés de Toi, sur Tes Prophètes et sur les Messagers, et sur tous ceux qui T'obéissent. Ô Allah, pardonne-moi, ainsi qu'à mes parents, à nos imams et à ceux qui nous ont précédés dans la foi, d'un pardon ferme.

  12. 43

    اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنْ كُلِّ خَيْرٍ سَأَلَكَ مِنْهُ مُحَمَّدٌ نَبِيُّكَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ كُلِّ شَرٍّ اسْتَعَاذَكَ مِنْهُ مُحَمَّدٌ نَبِيُّكَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَنَا مَا قَدَّمْنَا وَمَا أَخَّرْنَا، وَمَا أَسْرَرْنَا وَمَا أَعْلَنَّا، وَمَا أَنْتَ أَعْلَمُ بِهِ مِنَّا،

    Ô Allah, je Te demande tout bien que T'a demandé Muhammad, Ton Prophète, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, et je cherche refuge auprès de Toi contre tout mal contre lequel a cherché refuge auprès de Toi Muhammad, Ton Prophète, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix. Ô Allah, pardonne-nous ce que nous avons fait et ce que nous avons remis à plus tard, ce que nous avons caché et ce que nous avons montré, et ce que Tu connais mieux que nous.

  13. 44

    رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ فِتْنَةِ الْمَحْيَا وَالْمَمَاتِ، وَمِنْ فِتْنَةِ الْقَبْرِ، وَمِنْ فِتْنَةِ الْمَسِيحِ الدَّجَّالِ، وَمِنْ عَذَابِ النَّارِ وَسُوءِ الْمَصِيرِ».

    Notre Seigneur, accorde-nous un bien ici-bas et un bien dans l'au-delà, et préserve-nous du châtiment du Feu. Je cherche refuge auprès de Toi contre l'épreuve de la vie et de la mort, contre l'épreuve de la tombe, contre l'épreuve du faux Messie (al-Masīḥ ad-Dajjāl), contre le châtiment du Feu et contre la mauvaise destinée. »

  14. 45

    وَأَمَّا مَكْرُوهَاتُ الصَّلَاةِ: فَالدُّعَاءُ بَعْدَ الْإِحْرَامِ وَقَبْلَ الْقِرَاءَةِ، وَالدُّعَاءُ فِي أَثْنَاءِ الْفَاتِحَةِ وَأَثْنَاءِ السُّورَةِ، وَالدُّعَاءُ فِي الرُّكُوعِ، وَالدُّعَاءُ بَعْدَ التَّشَهُّدِ الْأَوَّلِ، وَالدُّعَاءُ بَعْدَ سَلَامِ الْإِمَامِ،

    Les actes déconseillés (makrūhāt) dans la prière sont : l'invocation après le takbīr d'entrée en prière et avant la récitation ; l'invocation au milieu de la Fātiḥa ou de la sourate ; l'invocation dans l'inclinaison ; l'invocation après le premier tashahhud ; l'invocation [de celui qui suit l'imam] après le salut final de l'imam ;

    Deux manuscrits du matn portent ici « وَقَبْلَ التَّشَهُّدِ الْأَوَّلِ » (avant le premier tashahhud).

  15. 46

    وَالسُّجُودُ عَلَى الثِّيَابِ وَالْبُسُطِ وَشِبْهِهِمَا مِمَّا فِيهِ رَفَاهِيَةٌ، بِخِلَافِ الْحَصِيرِ فَإِنَّهُ لَا يُكْرَهُ السُّجُودُ عَلَيْهَا، وَلَكِنْ تَرْكُهَا أَوْلَى، وَالسُّجُودُ عَلَى الْأَرْضِ أَفْضَلُ.

    la prosternation sur des étoffes, des tapis et ce qui leur ressemble parmi ce qui offre du confort, à la différence de la natte : il n'est pas déconseillé de se prosterner sur elle, mais mieux vaut s'en passer, et la prosternation à même le sol est préférable.

  16. 47

    وَمِنَ الْمَكْرُوهِ السُّجُودُ عَلَى كَوْرِ عِمَامَتِهِ أَوْ طَرَفِ كُمِّهِ أَوْ رِدَائِهِ، وَالْقِرَاءَةُ فِي الرُّكُوعِ وَالسُّجُودِ، وَالدُّعَاءُ بِالْعَجَمِيَّةِ لِلْقَادِرِ عَلَى الْعَرَبِيَّةِ، وَالِالْتِفَاتُ فِي الصَّلَاةِ،

    Il est aussi déconseillé de se prosterner sur un pli de son turban, sur le bord de sa manche ou sur son manteau ; de réciter [le Coran] dans l'inclinaison et la prosternation ; d'invoquer dans une autre langue que l'arabe quand on est capable de le faire en arabe ; de tourner la tête pendant la prière ;

  17. 48

    وَتَشْبِيكُ أَصَابِعِهِ وَفَرْقَعَتُهَا، وَوَضْعُ يَدَيْهِ عَلَى خَاصِرَتِهِ، وَإِقْعَاؤُهُ، وَتَغْمِيضُ عَيْنَيْهِ، وَوَضْعُ قَدَمِهِ عَلَى الْأُخْرَى، وَتَفَكُّرُهُ بِأَمْرٍ دُنْيَوِيٍّ، وَحَمْلُ شَيْءٍ بِكُمِّهِ أَوْ فَمِهِ، وَعَبَثٌ بِلِحْيَتِهِ.

    d'entrecroiser ses doigts ou de les faire craquer ; de poser les mains sur les hanches ; de s'asseoir à la manière dite iqʿāʾ ; de fermer les yeux ; de poser un pied sur l'autre ; de penser à une affaire de ce bas monde ; de porter quelque chose dans sa manche ou dans sa bouche ; et de jouer avec sa barbe.

    Iqʿāʾ : s'asseoir sur la pointe des pieds dressés ou, selon une autre explication, sur les fesses en relevant les cuisses.

  18. 49

    وَالْمَشْهُورُ فِي الْبَسْمَلَةِ وَالتَّعَوُّذِ الْكَرَاهَةُ فِي الْفَرِيضَةِ دُونَ النَّافِلَةِ، وَعَنْ مَالِكٍ قَوْلٌ بِالْإِبَاحَةِ، وَعَنِ ابْنِ مَسْلَمَةَ أَنَّهَا مَنْدُوبَةٌ، وَعَنِ ابْنِ نَافِعٍ وُجُوبُهَا.

    L'avis retenu dans l'école, au sujet de la basmala et de la formule de refuge (taʿawwudh), est qu'elles sont déconseillées dans la prière obligatoire, non dans la prière surérogatoire. On rapporte de Mālik un avis qui permet la basmala, d'Ibn Maslama qu'elle est recommandée, et d'Ibn Nāfiʿ qu'elle est obligatoire.

  19. 50

    فَإِنْ فَعَلَ شَيْئًا مِنَ الْمَكْرُوهَاتِ فِي صَلَاتِهِ كُرِهَ لَهُ ذَلِكَ، وَلَا تَبْطُلُ صَلَاتُهُ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    S'il commet dans sa prière l'un de ces actes déconseillés, cela lui est déconseillé, mais sa prière n'est pas nulle. Et Allah est plus savant.

Chapitre des prières recommandéesبَابُ مَنْدُوبَاتِ الصَّلَاةِ

  1. 51

    وَيُسْتَحَبُّ لِلْمُكَلَّفِ أَنْ يَتَنَفَّلَ قَبْلَ الظُّهْرِ وَبَعْدَهَا، وَقَبْلَ الْعَصْرِ، وَبَعْدَ الْمَغْرِبِ، وَيُسْتَحَبُّ الزِّيَادَةُ فِي النَّفْلِ بَعْدَ الْمَغْرِبِ، وَهَذَا كُلُّهُ لَيْسَ بِوَاجِبٍ وَإِنَّمَا هُوَ عَلَى طَرِيقِ الِاسْتِحْبَابِ.

    Il est recommandé au mukallaf de faire des prières surérogatoires avant le ẓuhr et après lui, avant le ʿaṣr et après le maghrib. Il est recommandé d'en faire davantage après le maghrib. Rien de tout cela n'est obligatoire : c'est seulement recommandé.

    Mukallaf : personne légalement responsable, pubère et saine d'esprit.

  2. 52

    وَكَذَلِكَ يُسْتَحَبُّ الضُّحَى، وَالتَّرَاوِيحُ، وَتَحِيَّةُ الْمَسْجِدِ، وَالشَّفْعُ وَأَقَلُّهُ رَكْعَتَانِ، وَالْوَتْرُ رَكْعَةٌ بَعْدَهُ، وَهُوَ سُنَّةٌ مُؤَكَّدَةٌ، وَالْقِرَاءَةُ فِي الشَّفْعِ وَالْوَتْرِ جَهْرًا.

    Sont de même recommandées la prière de la matinée (ḍuḥā), les tarāwīḥ [prière nocturne de Ramadan], la salutation de la mosquée, et le shafʿ [prière paire], qui est de deux rakʿa au moins. Le watr [prière impaire] est une rakʿa après lui : c'est une sunna appuyée (sunna muʾakkada). La récitation, dans le shafʿ et le watr, se fait à voix haute.

    Sunna appuyée : les commentaires la distinguent de la sunna légère et de l'acte méritoire. Dans la prière, c'est son oubli qui appelle la prosternation de l'oubli (passages 59 et 63).

  3. 53

    وَيَقْرَأُ فِي الشَّفْعِ فِي الرَّكْعَةِ الْأُولَى بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَ«سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الْأَعْلَى»، وَفِي الثَّانِيَةِ بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَ«قُلْ يَا أَيُّهَا الْكَافِرُونَ»، وَفِي الْوَتْرِ بِأُمِّ الْقُرْآنِ وَ«قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ» وَالْمُعَوِّذَتَيْنِ.

    Dans le shafʿ, il récite à la première rakʿa la Mère du Coran [la Fātiḥa] et « Glorifie le Nom de ton Seigneur, le Très-Haut » [sourate al-Aʿlā] ; à la seconde, la Mère du Coran et « Dis : Ô vous les mécréants » [sourate al-Kāfirūn]. Dans le watr, il récite la Mère du Coran, « Dis : Il est Allah, Unique » [sourate al-Ikhlāṣ] et les deux sourates protectrices [al-Falaq et an-Nās].

  4. 54

    وَرَكْعَتَا الْفَجْرِ مِنَ الرَّغَائِبِ، وَقِيلَ مِنَ السُّنَنِ، وَيَقْرَأُ فِيهِمَا سِرًّا بِأُمِّ الْقُرْآنِ فَقَطْ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Les deux rakʿa de l'aube (fajr) comptent parmi les raghāʾib [œuvres vivement encouragées, d'un rang inférieur aux sunnas] ; il a été dit aussi : parmi les sunnas. On n'y récite, à voix basse, que la Mère du Coran. Et Allah est plus savant.

Chapitre de ce qui invalide la prièreبَابُ مُفْسِدَاتِ الصَّلَاةِ

  1. 55

    وَتَفْسُدُ الصَّلَاةُ بِالضَّحِكِ عَمْدًا أَوْ سَهْوًا، وَبِسُجُودِ السَّهْوِ لِلْفَضِيلَةِ، وَبِتَعَمُّدِ زِيَادَةِ رَكْعَةٍ أَوْ سَجْدَةٍ أَوْ نَحْوِ ذَلِكَ فِي الصَّلَاةِ، وَبِالْأَكْلِ وَالشُّرْبِ،

    La prière est invalidée par le rire, qu'il soit volontaire ou non ; par la prosternation de l'oubli faite pour [l'omission d']un simple acte méritoire ; par l'ajout volontaire d'une rakʿa, d'une prosternation ou d'un acte semblable dans la prière ; par le fait de manger ou de boire ;

  2. 56

    وَبِالْكَلَامِ عَمْدًا إِلَّا لِإِصْلَاحِ الصَّلَاةِ، فَتَبْطُلُ بِكَثِيرِهِ دُونَ يَسِيرِهِ، وَبِالنَّفْخِ عَمْدًا، وَبِالْحَدَثِ، وَذِكْرِ الْفَائِتَةِ، وَبِالْقَيْءِ إِنْ تَعَمَّدَهُ،

    par la parole volontaire, sauf pour corriger la prière, auquel cas elle n'est annulée que par beaucoup de paroles, non par peu ; par le fait de souffler volontairement ; par la perte du wuḍūʾ ; par le souvenir d'une prière manquée ; par le vomissement s'il est provoqué ;

    Deux commentaires précisent que l'annulation par le souvenir d'une prière manquée suppose que l'ordre entre les prières soit une condition de validité, et que l'avis sur lequel on s'appuie est que la prière n'est pas nulle dans ce cas.

  3. 57

    وَبِزِيَادَةِ أَرْبَعِ رَكَعَاتٍ سَهْوًا فِي الرُّبَاعِيَّةِ وَالثُّلَاثِيَّةِ، وَبِزِيَادَةِ رَكْعَتَيْنِ فِي الثُّنَائِيَّةِ،

    par l'ajout de quatre rakʿa, par oubli, dans une prière de quatre ou de trois rakʿa, et par l'ajout de deux rakʿa dans une prière de deux rakʿa ;

  4. 58

    وَبِسُجُودِ الْمَسْبُوقِ مَعَ الْإِمَامِ لِلسَّهْوِ قَبْلِيًّا أَوْ بَعْدِيًّا إِنْ لَمْ يُدْرِكْ مَعَهُ رَكْعَةً، وَبِتَرْكِ السُّجُودِ الْقَبْلِيِّ إِنْ كَانَ عَنْ نَقْصِ ثَلَاثِ سُنَنٍ وَطَالَ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    par le fait, pour le retardataire, de faire avec l'imam la prosternation de l'oubli, qu'elle soit d'avant ou d'après le salut, s'il n'a pas accompli une rakʿa avec lui ; et par l'abandon de la prosternation d'avant le salut, si elle était due pour l'omission de trois sunnas et qu'un long moment s'est écoulé. Et Allah est plus savant.

Chapitre de la prosternation de l'oubli (sujūd as-sahw)بَابُ سُجُودِ السَّهْوِ

  1. 59

    وَسُجُودُ السَّهْوِ سَجْدَتَانِ قَبْلَ سَلَامِهِ إِنْ نَقَصَ سُنَّةً مُؤَكَّدَةً، يَتَشَهَّدُ لَهُمَا وَيُسَلِّمُ مِنْهُمَا، وَإِنْ زَادَ سَجَدَ بَعْدَ سَلَامِهِ،

    La prosternation de l'oubli consiste en deux prosternations avant le salut final si l'on a omis une sunna appuyée ; on récite le tashahhud pour elles, puis on prononce le salut. Si l'on a ajouté quelque chose, on se prosterne après le salut.

  2. 60

    وَإِنْ نَقَصَ وَزَادَ سَجَدَ قَبْلَ سَلَامِهِ، لِأَنَّهُ يُغَلِّبُ جَانِبَ النَّقْصِ عَلَى جَانِبِ الزِّيَادَةِ.

    Si l'on a à la fois omis et ajouté, on se prosterne avant le salut, car on fait prévaloir l'omission sur l'ajout.

  3. 61

    وَالسَّاهِي فِي صَلَاتِهِ عَلَى ثَلَاثَةِ أَقْسَامٍ: تَارَةً يَسْهُو عَنْ نَقْصِ فَرْضٍ مِنْ فَرَائِضِ صَلَاتِهِ، فَلَا يُجْبَرُ بِسُجُودِ السَّهْوِ وَلَا بُدَّ مِنَ الْإِتْيَانِ بِهِ، وَإِنْ لَمْ يَذْكُرْ ذَلِكَ حَتَّى سَلَّمَ وَطَالَ بَطَلَتْ صَلَاتُهُ وَيَبْتَدِئُهَا.

    Celui qui oublie dans sa prière est dans l'un de trois cas. Tantôt il omet par oubli une obligation de sa prière : la prosternation de l'oubli ne la répare pas, il faut l'accomplir. S'il ne s'en souvient qu'après le salut et qu'un long moment s'est écoulé, sa prière est nulle et il la recommence.

  4. 62

    وَتَارَةً يَسْهُو عَنْ فَضِيلَةٍ مِنْ فَضَائِلِ صَلَاتِهِ كَالْقُنُوتِ، وَ«رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ»، وَتَكْبِيرَةٍ وَاحِدَةٍ، وَشِبْهِ ذَلِكَ، فَلَا سُجُودَ عَلَيْهِ فِي شَيْءٍ مِنْ ذَلِكَ، وَمَتَى سَجَدَ لِشَيْءٍ مِنْ ذَلِكَ قَبْلَ سَلَامِهِ بَطَلَتْ صَلَاتُهُ وَيَبْتَدِئُهَا.

    Tantôt il oublie un acte méritoire de sa prière, comme le qunūt, « Notre Seigneur, à Toi la louange », un seul takbīr, ou ce qui leur ressemble : il n'a pas à se prosterner pour cela. S'il se prosterne pour l'une de ces choses avant le salut, sa prière est nulle et il la recommence.

  5. 63

    وَتَارَةً يَسْهُو عَنْ سُنَّةٍ مِنْ سُنَنِ صَلَاتِهِ، كَالسُّورَةِ مَعَ أُمِّ الْقُرْآنِ، أَوْ تَكْبِيرَتَيْنِ، أَوِ التَّشَهُّدَيْنِ، أَوِ الْجُلُوسِ لَهُمَا، وَمَا أَشْبَهَ ذَلِكَ، فَيَسْجُدُ لِذَلِكَ.

    Tantôt il oublie une sunna de sa prière, comme la sourate avec la Mère du Coran, deux takbīr, les deux tashahhud, la position assise pour les réciter, ou ce qui leur ressemble : il se prosterne pour cela.

  6. 64

    وَلَا يَفُوتُ الْبَعْدِيُّ بِالنِّسْيَانِ، وَيَسْجُدُهُ وَلَوْ ذَكَرَهُ بَعْدَ شَهْرٍ مِنْ صَلَاتِهِ.

    La prosternation d'après le salut n'est pas perdue par l'oubli : il la fait même s'il ne s'en souvient qu'un mois après sa prière.

  7. 65

    وَلَوْ قَدَّمَ السُّجُودَ الْبَعْدِيَّ أَوْ أَخَّرَ السُّجُودَ الْقَبْلِيَّ أَجْزَأَهُ ذَلِكَ، وَلَا تَبْطُلُ صَلَاتُهُ عَلَى الْمَشْهُورِ.

    S'il avance la prosternation d'après le salut ou retarde celle d'avant le salut, cela lui suffit, et sa prière n'est pas nulle selon l'avis retenu dans l'école.

  8. 66

    وَمَنْ لَمْ يَدْرِ مَا صَلَّى، ثَلَاثًا أَوِ اثْنَتَيْنِ، فَإِنَّهُ يَبْنِي عَلَى الْأَقَلِّ، وَيَأْتِي بِمَا شَكَّ فِيهِ وَيَسْجُدُ بَعْدَ سَلَامِهِ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Celui qui ne sait plus s'il a prié trois rakʿa ou deux se fonde sur le plus petit nombre, accomplit ce dont il doute et se prosterne après le salut. Et Allah est plus savant.

Chapitre de la direction de la prière (imāma)بَابٌ فِي الْإِمَامَةِ

  1. 67

    وَمِنْ شُرُوطِ الْإِمَامِ أَنْ يَكُونَ ذَكَرًا، مُسْلِمًا، عَاقِلًا، بَالِغًا، عَالِمًا بِمَا لَا تَصِحُّ الصَّلَاةُ إِلَّا بِهِ مِنْ قِرَاءَةٍ وَفِقْهٍ.

    Parmi les conditions requises de l'imam : être un homme, musulman, sain d'esprit, pubère, et connaître ce sans quoi la prière n'est pas valable, en fait de récitation et de fiqh.

  2. 68

    فَإِنِ اقْتَدَيْتَ بِإِمَامٍ ثُمَّ تَبَيَّنَ لَكَ أَنَّهُ كَافِرٌ، أَوِ امْرَأَةٌ، أَوْ خُنْثَى مُشْكِلٌ، أَوْ مَجْنُونٌ، أَوْ فَاسِقٌ بِجَارِحَةٍ، أَوْ صَبِيٌّ لَمْ يَبْلُغِ الْحُلُمَ، أَوْ مُحْدِثٌ تَعَمَّدَ الْحَدَثَ، بَطَلَتْ صَلَاتُكَ وَوَجَبَتْ عَلَيْكَ الْإِعَادَةُ.

    Si tu as prié derrière un imam et qu'il t'apparaît ensuite qu'il était mécréant, ou une femme, ou une personne dont le sexe reste indéterminé (khunthā mushkil), ou un fou, ou un pécheur par ses actes [auteur d'un grand péché], ou un enfant qui n'a pas atteint la puberté, ou quelqu'un qui se savait en état d'impureté rituelle, ta prière est nulle et tu dois la refaire.

  3. 69

    وَيُسْتَحَبُّ سَلَامَةُ الْأَعْضَاءِ لِلْإِمَامِ، وَتُكْرَهُ إِمَامَةُ الْأَقْطَعِ وَالْأَشَلِّ، وَصَاحِبِ السَّلَسِ، وَمَنْ بِهِ قُرُوحٌ لِلصَّحِيحِ، وَإِمَامَةُ مَنْ يُكْرَهُ.

    Il est recommandé que l'imam ait tous ses membres valides. Il est déconseillé que dirige la prière l'amputé ou le paralysé d'un membre, ainsi que, pour diriger une personne saine, celui qui souffre d'incontinence ou de plaies. Il est aussi déconseillé que dirige la prière celui que [les fidèles] réprouvent.

  4. 70

    وَيُكْرَهُ لِلْخَصِيِّ وَالْأَغْلَفِ وَالْمَأْبُونِ، وَمَجْهُولِ الْحَالِ، وَوَلَدِ الزِّنَا، وَالْعَبْدِ فِي الْفَرِيضَةِ أَنْ يَكُونَ إِمَامًا رَاتِبًا، بِخِلَافِ النَّافِلَةِ فَإِنَّهَا لَا تُكْرَهُ بِوَاحِدٍ مِنْهُمْ.

    Il est déconseillé à l'eunuque, à l'incirconcis, à celui qui affecte des manières féminines (maʾbūn), à celui dont on ignore s'il est intègre, à l'enfant né hors mariage et à l'esclave d'être imam attitré pour la prière obligatoire, à la différence de la prière surérogatoire : il n'est déconseillé à aucun d'eux de la diriger.

  5. 71

    وَتَجُوزُ إِمَامَةُ الْأَعْمَى، وَالْمُخَالِفِ فِي الْفُرُوعِ، وَالْعِنِّينِ، وَالْمُجَذَّمِ إِلَّا أَنْ يَشْتَدَّ جُذَامُهُ وَيَضُرَّ بِمَنْ خَلْفَهُ فَيُنَحَّى عَنْهُمْ.

    Il est permis que dirigent la prière l'aveugle, celui qui diverge dans les questions secondaires (furūʿ) [qui suit une autre école], l'impuissant et le lépreux, sauf si sa lèpre s'aggrave et nuit à ceux qui sont derrière lui : on l'écarte alors d'eux.

  6. 72

    وَيَجُوزُ عُلُوُّ الْمَأْمُومِ عَلَى إِمَامِهِ وَلَوْ بِسَطْحٍ، وَلَا يَجُوزُ لِلْإِمَامِ الْعُلُوُّ عَلَى مَأْمُومِهِ إِلَّا بِالشَّيْءِ الْيَسِيرِ كَالشِّبْرِ وَنَحْوِهِ. وَإِنْ قَصَدَ الْإِمَامُ أَوِ الْمَأْمُومُ بِعُلُوِّهِ الْكِبْرَ بَطَلَتْ صَلَاتُهُ.

    Il est permis à celui qui suit l'imam de se tenir plus haut que lui, fût-ce sur une terrasse. Il n'est pas permis à l'imam de se tenir plus haut que ceux qui le suivent, sauf de peu, comme un empan ou à peu près. Si l'imam, ou celui qui le suit, cherche par cette hauteur à s'enorgueillir, sa prière est nulle.

  7. 73

    وَمِنْ شُرُوطِ الْمَأْمُومِ أَنْ يَنْوِيَ الِاقْتِدَاءَ بِإِمَامِهِ، وَلَا يُشْتَرَطُ فِي حَقِّ الْإِمَامِ أَنْ يَنْوِيَ الْإِمَامَةَ إِلَّا فِي أَرْبَعِ مَسَائِلَ: فِي صَلَاةِ الْجُمُعَةِ، وَصَلَاةِ الْجَمْعِ، وَصَلَاةِ الْخَوْفِ، وَصَلَاةِ الِاسْتِخْلَافِ، وَزَادَ بَعْضُهُمْ فَضْلَ الْجَمَاعَةِ عَلَى الْخِلَافِ فِي ذَلِكَ.

    Parmi les conditions requises de celui qui suit l'imam : avoir l'intention de le suivre. L'imam, lui, n'est tenu d'avoir l'intention de diriger que dans quatre cas : la prière du vendredi, la prière regroupée (jamʿ), la prière de la peur et la prière où il remplace l'imam (istikhlāf). Certains ont ajouté [le cas où il veut obtenir] le mérite de la prière en commun, question sur laquelle il y a divergence.

  8. 74

    وَيُسْتَحَبُّ تَقْدِيمُ السُّلْطَانِ فِي الْإِمَامَةِ، ثُمَّ رَبُّ الْمَنْزِلِ، ثُمَّ الْمُسْتَأْجِرُ يُقَدَّمُ عَلَى الْمَالِكِ، ثُمَّ الزَّائِدُ فِي الْفِقْهِ، ثُمَّ الزَّائِدُ فِي الْحَدِيثِ، ثُمَّ الزَّائِدُ فِي الْقِرَاءَةِ، ثُمَّ الزَّائِدُ فِي الْعِبَادَةِ،

    Il est recommandé de faire passer en premier, pour diriger la prière, le détenteur de l'autorité, puis le maître de la maison, le locataire passant avant le propriétaire, puis celui qui a le plus de fiqh, puis celui qui connaît le mieux le hadith, puis celui qui récite le mieux, puis celui qui adore le plus,

  9. 75

    ثُمَّ الْمُسِنُّ فِي الْإِسْلَامِ، ثُمَّ ذُو النَّسَبِ، ثُمَّ جَمِيلُ الْخَلْقِ، ثُمَّ حَسَنُ الْخُلُقِ، ثُمَّ حَسَنُ اللِّبَاسِ.

    puis le plus ancien dans l'islam, puis celui qui a une noble ascendance, puis celui qui a la plus belle apparence, puis celui qui a le meilleur caractère, puis celui qui a la plus belle tenue.

  10. 76

    وَمَنْ كَانَ لَهُ حَقٌّ فِي التَّقْدِيمِ فِي الْإِمَامَةِ وَنَقَصَ عَنْ دَرَجَتِهَا كَرَبِّ الدَّارِ وَإِنْ كَانَ عَبْدًا أَوِ امْرَأَةً أَوْ غَيْرَ عَالِمٍ مَثَلًا فَإِنَّهُ يُسْتَحَبُّ لَهُ أَنْ يَسْتَنِيبَ مَنْ هُوَ أَعْلَمُ مِنْهُ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Celui qui a un droit à passer en premier pour diriger la prière mais n'en a pas le rang, comme le maître de la maison, fût-il par exemple esclave, femme ou sans science, il lui est recommandé de se faire remplacer par plus savant que lui. Et Allah est plus savant.

Chapitre de la prière du vendredi (jumuʿa)بَابُ صَلَاةِ الْجُمُعَةِ

  1. 77

    وَصَلَاةُ الْجُمُعَةِ فَرْضٌ عَلَى الْأَعْيَانِ، وَلَهَا شُرُوطُ وُجُوبٍ، وَأَرْكَانٌ، وَآدَابٌ، وَأَعْذَارٌ تُبِيحُ التَّخَلُّفَ عَنْهَا.

    La prière du vendredi est une obligation individuelle (farḍ ʿayn). Elle a des conditions d'obligation, des piliers, des convenances, et des excuses qui permettent de ne pas y assister.

  2. 78

    فَأَمَّا شُرُوطُ وُجُوبِهَا فَسَبْعَةٌ: الْإِسْلَامُ، وَالْبُلُوغُ، وَالْعَقْلُ، وَالذُّكُورِيَّةُ، وَالْحُرِّيَّةُ، وَالْإِقَامَةُ، وَالصِّحَّةُ.

    Ses conditions d'obligation sont sept : l'islam, la puberté, la raison, le fait d'être un homme, la condition d'homme libre, la résidence et la bonne santé.

  3. 79

    وَأَمَّا أَرْكَانُهَا فَخَمْسَةٌ: الْأَوَّلُ: الْمَسْجِدُ الَّذِي يَكُونُ جَامِعًا.

    Ses piliers sont cinq. Le premier : la mosquée, qui doit être un jāmiʿ [une mosquée qui rassemble les gens].

  4. 80

    الثَّانِي: الْجَمَاعَةُ، وَلَيْسَ لَهُمْ حَدٌّ عِنْدَ مَالِكٍ، بَلْ لَا بُدَّ أَنْ تَكُونَ جَمَاعَةً تَتَقَرَّى بِهِمْ قَرْيَةٌ، وَرَجَّحَ بَعْضُ أَئِمَّتِنَا أَنَّهَا تَجُوزُ بِاثْنَيْ عَشَرَ رَجُلًا بَاقِينَ لِسَلَامِهَا.

    Le deuxième : le groupe de fidèles. Mālik ne leur fixe pas de nombre ; il faut seulement que ce soit un groupe avec lequel un village peut se constituer et vivre en sécurité. Certains de nos imams ont jugé préférable l'avis selon lequel elle est valable avec douze hommes qui restent jusqu'à son salut final.

  5. 81

    الثَّالِثُ: الْخُطْبَةُ الْأُولَى، وَهِيَ رُكْنٌ عَلَى الصَّحِيحِ، وَكَذَلِكَ الْخُطْبَةُ الثَّانِيَةُ عَلَى الْمَشْهُورِ، وَلَا بُدَّ أَنْ تَكُونَ بَعْدَ الزَّوَالِ وَقَبْلَ الصَّلَاةِ،

    Le troisième : le premier sermon (khuṭba), qui est un pilier selon l'avis correct, de même que le second sermon selon l'avis retenu dans l'école. Le sermon doit avoir lieu après le passage du soleil au zénith (zawāl) et avant la prière.

  6. 82

    وَلَيْسَ فِي الْخُطْبَةِ حَدٌّ عِنْدَ مَالِكٍ أَيْضًا، وَلَا بُدَّ أَنْ تَكُونَ مِمَّا تُسَمِّيهِ الْعَرَبُ خُطْبَةً، وَتُسْتَحَبُّ الطَّهَارَةُ فِيهِمَا، وَفِي وُجُوبِ الْقِيَامِ لَهُمَا تَرَدُّدٌ.

    Mālik ne fixe pas non plus de mesure au sermon ; il faut seulement que ce soit ce que les Arabes appellent un sermon. Il est recommandé d'être en état de pureté pour les deux sermons. Quant à l'obligation de se tenir debout pour les prononcer, il y a hésitation.

  7. 83

    الرَّابِعُ: الْإِمَامُ، وَمِنْ صِفَتِهِ أَنْ يَكُونَ مِمَّنْ تَجِبُ عَلَيْهِ الْجُمُعَةُ، احْتِرَازًا مِنَ الصَّبِيِّ وَالْمُسَافِرِ وَغَيْرِهِمَا مِمَّنْ لَمْ تَجِبْ عَلَيْهِمْ،

    Le quatrième : l'imam. Il doit être de ceux pour qui la prière du vendredi est obligatoire, ce qui exclut l'enfant, le voyageur et les autres personnes pour qui elle ne l'est pas.

  8. 84

    وَيُشْتَرَطُ أَنْ يَكُونَ الْمُصَلِّي بِالْجَمَاعَةِ هُوَ الْخَاطِبُ إِلَّا لِعُذْرٍ يَمْنَعُهُ مِنْ ذَلِكَ، مِنْ مَرَضٍ أَوْ جُنُونٍ أَوْ نَحْوِ ذَلِكَ، وَيَجِبُ انْتِظَارُهُ لِلْعُذْرِ الْقَرِيبِ عَلَى الْأَصَحِّ.

    Il est requis que celui qui dirige la prière soit celui qui a prononcé le sermon, sauf si une excuse l'en empêche, comme une maladie, un accès de folie, etc. Il est obligatoire de l'attendre si l'empêchement est de courte durée, selon l'avis le plus correct.

  9. 85

    الْخَامِسُ: مَوْضِعُ الِاسْتِيطَانِ، فَلَا تُقَامُ الْجُمُعَةُ إِلَّا فِي مَوْضِعٍ يُسْتَوْطَنُ فِيهِ وَيَكُونُ مَحَلًّا لِلْإِقَامَةِ يُمْكِنُ الْمَثْوَى فِيهِ، بَلَدًا كَانَ أَوْ قَرْيَةً.

    Le cinquième : le lieu d'établissement. La prière du vendredi ne se célèbre que dans un lieu où l'on s'établit à demeure, un lieu de résidence où l'on peut séjourner, que ce soit une ville ou un village.

  10. 86

    وَأَمَّا آدَابُ الْجُمُعَةِ فَثَمَانِيَةٌ: الْأَوَّلُ: الْغُسْلُ لَهَا، وَهُوَ سُنَّةٌ عِنْدَ الْجُمْهُورِ، وَمِنْ شُرُوطِهِ أَنْ يَكُونَ مُتَّصِلًا بِالرَّوَاحِ، فَإِنِ اغْتَسَلَ وَاشْتَغَلَ بِغَدَاءٍ أَوْ نَوْمٍ أَعَادَ الْغُسْلَ عَلَى الْمَشْهُورِ.

    Les convenances du vendredi sont huit. La première : le ghusl pour cette prière, qui est une sunna pour la majorité des savants. Il a pour condition d'être suivi aussitôt du départ pour la mosquée : si l'on fait le ghusl puis que l'on s'occupe à manger ou à dormir, on le refait, selon l'avis retenu dans l'école.

  11. 87

    الثَّانِي: السِّوَاكُ. الثَّالِثُ: حَلْقُ الشَّعْرِ. الرَّابِعُ: تَقْلِيمُ الْأَظَافِرِ. الْخَامِسُ: تَجَنُّبُ مَا يَتَوَلَّدُ مِنْهُ الرَّائِحَةُ الْكَرِيهَةُ. السَّادِسُ: التَّجَمُّلُ بِالثِّيَابِ الْحَسَنَةِ. السَّابِعُ: التَّطَيُّبُ لَهَا. الثَّامِنُ: الْمَشْيُ لَهَا دُونَ الرُّكُوبِ، إِلَّا لِعُذْرٍ يَمْنَعُهُ مِنْ ذَلِكَ.

    La deuxième : le siwāk. La troisième : raser les poils [qui doivent l'être, si besoin]. La quatrième : se couper les ongles. La cinquième : éviter ce qui donne une mauvaise odeur. La sixième : se parer de beaux vêtements. La septième : se parfumer pour elle. La huitième : s'y rendre à pied et non sur une monture, sauf excuse qui l'en empêche.

  12. 88

    وَأَمَّا الْأَعْذَارُ الْمُبِيحَةُ لِلتَّخَلُّفِ عَنْهَا، فَمِنْ ذَلِكَ الْمَطَرُ الشَّدِيدُ، وَالْوَحْلُ الْكَثِيرُ، وَالْمُجَذَّمُ الَّذِي تَضُرُّ رَائِحَتُهُ بِالْجَمَاعَةِ، وَالْمَرَضُ،

    Quant aux excuses qui permettent de ne pas y assister, il y a : la forte pluie ; la boue abondante ; le cas du lépreux dont l'odeur incommode l'assemblée ; la maladie ;

  13. 89

    وَالتَّمْرِيضُ، بِأَنْ يَكُونَ عِنْدَهُ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِهِ مَرِيضًا، كَالزَّوْجَةِ وَالْوَلَدِ وَأَحَدِ الْأَبَوَيْنِ، وَلَيْسَ عِنْدَهُ مَنْ يَعُولُهُ، فَيَحْتَاجُ إِلَى التَّخَلُّفِ لِتَمْرِيضِهِ.

    et les soins à un malade : il a chez lui un proche malade, comme l'épouse, l'enfant ou l'un des deux parents, que personne d'autre n'assiste, si bien qu'il a besoin de rester pour le soigner.

  14. 90

    وَمِنْ ذَلِكَ إِذَا احْتُضِرَ أَحَدٌ مِنْ أَقَارِبِهِ أَوْ إِخْوَانِهِ، قَالَ مَالِكٌ فِي الرَّجُلِ يَهْلِكُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ فَيَتَخَلَّفُ عِنْدَهُ رَجُلٌ مِنْ إِخْوَانِهِ يَنْظُرُ فِي شَأْنِهِ: لَا بَأْسَ بِذَلِكَ.

    En fait aussi partie le cas où l'un de ses proches ou de ses frères est à l'agonie. Mālik a dit, au sujet de l'homme qui meurt un vendredi et auprès de qui reste l'un de ses frères pour s'occuper de lui : « Il n'y a pas de mal à cela. »

  15. 91

    وَمِنْهَا لَوْ خَافَ عَلَى نَفْسِهِ مِنْ ضَرْبِ ظَالِمٍ أَوْ حَبْسِهِ أَوْ أَخْذِ مَالِهِ، وَكَذَلِكَ الْمُعْسِرُ يَخَافُ أَنْ يَحْبِسَهُ غَرِيمُهُ عَلَى الْأَصَحِّ.

    En fait encore partie le cas de celui qui craint pour lui-même d'être frappé ou emprisonné par un oppresseur, ou dépouillé de son bien ; de même le débiteur sans ressources qui craint que son créancier ne le fasse emprisonner, selon l'avis le plus correct.

  16. 92

    وَمِنْ ذَلِكَ الْأَعْمَى الَّذِي لَا قَائِدَ لَهُ، أَمَّا لَوْ كَانَ لَهُ قَائِدٌ، أَوْ كَانَ مِمَّنْ يَهْتَدِي لِلْجَامِعِ بِلَا قَائِدٍ، فَلَا يَجُوزُ لَهُ التَّخَلُّفُ عَنْهَا.

    En fait partie aussi l'aveugle qui n'a pas de guide. S'il a un guide, ou s'il sait trouver seul le chemin de la mosquée, il ne lui est pas permis de s'en dispenser.

  17. 93

    وَيَحْرُمُ السَّفَرُ عِنْدَ الزَّوَالِ مِنْ يَوْمِ الْجُمُعَةِ عَلَى مَنْ تَجِبُ عَلَيْهِ الْجُمُعَةُ، وَكَذَلِكَ يَحْرُمُ عَلَيْهِ الْكَلَامُ وَالنَّافِلَةُ وَالْإِمَامُ يَخْطُبُ، سَوَاءٌ كَانَ فِي الْخُطْبَةِ الْأُولَى أَوِ الثَّانِيَةِ،

    Il est interdit à celui pour qui la prière du vendredi est obligatoire de partir en voyage le vendredi au moment du zawāl. De même, il lui est interdit de parler et de faire une prière surérogatoire pendant que l'imam prononce le sermon, que ce soit le premier ou le second.

  18. 94

    وَيَجْلِسُ الرَّجُلُ وَلَا يُصَلِّي، إِلَّا أَنْ يَكُونَ تَلَبَّسَ بِنَفْلٍ قَبْلَ دُخُولِ الْإِمَامِ، فَيُتِمُّ ذَلِكَ.

    L'homme s'assoit et ne prie pas, sauf s'il avait commencé une prière surérogatoire avant l'entrée de l'imam : il la termine alors.

  19. 95

    وَيَحْرُمُ الْبَيْعُ وَالشِّرَاءُ عِنْدَ الْأَذَانِ الثَّانِي، وَيُفْسَخُ إِنْ وَقَعَ.

    Il est interdit de vendre et d'acheter au moment du second appel à la prière ; la vente est annulée si elle a eu lieu.

  20. 96

    وَيُكْرَهُ تَرْكُ الْعَمَلِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، وَتَنَفُّلُ الْإِمَامِ قَبْلَ الْخُطْبَةِ، وَكَذَلِكَ يُكْرَهُ لِلْجَالِسِ أَنْ يَتَنَفَّلَ عِنْدَ الْأَذَانِ الْأَوَّلِ، وَيُكْرَهُ حُضُورُ الشَّابَّةِ لِلْجُمُعَةِ، وَكَذَلِكَ السَّفَرُ بَعْدَ الْفَجْرِ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Il est déconseillé de cesser le travail le vendredi [en y voyant une pratique religieuse], et, pour l'imam, de faire une prière surérogatoire avant le sermon. De même, il est déconseillé à celui qui est assis de faire une prière surérogatoire au moment du premier appel. Il est déconseillé que la jeune femme assiste à la prière du vendredi. Il est de même déconseillé de partir en voyage [ce jour-là] après l'aube. Et Allah est plus savant.

Chapitre de la prière funéraire (janāza)بَابُ صَلَاةِ الْجَنَازَةِ

  1. 97

    وَصَلَاةُ الْجَنَازَةِ فَرْضٌ عَلَى الْكِفَايَةِ، وَأَرْكَانُهَا أَرْبَعَةٌ: النِّيَّةُ، وَأَرْبَعُ تَكْبِيرَاتٍ، وَالدُّعَاءُ بَيْنَهُنَّ، وَالسَّلَامُ.

    La prière funéraire est une obligation collective (farḍ kifāya). Ses piliers sont quatre : l'intention, quatre takbīr, l'invocation entre eux, et le salut final.

  2. 98

    وَيَدْعُو بِمَا تَيَسَّرَ، وَاسْتَحْسَنَ ابْنُ أَبِي زَيْدٍ فِي رِسَالَتِهِ أَنْ يَقُولَ: «الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي أَمَاتَ وَأَحْيَا، وَالْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي يُحْيِي الْمَوْتَى، لَهُ الْعَظَمَةُ وَالْكِبْرِيَاءُ، وَالْمُلْكُ وَالْقُدْرَةُ وَالسَّنَاءُ، وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ،

    On invoque avec ce qui vient aisément. Ibn Abī Zayd, dans sa Risāla, a trouvé bon que l'on dise : « Louange à Allah qui fait mourir et fait vivre. Louange à Allah qui ressuscite les morts. À Lui la grandeur et la majesté, la royauté, la puissance et l'élévation, et Il est capable de toute chose.

  3. 99

    اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، وَارْحَمْ مُحَمَّدًا وَآلَ مُحَمَّدٍ، وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، كَمَا صَلَّيْتَ وَرَحِمْتَ وَبَارَكْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ فِي الْعَالَمِينَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ،

    Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, fais miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Ibrāhīm et sur la famille d'Ibrāhīm, leur as fait miséricorde et les as bénis, parmi les mondes. Tu es certes Digne de louange, Glorieux.

  4. 100

    اللَّهُمَّ إِنَّهُ عَبْدُكَ وَابْنُ عَبْدِكَ وَابْنُ أَمَتِكَ، أَنْتَ خَلَقْتَهُ وَرَزَقْتَهُ وَأَنْتَ أَمَتَّهُ وَأَنْتَ تُحْيِيهِ وَأَنْتَ أَعْلَمُ بِسِرِّهِ وَعَلَانِيَتِهِ، جِئْنَاكَ شُفَعَاءَ لَهُ فَشَفِّعْنَا فِيهِ،

    Ô Allah, il est Ton serviteur, fils de Ton serviteur et fils de Ta servante. C'est Toi qui l'as créé et pourvu, c'est Toi qui l'as fait mourir et c'est Toi qui le feras revivre. Tu connais mieux que quiconque ce qu'il cachait et ce qu'il montrait. Nous sommes venus à Toi en intercesseurs pour lui : accepte notre intercession en sa faveur.

  5. 101

    اللَّهُمَّ إِنَّا نَسْتَجِيرُ بِحَبْلِ جِوَارِكَ لَهُ، إِنَّكَ ذُو وَفَاءٍ وَذِمَّةٍ، اللَّهُمَّ قِهِ مِنْ فِتْنَةِ الْقَبْرِ وَمِنْ عَذَابِ جَهَنَّمَ،

    Ô Allah, nous demandons pour lui l'asile de Ta protection : Tu es Celui qui tient parole et garde Son engagement. Ô Allah, préserve-le de l'épreuve de la tombe et du châtiment de la Géhenne.

  6. 102

    اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ وَارْحَمْهُ وَاعْفُ عَنْهُ وَعَافِهِ وَأَكْرِمْ نُزُلَهُ وَوَسِّعْ مُدْخَلَهُ وَاغْسِلْهُ بِمَاءٍ وَثَلْجٍ وَبَرَدٍ، وَنَقِّهِ مِنَ الذُّنُوبِ وَالْخَطَايَا كَمَا يُنَقَّى الثَّوْبُ الْأَبْيَضُ مِنَ الدَّنَسِ، وَأَبْدِلْهُ دَارًا خَيْرًا مِنْ دَارِهِ وَأَهْلًا خَيْرًا مِنْ أَهْلِهِ وَزَوْجًا خَيْرًا مِنْ زَوْجِهِ،

    Ô Allah, pardonne-lui, fais-lui miséricorde, efface ses fautes et accorde-lui le salut. Honore son accueil, élargis son entrée, lave-le avec l'eau, la neige et la grêle. Purifie-le des péchés et des fautes comme on purifie le vêtement blanc de la souillure. Donne-lui en échange une demeure meilleure que sa demeure, une famille meilleure que sa famille et une épouse meilleure que son épouse.

  7. 103

    اللَّهُمَّ إِنْ كَانَ مُحْسِنًا فَزِدْ فِي إِحْسَانِهِ، وَإِنْ كَانَ مُسِيئًا فَتَجَاوَزْ عَنْ سَيِّئَاتِهِ، اللَّهُمَّ إِنَّهُ قَدْ نَزَلَ بِكَ وَأَنْتَ خَيْرُ مَنْزُولٍ بِهِ، فَقِيرٌ إِلَى رَحْمَتِكَ وَأَنْتَ غَنِيٌّ عَنْ عَذَابِهِ،

    Ô Allah, s'il faisait le bien, ajoute à son bien ; s'il faisait le mal, passe sur ses mauvaises actions. Ô Allah, il est descendu auprès de Toi, et Tu es le meilleur chez qui l'on descend. Il a besoin de Ta miséricorde, et Tu n'as nul besoin de le châtier.

  8. 104

    اللَّهُمَّ ثَبِّتْ عِنْدَ الْمَسْأَلَةِ مَنْطِقَهُ، وَلَا تَبْتَلِهِ فِي قَبْرِهِ بِمَا لَا طَاقَةَ لَهُ بِهِ، وَأَلْحِقْهُ بِنَبِيِّهِ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، اللَّهُمَّ لَا تَحْرِمْنَا أَجْرَهُ، وَلَا تَفْتِنَّا بَعْدَهُ».

    Ô Allah, affermis sa parole au moment de l'interrogatoire, ne l'éprouve pas dans sa tombe par ce qu'il ne peut supporter, et fais-le rejoindre son Prophète Muhammad, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix. Ô Allah, ne nous prive pas de sa récompense et ne nous mets pas à l'épreuve après lui. »

  9. 105

    تَقُولُ ذَلِكَ بِإِثْرِ كُلِّ تَكْبِيرَةٍ، وَتَقُولُ بَعْدَ الرَّابِعَةِ: «اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِحَيِّنَا وَمَيِّتِنَا وَحَاضِرِنَا وَغَائِبِنَا وَصَغِيرِنَا وَكَبِيرِنَا وَذَكَرِنَا وَأُنْثَانَا، إِنَّكَ تَعْلَمُ مُتَقَلَّبَنَا وَمَثْوَانَا،

    Tu dis cela après chaque takbīr. Après le quatrième, tu dis : « Ô Allah, pardonne à nos vivants et à nos morts, à nos présents et à nos absents, à nos petits et à nos grands, à nos hommes et à nos femmes. Tu connais nos allées et venues et notre lieu de repos.

  10. 106

    وَاغْفِرْ لَنَا وَلِوَالِدِينَا وَلِمَنْ سَبَقَنَا بِالْإِيمَانِ مَغْفِرَةً عَزْمًا، وَلِلْمُسْلِمِينَ وَالْمُسْلِمَاتِ وَالْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ الْأَحْيَاءِ مِنْهُمْ وَالْأَمْوَاتِ،

    Pardonne-nous, ainsi qu'à nos parents et à ceux qui nous ont précédés dans la foi, d'un pardon ferme, et aux musulmans et aux musulmanes, aux croyants et aux croyantes, les vivants d'entre eux et les morts.

  11. 107

    اللَّهُمَّ مَنْ أَحْيَيْتَهُ مِنَّا فَأَحْيِهِ عَلَى الْإِيمَانِ، وَمَنْ تَوَفَّيْتَهُ مِنَّا فَتَوَفَّهُ عَلَى الْإِسْلَامِ، وَأَسْعِدْنَا بِلِقَائِكَ وَطَيِّبْنَا لِلْمَوْتِ وَطَيِّبْهُ لَنَا وَاجْعَلْ فِيهِ رَاحَتَنَا وَمَسَرَّتَنَا». ثُمَّ تُسَلِّمُ.

    Ô Allah, celui d'entre nous que Tu fais vivre, fais-le vivre dans la foi ; celui d'entre nous que Tu rappelles à Toi, rappelle-le dans l'islam. Rends-nous heureux par Ta rencontre, rends-nous bons pour la mort et rends-la bonne pour nous, et mets en elle notre repos et notre joie. » Puis tu prononces le salut final.

  12. 108

    وَإِنْ كَانَتِ الصَّلَاةُ عَلَى امْرَأَةٍ قُلْتَ: «اللَّهُمَّ إِنَّهَا أَمَتُكَ» ثُمَّ تَتَمَادَى بِذِكْرِهَا عَلَى التَّأْنِيثِ، غَيْرَ أَنَّكَ لَا تَقُولُ: «وَأَبْدِلْهَا زَوْجًا خَيْرًا مِنْ زَوْجِهَا»، لِأَنَّهَا قَدْ تَكُونُ زَوْجًا فِي الْجَنَّةِ لِزَوْجِهَا فِي الدُّنْيَا، وَنِسَاءُ الْجَنَّةِ مَقْصُورَاتٌ عَلَى أَزْوَاجِهِنَّ لَا يَبْغِينَ بِهِمْ بَدَلًا.

    Si la prière est faite pour une femme, tu dis : « Ô Allah, elle est Ta servante », puis tu continues en parlant d'elle au féminin. Toutefois tu ne dis pas : « Donne-lui en échange un époux meilleur que son époux », car il se peut qu'elle soit au Paradis l'épouse de celui qui fut son époux ici-bas ; et les femmes du Paradis sont réservées à leurs époux, elles n'en désirent pas d'autres.

  13. 109

    وَإِنْ أَدْرَكْتَ جَنَازَةً وَلَمْ تَعْلَمْ أَذَكَرٌ هِيَ أَمْ أُنْثَى قُلْتَ: «اللَّهُمَّ إِنَّهَا نَسَمَتُكَ» ثُمَّ تَتَمَادَى بِذِكْرِهَا عَلَى التَّأْنِيثِ، لِأَنَّ النَّسَمَةَ تَشْمَلُ الذَّكَرَ وَالْأُنْثَى.

    Si tu arrives à une prière funéraire sans savoir s'il s'agit d'un homme ou d'une femme, tu dis : « Ô Allah, elle est Ta créature (nasama) », puis tu continues au féminin, car le mot nasama s'applique à l'homme comme à la femme.

  14. 110

    وَإِنْ كَانَتِ الصَّلَاةُ عَلَى طِفْلٍ قُلْتَ مَا تَقَدَّمَ مِنَ النِّيَّةِ وَالتَّكْبِيرَاتِ وَالدُّعَاءِ، غَيْرَ أَنَّهُ يُسْتَحَبُّ أَنْ تَقُولَ بَعْدَ الثَّنَاءِ عَلَى اللَّهِ وَالصَّلَاةِ عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ:

    Si la prière est faite pour un enfant, tu fais ce qui précède : l'intention, les takbīr et l'invocation. Toutefois il est recommandé de dire, après la louange d'Allah et la prière sur le Prophète, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix :

  15. 111

    «اللَّهُمَّ إِنَّهُ عَبْدُكَ وَابْنُ عَبْدِكَ، أَنْتَ خَلَقْتَهُ وَرَزَقْتَهُ وَأَنْتَ أَمَتَّهُ وَأَنْتَ تُحْيِيهِ، اللَّهُمَّ اجْعَلْهُ لِوَالِدَيْهِ سَلَفًا وَذُخْرًا وَفَرَطًا وَأَجْرًا، وَثَقِّلْ بِهِ مَوَازِينَهُمَا وَأَعْظِمْ بِهِ أُجُورَهُمَا وَلَا تَحْرِمْنَا وَإِيَّاهُمَا أَجْرَهُ وَلَا تَفْتِنَّا وَإِيَّاهُمَا بَعْدَهُ،

    « Ô Allah, il est Ton serviteur, fils de Ton serviteur. C'est Toi qui l'as créé et pourvu, c'est Toi qui l'as fait mourir et c'est Toi qui le feras revivre. Ô Allah, fais de lui, pour ses deux parents, un devancier, un trésor mis en réserve, un précurseur et une récompense. Alourdis par lui leur balance, grandis par lui leur récompense. Ne nous prive pas, ni eux ni nous, de sa récompense, et ne nous mets pas à l'épreuve, ni eux ni nous, après lui.

  16. 112

    اللَّهُمَّ أَلْحِقْهُ بِصَالِحِ سَلَفِ الْمُؤْمِنِينَ، فِي كَفَالَةِ إِبْرَاهِيمَ، وَأَبْدِلْهُ دَارًا خَيْرًا مِنْ دَارِهِ وَأَهْلًا خَيْرًا مِنْ أَهْلِهِ وَعَافِهِ مِنْ فِتْنَةِ الْقَبْرِ وَمِنْ عَذَابِ جَهَنَّمَ».

    Ô Allah, fais-le rejoindre les vertueux devanciers d'entre les croyants, sous la garde d'Ibrāhīm. Donne-lui en échange une demeure meilleure que sa demeure et une famille meilleure que sa famille, et préserve-le de l'épreuve de la tombe et du châtiment de la Géhenne. »

  17. 113

    تَقُولُ ذَلِكَ بِإِثْرِ كُلِّ تَكْبِيرَةٍ، وَتَقُولُ بَعْدَ الرَّابِعَةِ: «اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِأَسْلَافِنَا وَأَفْرَاطِنَا وَلِمَنْ سَبَقَنَا بِالْإِيمَانِ، اللَّهُمَّ مَنْ أَحْيَيْتَهُ مِنَّا فَأَحْيِهِ عَلَى الْإِيمَانِ، وَمَنْ تَوَفَّيْتَهُ مِنَّا فَتَوَفَّهُ عَلَى الْإِسْلَامِ، وَاغْفِرْ لِلْمُسْلِمِينَ وَالْمُسْلِمَاتِ وَالْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ الْأَحْيَاءِ مِنْهُمْ وَالْأَمْوَاتِ» ثُمَّ تُسَلِّمُ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Tu dis cela après chaque takbīr. Après le quatrième, tu dis : « Ô Allah, pardonne à nos devanciers, à ceux des nôtres qui sont partis avant nous et à ceux qui nous ont précédés dans la foi. Ô Allah, celui d'entre nous que Tu fais vivre, fais-le vivre dans la foi ; celui d'entre nous que Tu rappelles à Toi, rappelle-le dans l'islam. Pardonne aux musulmans et aux musulmanes, aux croyants et aux croyantes, les vivants d'entre eux et les morts. » Puis tu prononces le salut final. Et Allah est plus savant.

Chapitre du jeûne (ṣiyām)بَابُ الصِّيَامِ

  1. 114

    وَصَوْمُ رَمَضَانَ فَرِيضَةٌ يَثْبُتُ بِكَمَالِ شَعْبَانَ، أَوْ بِرُؤْيَةِ عَدْلَيْنِ لِلْهِلَالِ، أَوْ جَمَاعَةٍ مُسْتَفِيضَةٍ، وَكَذَلِكَ فِي الْفِطْرِ.

    Le jeûne de Ramadan est une obligation. Son début est établi par l'achèvement [des trente jours] de Shaʿbān, ou par la vision du croissant par deux témoins dignes de confiance, ou par un groupe très nombreux. Il en va de même pour la rupture du jeûne [à la fin du mois].

  2. 115

    وَيُبَيِّتُ الصِّيَامَ فِي أَوَّلِهِ، وَلَيْسَ عَلَيْهِ الْبَيَاتُ فِي بَقِيَّتِهِ، وَيُتِمُّ الصِّيَامَ إِلَى اللَّيْلِ، وَمِنَ السُّنَّةِ تَعْجِيلُ الْفِطْرِ وَتَأْخِيرُ السُّحُورِ.

    Il forme l'intention de jeûner la nuit, au début du mois ; il n'a pas à la reformer la nuit pour le reste du mois. Il poursuit le jeûne jusqu'à la nuit. Il est de la Sunna de hâter la rupture du jeûne et de retarder le repas d'avant l'aube (saḥūr).

  3. 116

    وَحَيْثُ ثَبَتَ الشَّهْرُ قَبْلَ الْفَجْرِ وَجَبَ الصَّوْمُ، وَإِنْ لَمْ يَثْبُتْ إِلَّا بَعْدَ الْفَجْرِ وَجَبَ الْإِمْسَاكُ، وَلَا بُدَّ مِنْ قَضَاءِ ذَلِكَ الْيَوْمِ.

    Lorsque le mois est établi avant l'aube, le jeûne est obligatoire. S'il n'est établi qu'après l'aube, il est obligatoire de s'abstenir [de ce qui rompt le jeûne], et il faut rattraper ce jour-là.

  4. 117

    وَالنِّيَّةُ قَبْلَ ثُبُوتِ الشَّهْرِ بَاطِلَةٌ، حَتَّى لَوْ نَوَى قَبْلَ الرُّؤْيَةِ ثُمَّ أَصْبَحَ لَمْ يَأْكُلْ وَلَمْ يَشْرَبْ ثُمَّ تَبَيَّنَ لَهُ أَنَّ ذَلِكَ الْيَوْمَ مِنْ رَمَضَانَ لَمْ يُجْزِهِ، وَيُمْسِكُ عَنِ الْأَكْلِ وَالشُّرْبِ فِيهِ لِحُرْمَةِ الشَّهْرِ، وَيَقْضِيهِ.

    L'intention formée avant que le mois ne soit établi est nulle. Ainsi, s'il a formé l'intention avant la vision du croissant, puis s'est trouvé au matin sans avoir mangé ni bu, et qu'il lui apparaît ensuite que ce jour faisait partie de Ramadan, ce jeûne ne lui suffit pas. Il s'abstient de manger et de boire ce jour-là, par respect pour le mois, et il le rattrape.

  5. 118

    وَلَا يُصَامُ يَوْمُ الشَّكِّ لِيُحْتَاطَ بِهِ مِنْ رَمَضَانَ، وَيَجُوزُ صِيَامُهُ لِلتَّطَوُّعِ وَالنَّذْرِ إِذَا صَادَفَ، وَيُسْتَحَبُّ الْإِمْسَاكُ فِي أَوَّلِهِ لِيَتَحَقَّقَ النَّاسُ الرُّؤْيَةَ، فَإِنِ ارْتَفَعَ النَّهَارُ وَلَمْ تَظْهَرْ رُؤْيَةٌ أَفْطَرَ النَّاسُ.

    On ne jeûne pas le jour du doute par précaution, au cas où il ferait partie de Ramadan. Il est permis de le jeûner à titre surérogatoire, ou pour un vœu s'il tombe ce jour-là. Il est recommandé de s'abstenir au début de ce jour, le temps que les gens s'assurent de la vision du croissant. Si le jour est avancé et qu'aucune vision n'est connue, les gens rompent le jeûne.

  6. 119

    وَلَا يُفْطِرُ مَنْ ذَرَعَهُ قَيْءٌ، إِلَّا أَنْ يُعَالِجَ خُرُوجَهُ فَعَلَيْهِ الْقَضَاءُ، وَلَا يُفْطِرُ مَنِ احْتَلَمَ، وَلَا مَنِ احْتَجَمَ، وَتُكْرَهُ الْحِجَامَةُ لِلْمَرِيضِ خِيفَةَ التَّغْرِيرِ.

    Le jeûne n'est pas rompu chez celui qui vomit malgré lui, sauf s'il provoque le vomissement : il doit alors rattraper ce jour. Il n'est pas rompu par une pollution nocturne, ni par la pose de ventouses. Celle-ci est déconseillée au malade, de peur qu'il ne se mette en danger [de s'affaiblir et de rompre le jeûne].

  7. 120

    وَمِنْ شُرُوطِ صِحَّةِ الصَّوْمِ النِّيَّةُ السَّابِقَةُ لِلْفَجْرِ، سَوَاءٌ كَانَ فَرْضًا أَوْ نَفْلًا، وَالنِّيَّةُ الْوَاحِدَةُ كَافِيَةٌ فِي كُلِّ صَوْمٍ يَجِبُ تَتَابُعُهُ، كَصِيَامِ رَمَضَانَ، وَصِيَامِ كَفَّارَةِ الظِّهَارِ، وَالْقَتْلِ، وَالنَّذْرِ الَّذِي أَوْجَبَهُ الْمُكَلَّفُ عَلَى نَفْسِهِ،

    Parmi les conditions de validité du jeûne : l'intention formée avant l'aube, que le jeûne soit obligatoire ou surérogatoire. Une seule intention suffit pour tout jeûne dont les jours doivent se suivre, comme le jeûne de Ramadan, le jeûne d'expiation du ẓihār, celui de l'homicide, et le vœu [de jeûner des jours consécutifs] que le mukallaf s'est imposé.

  8. 121

    وَأَمَّا الصِّيَامُ الْمَسْرُودُ وَالْيَوْمُ الْمُعَيَّنُ فَلَا بُدَّ مِنَ التَّبْيِيتِ فِيهِ كُلَّ لَيْلَةٍ.

    Quant au jeûne que l'on enchaîne jour après jour sans y être tenu (masrūd) et au jour fixe [par exemple chaque jeudi], il faut y former l'intention chaque nuit.

  9. 122

    وَمِنْ شُرُوطِ صِحَّةِ الصَّوْمِ النَّقَاءُ مِنْ دَمِ الْحَيْضِ وَالنِّفَاسِ، فَإِنِ انْقَطَعَ دَمُ الْحَيْضِ وَالنِّفَاسِ قَبْلَ الْفَجْرِ وَلَوْ بِلَحْظَةٍ وَجَبَ عَلَيْهَا صَوْمُ ذَلِكَ الْيَوْمِ، وَلَوْ لَمْ تَغْتَسِلْ إِلَّا بَعْدَ الْفَجْرِ،

    Parmi les conditions de validité du jeûne : être pure du sang des menstrues et des lochies. Si le sang des menstrues ou des lochies cesse avant l'aube, ne serait-ce que d'un instant, la femme doit jeûner ce jour-là, même si elle ne fait son ghusl qu'après l'aube.

  10. 123

    وَتُعَادُ النِّيَّةُ إِذَا انْقَطَعَ التَّتَابُعُ بِالْمَرَضِ وَالْحَيْضِ وَالنِّفَاسِ وَشِبْهِ ذَلِكَ.

    L'intention est reformée lorsque la suite des jours a été interrompue par la maladie, les menstrues, les lochies ou ce qui leur ressemble.

  11. 124

    وَمِنْ شُرُوطِ صِحَّةِ الصَّوْمِ الْعَقْلُ، فَمَنْ لَا عَقْلَ لَهُ، كَالْمَجْنُونِ وَالْمُغْمَى عَلَيْهِ، لَا يَصِحُّ مِنْهُ الصَّوْمُ فِي تِلْكَ الْحَالَةِ،

    Parmi les conditions de validité du jeûne : la raison. Celui qui n'a pas sa raison, comme le fou ou la personne évanouie, son jeûne n'est pas valable dans cet état.

  12. 125

    وَيَجِبُ عَلَى الْمَجْنُونِ إِذَا عَادَ إِلَيْهِ عَقْلُهُ وَلَوْ بَعْدَ سِنِينَ كَثِيرَةٍ أَنْ يَقْضِيَ مَا فَاتَهُ مِنَ الصَّوْمِ فِي حَالِ جُنُونِهِ، وَمِثْلُهُ الْمُغْمَى عَلَيْهِ إِذَا أَفَاقَ.

    Le fou, lorsque sa raison lui revient, fût-ce après de nombreuses années, doit rattraper les jeûnes qu'il a manqués pendant sa folie. Il en va de même de la personne évanouie lorsqu'elle revient à elle.

  13. 126

    وَمِنْ شُرُوطِ صِحَّةِ الصَّوْمِ تَرْكُ الْجِمَاعِ وَالْأَكْلِ وَالشُّرْبِ، فَمَنْ فَعَلَ فِي نَهَارِ رَمَضَانَ شَيْئًا مِنْ ذَلِكَ مُتَعَمِّدًا مِنْ غَيْرِ تَأْوِيلٍ قَرِيبٍ وَلَا جَهْلٍ فَعَلَيْهِ الْقَضَاءُ وَالْكَفَّارَةُ،

    Parmi les conditions de validité du jeûne : s'abstenir des rapports intimes, de manger et de boire. Celui qui fait l'une de ces choses pendant la journée de Ramadan, volontairement, sans s'appuyer sur une interprétation plausible et sans ignorance, doit le rattrapage et l'expiation (kaffāra).

  14. 127

    وَالْكَفَّارَةُ فِي ذَلِكَ كُلِّهِ إِطْعَامُ سِتِّينَ مِسْكِينًا مُدًّا لِكُلِّ مِسْكِينٍ بِمُدِّ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَهُوَ أَفْضَلُ، وَلَهُ أَنْ يُكَفِّرَ بِعِتْقِ رَقَبَةٍ مُؤْمِنَةٍ، أَوْ بِصِيَامِ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ.

    L'expiation, dans tous ces cas, consiste à nourrir soixante pauvres, à raison d'un mudd pour chacun, selon le mudd du Prophète, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix : c'est ce qui est préférable. Il peut aussi expier en affranchissant un esclave croyant, ou en jeûnant deux mois consécutifs.

  15. 128

    وَمَا وَصَلَ مِنْ غَيْرِ الْفَمِ إِلَى الْحَلْقِ مِنْ أُذُنٍ أَوْ أَنْفٍ أَوْ نَحْوِ ذَلِكَ، وَلَوْ كَانَ بَخُورًا، فَعَلَيْهِ الْقَضَاءُ فَقَطْ، وَمِثْلُهُ الْبَلْغَمُ الْمُمْكِنُ طَرْحُهُ، وَالْغَالِبُ مِنَ الْمَضْمَضَةِ وَالسِّوَاكِ،

    Pour ce qui parvient à la gorge par une autre voie que la bouche, comme l'oreille, le nez, etc., fût-ce de la fumée d'encens, il ne doit que le rattrapage. Il en va de même de la glaire qu'il pouvait rejeter, et de ce qui passe malgré lui [dans la gorge] lors du rinçage de la bouche ou de l'usage du siwāk.

  16. 129

    وَكُلُّ مَا وَصَلَ إِلَى الْمَعِدَةِ وَلَوْ بِالْحُقْنَةِ الْمَائِعَةِ، وَكَذَا مَنْ أَكَلَ بَعْدَ شَكِّهِ فِي الْفَجْرِ لَيْسَ عَلَيْهِ فِي جَمِيعِ ذَلِكَ كُلِّهِ إِلَّا الْقَضَاءُ.

    Il en va de même de tout ce qui parvient à l'estomac, fût-ce par un lavement liquide, et de celui qui mange alors qu'il doute que l'aube soit levée : dans tous ces cas, il ne doit que le rattrapage.

  17. 130

    وَلَا يَلْزَمُهُ الْقَضَاءُ فِي غَالِبٍ مِنْ ذُبَابٍ أَوْ غُبَارِ طَرِيقٍ أَوْ دَقِيقٍ أَوْ كَيْلِ جِبْسٍ لِصَانِعِهِ، وَلَا فِي حُقْنَةٍ مِنْ إِحْلِيلٍ، وَلَا فِي دُهْنِ جَائِفَةٍ.

    Il ne doit pas de rattrapage pour ce qui entre malgré lui : une mouche, la poussière du chemin, ou la farine et le plâtre que l'on mesure, pour celui dont c'est le métier ; ni pour une injection par l'urètre, ni pour l'onguent appliqué sur une plaie pénétrante.

  18. 131

    وَيَجُوزُ لِلصَّائِمِ السِّوَاكُ فِي جَمِيعِ نَهَارِهِ، وَالْمَضْمَضَةُ لِلْعَطَشِ، وَالْإِصْبَاحُ بِالْجَنَابَةِ.

    Il est permis au jeûneur d'user du siwāk tout au long de la journée, de se rincer la bouche à cause de la soif, et de se trouver au matin en état d'impureté majeure (janāba).

  19. 132

    وَالْحَامِلُ إِذَا خَافَتْ عَلَى مَا فِي بَطْنِهَا أَفْطَرَتْ وَلَمْ تُطْعِمْ، وَقَدْ قِيلَ تُطْعِمُ، وَالْمُرْضِعُ إِذَا خَافَتْ عَلَى وَلَدِهَا وَلَمْ تَجِدْ مَنْ تَسْتَأْجِرُهُ لَهُ أَوْ لَمْ يَقْبَلْ غَيْرَهَا أَفْطَرَتْ وَأَطْعَمَتْ،

    La femme enceinte, si elle craint pour l'enfant qu'elle porte, rompt le jeûne et ne nourrit pas [de pauvre] ; il a été dit aussi qu'elle nourrit. La femme qui allaite, si elle craint pour son enfant et ne trouve pas de nourrice à engager pour lui, ou s'il n'accepte qu'elle, rompt le jeûne et nourrit [un pauvre].

  20. 133

    وَكَذَلِكَ الشَّيْخُ الْهَرِمُ يُطْعِمُ إِذَا أَفْطَرَ، وَمِثْلُهُ مَنْ فَرَّطَ فِي قَضَاءِ رَمَضَانَ حَتَّى دَخَلَ عَلَيْهِ رَمَضَانٌ آخَرُ، وَالْإِطْعَامُ فِي هَذَا كُلِّهِ مُدٌّ عَنْ كُلِّ يَوْمٍ يَقْضِيهِ.

    De même, le vieillard très âgé nourrit [un pauvre] lorsqu'il ne jeûne pas. Il en va de même de celui qui a négligé de rattraper Ramadan jusqu'à ce qu'arrive le Ramadan suivant. Dans tous ces cas, on donne un mudd pour chaque jour à rattraper.

  21. 134

    وَيُسْتَحَبُّ لِلصَّائِمِ كَفُّ لِسَانِهِ، وَتَعْجِيلُ قَضَاءِ مَا فِي ذِمَّتِهِ مِنَ الصَّوْمِ، وَتَتَابُعُهُ.

    Il est recommandé au jeûneur de retenir sa langue, de hâter le rattrapage des jeûnes qu'il doit, et de les faire à la suite.

  22. 135

    وَيُسْتَحَبُّ صَوْمُ يَوْمِ عَرَفَةَ لِغَيْرِ الْحَاجِّ، وَصَوْمُ عَشْرِ ذِي الْحِجَّةِ وَالْمُحَرَّمِ، وَرَجَبٍ، وَشَعْبَانَ، وَثَلَاثَةِ أَيَّامٍ مِنْ كُلِّ شَهْرٍ،

    Il est recommandé de jeûner le jour de ʿArafa pour celui qui n'accomplit pas le pèlerinage, ainsi que les dix [premiers jours] de Dhū l-Ḥijja [c'est-à-dire les neuf qui précèdent la fête], [le mois de] Muḥarram, Rajab, Shaʿbān, et trois jours de chaque mois.

    Une édition établie sur deux manuscrits et le texte que commente Ibn Turkī ajoutent « وَعَاشُورَاءَ » (le jour de ʿĀshūrāʾ) après « لِغَيْرِ الْحَاجِّ ».

  23. 136

    وَكَرِهَ مَالِكٌ أَنْ تَكُونَ الْبِيضَ لِفِرَارِهِ مِنَ التَّحْدِيدِ، وَكَذَا كَرِهَ صِيَامَ سِتَّةٍ مِنْ شَوَّالٍ مَخَافَةَ أَنْ يُلْحِقَهَا الْجَاهِلُ بِرَمَضَانَ.

    Mālik a jugé déconseillé que ces trois jours soient les jours blancs [les 13, 14 et 15 du mois lunaire], parce qu'il fuyait toute fixation. De même, il a jugé déconseillé le jeûne de six jours de Shawwāl, de crainte que l'ignorant ne les rattache à Ramadan.

  24. 137

    وَيُكْرَهُ ذَوْقُ الْمِلْحِ لِلصَّائِمِ، فَإِنْ فَعَلَ ذَلِكَ وَمَجَّهُ وَلَمْ يَصِلْ إِلَى حَلْقِهِ مِنْهُ شَيْءٌ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ.

    Il est déconseillé au jeûneur de goûter le sel. S'il le fait puis le recrache, sans que rien n'en parvienne à sa gorge, il ne doit rien.

  25. 138

    وَمُقَدِّمَاتُ الْجِمَاعِ مَكْرُوهَةٌ لِلصَّائِمِ كَالْقُبْلَةِ وَالْجَسَّةِ وَالنَّظَرِ الْمُسْتَدَامِ وَالْمُلَاعَبَةِ إِنْ عُلِمَتِ السَّلَامَةُ مِنْ ذَلِكَ وَإِلَّا حَرُمَ عَلَيْهِ ذَلِكَ، لَكِنَّهُ إِنْ أَمْذَى مِنْ ذَلِكَ فَعَلَيْهِ الْقَضَاءُ فَقَطْ، وَإِنْ أَمْنَى فَعَلَيْهِ الْقَضَاءُ وَالْكَفَّارَةُ.

    Les préliminaires des rapports intimes sont déconseillés au jeûneur, comme le baiser, l'attouchement, le regard prolongé et les jeux amoureux, s'il est sûr de ne rien émettre ; sinon, ils lui sont interdits. Toutefois, s'il émet du madhy à cause de cela, il ne doit que le rattrapage ; s'il émet du sperme, il doit le rattrapage et l'expiation.

  26. 139

    وَقِيَامُ رَمَضَانَ مُسْتَحَبٌّ مُرَغَّبٌ فِيهِ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَنْ قَامَ رَمَضَانَ إِيمَانًا وَاحْتِسَابًا غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ».

    La prière nocturne de Ramadan est recommandée et vivement encouragée. Le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, a dit : « Celui qui veille en prière pendant Ramadan, avec foi et en espérant la récompense, ses péchés passés lui sont pardonnés. »

  27. 140

    وَيُسْتَحَبُّ الِانْفِرَادُ بِهِ إِنْ لَمْ تُعَطَّلِ الْمَسَاجِدُ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ.

    Il est recommandé de l'accomplir seul [chez soi], si les mosquées n'en sont pas délaissées. Et Allah est plus savant.

Autres ouvrages

Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī, ar-Risālaal-Manūfī, al-Muqaddima al-ʿIzziyyaal-Akhḍarī, al-Mukhtaṣar